École Privée d’Ingénierie du Niger — L’école du nouveau monde

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Semestre : Licence 1

  • Procédés de Fabrication

    Toute pièce d’un ouvrage métallique – platine de pied de poteau, bride de tuyauterie, virole de réservoir, portail, arbre de convoyeur, carter moulé de pompe – résulte d’une suite de procédés de fabrication. Ce cours présente les principaux procédés utilisés dans l’industrie mécanique et en chaudronnerie : procédés mécaniques (usinage, découpage, formage), thermiques (soudage, oxycoupage, plasma, moulage) et chimiques (décapage, traitements de surface), puis la fabrication additive (impression 3D) et l’automatisation des procédés. L’accent est mis sur le choix raisonné d’un procédé en fonction du matériau, de la géométrie, de la série et du coût en FCFA, et sur le calcul des paramètres et des temps (vitesse de coupe, énergie de soudage, taux de rendement synthétique) qui permettent d’optimiser la productivité d’un atelier de Niamey ou de Maradi.

    Objectifs d’apprentissage

    • Classer les procédés de fabrication (mécaniques, thermiques, chimiques ; soustractifs, formatifs, additifs, d’assemblage).
    • Choisir un procédé selon le matériau, la forme, les tolérances, la série et le coût (seuil de rentabilité).
    • Calculer les conditions de coupe, les temps et la puissance en tournage, fraisage et perçage.
    • Décrire les procédés de soudage et de moulage, calculer énergie de soudage, masse déposée, coût d’un joint, dimensions de modèle et de masselotte.
    • Expliquer les technologies de fabrication additive et les briques de l’automatisation (capteurs, automates, robots, commande numérique).
    • Mesurer et améliorer la productivité d’un poste (temps de cycle, TRS).

    Prérequis

    Dessin technique et technologie de S1, notions de matériaux métalliques, mathématiques de base (proportions, trigonométrie).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Panorama des procédés de fabrication et critères de choix
    2. Leçon 2 — Usinage par enlèvement de copeaux : tournage, fraisage, perçage
    3. Leçon 3 — Soudage et moulage : principes, paramètres et coûts
    4. Leçon 4 — Fabrication additive, automatisation et optimisation de la productivité

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 30 h de CM, 10 h de TD, 0 h de TP et 20 h de TPE ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (TD de calcul de temps et de coûts, dossier de gamme de fabrication d’une pièce réalisé en TPE, quiz en ligne) et examen terminal écrit.

    Bibliographie

    • A. Chevalier, Guide du technicien en productique, Hachette Technique.
    • M. P. Groover, Fundamentals of Modern Manufacturing, Wiley.
    • S. Kalpakjian, S. R. Schmid, Manufacturing Engineering and Technology, Pearson.
    • R. Cazes, Soudage : procédés et technologie (Techniques de l’Ingénieur) et publications de l’Institut de Soudure.
    • C. Barlier, B. Poulet, Mémotech Génie mécanique : productique mécanique, Casteilla.
  • Chimie Générale

    Ce cours de chimie générale donne au futur technicien en chaudronnerie et construction métallique les bases chimiques nécessaires pour comprendre les matériaux qu’il met en œuvre et les installations qu’il construit ou entretient. Il présente les liaisons chimiques et les grandes lois des réactions (thermochimie, cinétique, équilibre), la chimie des solutions et l’électrochimie (fondement de la corrosion et de la galvanisation), les principales techniques d’analyse du chimiste (spectrométries UV, IR, absorption atomique, plasma, masse, RMN ; chromatographies, extraction par solvant), puis des notions de chimie organique et des procédés minéraux industriels : réactifs de minéralurgie, acide sulfurique, acide phosphorique. Le contexte nigérien sert de fil conducteur : traitement du minerai d’uranium d’Arlit (lixiviation sulfurique), phosphates naturels du pays, raffinage à la SORAZ, laboratoires de contrôle des matériaux, cuves et tuyauteries anticorrosion fabriquées par les chaudronniers.

