École Privée d’Ingénierie du Niger — L’école du nouveau monde

✉ elearning@epiniger.edu.ne    🌐 epiniger.edu.ne

Unité d’enseignement : BF · S5 · UE4 — Environnement social de la communication

  • Prévention et gestion des risques bancaires

    La banque est une entreprise de risque : elle gagne sa vie en prenant des risques choisis et rémunérés (prêter, transformer des échéances, prendre des positions) et doit se protéger contre des risques subis et non rémunérés (fraude, erreur, panne informatique, sanction réglementaire). Ce cours de L3 (UE « Environnement social de la communication », semestre 5) a pour objectifs d’apprendre à encadrer les risques souhaités et pris délibérément et à limiter, voire éviter, les risques subis. Il présente d’abord les activités bancaires et les risques qui leur sont inhérents, avec leurs premières mesures chiffrées ; puis le cadre normatif (Comité de Bâle, dispositif prudentiel de l’UMOA, circulaires de la Commission bancaire sur le contrôle interne et la gestion des risques) ; ensuite le dispositif de contrôle interne et les familles de métiers du risque et du contrôle ; enfin une analyse prospective de ces métiers (digitalisation, cyber-risque, risques climatiques, LBC/FT, attractivité des carrières). Les exercices portent sur des cas de banques et SFD nigériens.

    Objectifs d’apprentissage

    • Identifier et classer les risques bancaires (crédit, marché, liquidité, opérationnel, conformité, stratégique).
    • Calculer des indicateurs de base : perte attendue, gap de taux, ratio de solvabilité, norme de division des risques, ratio de levier.
    • Expliquer le cadre prudentiel de Bâle et sa transposition dans l’UMOA.
    • Décrire l’organisation du contrôle interne (trois lignes de défense) et élaborer une cartographie des risques simple.
    • Présenter les métiers du risque et du contrôle, leurs compétences et leurs perspectives.

    Prérequis

    Technique bancaire, comptabilité bancaire (bilan d’une banque), mathématiques financières élémentaires.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Les risques inhérents à l’activité bancaire
    2. Leçon 2 — Le cadre normatif et réglementaire de la gestion des risques
    3. Leçon 3 — Le dispositif de contrôle interne et les métiers du risque
    4. Leçon 4 — Analyse prospective des métiers du risque et du contrôle

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD, 0 h de TP et 30 h de TPE ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (exercices chiffrés, étude de cas de cartographie des risques, quiz) pour 40 % et examen terminal écrit pour 60 %.

    Bibliographie

    • Hull J., Gestion des risques et institutions financières, Pearson.
    • Comité de Bâle sur le contrôle bancaire, Bâle III : dispositif réglementaire mondial (textes sur www.bis.org).
    • Commission bancaire de l’UMOA / BCEAO, Dispositif prudentiel applicable aux établissements de crédit et aux compagnies financières de l’UMOA, et circulaires de 2017 relatives au contrôle interne et à la gestion des risques (site www.bceao.int).
    • Bernet-Rollande L., Principes de technique bancaire, Dunod.
  • Produits aux particuliers

    Ce cours de L3 (UE « Environnement social de la communication », semestre 5) prépare au métier de chargé de clientèle particuliers. Son objectif général est d’identifier les besoins des clients particuliers, notamment en matière de placements, et d’analyser l’offre de produits et services bancaires en insistant sur leurs caractéristiques. Il est organisé en trois parties du programme officiel réparties en quatre leçons : la clientèle de la banque (particuliers et clientèle commerciale : segmentation, connaissance client, ouverture de compte, capacité d’endettement) ; l’offre de produits et services bancaires (comptes, crédits aux particuliers avec calcul des mensualités et du coût, services, banque à distance) et l’analyse des produits d’épargne (épargne liquide, dépôts à terme, bons de caisse, titres, OPCVM) ; enfin la gestion des moyens de paiement et des transferts (chèque, virement, carte, monnaie électronique, transferts nationaux et internationaux, incidents de paiement). Les exemples sont tirés du contexte des banques et SFD de Niamey et des régions.

