École Privée d’Ingénierie du Niger — L’école du nouveau monde

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Filière : Licence Professionnelle en Génie Mécanique (GM)

  • Matériaux et essais

    Le cours Matériaux et essais (UE1 du semestre 5) donne au futur technicien supérieur en génie mécanique les bases nécessaires pour choisir un matériau, lire une fiche technique et interpréter les résultats d’essais mécaniques. Arbres de pompes, chemises de moteurs de groupes électrogènes, tôles de trémies de cimenterie, conduites d’eau en PEHD, carters en aluminium ou pales en composite : chaque pièce est faite d’un matériau dont les propriétés (résistance, ductilité, dureté, tenue à la fatigue et à la corrosion) conditionnent la fiabilité de la machine.

    Le cours part de la classification des matériaux et de leur désignation normalisée, étudie les principaux essais de caractérisation (traction, compression, dureté, résilience, fatigue), puis analyse les modes de défaillance (corrosion, rupture ductile ou fragile, fatigue) et les moyens de prévention, en s’appuyant sur des cas rencontrés dans l’industrie nigérienne (SONICHAR, SORAZ, mines d’Arlit, stations de pompage, huileries).

    Objectifs d’apprentissage

    • Classer les matériaux (métaux ferreux et non ferreux, polymères, céramiques, composites) et décoder leurs désignations normalisées.
    • Exploiter une courbe de traction : module d’Young, limite d’élasticité, résistance, allongement et striction.
    • Mener et interpréter des essais de dureté (Brinell, Vickers, Rockwell) et de résilience Charpy.
    • Comprendre la fatigue des matériaux (courbe de Wöhler, limite d’endurance, diagramme de Goodman).
    • Identifier les mécanismes de corrosion et de rupture et proposer des mesures de prévention.

    Prérequis

    Notions de base en physique et chimie des matériaux, résistance des matériaux élémentaire (contrainte, déformation), unités SI.

    Plan du cours

    1. Classification des matériaux : métaux, polymères, céramiques et composites
    2. Essais de traction et de compression : comportement mécanique
    3. Essais de dureté, de résilience et de fatigue
    4. Défaillance des matériaux et prévention : corrosion et rupture

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 30 h de CM, 30 h de TD, 60 h de travail personnel (TPE), 6 crédits. Évaluation : contrôle continu (TD notés, exploitation de résultats d’essais, quiz) et examen terminal écrit.

    Bibliographie

    • William D. Callister, David G. Rethwisch, Materials Science and Engineering: An Introduction, Wiley.
    • Norman E. Dowling, Mechanical Behavior of Materials, Pearson.
    • Michael F. Ashby, David R. H. Jones, Matériaux, tome 1 : propriétés et applications, Dunod.
    • Jean Barralis, Gérard Maeder, Précis de métallurgie, Nathan / AFNOR.
    • Dominique François, André Pineau, André Zaoui, Comportement mécanique des matériaux, Hermès.
  • Stage pratique en entreprise

    Le Stage pratique en entreprise (UE5 « Stage pratique », semestre 4, 6 crédits) place l’étudiant de Licence professionnelle en Génie mécanique dans un environnement industriel réel : atelier de maintenance, centrale électrique, cimenterie, mine, usine agroalimentaire, garage ou concession automobile, entreprise de froid et de climatisation. L’étudiant y participe à une mission en lien avec sa formation, sous la double responsabilité d’un tuteur en entreprise et d’un encadrant académique, puis rédige un rapport et le soutient oralement.

    Ce module en ligne est un guide méthodologique : il accompagne l’étudiant avant, pendant et après le stage, avec des outils concrets (modèles, grilles, calendriers, indicateurs de maintenance) et des mises en situation corrigées inspirées des entreprises nigériennes (NIGELEC, SONICHAR, SORAZ, cimenteries, sociétés minières, huileries, concessionnaires et ateliers).

