École Privée d’Ingénierie du Niger — L’école du nouveau monde

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Semestre : Semestre 3 (S3)

  • Sécurité informatique fondamentale

    Ce cours pose les fondations de la sécurité des systèmes d’information (SSI) pour de futurs techniciens supérieurs en télécommunications et réseaux. Les réseaux d’entreprise, les plateformes de Mobile Money, les datacenters des opérateurs et les services numériques de l’administration nigérienne sont exposés en permanence à des menaces : hameçonnage, logiciels malveillants, rançongiciels, dénis de service, erreurs humaines, pannes d’énergie ou surchauffe. Le cours présente les principes (confidentialité, intégrité, disponibilité), le vocabulaire de l’analyse de risque, les principales menaces et vulnérabilités, les mécanismes de protection (cryptographie, authentification, contrôle d’accès) et les bonnes pratiques qui permettent de réduire le risque à un niveau acceptable. L’approche est strictement défensive : il s’agit de comprendre les menaces pour mieux protéger. Les travaux pratiques guidés portent sur la vérification d’intégrité, le chiffrement et le durcissement d’un poste Linux.

    Objectifs d’apprentissage

    • Définir et illustrer les critères DIC (disponibilité, intégrité, confidentialité) ainsi que l’authentification, la traçabilité et la non-répudiation.
    • Utiliser le vocabulaire actif / menace / vulnérabilité / risque et estimer un risque (matrice, perte annuelle attendue).
    • Reconnaître les menaces et vulnérabilités courantes et les mesures qui y répondent.
    • Expliquer le rôle du chiffrement symétrique et asymétrique, du hachage, des signatures et des certificats.
    • Appliquer les bonnes pratiques : mots de passe et MFA, mises à jour, sauvegardes 3-2-1, moindre privilège, journalisation, sensibilisation.
    • Durcir un poste ou un serveur Linux et contrôler l’intégrité de fichiers.

    Prérequis

    Introduction aux réseaux informatiques (modèle TCP/IP, adressage IP, services usuels) ; utilisation de base de la ligne de commande Linux.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Principes de la sécurité des systèmes d’information
    2. Leçon 2 — Menaces et vulnérabilités courantes
    3. Leçon 3 — Mécanismes de protection : cryptographie, authentification et contrôle d’accès
    4. Leçon 4 — Bonnes pratiques de sécurité et gestion du risque

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD, 20 h de TP et 10 h de TPE, pour 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (quiz, comptes rendus de TP, étude de cas) et examen terminal écrit.

    Bibliographie

    • S. Ghernaouti, Sécurité informatique et réseaux, Dunod.
    • L. Bloch, C. Wolfhugel et al., Sécurité informatique – Principes et méthodes, Eyrolles.
    • W. Stallings, Cryptography and Network Security, Pearson.
    • ANSSI, Guide d’hygiène informatique (42 mesures).
    • ISO/IEC 27001 et 27002, systèmes de management et mesures de sécurité de l’information.
  • Mécanique appliquée

    Le cours de Mécanique appliquée (UE2 « Mécanique appliquée et physique », semestre 3) mobilise les lois de la mécanique pour résoudre des problèmes concrets d’atelier et de maintenance : calculer les efforts dans une potence de levage, vérifier qu’une charge ne glisse pas sur une rampe, dimensionner le moteur d’un treuil ou d’un convoyeur, choisir un réducteur pour une pompe. Le cours est fortement orienté vers la pratique : avec 20 h de travaux pratiques, chaque leçon est accompagnée d’un TP guidé réalisé sur des bancs simples (poutre sur dynamomètres, plan inclinable, volant d’inertie, palan).

    Les exemples sont tirés de l’environnement industriel nigérien : groupes motopompes d’irrigation, convoyeurs de cimenterie, treuils de mines, véhicules et engins de chantier, machines d’huilerie.

