École Privée d’Ingénierie du Niger — L’école du nouveau monde

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Semestre : Licence 1

  • Hydraulique générale

    L’hydraulique générale étudie ici la transmission de puissance par fluide sous pression (oléohydraulique) : presses d’atelier, crics et vérins de levage, bennes basculantes de camions, engins de travaux publics et de mines (chargeuses et pelles des sites d’Arlit, engins des carrières de la cimenterie de Malbaza), tracteurs agricoles, directions assistées. Le cours part des principes de base (pression, débit, puissance, théorème de Pascal), décrit les composants — pompes, vérins, moteurs, accumulateurs, distributeurs, limiteurs et régulateurs — puis apprend à lire, analyser et dimensionner un circuit hydraulique simple à partir des symboles normalisés ISO 1219.

    Objectifs d’apprentissage

    • Expliquer les principes physiques de l’hydraulique (Pascal, relation pression-force-surface, puissance hydraulique P = p·Q).
    • Identifier les composants d’un système hydraulique et leurs fonctions (génération, commande, actionneurs, accessoires).
    • Calculer le débit, la pression et la puissance d’une pompe à cylindrée fixe, avec ses rendements.
    • Dimensionner un vérin (effort, vitesse, section annulaire) et un accumulateur hydropneumatique.
    • Lire et analyser un schéma de circuit hydraulique normalisé et proposer un dimensionnement simple.

    Prérequis

    Mécanique des fluides (pression, débit, continuité, pertes de charge), bases d’électromécanique (moteurs électriques, puissance, rendement).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Principes de base de l’hydraulique : pression, débit, puissance et fluides
    2. Leçon 2 — Les pompes hydrauliques : technologies, cylindrée et rendements
    3. Leçon 3 — Actionneurs et accumulateurs : vérins, moteurs hydrauliques, accumulateurs
    4. Leçon 4 — Conception et analyse de circuits hydrauliques

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD, 0 h de TP, 20 h de travail personnel (TPE) ; 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (TD notés, lecture de schémas, quiz, 40 %) et examen terminal écrit (60 %).

    Bibliographie

    • Parr A., Hydraulics and Pneumatics: A Technician’s and Engineer’s Guide, Butterworth-Heinemann.
    • Eaton (Vickers), Industrial Hydraulics Manual, Eaton Corporation.
    • Faisandier J., Mécanismes hydrauliques et pneumatiques, Dunod.
    • Guillon M., Commande et asservissement hydrauliques et électrohydrauliques, Lavoisier (Tec & Doc).
    • ISO 1219-1, Transmissions hydrauliques et pneumatiques — Symboles graphiques et schémas de circuit.
  • Câblage et infrastructures réseaux

    Le câblage est la fondation physique de tout réseau : une grande partie des pannes naît à la couche physique. Ce cours, à forte dominante pratique, forme le technicien à choisir, poser, raccorder, étiqueter et tester les supports de transmission cuivre et fibre optique dans le respect des normes de câblage structuré (TIA/EIA-568, ISO/IEC 11801, EN 50173/50174). Il couvre aussi la conception d’une infrastructure : locaux techniques, baies, chemins de câbles, mise à la terre, dimensionnement des quantités, et la recette de l’installation par des mesures de certification.

    Les cas pratiques portent sur des projets typiques au Niger : câblage d’une mairie ou d’un lycée, réseau d’une PME à Niamey, raccordement FTTH d’un quartier, liaison fibre entre deux bâtiments d’un campus, en tenant compte des contraintes locales (chaleur, poussière, termites et rongeurs, qualité de l’alimentation électrique).

    Objectifs d’apprentissage

    • Identifier les supports cuivre (paires torsadées, coaxial) et fibre optique, leurs catégories, performances et connecteurs.
    • Appliquer les règles du câblage structuré : sous-systèmes, longueurs maximales, locaux techniques, étiquetage, mise à la terre.
    • Dimensionner une installation : nombre de prises, quantités de câble, baies, budget optique, budget PoE.
    • Réaliser des raccordements (sertissage RJ45, prises et panneaux, préparation et connectorisation de fibres) dans le respect de la sécurité.
    • Tester et recetter une installation (testeur de câblage, certificateur, photomètre, réflectomètre OTDR) et rédiger le dossier de recette.