    Objectifs d’apprentissage

    • Rechercher un stage, présenter une candidature et formaliser la convention et les objectifs de la mission.
    • S’intégrer dans une équipe professionnelle en respectant les règles d’hygiène, de sécurité et de comportement.
    • Conduire une mission technique avec méthode : diagnostic, collecte de données, indicateurs, plan d’action.
    • Appliquer en situation réelle les concepts vus en cours (maintenance, fabrication, automobile, froid).
    • Rédiger un rapport de stage structuré avec une analyse critique des résultats et le soutenir oralement.

    Prérequis

    Avoir validé les matières précédentes de la formation et obtenu un stage dans une entreprise, formalisé par une convention signée.

    Plan du cours

    1. Préparer et obtenir son stage
    2. S’intégrer et travailler en sécurité dans l’entreprise
    3. Conduire la mission technique avec méthode
    4. Rédiger le rapport de stage et préparer la soutenance

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 120 heures de travail en entreprise et de travail personnel (TPE), sans CM, TD ni TP ; 6 crédits. Évaluation sur trois éléments : appréciation du tuteur en entreprise, rapport de stage écrit et soutenance orale devant un jury ; la pondération est fixée par le règlement des études de l’établissement.

    Bibliographie

    • M. Oldman, S. Hamadeh, The Internship Bible, The Princeton Review.
    • M. Beaud, L’art de la thèse, La Découverte (méthodes de rédaction applicables au rapport).
    • F. Monchy, J.-P. Vernier, Maintenance : méthodes et organisations, Dunod.
    • AFNOR, NF EN 13306 : Maintenance – Terminologie de la maintenance.
    • Documentation technique et procédures internes de l’entreprise d’accueil.
  • Technologies de réfrigération

    Le cours de Technologies de réfrigération (UE4 « Froid et climatisation avancés », semestre 4) étudie les technologies modernes de production du froid dans l’industrie et le transport. Il part des principes thermodynamiques (cycle de Carnot inversé, cycle réel à compression de vapeur, rendement exergétique, compression bi-étagée), puis présente les technologies à faible consommation d’énergie, les installations frigorifiques industrielles et leur prolongement dans le transport frigorifique routier, et enfin la réglementation des fluides et les innovations du secteur.

    Au Niger, le froid conditionne la conservation des produits agricoles et d’élevage (lait, viande, oignon, poisson), des vaccins et des boissons ; il pèse lourd dans la facture électrique des entreprises, dans un contexte de tarifs élevés et de coupures. Réduire la consommation, choisir des fluides d’avenir et exploiter l’énergie solaire sont des compétences recherchées. Les 20 h de TP guidés sont réalisées sur banc frigorifique pédagogique et lors d’audits de chambres froides.

    Objectifs d’apprentissage

    • Appliquer les principes thermodynamiques à l’analyse d’un cycle frigorifique réel (COP, rendement exergétique, taux de compression).
    • Identifier et chiffrer les solutions de réfrigération à faible consommation énergétique.
    • Décrire les installations frigorifiques industrielles et les engins de transport sous température dirigée ; établir un bilan frigorifique simple.
    • Connaître les classes de sécurité et le cadre réglementaire des fluides (Montréal, Kigali) et choisir un fluide adapté.
    • Analyser les innovations de la réfrigération respectueuse de l’environnement.

    Prérequis

    Thermodynamique (S1) et principes de réfrigération de base (S3) : diagramme enthalpique, cycle à compression de vapeur, notions de transfert thermique.

    Plan du cours

    1. Principes thermodynamiques appliqués aux systèmes de réfrigération
    2. Technologies de réfrigération à faible consommation énergétique
    3. Systèmes frigorifiques industriels et application au transport automobile
    4. Réglementations, fluides d’avenir et innovations en réfrigération

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 5 h de cours magistral (CM), 5 h de travaux dirigés (TD), 20 h de travaux pratiques (TP), 30 h de travail personnel (TPE) ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (comptes rendus de TP, rapport d’audit énergétique, interrogations) et examen terminal écrit.

