École Privée d’Ingénierie du Niger — L’école du nouveau monde

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Filière : Licence Professionnelle en Chaudronnerie et Construction Métallique (CM)

  • Technologie Professionnelle des Ouvrages Métalliques

    Ce cours de technologie professionnelle présente les principaux éléments de la charpente métallique et l’emploi des tubes en chaudronnerie et construction métallique. Il décrit, pour chaque élément, sa fonction, ses dispositions constructives, les profilés utilisés, les assemblages et les erreurs à éviter, en s’appuyant sur les bâtiments courants au Niger : hangars de stockage agricoles, entrepôts, ateliers, halls industriels à sheds, mezzanines, bâtiments administratifs à ossature acier. Les calculs présentés (efforts dans les barres de fermes, contreventements, pannes, solives, escaliers) sont des pré-dimensionnements destinés à comprendre le fonctionnement des ouvrages ; les vérifications réglementaires relèvent de l’Eurocode 3 (ou des règles CM66 encore rencontrées) et sont approfondies dans les cours de calcul des structures.

    Objectifs d’apprentissage

    • Identifier les types de fermes et leurs appuis, et calculer les efforts dans une ferme simple.
    • Expliquer le rôle des contreventements et des portiques dans la stabilité d’un bâtiment.
    • Décrire les pans de clôture, pans de fer, ossatures de planchers, couvertures et sheds.
    • Pré-dimensionner une panne et une solive (résistance et flèche).
    • Concevoir un escalier métallique et justifier l’emploi des tubes et de leurs assemblages.

    Prérequis

    Statique et RDM de base (équilibre, flexion, flambement), lecture de plans de construction métallique, désignation des profilés.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Les fermes : principaux types et appuis de ferme
    2. Leçon 2 — Contreventements des combles et portiques
    3. Leçon 3 — Pans de clôture et pans de fer, ossature des planchers, couvertures métalliques et sheds
    4. Leçon 4 — Escaliers métalliques et tubes en chaudronnerie et construction métallique

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 30 h de CM, 10 h de TD, 0 h de TP, 20 h de TPE ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (quiz, TD, dossier « relevé et description d’un hangar métallique existant », ≈ 40 %) et examen terminal écrit (≈ 60 %).

    Bibliographie

    • M. Hirt, R. Bez, A. Nussbaumer, Construction métallique : notions fondamentales et méthodes de dimensionnement (Traité de Génie Civil, vol. 10), PPUR.
    • J. Morel, Calcul des structures métalliques selon l’Eurocode 3, Eyrolles.
    • CTICM / APK, Construire en acier et Mémotech Structures métalliques.
    • J. Wardenier et coll., Guides de conception CIDECT pour profils creux, CIDECT.
    • NF EN 1993-1-1 et NF EN 1090-2 (exécution des structures en acier).
  • Conception des Tuyauteries Industrielles

    Ce cours prépare le technicien supérieur à concevoir une tuyauterie industrielle à partir d’un cahier des charges et à décrire les opérations de sa fabrication, de la préfabrication des tronçons (spools) en atelier jusqu’à l’épreuve sur site. Il présente successivement les tubes, canalisations et accessoires de jonction, les brides (formes, montage, étanchéité, normes), les chaudières, réservoirs et ballons avec leurs constituants, puis les installations de tuyauterie et leur représentation en dessin isométrique. Les exemples sont tirés d’installations du Niger et de la sous-région : réseau vapeur d’une huilerie de Maradi, stockage de gasoil d’un dépôt pétrolier, installations de la raffinerie SORAZ, adduction d’eau et stations de pompage. Les références normatives (ASME B31.3, NF EN 13480, EN 1092-1, ASME B16.5, API 650, EN 13445) sont présentées dans leurs principes ; les valeurs numériques sont indicatives et doivent être vérifiées dans l’édition en vigueur des normes.