    Prérequis

    Introduction aux réseaux informatiques : modèle OSI, rôle de la couche physique, Ethernet, commutateurs. Notions de décibels utiles pour le budget optique.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Les supports cuivre : paires torsadées, coaxial et connectique
    2. Leçon 2 — La fibre optique : principes, types, connectique et budget optique
    3. Leçon 3 — Le câblage structuré : normes, architecture et dimensionnement
    4. Leçon 4 — Réalisation pratique, tests et recette d’une installation

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : CM 10 h, TD 10 h, TP 30 h, TPE 10 h, 3 crédits. Évaluation : contrôle continu à dominante pratique (réalisations de TP notées sur grille, dossier de dimensionnement, quiz) et examen terminal (épreuve écrite et/ou pratique).

    Bibliographie

    • Guide du câblage réseau, Éditions du Moniteur (référence de la description officielle).
    • ANSI/TIA-568.0-E, 568.1-E, 568.2-E, 568.3-E ; ANSI/TIA-569, TIA-606, TIA-607 (normes de câblage, chemins, étiquetage, mise à la terre).
    • ISO/IEC 11801 et EN 50173 / EN 50174 (câblage générique et installation).
    • BICSI, Telecommunications Distribution Methods Manual (TDMM).
    • Recommandations UIT-T G.652 (fibre monomode) et G.984 (GPON).
  • Mécanique des fluides

    Ce cours introduit les principes fondamentaux de la mécanique des fluides et leur application aux installations industrielles et agricoles rencontrées au Niger : réseaux d’eau potable, stations de pompage, motopompes d’irrigation des cultures maraîchères de la vallée du fleuve, circuits de refroidissement des groupes électrogènes, canalisations de gazole ou de brut (SORAZ). L’étudiant apprend à décrire un fluide, à calculer les pressions et les forces qu’il exerce au repos, puis à analyser un écoulement en conduite grâce aux équations de continuité, de Bernoulli et, qualitativement, de Navier-Stokes. Le cours se termine par le calcul des pertes de charge et de la hauteur manométrique totale nécessaire au choix d’une pompe.

    Objectifs d’apprentissage

    • Définir les propriétés d’un fluide (masse volumique, densité, viscosité dynamique et cinématique) et manipuler leurs unités.
    • Appliquer la loi fondamentale de l’hydrostatique au calcul de pressions, de manomètres et de forces sur des parois.
    • Écrire et utiliser l’équation de continuité et identifier le régime d’écoulement par le nombre de Reynolds.
    • Appliquer l’équation de Bernoulli (Venturi, Torricelli, puissance d’une pompe).
    • Situer l’équation de Navier-Stokes et calculer les pertes de charge régulières et singulières d’une installation.
    • Déterminer la hauteur manométrique totale et la puissance d’une pompe d’irrigation ou de distribution.

    Prérequis

    Physique générale (force, pression, énergie, puissance), notions de débit et de viscosité, calcul algébrique et manipulation des unités SI.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Propriétés des fluides et statique des fluides
    2. Leçon 2 — Cinématique des fluides : débit, continuité et régimes d’écoulement
    3. Leçon 3 — Dynamique des fluides parfaits : équation de Bernoulli et applications
    4. Leçon 4 — Fluides réels : Navier-Stokes, pertes de charge et installations de pompage

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de cours magistral (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), 0 h de travaux pratiques, 30 h de travail personnel de l’étudiant (TPE) ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (devoirs de TD, quiz en ligne, 40 %) et examen terminal écrit (60 %) portant sur des exercices de calcul.

    Bibliographie

    • Fox R. W., McDonald A. T., Pritchard P. J., Introduction to Fluid Mechanics, Wiley.
    • White F. M., Fluid Mechanics, McGraw-Hill.
    • Comolet R., Mécanique expérimentale des fluides, tomes 1 et 2, Masson/Dunod.
    • Idel’cik I. E., Memento des pertes de charge, Eyrolles.
    • Candel S., Mécanique des fluides, Dunod.
  • Principes des télécommunications

    Ce cours présente les principes fondamentaux communs à tous les systèmes de télécommunications : téléphonie fixe et mobile, radiodiffusion, faisceaux hertziens, liaisons satellite VSAT, fibre optique. On y étudie la chaîne de transmission (source, émetteur, canal, récepteur) et les grandeurs qui la caractérisent (décibels, puissance, bruit, bande passante, capacité de Shannon), puis les techniques qui adaptent le signal au canal : modulations analogiques (AM, FM) et numériques (ASK, FSK, PSK, QAM), et enfin les techniques de multiplexage qui permettent de partager un même support entre de nombreux utilisateurs (FDM, TDM, WDM, CDMA, OFDM).