    Bibliographie

    • R. J. Dossat, T. J. Horan, Principles of Refrigeration, Prentice Hall (5e éd.), 2001.
    • B. Whitman, B. Johnson, J. Tomczyk, E. Silberstein, Refrigeration and Air Conditioning Technology, Cengage Learning.
    • W. F. Stoecker, J. W. Jones, Refrigeration and Air Conditioning, McGraw-Hill.
    • P. Rapin, P. Jacquard, J. Desmons, Technologie des installations frigorifiques, Dunod.
    • Nations unies, Accord relatif aux transports internationaux de denrées périssables (ATP), CEE-ONU.
  • Froid et climatisation automobile

    Le cours de Froid et climatisation automobile (UE4 « Froid et climatisation avancés », semestre 4) approfondit le cours « Froid et climatisation auto » du S3. Il analyse le fonctionnement thermodynamique et technologique des systèmes de climatisation des véhicules modernes (compresseurs à cylindrée variable et électriques, climatisation automatique, gestion thermique des véhicules électrifiés), les fluides frigorigènes et leur réglementation environnementale, ainsi que les méthodes de maintenance et de diagnostic.

    Au Niger, où la température extérieure dépasse souvent 40 °C, la climatisation est un équipement essentiel au confort et à la sécurité des conducteurs, et l’un des postes de dépannage les plus fréquents des ateliers. Poussière, condenseurs colmatés et recharges « à l’oreille » sans récupération du fluide dégradent les performances et l’environnement. Les 20 h de TP guidés se déroulent sur véhicules et sur banc de climatisation avec station de récupération-recharge.

    Objectifs d’apprentissage

    • Tracer et exploiter le cycle frigorifique d’une boucle de climatisation (puissances, COP) sur le diagramme enthalpique.
    • Décrire les composants et la régulation d’une climatisation automatique et la gestion thermique d’un véhicule électrifié.
    • Identifier les fluides frigorigènes (R134a, R1234yf, R744), leurs risques et la réglementation qui les encadre.
    • Réaliser un diagnostic par pressions et températures (surchauffe, sous-refroidissement) et une recherche de fuite.
    • Effectuer une récupération, un tirage au vide et une charge conformes, dans le respect de la sécurité et de l’environnement.

    Prérequis

    Notions de base en réfrigération et climatisation automobile (S3), thermodynamique (S1), électricité automobile.

    Plan du cours

    1. Le circuit de climatisation des véhicules modernes et son cycle thermodynamique
    2. Climatisation automatique et gestion thermique des véhicules électrifiés
    3. Fluides frigorigènes et réglementation environnementale
    4. Maintenance et diagnostic des systèmes de climatisation

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 5 h de cours magistral (CM), 5 h de travaux dirigés (TD), 20 h de travaux pratiques (TP), 30 h de travail personnel (TPE) ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (comptes rendus de TP, interrogations, évaluation pratique sur station) et examen terminal écrit.

    Bibliographie

    • S. Daly, Automotive Air Conditioning and Climate Control Systems, Butterworth-Heinemann, 2006.
    • A. D. Althouse, C. H. Turnquist, A. F. Bracciano, Modern Refrigeration and Air Conditioning, Goodheart-Willcox.
    • Robert Bosch GmbH, Automotive Handbook, Bosch / Wiley.
    • P. Rapin, P. Jacquard, J. Desmons, Technologie des installations frigorifiques, Dunod.
    • PNUE, Protocole de Montréal relatif à des substances qui appauvrissent la couche d’ozone et amendement de Kigali (2016).
  • Électricité automobile avancée

    Le cours d’Électricité automobile avancée (UE3 « Mécanique avancée et électricité auto », semestre 4) fait suite au cours d’Électricité automobile du S3. Il étudie les systèmes électriques et électroniques des véhicules modernes : capteurs et actionneurs pilotés par calculateur, gestion de l’énergie du réseau de bord, réseaux multiplexés CAN et LIN, et électricité des véhicules hybrides et électriques (batteries de traction, gestion BMS, systèmes de charge).