    Objectifs d’apprentissage

    • Choisir un tube (matériau, diamètre, épaisseur, schedule) et ses accessoires à partir des données de service.
    • Sélectionner une bride, sa face et son joint, et décrire un montage-serrage correct.
    • Décrire les types de chaudières, réservoirs et ballons et identifier leurs constituants.
    • Réaliser les calculs simples de pré-dimensionnement (épaisseur, vitesse, dilatation, volume).
    • Lire et établir un dessin isométrique coté avec nomenclature et calculer les longueurs de coupe.

    Prérequis

    Dessin technique, notions de mécanique des fluides (débit, pression) et de RDM (contrainte admissible), procédés de soudage.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Tubes, canalisations et accessoires de jonction : du cahier des charges à la chaîne de fabrication
    2. Leçon 2 — Les brides : formes, montage, étanchéité et normes
    3. Leçon 3 — Chaudières, réservoirs et ballons : types et constituants
    4. Leçon 4 — Installations de tuyauterie et dessin isométrique

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 30 h de CM, 10 h de TD, 0 h de TP, 20 h de TPE ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (quiz, TD, dossier « isométrique d’une ligne avec nomenclature », ≈ 40 %) et examen terminal écrit (≈ 60 %).

    Bibliographie

    • ASME B31.3, Process Piping, et NF EN 13480, Tuyauteries industrielles métalliques.
    • M. L. Nayyar, Piping Handbook, McGraw-Hill.
    • R. Weaver, Process Piping Drafting, Gulf Publishing.
    • API 650, Welded Tanks for Oil Storage ; NF EN 13445, Récipients sous pression non soumis à la flamme.
    • J.-P. Trotignon et coll., Mémotech Chaudronnerie, Casteilla.
  • Stabilité et Mécanique des Structures

    Ce cours de Stabilité et Mécanique des Structures prolonge la résistance des matériaux de S1-S2. Limité aux poutres droites à section circulaire ou rectangulaire, il apprend à identifier les sollicitations composées (flexion et torsion, flexion déviée), à calculer les contraintes normales et tangentielles, à les combiner par les critères de Tresca et de von Mises, puis à dimensionner. Il aborde ensuite les systèmes hyperstatiques simples, les bases de l’élasticité (loi de Hooke généralisée, équations d’équilibre, conditions aux limites) et l’introduction à la méthode des éléments finis nécessaire pour utiliser un logiciel de calcul, les techniques expérimentales (jauges de déformation, photoélasticité) et enfin le flambement d’Euler. Les applications portent sur des ouvrages rencontrés au Niger : arbres d’agitateurs et de convoyeurs, consoles et poutres de mezzanine, poteaux de hangars, pieds de réservoirs surélevés.

    Objectifs d’apprentissage

    • Établir le torseur des efforts intérieurs d’une poutre et les contraintes dans une section droite.
    • Calculer une contrainte équivalente (Tresca, von Mises) et dimensionner en régime élastique.
    • Résoudre une poutre hyperstatique de degré 1 par superposition et compatibilité des déplacements.
    • Appliquer la loi de Hooke généralisée et comprendre le principe d’un calcul par éléments finis.
    • Mesurer des déformations par jauges et interpréter une mesure de photoélasticité.
    • Calculer la charge critique d’Euler et vérifier le domaine de validité par l’élancement.

    Prérequis

    Statique (équilibre, torseurs), RDM de base (traction, flexion simple, moments quadratiques), dérivées et intégrales simples.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Sollicitations composées : flexion, torsion, flexion déviée et critères de Tresca et von Mises
    2. Leçon 2 — Systèmes hyperstatiques : définition et méthodes simples de résolution
    3. Leçon 3 — Éléments d’élasticité, introduction aux éléments finis et mesure des déformations
    4. Leçon 4 — Flambement : charge critique d’Euler et TP de synthèse

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD, 10 h de TP, 20 h de TPE ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (quiz, TD notés, comptes rendus des TP guidés « jauges » et « flambement », ≈ 40 %) et examen terminal écrit (≈ 60 %).

