École Privée d’Ingénierie du Niger — L’école du nouveau monde

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Semestre : Master S1

  • Gestion financière

    La gestion financière rassemble les méthodes qui permettent à un responsable de projet, d’ONG ou d’entreprise de répondre à trois questions : l’organisation est-elle financièrement équilibrée ? Crée-t-elle de la valeur ? Comment financer ses investissements et son exploitation au moindre coût et au moindre risque ? Dans le contexte nigérien, ces questions se posent aussi bien pour une PME agro-industrielle de Maradi que pour une unité de gestion de projet financée par la Banque mondiale ou pour une coopérative bénéficiaire d’un programme de résilience à Tillabéri. Le cours part des états financiers établis selon le SYSCOHADA révisé, construit les outils de diagnostic (bilan fonctionnel, soldes intermédiaires de gestion, ratios), puis introduit la décision d’investissement (VAN, TRI) et la politique de financement et de trésorerie. Il prépare directement aux matières « Gestion budgétaire », « Analyse de faisabilité et économique de projet » et « Audit des projets de développement ».

    Objectifs d’apprentissage

    • Lire et retraiter un bilan et un compte de résultat SYSCOHADA pour établir un bilan fonctionnel.
    • Calculer et interpréter le FRNG, le BFR et la trésorerie nette, et diagnostiquer l’équilibre financier.
    • Calculer les soldes intermédiaires de gestion, la CAF et les principaux ratios, et analyser l’effet de levier.
    • Évaluer un investissement par la VAN, le TRI, l’indice de profitabilité et le délai de récupération actualisé.
    • Construire un tableau d’amortissement d’emprunt, calculer un coût moyen pondéré du capital et un plan de trésorerie.
    • Appliquer ces outils à la gestion financière d’un projet de développement (tranches de décaissement, contrepartie, tensions de trésorerie).

    Prérequis

    Notions de comptabilité générale (partie double, plan comptable SYSCOHADA), pourcentages et puissances, usage d’un tableur (Excel ou LibreOffice Calc).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Lecture financière des états SYSCOHADA : bilan fonctionnel, FRNG, BFR et trésorerie
    2. Leçon 2 — Analyse de l’activité et de la rentabilité : SIG, CAF, ratios et effet de levier
    3. Leçon 3 — Mathématiques financières et décision d’investissement : VAN, TRI, emprunts
    4. Leçon 4 — Financement, coût du capital et gestion de la trésorerie des projets

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de cours théoriques (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), 0 h de TP et 30 h de travail personnel (TPE), soit 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (exercices de TD, quiz en ligne, mini-dossier d’analyse financière d’une structure réelle ou fictive) et examen terminal écrit (étude de cas chiffrée). Calculatrice financière ou tableur autorisé selon consigne de l’enseignant.

    Bibliographie

    • Vernimmen P., Quiry P., Le Fur Y., Finance d’entreprise, Dalloz (édition annuelle).
    • Brealey R., Myers S., Allen F., Principles of Corporate Finance, McGraw-Hill.
    • OHADA, Acte uniforme relatif au droit comptable et à l’information financière (AUDCIF) et Système comptable OHADA révisé (SYSCOHADA), 2017.
    • Gittinger J. P., Economic Analysis of Agricultural Projects, Johns Hopkins University Press (Banque mondiale), 1982.
    • de La Bruslerie H., Analyse financière : information financière, évaluation, diagnostic, Dunod.
  • Transport de marchandises et assurance

    Le cours Transport de marchandises et assurance (UE3 — Gestion des transports) donne une vision intégrée des modes de transport utilisés pour desservir le Niger, pays enclavé situé à plus de 1 000 km des ports de Cotonou, Lomé ou Abidjan, et des mécanismes juridiques et assurantiels qui protègent la marchandise tout au long de la chaîne. Le futur responsable logistique doit savoir choisir un mode ou une combinaison de modes, rédiger ou contrôler les documents de transport, connaître les régimes de responsabilité des transporteurs (AUCTMR, CMR, Convention de Montréal, Règles de La Haye-Visby et de Hambourg), souscrire la bonne police d’assurance facultés et gérer un sinistre jusqu’à l’indemnisation et au recours. Le cours s’appuie sur les Incoterms 2020, le Code CIMA et des cas réels du corridor Cotonou–Niamey et de la logistique minière et humanitaire.

