École Privée d’Ingénierie du Niger — L’école du nouveau monde

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Filière : Licence Professionnelle en Génie Civil (GC)

LMD REESAO / CAMES

  • Ouvrages d’Art & Ponts

    Les ouvrages d’art — dalots, ponceaux, ponts et murs de soutènement — sont des maillons essentiels des routes nigériennes : chaque saison des pluies, les koris (cours d’eau temporaires) et les crues du fleuve Niger ou de la Komadougou mettent à l’épreuve les franchissements. Un dalot sous-dimensionné, c’est une route coupée ; un appui mal fondé, c’est un pont affouillé. Ce cours de semestre 5 donne au futur technicien supérieur et licencié en Génie Civil une vision d’ensemble de la conception, du calcul simplifié et de l’entretien des ouvrages d’art courants.

    Il présente la typologie des ponts (béton armé, précontraint, métalliques et mixtes selon l’Eurocode 3 partie 2 et l’Eurocode 4), les données hydrauliques de dimensionnement, les charges routières de l’Eurocode 1 partie 2 avec un rappel du Fascicule 61 titre II encore présent dans beaucoup de dossiers d’Afrique de l’Ouest, le calcul simplifié d’un dalot et d’un pont-dalle en béton armé (Eurocode 2, rappel BAEL), puis les appareils d’appui, appuis, fondations et la surveillance des ouvrages.

    Objectifs d’apprentissage

    • Identifier les éléments d’un pont et choisir un type d’ouvrage adapté à une brèche et à un débit.
    • Estimer un débit de projet et vérifier la capacité hydraulique d’un dalot (Manning-Strickler).
    • Appliquer les modèles de charges routières (LM1 de l’EN 1991-2, système A(l) du Fascicule 61) et calculer les sollicitations d’un tablier isostatique.
    • Dimensionner les armatures principales d’un pont-dalle ou d’une traverse de dalot.
    • Pré-dimensionner un appareil d’appui en élastomère fretté et une semelle d’appui ; connaître les principes de surveillance.

    Prérequis

    RDM (lignes d’influence, poutres isostatiques), béton armé (flexion simple ELU), hydraulique à surface libre, mécanique des sols et fondations, structures métalliques 1 et 2.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Typologie des ouvrages d’art et données de conception (hydraulique des dalots)
    2. Leçon 2 — Charges sur les ponts routiers (EN 1991-2 et rappel Fascicule 61)
    3. Leçon 3 — Calcul simplifié des dalots et ponts-dalles en béton armé
    4. Leçon 4 — Appareils d’appui, piles, culées, fondations et entretien des ouvrages

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 16 h de CM, 8 h de TD, 8 h de TP et 28 h de travail personnel (3 crédits, UE3, semestre 5). Évaluation : contrôle continu (quiz en ligne, TD, rapport de TP : visite et fiche d’inspection d’un ouvrage de la région de Niamey ou note de calcul d’un dalot) et examen final écrit.

    Bibliographie

    • J.-A. Calgaro, Projet et construction des ponts — Généralités, fondations, appuis et ouvrages courants, Presses de l’ENPC.
    • NF EN 1991-2 — Eurocode 1 : Actions sur les structures, Partie 2 : Actions sur les ponts dus au trafic, AFNOR.
    • NF EN 1993-2 — Eurocode 3 : Calcul des structures en acier, Partie 2 : Ponts métalliques, AFNOR.
    • SETRA, guides techniques : Appareils d’appui en élastomère fretté ; Ponts-cadres et portiques (PICF, PIPO).
    • BCEOM / CEBTP, Hydrologie et hydraulique routières — Guide pratique pour l’Afrique (méthodes ORSTOM de crue des petits bassins).
  • Méthodologie de la Recherche

    Le cours de Méthodologie de la Recherche (S5, UE5, 2 crédits) prépare l’étudiant de Licence professionnelle Génie Civil à conduire un travail d’investigation rigoureux : mémoire de fin d’études, rapport technique, étude de cas ou petite campagne d’essais au laboratoire. Il apprend à transformer une préoccupation de terrain (fissuration des bâtiments à Niamey, dégradation des routes en latérite, qualité des parpaings produits à Maradi…) en une question de recherche claire, à chercher et exploiter la documentation scientifique, à construire un protocole, à collecter et analyser des données, puis à présenter des résultats honnêtes et vérifiables.