    Objectifs d’apprentissage

    • Relier le type de liaison chimique aux propriétés des corps.
    • Calculer une enthalpie de réaction, exploiter la loi d’Arrhenius et prévoir le déplacement d’un équilibre.
    • Réaliser les calculs de solutions (concentration, pH, dosage) et d’électrochimie (potentiels, piles, loi de Faraday).
    • Choisir une technique d’analyse (spectrométrique ou séparative) adaptée à un problème et exploiter la loi de Beer-Lambert.
    • Décrire les procédés de fabrication de l’acide sulfurique et de l’acide phosphorique et les sous-ensembles d’une unité de production.

    Prérequis

    Chimie du secondaire (atome, tableau périodique, mole, équilibrage des équations), mathématiques de base (logarithmes, proportionnalité).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Liaisons chimiques, énergie, vitesse et équilibre des réactions
    2. Leçon 2 — Solutions, électrochimie et chimie minérale
    3. Leçon 3 — Méthodes d’analyse : spectrométrie, séparation, spectrométrie de masse et RMN
    4. Leçon 4 — Chimie organique, organophosphorés et procédés industriels (acides sulfurique et phosphorique)

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD, 0 h de TP inscrites à la maquette et 10 h de TPE ; 2 crédits. Les manipulations prévues par le programme (spectroscopie UV/IR, dosages acido-basiques par volumétrie et potentiométrie) sont présentées sous forme de manipulations guidées, réalisées en démonstration ou en TD de laboratoire selon les moyens disponibles. Évaluation : contrôle continu (TD, comptes rendus de manipulation, quiz en ligne) et examen terminal écrit.

    Bibliographie

    • P. Arnaud, Chimie physique et Chimie organique, Dunod.
    • D. A. Skoog, D. M. West, F. J. Holler, S. R. Crouch, Chimie analytique, De Boeck.
    • F. Rouessac, A. Rouessac, Analyse chimique : méthodes et techniques instrumentales, Dunod.
    • P. Atkins, L. Jones, Principes de chimie, De Boeck.
    • Techniques de l’Ingénieur, articles « Acide sulfurique » et « Acide phosphorique » (génie des procédés).
  • Mécanique des Fluides

    La mécanique des fluides fournit au technicien en chaudronnerie et construction métallique les outils pour dimensionner et comprendre les ouvrages qui contiennent ou transportent des liquides et des gaz : réservoirs de gasoil des dépôts pétroliers, châteaux d’eau métalliques, conduites d’adduction d’eau, tuyauteries d’eau et de vapeur d’une huilerie à Maradi, réseaux d’air comprimé d’atelier, vérins hydrauliques de presses plieuses. Le cours part des propriétés des fluides et de la statique (pressions et poussées sur les parois, base du calcul des épaisseurs de viroles), puis étudie les écoulements : conservation du débit, théorème de Bernoulli, équations de Navier-Stokes, pertes de charge dans les tuyaux, choix d’une pompe et fonctionnement des systèmes hydrauliques.

    Objectifs d’apprentissage

    • Définir et utiliser les propriétés des fluides (masse volumique, viscosité, compressibilité).
    • Calculer pressions hydrostatiques et poussées sur des parois de réservoirs, appliquer les principes de Pascal et d’Archimède.
    • Appliquer l’équation de continuité et déterminer le régime d’écoulement (nombre de Reynolds).
    • Utiliser le théorème de Bernoulli (vidange, Venturi, Pitot, installation avec pompe).
    • Connaître la signification des équations de Navier-Stokes et calculer les pertes de charge régulières et singulières d’une conduite.
    • Dimensionner simplement une pompe et un vérin hydraulique.

    Prérequis

    Mathématiques de S1 (dérivées, intégrales simples), mécanique du point (forces, énergie, travail), unités SI.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Propriétés des fluides et statique des fluides
    2. Leçon 2 — Cinématique des fluides : débits, équation de continuité et régimes d’écoulement
    3. Leçon 3 — Dynamique des fluides parfaits : théorème de Bernoulli et applications
    4. Leçon 4 — Fluides réels : équations de Navier-Stokes, pertes de charge et systèmes hydrauliques

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD, 0 h de TP et 10 h de TPE ; 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (séries de TD, quiz en ligne, interrogation écrite) et examen terminal écrit (problèmes chiffrés sur réservoir, conduite et pompe). Formulaire autorisé selon les consignes de l’enseignant.

