École Privée d’Ingénierie du Niger — L’école du nouveau monde

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Unité d’enseignement : BF · S4 · UE5 — Calculs économiques

  • Mathématiques générales et statistique

    Ce cours de semestre 4 fait suite au cours de Statistique du semestre 3 (présentation des données, tendance centrale, dispersion, ajustement affine). Il approfondit l’outil statistique au service de la banque et de la finance : qualité d’un ajustement et ajustements non linéaires, analyse des séries chronologiques (tendance, saisonnalité, série désaisonnalisée, prévision) et construction des indices statistiques (indices de prix, de volume, de valeur ; indices de Laspeyres, Paasche et Fisher). Ces méthodes sont utilisées quotidiennement pour prévoir la collecte de dépôts ou la demande de crédit d’une agence, analyser la saisonnalité liée à la campagne agricole au Niger, lire l’indice harmonisé des prix à la consommation (IHPC) publié par l’INS, ou calculer un pouvoir d’achat et un taux d’intérêt réel.

    Les généralités (sources, enquêtes, vocabulaire) et les séries à une et deux variables sont rappelées en début de leçon 1 et supposées acquises : l’accent est mis sur l’interprétation et la prévision.

    Objectifs d’apprentissage

    • Mesurer la qualité d’un ajustement linéaire (décomposition de la variance, coefficient de détermination) et réaliser un ajustement exponentiel.
    • Identifier les composantes d’une série chronologique et choisir entre modèle additif et multiplicatif.
    • Estimer la tendance par les moyennes mobiles et par les moindres carrés.
    • Calculer des coefficients saisonniers, construire une série corrigée des variations saisonnières (CVS) et prévoir.
    • Calculer et interpréter des indices simples et synthétiques (Laspeyres, Paasche, Fisher) et déflater une série en valeur.

    Prérequis

    Cours de Statistique du semestre 3 ; logarithmes et puissances ; usage d’une calculatrice scientifique ou d’un tableur.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Approfondissement des séries à deux variables : qualité de l’ajustement et ajustement exponentiel
    2. Leçon 2 — Séries chronologiques : composantes, modèles et recherche de la tendance
    3. Leçon 3 — Composante saisonnière, série désaisonnalisée et prévision
    4. Leçon 4 — Indices statistiques simples et composés

    Modalités d’évaluation

    La maquette du semestre 4 n’indique pas de volume horaire : le cours est dimensionné pour environ 20 heures (≈ 10 h de cours, 6 h de TD, 4 h de travail personnel encadré sur tableur). Évaluation : contrôle continu (TD et devoir sur tableur, 40 %) et examen terminal écrit (60 %).

    Bibliographie

    • Goldfarb B., Pardoux C., Introduction à la méthode statistique, Dunod.
    • Py B., Statistique descriptive, Economica.
    • Wonnacott T. H., Wonnacott R. J., Statistique : économie, gestion, sciences, médecine, Economica.
    • Spiegel M. R., Stephens L. J., Statistics (Schaum’s Outline Series), McGraw-Hill.
    • Institut National de la Statistique du Niger (www.stat-niger.org) : notes mensuelles sur l’indice harmonisé des prix à la consommation ; BCEAO, bulletins statistiques.
  • Mathématiques financières 4

    Ce cours de Mathématiques financières (semestre 4) clôt le cycle de mathématiques financières de la Licence Banque Finance. Il applique les outils d’actualisation et d’annuités à deux grandes décisions de la finance d’entreprise et de marché. La première est le financement par emprunt obligataire : comment un État de l’UEMOA, une banque ou une grande entreprise émet des obligations par appel public à l’épargne (sous le contrôle de l’AMF-UMOA, avec cotation à la BRVM), comment l’emprunt est remboursé et quel est son coût réel pour l’émetteur et son rendement pour l’investisseur. La seconde est l’évaluation de la rentabilité des investissements : VAN, TRI, délai de récupération et indice de profitabilité, critères que tout analyste crédit utilise pour instruire le dossier de financement d’un projet.