    Bibliographie

    • J.-C. Doubrère, Résistance des matériaux, Eyrolles.
    • S. Timoshenko, J. Goodier, Theory of Elasticity, McGraw-Hill.
    • J.-L. Fanchon, Guide de mécanique, Nathan.
    • J.-F. Imbert, Analyse des structures par éléments finis, Cépaduès.
    • NF EN 1993-1-1 (Eurocode 3), calcul des structures en acier — règles générales.
  • Analyse Fonctionnelle et de Fabrication (Organisation Opérationnelle de la Production)

    Ce cours donne au futur technicien supérieur de chaudronnerie et construction métallique les outils de l’organisation opérationnelle de la production : comprendre le système productif de son atelier, l’implanter rationnellement, planifier et ordonnancer les fabrications, et gérer les stocks de matières (tôles, profilés, consommables de soudage). Les méthodes sont présentées sur des cas d’ateliers nigériens : atelier de serrurerie de Niamey fabriquant portails et grilles à la commande, entreprise de charpente réalisant des hangars pour l’agro-industrie, atelier de maintenance d’une usine ou d’une mine. Toutes les méthodes quantitatives (îlots de King, chaînons, Johnson, PERT, Wilson, ABC) sont appliquées sur des exercices corrigés.

    Objectifs d’apprentissage

    • Définir la gestion de production, ses objectifs (coût, qualité, délai) et ses niveaux de décision.
    • Classer un système productif et identifier ses problèmes de gestion et ses outils.
    • Rechercher des îlots de fabrication indépendants et implanter un atelier par la méthode des chaînons.
    • Ordonnancer un atelier (règles de priorité, algorithme de Johnson) et un projet (GANTT, PERT, chemin critique).
    • Codifier, classer (ABC) et suivre un stock ; calculer quantité économique, point de commande et effet d’une remise.

    Prérequis

    Notions de calcul algébrique et de statistiques descriptives, connaissance des procédés de fabrication de chaudronnerie (découpage, formage, soudage, finition) vus en S1-S2.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Introduction à la gestion de production et typologie des systèmes productifs
    2. Leçon 2 — Pilotage d’un atelier : îlots indépendants, implantation et méthode des chaînons
    3. Leçon 3 — Planification et ordonnancement : ateliers, projets (GANTT, PERT) et lots
    4. Leçon 4 — Gestion des stocks : codification, suivi, réapprovisionnement et quantité économique

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 30 h de CM, 10 h de TD, 0 h de TP, 20 h de TPE ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (quiz, études de cas en TD, mini-projet d’implantation ou de planification d’un ouvrage, ≈ 40 %) et examen terminal écrit (≈ 60 %).

    Bibliographie

    • A. Courtois, C. Martin-Bonnefous, M. Pillet, Gestion de production, Éditions d’Organisation / Eyrolles.
    • V. Giard, Gestion de la production et des flux, Economica.
    • J. Bénichou, R. Malhiet, Pratique de la gestion de production, Dunod.
    • J. R. King, « Machine-component grouping in production flow analysis: an approach using a rank order clustering algorithm », International Journal of Production Research, 1980.
    • S. M. Johnson, « Optimal two- and three-stage production schedules with setup times included », Naval Research Logistics Quarterly, 1954.
  • Chaudronnerie et Construction Métallique

    Ce cours de Chaudronnerie et Construction Métallique (S3, UE2) apprend à lire, établir et vérifier les plans des ouvrages de serrurerie et de construction métallique que réalisent au quotidien les ateliers de Niamey, Maradi ou Zinder : grilles de défense, garde-corps, balcons, hottes, marquises, huisseries, châssis et escaliers. Il s’appuie sur les normes de dessin technique (formats, traits, vues, cotation, symbolisation des soudures ISO 2553) et sur la représentation normalisée des profilés du commerce (IPE, HEA, UPN, cornières, tubes, fers plats), avant d’étudier ouvrage par ouvrage les règles de conception, les dimensions usuelles et les points de sécurité.