    Objectifs d’apprentissage

    • Modéliser les actions mécaniques (forces, moments, liaisons) et appliquer le principe fondamental de la statique.
    • Calculer les réactions d’appui d’une poutre et les efforts dans une structure simple (potence, barres).
    • Intégrer le frottement de Coulomb dans les calculs (plan incliné, arc-boutement, courroies).
    • Appliquer le principe fondamental de la dynamique en translation et en rotation, et utiliser le théorème de l’énergie cinétique.
    • Calculer couples, vitesses, puissances et rendements dans une chaîne de transmission de machine.
    • Conduire un TP de mécanique : mesurer, exploiter, comparer à la théorie et estimer les incertitudes.

    Prérequis

    Connaissances de base en mécanique (vecteurs, forces, lois de Newton), trigonométrie, calcul algébrique.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Statique du solide : actions mécaniques, moments et équilibre
    2. Leçon 2 — Analyse des forces dans les systèmes : frottement, plan incliné et courroies
    3. Leçon 3 — Dynamique des solides : translation, rotation et énergie
    4. Leçon 4 — Applications industrielles : chaînes de transmission et mécanique des machines

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 6 h de cours magistral (CM), 4 h de travaux dirigés (TD), 20 h de travaux pratiques (TP) et 20 h de travail personnel (TPE) ; 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (comptes rendus de TP, exercices de TD, quiz en ligne) et examen terminal écrit ; les comptes rendus de TP ont un poids important.

    Bibliographie

    • Keith M. Walker, Applied Mechanics for Engineering Technology, Pearson.
    • J. L. Meriam, L. G. Kraige, Engineering Mechanics: Statics et Dynamics, Wiley.
    • Jean-Louis Fanchon, Guide de mécanique : sciences et technologies industrielles, Nathan.
    • Ferdinand P. Beer, E. Russell Johnston, Mécanique à l’usage des ingénieurs : statique et dynamique, Chenelière/McGraw-Hill.
  • Fibre optique

    Ce cours présente les bases physiques et technologiques de la transmission par fibre optique, support devenu incontournable des réseaux de télécommunications : dorsale nationale en fibre, liaisons inter-urbaines (Niamey–Dosso, Niamey–Tillabéri), raccordement des sites BTS des opérateurs (Airtel, Moov Africa, Zamani Telecom, Niger Telecoms), réseaux d’entreprise et accès FTTH dans les quartiers de Niamey. On y étudie d’abord la propagation de la lumière guidée (réflexion totale, ouverture numérique), puis les différents types de fibres (multimode, monomode) et leurs limites (atténuation, dispersion), les équipements actifs et passifs d’une chaîne de transmission optique, et enfin le calcul d’un bilan de liaison et les mesures de recette réalisées sur le terrain. Les travaux pratiques guidés portent sur la soudure par fusion, la mesure photométrique et la réflectométrie (OTDR).

    Objectifs d’apprentissage

    • Expliquer le guidage de la lumière par réflexion totale et calculer l’angle critique, l’ouverture numérique et l’angle d’acceptance d’une fibre.
    • Distinguer les fibres multimodes (saut d’indice, gradient d’indice) et monomodes, et choisir une fibre selon l’application (normes UIT-T G.652, G.657, catégories OM/OS).
    • Quantifier l’atténuation (dB, dBm, dB/km) et la dispersion (modale, chromatique) et en déduire leurs effets sur le débit.
    • Identifier le rôle des équipements optiques : émetteurs, récepteurs, connecteurs, coupleurs, multiplexeurs WDM, amplificateurs, OLT/ONT GPON.
    • Établir le bilan de puissance d’une liaison point à point ou FTTH et vérifier la marge.
    • Réaliser en sécurité une soudure par fusion et interpréter une mesure photométrique et une trace OTDR.

