École Privée d’Ingénierie du Niger — L’école du nouveau monde

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Semestre : Licence 1

  • Conception des processus

    Le cours Conception des processus (UE4 « Conception des processus », semestre 2) initie aux méthodes qui permettent de concevoir, représenter, analyser et améliorer un processus de production industrielle : de la définition du besoin jusqu’à l’organisation des postes, des flux et des ressources. Qu’il s’agisse d’un atelier de fabrication de pièces de rechange, d’une ligne d’assemblage de motopompes, d’une unité de décorticage ou d’un atelier de révision de groupes électrogènes, le technicien doit savoir découper un processus en opérations, le modéliser, dimensionner les moyens, identifier le goulot et tester des améliorations avant de les mettre en œuvre.

    Le cours prépare directement la matière « Projets de conception et simulation », où ces méthodes seront appliquées sur des projets complets avec des logiciels de simulation.

    Objectifs d’apprentissage

    • Décrire les étapes de la conception d’un processus industriel, du cahier des charges à la mise en service.
    • Représenter un processus par une cartographie, un logigramme, un synoptique d’opérations, un modèle SADT/IDEF0 ou une VSM.
    • Analyser les flux : takt time, temps de cycle, goulot, équilibrage de ligne, loi de Little, TRS.
    • Dimensionner les moyens (nombre de machines, de postes) et comparer des implantations.
    • Utiliser des outils de CAO et de simulation de flux (tableur, logiciels dédiés) pour évaluer et optimiser un processus.

    Prérequis

    Connaissances de base en mécanique et procédés de fabrication (gammes d’usinage, postes de travail) et notions de gestion des opérations ; utilisation courante d’un tableur.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Démarche de conception d’un processus industriel
    2. Leçon 2 — Modélisation et représentation des processus
    3. Leçon 3 — Analyse des flux de production
    4. Leçon 4 — Outils de simulation et optimisation des processus

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 10 h de CM, 10 h de TD, 10 h de TP et 30 h de travail personnel (TPE) ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (TD, comptes rendus de TP de modélisation et de simulation, quiz en ligne) et examen terminal écrit.

    Bibliographie

    • Warren D. Seider, J. D. Seader, Daniel R. Lewin et al., Product and Process Design Principles, Wiley.
    • Thorsten Blecker et al. (dir.), Process Simulation and Optimization in Sustainable Logistics and Manufacturing, Springer.
    • Mike Rother et John Shook, Learning to See (Bien voir pour mieux produire), Lean Enterprise Institute.
    • Vincent Giard, Gestion de la production et des flux, Economica.
    • Christian Hohmann, Guide pratique des 5S et du management visuel / Lean management, Eyrolles.
  • Normes et certifications

    Un réseau de télécommunications n’existe que parce que des équipements de constructeurs différents parlent le même langage : un téléphone fabriqué en Asie se connecte à une BTS européenne raccordée à un cœur de réseau américain, grâce aux normes. Ce cours de l’UE5 présente le monde de la normalisation et de la certification dans le secteur des télécommunications et des réseaux. Il décrit les organismes de normalisation (UIT, ISO/CEI, ETSI, IEEE, IETF, 3GPP, organismes nationaux dont l’ANMC au Niger), l’organisation de l’UIT et la lecture de ses Recommandations, les certifications professionnelles qui valident les compétences des techniciens (Cisco, Huawei, CompTIA, Linux, fibre optique, sécurité), et enfin le processus d’évaluation de la conformité et d’homologation des équipements, y compris la procédure nationale auprès de l’ARCEP.

    Objectifs d’apprentissage

    • Définir norme, standard, recommandation et spécification, et expliquer les enjeux de la normalisation.
    • Identifier les principaux organismes de normalisation et leur domaine (UIT, ISO, CEI, ETSI, IEEE, IETF, 3GPP, TIA).
    • Décrire l’organisation de l’UIT, lire une référence de Recommandation et citer les Recommandations clés du métier.
    • Construire un parcours de certifications professionnelles cohérent avec un projet de carrière en réseaux et télécoms.
    • Expliquer le processus d’évaluation de la conformité et d’homologation d’un équipement télécom, et vérifier des critères simples (PIRE, DAS, disponibilité).

