École Privée d’Ingénierie du Niger — L’école du nouveau monde

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Filière : Licence Professionnelle en Architecture (ARC)

  • Dessin d’exécution

    Le cours de Dessin d’exécution (UE4 — Mesure et gestion du chantier, semestre 2) forme l’étudiant à produire les dessins qui permettent de construire : plans d’implantation, de fondations, de niveaux cotés, coupes, carnets de détails, calepinages et tableaux de menuiseries. Là où le dessin d’architecture sert à concevoir et à convaincre, le dessin d’exécution doit être complet, précis, univoque et conforme aux normes, car l’entreprise, le chef de chantier et les ouvriers s’en servent pour commander les matériaux, implanter, coffrer, maçonner et poser. Une cote manquante ou contradictoire se traduit directement par une erreur sur le chantier, un retard ou un surcoût.

    Le cours s’appuie sur des projets représentatifs du contexte nigérien : villa R+1 en béton armé et parpaings à Niamey, école de six classes, construction en terre (BTC, voûte nubienne), hangar métallique. Les exercices sont réalisés à la main puis en DAO (AutoCAD, ArchiCAD ou Revit).

    Objectifs d’apprentissage

    • Connaître les phases d’un projet et la place du dossier d’exécution (EXE).
    • Appliquer les normes de dessin : formats, échelles, traits, hachures, cotation, cartouche, repérage, indices de révision.
    • Produire les plans d’exécution du gros œuvre (implantation, fondations, niveaux, coupes).
    • Dessiner les détails constructifs et de finitions (acrotère, étanchéité, menuiseries, escaliers, revêtements).
    • Organiser un dossier d’exécution complet et cohérent selon le type de construction.

    Prérequis

    Bases de dessin technique (S1), Dessin d’architecture (S1) ; notions de matériaux de construction et d’AutoCAD.

    Plan du cours

    1. Normes et conventions des dessins d’exécution
    2. Plans d’exécution du gros œuvre
    3. Détails constructifs et finitions
    4. Plans d’exécution selon les types de construction et dossier EXE

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 10 h de CM, 10 h de TD, 20 h de TP (planches et DAO) et 20 h de TPE ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (planches rendues en TD/TP, 50 %) et examen terminal (réalisation d’un détail et d’un extrait de plan d’exécution, 50 %).

    Bibliographie

    • Wakita, O. A. & Linde, R. M. The Professional Practice of Architectural Working Drawings. Wiley, 5e éd., 2017.
    • Mitton, M. Interior Design Visual Presentation: A Guide to Graphics, Models, and Presentation Techniques. Wiley, 2003.
    • Neufert, E. Les éléments des projets de construction. Dunod (éditions récentes).
    • Ching, F. D. K. Building Construction Illustrated. Wiley, 6e éd., 2020.
    • Normes ISO 128 (principes de représentation), ISO 5455 (échelles), ISO 7200 (cartouches), ISO 129 (cotation).
  • Topographie II

    Le cours de Topographie II (UE4 — Mesure et gestion du chantier, semestre 2) approfondit les acquis de Topographie I pour rendre l’étudiant capable de réaliser et d’exploiter un levé complet de terrain destiné à un projet de construction : canevas polygonal, levé de détails et altimétrie à la station totale, positionnement par satellites (GPS/GNSS) rattaché aux systèmes géodésiques, puis traitement des mesures par logiciel jusqu’au plan topographique, au modèle numérique de terrain et aux cubatures. Pour l’architecte, un plan topographique fiable est la base de l’implantation du bâtiment, du calage des niveaux, de l’assainissement de la parcelle et du dessin des accès.

    Les unités angulaires utilisées sont celles de la topographie française : le grade ou gon (400 gon = 360°) et le milligrade (mgon). Les exemples sont localisés à Niamey et à Maradi.

    Objectifs d’apprentissage

    • Concevoir, mesurer, contrôler et compenser un cheminement polygonal.
    • Réaliser un levé de détails par rayonnement et calculer altitudes et coordonnées (nivellement trigonométrique).
    • Expliquer les bases de la géodésie (ellipsoïde, géoïde, systèmes, projection UTM) et les modes de positionnement GNSS.
    • Traiter les données (import, codification, calcul, DAO, MNT, courbes de niveau, cubatures) avec des logiciels de topographie.
    • Appliquer ces compétences à l’implantation et au suivi d’un projet de construction.