    Objectifs d’apprentissage

    • Comparer les modes de transport (route, rail, maritime, aérien, multimodal) et justifier un choix modal par le coût total.
    • Identifier le régime juridique applicable à un transport et calculer la limite de responsabilité du transporteur.
    • Maîtriser les concepts de l’assurance transport : facultés, corps, valeur assurée, prime, franchise, règle proportionnelle, avarie commune.
    • Choisir les garanties (ICC A, B, C, garanties guerre et grèves) et le type de police adaptés au flux.
    • Gérer un sinistre : réserves, délais, constat d’avarie, dossier de réclamation, subrogation et recours.
    • Analyser les tendances : digitalisation des documents, télématique, assurance paramétrique, risques sécuritaires.

    Prérequis

    Connaissances en logistique et en droit des affaires (droit des contrats, notions OHADA) ; Incoterms 2020.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Les modes de transport de marchandises et le choix modal
    2. Leçon 2 — Réglementation et contrats de transport
    3. Leçon 3 — Assurances dans le transport : concepts et pratiques
    4. Leçon 4 — Gestion des risques et des sinistres, études de cas et nouvelles tendances

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 30 h de CM, 10 h de TD, 0 h de TP, 40 h de TPE ; 4 crédits. Évaluation : contrôle continu (quiz, TD, constitution d’un dossier de réclamation à partir d’un cas réel) pour 40 % ; examen terminal (cas intégré : choix modal, responsabilité, indemnisation) pour 60 %.

    Bibliographie

    • OHADA — Acte uniforme relatif aux contrats de transport de marchandises par route (AUCTMR), 2003.
    • Nations unies — Convention relative au contrat de transport international de marchandises par route (CMR), Genève, 1956 ; Convention des Nations unies sur le transport de marchandises par mer (Règles de Hambourg), 1978.
    • OACI — Convention pour l’unification de certaines règles relatives au transport aérien international (Convention de Montréal), 1999.
    • Chambre de commerce internationale — Incoterms® 2020, ICC.
    • CIMA — Code des assurances des États membres de la CIMA.
    • Rodrigue, J.-P. — The Geography of Transport Systems, Routledge.
  • Conduite et gestion des projets logistiques

    Le cours de Conduite et gestion des projets logistiques (UE2 — Gestion des projets logistiques) prépare les étudiants à piloter, de l’idée à la clôture, les projets qui transforment une chaîne logistique : construction ou extension d’un entrepôt, ouverture d’une plateforme sous douane, déploiement d’un WMS ou d’un TMS, renouvellement d’une flotte, mise en place d’une base logistique minière ou d’un hub humanitaire, amélioration d’un corridor. Ces projets combinent contraintes techniques, délais d’importation par les ports de Cotonou ou de Lomé, procédures administratives, financements de bailleurs et risques sécuritaires. Le cours couvre le cycle de vie du projet, la planification (organigramme des tâches, réseau PERT/CPM, Gantt, budget), la gestion des ressources et des risques, le suivi par la valeur acquise, la clôture et le retour d’expérience, avec des études de cas nigériennes.

    Objectifs d’apprentissage

    • Caractériser un projet logistique, ses parties prenantes et les phases de son cycle de vie.
    • Rédiger une charte de projet et un cadre logique avec des objectifs SMART.
    • Planifier un projet : WBS, estimation des durées (PERT à trois points), réseau et chemin critique, Gantt, budget.
    • Gérer les ressources (nivellement, compression des délais) et les risques (matrice, valeur monétaire attendue, réponses).
    • Suivre et contrôler l’avancement par la méthode de la valeur acquise, piloter les changements et clôturer le projet.
    • Tirer des enseignements d’études de cas de projets logistiques réussis ou en difficulté.

    Prérequis

    Connaissances de base en logistique et en gestion de la chaîne d’approvisionnement ; notions de probabilités (loi normale) et de tableur.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Introduction à la gestion de projets logistiques et cycle de vie du projet
    2. Leçon 2 — Planification du projet : objectifs, délais et budget
    3. Leçon 3 — Gestion des ressources et des risques
    4. Leçon 4 — Suivi, contrôle, clôture et études de cas de projets logistiques

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 30 h de CM, 10 h de TD, 0 h de TP, 40 h de TPE ; 4 crédits. Évaluation : contrôle continu (quiz, TD, dossier de groupe : planification complète d’un projet logistique réel sur MS Project ou GanttProject) pour 40 % ; examen terminal (cas intégré : réseau, risques, valeur acquise) pour 60 %.