    Le cours alterne apports théoriques (CM), travaux dirigés sur des cas réels du contexte nigérien (TD) et travail personnel encadré (TPE) aboutissant à un protocole de recherche qui pourra servir de base au mémoire du S6.

    Objectifs d’apprentissage

    • Distinguer les grands types de recherche (fondamentale, appliquée, expérimentale, par enquête, par modélisation) et situer un travail de génie civil.
    • Formuler un sujet, une problématique, une question de recherche, des hypothèses et des objectifs cohérents.
    • Conduire une recherche documentaire efficace et rédiger une revue de littérature en citant correctement ses sources (APA, ISO 690).
    • Élaborer un protocole : méthode, échantillonnage, variables, plan d’essais, calendrier et budget.
    • Traiter des données par des statistiques descriptives simples (moyenne, écart-type, coefficient de variation, régression linéaire) et les présenter en tableaux et graphiques.
    • Respecter l’éthique de la recherche et éviter le plagiat.

    Prérequis

    Maîtrise de l’expression écrite en français, notions de statistiques (S1-S2), connaissances de base en matériaux, géotechnique et essais de laboratoire, utilisation d’un tableur.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — La démarche scientifique et les types de recherche en génie civil
    2. Leçon 2 — Du sujet à la problématique : question de recherche, hypothèses et objectifs
    3. Leçon 3 — Recherche documentaire, revue de littérature et normes de citation
    4. Leçon 4 — Protocole, collecte et analyse des données, éthique de la recherche

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 14 h de CM, 6 h de TD, 20 h de TPE. Évaluation : contrôle continu (quiz en ligne et exercices de TD, 40 %) et remise d’un protocole de recherche individuel de 6 à 10 pages sur un sujet de génie civil en contexte nigérien (60 %), évalué sur la pertinence de la problématique, la qualité de la revue de littérature, la rigueur de la méthode et la présentation.

    Bibliographie

    • Beaud, M. — L’art de la thèse, La Découverte (éd. revue et augmentée).
    • Quivy, R., Van Campenhoudt, L. — Manuel de recherche en sciences sociales, Dunod.
    • Gauthier, B. (dir.) — Recherche sociale : de la problématique à la collecte des données, Presses de l’Université du Québec.
    • Montgomery, D. C. — Design and Analysis of Experiments, Wiley.
    • American Psychological Association — Publication Manual of the APA, 7e édition.
  • HSE & Environnement BTP

    Le chantier de BTP reste l’un des milieux de travail les plus accidentogènes : chutes de hauteur, ensevelissements en fouille, heurts par engins, électrisations, coups de chaleur… Au Niger, où une grande partie des travaux est réalisée par une main-d’œuvre journalière peu formée, sous des températures dépassant souvent 40 °C, la maîtrise de la santé, de la sécurité et de l’environnement (HSE) est une compétence attendue de tout technicien supérieur ou conducteur de travaux. Le chantier agit aussi sur son milieu : poussières de latérite, bruit, déchets, ouverture de zones d’emprunt, abattage d’arbres, consommation d’eau.

    Ce cours donne les outils pour organiser la prévention et limiter les impacts environnementaux d’un chantier : cadre réglementaire, évaluation des risques, protections collectives et individuelles, installations d’hygiène et de secours, gestion environnementale et indicateurs.