    Prérequis

    Topographie I : mesure des distances et des angles, nivellement direct, notions de coordonnées rectangulaires ; trigonométrie ; bases d’AutoCAD.

    Plan du cours

    1. Polygonation : cheminements, fermetures et compensation
    2. Levé de détails à la station totale et nivellement trigonométrique
    3. Introduction à la géodésie et au positionnement GPS/GNSS
    4. Traitement des données topographiques par logiciel

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 10 h de CM, 0 h de TD, 20 h de TP (terrain et salle informatique) et 10 h de TPE ; 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (carnets de terrain et rendus des TP guidés, 50 %) et examen terminal (calculs topographiques, 50 %).

    Bibliographie

    • Bannister, A., Raymond, S. & Baker, R. Surveying. Pearson, 7e éd., 1998.
    • Uren, J. & Price, W. F. Surveying for Engineers. Palgrave Macmillan, 5e éd., 2010.
    • Milles, S. & Lagofun, J. Topographie et topométrie modernes. Eyrolles, 1999 (2 tomes).
    • Duquenne, F. et al. GPS : localisation et navigation par satellites. Hermès-Lavoisier, 2005.
  • Métré route

    Le cours de Métré route (UE3 — Environnement génie civil, semestre 2) initie l’étudiant au calcul des quantités d’un projet routier ou de voirie urbaine : surfaces de chaussée et d’accotements, volumes de décapage, de déblai et de remblai, quantités de matériaux des couches de chaussée (latérite, grave concassée, liants, enrobés), ouvrages d’assainissement (fossés, caniveaux, dalots), puis leur valorisation dans un devis quantitatif et estimatif en FCFA. L’assistant en architecture est souvent amené à travailler sur des voiries de lotissement, des parkings, des cours d’équipements publics ou des accès de chantier : savoir métrer ces ouvrages, lire un profil en long et des profils en travers, et contrôler un détail quantitatif est une compétence directement utile.

    Les exemples portent sur des voiries de Niamey et des routes en latérite du Niger ; les prix et certaines caractéristiques de matériaux sont donnés à titre indicatif et doivent être actualisés à partir des bordereaux en vigueur.

    Objectifs d’apprentissage

    • Lire les pièces d’un projet routier (tracé en plan, profil en long, profils en travers types et courants).
    • Calculer les surfaces de chaussée, d’accotements et d’emprise, y compris en courbe.
    • Calculer les aires des profils en travers et les volumes de terrassement (moyenne des aires, profils mixtes, foisonnement, compactage).
    • Estimer les quantités et tonnages des matériaux de chaussée et des ouvrages annexes.
    • Établir un devis quantitatif et estimatif et exploiter une épure de mouvement des terres pour la gestion du chantier.

    Prérequis

    Topographie I (lecture de plans, altitudes, profils), mathématiques de base (aires, volumes, trigonométrie, proportionnalité), usage d’un tableur.

    Plan du cours

    1. Introduction au métré routier : documents, vocabulaire et surfaces
    2. Calcul des volumes de terrassement
    3. Estimation des quantités de matériaux de chaussée
    4. Ouvrages annexes, mouvement des terres et devis estimatif

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 10 h de CM, 0 h de TD, 20 h de TP (métrés guidés sur dossier de projet et tableur) et 10 h de TPE ; 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (rendus des TP guidés, 40 %) et examen terminal (métré et devis d’un tronçon, 60 %).

    Bibliographie

    • Wignall, A., Kendrick, P. S., Ancill, R. & Copson, M. Roadwork: Theory and Practice. Butterworth-Heinemann.
    • Papacostas, C. S. & Prevedouros, P. D. Transportation Engineering and Planning. Pearson, 2000.
    • CEBTP. Guide pratique de dimensionnement des chaussées pour les pays tropicaux. Ministère de la Coopération, 1984.
    • Setra-LCPC. Réalisation des remblais et des couches de forme (GTR). 2e éd., 2000.
  • Théorie des structures

    La théorie des structures explique comment un ouvrage reçoit les charges (poids propre, occupation, vent) et les transmet jusqu’au sol. Pour l’architecte, elle est un outil de conception : choisir une trame, une portée, une hauteur de poutre, une forme de toiture ou de voûte, c’est déjà faire un choix structurel. Ce cours prolonge la statique et la résistance des matériaux du semestre 1 : on y apprend à modéliser un bâtiment en éléments simples (poutres, poteaux, portiques, treillis, arcs), à calculer les réactions d’appui et les efforts internes, puis à comprendre le comportement des structures hyperstatiques et les déformations.