    Bibliographie

    • Project Management Institute — A Guide to the Project Management Body of Knowledge (PMBOK Guide), PMI.
    • Meredith, J. R., Mantel, S. J. — Project Management: A Managerial Approach, Wiley.
    • Harrison, F., Lock, D. — Advanced Project Management: A Structured Approach, Gower / Routledge.
    • Gray, C. F., Larson, E. W. — Project Management: The Managerial Process, McGraw-Hill.
    • ISO 21502:2020 — Management de projet, programme et portefeuille — Recommandations sur le management de projet.
  • Gestion budgétaire

    Le cours de Gestion budgétaire (UE1 — Outils d’aide à la décision) apprend au futur manager logistique à traduire la stratégie de son entreprise ou de son service en plans chiffrés, puis à piloter l’exécution par l’analyse des écarts. Dans une société de transport, un entrepôt, une direction logistique minière ou une ONG humanitaire, le budget fixe les kilomètres à parcourir, les tonnages à traiter, la consommation de gasoil, les effectifs et les investissements ; il devient ensuite l’outil de contrôle mensuel et de dialogue avec la direction générale et les bailleurs. Le cours met l’accent sur les techniques de prévision, le budget flexible, la décomposition des écarts (prix, quantité, activité, rendement), les tableaux de bord budgétaires et les révisions en cours d’exercice (re-prévisions, rolling forecast), à partir de cas nigériens chiffrés en FCFA.

    Objectifs d’apprentissage

    • Expliquer la place de la gestion budgétaire dans le contrôle de gestion et organiser une procédure budgétaire.
    • Élaborer les budgets d’une entreprise logistique (activité, approvisionnements, charges, investissements, trésorerie) dans le bon ordre.
    • Utiliser les techniques de prévision (tendance par les moindres carrés, moyennes mobiles, coefficients saisonniers, lissage exponentiel).
    • Calculer et interpréter les écarts sur chiffre d’affaires, sur charges directes et sur charges indirectes à partir d’un budget flexible.
    • Concevoir un tableau de bord budgétaire et proposer des actions correctives et des révisions budgétaires argumentées.

    Prérequis

    Connaissances de base en comptabilité générale et analytique (charges fixes et variables, coût complet) et en finance d’entreprise.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Introduction à la gestion budgétaire, types de budgets et élaboration
    2. Leçon 2 — Techniques de prévision budgétaire et budget flexible
    3. Leçon 3 — Suivi budgétaire et analyse des écarts
    4. Leçon 4 — Tableaux de bord, indicateurs de performance, révision et ajustements budgétaires

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 30 h de CM, 10 h de TD, 0 h de TP, 40 h de TPE ; 4 crédits. Évaluation : contrôle continu (quiz, TD notés, construction du budget d’une flotte sur tableur) pour 40 % et examen terminal (cas intégré : élaboration budgétaire et analyse des écarts) pour 60 %.

    Bibliographie

    • Horngren, C. T., Datar, S. M., Rajan, M. V. — Cost Accounting: A Managerial Emphasis, Pearson.
    • Anthony, R. N., Govindarajan, V. — Management Control Systems, McGraw-Hill.
    • Alazard, C., Sépari, S. — Contrôle de gestion — Manuel et applications (DCG 11), Dunod.
    • Löning, H., Malleret, V., Méric, J., Pesqueux, Y. — Le contrôle de gestion : organisation, outils et pratiques, Dunod.
    • OHADA — SYSCOHADA révisé (Acte uniforme relatif au droit comptable et à l’information financière), 2017.
  • Gestion financière

    Ce cours de Gestion financière (UE1 — Outils d’aide à la décision) donne au futur cadre logistique les outils pour lire, diagnostiquer et piloter la santé financière d’une entreprise de transport, de transit ou de logistique. Les flottes de camions, les entrepôts et les plateformes sont des actifs lourds, financés à crédit, exposés aux variations du carburant et du dollar et soumis à des délais de paiement longs (clients publics, ONG, sociétés minières). Le responsable logistique doit donc savoir parler le langage de la finance : bilan fonctionnel SYSCOHADA, besoin en fonds de roulement, valeur actuelle nette d’un projet de renouvellement de flotte, coût du capital, effet de levier et couverture des risques. Toutes les applications sont construites sur des cas nigériens (transporteurs du corridor Cotonou–Niamey, commissionnaires en douane, entrepôts à Niamey, opérateurs de la logistique minière et humanitaire), en FCFA.