    Bibliographie

    • R. Comolet, Mécanique expérimentale des fluides, tomes 1 et 2, Masson/Dunod.
    • I. E. Idel’cik, Mémento des pertes de charge, Eyrolles.
    • F. M. White, Fluid Mechanics, McGraw-Hill.
    • M. Carlier, Hydraulique générale et appliquée, Eyrolles.
    • R. Ouziaux, J. Perrier, Mécanique des fluides appliquée, Dunod.
  • Métallurgie Physique

    La métallurgie physique étudie la manière dont les atomes d’un métal s’organisent (liaisons, réseaux cristallins, phases, grains) et comment cette organisation commande les propriétés que le chaudronnier et le charpentier utilisent tous les jours : limite d’élasticité d’une cornière, ductilité d’une tôle roulée en virole, dureté d’une zone affectée thermiquement, conductivité d’un câble, tenue à la corrosion d’un réservoir exposé au climat chaud et poussiéreux du Niger. Le cours relie la structure physique du matériau à son comportement mécanique, électrique et chimique, puis présente les grandes filières d’élaboration des métaux, du minerai (fer, bauxite, cuivre, uranium d’Arlit) jusqu’au demi-produit (tôle, profilé, tube) importé et transformé dans les ateliers de Niamey et de Maradi.

    Objectifs d’apprentissage

    • Décrire les liaisons atomiques et distinguer structures amorphes et cristallines (CC, CFC, HC) ; calculer compacité et masse volumique théorique.
    • Expliquer les transformations allotropiques du fer et interpréter une courbe de refroidissement.
    • Appliquer la règle des phases de Gibbs et la règle des segments inverses (bras de levier) sur les diagrammes binaires classiques.
    • Lire le diagramme fer-cémentite et relier la microstructure (ferrite, perlite, taille de grain) aux caractéristiques mécaniques.
    • Décrire les opérations pré-métallurgiques et les principales filières d’élaboration (acier, aluminium, cuivre) et faire des bilans matière simples.

    Prérequis

    Chimie de base (atome, mole, masse molaire), mathématiques de S1 (géométrie dans l’espace, proportions), notions de physique (température, énergie).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Structures de la matière : liaisons, structures amorphes et cristallines
    2. Leçon 2 — Changements d’état, allotropie et diagrammes d’équilibre
    3. Leçon 3 — Relations entre structures et caractéristiques des métaux et alliages
    4. Leçon 4 — Méthodes générales d’élaboration des métaux et opérations pré-métallurgiques

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de cours magistral (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), 0 h de travaux pratiques (TP) et 10 h de travail personnel de l’étudiant (TPE) ; 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (TD notés, quiz en ligne, devoir sur table portant sur les diagrammes de phases) et examen terminal écrit. Le quiz de fin de cours compte dans le contrôle continu.

    Bibliographie

    • W. D. Callister, D. G. Rethwisch, Science et génie des matériaux, Dunod (trad. de Materials Science and Engineering: An Introduction, Wiley).
    • J.-P. Baïlon, J.-M. Dorlot, Des matériaux, Presses internationales Polytechnique.
    • M. F. Ashby, D. R. H. Jones, Matériaux, tome 1 et tome 2, Dunod.
    • J. Barralis, G. Maeder, Précis de métallurgie : élaboration, structures-propriétés, normalisation, AFNOR / Nathan.
    • G. Murry, Métallurgie : métaux, alliages, propriétés, Dunod (Aide-mémoire).
  • Qualité et Contrôle