    Les exemples sont tirés de projets courants au Niger : villa R+1 en béton armé à Niamey, hangar ou marché couvert à charpente métallique, école en maçonnerie de BTC, voûtes et arcs de l’architecture de terre.

    Objectifs d’apprentissage

    • Identifier les types de structures, les liaisons (appuis) et les actions (charges permanentes, d’exploitation, climatiques).
    • Déterminer le degré d’hyperstaticité d’un système et distinguer structures isostatiques et hyperstatiques.
    • Calculer les réactions d’appui et tracer les diagrammes d’effort tranchant et de moment fléchissant des poutres isostatiques.
    • Calculer les efforts dans les barres d’un treillis (nœuds, Ritter) et la poussée d’un arc.
    • Exploiter les formules usuelles des poutres hyperstatiques et des flèches pour prédimensionner des éléments.

    Prérequis

    Statique (équilibre d’un solide, moments), résistance des matériaux (contraintes, moment d’inertie), trigonométrie.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Introduction à la théorie des structures : systèmes, appuis et charges
    2. Leçon 2 — Poutres isostatiques : réactions, efforts internes et diagrammes
    3. Leçon 3 — Treillis, arcs et portiques isostatiques
    4. Leçon 4 — Structures hyperstatiques, déformations et application à la conception

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD, 10 h de travail personnel (TPE) ; 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (séries de TD, quiz, devoir surveillé) et examen terminal écrit (exercices de calcul de structures simples).

    Bibliographie

    • Hibbeler, R. C. (2017). Structural Analysis. Pearson.
    • Megson, T. H. G. (2014). Structural and Stress Analysis. Butterworth-Heinemann.
    • Salvadori, M. (2005). Comment ça tient ? Parenthèses.
    • Frey, F. (2000). Analyse des structures et milieux continus, vol. 2 : Mécanique des structures. PPUR.
  • Électrotechnique

    L’électrotechnique étudie la production, le transport, la distribution et l’utilisation de l’énergie électrique. Pour un futur assistant en architecture, elle n’a pas pour but de faire de l’étudiant un électricien, mais de lui donner les bases qui lui permettent de dialoguer avec les bureaux d’études et les entreprises, de réserver les bons emplacements (tableau, gaines, locaux techniques), de lire un schéma et un plan d’électricité et d’intégrer dès l’esquisse les contraintes énergétiques d’un bâtiment au Niger : forte charge de climatisation et de ventilation, coupures de réseau, recours croissant au solaire photovoltaïque.

    Le cours part des lois fondamentales des circuits (tension, courant, résistance, puissance), passe au courant alternatif distribué par le réseau (monophasé et triphasé, facteur de puissance), présente les composants et appareils de protection, puis applique ces notions à la conception de l’installation électrique d’une villa, d’une école ou d’un petit équipement.

    Objectifs d’apprentissage

    • Définir et mesurer les grandeurs électriques (U, I, R, P, énergie) et appliquer les lois d’Ohm et de Kirchhoff.
    • Calculer les puissances active, réactive et apparente en monophasé et en triphasé et interpréter le facteur de puissance.
    • Identifier les composants d’une installation (conducteurs, protections, transformateurs, moteurs, luminaires, équipements photovoltaïques) et leur rôle.
    • Dimensionner simplement un circuit : section de câble, chute de tension, calibre de protection.
    • Établir un bilan de puissance et un plan d’implantation électrique pour un bâtiment courant.

    Prérequis

    Connaissances de base en physique (énergie, puissance) et en mathématiques (fractions, puissances, trigonométrie élémentaire : cosinus, tangente).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Grandeurs électriques et circuits en courant continu
    2. Leçon 2 — Courant alternatif monophasé et triphasé, puissances
    3. Leçon 3 — Composants, appareillage et protection des installations
    4. Leçon 4 — Conception de l’installation électrique d’un bâtiment

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 10 h de CM, 5 h de TD, 15 h de TP et 10 h de travail personnel (TPE) ; 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (comptes rendus de TP, exercices de TD, quiz) et examen terminal écrit portant sur des calculs de circuits et un cas d’installation de bâtiment.