    Objectifs d’apprentissage

    • Construire un bilan fonctionnel et les soldes intermédiaires de gestion à partir des états financiers SYSCOHADA et en tirer un diagnostic argumenté.
    • Calculer et interpréter le FRNG, le BFR, la trésorerie nette, la CAF et les principaux ratios de structure, d’activité et de rentabilité.
    • Piloter la trésorerie : BFR normatif, cycle de conversion de trésorerie, budget de trésorerie et choix des financements à court terme.
    • Évaluer un projet d’investissement logistique (VAN, TRI, indice de profitabilité, délai de récupération, annuité équivalente).
    • Choisir une structure de financement (emprunt, crédit-bail, fonds propres) à partir du coût moyen pondéré du capital et de l’effet de levier.
    • Mesurer la rentabilité et le risque (seuil de rentabilité, levier opérationnel, risques de change et de taux) et proposer des couvertures.

    Prérequis

    Connaissances de base en comptabilité générale (SYSCOHADA : bilan, compte de résultat, amortissements) et en mathématiques financières (intérêts, actualisation).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Introduction à la gestion financière et analyse des états financiers
    2. Leçon 2 — Gestion de la trésorerie et du fonds de roulement
    3. Leçon 3 — Gestion des investissements : critères de choix et décision
    4. Leçon 4 — Financement à court et long terme, rentabilité et gestion des risques

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 30 h de cours magistral (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), 0 h de TP et 40 h de travail personnel de l’étudiant (TPE) ; 4 crédits. Évaluation : contrôle continu (quiz en ligne, TD notés, étude de cas d’une entreprise de transport nigérienne) pour 40 % et examen terminal écrit (cas intégré de diagnostic et de décision d’investissement) pour 60 %.

    Bibliographie

    • Vernimmen, P., Quiry, P., Le Fur, Y. — Finance d’entreprise, Dalloz (édition annuelle).
    • Brealey, R., Myers, S., Allen, F. — Principles of Corporate Finance, McGraw-Hill.
    • Cohen, E. — Analyse financière, Economica.
    • OHADA — Acte uniforme relatif au droit comptable et à l’information financière et Système comptable OHADA (SYSCOHADA révisé), 2017.
    • BCEAO — publications sur les conditions de banque et les taux directeurs de l’UMOA (site www.bceao.int).
  • Linux et programmation système

    Linux fait tourner l’essentiel des serveurs web, des plateformes cloud, des conteneurs Docker et une grande partie des systèmes embarqués. Pour un ingénieur génie logiciel qui déploie des API, administre un serveur d’application dans une banque ou un opérateur de Niamey, ou écrit des services performants, la maîtrise de Linux et de son interface de programmation système est indispensable. Ce cours présente l’architecture du système, l’usage avancé du shell et des scripts Bash, la gestion des fichiers, des utilisateurs et des droits, puis la programmation système en C selon la norme POSIX : création et contrôle de processus, signaux, tubes et autres mécanismes de communication inter-processus, threads et sockets. Les TP guidés se déroulent sur une distribution Debian ou Ubuntu (machine virtuelle ou WSL).

    Objectifs d’apprentissage

    • Expliquer l’architecture de Linux (noyau, appels système, espace utilisateur, arborescence FHS).
    • Automatiser des tâches d’exploitation avec des scripts Bash robustes (variables, tests, boucles, tubes, codes de retour).
    • Gérer fichiers, utilisateurs, groupes et permissions en appliquant le principe du moindre privilège.
    • Programmer en C la création et la synchronisation de processus (fork, exec, wait) et la gestion des signaux.
    • Faire communiquer des processus et des threads (tubes, mémoire partagée, mutex, sockets TCP).