    Au Niger, les ateliers reçoivent de plus en plus de véhicules multiplexés et d’hybrides d’occasion ; la chaleur, les vibrations des pistes et la poussière provoquent des pannes électriques (connecteurs oxydés, faisceaux frottés, batteries dégradées). Le technicien doit savoir mesurer, lire un schéma, interpréter un signal et diagnostiquer avec méthode. Les 20 h de travaux pratiques guidés sont réalisées au multimètre, à l’oscilloscope et à la valise de diagnostic.

    Objectifs d’apprentissage

    • Expliquer le principe et contrôler les principaux capteurs et actionneurs d’un véhicule moderne.
    • Établir un bilan électrique et diagnostiquer la charge, le démarrage et les consommations parasites.
    • Décrire le fonctionnement des réseaux CAN et LIN et diagnostiquer un défaut de bus.
    • Calculer les caractéristiques d’une batterie de traction et d’une recharge ; expliquer le rôle du BMS.
    • Intervenir en sécurité sur les circuits haute tension des véhicules électrifiés.

    Prérequis

    Électricité automobile (S3) : lois d’Ohm et de Kirchhoff, batterie, démarreur, alternateur, lecture de schémas ; notions d’électronique (S3).

    Plan du cours

    1. Capteurs et actionneurs des systèmes électroniques embarqués
    2. Gestion de l’énergie électrique du réseau de bord
    3. Réseaux de communication multiplexés CAN et LIN
    4. Électricité des véhicules hybrides et électriques : batteries, BMS et recharge

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 5 h de cours magistral (CM), 5 h de travaux dirigés (TD), 20 h de travaux pratiques (TP), 30 h de travail personnel (TPE) ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (comptes rendus de TP, interrogations, évaluation pratique) et examen terminal écrit.

    Bibliographie

    • Robert Bosch GmbH, Automotive Electrics and Automotive Electronics, Springer Vieweg, 2014.
    • G. Pistoia (dir.), Electric and Hybrid Vehicles: Power Sources, Models, Sustainability, Infrastructure and the Market, Elsevier, 2010.
    • T. Denton, Automobile Electrical and Electronic Systems, Routledge (5e éd.), 2017.
    • W. Voss, A Comprehensible Guide to Controller Area Network, Copperhill Media.
    • Robert Bosch GmbH, Automotive Handbook, Bosch / Wiley.
  • Mécanique automobile avancée

    Le cours de Mécanique automobile avancée (UE3 « Mécanique avancée et électricité auto », semestre 4) prolonge le cours de Mécanique automobile du S3. Il porte sur les technologies mécaniques des véhicules modernes : groupes motopropulseurs hybrides et électriques, transmissions automatiques et à variation continue, suspensions et freinages assistés par l’électronique, et méthodes de diagnostic des défauts complexes.

    Le parc nigérien associe des véhicules anciens et des modèles récents importés (Toyota hybrides d’occasion, pick-up 4×4, véhicules à boîte automatique). Le technicien supérieur doit comprendre ces technologies, les diagnostiquer avec méthode et tenir compte des conditions locales : chaleur, poussière, pistes latéritiques et carburant de qualité variable. Les travaux pratiques guidés (20 h) sont réalisés en atelier sur véhicules et bancs.

    Objectifs d’apprentissage

    • Décrire les architectures hybrides (série, parallèle, série-parallèle) et électriques et calculer couples, puissances, vitesses et autonomies.
    • Analyser le fonctionnement des boîtes automatiques à trains épicycloïdaux, des CVT, des boîtes à double embrayage et des différentiels.
    • Calculer les grandeurs caractéristiques d’une suspension et d’un système de freinage (fréquence propre, amortissement, distance d’arrêt, glissement).
    • Conduire un diagnostic méthodique d’un défaut mécanique complexe à l’aide des mesures et de la valise OBD.
    • Appliquer les règles de sécurité propres aux véhicules à haute tension et aux interventions sur liaisons au sol.

    Prérequis

    Mécanique automobile (S3) : moteur thermique, embrayage, boîte manuelle, trains roulants ; notions de mécanique appliquée (couple, puissance, énergie cinétique) et d’électricité automobile.

