École Privée d’Ingénierie du Niger — L’école du nouveau monde

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Unité d’enseignement : GRH · S5 · UE4 — Approche socio-économique

  • Sociologie du travail et des organisations

    Pourquoi une réforme pourtant bien conçue échoue-t-elle sur le terrain ? Pourquoi les agents d’un service respectent-ils scrupuleusement certaines règles et en ignorent d’autres ? Comment se prennent réellement les décisions dans une entreprise ou une administration ? La sociologie du travail et des organisations répond à ces questions en étudiant les rapports entre les activités de production de biens et de services et les structures institutionnelles, politiques et culturelles de la société. Ce cours initie aux principales théories classiques et contemporaines : la bureaucratie wébérienne, les travaux américains sur les dysfonctionnements bureaucratiques et les relations humaines, les théories de la décision, l’analyse stratégique de Michel Crozier et les approches des accords et des désaccords (régulation, justification, conflit). Chaque théorie est mise à l’épreuve de situations d’administrations, d’entreprises et d’ONG nigériennes, afin de donner au futur professionnel RH des grilles de lecture pour diagnostiquer le fonctionnement réel d’une organisation.

    Objectifs d’apprentissage

    • Expliquer les fondements wébériens de la sociologie des organisations : domination, légitimité, bureaucratie.
    • Présenter les apports des premiers travaux américains (Merton, Selznick, Gouldner, Mayo, Barnard).
    • Analyser la décision organisationnelle avec les modèles de la rationalité limitée, de la coalition et de la « poubelle ».
    • Appliquer l’analyse stratégique (acteurs, pouvoir, zones d’incertitude, système d’action concret) à un cas.
    • Comprendre la production des règles, des accords et des conflits dans les organisations.

    Prérequis

    Sociologie générale (S1) et notions de management des organisations.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Bureaucratie et État : les fondements d’une approche sociologique du travail et des organisations
    2. Leçon 2 — Les premiers travaux américains sur les organisations
    3. Leçon 3 — La décision dans l’organisation
    4. Leçon 4 — Michel Crozier et l’analyse stratégique ; accords et désaccords dans les organisations

    Modalités d’évaluation

    2 crédits — CM 14 h, TD 6 h, TP 0 h, TPE 20 h. Contrôle continu (40 %) : quiz et analyse sociologique écrite d’une organisation en TD. Examen terminal (60 %) : dissertation courte ou étude de cas.

    Bibliographie

    • Weber, Max, Économie et société, Paris, Plon (trad. fr.).
    • Crozier, Michel, Le Phénomène bureaucratique, Paris, Seuil, 1963.
    • Crozier, Michel ; Friedberg, Erhard, L’Acteur et le système, Paris, Seuil, 1977.
    • March, James G. ; Simon, Herbert A., Les organisations, Paris, Dunod (trad. de Organizations, 1958).
    • Reynaud, Jean-Daniel, Les règles du jeu : l’action collective et la régulation sociale, Paris, Armand Colin, 1989.
  • Analyse de la politique de l’emploi

    Chaque année, plusieurs centaines de milliers de jeunes Nigériens arrivent sur le marché du travail, alors que le secteur formel ne crée qu’un nombre limité d’emplois. Répondre à ce défi exige une politique de l’emploi cohérente, intégrée à la politique économique, dotée d’institutions efficaces, d’un système d’information fiable et d’un dispositif de suivi-évaluation. Ce cours, complémentaire du cours d’analyse du marché du travail, adopte le point de vue du praticien : comment formule-t-on une politique nationale de l’emploi, comment la traduit-on en plan d’action et en budget, comment en mesure-t-on les résultats ? Il s’appuie sur la démarche recommandée par le Bureau international du Travail et sur le contexte nigérien.

    Objectifs d’apprentissage

    • Décrire le processus d’élaboration d’une politique nationale de l’emploi et en conduire l’analyse de situation.
    • Traduire une politique en plan d’action opérationnel et apprécier la performance des institutions de l’emploi.
    • Expliquer le rôle d’un système d’information sur le marché du travail et construire un dispositif de suivi-évaluation avec des objectifs d’emploi réalistes.
    • Analyser la coordination des acteurs, l’environnement des affaires et la promotion du travail décent dans l’économie informelle.
    • Intégrer l’emploi dans la politique économique et le budget de l’État.