    Objectifs d’apprentissage

    • Situer les obligations HSE des différents acteurs (maître d’ouvrage, maître d’œuvre, entreprise, coordonnateur, travailleurs) dans le contexte nigérien.
    • Calculer et interpréter les indicateurs d’accidentologie (taux de fréquence, taux de gravité).
    • Identifier les dangers d’un chantier et coter les risques par la méthode Gravité × Probabilité.
    • Choisir les protections collectives et les EPI adaptés et dimensionner les installations d’hygiène d’un chantier.
    • Élaborer les mesures environnementales d’un chantier (poussières, bruit, déchets, zones d’emprunt) et en chiffrer quelques-unes.

    Prérequis

    Connaissance des techniques de construction (terrassements, béton armé, maçonnerie) et de l’organisation de chantier ; notions de base en calcul (logarithmes pour le bruit).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Fondamentaux HSE, acteurs et cadre réglementaire du BTP au Niger
    2. Leçon 2 — Identification des dangers et évaluation des risques sur chantier
    3. Leçon 3 — Protections collectives, EPI, installations d’hygiène et organisation des secours
    4. Leçon 4 — Gestion environnementale du chantier : poussières, bruit, eaux, déchets et zones d’emprunt

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 14 h de CM, 6 h de TD, 20 h de travail personnel (TPE) ; 2 crédits (UE1, semestre 5). Évaluation proposée : contrôle continu (40 %) comprenant les TD et un dossier HSE de chantier (évaluation des risques + plan d’installation), et un examen écrit final (60 %) combinant questions de cours, calculs d’indicateurs et cas pratique.

    Bibliographie

    • Bureau international du Travail (BIT), Sécurité et santé dans la construction, Recueil de directives pratiques, Genève, 1992.
    • OIT, Convention n° 167 sur la sécurité et la santé dans la construction, 1988.
    • INRS, Évaluation des risques professionnels — Aide au repérage des risques dans les PME-PMI, ED 840.
    • OPPBTP, Mémento de prévention BTP et fiches prévention (www.preventionbtp.fr).
    • République du Niger, Loi n° 2012-45 du 25 septembre 2012 portant Code du travail ; normes ISO 45001:2018 et ISO 14001:2015.
  • Contrats FIDIC & Marchés Publics

    Le cours Contrats FIDIC & Marchés Publics (FID5101, semestre 5, UE1, 3 crédits) s’adresse aux étudiants en fin de licence appelés à occuper des postes d’ingénieur de travaux, de contrôleur ou d’assistant au maître d’ouvrage. Au Niger, les grands projets d’infrastructures (routes, ponts, barrages, adductions d’eau, bâtiments publics) sont passés selon le Code des marchés publics sous le contrôle de la DGCMP et la régulation de l’ARMP, et beaucoup d’entre eux, financés par la Banque mondiale, la BAD, la BOAD ou l’Union européenne, sont exécutés selon les conditions contractuelles FIDIC. Le cours présente d’abord la passation des marchés publics (principes, acteurs, procédures, évaluation des offres, recours), puis la famille des contrats FIDIC (Red, Yellow, Silver Book, éditions 1999 et 2017), les mécanismes d’exécution (délais, paiements, garanties, variations, révision, pénalités, réception) et enfin la gestion des réclamations et le règlement des différends (Ingénieur, DAB/DAAB, règlement amiable, arbitrage, articulation avec le droit OHADA).

    Objectifs d’apprentissage

    • Décrire le cycle de passation d’un marché public au Niger et le rôle des acteurs (autorité contractante, PRM, commissions, DGCMP, ARMP).
    • Évaluer des offres et identifier les irrégularités ouvrant droit à recours.
    • Choisir le livre FIDIC adapté à un projet et expliquer la répartition des risques qu’il organise.
    • Établir un certificat de paiement intermédiaire, calculer des pénalités de retard (delay damages) et une révision de prix FIDIC.
    • Rédiger et suivre une réclamation (claim) dans les délais contractuels et conduire une procédure de règlement des différends.