    Prérequis

    Transmission filaire et hertzienne (recommandé en parallèle) ; notions d’optique géométrique, logarithmes et décibels.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Propagation de la lumière dans la fibre optique
    2. Leçon 2 — Types de fibres : multimode, monomode, atténuation et dispersion
    3. Leçon 3 — Équipements de transmission optique et TP de soudure
    4. Leçon 4 — Bilan de liaison optique, mesures et recette

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD, 20 h de TP et 10 h de travail personnel de l’étudiant (TPE), pour 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (quiz en ligne, comptes rendus de TP, exercices de TD) et examen terminal écrit portant sur les calculs de propagation, de dispersion et de bilan de liaison.

    Bibliographie

    • P. Lecoy, Communications sur fibres optiques, Hermès Lavoisier.
    • G. P. Agrawal, Fiber-Optic Communication Systems, Wiley.
    • UIT-T, Recommandations G.652, G.657 et G.984 (GPON).
  • Sécurité-environnement 1

    Le cours Sécurité-environnement 1 (UE1 « Gestion, sécurité et environnement », semestre 3) sensibilise le futur technicien supérieur en génie mécanique aux enjeux de la santé-sécurité au travail et de la gestion environnementale dans l’industrie. Dans les ateliers d’usinage, les centrales thermiques (SONICHAR, groupes NIGELEC), la raffinerie SORAZ, les cimenteries, les mines d’uranium et d’or ou les huileries du Niger, le technicien est souvent le premier à organiser un chantier, à consigner une machine, à manipuler un produit chimique ou à gérer des déchets (huiles usagées, batteries, chiffons souillés). Il doit savoir identifier les dangers, évaluer les risques, choisir des mesures de prévention et appliquer un système de management environnemental.

    Objectifs d’apprentissage

    • Distinguer danger, risque et dommage ; coter un risque et hiérarchiser les mesures de prévention.
    • Calculer et interpréter les indicateurs d’accidentologie (taux de fréquence, taux de gravité).
    • Lire une fiche de données de sécurité, reconnaître les pictogrammes SGH et évaluer une exposition chimique.
    • Expliquer la structure de la norme ISO 14001 et conduire une analyse environnementale (aspects et impacts).
    • Élaborer un plan de prévention et utiliser des outils d’analyse (arbre des causes, arbre de défaillances, AMDEC).

    Prérequis

    Aucun prérequis spécifique ; des notions de chimie et de physique générales facilitent la compréhension.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Risques industriels et sécurité au travail : identifier et évaluer
    2. Leçon 2 — Le risque chimique en milieu industriel
    3. Leçon 3 — Management environnemental et norme ISO 14001
    4. Leçon 4 — Plans de prévention des accidents industriels et des risques environnementaux

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de cours magistral (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), 0 h de TP et 30 h de travail personnel (TPE) ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (études de cas, évaluation des risques d’un atelier réel, quiz en ligne) et examen terminal écrit.

    Bibliographie

    • C. Ray Asfahl, David W. Rieske, Industrial Safety and Health Management, Pearson.
    • John Brady (dir.), Environmental Management in Organizations: The IEMA Handbook, Earthscan/Routledge.
    • ISO 14001:2015, Systèmes de management environnemental — Exigences et lignes directrices pour son utilisation.
    • ISO 45001:2018, Systèmes de management de la santé et de la sécurité au travail.
    • INRS, Évaluation des risques professionnels (ED 840) et brochures techniques (www.inrs.fr).
  • Transmission filaire et hertzienne

    Toute communication, qu’il s’agisse d’un appel mobile, d’un virement Mobile Money ou d’un accès Internet, emprunte une succession de supports de transmission : paires de cuivre et câbles coaxiaux, faisceaux hertziens reliant les pylônes des opérateurs, liaisons satellitaires VSAT desservant les zones rurales. Ce cours fournit les outils pour comprendre et dimensionner ces liaisons : calculs en décibels, bruit, capacité de Shannon, lignes de transmission, affaiblissement en espace libre, zones de Fresnel, bilans de liaison terrestres et satellitaires. Il se termine par une comparaison argumentée des technologies (cuivre, faisceau hertzien, satellite, fibre) adaptée au territoire nigérien. Les 10 heures de TP sont intégrées sous forme de TP guidés (mesures sur câbles, bilans de liaison sur tableur, pointage d’antenne).