    Objectifs d’apprentissage

    • Appliquer les normes de représentation (formats, échelles, traits, vues, coupes, cotation, nomenclature) à un plan d’ouvrage métallique.
    • Désigner et représenter correctement les profilés, tubes et produits plats, et calculer leur masse linéique.
    • Concevoir et dessiner des défenses de baie et de soupirail, garde-corps, balcons, hottes et grilles conformes aux règles de sécurité usuelles.
    • Décrire et représenter marquises, couvertures de courette, huisseries, bâtis et contre-bâtis, châssis.
    • Dimensionner géométriquement un escalier métallique (loi de Blondel, reculement, limon) et en établir le plan.
    • Établir un métré et une estimation de masse pour préparer le débit et le devis.

    Prérequis

    Dessin technique de S1-S2 (projections orthogonales, cotation de base), notions de trigonométrie et de calcul de surfaces et volumes, connaissance des principaux procédés de soudage et d’assemblage vus en atelier.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Normes de représentation des ouvrages métalliques
    2. Leçon 2 — Représentation normalisée des profilés et produits sidérurgiques
    3. Leçon 3 — Défenses de baie et de soupirail, balcons, garde-corps, hottes et grilles
    4. Leçon 4 — Marquises, courettes, huisseries, bâtis et contre-bâtis, châssis et escaliers

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de cours magistral (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), 0 h de TP, 10 h de travail personnel de l’étudiant (TPE) ; 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (quiz en ligne, dossiers de dessin rendus en TD, ≈ 40 %) et examen terminal écrit comprenant lecture de plan, croquis coté et calculs de métré (≈ 60 %).

    Bibliographie

    • A. Chevalier, Guide du dessinateur industriel, Hachette Technique.
    • J. Morel, Calcul des structures métalliques selon l’Eurocode 3, Eyrolles.
    • OTUA / APK, Mémotech Structures métalliques (et catalogues de profilés ArcelorMittal).
    • NF EN ISO 2553 (représentation symbolique des soudures) et NF P01-012 (garde-corps : dimensions de sécurité).
    • C. Hazard et coll., Mémotech Productique, conception et dessin, Casteilla.
  • Serrurerie Métallique

    La serrurerie métallique (portes, portails, grilles de défense, clôtures, locaux techniques) représente une part importante de l’activité des ateliers de Niamey, Maradi ou Zinder. Le serrurier-métallier ne se contente pas de fabriquer le vantail : il doit choisir, commander, intégrer et poser la serrure et ses accessoires (cylindre, béquilles, gâche), en respectant la sécurité des biens et des personnes. Ce cours présente la terminologie des serrures, leur typologie (mode de pose, fonction, mécanisme), leur désignation normalisée (main, axe, entraxe, têtière, cylindre, classes de performance) et l’étude détaillée de quelques serrures courantes, jusqu’à leur installation sur des menuiseries en tube et en tôle, et leur entretien en climat chaud et poussiéreux.

    Objectifs d’apprentissage

    • Nommer et décrire les organes d’une serrure et de ses accessoires.
    • Classer les serrures selon leur mode de pose, leur fonction et leur mécanisme.
    • Déterminer la main d’une porte et établir la désignation complète d’une serrure pour la commander.
    • Expliquer le fonctionnement des serrures à gorges, à cylindre, multipoints, antipanique et électromagnétiques.
    • Préparer, poser et régler une serrure sur une porte ou un portail métallique, et en assurer la maintenance.

    Prérequis

    Lecture de plans de menuiserie métallique, notions de traçage, perçage, taraudage et soudage (S1-S2).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Terminologie des serrures et des organes de condamnation
    2. Leçon 2 — Typologie des serrures
    3. Leçon 3 — Désignation, normalisation et choix des serrures
    4. Leçon 4 — Étude de quelques serrures et installation sur menuiseries métalliques

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD, 0 h de TP et 10 h de TPE ; 2 crédits. Contrôle continu (40 %) : quiz, fiches de désignation, étude d’intégration d’une serrure dans un portail (plan de détail). Examen terminal écrit (60 %).