    Prérequis

    Réglementation des télécommunications (recommandé en parallèle) ; notions de base en réseaux et en transmission (S1).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — La normalisation : notions, enjeux et organismes
    2. Leçon 2 — L’UIT et ses Recommandations
    3. Leçon 3 — Les certifications professionnelles du secteur réseaux et télécoms
    4. Leçon 4 — Évaluation de la conformité et homologation des équipements

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 30 h de cours magistral (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), pas de travaux pratiques, 20 h de travail personnel (TPE), 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (fiche de lecture d’une Recommandation UIT, dossier d’homologation fictif, quiz) et examen terminal écrit.

    Bibliographie

    • UIT, Recommandations UIT-T et Recommandations UIT-R, Union internationale des télécommunications (accès gratuit en ligne).
    • ISO/CEI 17000, Évaluation de la conformité — Vocabulaire et principes généraux.
    • ISO, La normalisation, c’est quoi ? et guides ISO/CEI pour les organismes nationaux.
    • W. Odom, CCNA Official Cert Guide, Cisco Press.
  • Qualité et contrôle

    Le cours Qualité et contrôle (UE3 « Procédés de fabrication et qualité », semestre 2) apprend à organiser, mesurer et améliorer la qualité dans un processus de production industrielle. Un arbre de pompe usiné hors tolérance, un joint mal monté sur une motopompe d’irrigation ou un lot de boulons non conforme livré à une cimenterie coûtent cher : rebuts, retouches, arrêts de production, perte de clients. Le technicien supérieur en génie mécanique doit savoir appliquer les exigences d’un système de management de la qualité (ISO 9001), piloter un procédé par des méthodes statistiques (SPC), analyser un problème avec les bons outils et participer à un audit qualité.

    Le cours s’appuie sur des situations d’ateliers d’usinage, de maintenance et de fabrication au Niger (ateliers de Niamey, industries de Maradi, maintenance à la SONICHAR ou dans les mines d’Arlit) et sur des mesures réelles réalisées en TP avec les instruments de métrologie de l’atelier.

    Objectifs d’apprentissage

    • Expliquer les concepts de qualité, de coût d’obtention de la qualité et les principes du management de la qualité selon ISO 9001:2015.
    • Décrire la démarche Six Sigma (DMAIC) et calculer un DPMO, un rendement et un niveau sigma.
    • Utiliser les outils de résolution de problèmes : QQOQCP, Pareto, Ishikawa, 5 Pourquoi, PDCA.
    • Construire et interpréter une carte de contrôle X̄-R et calculer les indices de capabilité Cp et Cpk.
    • Appliquer un plan d’échantillonnage pour le contrôle de réception.
    • Préparer, conduire et rendre compte d’un audit qualité interne selon ISO 19011.

    Prérequis

    Aucun prérequis particulier. Les notions de statistique descriptive (moyenne, écart-type) et de loi normale vues au S1, ainsi que les bases de métrologie (pied à coulisse, micromètre, tolérances ISO 286) facilitent la leçon 3.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Management de la qualité : ISO 9001 et Six Sigma
    2. Leçon 2 — Outils de résolution des problèmes qualité
    3. Leçon 3 — Maîtrise statistique des procédés (SPC) et capabilité
    4. Leçon 4 — Contrôle de réception et gestion des audits qualité

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 10 h de CM, 10 h de TD, 10 h de TP et 30 h de travail personnel (TPE) ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (TD notés, comptes rendus de TP de métrologie/SPC et d’audit simulé, quiz en ligne) et examen terminal écrit. Calculatrice autorisée ; la table des coefficients des cartes de contrôle est fournie.