    Bibliographie

    • Nilsson, J. W. & Riedel, S. A. (2019). Electric Circuits. Pearson.
    • Wildi, T. & Sybille, G. (2006). Électrotechnique. De Boeck.
    • Schneider Electric. Guide de l’installation électrique (selon normes CEI), édition récente.
    • Norme NF C 15-100 / CEI 60364 : Installations électriques à basse tension (référence de base).
  • Physique II

    Le cours de Physique II approfondit les bases acquises en Physique I dans deux domaines qui conditionnent directement la conception et l’exploitation des bâtiments : l’électromagnétisme (électricité, magnétisme, induction, courant alternatif, protection contre la foudre et effets électromagnétiques dans les matériaux) et la thermodynamique, en particulier le second principe (entropie, machines thermiques, climatiseurs et pompes à chaleur). La dernière leçon réunit ces notions dans des applications architecturales propres au climat chaud et sec du Niger : résistance thermique des parois en banco, BTC ou parpaing, consommation de climatisation, dimensionnement indicatif d’une installation photovoltaïque, sécurité électrique des logements. L’objectif est de donner les ordres de grandeur utiles au dialogue avec les bureaux d’études.

    Objectifs d’apprentissage

    • Appliquer la loi de Coulomb, la loi d’Ohm, l’effet Joule et calculer une chute de tension dans un câble.
    • Expliquer le champ magnétique, la force de Laplace, l’induction (lois de Faraday et de Lenz) et le principe du transformateur.
    • Exploiter les grandeurs du courant alternatif : valeurs efficaces, puissances active, réactive et apparente.
    • Énoncer le second principe, calculer une variation d’entropie, un rendement de Carnot et un coefficient de performance.
    • Calculer la résistance thermique et le coefficient U d’une paroi, le flux traversant et la puissance électrique de climatisation correspondante.
    • Identifier les effets électromagnétiques utiles ou nuisibles dans les matériaux de construction (corrosion, foudre, courants induits).

    Prérequis

    Physique I (mécanique du point, énergie, travail, puissance, notions de chaleur et de température), Mathématiques I (dérivées, logarithme, trigonométrie).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Électrostatique, courant électrique et installations du bâtiment
    2. Leçon 2 — Magnétisme, induction et courant alternatif
    3. Leçon 3 — Second principe de la thermodynamique
    4. Leçon 4 — Applications en architecture : parois, climatisation, solaire et sécurité

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire de la maquette : 20 h de CM, 10 h de TD, 0 h de TP, 10 h de TPE, pour 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (TD notés, interrogations, quiz en ligne) et examen terminal écrit avec exercices chiffrés.

    Bibliographie

    • Tipler, P. A., & Mosca, G. (2007). Physics for Scientists and Engineers. Freeman.
    • Griffiths, D. J. (2017). Introduction to Electrodynamics. Cambridge University Press.
    • Halliday, D., Resnick, R., & Walker, J. Fundamentals of Physics. Wiley.
    • Çengel, Y. A., & Boles, M. A. Thermodynamics: An Engineering Approach. McGraw-Hill.
    • Liébard, A., & De Herde, A. (2005). Traité d’architecture et d’urbanisme bioclimatiques. Le Moniteur.
  • Anthropologie urbaine

    L’Anthropologie urbaine (UE1 — Science fondamentale, semestre 2) étudie la ville à hauteur d’habitant : comment les sociétés produisent, habitent, s’approprient et transforment leur espace bâti, et comment cet espace, en retour, façonne les pratiques, les relations sociales et les identités. Pour un futur professionnel de l’architecture, c’est une discipline d’observation et d’écoute : elle apprend à comprendre les usages réels avant de dessiner, à respecter les logiques culturelles d’un quartier et à éviter les projets « hors sol ».

    Le cours présente les concepts et méthodes de la discipline (terrain, observation, entretien), puis les applique à des villes historiques (Agadez, Zinder, Tombouctou, Kano) et à des villes modernes (Niamey, villes nouvelles modernistes), avant d’examiner l’impact de la culture sur l’urbanisme et la manière d’intégrer ces connaissances dans la planification. Des TP guidés d’enquête de terrain sont réalisés à Niamey ou à Maradi.

    Objectifs d’apprentissage

    • Définir les concepts fondamentaux de l’anthropologie urbaine (espace, lieu, territoire, appropriation, droit à la ville).
    • Mettre en œuvre les méthodes de terrain : observation, entretien, relevé habité, cartographie des usages.
    • Analyser le lien entre culture et forme urbaine dans des villes historiques et modernes.
    • Identifier l’impact des pratiques culturelles sur la structure et le fonctionnement des villes nigériennes.
    • Traduire une enquête anthropologique en recommandations de programme et de conception.