    Plan du cours

    1. Groupes motopropulseurs hybrides et électriques
    2. Systèmes avancés de transmission
    3. Suspensions et freinages avancés
    4. Diagnostic des systèmes mécaniques avancés

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 5 h de cours magistral (CM), 5 h de travaux dirigés (TD), 20 h de travaux pratiques (TP) et 30 h de travail personnel de l’étudiant (TPE), soit 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (comptes rendus de TP, interrogations de TD, évaluation pratique en atelier) et examen terminal écrit.

    Bibliographie

    • D. A. Crolla (dir.), Automotive Engineering: Powertrain, Chassis System and Vehicle Body, Butterworth-Heinemann, 2009.
    • T. Denton, Advanced Automotive Fault Diagnosis, Routledge (4e éd.), 2016.
    • Robert Bosch GmbH, Automotive Handbook, Bosch / Wiley (éditions successives).
    • M. Ehsani, Y. Gao, A. Emadi, Modern Electric, Hybrid Electric, and Fuel Cell Vehicles, CRC Press.
    • T. D. Gillespie, Fundamentals of Vehicle Dynamics, SAE International, 1992.
  • Gestion de projet automobile

    Le cours de Gestion de projet automobile (UE2 « Systèmes de production et maintenance », semestre 4) forme les étudiants à conduire un projet dans le secteur automobile et des engins, de la conception à la production. L’industrie automobile est la référence mondiale en management de projet : cycles de développement structurés en phases et jalons, exigences qualité très fortes (APQP, PPAP, IATF 16949), coordination de centaines de fournisseurs. Ces méthodes s’appliquent à toute échelle, y compris au Niger et en Afrique de l’Ouest : assemblage local de tricycles, de motos ou de véhicules à partir de kits, carrosserie et transformation de véhicules (bennes, citernes, ambulances), rénovation de flottes de camions ou de bus, création d’un atelier de maintenance automobile.

    Le cours suit un fil rouge : le projet de lancement de l’assemblage d’un tricycle utilitaire à Niamey. Il traite les phases d’un projet automobile, la planification (WBS, PERT, Gantt), la gestion des ressources, des coûts et des risques, puis le suivi de la performance (valeur acquise, tableaux de bord). Les heures de TP sont consacrées à des TP guidés sur logiciel de gestion de projet (ProjectLibre, GanttProject ou MS Project).

    Objectifs d’apprentissage

    • Décrire les phases, les jalons et l’organisation d’un projet automobile (conception, validation, industrialisation, production).
    • Construire une WBS, un réseau PERT (dates, marges, chemin critique, probabilité de délai) et un diagramme de Gantt.
    • Affecter et niveler les ressources humaines et matérielles, établir un budget en FCFA.
    • Identifier, évaluer et traiter les risques d’un projet.
    • Suivre l’avancement et la performance par la méthode de la valeur acquise et des tableaux de bord, à l’aide d’un logiciel.

    Prérequis

    Bases en gestion de projet (projet personnel de S3) et connaissances générales sur l’automobile (organes, fabrication, maintenance).

    Plan du cours

    1. Le projet automobile : phases, jalons et organisation
    2. Planifier le projet : WBS, PERT et diagramme de Gantt
    3. Gérer les ressources humaines et matérielles, les coûts et les risques
    4. Suivre et évaluer la performance avec les outils de gestion de projet

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 10 h de CM, 10 h de TD, 10 h de TP et 30 h de travail personnel (TPE), 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (TD, comptes rendus des trois TP guidés sur logiciel, quiz) et examen terminal écrit comprenant un calcul PERT et une analyse de valeur acquise.