    Objectifs d’apprentissage

    • Manipuler décibels, dBm et dBW, et calculer un bilan de puissance d’une chaîne de transmission.
    • Appliquer les formules de Nyquist et de Shannon pour estimer le débit d’un canal.
    • Décrire les supports cuivre (paires torsadées, coaxial), leurs paramètres et leurs limites, y compris xDSL.
    • Calculer l’affaiblissement en espace libre, le rayon de Fresnel et le bilan d’un faisceau hertzien.
    • Expliquer les liaisons satellitaires (orbites, bandes, VSAT) et calculer un bilan simplifié.
    • Comparer et choisir une technologie de transmission selon distance, débit, coût et contexte.

    Prérequis

    Principes des télécommunications (signal, fréquence, modulation), logarithmes décimaux, notions d’électricité.

    Plan du cours

    1. Fondamentaux de la transmission : signal, décibels, bruit et capacité
    2. Transmission sur supports filaires en cuivre
    3. Transmission hertzienne terrestre : faisceaux hertziens et bilan de liaison
    4. Transmission par satellite et comparaison des technologies

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de cours magistral (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), 10 h de travaux pratiques (TP) et 20 h de travail personnel de l’étudiant (TPE). L’évaluation combine un contrôle continu (interrogations, comptes rendus de TP, quiz en ligne) et un examen terminal écrit.

    Bibliographie

    • C. Servin, Télécoms — De la transmission à l’architecture de réseaux, Dunod.
    • P. Lecoy, Technologie des télécoms, Hermès-Lavoisier.
    • R. L. Freeman, Radio System Design for Telecommunications, 3e éd., Wiley, 2007.
    • G. Maral, M. Bousquet, Satellite Communications Systems, 5e éd., Wiley, 2009.
    • UIT-R, Recommandations P.525 (affaiblissement en espace libre) et P.530 (conception des faisceaux hertziens).
  • Gestion technique et économique

    Le cours de Gestion technique et économique (UE1 « Gestion, sécurité et environnement », semestre 3) donne au futur technicien supérieur en génie mécanique les outils pour conduire un projet technique et raisonner en coûts. Dans une entreprise nigérienne — atelier d’usinage de Niamey, service maintenance d’une cimenterie, centrale de la SONICHAR, huilerie de Maradi — le technicien ne se contente pas de réparer ou de fabriquer : il planifie des interventions, chiffre des devis, compare des solutions, justifie un achat de machine devant sa hiérarchie et suit un budget en francs CFA.

    Le cours part de la gestion de projet (organisation, découpage, planification, suivi), passe par l’analyse des coûts (directs, indirects, fixes, variables, seuil de rentabilité) et se termine par les indicateurs de performance économique (VAN, TRI, délai de récupération, TRS). Chaque notion est appliquée à des cas industriels chiffrés.

    Objectifs d’apprentissage

    • Structurer un projet technique : objectifs, organigramme des tâches (WBS), rôles (matrice RACI), budget initial.
    • Construire un réseau PERT, calculer le chemin critique et les marges, tracer un diagramme de Gantt.
    • Suivre l’avancement d’un projet par la méthode de la valeur acquise (écarts, SPI, CPI, estimation à terminaison).
    • Distinguer coûts directs/indirects et fixes/variables, calculer un coût de revient et un seuil de rentabilité.
    • Évaluer la rentabilité d’un investissement (VAN, TRI, délai de récupération) et mesurer la performance d’un équipement (TRS).

    Prérequis

    Notions de base en économie et gestion ; calcul algébrique et pourcentages ; usage d’un tableur.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Fondamentaux de la gestion de projet technique
    2. Leçon 2 — Planification et suivi d’un projet : PERT, Gantt et valeur acquise
    3. Leçon 3 — Analyse des coûts et seuil de rentabilité
    4. Leçon 4 — Indicateurs de performance économique et rentabilité des investissements

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 14 h de cours magistral (CM), 6 h de travaux dirigés (TD), 0 h de TP et 20 h de travail personnel de l’étudiant (TPE) ; 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (exercices de TD, mini-projet de planification et de chiffrage, quiz en ligne) et examen terminal écrit.