    Bibliographie

    • NF EN 12209, Quincaillerie pour le bâtiment — Serrures et gâches — Serrures mécaniques et gâches — Exigences et méthodes d’essai.
    • NF EN 1303, Quincaillerie pour le bâtiment — Cylindres pour serrures — Exigences et méthodes d’essai ; NF EN 179 et NF EN 1125 (fermetures d’urgence et antipanique).
    • Tobias M. W., Locks, Safes and Security: An International Police Reference, Charles C. Thomas.
    • Collectif, La serrurerie — Métallerie, collection de l’OPPBTP / guides techniques de la métallerie.
    • Catalogues techniques des fabricants de serrures et de cylindres (fiches de dimensions et de montage).
  • Transfert Thermique

    Le technicien en chaudronnerie et construction métallique rencontre la chaleur partout : parois de fours et de chaudières, tuyauteries de vapeur d’une huilerie, échangeurs d’une raffinerie, réservoirs et toitures exposés au soleil du Sahel, pièces qui refroidissent après soudage ou traitement thermique, armoires électriques de postes NIGELEC. Ce cours donne les outils pour analyser et calculer les transferts de chaleur sous leurs trois formes — conduction, convection et rayonnement — séparément puis combinées. Il privilégie les méthodes d’ingénieur : bilans d’énergie, analogie électrique, nombres adimensionnels et corrélations, ordres de grandeur, et prépare aux cours de tuyauterie, d’appareils à pression, de soudage (préchauffage) et d’isolation thermique.

    Objectifs d’apprentissage

    • Identifier les modes de transfert dans un système réel (four, moteur électrique, composant électronique, tuyauterie).
    • Résoudre l’équation de la chaleur en régime permanent (mur, cylindre) et utiliser l’analogie électrique, y compris les résistances de contact.
    • Traiter un régime transitoire simple (capacité localisée) et mettre en œuvre un schéma numérique aux différences finies.
    • Calculer un coefficient de convection libre, forcée ou mixte à l’aide des nombres de Reynolds, Nusselt, Prandtl et Grashof.
    • Calculer des échanges radiatifs (corps noir, corps gris, écrans, facteur de forme) et comprendre le rayonnement solaire et l’effet de serre.
    • Dimensionner des isolations, ailettes et échangeurs simples, et le refroidissement d’un composant.

    Prérequis

    Analyse (dérivées, équations différentielles du premier ordre, logarithmes et exponentielles), thermodynamique et mécanique des fluides de base (S1-S2).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Généralités et conduction en régime permanent
    2. Leçon 2 — Conduction en régime transitoire et méthodes numériques
    3. Leçon 3 — Convection libre, forcée et mixte
    4. Leçon 4 — Rayonnement et transferts combinés : isolation, ailettes, échangeurs

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD, 0 h de TP et 10 h de TPE ; 2 crédits. Contrôle continu (40 %) : quiz, séries de TD, mini-projet (bilan thermique d’une tuyauterie de vapeur ou d’un four). Examen terminal écrit (60 %) avec formulaire et tables de propriétés fournis.

    Bibliographie

    • Incropera F. P., DeWitt D. P., Bergman T. L., Lavine A. S., Fundamentals of Heat and Mass Transfer, Wiley.
    • Taine J., Petit J.-P., Transferts thermiques — Introduction aux transferts d’énergie, Dunod.
    • Çengel Y. A., Ghajar A. J., Heat and Mass Transfer: Fundamentals and Applications, McGraw-Hill.
    • Bianchi A.-M., Fautrelle Y., Etay J., Transferts thermiques, PPUR.
    • Sacadura J.-F. (coord.), Transferts thermiques — Initiation et approfondissement, Lavoisier.
  • Comptabilité

    Ce cours de comptabilité de gestion (ou comptabilité analytique) est orienté vers les besoins d’un atelier de chaudronnerie et de construction métallique. Les matières premières (tôles, profilés, tubes, électrodes, peinture) représentent souvent plus de la moitié du coût d’un ouvrage et sont achetées par lots à des prix variables (acier importé, taux de change, transport depuis le port) : il faut savoir tenir les stocks et valoriser les sorties. Il faut ensuite calculer les coûts et le prix de revient de chaque commande (portail, charpente, réservoir) pour fixer des prix de vente justes et connaître la rentabilité de chaque activité. Le cours traite l’inventaire permanent, les fiches de stock et les méthodes CMUP, FIFO et LIFO, la problématique des coûts, et la méthode des sections homogènes (répartitions primaire et secondaire), dans le cadre du référentiel comptable SYSCOHADA en vigueur au Niger.