    Bibliographie

    • Dale H. Besterfield, Quality Control, Pearson.
    • Dale H. Besterfield et al., Total Quality Management, Pearson.
    • Douglas C. Montgomery, Introduction to Statistical Quality Control, Wiley.
    • Maurice Pillet, Appliquer la maîtrise statistique des processus (MSP/SPC), Éditions d’Organisation / Eyrolles.
    • Normes ISO 9000:2015, ISO 9001:2015 et ISO 19011:2018 (AFNOR / ISO).
  • Réglementation des télécommunications

    Le technicien supérieur en télécommunications et réseaux travaille dans un secteur fortement encadré : l’installation d’un faisceau hertzien exige une assignation de fréquences, la mise en vente d’un routeur Wi-Fi une homologation, l’ouverture d’un service d’accès à Internet une licence ou une autorisation, et la qualité de service d’un opérateur mobile est contrôlée par le régulateur. Ce cours de l’UE5 (Droit et réglementation des télécoms) présente le cadre juridique et institutionnel des communications électroniques au Niger : les sources du droit (normes internationales de l’UIT, textes communautaires de l’UEMOA et de la CEDEAO, lois et règlements nationaux), les acteurs (ministère, ARCEP, ANSI, opérateurs), le rôle et les pouvoirs de l’Autorité de Régulation des Communications Électroniques et de la Poste, puis les régimes de licences et d’autorisations. La dernière leçon met la réglementation en pratique : interconnexion, fréquences et numérotation, qualité de service, protection des consommateurs et des données, règlement des différends.

    Les textes évoluent : l’étudiant doit toujours vérifier la version en vigueur sur les sites officiels (ARCEP, ministère, Journal officiel).

    Objectifs d’apprentissage

    • Identifier les sources du droit des télécommunications applicables au Niger et leur hiérarchie.
    • Décrire le statut, l’organisation, les missions et les pouvoirs de l’ARCEP.
    • Distinguer les régimes de licence individuelle, d’autorisation générale et d’entrée libre, et en décrire les procédures et obligations.
    • Expliquer les mécanismes de régulation : interconnexion, gestion des fréquences et de la numérotation, qualité de service, accès universel.
    • Analyser un cas pratique (sanction, litige d’interconnexion, plainte de consommateur) et argumenter une solution conforme aux textes.

    Prérequis

    Aucun prérequis spécifique ; une connaissance générale des réseaux et services télécoms (téléphonie mobile, Internet) facilite la compréhension.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Cadre institutionnel et sources du droit des télécommunications au Niger
    2. Leçon 2 — L’ARCEP : statut, organisation, missions et pouvoirs
    3. Leçon 3 — Licences et autorisations d’exploitation
    4. Leçon 4 — La régulation en pratique : interconnexion, ressources rares, qualité et consommateurs

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 30 h de cours magistral (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), pas de travaux pratiques, 20 h de travail personnel (TPE), 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (études de cas, exposé sur un texte réglementaire, quiz en ligne) et examen terminal écrit (questions de cours et cas pratique).

    Bibliographie

    • ARCEP Niger, Cadre réglementaire des télécommunications (textes en ligne sur le site de l’ARCEP).
    • Loi n° 2018-45 du 12 juillet 2018 portant réglementation des communications électroniques au Niger ; loi n° 2018-47 du 12 juillet 2018 portant création, missions, attributions, organisation et fonctionnement de l’ARCEP.
    • UIT et infoDev, ICT Regulation Toolkit, Union internationale des télécommunications.
    • UIT, Règlement des radiocommunications et Tendances des réformes dans les télécommunications.
  • Procédés de fabrication 1

    Ce cours présente les principaux procédés de fabrication utilisés dans l’industrie mécanique et dans les ateliers nigériens : usinage (tournage, fraisage, perçage) dans les ateliers de maintenance de la SONICHAR, de la SORAZ ou des sociétés minières ; fonderie et formage (fonderie artisanale d’aluminium recyclé, forge, tôlerie) ; soudage et assemblage (charpentes, réparations d’engins, fabrication de remorques et de matériel agricole) ; fabrication additive (impression 3D de pièces de rechange et de prototypes) et automatisation des procédés. Pour chaque famille, l’étudiant apprend les principes, les paramètres, les critères de choix selon le matériau, la forme et la série, et les méthodes simples d’amélioration de la productivité. Les 20 heures de travaux pratiques sont organisées en quatre TP guidés intégrés aux leçons.

