École Privée d’Ingénierie du Niger — L’école du nouveau monde

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Unité d’enseignement : PET · S4 · UE2 — Sciences et gestion

  • Hydrogéologie

    Le cours d’Hydrogéologie (UE2 « Sciences et gestion », semestre 4) étudie l’eau souterraine : son origine, son stockage dans les roches, ses écoulements et sa qualité. Pour un technicien pétrolier, ces notions sont doublement utiles. D’une part, les réservoirs d’hydrocarbures sont des roches poreuses et perméables régies par les mêmes lois physiques que les aquifères (loi de Darcy, porosité, perméabilité) ; les eaux de formation accompagnent toujours le pétrole et leur hydrodynamique influence la position des contacts huile/eau. D’autre part, les chantiers d’exploration et d’exploitation du bassin d’Agadem consomment de l’eau souterraine (forage, camps, injection) et peuvent polluer les nappes du Continental intercalaire ou du Continental terminal, principale ressource en eau du Niger désertique. Le cours relie donc l’hydrogéologie générale (d’après Fetter) aux besoins concrets de l’industrie pétrolière nigérienne.

    Objectifs d’apprentissage

    • Décrire le cycle de l’eau et établir le bilan hydrologique d’un bassin versant ou d’un aquifère.
    • Classer les aquifères (libres, captifs, semi-captifs) et identifier les grands systèmes aquifères du Niger.
    • Mesurer et calculer porosité, perméabilité et conductivité hydraulique, et appliquer la loi de Darcy.
    • Interpréter un essai de pompage (Thiem, Jacob) pour obtenir transmissivité et coefficient d’emmagasinement.
    • Expliquer le rôle des eaux de formation et de l’hydrodynamisme dans les bassins pétroliers.
    • Évaluer un risque de pollution des eaux souterraines et proposer des mesures de protection.

    Prérequis

    Géologie générale (roches sédimentaires, stratigraphie, structures), mathématiques de base (logarithmes, puissances de dix) et notions de mécanique des fluides (pression, masse volumique).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Cycle de l’eau, bilan hydrologique et aquifères
    2. Leçon 2 — Porosité, perméabilité et loi de Darcy
    3. Leçon 3 — Hydrodynamique des aquifères et essais de pompage
    4. Leçon 4 — Hydrogéologie des bassins pétroliers et pollution des eaux souterraines

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 10 h de cours magistral (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), 0 h de TP et 20 h de travail personnel de l’étudiant (TPE) ; 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (exercices de TD, quiz en ligne, 40 %) et examen terminal écrit (60 %).

    Bibliographie

    • Fetter C. W., Applied Hydrogeology, 4e éd., Prentice Hall.
    • Castany G., Principes et méthodes de l’hydrogéologie, Dunod.
    • Freeze R. A. & Cherry J. A., Groundwater, Prentice Hall.
    • de Marsily G., Hydrogéologie quantitative, Masson.
    • Kruseman G. P. & de Ridder N. A., Analysis and Evaluation of Pumping Test Data, ILRI.
  • Informatique industrielle

    Des têtes de puits d’Agadem jusqu’au terminal d’exportation, en passant par la raffinerie SORAZ et les stations de pompage du pipeline Niger–Bénin, les installations pétrolières sont pilotées par des systèmes informatiques industriels : automates programmables (API), systèmes numériques de contrôle-commande, réseaux de terrain, systèmes de supervision SCADA et interfaces homme-machine (IHM). Le technicien supérieur doit savoir lire et modifier un programme d’automate simple, diagnostiquer une entrée/sortie, comprendre comment une donnée remonte du capteur à l’écran de la salle de contrôle et exploiter correctement une IHM et ses alarmes. Ce cours à dominante pratique (14 h de TP) combine des apports théoriques et quatre TP guidés sur simulateur ou maquette : commande d’une pompe, séquence de remplissage d’un bac, communication Modbus avec une supervision et conception d’un synoptique IHM.

    Objectifs d’apprentissage

    • Décrire l’architecture d’un système automatisé et le fonctionnement cyclique d’un automate programmable.
    • Programmer des fonctions logiques, temporisations, compteurs et séquences selon la norme IEC 61131-3.
    • Mettre à l’échelle des signaux analogiques et manipuler les représentations binaire et hexadécimale.
    • Expliquer l’architecture d’un système SCADA et configurer une communication Modbus.
    • Concevoir une vue IHM lisible et une gestion d’alarmes conforme aux bonnes pratiques (ISA-101, ISA-18.2).
    • Appliquer les règles de sécurité électrique et de cybersécurité industrielle.