    Prérequis

    Langage C (pointeurs, structures, compilation avec gcc), notions de systèmes d’exploitation (processus, mémoire, fichiers), bases des réseaux TCP/IP.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Architecture de Linux, shell et scripts Bash
    2. Leçon 2 — Fichiers, utilisateurs, droits et administration de base
    3. Leçon 3 — Processus en C : fork, exec, wait et signaux
    4. Leçon 4 — Communication inter-processus, threads et sockets

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 10 h de cours magistral, 10 h de travaux dirigés, 10 h de travaux pratiques (30 h en présentiel) et 30 h de travail personnel (TPE), soit 60 h pour 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (comptes rendus de TP guidés, scripts et programmes rendus) et examen terminal écrit (commandes, lecture de code C système, questions de cours).

    Bibliographie

    • Michael Kerrisk, The Linux Programming Interface, No Starch Press.
    • W. Richard Stevens, Stephen A. Rago, Advanced Programming in the UNIX Environment, Addison-Wesley.
    • Christophe Blaess, Développement système sous Linux, Eyrolles.
    • Andrew S. Tanenbaum, Herbert Bos, Modern Operating Systems, Pearson.
    • Pages de manuel Linux (man7.org) et norme POSIX.1 (The Open Group, IEEE Std 1003.1).
  • Anglais des affaires

    Ce cours de l’UE5 « Langue appliquée » donne aux futurs professionnels de la cybersécurité les compétences pour travailler en anglais : échanger avec des éditeurs et des prestataires, coopérer avec des CERT et des partenaires de la sous-région anglophone (Nigeria, Ghana), répondre à des appels d’offres de bailleurs, présenter des résultats à une direction ou lors d’une conférence et négocier un contrat. Le cours part du vocabulaire des affaires, de la finance, du management et de la sécurité de l’information, puis développe l’écrit professionnel (courriels, rapports, CV), l’oral (présentations, négociations) et la participation aux réunions internationales, avec des scénarios tirés du contexte nigérien.

    Objectifs d’apprentissage

    • Communiquer à l’oral et à l’écrit en anglais dans un contexte professionnel.
    • Maîtriser le vocabulaire des affaires, de la finance, de la gestion et de la cybersécurité, et éviter les faux amis.
    • Rédiger des courriels, rapports, CV et lettres de motivation en anglais.
    • Présenter un exposé et commenter des données chiffrées.
    • Participer activement à des réunions et négociations internationales et en rédiger le compte rendu.

    Prérequis

    Niveau intermédiaire en anglais général (B1 du Cadre européen commun de référence).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Introduction à l’anglais des affaires et vocabulaire essentiel
    2. Leçon 2 — Rédaction professionnelle : courriels, rapports et CV
    3. Leçon 3 — Présentations et négociations en anglais
    4. Leçon 4 — Réunions d’affaires internationales et études de cas

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD et 30 h de TPE ; 3 crédits. Contrôle continu (40 %) : quiz, rédaction d’un courriel et d’un executive summary, jeu de rôle de négociation. Examen terminal (60 %) : épreuve écrite (compréhension, rédaction professionnelle) et oral (présentation de 5 minutes suivie de questions).

    Bibliographie

    • Emmerson, P. Business English Handbook Advanced. Macmillan.
    • Cotton, D., Falvey, D. & Kent, S. Market Leader (Intermediate / Upper Intermediate), Course Book. Pearson.
    • Mascull, B. Business Vocabulary in Use. Cambridge University Press.
    • Murphy, R. English Grammar in Use. Cambridge University Press.
  • Système embarqué

    Les systèmes embarqués sont partout : compteurs d’électricité à prépaiement, terminaux de paiement, stations météorologiques du Sahel, pompes solaires d’irrigation, balises de suivi de flottes, capteurs de qualité de l’eau. Ce cours de découverte, rattaché à l’UE « Environnement système et sécurité », donne à l’ingénieur génie logiciel les bases pour concevoir et programmer du logiciel qui s’exécute sur du matériel contraint (mémoire de quelques kilo-octets, alimentation sur batterie, exigences temps réel). Il couvre l’architecture matérielle, la programmation en C au plus près du matériel, l’ordonnancement temps réel et les systèmes d’exploitation temps réel (RTOS), puis l’efficacité énergétique, la sûreté et l’Internet des objets (IoT). Les exemples utilisent des plateformes accessibles à Niamey : Arduino (AVR ATmega328P), ESP32, Raspberry Pi.