    Prérequis

    Aucun prérequis spécifique ; une curiosité pour la ville et une bonne maîtrise de l’expression écrite sont attendues.

    Plan du cours

    1. Introduction à l’anthropologie urbaine : concepts et méthodes
    2. Villes historiques : études de cas sahéliennes et africaines
    3. Villes modernes et contemporaines : planification et pratiques habitantes
    4. Impact culturel sur l’urbanisme et application au projet

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 10 h de CM, 5 h de TD, 5 h de TP (enquêtes de terrain) et 20 h de TPE ; 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (rapport d’enquête de terrain et fiches d’étude de cas, 40 %) et examen terminal écrit (60 %).

    Bibliographie

    • Low, S. M. (dir.). Theorizing the City: The New Urban Anthropology Reader. Rutgers University Press, 1999.
    • Harvey, D. Rebel Cities: From the Right to the City to the Urban Revolution. Verso, 2012.
    • Lefebvre, H. Le Droit à la ville. Anthropos, 1968.
    • Hannerz, U. Explorer la ville : éléments d’anthropologie urbaine. Minuit, 1983.
    • Rapoport, A. Pour une anthropologie de la maison. Dunod, 1972 (éd. orig. House Form and Culture, 1969).
  • Géométrie descriptive

    La Géométrie descriptive (UE1 — Science fondamentale, semestre 2) est la science qui permet de représenter exactement un objet à trois dimensions sur une feuille à deux dimensions, puis de résoudre graphiquement, sur ce dessin, les problèmes de l’espace : longueurs réelles, angles, intersections, sections, ombres. Fondée par Gaspard Monge à la fin du XVIIIe siècle, elle reste la base théorique de toutes les représentations de l’architecte : plans, coupes, élévations, épures de charpente et de toiture, tracés d’ombres, développements de surfaces. Même à l’ère de la DAO et de la maquette numérique (AutoCAD, ArchiCAD, Revit, SketchUp), comprendre la géométrie descriptive permet de lire un projet dans l’espace, de contrôler les résultats du logiciel et de dessiner juste à la main lors d’une esquisse ou sur le chantier.

    Le cours s’appuie sur des cas concrets : toitures à pans d’une villa à Niamey, coupole et voûte nubienne en terre crue, ombres portées sous le soleil sahélien, sections d’éléments de structure.

    Objectifs d’apprentissage

    • Expliquer les principes de la projection orthogonale et la construction d’une épure de Monge (ligne de terre, rappels, cote, éloignement).
    • Représenter points, droites et plans dans leurs positions quelconques et particulières.
    • Déterminer une vraie grandeur par rabattement, rotation ou changement de plan de projection.
    • Construire des sections planes et des intersections de solides en résolvant correctement la visibilité.
    • Appliquer ces méthodes aux dessins d’architecture : épures de toitures, ombres, développements.

    Prérequis

    Cours de Géométrie et perspective (S1) et Bases de dessin technique : usage du matériel de tracé, constructions géométriques élémentaires, notions de trigonométrie (sinus, cosinus, tangente, théorème de Pythagore).

    Plan du cours

    1. Principes de la projection orthogonale et méthode de Monge
    2. Droites, plans et vraies grandeurs
    3. Sections planes, intersections et visibilité
    4. Applications en dessin d’architecture : toitures, ombres et développements

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 15 h de cours magistral (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), 0 h de TP et 15 h de travail personnel de l’étudiant (TPE) ; 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (épures rendues en TD, interrogations écrites, 40 %) et examen terminal écrit sur épures (60 %). La précision du tracé, la propreté et la justification des constructions sont notées.

    Bibliographie

    • Monge, G. Géométrie descriptive. Paris, an VII (1799) ; rééd. Hachette Livre/BnF, 2015.
    • Roubaudi, C. Traité de géométrie descriptive. Masson (plusieurs éditions).
    • Ching, F. D. K. Architectural Graphics. Wiley, 6e éd., 2015.
  • Mathématiques II

    Le cours de Mathématiques II prolonge Mathématiques I et fournit à l’étudiant en architecture les outils de modélisation qui décrivent l’évolution d’un phénomène dans le temps ou dans l’espace : refroidissement d’un mur en terre après le coucher du soleil, séchage d’une brique de banco, vibration d’un plancher, flèche d’une poutre, variation journalière de la température à Niamey, forme optimale d’un arc ou d’une voûte. Trois grands chapitres sont traités : les équations différentielles ordinaires (premier et second ordre), les séries et la transformation de Fourier, et le calcul des variations. L’accent est mis sur la compréhension des méthodes, la résolution à la main de problèmes simples et l’interprétation physique des résultats dans un contexte de construction sahélien.