    Dans un atelier de chaudronnerie ou une entreprise de construction métallique, la qualité ne se limite pas à « faire de belles soudures » : c’est la capacité à livrer, dans les délais et au juste coût, un ouvrage conforme aux exigences du client, des normes et de la réglementation. Un garde-corps mal dimensionné, un réservoir qui fuit à l’épreuve, une charpente dont les platines ne s’alignent pas au montage coûtent cher en reprises, en retards et en réputation. Ce cours présente les méthodes de gestion de la qualité dans la production industrielle : les principes et la structure de la norme ISO 9001, la démarche Six Sigma et les outils de résolution de problèmes (Pareto, Ishikawa, 5 pourquoi, DMAIC), la maîtrise statistique des procédés (cartes de contrôle, capabilité) et enfin l’organisation du contrôle en fabrication et la conduite des audits qualité. Les exemples sont tirés d’ateliers de Niamey et de Maradi et de chantiers de charpente, de réservoirs et de tuyauteries.

    Objectifs d’apprentissage

    • Expliquer les notions de qualité, de non-qualité et de système de management de la qualité ; décrire la structure de l’ISO 9001:2015.
    • Calculer des indicateurs qualité (taux de rebut, coût de non-qualité, DPMO, niveau sigma).
    • Mettre en œuvre les outils de résolution de problèmes (Pareto, diagramme d’Ishikawa, 5 pourquoi, QQOQCP, DMAIC).
    • Construire et interpréter une carte de contrôle X̄-R et une carte p ; calculer les indices de capabilité Cp et Cpk.
    • Organiser le contrôle en fabrication et préparer, conduire et conclure un audit qualité interne.

    Prérequis

    Statistique descriptive de S1 (moyenne, écart-type, loi normale), lecture de plans et notions de tolérances.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Qualité et système de management ISO 9001
    2. Leçon 2 — Six Sigma et outils de résolution de problèmes
    3. Leçon 3 — Maîtrise statistique des procédés (SPC)
    4. Leçon 4 — Contrôle qualité en fabrication et audits qualité

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD, 0 h de TP, 10 h de TPE ; 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (quiz, études de cas de TD, mini-rapport d’analyse Pareto/Ishikawa sur un défaut d’atelier) et examen terminal écrit.

    Bibliographie

    • NF EN ISO 9000:2015 et NF EN ISO 9001:2015, Systèmes de management de la qualité, AFNOR/ISO.
    • NF EN ISO 19011:2018, Lignes directrices pour l’audit des systèmes de management, AFNOR/ISO.
    • D. C. Montgomery, Introduction to Statistical Quality Control, Wiley.
    • M. Pillet, Appliquer la maîtrise statistique des procédés (MSP/SPC), Éditions d’Organisation / Eyrolles.
    • M. Harry et R. Schroeder, Six Sigma, Doubleday, 2000.
  • Instrumentation

    Ce cours initie les futurs techniciens supérieurs en chaudronnerie et construction métallique aux techniques de mesure industrielle et au fonctionnement des capteurs. Un ouvrage métallique ne se conçoit pas seulement : il s’éprouve, se surveille et s’exploite. Le chaudronnier qui réalise l’épreuve hydraulique d’un réservoir de gasoil, le monteur qui règle la précontrainte d’un boulon HR, le technicien qui met en service une tuyauterie vapeur dans une huilerie de Maradi ou qui surveille le niveau d’un château d’eau à Niamey, tous lisent des instruments et doivent savoir ce que vaut la valeur affichée. Le cours présente la chaîne de mesure, les caractéristiques métrologiques des capteurs (étendue, sensibilité, précision, classe, temps de réponse), puis les principaux capteurs industriels : pression, débit, température, niveau, force, poids, couple, déplacement, vitesse et accélération, et enfin le conditionnement du signal (pont de Wheatstone, amplification, boucle 4-20 mA, conversion analogique-numérique).

    Objectifs d’apprentissage

    • Définir le vocabulaire de base de la métrologie (mesurande, erreur, incertitude, étalonnage) et estimer l’incertitude d’une mesure simple.
    • Décrire la constitution d’une chaîne de mesure et interpréter les caractéristiques d’un capteur figurant sur une fiche technique.
    • Expliquer le principe physique des capteurs de pression, débit, température et niveau et choisir un capteur adapté à une application donnée.
    • Exploiter les capteurs de force, de déplacement, de vitesse et d’accélération utilisés en fabrication, en montage et en maintenance.
    • Calculer la conversion d’un signal normalisé (4-20 mA, mV/V, résolution d’un convertisseur) en grandeur physique.