    Objectifs d’apprentissage

    • Décrire l’architecture d’un système embarqué et choisir un microcontrôleur, des capteurs et des actionneurs adaptés à un cahier des charges.
    • Programmer en C embarqué les périphériques de base : GPIO, interruptions, temporisateurs, convertisseur analogique-numérique, UART, I2C, SPI.
    • Analyser la faisabilité d’un ensemble de tâches temps réel (RMS, EDF, temps de réponse) et utiliser les services d’un RTOS.
    • Estimer la consommation et l’autonomie d’un objet connecté et appliquer les techniques d’économie d’énergie.
    • Concevoir une chaîne IoT sécurisée (protocoles, passerelle, cloud) adaptée au contexte nigérien.

    Prérequis

    Programmation en C (pointeurs, opérateurs bit à bit), architecture des ordinateurs (processeur, mémoire, bus), notions d’électricité (tension, courant, loi d’Ohm), bases des systèmes d’exploitation.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Architecture des systèmes embarqués : microcontrôleurs, mémoires, capteurs et actionneurs
    2. Leçon 2 — Programmation embarquée en C : GPIO, interruptions, temporisateurs, conversion et bus de communication
    3. Leçon 3 — Systèmes temps réel : ordonnancement, analyse de faisabilité et RTOS
    4. Leçon 4 — Énergie, sûreté de fonctionnement et Internet des objets

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de cours magistral, 10 h de travaux dirigés, pas de TP en présentiel (30 h en présentiel), 30 h de travail personnel (TPE), soit 60 h pour 3 crédits. Les manipulations proposées peuvent être réalisées sur simulateur (Wokwi, Tinkercad) dans le cadre du TPE. Évaluation : contrôle continu (TD notés, mini-dossier de conception d’un objet connecté) et examen terminal écrit.

    Bibliographie

    • Edward A. Lee, Sanjit A. Seshia, Introduction to Embedded Systems: A Cyber-Physical Systems Approach, MIT Press.
    • Giorgio C. Buttazzo, Hard Real-Time Computing Systems, Springer.
    • Jane W. S. Liu, Real-Time Systems, Prentice Hall.
    • Elecia White, Making Embedded Systems, O’Reilly Media.
    • Documentation technique Microchip ATmega328P et Espressif ESP32 ; documentation FreeRTOS (freertos.org).
  • Normes et politiques de sécurité

    Ce cours de l’UE4 prépare les futurs RSSI adjoints, auditeurs et consultants à concevoir, déployer, auditer et améliorer le dispositif normatif et documentaire de la sécurité de l’information d’une organisation. Il présente les grands référentiels (famille ISO/IEC 27000, NIST CSF, CIS Controls, PCI DSS, COBIT), détaille les exigences d’ISO/IEC 27001:2022 et de son annexe A, puis enseigne l’élaboration de politiques claires et mesurables et leur traduction en configurations vérifiables. Il se termine par l’audit (ISO 19011) et l’amélioration continue. Les exemples portent sur des banques, opérateurs télécoms et administrations du Niger, en tenant compte du cadre légal national (protection des données, cybercriminalité) présenté à titre indicatif. Les TP guidés se déroulent sur les machines virtuelles de l’étudiant.

    Objectifs d’apprentissage

    • Expliquer le rôle et l’articulation des normes, référentiels, lois et politiques de sécurité.
    • Maîtriser les exigences d’ISO/IEC 27001 (clauses 4 à 10, annexe A, déclaration d’applicabilité, certification).
    • Élaborer une PSSI et des politiques thématiques adaptées aux besoins de l’organisation.
    • Traduire une politique en paramètres techniques vérifiables et en preuves.
    • Conduire un audit de conformité et piloter l’amélioration continue par les indicateurs.

    Prérequis

    Connaissances en sécurité informatique et en gestion des risques (cours d’analyse et gestion des risques suivi en parallèle) ; administration de base Linux et Windows pour les TP.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Normes et politiques de sécurité : panorama et fondements
    2. Leçon 2 — ISO/IEC 27001 : le système de management de la sécurité de l’information
    3. Leçon 3 — Élaboration et mise en œuvre des politiques de sécurité
    4. Leçon 4 — Audits, conformité et amélioration continue des politiques

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 26 h de CM, 22 h de TD, 22 h de TP et 70 h de TPE ; 7 crédits. Contrôle continu (40 %) : quiz, livrables des TP guidés (déclaration d’applicabilité, configuration conforme à une politique, rapport d’audit de VM). Examen terminal (60 %) : cas intégré de rédaction de politique et d’analyse de constats d’audit.