    Prérequis

    DEC1104 Droit & Économie de la Construction et DRT3103 Droit du Travail & Marchés BTP ; notions d’anglais technique (les contrats FIDIC sont rédigés en anglais, avec des traductions françaises officielles).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — La passation des marchés publics au Niger
    2. Leçon 2 — La famille des contrats FIDIC : structure, acteurs et répartition des risques
    3. Leçon 3 — L’exécution du contrat FIDIC : délais, paiements, variations et réception
    4. Leçon 4 — Réclamations et règlement des différends

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 18 h de cours magistral, 8 h de travaux dirigés et 34 h de travail personnel (étude de clauses, préparation de cas). Évaluation : contrôle continu (cas pratiques en TD : analyse d’un rapport d’évaluation, calcul d’un IPC, rédaction d’une notification de réclamation ; quiz en ligne) et examen final écrit sur un cas intégré de marché.

    Bibliographie

    • FIDIC, Conditions of Contract for Construction (Red Book), Plant and Design-Build (Yellow Book), EPC/Turnkey Projects (Silver Book), 1re éd. 1999 et 2e éd. 2017.
    • FIDIC, The FIDIC Contracts Guide et FIDIC Procurement Procedures Guide.
    • E. Baker, B. Mellors, S. Chalmers, A. Lavers, FIDIC Contracts: Law and Practice, Informa Law.
    • République du Niger, Code des marchés publics et des délégations de service public, dossiers types d’appel d’offres et documents de l’ARMP.
    • Banque mondiale, Règlement de passation des marchés pour les emprunteurs et dossiers types (Standard Procurement Documents).
  • Conduite et Suivi de Chantier

    Le cours Conduite et Suivi de Chantier (CDC5202, semestre 5, UE2, 4 crédits) prépare l’étudiant au métier de conducteur de travaux et de contrôleur de travaux. Après les cours d’organisation (S3) et de planification (S4), il aborde le pilotage effectif d’un chantier en cours d’exécution : documents à produire pendant la période de préparation, tenue du journal de chantier, suivi de l’avancement et des coûts, établissement des attachements et des décomptes, application des clauses financières du marché (avance de démarrage, retenue de garantie, révision des prix, pénalités), maîtrise de la qualité et de la sécurité, animation des réunions de chantier et organisation de la réception.

    Les exemples sont tirés de marchés publics nigériens (bâtiments scolaires et sanitaires, dalots, routes en latérite) et de marchés financés par des bailleurs utilisant les conditions FIDIC, avec des montants en FCFA.

    Objectifs d’apprentissage

    • Organiser la période de préparation et produire les documents de conduite (planning, PAQ, plan HSE, plans d’exécution, journal de chantier).
    • Mesurer l’avancement physique et financier et interpréter les indicateurs de la valeur acquise (SPI, CPI, EAC).
    • Établir un attachement, une situation de travaux et un décompte mensuel intégrant avance, retenue de garantie et révision des prix.
    • Mettre en œuvre le contrôle qualité (points d’arrêt, essais, fiches de non-conformité) et les indicateurs de sécurité.
    • Rédiger un compte rendu de réunion de chantier et conduire les opérations de réception.

    Prérequis

    Organisation & Gestion des Chantiers (S3), Planification & Gestion de Chantiers (S4), métré et étude de prix, notions de marchés publics.

    Plan du cours

    1. Préparation du chantier et documents de conduite des travaux
    2. Suivi de l’avancement, des délais et des coûts (méthode de la valeur acquise)
    3. Suivi financier : attachements, situations, décomptes et révision des prix
    4. Qualité, sécurité, réunions de chantier et réception des travaux

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD, 10 h de TP (visite de chantier, tenue d’un journal de chantier fictif, établissement d’un décompte sur tableur) et 40 h de travail personnel. Évaluation : contrôle continu (quiz, TD, dossier de suivi d’un chantier) pour 40 % et examen final (cas pratique de conduite de chantier) pour 60 %.