    Bibliographie

    • N. Gregory Mankiw, Principles of Economics, Cengage Learning.
    • Harold Kerzner, Project Management: A Systems Approach to Planning, Scheduling, and Controlling, Wiley.
    • Project Management Institute, Guide du corpus des connaissances en management de projet (PMBOK Guide).
    • Charles T. Horngren et al., Contrôle de gestion et gestion budgétaire, Pearson.
    • Pierre Vernimmen, Finance d’entreprise, Dalloz.
  • Téléphonie sur IP (VoIP)

    La téléphonie sur IP transporte la voix sous forme de paquets sur les réseaux de données. Elle équipe aujourd’hui les entreprises (IPBX), les centres d’appels, les opérateurs (cœur IMS, VoLTE) et permet de relier des agences distantes à moindre coût, y compris par VSAT. Ce cours part de la chaîne de numérisation étudiée en téléphonie classique pour expliquer les codecs, le calcul de bande passante, les protocoles SIP et RTP, la mise en service d’un serveur Asterisk et la qualité de service (délai, gigue, pertes, marquage DiffServ). Les 25 heures de TP sont intégrées aux leçons 2 à 4 sous forme de TP guidés sur machines virtuelles Linux, téléphones logiciels et Wireshark.

    Objectifs d’apprentissage

    • Expliquer la chaîne de traitement de la voix sur IP et comparer les principaux codecs.
    • Calculer la bande passante d’un appel et dimensionner un lien pour la voix.
    • Décrire le fonctionnement de SIP, SDP, RTP et RTCP et analyser un appel avec Wireshark.
    • Installer et configurer un IPBX Asterisk (comptes PJSIP, plan de numérotation, messagerie, trunk).
    • Évaluer la qualité d’un appel (délai, gigue, pertes, MOS) et configurer la QoS (VLAN voix, DSCP EF, file prioritaire).
    • Appliquer les bonnes pratiques de sécurité défensive d’un serveur VoIP.

    Prérequis

    Téléphonie classique (RTC/PABX), modèle OSI et TCP/IP, adressage IP, VLAN, bases de Linux en ligne de commande.

    Plan du cours

    1. Principes de la VoIP : codecs, paquétisation et bande passante
    2. Protocoles de la VoIP : SIP, SDP, RTP et RTCP
    3. Mise en place d’un serveur de téléphonie IP (Asterisk)
    4. Qualité de service appliquée à la VoIP

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 15 h de cours magistral (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), 25 h de travaux pratiques (TP) et 10 h de travail personnel de l’étudiant (TPE). L’évaluation combine un contrôle continu (interrogations, comptes rendus de TP, quiz en ligne) et un examen terminal écrit. Les TP (configuration Asterisk, captures Wireshark commentées) représentent une part importante du contrôle continu.

    Bibliographie

    • O. Hersent, J.-P. Petit, D. Gurle, La VoIP : H.323, SIP, MGCP…, Dunod.
    • J. Rosenberg et al., RFC 3261 (SIP) ; H. Schulzrinne et al., RFC 3550 (RTP/RTCP), IETF.
    • L. Madsen, J. Van Meggelen, R. Bryant, Asterisk: The Definitive Guide, 5e éd., O’Reilly, 2019.
    • UIT-T, Recommandations G.114 (temps de transmission), G.107 (modèle E), G.711, G.729.
    • C. Servin, Réseaux et télécoms, Dunod.
  • Téléphonie classique (RTC/PABX)