    Objectifs d’apprentissage

    • Identifier et classer les procédés de fabrication (enlèvement de matière, formage, moulage, assemblage, fabrication additive).
    • Calculer les paramètres de coupe (N, Vf, temps, puissance) et réaliser une pièce simple au tour en sécurité.
    • Expliquer les principes du moulage, du formage et du soudage, et en calculer les grandeurs essentielles (retrait, module, effort de découpage, énergie de soudage).
    • Décrire les technologies de fabrication additive et préparer une impression 3D.
    • Choisir un procédé en fonction du matériau, de la géométrie et de la série, et évaluer la productivité (temps de cycle, TRS, seuil de rentabilité).

    Prérequis

    Connaissance des matériaux et de leurs propriétés (aciers, fontes, alliages d’aluminium, polymères ; résistance, dureté, soudabilité), lecture de dessin technique, règles de base de sécurité en atelier.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Panorama des procédés et usinage par enlèvement de matière
    2. Leçon 2 — Moulage et formage des métaux
    3. Leçon 3 — Soudage et procédés d’assemblage
    4. Leçon 4 — Fabrication additive, automatisation et optimisation des procédés

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 10 h de CM, 10 h de TD, 20 h de TP, 40 h de travail personnel (TPE) ; 4 crédits. Évaluation : contrôle continu comprenant les comptes rendus et la pièce réalisée à chaque TP (grille de contrôle), les exercices de TD et le quiz (50 %), et examen terminal écrit (50 %). La présence aux TP et le port des EPI sont obligatoires.

    Bibliographie

    • Kalpakjian S., Schmid S. R., Manufacturing Engineering and Technology, Pearson.
    • Lindberg R. A., Processes and Materials of Manufacture, Allyn and Bacon.
    • Chevalier A., Bohan J., Guide du technicien en productique, Hachette Technique.
    • Groover M. P., Fundamentals of Modern Manufacturing, Wiley.
    • Gibson I., Rosen D., Stucker B., Additive Manufacturing Technologies, Springer.
  • Théorie du signal

    La théorie du signal est le socle de toutes les techniques de télécommunications : téléphonie, radio mobile, transmission par faisceaux hertziens, fibre optique ou VSAT manipulent des signaux qu’il faut décrire, numériser, transmettre et protéger du bruit. Ce cours de l’UE4 présente d’abord la classification des signaux et leurs grandeurs caractéristiques (valeur moyenne, valeur efficace, puissance, énergie, décibels), puis les deux opérations de la conversion analogique-numérique : l’échantillonnage (théorème de Shannon-Nyquist, repliement de spectre) et la quantification (pas, erreur, rapport signal sur bruit de quantification, codage MIC de la téléphonie). La dernière leçon traite du bruit : bruit thermique, facteur de bruit, formule de Friis et rapport signal sur bruit, critère central de la qualité d’une liaison.

    Les travaux pratiques guidés utilisent un générateur basse fréquence (GBF), un oscilloscope numérique, un analyseur de spectre lorsque disponible, et des scripts Python (numpy, matplotlib) ou Scilab.

    Objectifs d’apprentissage

    • Classer un signal (analogique/numérique, déterministe/aléatoire, périodique, à énergie finie ou à puissance finie) et mesurer ses grandeurs caractéristiques.
    • Exprimer puissances et rapports en dB et dBm et convertir entre tension, puissance et niveau.
    • Choisir une fréquence d’échantillonnage respectant le théorème de Shannon-Nyquist et prévoir la fréquence d’un repliement.
    • Calculer le pas de quantification, le rapport signal sur bruit de quantification et le débit d’un signal MIC.
    • Calculer une puissance de bruit thermique, un facteur de bruit de chaîne (Friis) et un rapport signal sur bruit.