    Bibliographie

    • J. Armand, Organisation de chantier, Eyrolles.
    • FIDIC, Conditions of Contract for Construction (« Livre rouge »), éd. 2017.
    • OPPBTP, Mémento de la prévention sur les chantiers du BTP.
    • Project Management Institute, Practice Standard for Earned Value Management.
    • Code des marchés publics et des délégations de service public du Niger et cahiers des clauses administratives générales applicables.
  • Assainissement Urbain & Rural

    Ce cours de semestre 5 traite de la conception et du dimensionnement des ouvrages d’assainissement en milieu urbain et rural, dans le contexte du Niger. La majorité de la population, en ville comme au village, dépend de l’assainissement autonome (latrines, fosses septiques, puisards), dont la bonne conception conditionne la santé publique et la protection des nappes captées par les puits et forages. Les villes (Niamey, Maradi, Zinder, Tahoua) doivent en outre gérer des eaux usées croissantes et des eaux pluviales issues d’orages très intenses et de courte durée, responsables d’inondations récurrentes, alors que les réseaux de caniveaux souffrent d’ensablement et d’obstruction par les déchets. Enfin, le cours présente les filières de traitement adaptées au climat sahélien, en particulier le lagunage et la gestion des boues de vidange. Il s’appuie sur les acquis de HYA3301 (hydraulique appliquée) et HYS4102 (hydrologie).

    Objectifs d’apprentissage

    • Choisir et dimensionner un ouvrage d’assainissement autonome (latrine VIP, fosse septique, dispositif d’infiltration) et organiser la vidange.
    • Évaluer les débits et charges polluantes d’eaux usées et dimensionner un collecteur, y compris la vérification de l’autocurage.
    • Calculer les débits pluviaux urbains et dimensionner caniveaux et bassins de rétention.
    • Prédimensionner une station de lagunage et une unité de séchage des boues de vidange.
    • Intégrer les contraintes sahéliennes : sable, déchets solides, pluies intenses, forte évaporation, entretien.

    Prérequis

    Hydraulique Appliquée & Assainissement (S3), Hydrologie & Hydraulique Souterraine (S4) : Manning-Strickler, méthode rationnelle, courbes IDF, loi de Darcy.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Assainissement autonome : latrines, fosses septiques et infiltration
    2. Leçon 2 — Assainissement collectif des eaux usées : débits, charges et réseaux
    3. Leçon 3 — Drainage des eaux pluviales urbaines : caniveaux et bassins de rétention
    4. Leçon 4 — Traitement des eaux usées et des boues de vidange : lagunage et lits de séchage

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 16 h de cours magistral, 8 h de travaux dirigés, 10 h de travaux pratiques (visite d’une station de traitement et d’une zone d’inondation, projet de drainage d’un lotissement sur tableur ou logiciel) et 26 h de travail personnel ; 3 crédits (UE3, semestre 5). Évaluation indicative : contrôle continu 40 % (quiz, TD, mini-projet) et examen final écrit 60 %.

    Bibliographie

    • Bourrier R., Satin M., Selmi B., Guide technique de l’assainissement, Le Moniteur.
    • Mara D., Domestic Wastewater Treatment in Developing Countries, Earthscan, 2003.
    • Franceys R., Pickford J., Reed R., Guide de l’assainissement individuel, OMS, 1995.
    • Strande L., Ronteltap M., Brdjanovic D. (dir.), Faecal Sludge Management: Systems Approach for Implementation and Operation, IWA Publishing, 2014.
    • Tilley E. et al., Compendium des systèmes et technologies d’assainissement, Eawag, 2e éd., 2014.
  • Anglais Technique BTP Avancé

    Le cours d’Anglais Technique BTP Avancé (S5, UE5, 3 crédits) amène l’étudiant de fin de licence au niveau de langue attendu d’un ingénieur de travaux ou d’un ingénieur de contrôle sur un projet international : lire et appliquer une spécification technique, rédiger un method statement et une analyse de risques, gérer la correspondance contractuelle (RFI, instructions, variations, notifications sous FIDIC) et produire un rapport technique défendu oralement devant un client.