    Même si la voix migre vers l’IP et le mobile, la téléphonie classique reste le socle conceptuel de toutes les télécommunications : bande vocale de 300-3 400 Hz, codage MIC à 64 kbit/s, trames E1, trafic en Erlang, signalisation SS7. Les PABX équipent encore hôtels, hôpitaux, ministères et banques, et les interconnexions entre opérateurs (Niger Telecoms, Airtel, Moov Africa, Zamani Telecom) reposent toujours sur ces principes. Ce cours décrit l’architecture du RTC, le fonctionnement d’un autocommutateur, son dimensionnement et la signalisation. Les 10 heures de TP sont intégrées sous forme de TP guidés (mesures sur ligne d’abonné, programmation d’un PABX, analyse de signalisation).

    Objectifs d’apprentissage

    • Décrire l’architecture hiérarchique du RTC et le rôle de la boucle locale.
    • Expliquer les caractéristiques électriques d’une ligne d’abonné analogique et calculer un courant de boucle.
    • Expliquer la numérisation MIC (échantillonnage, quantification, loi A) et la structure d’une trame E1.
    • Décrire l’architecture et les fonctions d’un PABX et le dimensionner avec la loi d’Erlang B.
    • Distinguer signalisation d’abonné (décimale, DTMF), CAS (R2) et CCS (SS7, RNIS).

    Prérequis

    Principes des télécommunications (signal, bande passante, décibel), notions d’électricité (loi d’Ohm) et de numération binaire.

    Plan du cours

    1. Architecture du Réseau Téléphonique Commuté (RTC) et ligne d’abonné
    2. Numérisation de la voix, multiplexage MIC et commutation numérique
    3. Autocommutateur privé (PABX) : architecture, fonctions et dimensionnement
    4. Signalisation téléphonique : abonné, CAS, SS7 et RNIS

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de cours magistral (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), 10 h de travaux pratiques (TP) et 20 h de travail personnel de l’étudiant (TPE). L’évaluation combine un contrôle continu (interrogations, comptes rendus de TP, quiz en ligne) et un examen terminal écrit.

    Bibliographie

    • C. Servin, Télécoms — De la transmission à l’architecture de réseaux, Dunod.
    • C. Servin, Réseaux et télécoms, 4e éd., Dunod, 2013.
    • P. Lecoy, Technologie des télécoms, Hermès-Lavoisier.
    • R. L. Freeman, Telecommunication System Engineering, 4e éd., Wiley, 2004.
    • UIT-T, Recommandations G.711 (MIC), G.704 (structure des trames), Q.23 (DTMF), E.164 (numérotation), série Q.700 (SS7).
  • Routage IP

    Le routage est la fonction de la couche 3 qui permet à un paquet IP de traverser plusieurs réseaux, de la PME au réseau national d’un opérateur. Ce cours explique comment un routeur prend ses décisions (table de routage, correspondance la plus longue, distance administrative, métrique), comment on écrit des routes statiques et comment les protocoles dynamiques RIP et OSPF construisent automatiquement les tables. Les cas pratiques portent sur des réseaux d’entreprise interconnectant Niamey, Dosso, Maradi, Tahoua ou Agadez par fibre, faisceau hertzien ou VSAT. Les 25 heures de TP (Cisco IOS réel, Packet Tracer ou GNS3) sont intégrées sous forme de TP guidés dans les leçons 2 à 4.

    Objectifs d’apprentissage

    • Décrire le processus d’acheminement d’un paquet IP et lire une table de routage.
    • Appliquer la règle de la correspondance la plus longue, la distance administrative et la métrique.
    • Concevoir un plan d’adressage VLSM et agréger des routes.
    • Configurer des routes statiques, par défaut et flottantes.
    • Expliquer et configurer RIPv2 et OSPFv2 monozone ; calculer des coûts OSPF.
    • Vérifier et dépanner le routage avec les commandes show, ping et traceroute.

    Prérequis

    Modèle OSI et TCP/IP, adressage IPv4 et découpage en sous-réseaux (binaire, masques, préfixes), notions de commutation.