    Prérequis

    Notions de macroéconomie, de finances publiques et d’économie du travail ; calculs de taux et de pourcentages.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Le processus d’élaboration d’une politique nationale de l’emploi et l’analyse de la situation
    2. Leçon 2 — Planification opérationnelle, outils de mise en œuvre et performance des institutions de promotion de l’emploi
    3. Leçon 3 — Systèmes d’information sur le marché du travail et suivi-évaluation des politiques de l’emploi
    4. Leçon 4 — Coordination des acteurs, environnement des affaires, travail décent dans l’économie informelle et intégration budgétaire de l’emploi

    Modalités d’évaluation

    2 crédits — CM 14 h, TD 6 h, TP 0 h, TPE 20 h. Contrôle continu (40 %) : quiz et travaux de TD (analyse d’indicateurs, fiche d’indicateur, matrice de plan d’action). Examen terminal (60 %) : étude de cas.

    Bibliographie

    • Bureau international du Travail, Guide pour la formulation des politiques nationales de l’emploi, Genève, BIT, 2012.
    • Organisation internationale du Travail, Convention n° 122 sur la politique de l’emploi (1964) et Recommandation n° 204 sur la transition de l’économie informelle vers l’économie formelle (2015).
    • Banque mondiale, Rapport sur le développement dans le monde 2013 : Emplois, Washington.
    • Fondation européenne pour la formation (ETF), Les politiques de l’emploi au Maroc (document de référence cité dans la description du cours).
  • Analyse du marché du travail et politique de l’emploi

    Pourquoi certains diplômés restent-ils longtemps sans emploi alors que des entreprises peinent à recruter ? Pourquoi une entreprise paierait-elle plus que le salaire du marché ? Que change une hausse des allocations de chômage ou l’action d’un syndicat ? L’économie du travail répond à ces questions en analysant le comportement des travailleurs et des employeurs et le fonctionnement du marché du travail. Ce cours en présente les principaux outils — indicateurs, modèle d’offre et de demande, capital humain, signal, prospection d’emploi, contrats, salaire d’efficience, négociation collective — et en tire des enseignements pour les politiques de l’emploi et pour les pratiques RH (rémunération, recrutement, fidélisation). Les applications portent sur le Niger, marqué par une forte croissance démographique, un emploi majoritairement informel et un secteur formel restreint.

    Objectifs d’apprentissage

    • Calculer et interpréter les principaux indicateurs du marché du travail (taux d’activité, d’emploi, de chômage).
    • Utiliser le modèle d’offre et de demande de travail pour analyser salaire d’équilibre, salaire minimum et chômage.
    • Comparer la théorie du capital humain et la théorie du signal et évaluer un investissement éducatif.
    • Expliquer la durée du chômage par la prospection d’emploi et l’effet des allocations.
    • Analyser les contrats de travail (performance, tournois, salaire d’efficience, paiement différé) et les modèles de négociation syndicale.

    Prérequis

    Microéconomie de base (offre, demande, équilibre), calcul de pourcentages et actualisation.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Indicateurs du marché du travail et modèle de base : offre, demande, équilibre et chômage
    2. Leçon 2 — L’éducation : théorie du capital humain, théorie du signal et politiques éducatives
    3. Leçon 3 — La prospection d’emploi et les contrats de travail
    4. Leçon 4 — L’analyse des syndicats et des négociations collectives

    Modalités d’évaluation

    2 crédits — CM 14 h, TD 6 h, TP 0 h, TPE 20 h. Contrôle continu (40 %) : quiz et exercices chiffrés de TD. Examen terminal (60 %) : exercices de calcul et questions de réflexion.

    Bibliographie

    • Cahuc, Pierre ; Zylberberg, André, Économie du travail : la formation des salaires et les déterminants du chômage, Bruxelles, De Boeck.
    • Lazear, Edward P., Personnel Economics, Cambridge (Mass.), The MIT Press, 1995.
    • Borjas, George J., Labor Economics, New York, McGraw-Hill.
    • Lesueur, Jean-Yves ; Sabatier, Mareva, Microéconomie de l’emploi, Bruxelles, De Boeck.
    • Bureau international du Travail, Indicateurs clés du marché du travail (KILM), Genève, BIT.
  • Partenariat institutionnel

    Au Niger, aucune institution ne peut seule répondre aux besoins d’emploi, de formation, de protection sociale ou de développement local. L’État, les collectivités territoriales, les ONG, les entreprises, les partenaires techniques et financiers, les organisations professionnelles et les structures communautaires sont amenés à travailler ensemble. Le partenariat institutionnel organise cette coopération autour d’objectifs partagés, en mettant en commun des ressources et en partageant risques et bénéfices. Pour un professionnel des ressources humaines, il s’agit d’un savoir-faire concret : conventions avec des écoles pour les stages, accords avec l’ANPE pour le recrutement, partenariats avec des ONG pour des actions sociales en faveur du personnel, projets de responsabilité sociale avec les communes. Le cours vise à renforcer une société civile solide et des institutions locales efficaces, à mieux connaître les besoins et ressources des communautés, à élargir l’accès des populations aux services et à approfondir les effets du travail conjoint.