    Il s’appuie sur les acquis des semestres précédents (vocabulaire du chantier au S2, plans, béton armé, routes et rapport journalier au S3, correspondance, réunions, négociation et présentation au S4) et les applique aux documents qui engagent juridiquement l’entreprise. Les cas sont situés au Niger : routes et ouvrages financés par des bailleurs, bâtiments publics, ouvrages hydrauliques, avec les contraintes du climat sahélien. Il est coordonné avec le cours Contrats FIDIC & Marchés publics (S5) pour le fond juridique.

    Objectifs d’apprentissage

    • Lire une spécification technique : structure, modaux prescriptifs (shall, should, may), tolérances et renvois aux normes.
    • Rédiger un method statement complet et une évaluation des risques (matrice probabilité × gravité).
    • Rédiger une RFI, répondre à une instruction, notifier un événement et chiffrer une variation dans le vocabulaire FIDIC.
    • Rédiger un rapport technique (résumé, constats, discussion, conclusions, recommandations) au style objectif et nuancé.
    • Présenter et défendre oralement des conclusions techniques face à un client ou un ingénieur de contrôle.

    Prérequis

    ANG2501, ANG3501 et LVI4502 (niveau B1+ visé vers B2). Connaissances techniques de L2-L3 : béton armé, VRD, organisation de chantier, notions de marchés.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Lire et appliquer une spécification technique (Reading technical specifications)
    2. Leçon 2 — Rédiger un method statement et une évaluation des risques (Method statements and risk assessments)
    3. Leçon 3 — La correspondance contractuelle : RFI, instructions, variations et notifications (Contract correspondence under FIDIC)
    4. Leçon 4 — Rédiger et présenter un rapport technique (Writing and presenting a technical report)

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 18 h CM, 8 h TD, 34 h TPE. Évaluation proposée : contrôle continu 40 % (method statement rédigé en binôme, RFI et lettre de notification, quiz en ligne) et examen final 60 % : épreuve écrite (analyse d’une clause de spécification et rédaction d’un court rapport technique) et soutenance orale de 10 minutes d’un rapport avec questions du jury en anglais.

    Bibliographie

    • FIDIC — Conditions of Contract for Construction (« Red Book »), éditions 1999 et 2017, Fédération Internationale des Ingénieurs-Conseils.
    • Ibbotson, M. — Professional English in Use: Engineering, Cambridge University Press.
    • Frendo, E. — English for Construction, niveau 2, Pearson Longman.
    • Bunni, N. G. — The FIDIC Forms of Contract, Blackwell Publishing (lecture complémentaire).
    • Swales, J. M. & Feak, C. B. — Academic Writing for Graduate Students, University of Michigan Press.
  • Logiciel Alise & Calcul de Chaussées

    Le cours Logiciel Alizé et calcul de chaussées (intitulé maquette : « Logiciel Alise ») forme l’étudiant de 3e année au dimensionnement des chaussées neuves dans le contexte des pays tropicaux, et en particulier du Niger : routes en graveleux latéritique revêtues d’enduit superficiel ou de béton bitumineux, soumises à un trafic poids lourds souvent agressif (surcharges) et à un climat chaud alternant saison sèche et hivernage. Il associe deux approches complémentaires : la démarche empirique du Guide pratique de dimensionnement des chaussées pour les pays tropicaux (CEBTP, 1984) — classes de trafic, classes de portance, choix de structures souples — et la démarche rationnelle (modèle multicouche élastique de Burmister, déformations admissibles) mise en œuvre par un logiciel de calcul de type Alizé-LCPC.

    La part importante de travaux pratiques (22 h) est consacrée à la manipulation du logiciel sur des cas réels : saisie de structures, lecture des sollicitations, comparaison aux valeurs admissibles et optimisation des épaisseurs.