    Prérequis

    Physique de base (pression, force, énergie, électricité : loi d’Ohm), mathématiques de S1 (fonctions affines, racine carrée, statistique descriptive).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Mesure, chaîne de mesure et caractéristiques des capteurs
    2. Leçon 2 — Capteurs de pression et de débit
    3. Leçon 3 — Capteurs de température et de niveau
    4. Leçon 4 — Capteurs de force, de déplacement, de vitesse et d’accélération ; conditionnement du signal

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de cours magistral (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), 0 h de TP, 10 h de travail personnel de l’étudiant (TPE) ; 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (quiz en ligne, exercices de TD, petit dossier de choix de capteur) et examen terminal écrit comportant des exercices chiffrés.

    Bibliographie

    • G. Asch et collaborateurs, Les capteurs en instrumentation industrielle, Dunod.
    • J. Fraden, Handbook of Modern Sensors: Physics, Designs, and Applications, Springer.
    • B. G. Lipták (dir.), Instrument Engineers’ Handbook, vol. 1 « Process Measurement and Analysis », CRC Press.
    • JCGM 200, Vocabulaire international de métrologie (VIM) et JCGM 100, Guide pour l’expression de l’incertitude de mesure (GUM), BIPM.
  • Bureautique et Internet

    Le technicien supérieur en chaudronnerie et construction métallique passe une part croissante de son temps devant un ordinateur : il classe les plans d’une affaire, rédige un rapport de contrôle ou un compte rendu de chantier, établit un devis de fourniture de profilés, calcule un débit de tôles, prépare une présentation pour un client et échange par courriel avec un fournisseur d’acier ou un bureau de contrôle. Ce cours vise la maîtrise pratique du système d’exploitation Microsoft Windows, des logiciels de bureautique (Word, Excel, PowerPoint) et des services d’Internet (web et courrier électronique), avec des exercices guidés tirés de la vie d’un atelier ou d’un bureau d’études à Niamey. La répartition suit la maquette : Windows (6 h), Word (8 h), Excel (8 h), PowerPoint et autres logiciels (4 h), Internet et services (4 h). Les exercices peuvent être réalisés sur toute version récente de Microsoft 365 ou d’Office ; les équivalents libres (LibreOffice Writer et Calc) conviennent également, avec des menus légèrement différents.

    Objectifs d’apprentissage

    • Utiliser Windows avec efficacité : explorateur de fichiers, arborescence, nommage, sauvegarde et sécurité de base.
    • Produire avec Word un document professionnel structuré (styles, numérotation, tableaux, table des matières, en-têtes, export PDF).
    • Construire avec Excel un tableau de calcul fiable (formules, références relatives et absolues, fonctions usuelles, mise en forme, graphiques).
    • Concevoir une présentation PowerPoint claire et sobre.
    • Rechercher efficacement l’information sur le web, communiquer par courriel de manière professionnelle et se protéger des menaces courantes.

    Prérequis

    Informatique générale de S1 (notions de matériel, clavier, souris).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Système d’exploitation Windows et gestion des fichiers
    2. Leçon 2 — Traitement de texte Microsoft Word : documents et rapports techniques
    3. Leçon 3 — Tableur Microsoft Excel : calculs, devis et graphiques
    4. Leçon 4 — PowerPoint, réseau Internet et services (courrier électronique et web)

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD (sur poste), 0 h de TP, 10 h de TPE ; 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (quiz, fichiers rendus : rapport Word, devis Excel, présentation PowerPoint) et examen terminal pratique ou écrit.