    Les exemples sont tirés du contexte nigérien : radiodiffusion FM à Niamey, faisceau hertzien sur l’axe Niamey–Dosso, trames E1 des centraux, réseaux 2G/4G d’Airtel, Moov Africa ou Zamani Telecom, dorsale optique nationale.

    Objectifs d’apprentissage

    • Décrire les blocs d’une chaîne de transmission et les dégradations apportées par le canal.
    • Manipuler les décibels (dB, dBm, dBi), calculer un bilan de puissance simple, le bruit thermique et la capacité de Shannon.
    • Expliquer et dimensionner les modulations AM et FM (indice, puissance, bande occupée).
    • Relier débit binaire, rapidité de modulation, nombre d’états et bande passante pour les modulations numériques.
    • Comparer les techniques de multiplexage et calculer les débits des hiérarchies numériques (E1, SDH).

    Prérequis

    Physique des ondes et propagation (fréquence, longueur d’onde, puissance) ; logarithmes et fonctions trigonométriques ; électronique générale.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — La chaîne de transmission : grandeurs, bruit et capacité
    2. Leçon 2 — Modulations analogiques : amplitude et fréquence
    3. Leçon 3 — Modulations numériques : ASK, FSK, PSK et QAM
    4. Leçon 4 — Multiplexage des signaux : FDM, TDM, WDM, CDMA et OFDM

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : CM 20 h, TD 10 h, TP 10 h, TPE 20 h, 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (TD, comptes rendus de TP, quiz, travail personnel) et examen terminal écrit.

    Bibliographie

    • C. Servin, Télécoms — De la transmission à l’architecture de réseaux (Réseaux et télécoms), Dunod.
    • P. Lecoy, Technologie des télécoms, Hermès-Lavoisier.
    • S. Haykin, Communication Systems, Wiley.
    • B. Sklar, Digital Communications: Fundamentals and Applications, Prentice Hall.
    • Recommandations UIT-T G.703, G.704, G.711, G.694.1/G.694.2 et UIT-R P.525 (itu.int).
  • Analyse des matériaux et résistance

    Le cours Analyse des matériaux et résistance (UE1 « Analyse des matériaux et mécanique des fluides », semestre 2) relie deux questions que le technicien supérieur en génie mécanique se pose en permanence : de quoi est faite la pièce et va-t-elle tenir ? Il présente les grandes familles de matériaux (métaux et alliages, polymères, composites), leurs propriétés mécaniques et physiques, puis les bases de la résistance des matériaux (RDM) : contraintes, déformations, loi de Hooke, sollicitations simples (traction, compression, cisaillement, torsion, flexion). Il se termine par les essais normalisés (traction, dureté, résilience) et par une méthode rationnelle de choix des matériaux.

    Les exemples sont tirés des installations nigériennes : arbre de motopompe d’irrigation, tirants de charpente, poutres de pont roulant d’atelier, clavettes de réducteur de broyeur de cimenterie, pièces d’usure des engins miniers d’Arlit, conduites exposées aux fortes amplitudes thermiques du Sahel.

    Objectifs d’apprentissage

    • Décrire les familles de matériaux et comparer leurs propriétés (masse volumique, module d’Young, limite élastique, dilatation).
    • Calculer contraintes, déformations et allongements en traction-compression et vérifier une condition de résistance avec un coefficient de sécurité.
    • Dimensionner un élément sollicité en cisaillement (clavette, goupille), en torsion (arbre) et en flexion simple (poutre).
    • Exploiter les résultats d’un essai de traction, de dureté Brinell et de résilience Charpy.
    • Choisir un matériau à l’aide d’un indice de performance et de critères de coût, de disponibilité et d’environnement.

    Prérequis

    Notions de base en physique (forces, unités SI, moments) et en chimie des matériaux (atomes, liaisons) ; calcul algébrique et trigonométrie du S1.

    Plan du cours

    1. Propriétés des matériaux : métalliques, polymères et composites
    2. Élasticité : contraintes et déformations en traction-compression
    3. Cisaillement, torsion et flexion simple
    4. Essais mécaniques et choix des matériaux

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de cours magistral (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), 0 h de TP et 30 h de travail personnel de l’étudiant (TPE) ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (exercices de TD, quiz en ligne, devoir surveillé) et examen terminal écrit portant sur des calculs de dimensionnement et des questions de cours.