    Prérequis

    Mathématiques appliquées aux télécoms (recommandé en parallèle) : sinusoïdes, logarithmes, notion de spectre ; électronique générale (S1).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Signaux analogiques et numériques : classification et grandeurs
    2. Leçon 2 — Échantillonnage et théorème de Shannon-Nyquist
    3. Leçon 3 — Quantification et codage MIC
    4. Leçon 4 — Bruit et rapport signal/bruit

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de cours magistral (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), 20 h de travaux pratiques (TP), 10 h de travail personnel (TPE), 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (comptes rendus de TP, interrogations écrites, quiz en ligne) et examen terminal écrit.

    Bibliographie

    • J.-P. Muller, Traitement du signal, Ellipses.
    • F. de Coulon, Théorie et traitement des signaux, PPUR.
    • J. G. Proakis, M. Salehi, Communication Systems Engineering, Prentice Hall.
    • UIT-T, Recommandation G.711, Modulation par impulsions et codage (MIC) des fréquences vocales.
  • Automatisme

    Ce cours d’introduction à l’automatisme présente les systèmes automatisés de production (SAP) tels qu’on les rencontre dans l’industrie nigérienne : ensacheuses de cimenterie, stations de pompage et châteaux d’eau télégérés, lignes de conditionnement d’huileries et de laiteries, démarrage et protection des groupes électrogènes, convoyeurs miniers. L’étudiant apprend à décrire la structure d’un système automatisé, à manipuler la logique combinatoire (algèbre de Boole, tableaux de Karnaugh), à choisir capteurs et actionneurs, à modéliser un fonctionnement séquentiel par un GRAFCET (norme NF EN 60848) et à le traduire pour un automate programmable industriel (API) selon la norme CEI 61131-3. La description officielle de cette matière n’étant pas fournie, le programme proposé est un programme standard d’introduction, qui prépare la matière « Régulation numérique » de S6.

    Objectifs d’apprentissage

    • Décrire la structure d’un système automatisé (partie commande, partie opérative, interface homme-machine) et la chaîne capteur – traitement – pré-actionneur – actionneur.
    • Utiliser les systèmes de numération et l’algèbre de Boole ; simplifier une équation logique par Karnaugh.
    • Choisir un capteur et un actionneur adaptés à une application et exploiter un signal analogique 4-20 mA.
    • Établir une équation de mémoire et construire un GRAFCET respectant les règles d’évolution.
    • Expliquer le fonctionnement d’un API et traduire un GRAFCET simple en langage à contacts (Ladder).

    Prérequis

    Notions d’électricité (tension, courant, circuits simples), bases de mécanique et d’hydraulique ; aucune connaissance préalable en programmation n’est exigée.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Systèmes automatisés et logique combinatoire
    2. Leçon 2 — Capteurs, pré-actionneurs et actionneurs
    3. Leçon 3 — Logique séquentielle et GRAFCET
    4. Leçon 4 — Automates programmables industriels et programmation

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD, 0 h de TP, 20 h de travail personnel (TPE) ; 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (TD : équations, GRAFCET, Ladder ; quiz ; 40 %) et examen terminal écrit (60 %).

    Bibliographie

    • Bossy J.-C., Brard P., Faugère P., Merlaud C., Le GRAFCET : sa pratique et ses applications, Casteilla/Educalivre.
    • Bolton W., Programmable Logic Controllers, Newnes/Elsevier.
    • NF EN 60848, Langage de spécification GRAFCET pour diagrammes fonctionnels en séquence.
    • CEI 61131-3, Automates programmables — Partie 3 : langages de programmation.
  • Mathématiques appliquées aux télécoms

    Ce cours de l’UE4 (Mathématiques appliquées et Statistiques) fournit à l’étudiant les outils mathématiques utilisés quotidiennement par les techniciens et ingénieurs des télécommunications. La première partie est consacrée à l’analyse fréquentielle : décomposition d’un signal périodique en série de Fourier, transformée de Fourier, notion de spectre et de bande passante. La seconde partie introduit le calcul des probabilités appliqué au trafic : loi de Poisson des appels, loi exponentielle des durées, intensité de trafic en Erlang. La dernière leçon réunit ces outils pour résoudre des problèmes concrets de transmission : dimensionnement d’une cellule avec la formule d’Erlang B, calculs en décibels et bilan de liaison d’un faisceau hertzien, capacité de Shannon et probabilité d’erreur sur un paquet.