    Objectifs d’apprentissage

    • Segmenter la clientèle et identifier les besoins financiers d’un particulier selon son cycle de vie.
    • Appliquer les règles d’ouverture de compte et de connaissance du client (KYC).
    • Calculer une capacité d’endettement, une mensualité, le coût total et le TEG d’un crédit.
    • Comparer les produits d’épargne selon le rendement, la liquidité, le risque et la fiscalité.
    • Expliquer le fonctionnement des moyens de paiement et des transferts, et gérer un incident de paiement.

    Prérequis

    Technique bancaire de base, mathématiques financières (intérêts simples et composés, annuités), notions de marketing bancaire.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — La clientèle de la banque : particuliers et clientèle commerciale
    2. Leçon 2 — L’offre de produits bancaires : comptes et crédits aux particuliers
    3. Leçon 3 — L’offre de services bancaires et l’analyse des produits d’épargne
    4. Leçon 4 — La gestion des moyens de paiement et des transferts

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD, 0 h de TP et 30 h de TPE ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (exercices de TD, jeu de rôle d’entretien client, quiz) pour 40 % et examen terminal écrit pour 60 %.

    Bibliographie

    • Bernet-Rollande L., Principes de technique bancaire, Dunod.
    • Garsuault P., Priami S., La banque : fonctionnement et stratégies, Economica.
    • UEMOA, Règlement n°15/2002/CM/UEMOA relatif aux systèmes de paiement dans les États membres de l’UEMOA.
    • BCEAO, textes sur les conditions de banque, le taux de l’usure et la monnaie électronique (site www.bceao.int).
  • Activités d’assurance bancaire

    La bancassurance désigne la distribution de produits d’assurance par les réseaux bancaires et, plus largement, l’ensemble des stratégies de rapprochement entre banques et compagnies d’assurance. Née en Europe dans les années 1970-1980, elle s’est développée en Afrique de l’Ouest avec l’essor des groupes bancaires panafricains et la recherche de revenus de commissions. Au Niger, où le taux de pénétration de l’assurance reste très faible, le guichet bancaire (et de plus en plus le mobile) constitue un canal privilégié pour diffuser l’assurance emprunteur, l’épargne-retraite, l’assurance études ou la micro-assurance. Ce cours de L3 (UE « Environnement social de la communication », semestre 5) présente le concept et ses acteurs, analyse les formes de rapprochement entre banque et assurance dans le cadre de l’UMOA et de la CIMA, décrit les produits distribués avec leurs mécanismes de calcul, puis évalue les avantages et les limites du modèle. Il prépare aux fonctions de chargé de clientèle, conseiller en bancassurance et animateur commercial.

    Objectifs d’apprentissage

    • Définir la bancassurance et distinguer ses modèles d’organisation (distribution, partenariat, filiale, intégration).
    • Identifier les acteurs et le cadre réglementaire (Code CIMA, réglementation bancaire UMOA).
    • Expliquer les logiques économiques du rapprochement entre banque et assurance.
    • Présenter les principaux produits distribués et effectuer les calculs de base (primes, capitalisation, commissions).
    • Apprécier les avantages et les limites de la bancassurance pour la banque, l’assureur et le client.

    Prérequis

    Technique bancaire de base (comptes, crédits), notions d’assurance et de mathématiques financières (intérêts composés).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — La bancassurance : concept, genèse et acteurs
    2. Leçon 2 — Le rapprochement entre activités de banque et d’assurance
    3. Leçon 3 — Les produits distribués par la bancassurance
    4. Leçon 4 — Avantages, limites et enjeux de la bancassurance

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD, 0 h de TP et 30 h de TPE ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (cas pratiques de TD, simulation d’entretien de vente, quiz) pour 40 % et examen terminal écrit pour 60 %.

    Bibliographie

    • Conférence Interafricaine des Marchés d’Assurances, Code des assurances des États membres de la CIMA (site www.cima-afrique.org).
    • Couilbault F., Eliashberg C., Latrasse M., Les grands principes de l’assurance, L’Argus de l’assurance.
    • Yeatman J., Manuel international de l’assurance, Economica.
    • Bernet-Rollande L., Principes de technique bancaire, Dunod.
    • BCEAO, Loi portant réglementation bancaire et textes d’application (site www.bceao.int).