    Bibliographie

    • ISO/IEC 27001:2022, Sécurité de l’information, cybersécurité et protection de la vie privée — Systèmes de management de la sécurité de l’information — Exigences. ISO.
    • ISO/IEC 27002:2022, Mesures de sécurité de l’information. ISO.
    • ISO 19011:2018, Lignes directrices pour l’audit des systèmes de management. ISO.
    • NIST (2024). The NIST Cybersecurity Framework (CSF) 2.0. National Institute of Standards and Technology.
    • Calder, A. & Watkins, S. IT Governance: An International Guide to Data Security and ISO 27001/ISO 27002. Kogan Page.
  • Bases de données avancées

    Ce cours de spécialité approfondit la conception, la programmation et l’exploitation des systèmes de gestion de bases de données (SGBD) relationnels et non relationnels. Au-delà du SQL de base vu en licence, il prépare l’ingénieur logiciel à concevoir des schémas robustes, à programmer la logique métier côté serveur, à garantir la cohérence des données sous forte concurrence (paiements mobile money, inscriptions en ligne, guichets bancaires) et à optimiser des bases de plusieurs millions de lignes. Les exemples s’appuient sur des systèmes réalistes au Niger : gestion scolaire d’un établissement de Niamey, plateforme de paiement mobile, e-gouvernement. Les travaux pratiques utilisent PostgreSQL (logiciel libre), les notions étant transposables à Oracle, SQL Server ou MySQL.

    Objectifs d’apprentissage

    • Analyser un schéma relationnel à l’aide des dépendances fonctionnelles et le normaliser jusqu’à la FNBC en justifiant les compromis.
    • Écrire des requêtes SQL avancées : jointures externes, sous-requêtes corrélées, CTE récursives, fonctions de fenêtrage.
    • Programmer la logique côté serveur : fonctions et procédures stockées PL/pgSQL, déclencheurs, vues et gestion des droits.
    • Expliquer et maîtriser les transactions (ACID), les niveaux d’isolation, le verrouillage, le MVCC et la reprise après panne.
    • Estimer le coût d’une requête, choisir des index pertinents et interpréter un plan d’exécution (EXPLAIN).
    • Situer les bases réparties et NoSQL (théorème CAP, réplication, partitionnement) et choisir une technologie adaptée à un besoin.

    Prérequis

    Modèle entité-association et modèle relationnel (Merise ou UML), algèbre relationnelle, SQL de base (SELECT, jointures, GROUP BY), notions de programmation procédurale et de systèmes d’exploitation.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Conception relationnelle avancée : dépendances fonctionnelles, normalisation et SQL analytique
    2. Leçon 2 — Programmation côté serveur : PL/pgSQL, procédures stockées, déclencheurs et sécurité d’accès
    3. Leçon 3 — Transactions, contrôle de concurrence et reprise après panne
    4. Leçon 4 — Indexation, optimisation des requêtes, bases réparties et NoSQL

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de cours magistral, 20 h de travaux dirigés, 20 h de travaux pratiques (60 h en présentiel) et 60 h de travail personnel de l’étudiant (TPE), soit 120 h pour 6 crédits. Évaluation : contrôle continu (TD notés, comptes rendus de TP guidés, mini-projet de base de données pour une application de gestion scolaire) et examen terminal écrit (conception, SQL, transactions, optimisation).

    Bibliographie

    • Ramez Elmasri, Shamkant B. Navathe, Fundamentals of Database Systems, Pearson.
    • Abraham Silberschatz, Henry F. Korth, S. Sudarshan, Database System Concepts, McGraw-Hill.
    • Georges Gardarin, Bases de données, Eyrolles.
    • Martin Kleppmann, Designing Data-Intensive Applications, O’Reilly Media.
    • Documentation officielle PostgreSQL (postgresql.org/docs) et norme ISO/IEC 9075 (SQL).