    Les exemples sont tirés du contexte nigérien : trafic d’une cellule 2G/4G à Niamey, faisceau hertzien vers Dosso, liaison VSAT d’un centre de santé rural, abonnés Mobile Money.

    Objectifs d’apprentissage

    • Calculer les coefficients de Fourier de signaux périodiques usuels et tracer leur spectre de raies.
    • Utiliser la transformée de Fourier et ses propriétés pour déterminer le spectre et la bande occupée d’un signal.
    • Modéliser l’arrivée des appels et leur durée par les lois de Poisson et exponentielle ; calculer une intensité de trafic en Erlang.
    • Dimensionner un faisceau de circuits ou de canaux avec la formule d’Erlang B pour un taux de blocage donné.
    • Manipuler les décibels (dB, dBm, dBi) et appliquer la formule de Shannon et la loi binomiale à une liaison de transmission.

    Prérequis

    Mathématiques générales (S1) : fonctions trigonométriques, nombres complexes, dérivées et intégrales, sommes et suites, logarithmes.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Séries de Fourier des signaux périodiques
    2. Leçon 2 — Transformée de Fourier et analyse spectrale
    3. Leçon 3 — Probabilités appliquées au trafic télécoms
    4. Leçon 4 — Applications aux systèmes de transmission

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 30 h de cours magistral (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), pas de travaux pratiques, 20 h de travail personnel (TPE), 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (séries de TD, devoirs, quiz en ligne) et examen terminal écrit. La calculatrice scientifique est indispensable ; un formulaire (Fourier, Poisson, Erlang B, décibels) est fourni.

    Bibliographie

    • J.-P. Muller, Traitement du signal, Ellipses.
    • F. de Coulon, Théorie et traitement des signaux, Presses polytechniques et universitaires romandes.
    • M. Schwartz, Telecommunication Networks: Protocols, Modeling and Analysis, Addison-Wesley.
    • UIT-D, Teletraffic Engineering Handbook (V. B. Iversen), Union internationale des télécommunications.
  • Chimie appliquée

    Ce cours de chimie appliquée donne au futur technicien en génie mécanique les outils chimiques dont il a besoin dans l’industrie : comprendre et chiffrer les réactions des procédés (cuisson du clinker à la cimenterie de Malbaza, combustion du charbon à la centrale SONICHAR, combustion du gazole et du butane, production et usage de l’acide sulfurique dans le traitement du minerai d’uranium), prévoir le sens et l’énergie d’une réaction (thermodynamique), sa vitesse (cinétique), puis appliquer ces notions à la corrosion des métaux, aux traitements de surface et à la gestion des risques chimiques en atelier et en usine.

    Objectifs d’apprentissage

    • Écrire et équilibrer les réactions industrielles courantes et établir des bilans matière (stœchiométrie, réactif limitant, rendement).
    • Calculer une enthalpie de réaction par la loi de Hess, un pouvoir calorifique, et prévoir la spontanéité par ΔG = ΔH − T·ΔS.
    • Exploiter une loi de vitesse d’ordre 1, un temps de demi-réaction et la loi d’Arrhenius.
    • Expliquer les mécanismes électrochimiques de la corrosion et quantifier une perte de métal par la loi de Faraday.
    • Choisir un moyen de protection ou un traitement de surface adapté et appliquer les règles de prévention du risque chimique (SGH, FDS).

    Prérequis

    Bases de chimie générale : atome, mole, masse molaire, équation-bilan, notions d’oxydoréduction et d’acides-bases.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Réactions chimiques industrielles et bilans matière
    2. Leçon 2 — Thermodynamique chimique appliquée aux procédés
    3. Leçon 3 — Cinétique chimique et catalyse
    4. Leçon 4 — Corrosion, traitement des matériaux et risques chimiques

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD, 0 h de TP, 20 h de travail personnel (TPE) ; 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (TD, quiz, 40 %) et examen terminal écrit (60 %).