    Bibliographie

    • W. D. Callister, D. G. Rethwisch, Materials Science and Engineering: An Introduction, Wiley.
    • S. P. Timoshenko, Strength of Materials (Parts I et II), Van Nostrand.
    • M. F. Ashby, Materials Selection in Mechanical Design, Butterworth-Heinemann.
    • J.-L. Fanchon, Guide de mécanique : sciences et technologies industrielles, Nathan.
    • J.-P. Baïlon, J.-M. Dorlot, Des matériaux, Presses internationales Polytechnique.
  • Électronique numérique

    Les équipements de télécommunications modernes — téléphones mobiles, BTS, routeurs, multiplexeurs SDH, modems VSAT, ONT de fibre optique — sont avant tout des systèmes numériques : le signal (voix, image, données) y est converti en bits, traité par des circuits logiques, des processeurs et des FPGA, puis reconverti. Ce cours donne les bases de l’électronique numérique indispensables au technicien : représentation des nombres, algèbre de Boole, logique combinatoire et séquentielle, conversion analogique-numérique et numérique-analogique, et architecture des circuits numériques rencontrés dans les équipements télécoms (horloges, registres série/parallèle, UART, mémoires, DSP, FPGA).

    Les travaux pratiques sont réalisés sur plaques d’essai avec des circuits intégrés de la famille 74HC, un générateur de fonctions, un oscilloscope et une carte à microcontrôleur de type Arduino.

    Objectifs d’apprentissage

    • Convertir des nombres entre les bases 2, 10 et 16 et utiliser les codes usuels (BCD, Gray, complément à 2, ASCII, parité).
    • Simplifier une fonction logique (algèbre de Boole, tableau de Karnaugh) et la réaliser avec des portes.
    • Analyser et câbler des circuits combinatoires (additionneur, multiplexeur, décodeur) et séquentiels (bascules, compteurs, registres).
    • Dimensionner une conversion analogique-numérique : fréquence d’échantillonnage, résolution, quantum, rapport signal/bruit, débit.
    • Identifier les blocs numériques d’un équipement télécom et leur rôle.

    Prérequis

    Électronique générale (tension, courant, loi d’Ohm, diodes et transistors en commutation) ; notions de mathématiques (puissances, logarithmes).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Numération, codes et algèbre de Boole
    2. Leçon 2 — Logique combinatoire : simplification et circuits usuels
    3. Leçon 3 — Logique séquentielle : bascules, compteurs et registres
    4. Leçon 4 — Conversion analogique-numérique et circuits numériques des équipements télécoms

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : CM 20 h, TD 10 h, TP 20 h, TPE 10 h, 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (TD, comptes rendus et manipulations de TP, quiz) et examen terminal écrit.

    Bibliographie

    • T. Floyd, Systèmes numériques (Digital Fundamentals), Reynald Goulet / Pearson.
    • J. Letocha, Introduction aux circuits logiques, McGraw-Hill.
    • P. Horowitz, W. Hill, The Art of Electronics, Cambridge University Press.
    • T. Wildi, Électrotechnique, De Boeck (référence de la description officielle, pour les bases électriques).
    • Fiches techniques des circuits 74HC00, 74HC74, 74HC393, 74HC595 (Texas Instruments, Nexperia).
  • Anglais technique

    Dans les industries du Niger, l’anglais est omniprésent : manuels d’entretien des groupes électrogènes et des engins miniers, fiches techniques de pompes et de roulements, logiciels de CAO, normes internationales, échanges avec des fournisseurs ou des experts étrangers sur les sites pétroliers et miniers. Le cours Anglais technique (UE5 « Langues et communication », semestre 1) donne au futur technicien supérieur en génie mécanique les outils linguistiques pour comprendre, écrire et parler l’anglais de son métier.

    Chaque leçon associe du vocabulaire FR/EN, des points de grammaire utiles (impératif, modaux, passif, séquenceurs), des textes authentiques simplifiés, des dialogues et des exercices de traduction et de rédaction corrigés.

    Objectifs d’apprentissage

    • Maîtriser le vocabulaire anglais des outils, machines, matériaux, dimensions et unités de la mécanique.
    • Lire et exploiter un manuel d’entretien, une fiche technique ou une consigne de sécurité en anglais.
    • Rédiger un courriel, un rapport d’intervention et un court rapport technique en anglais.
    • Participer à un échange oral professionnel : appel téléphonique, réunion, description de panne, courte présentation.
    • Convertir les unités impériales et américaines usuelles (pouce, psi, °F) en unités SI.

    Prérequis

    Niveau intermédiaire en anglais général (présent, passé, questions, vocabulaire courant).