    Objectifs d’apprentissage

    • Décrire les caractéristiques d’un emprunt obligataire (nominal, prix d’émission et de remboursement, coupon, durée, modalités) ;
    • Construire le tableau d’amortissement d’un emprunt obligataire (in fine, annuités constantes, amortissements constants) ;
    • Calculer le taux de rendement actuariel du souscripteur et le taux de revient de l’émetteur ;
    • Déterminer les flux nets de trésorerie d’un projet d’investissement ;
    • Calculer et interpréter VAN, TRI, délai de récupération et indice de profitabilité, et choisir entre projets.

    Prérequis

    Mathématiques financières de L1 et du semestre 3 (intérêts composés, annuités, emprunts indivis) ; notions de comptabilité générale SYSCOHADA (amortissements, résultat).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Les emprunts obligataires : définitions, caractéristiques et marché UEMOA
    2. Leçon 2 — Remboursement des emprunts obligataires et taux effectifs
    3. Leçon 3 — Projets d’investissement : caractéristiques, flux de trésorerie et VAN
    4. Leçon 4 — TRI, délai de récupération et indice de profitabilité

    Modalités d’évaluation

    La maquette de l’offre ne précise pas de volume horaire pour cette matière au semestre 4 ; le cours est dimensionné pour environ 20 h (à titre indicatif : 12 h de cours, 8 h de travaux dirigés) et un travail personnel équivalent. Évaluation : contrôle continu (TD, quiz en ligne, étude de cas d’investissement) et examen terminal écrit.

    Bibliographie

    • Pierre Vernimmen, Pascal Quiry, Yann Le Fur, Finance d’entreprise, Dalloz.
    • Richard Brealey, Stewart Myers, Franklin Allen, Principes de gestion financière, Pearson.
    • AMF-UMOA (Autorité des marchés financiers de l’UMOA) et BRVM : règlement général et documents d’information des émissions obligataires (www.amf-umoa.org, www.brvm.org).
  • Technique fiscale 4

    Ce cours de deuxième année (semestre 4) prolonge la technique fiscale des semestres précédents en abordant deux ensembles d’impôts essentiels pour les métiers de la banque et de la finance : l’imposition des revenus des capitaux immobiliers et mobiliers (impôt sur les revenus fonciers, TPA, impôt sur le revenu des valeurs mobilières — IRVM) et l’impôt sur les sociétés (IS). Le banquier est au cœur de ces impôts : il opère les retenues à la source sur les intérêts servis à sa clientèle, paie les dividendes des sociétés cotées à la BRVM, finance l’immobilier locatif de ses clients et analyse des états financiers dont l’IS conditionne la capacité d’autofinancement. Le semestre 4 n’ayant pas de maquette horaire dans l’offre, le cours est dimensionné pour environ 20 heures. Les taux, abattements et plafonds marqués « hypothèse » ou « indicatif » servent à l’apprentissage des mécanismes ; les valeurs légales sont celles du Code général des impôts du Niger en vigueur et des directives de l’UEMOA (notamment en matière de fiscalité des valeurs mobilières et d’impôt sur les bénéfices).

    Objectifs d’apprentissage

    • Déterminer le champ, la base et l’impôt dû sur les revenus fonciers, et appliquer les règles de la TPA.
    • Liquider l’IRVM sur les dividendes, jetons de présence, intérêts d’obligations et de dépôts, et remplir les obligations du payeur.
    • Passer du résultat comptable SYSCOHADA au résultat fiscal (réintégrations, déductions, déficits).
    • Calculer l’IS, le minimum forfaitaire de perception, les acomptes et le solde, en imputant les crédits d’impôt.
    • Identifier les régimes particuliers : sociétés liées (transferts indirects de bénéfices), fusions et apports partiels d’actifs.