    Bibliographie

    • Microsoft, Aide et formation Microsoft 365 (Word, Excel, PowerPoint, Windows), support.microsoft.com.
    • Collection « Les guides de formation » / « Référence bureautique », Éditions ENI (Word, Excel, PowerPoint, Windows), éditions récentes.
    • G. Harvey, Excel pour les Nuls, Éditions First.
    • A. Tanenbaum et D. Wetherall, Réseaux, Pearson.
    • ANSSI, Guide d’hygiène informatique, www.ssi.gouv.fr.
  • Anglais Technique 1

    L’anglais est la langue de travail de nombreux documents que rencontre le technicien en construction métallique : normes et codes (ASME, API 650, AWS D1.1), fiches techniques de fabricants de postes de soudage ou de consommables, notices de machines, plans de sociétés internationales, spécifications des projets pétroliers et miniers (raffinerie SORAZ, pipeline Niger–Bénin, mines d’Arlit), certificats matière et rapports d’inspection. Sur les grands chantiers, les réunions et les échanges avec les ingénieurs et inspecteurs étrangers se déroulent souvent en anglais. Ce premier cours d’anglais technique vise l’acquisition du vocabulaire de base de l’atelier et du chantier, la compréhension des documents techniques (plans, spécifications, nombres et unités anglo-saxonnes), la rédaction de courts rapports et courriels, et la communication orale dans des situations professionnelles simples. Chaque leçon associe vocabulaire, points de grammaire utiles et exercices de traduction ou de production corrigés.

    Objectifs d’apprentissage

    • Connaître et employer le vocabulaire anglais des matériaux, profilés, outils, procédés et défauts de soudage.
    • Lire un plan, une nomenclature et une spécification rédigés en anglais ; convertir les unités impériales usuelles.
    • Utiliser les structures grammaticales du discours technique (impératif, passif, modaux shall/should/may, description de dimensions).
    • Rédiger un court rapport d’inspection, un rapport de non-conformité et un courriel professionnel en anglais.
    • Communiquer oralement : se présenter, téléphoner, décrire un procédé, participer à une réunion et à un briefing sécurité.

    Prérequis

    Anglais général de niveau baccalauréat (niveau A2-B1 visé en fin de cours).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Vocabulaire technique de la chaudronnerie et de la construction métallique
    2. Leçon 2 — Comprendre les documents techniques : plans, spécifications, nombres et unités
    3. Leçon 3 — Rédiger en anglais : rapports techniques et courriels professionnels
    4. Leçon 4 — Communication orale en situation professionnelle

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD, 0 h de TP, 30 h de TPE (lectures, glossaire personnel, exercices en ligne) ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (quiz de vocabulaire, traductions, courriel et rapport rédigés, jeu de rôle oral) et examen terminal écrit (compréhension d’un document technique, traduction, rédaction courte).

    Bibliographie

    • E. H. Glendinning et N. Glendinning, Oxford English for Electrical and Mechanical Engineering, Oxford University Press.
    • M. Ibbotson, Cambridge English for Engineering, Cambridge University Press.
    • M. Ibbotson, Professional English in Use: Engineering, Cambridge University Press.
    • D. Bonamy, Technical English (niveaux 1 à 4), Pearson Longman.
    • R. Murphy, English Grammar in Use, Cambridge University Press.
  • Techniques d’Expression Française

    Un bon technicien ne se juge pas seulement à la qualité de ses soudures ou de ses calculs, mais aussi à sa capacité à communiquer : expliquer une consigne de sécurité à une équipe de monteurs, rendre compte d’un incident sur chantier, rédiger un rapport de contrôle que le client comprend sans ambiguïté, défendre un choix technique devant un chef de projet ou présenter son rapport de stage devant un jury. Dans les ateliers de chaudronnerie et sur les chantiers de construction métallique du Niger, on passe sans cesse du français aux langues nationales (haoussa, zarma…) ; l’écrit professionnel, lui, se fait en français et engage l’entreprise. Ce cours renforce les compétences de communication écrite et orale en français pour le milieu professionnel : organiser ses idées, maîtriser les écrits courants (courriel, lettre, compte rendu, note), rédiger un rapport technique et s’exprimer efficacement à l’oral en tenant compte de la communication non verbale.