    Plan du cours

    1. Le vocabulaire technique de la mécanique : outils, machines, matériaux et mesures
    2. Comprendre les documents techniques : manuels, fiches et consignes
    3. Rédiger en anglais : courriels, rapports d’intervention et rapports techniques
    4. Communiquer à l’oral en situation professionnelle

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de cours magistral (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), 0 h de TP et 30 h de travail personnel (TPE) ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (exercices de TD, jeux de rôle oraux, quiz en ligne) et examen terminal écrit (compréhension d’un document technique, traduction, rédaction d’un rapport court).

    Bibliographie

    • M. Ibbotson, Cambridge English for Engineering, Cambridge University Press.
    • D. Bonamy, Technical English (niveaux 1 à 4), Pearson Longman.
    • M. Grussendorf, English for Presentations, Oxford University Press (série Express).
    • E. H. Glendinning, N. Glendinning, Oxford English for Electrical and Mechanical Engineering, Oxford University Press.
    • R. Murphy, English Grammar in Use, Cambridge University Press.
  • Introduction aux bases de données

    Toute infrastructure de télécommunications s’appuie sur des bases de données : inventaire des équipements et des liens, annuaire des utilisateurs, base des abonnés d’un opérateur (HLR/HSS), journaux d’événements, tickets d’incidents, facturation Mobile Money. Ce cours introduit les principes de conception et d’exploitation des bases de données relationnelles. L’étudiant apprend à modéliser un besoin (modèle entité-association), à le traduire en tables normalisées (modèle relationnel), à interroger et mettre à jour les données avec le langage SQL, puis à appliquer ces compétences à des bases de données réseau : inventaire de parc, annuaire (y compris la notion d’annuaire LDAP) et stockage de journaux syslog.

    Les travaux pratiques utilisent SQLite (léger, sans serveur) puis MariaDB/MySQL, logiciels libres disponibles sur les postes du laboratoire. Les exemples s’appuient sur le réseau d’une entreprise nigérienne ayant un siège à Niamey et des agences à Dosso, Maradi et Zinder.

    Objectifs d’apprentissage

    • Expliquer le rôle d’un SGBD et les propriétés attendues d’une base de données (intégrité, cohérence, sécurité, transactions ACID).
    • Construire un modèle conceptuel entité-association avec cardinalités à partir d’un cahier des charges.
    • Traduire un MCD en schéma relationnel et le normaliser jusqu’à la 3e forme normale.
    • Écrire des requêtes SQL de définition (CREATE, ALTER) et de manipulation (INSERT, UPDATE, DELETE, SELECT avec jointures et agrégats).
    • Concevoir et exploiter une base d’inventaire réseau, un annuaire et une base de journaux.

    Prérequis

    Aucun prérequis spécifique ; une aisance avec l’utilisation d’un ordinateur et des notions d’algorithmique facilitent l’apprentissage.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Systèmes d’information, SGBD et modèle entité-association
    2. Leçon 2 — Modèle relationnel, passage au schéma et normalisation
    3. Leçon 3 — Le langage SQL : définition et manipulation des données
    4. Leçon 4 — Bases de données appliquées aux réseaux : inventaire, annuaires et journaux

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : CM 20 h, TD 10 h, TP 20 h, TPE 10 h, 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (TD de modélisation, comptes rendus de TP avec scripts SQL, quiz en ligne) et examen terminal écrit (modélisation et requêtes SQL).

    Bibliographie

    • C. Soutou, SQL pour les bases de données (référence de la description officielle) et Programmer avec MySQL, Eyrolles.
    • C. Soutou, F. Brouard, Modélisation de bases de données : UML et les modèles entité-association, Eyrolles.
    • G. Gardarin, Bases de données, Eyrolles.
    • R. Elmasri, S. Navathe, Fundamentals of Database Systems, Pearson.
    • Documentation officielle SQLite (sqlite.org) et MariaDB (mariadb.com/kb).
  • Techniques d’expression française

    Un technicien supérieur en génie mécanique passe une grande partie de son temps à communiquer : il rédige des comptes rendus d’intervention, des demandes d’achat, des rapports de stage ou d’expertise, et présente oralement ses résultats à un chef d’atelier, à un client ou à un jury. Une panne bien diagnostiquée mais mal expliquée reste souvent une panne mal réparée. Le cours Techniques d’expression française (UE5 « Langues et communication », semestre 1) renforce la maîtrise du français écrit et oral dans ce cadre professionnel.