    Prérequis

    Technique fiscale de L1 et du semestre 3 (procédure, IUTS, TVA, taxes sur salaires), comptabilité générale SYSCOHADA, mathématiques financières de base.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — L’impôt sur les revenus fonciers et la TPA
    2. Leçon 2 — L’impôt sur le revenu des valeurs mobilières (IRVM)
    3. Leçon 3 — L’impôt sur les sociétés : champ d’application, bénéfice imposable et lieu d’imposition
    4. Leçon 4 — L’impôt sur les sociétés : calcul, paiement, obligations et régimes particuliers

    Modalités d’évaluation

    Volume indicatif : environ 20 h (≈ 12 h de cours, 8 h de travaux dirigés) et un travail personnel équivalent. Contrôle continu (quiz, cas de TD) : 40 % ; examen terminal écrit (cas de détermination du résultat fiscal et de liquidation de l’IS) : 60 %.

    Bibliographie

    • République du Niger, Direction générale des impôts — Code général des impôts (édition en vigueur) et lois de finances.
    • UEMOA — Directive n° 08/2008/CM/UEMOA relative à l’harmonisation des modalités de détermination du résultat imposable des personnes morales, et Directive n° 02/2010/CM/UEMOA portant harmonisation de la fiscalité applicable aux valeurs mobilières.
    • Maurice Cozian, Les grands principes de la fiscalité des entreprises, Litec.
    • Maurice Cozian, Florence Deboissy et Martial Chadefaux, Précis de fiscalité des entreprises, LexisNexis.
  • Gestion financière 2

    Ce cours de semestre 4 est la suite de la gestion financière du semestre 3, consacrée aux décisions d’investissement et de financement à long terme. Il traite de la politique financière à court terme : comment l’entreprise finance son cycle d’exploitation (stocks, crédit clients), comment elle place ses excédents, et comment elle prévoit et pilote sa trésorerie au jour le jour. C’est le domaine où la relation avec la banque est la plus quotidienne : découvert, facilité de caisse, escompte d’effets, crédit de campagne pour la commercialisation de l’oignon ou du niébé, affacturage, dépôts à terme, titres de créances négociables du marché monétaire de l’UMOA. Le futur chargé de clientèle doit savoir lire et construire un budget de trésorerie, pour dimensionner les lignes de crédit à court terme d’un client et conseiller ses placements.

    Objectifs d’apprentissage

    • Décrire et chiffrer les principaux crédits à court terme (escompte, affacturage, crédits de campagne, découvert, facilités, billets de trésorerie) et le crédit interentreprises.
    • Présenter les principaux placements à court terme (dépôts à terme, bons, titres du marché financier, titres de créances négociables).
    • Établir un budget de trésorerie complet : encaissements, TVA, décaissements, budget final.
    • Passer du budget de trésorerie au compte de résultat et au bilan prévisionnels.
    • Choisir les financements des déficits et les placements des excédents au moindre coût ; comprendre la notion de trésorerie zéro.

    Prérequis

    Gestion financière du semestre 3 (GFI2351), comptabilité générale (TVA, comptes de tiers) et calcul des intérêts simples (formule I = C × t × n / 360).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Les modes de financement et de placement à court terme
    2. Leçon 2 — Le budget de trésorerie : définition et établissement
    3. Leçon 3 — Du budget de trésorerie aux états financiers prévisionnels
    4. Leçon 4 — La gestion des soldes de trésorerie

    Modalités d’évaluation

    La maquette du semestre 4 n’indique pas de volume horaire pour cette matière ; le cours est conçu pour environ 20 heures encadrées (≈ 14 h de cours et 6 h de travaux dirigés, idéalement sur tableur) et 20 heures de travail personnel. Évaluation : contrôle continu (TD, quiz en ligne, construction d’un budget de trésorerie sur tableur) pour 40 % et examen terminal écrit pour 60 %.

    Bibliographie

    • Pierre Vernimmen, Pascal Quiry et Yann Le Fur, Finance d’entreprise, Dalloz.
    • Hubert de La Bruslerie et Catherine Eliez, Trésorerie d’entreprise, Dunod.
    • Jacqueline Delahaye et Florence Delahaye-Duprat, Finance d’entreprise (DCG 6), Dunod.
    • BCEAO : réglementation des titres de créances négociables, du marché monétaire et des conditions de banque (site officiel de la BCEAO).
    • République du Niger, Code général des impôts (TVA, retenues sur revenus de capitaux mobiliers).