    Objectifs d’apprentissage

    • Définir le partenariat et le distinguer des autres formes de travail en commun.
    • Analyser les enjeux et identifier les types de partenariat, notamment territoriaux.
    • Conduire les étapes de construction d’un partenariat dans le champ social et de l’emploi.
    • Rédiger les éléments essentiels d’une convention de partenariat en s’appuyant sur les bases juridiques applicables.
    • Diagnostiquer les difficultés et évaluer un partenariat à l’aide d’une grille.

    Prérequis

    Notions de droit des obligations, de gestion de projet et d’organisation administrative du Niger.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Approches, définitions et contexte du partenariat ; partenariat et autres formes de travail en commun
    2. Leçon 2 — Enjeux et types de partenariat ; partenariat et territoires
    3. Leçon 3 — Mise en œuvre du partenariat dans le travail social et bases juridiques
    4. Leçon 4 — Limites, difficultés de mise en œuvre et évaluation du partenariat

    Modalités d’évaluation

    2 crédits — CM 14 h, TD 6 h, TP 0 h, TPE 20 h. Contrôle continu (40 %) : quiz et rédaction en TD d’une convention de partenariat. Examen terminal (60 %) : étude de cas.

    Bibliographie

    • Dhume, Fabrice, Du travail social au travail ensemble : le partenariat dans le champ des politiques sociales, Paris, Éditions ASH, 2001.
    • Tennyson, Ros, The Partnering Toolbook, Londres, The Partnering Initiative / International Business Leaders Forum.
    • Catholic Relief Services, Les bases du partenariat et du renforcement des capacités : guide pour les facilitateurs, Baltimore, CRS.
    • République du Niger, Code général des collectivités territoriales (ordonnance n° 2010-54 du 17 septembre 2010) — texte officiel.
    • OHADA, Acte uniforme relatif au droit des sociétés commerciales et du groupement d’intérêt économique.
  • Psychosociologie du travail

    La psychosociologie du travail étudie la manière dont les individus pensent, ressentent et agissent dans les organisations, et comment les groupes, les dirigeants et la culture influencent ces comportements. Pour un gestionnaire des ressources humaines, ces connaissances sont indispensables : recruter, motiver, prévenir le stress et les conflits, animer des équipes ou accompagner un changement suppose de comprendre la dimension psychologique de la vie au travail. Le cours s’appuie sur les grands modèles du comportement organisationnel et les applique à des situations nigériennes : PME de Niamey, sociétés minières, banques, administrations et ONG.

    Objectifs d’apprentissage

    • Connaître les principales écoles de pensée et les modèles du comportement organisationnel.
    • Expliquer le rôle de la perception, de la personnalité, des valeurs, des attitudes et des attributions dans les comportements au travail.
    • Mesurer et analyser la satisfaction, l’engagement et la motivation ; identifier et prévenir le stress.
    • Analyser le fonctionnement des groupes, la communication et les conflits, et proposer des modes de résolution.
    • Distinguer les styles de leadership et accompagner l’innovation, la culture et le changement organisationnels.

    Prérequis

    Psychologie générale (S2) et Psychosociologie et dynamique des relations (S3) ; notions de management.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Écoles de pensée, perception, personnalité, valeurs, attitudes et attributions
    2. Leçon 2 — Satisfaction, engagement, motivation et stress au travail
    3. Leçon 3 — Groupes et équipes, communication et conflits au travail
    4. Leçon 4 — Leadership, résolution de problèmes, innovation, culture et changement organisationnel

    Modalités d’évaluation

    2 crédits — CM 14 h, TD 6 h, TP 0 h, TPE 20 h. Contrôle continu (40 %) : quiz en ligne et analyse écrite d’un cas d’entreprise en TD. Examen terminal (60 %) : questions de cours et étude de cas.

    Bibliographie

    • Robbins, Stephen P. ; Judge, Timothy A. ; Gabilliet, Philippe, Comportements organisationnels, Paris, Pearson Education France.
    • Lévy-Leboyer, Claude, La motivation dans l’entreprise : modèles et stratégies, Paris, Éditions d’Organisation.
    • Maslow, Abraham H., Motivation and Personality, New York, Harper & Row, 1954.
    • Herzberg, Frederick ; Mausner, Bernard ; Snyderman, Barbara, The Motivation to Work, New York, Wiley, 1959.
    • Schein, Edgar H., Organizational Culture and Leadership, San Francisco, Jossey-Bass.