    Bibliographie

    • Sharma B. K., Industrial Chemistry, Goel Publishing House.
    • Shreve R. N. (Austin G. T.), Shreve’s Chemical Process Industries, McGraw-Hill.
    • Atkins P., de Paula J., Chimie physique, De Boeck.
    • Landolt D., Corrosion et chimie de surfaces des métaux, Presses polytechniques et universitaires romandes.
    • Béranger G., Mazille H. (dir.), Corrosion des métaux et alliages, Hermès-Lavoisier.
  • Adressage IP et sous-réseaux

    Ce cours de deuxième semestre (UE3 — Réseaux fondamentaux 2) donne à l’étudiant la maîtrise complète de l’adressage IP, compétence de base de tout technicien réseau. Que ce soit pour câbler et configurer le réseau d’une mairie à Niamey, attribuer des adresses aux équipements d’un site BTS relié par faisceau hertzien, ou concevoir le plan d’adressage d’une PME de Maradi, il faut savoir lire une adresse, calculer un masque, découper un bloc en sous-réseaux et documenter proprement le résultat. Le cours part de la structure binaire d’une adresse IPv4, progresse vers le découpage en sous-réseaux à masque fixe puis à masque variable (VLSM), aborde l’agrégation de routes et la traduction d’adresses (NAT), et se termine par l’adressage IPv6, désormais incontournable chez les opérateurs et fournisseurs d’accès.

    Chaque leçon associe un exposé détaillé, des exemples résolus, des exercices corrigés et des TP guidés réalisables sur Cisco Packet Tracer ou sur des routeurs et commutateurs réels, ainsi que sur des postes Linux et Windows.

    Objectifs d’apprentissage

    • Convertir rapidement une adresse IPv4 entre notation décimale pointée et binaire, et identifier son type (public, privé, spécial).
    • Calculer l’adresse de réseau, l’adresse de diffusion, la plage d’hôtes et le nombre d’hôtes d’un sous-réseau à partir d’une adresse et d’un masque (notation CIDR).
    • Découper un bloc d’adresses en sous-réseaux à masque fixe et à masque variable (VLSM) selon des besoins exprimés.
    • Concevoir, documenter et mettre en œuvre le plan d’adressage d’un réseau d’entreprise multisite, y compris l’agrégation de routes et le NAT.
    • Lire, abréger et attribuer des adresses IPv6 (préfixes /48 et /64, EUI-64, SLAAC) et configurer une double pile IPv4/IPv6.

    Prérequis

    Modèle OSI et TCP/IP (rôle de la couche réseau, notion de paquet et de routage), numération binaire et hexadécimale, utilisation de base de l’invite de commandes.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Structure et types d’adresses IPv4
    2. Leçon 2 — Calcul de sous-réseaux à masque fixe (subnetting)
    3. Leçon 3 — VLSM, agrégation et plan d’adressage d’entreprise
    4. Leçon 4 — Adressage IPv6

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de cours magistral (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), 20 h de travaux pratiques (TP) et 10 h de travail personnel de l’étudiant (TPE), pour 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (exercices de calcul chronométrés, comptes rendus de TP sur Packet Tracer ou matériel réel, quiz en ligne) et examen terminal écrit comportant des calculs de sous-réseaux et la conception d’un plan d’adressage.

    Bibliographie

    • A. Tanenbaum, D. Wetherall, Réseaux, Pearson.
    • W. Odom, CCNA 200-301 Official Cert Guide, Volume 1, Cisco Press.
    • J. F. Kurose, K. W. Ross, Computer Networking: A Top-Down Approach, Pearson.
    • IETF, RFC 791 (IPv4), RFC 1918 (adresses privées), RFC 4632 (CIDR), RFC 8200 (IPv6), RFC 4291 (architecture d’adressage IPv6).