    Objectifs d’apprentissage

    • Évaluer le trafic cumulé de poids lourds et le convertir en nombre d’essieux équivalents de 13 t ; classer le trafic (T1 à T5).
    • Déterminer la portance du sol support (essai CBR, classes S1 à S5) et connaître les exigences sur les matériaux latéritiques.
    • Pré-dimensionner une structure souple (formule CBR, épaisseurs équivalentes) et choisir une structure type selon le guide CEBTP.
    • Comprendre les hypothèses du modèle multicouche, le chargement de référence et les critères de rupture (déformations admissibles).
    • Saisir, calculer et interpréter une structure dans un logiciel multicouche de type Alizé ; optimiser les épaisseurs et rédiger une note de dimensionnement.

    Prérequis

    Géotechnique routière (identification, Proctor, CBR), matériaux routiers, notions de résistance des matériaux (contrainte, déformation, module d’Young, coefficient de Poisson), cours de routes et de VRD (profil en travers, structure de chaussée).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Trafic de dimensionnement : comptages, agressivité et classes de trafic CEBTP
    2. Leçon 2 — Portance du sol, matériaux et pré-dimensionnement empirique des chaussées souples
    3. Leçon 3 — Modèle multicouche et critères de dimensionnement rationnel
    4. Leçon 4 — Calcul d’une chaussée avec le logiciel Alizé : procédure, interprétation et optimisation

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 8 h de CM, 6 h de TD, 22 h de TP sur logiciel et 24 h de TPE (3 crédits, UE4, semestre 5). Contrôle continu (comptes rendus de TP : fichiers de calcul et notes de dimensionnement) et épreuve finale : dimensionnement complet d’une chaussée (trafic, portance, structure, vérification au logiciel). Le quiz en ligne sert d’auto-évaluation.

    Bibliographie

    • CEBTP, Guide pratique de dimensionnement des chaussées pour les pays tropicaux, Ministère de la Coopération, Paris, 1984.
    • SETRA – LCPC, Conception et dimensionnement des structures de chaussée – Guide technique, 1994.
    • LCPC, Alizé-LCPC – Manuel d’utilisation (logiciel de dimensionnement rationnel des chaussées).
    • Yang H. Huang, Pavement Analysis and Design, Pearson.
    • CEBTP / ISTED, Manuel sur les routes dans les zones tropicales et désertiques, tomes 1 à 3.
  • Structures Métalliques 2

    Ce cours prolonge Structures Métalliques 1 et conduit l’étudiant jusqu’à la conception et au dimensionnement d’un bâtiment métallique complet de type hangar, entrepôt, atelier ou marché couvert, ouvrages très répandus au Niger (magasins de stockage de céréales, ateliers, hangars agricoles, halles de marché à Niamey, Zinder ou Maradi). Il s’appuie sur l’Eurocode 3 — NF EN 1993-1-1 pour les éléments et NF EN 1993-1-8 pour les assemblages — avec des rappels des règles CM66 encore présentes dans d’anciennes notes de calcul.

    On y étudie les assemblages boulonnés et soudés, qui conditionnent la sécurité et le coût d’une charpente, le déversement des poutres et la flexion composée, puis la conception d’ensemble : pannes, contreventements, portiques et pieds de poteaux. Les exemples tiennent compte du contexte local : vent de sable et soulèvement des toitures légères, absence de neige, fortes températures, fabrication en atelier et montage sur chantier.

    Objectifs d’apprentissage

    • Calculer la résistance d’un boulon ordinaire (cisaillement, pression diamétrale, traction) et d’un boulon précontraint.
    • Dimensionner des cordons de soudure d’angle par la méthode simplifiée et la méthode directionnelle.
    • Calculer le moment critique de déversement et la résistance au déversement d’une poutre.
    • Tenir compte de l’effort normal dans la résistance en flexion (flexion composée).
    • Concevoir l’ossature d’un hangar : pannes, liernes, contreventements, portiques, pieds de poteaux.