    Objectifs d’apprentissage

    • Reconnaître et résoudre une équation différentielle du premier ordre (variables séparables, linéaire) avec condition initiale.
    • Résoudre une équation linéaire du second ordre à coefficients constants, homogène ou avec second membre simple.
    • Calculer les coefficients de Fourier d’un signal périodique et interpréter son spectre ; connaître la transformée de Fourier d’une impulsion.
    • Écrire et résoudre l’équation d’Euler-Lagrange d’une fonctionnelle simple ; reconnaître la chaînette et le problème isopérimétrique.
    • Traduire un problème d’ingénierie du bâtiment (thermique, vibrations, flèche, forme d’arc) en modèle mathématique et en discuter la validité.

    Prérequis

    Mathématiques I : dérivées, primitives et intégrales usuelles, fonctions exponentielle, logarithme et trigonométriques, nombres complexes (forme algébrique et exponentielle), résolution des équations du second degré.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Équations différentielles du premier ordre
    2. Leçon 2 — Équations différentielles linéaires du second ordre
    3. Leçon 3 — Séries et transformation de Fourier
    4. Leçon 4 — Calcul des variations et formes optimales

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire de la maquette : 15 h de CM, 10 h de TD, 0 h de TP et 15 h de travail personnel de l’étudiant (TPE), pour 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (devoirs de TD, interrogations écrites, quiz en ligne) et examen terminal écrit. Les exercices corrigés de chaque leçon constituent la base des séances de TD.

    Bibliographie

    • Boyce, W. E., & DiPrima, R. C. (2017). Elementary Differential Equations and Boundary Value Problems. Wiley.
    • Kreyszig, E. (2010). Advanced Engineering Mathematics. Wiley.
    • Gelfand, I. M., & Fomin, S. V. (2000). Calculus of Variations. Dover.
    • Tolstov, G. P. (1976). Fourier Series. Dover.
  • Technique d’expression écrite et orale 1

    Un bon projet mal expliqué est un projet perdu. L’architecte et le technicien passent une grande partie de leur temps à communiquer : lettres et courriels aux clients et à l’administration, comptes rendus de réunions de chantier, notices descriptives, rapports de stage, présentations devant un jury, un maître d’ouvrage ou un comité de quartier. Ce cours développe les compétences d’expression écrite et orale nécessaires à ces situations : écrire clairement et correctement, structurer ses idées et argumenter, adapter son message à un public technique (ingénieur, entrepreneur) ou non technique (client, chef de village, élus), et présenter oralement avec aisance. Les exercices s’appuient sur des situations professionnelles réelles au Niger.

    Objectifs d’apprentissage

    • Rédiger des phrases et des paragraphes clairs, concis et corrects.
    • Produire les écrits professionnels courants : lettre, courriel, compte rendu, note, notice.
    • Structurer des idées selon un plan logique et construire une argumentation.
    • Résumer et synthétiser un document technique.
    • Préparer et réaliser une présentation orale adaptée à un public technique ou non technique.

    Prérequis

    Aucun prérequis spécifique ; une maîtrise courante du français écrit et oral est attendue.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Communiquer et écrire clairement : les fondamentaux
    2. Leçon 2 — Techniques de rédaction professionnelle : lettres, courriels et comptes rendus
    3. Leçon 3 — Structuration des idées et argumentation
    4. Leçon 4 — Techniques de présentation orale

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 10 h de CM, pas de TD ni de TP, 10 h de travail personnel (TPE) ; 1 crédit. Évaluation : contrôle continu (production d’écrits professionnels et exposé oral de 5 minutes) et examen terminal écrit (rédaction et résumé).

    Bibliographie

    • Strunk, W. & White, E. B. (2000). The Elements of Style. Longman.
    • Alley, M. (2013). The Craft of Scientific Presentations: Critical Steps to Succeed and Critical Errors to Avoid. Springer.
    • Grevisse, M. & Goosse, A. Le Bon Usage. De Boeck.
    • Kadyss, R. & Nishimata, A. Rédiger avec succès lettres, e-mails et documents administratifs. Gualino.