    Il part des principes de la communication et de l’organisation des idées, passe aux écrits professionnels courants (courriel, lettre, note, compte rendu), consacre une leçon entière au rapport technique, et se termine par la prise de parole en public et la communication non verbale. Les cas pratiques sont tirés de la vie d’un atelier ou d’une entreprise industrielle nigérienne.

    Objectifs d’apprentissage

    • Identifier les éléments d’une situation de communication et adapter son message au destinataire.
    • Structurer ses idées à l’aide d’un plan et de connecteurs logiques ; résumer et synthétiser un document.
    • Rédiger des écrits professionnels courants conformes aux usages (courriel, lettre, note de service, compte rendu).
    • Rédiger un rapport technique clair, structuré et illustré.
    • Préparer et présenter un exposé oral avec un support visuel, en maîtrisant sa voix, sa gestuelle et son temps.

    Prérequis

    Niveau intermédiaire en langue française (lecture courante, rédaction de paragraphes simples).

    Plan du cours

    1. Communiquer, structurer et organiser ses idées
    2. Les écrits professionnels courants
    3. Rédiger un rapport technique
    4. Expression orale, présentation en public et communication non verbale

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de cours magistral (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), 0 h de TP et 30 h de travail personnel (TPE) ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (écrits rédigés en TD, exposé oral noté selon une grille, quiz en ligne) et examen terminal écrit (rédaction d’un écrit professionnel et d’un court rapport à partir d’une situation donnée).

    Bibliographie

    • A. Clerc, Techniques de l’expression (ouvrage de référence indiqué dans la maquette).
    • J.-C. Martin, Communiquer efficacement (ouvrage de référence indiqué dans la maquette).
    • B. Meyer, Maîtriser l’argumentation, Armand Colin.
    • M. Grevisse, Le Bon Usage, De Boeck / Duculot (grammaire de référence).
    • Bescherelle, La conjugaison pour tous, Hatier.
  • Algorithmique et programmation 2

    Ce cours prolonge Algorithmique et programmation 1 et oriente la programmation vers les besoins concrets du technicien en télécommunications et réseaux. On y étudie les structures de données avancées (piles, files, arbres), qui sont au cœur des équipements réseau (files d’attente des interfaces, tables de routage, arbres DNS), puis la programmation orientée objet qui permet de modéliser proprement un parc d’équipements. Le cours se termine par l’écriture de scripts d’automatisation en Python : inventaire, calcul d’adressage, vérification de disponibilité, analyse de journaux et sauvegarde de configurations, avec une approche strictement défensive et documentée.

    Le langage support est Python 3, installé sur les postes du laboratoire (Linux ou Windows). Les exemples s’appuient sur des cas nigériens : réseau d’une mairie, liaisons entre agences de Niamey et Dosso, parc d’un opérateur.

    Objectifs d’apprentissage

    • Implémenter et utiliser une pile, une file et une file circulaire, et analyser leur complexité.
    • Construire un arbre binaire de recherche, le parcourir et estimer le coût d’une recherche.
    • Concevoir des classes Python avec encapsulation, héritage et polymorphisme pour modéliser des équipements réseau.
    • Écrire des scripts d’automatisation fiables (fichiers CSV, module ipaddress, ping, expressions régulières, journaux).
    • Adopter de bonnes pratiques : tests, gestion des erreurs, commentaires, sécurité des identifiants.

    Prérequis

    Algorithmique et programmation 1 : variables, types, conditions, boucles, fonctions, listes et dictionnaires en Python. Notions de base sur l’adressage IP.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Piles et files : structures linéaires et applications réseau
    2. Leçon 2 — Arbres binaires, arbres de recherche et files de priorité
    3. Leçon 3 — Programmation orientée objet en Python
    4. Leçon 4 — Scripts d’automatisation appliqués aux réseaux

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : CM 10 h, TD 10 h, TP 30 h, travail personnel (TPE) 10 h, 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (comptes rendus de TP, scripts rendus, quiz en ligne) et examen terminal écrit comportant de l’algorithmique et de la lecture/écriture de code.

    Bibliographie

    • T. Cormen, C. Leiserson, R. Rivest, C. Stein, Algorithmique (Introduction à l’algorithmique), Dunod.
    • G. Swinnen, Apprendre à programmer avec Python 3, Eyrolles.
    • M. Lutz, Learning Python, O’Reilly.
    • K. Edelman, S. Lowe, M. Oswalt, Network Programmability and Automation, O’Reilly.
    • Documentation officielle Python : docs.python.org (modules collections, heapq, ipaddress, csv, re, subprocess).