    Prérequis

    Structures Métalliques 1 (matériau, classes de sections, traction, flexion, flambement), RDM, charges et combinaisons d’actions.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Assemblages boulonnés (EN 1993-1-8)
    2. Leçon 2 — Assemblages soudés : cordons d’angle et bout à bout
    3. Leçon 3 — Déversement des poutres et flexion composée
    4. Leçon 4 — Conception d’un hangar : pannes, contreventements, portiques et pieds de poteaux

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 16 h de CM, 8 h de TD, 8 h de TP et 28 h de travail personnel (3 crédits, UE2, semestre 4). Évaluation : contrôle continu (quiz en ligne, TD notés, mini-projet de TP : note de calcul d’un hangar sur tableur ou logiciel) et examen final écrit.

    Bibliographie

    • NF EN 1993-1-8 — Eurocode 3 : Calcul des assemblages, AFNOR.
    • NF EN 1993-1-1 — Eurocode 3 : Règles générales et règles pour les bâtiments, AFNOR.
    • J.-P. Muzeau, Manuel de construction métallique — Extraits des Eurocodes 0, 1 et 3, Eyrolles.
    • M. Hirt, M. Crisinel, Charpentes métalliques — Conception et dimensionnement des halles et bâtiments, Traité de Génie Civil vol. 11, PPUR.
    • Règles CM 66 et additif 80, Eyrolles.
  • Mécanique des Sols 2 & Fondations

    Ce cours de semestre 4 prolonge la Mécanique des Sols 1 et conduit l’étudiant jusqu’au choix et au dimensionnement géotechnique des fondations. Il aborde les deux grandes questions que se pose l’ingénieur face à un projet : le sol va-t-il rompre (résistance au cisaillement, capacité portante, poussée sur les soutènements) et de combien va-t-il tasser (compressibilité, consolidation) ? Les applications sont tirées de projets courants au Niger : bâtiments R+1 à R+3 à Niamey, murs de soutènement de rampes, château d’eau, ouvrages sur les argiles des bas-fonds et sur les alluvions du fleuve, où les pieux sont parfois nécessaires.

    Objectifs d’apprentissage

    • Exploiter un essai œdométrique (Cc, Cs, σ’p, Eoed, cv) et calculer un tassement de consolidation et sa durée.
    • Déterminer les paramètres de cisaillement (c’, φ’) à partir d’essais de laboratoire et appliquer le critère de Mohr-Coulomb.
    • Calculer les poussées et butées des terres par la méthode de Rankine.
    • Calculer la capacité portante d’une fondation superficielle et dimensionner une semelle.
    • Estimer la charge admissible d’un pieu isolé et d’un groupe de pieux.
    • Choisir un type de fondation adapté au sol et à l’ouvrage, en exploitant un rapport géotechnique.

    Prérequis

    Mécanique des Sols 1 (paramètres d’état, classification, contraintes effectives, diffusion des charges), résistance des matériaux (contraintes, cercle de Mohr), notions de béton armé.

    Plan du cours

    1. Compressibilité, consolidation et calcul des tassements
    2. Résistance au cisaillement et poussée-butée des terres
    3. Fondations superficielles : capacité portante et dimensionnement
    4. Fondations profondes : pieux isolés et groupes de pieux

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 22 h de CM, 8 h de TD, 10 h de TP (œdomètre, boîte de cisaillement, exploitation d’essais in situ) et 40 h de travail personnel ; 4 crédits (UE1, semestre 4). Évaluation indicative : contrôle continu 40 % (TD, comptes rendus de TP, mini-projet de dimensionnement d’une fondation à partir d’un rapport de sol réel) et examen final écrit 60 %.

    Bibliographie

    • J. Costet et G. Sanglerat, Cours pratique de mécanique des sols, tomes 1 et 2, Dunod.
    • G. Philipponnat et B. Hubert, Fondations et ouvrages en terre, Eyrolles.
    • R. D. Holtz et W. D. Kovacs, Introduction à la géotechnique, Presses internationales Polytechnique.
    • J.-P. Magnan, cours de mécanique des sols et fondations, Techniques de l’Ingénieur (série Construction).
    • NF EN 1997-1 (Eurocode 7) : Calcul géotechnique — Partie 1 : règles générales.