    Prérequis

    Connaissances de base en informatique (systèmes d’exploitation, notion d’algorithme), logique booléenne, électricité de base.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Architecture de l’automatisation et automates programmables
    2. Leçon 2 — Programmation des automates selon l’IEC 61131-3
    3. Leçon 3 — Réseaux industriels et systèmes SCADA
    4. Leçon 4 — Interfaces homme-machine et gestion des alarmes

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 6 h de CM, 0 h de TD, 14 h de TP, 20 h de travail personnel (TPE) ; 2 crédits. Évaluation : contrôle continu fondé sur les comptes rendus et la démonstration des TP guidés (50 %), quiz en ligne, et examen terminal (50 %) comprenant un exercice de programmation et une étude de cas de supervision.

    Bibliographie

    • Bolton W., Programmable Logic Controllers, Newnes/Elsevier.
    • John K.-H., Tiegelkamp M., IEC 61131-3: Programming Industrial Automation Systems, Springer.
    • Bailey D., Wright E., Practical SCADA for Industry, Newnes.
    • Hollifield B. et al., The High Performance HMI Handbook, PAS.
    • Normes ANSI/ISA-101.01 (IHM), ANSI/ISA-18.2 (gestion des alarmes), IEC 62443 (cybersécurité des systèmes industriels).
  • Comptabilité générale

    Le technicien supérieur du pétrole ne travaille pas seulement avec des pompes et des carottes : il gère un budget de chantier, valide des bons de commande, suit les coûts d’une station ou crée un jour sa propre société de services pétroliers (maintenance, transport de brut, location de matériel, restauration de base-vie). Il doit donc comprendre la langue des chiffres de l’entreprise. Ce cours présente la comptabilité générale selon le SYSCOHADA révisé, référentiel comptable obligatoire au Niger comme dans les 17 États membres de l’OHADA (Acte uniforme relatif au droit comptable et à l’information financière, entré en vigueur en 2018 pour les comptes personnels des entités). On y étudie le bilan et le compte de résultat, l’enregistrement des opérations courantes (y compris la TVA), la comptabilité d’engagement et les travaux d’inventaire, puis une introduction à la comptabilité analytique pour calculer des coûts de revient. Les exemples sont tirés de PME nigériennes prestataires de l’industrie pétrolière ; les taux fiscaux cités (TVA 19 %, impôt sur les sociétés 30 %) sont donnés à titre indicatif et doivent être vérifiés dans la loi de finances en vigueur.

    Objectifs d’apprentissage

    • Expliquer les principes comptables et la logique de la partie double.
    • Lire et construire un bilan et un compte de résultat au format SYSCOHADA.
    • Passer les écritures courantes au journal (achats, ventes, TVA, règlements, salaires).
    • Appliquer la comptabilité d’engagement : amortissements, charges et produits constatés d’avance, charges à payer.
    • Calculer des coûts complets par la méthode des centres d’analyse et un résultat analytique.

    Prérequis

    Aucun prérequis spécifique ; aisance avec les pourcentages et les tableaux de calcul.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Principes comptables, bilan et partie double
    2. Leçon 2 — Enregistrement des opérations courantes et TVA
    3. Leçon 3 — Comptabilité d’engagement, inventaire et compte de résultat
    4. Leçon 4 — Comptes analytiques : coûts et résultat analytique

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 14 h de CM, 6 h de TD, 0 h de TP, 20 h de travail personnel (TPE) ; 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (exercices de TD, quiz en ligne) pour 40 % et examen terminal écrit (60 %) : écritures au journal, travaux d’inventaire, établissement d’un compte de résultat et calcul de coûts.

    Bibliographie

    • OHADA, Acte uniforme relatif au droit comptable et à l’information financière et Système comptable OHADA (SYSCOHADA révisé), 2017.
    • Grandguillot B. et F., L’essentiel de la comptabilité générale, Gualino.
    • Burlaud A., Simon C., Comptabilité de gestion, Vuibert.