    Objectifs d’apprentissage

    • Tenir une fiche de stock en inventaire permanent.
    • Valoriser les sorties au coût moyen unitaire pondéré (CMUP), par la méthode FIFO et par la méthode LIFO, et comparer leurs effets.
    • Distinguer charges incorporables, non incorporables et supplétives ; charges directes et indirectes.
    • Construire la hiérarchie des coûts : coût d’achat, coût de production, coût de revient, résultat analytique.
    • Réaliser un tableau de répartition des charges indirectes (répartitions primaire et secondaire, unités d’œuvre) et calculer le prix de revient d’une commande.

    Prérequis

    Calcul commercial (pourcentages, moyennes pondérées), notions de base de comptabilité générale (charges, produits, stocks), équations linéaires simples.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — L’inventaire permanent des stocks et la méthode du coût moyen pondéré
    2. Leçon 2 — Méthodes FIFO et LIFO : comparaison et incidence sur le résultat
    3. Leçon 3 — Coûts et prix de revient : charges incorporables, directes et indirectes
    4. Leçon 4 — La méthode des sections homogènes et la détermination du prix de revient

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 14 h de CM, 6 h de TD, 0 h de TP et 20 h de TPE ; 2 crédits. Contrôle continu (40 %) : quiz, fiches de stock et tableau de répartition à rendre. Examen terminal écrit (60 %) : exercice de valorisation des stocks et calcul complet d’un prix de revient par les sections homogènes.

    Bibliographie

    • OHADA, Acte uniforme relatif au droit comptable et à l’information financière (AUDCIF) et Système comptable OHADA (SYSCOHADA révisé), 2017.
    • Dubrulle L., Jourdain D., Comptabilité analytique de gestion, Dunod.
    • Grandguillot B. et F., L’essentiel du contrôle de gestion, Gualino.
    • Alazard C., Sépari S., Contrôle de gestion — Manuel et applications, Dunod.
  • Sécurité et Environnement

    Les ateliers de chaudronnerie et les chantiers de construction métallique cumulent des risques importants : travail en hauteur, levage de charges lourdes, arc électrique et fumées de soudage, gaz comprimés, bruit, chaleur, interventions dans des réservoirs ou des unités pétrolières. Ils ont aussi des impacts sur l’environnement : déchets métalliques, peintures et solvants, consommation d’énergie, émissions de fumées. Ce cours donne au futur technicien supérieur les outils pour identifier et évaluer les risques, mettre en place un système de management environnemental selon l’ISO 14001 et construire des plans de prévention des accidents et des pollutions, dans le contexte nigérien (Code du travail, CNSS, évaluation environnementale, sites industriels comme la SORAZ ou les dépôts pétroliers).

    Objectifs d’apprentissage

    • Maîtriser le vocabulaire de la prévention (danger, risque, dommage, AT/MP) et calculer les indicateurs TF et TG.
    • Identifier les risques propres à la chaudronnerie : mécaniques, électriques, soudage, chimiques, hauteur, levage, bruit, chaleur.
    • Évaluer et hiérarchiser les risques, puis choisir des mesures selon la hiérarchie de la prévention.
    • Expliquer la structure et les exigences de la norme ISO 14001 et analyser les aspects environnementaux d’un atelier.
    • Rédiger les éléments d’un plan de prévention, d’un permis de feu et d’un plan d’urgence ; analyser un accident par l’arbre des causes.