    Plan du cours

    1. Principes du routage IP et table de routage
    2. Routage statique, VLSM et agrégation de routes
    3. Routage dynamique : RIP et OSPF
    4. Configuration et dépannage de routeurs

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 15 h de cours magistral (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), 25 h de travaux pratiques (TP) et 10 h de travail personnel de l’étudiant (TPE). L’évaluation combine un contrôle continu (interrogations, comptes rendus de TP, quiz en ligne) et un examen terminal écrit. Un TP noté de configuration sur maquette complète le contrôle continu.

    Bibliographie

    • A. Tanenbaum, D. Wetherall, Réseaux, 5e éd., Pearson, 2011.
    • W. Odom, CCNA 200-301 Official Cert Guide, vol. 1 et 2, Cisco Press, 2019.
    • J. Doyle, J. Carroll, Routing TCP/IP, vol. 1, 2e éd., Cisco Press.
    • J. Moy, OSPF: Anatomy of an Internet Routing Protocol, Addison-Wesley ; RFC 2328 (OSPFv2) et RFC 2453 (RIPv2), IETF.
    • G. Pujolle, Les réseaux, Eyrolles.
  • Commutation et VLAN

    Ce cours traite de la couche 2 des réseaux locaux d’entreprise : comment un commutateur Ethernet apprend les adresses, achemine les trames et isole les domaines de collision, puis comment on segmente logiquement un réseau avec les VLAN et comment on protège une topologie redondante contre les boucles avec le protocole Spanning Tree. Les exemples s’appuient sur des cas réalistes au Niger : réseau d’une mairie de Niamey, campus d’une école, agence bancaire ou opérateur de Mobile Money. Le cours est fortement orienté pratique : les 25 heures de TP se déroulent sur commutateurs Cisco (ou sous Cisco Packet Tracer / GNS3) avec des TP guidés intégrés aux leçons 3 et 4.

    Objectifs d’apprentissage

    • Expliquer le fonctionnement d’un commutateur Ethernet (apprentissage MAC, filtrage, inondation, modes de commutation).
    • Distinguer domaines de collision et domaines de diffusion et justifier la segmentation d’un LAN.
    • Concevoir un plan de VLAN et d’adressage IP associé pour une organisation.
    • Configurer VLAN, ports d’accès, trunks 802.1Q et routage inter-VLAN sur équipements Cisco.
    • Expliquer l’élection STP (pont racine, ports racine, ports désignés) et configurer RSTP/PVST+.
    • Appliquer les bonnes pratiques défensives de couche 2 (PortFast, BPDU Guard, port-security, VLAN natif inutilisé).

    Prérequis

    Modèle OSI et TCP/IP, adressage IPv4 et découpage en sous-réseaux, notions de base sur Ethernet et le câblage (TIA/EIA-568).

    Plan du cours

    1. Principes de la commutation Ethernet
    2. Réseaux virtuels (VLAN) et norme IEEE 802.1Q
    3. Configuration des VLAN, trunks et routage inter-VLAN
    4. Protocole Spanning Tree (STP, RSTP) et sécurisation de la couche 2

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 15 h de cours magistral (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), 25 h de travaux pratiques (TP) et 10 h de travail personnel de l’étudiant (TPE). L’évaluation combine un contrôle continu (interrogations, comptes rendus de TP, quiz en ligne) et un examen terminal écrit. Les comptes rendus de TP (configurations et captures de commandes show) comptent pour une part importante du contrôle continu.

    Bibliographie

    • W. Odom, CCNA 200-301 Official Cert Guide, vol. 1, Cisco Press, 2019.
    • T. Limoncelli, C. Hogan, S. Chalup, The Practice of System and Network Administration, Addison-Wesley.
    • A. Tanenbaum, D. Wetherall, Réseaux, 5e éd., Pearson, 2011.
    • IEEE Std 802.1Q — Bridges and Bridged Networks (VLAN, MSTP), IEEE.
    • C. Servin, Réseaux et télécoms, Dunod.