    Objectifs d’apprentissage

    • Analyser une situation de communication et adapter son message au destinataire et à l’objectif.
    • Structurer ses idées à l’aide de plans types et de connecteurs logiques.
    • Rédiger des écrits professionnels clairs et corrects : courriel, lettre, compte rendu, note de service.
    • Concevoir et rédiger un rapport technique complet (structure, style, figures, références).
    • Préparer et présenter un exposé oral en maîtrisant la voix, le regard, la posture et les supports.

    Prérequis

    Maîtrise du français courant de niveau baccalauréat.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Communication professionnelle et structuration des idées
    2. Leçon 2 — Techniques de rédaction professionnelle : courriel, lettre, compte rendu et note
    3. Leçon 3 — Le rapport technique : conception, rédaction et présentation
    4. Leçon 4 — Expression orale, présentation en public et communication non verbale

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 30 h de CM, 10 h de TD, 0 h de TP, 20 h de TPE ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (quiz, écrits professionnels rendus en TD, exposé oral noté sur grille) et examen terminal écrit (rédaction d’un compte rendu ou d’une partie de rapport à partir d’un dossier).

    Bibliographie

    • M. Grevisse et A. Goosse, Le Bon Usage, De Boeck Supérieur.
    • Bescherelle — La conjugaison pour tous, Hatier.
    • J.-P. Fragnière, Comment réussir un mémoire, Dunod.
    • D. Carnegie, Comment parler en public, Le Livre de Poche.
    • A. Mehrabian, Silent Messages, Wadsworth, 1971.
  • Mécanique Industrielle (Appliquée)

    La Mécanique industrielle appliquée fournit au technicien de construction métallique les outils pour analyser les forces et les mouvements dans les ouvrages et les équipements qu’il fabrique, monte ou utilise : charpentes et treillis, potences et palans, ponts roulants, rouleuses de viroles, vireurs de soudage, treuils. Le cours couvre la statique du solide (forces, moments, principe fondamental, liaisons, frottement), l’analyse des structures métalliques (efforts dans les barres de treillis, efforts internes et contraintes dans les poutres, premier dimensionnement), la cinématique (translation, rotation, transmission de mouvement) et la dynamique (principe fondamental de la dynamique, travail, énergie, puissance, rendement). Chaque leçon s’appuie sur des cas d’atelier et de chantier au Niger.

    Objectifs d’apprentissage

    • Modéliser les actions mécaniques (forces, moments) et les liaisons d’un système.
    • Appliquer le principe fondamental de la statique pour calculer des réactions d’appuis et des efforts dans des élingues, tirants et barres.
    • Calculer les efforts dans les barres d’un treillis et les efforts internes (N, V, M) dans une poutre ; en déduire une contrainte et un profilé.
    • Décrire et calculer des mouvements de translation et de rotation, et des transmissions.
    • Appliquer le principe fondamental de la dynamique et les théorèmes énergétiques pour dimensionner une motorisation simple.

    Prérequis

    Mathématiques du lycée (vecteurs, trigonométrie, équations), notions de physique (force, vitesse, énergie), cours de mathématiques générales du semestre.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Statique du solide : forces, moments, liaisons et équilibre
    2. Leçon 2 — Analyse des structures métalliques : treillis et poutres
    3. Leçon 3 — Cinématique du solide : translation, rotation et transmissions
    4. Leçon 4 — Dynamique du solide : principe fondamental, énergie et puissance

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 30 h de CM, 10 h de TD et 20 h de TPE ; 3 crédits ; pas de TP. Évaluation : contrôle continu (TD, devoirs) et examen terminal écrit.

    Bibliographie

    • Agati P., Bremont Y., Delville G., Mécanique du solide : applications industrielles, Dunod.
    • Fanchon J.-L., Guide de mécanique : sciences et technologies industrielles, Nathan.
    • Beer F. P., Johnston E. R., Mécanique à l’usage des ingénieurs : Statique et Dynamique, Chenelière / McGraw-Hill.
    • Meriam J. L., Kraige L. G., Engineering Mechanics: Statics, Wiley.