    Prérequis

    Connaissances de base des procédés d’atelier (soudage, oxycoupage, meulage, levage), notions d’électricité et de chimie de première année.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Fondamentaux de la santé et de la sécurité au travail
    2. Leçon 2 — Identification et évaluation des risques industriels en chaudronnerie
    3. Leçon 3 — Management environnemental selon l’ISO 14001
    4. Leçon 4 — Plans de prévention des accidents industriels et des risques environnementaux

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD, 0 h de TP et 10 h de TPE ; 2 crédits. Contrôle continu (40 %) : quiz, évaluation des risques d’un poste de travail réel (document unique simplifié), étude de cas d’accident. Examen terminal écrit (60 %).

    Bibliographie

    • INRS, Évaluation des risques professionnels. Aide au repérage des risques dans les PME-PMI (ED 840) et Le soudage à l’arc, brochures en ligne, inrs.fr.
    • Bureau international du Travail, Sécurité et santé dans l’utilisation des machines et Principes directeurs concernant les systèmes de gestion de la sécurité et de la santé au travail (ILO-OSH 2001).
    • ISO 14001:2015, Systèmes de management environnemental — Exigences et lignes directrices pour son utilisation ; ISO 45001:2018 pour la santé-sécurité.
    • Monteau M., Pham D., L’arbre des causes, INRS.
    • République du Niger, Loi n° 2012-45 portant Code du travail et Loi-cadre relative à la gestion de l’environnement (textes à consulter dans leur version en vigueur).
  • Gestion Technique et Économique

    Ce cours initie l’étudiant de Licence professionnelle Chaudronnerie et Construction Métallique à la gestion technique et économique des activités industrielles : conduire un projet (hangar, château d’eau, réservoir, lot de tuyauterie), maîtriser ses délais, calculer ses coûts et juger de sa rentabilité. Le futur technicien supérieur est en effet souvent chef d’atelier, chargé d’affaires ou conducteur de travaux : il rédige des devis, planifie la fabrication et le montage, suit les dépenses et rend compte à sa direction. Les exemples sont pris dans le contexte des ateliers et chantiers de Niamey, Maradi ou Zinder (approvisionnement en profilés importés, saison des pluies, coûts en FCFA).

    Objectifs d’apprentissage

    • Expliquer les principes de la gestion de projet et identifier les acteurs d’un projet de construction métallique.
    • Découper un projet en tâches (OTP), estimer les charges et répartir les responsabilités (matrice RACI).
    • Construire un planning de Gantt et un réseau PERT, calculer le chemin critique et les marges.
    • Distinguer coûts directs et indirects, fixes et variables, et établir un devis d’atelier.
    • Calculer un seuil de rentabilité, une marge de sécurité et un point mort.
    • Suivre un projet avec des indicateurs de performance (valeur acquise, TRS, VAN, délai de récupération).

    Prérequis

    Mathématiques de base (pourcentages, équations du premier degré), lecture de plans d’ouvrages métalliques, notions de fabrication en atelier (débit, soudage, peinture, montage) acquises en S1 et S2.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Gestion de projet : fondements, acteurs et organisation
    2. Leçon 2 — Planification et ordonnancement : Gantt, PERT et chemin critique
    3. Leçon 3 — Analyse des coûts, devis et seuil de rentabilité
    4. Leçon 4 — Suivi de projet et indicateurs de performance économique

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 14 h de cours magistral (CM), 6 h de travaux dirigés (TD), 0 h de travaux pratiques (TP) et 20 h de travail personnel de l’étudiant (TPE) ; 2 crédits. L’évaluation combine un contrôle continu (quiz en ligne, exercices de TD, mini-projet de planification et de devis d’un ouvrage réel, 40 %) et un examen terminal écrit (60 %) comportant un réseau PERT, un devis et un calcul de rentabilité.

    Bibliographie

    • Project Management Institute, Guide du corpus des connaissances en management de projet (Guide PMBOK), PMI.
    • Maders H.-P., Clet É., Comment manager un projet, Éditions d’Organisation / Eyrolles.
    • Courtot H., La gestion des risques dans les projets, Economica.
    • Lorino P., Le contrôle de gestion stratégique, Dunod.
    • Vizzavona P., Gestion financière, Atol.