    Bibliographie

    • Mike Whittles, Automotive Project Management.
    • Scott Berkun, The Art of Project Management (réédité sous le titre Making Things Happen), O’Reilly.
    • Project Management Institute, Guide du corpus des connaissances en management de projet (Guide PMBOK).
    • AIAG, Advanced Product Quality Planning (APQP) and Control Plan, Reference Manual.
    • Christophe Midler, L’auto qui n’existait pas : management des projets et transformation de l’entreprise, Dunod.
  • Systèmes de production

    Le cours Systèmes de production (UE2 « Systèmes de production et maintenance », semestre 4) donne au futur technicien supérieur en génie mécanique une vision d’ensemble de l’organisation de la production industrielle : comment une usine transforme des matières en produits, comment on dimensionne une ligne, comment on gère les stocks et les approvisionnements, et comment on améliore en continu l’efficacité. Ces connaissances sont indispensables au technicien de méthodes, d’ordonnancement ou de maintenance, qui doit comprendre les contraintes de la production qu’il sert.

    Les exemples sont tirés du contexte nigérien et ouest-africain : unités de production continue (cimenterie, raffinerie de Zinder, huilerie, laiterie), ateliers de fabrication par lots (chaudronnerie, fabrication de matériel agricole), montage en série (assemblage de motopompes, de tricycles), et contraintes logistiques propres à un pays enclavé (approvisionnement via les ports de Cotonou, Lomé ou Abidjan, délais longs et variables). Chaque leçon comporte un exemple résolu et des exercices chiffrés corrigés.

    Objectifs d’apprentissage

    • Distinguer les types de systèmes de production (unitaire, par lots, en série, continue ; flux poussé et flux tiré) et leurs caractéristiques.
    • Calculer le takt time, le nombre de postes et l’efficacité d’équilibrage d’une ligne ; appliquer la loi de Little.
    • Gérer un stock : méthode ABC, quantité économique de Wilson, stock de sécurité et point de commande.
    • Décrire une chaîne d’approvisionnement et calculer des besoins nets par la méthode MRP.
    • Appliquer les outils du Lean : 7 gaspillages, 5S, kanban, SMED, TRS, Kaizen.

    Prérequis

    Notions de base en gestion industrielle ; procédés de fabrication ; calcul élémentaire (racine carrée, pourcentages, statistiques simples).

    Plan du cours

    1. Typologie des systèmes de production et indicateurs de flux
    2. Gestion des stocks : coûts, quantité économique et réapprovisionnement
    3. Chaîne d’approvisionnement et planification des besoins (MRP)
    4. Lean manufacturing, Juste-à-Temps et Kaizen

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD et 30 h de travail personnel (TPE), 3 crédits, sans TP. Évaluation : contrôle continu (TD chiffrés, étude d’un flux de production réel, quiz) et examen terminal écrit.

    Bibliographie

    • Steven Nahmias, Tava Lennon Olsen, Production and Operations Analysis, Waveland Press.
    • Richard B. Chase, F. Robert Jacobs, Operations and Supply Chain Management (anciennement Operations Management for Competitive Advantage), McGraw-Hill.
    • James P. Womack, Daniel T. Jones, Lean Thinking, Simon & Schuster (trad. fr. Système Lean, Pearson).
    • Taiichi Ohno, L’esprit Toyota, Masson.
    • Vincent Giard, Gestion de la production et des flux, Economica.
  • Maintenance préventive

    Le cours de Maintenance préventive (UE1 « Conception et modélisation mécanique », semestre 4) forme le futur technicien supérieur à organiser la maintenance des équipements industriels pour en allonger la durée de vie, en augmenter la disponibilité et en réduire les coûts. Au Niger, où les pièces de rechange viennent souvent de loin (délais d’importation par Cotonou ou Lomé), où la chaleur et la poussière accélèrent l’usure et où de nombreux sites dépendent de groupes électrogènes, de motopompes et de compresseurs, une panne imprévue coûte très cher : la maintenance préventive est un levier majeur de compétitivité pour SONICHAR, SORAZ, les cimenteries, les mines, les huileries ou NIGELEC.

    Le cours présente les méthodes de maintenance selon la norme NF EN 13306, les techniques de surveillance conditionnelle et prédictive (vibrations, thermographie, analyse d’huile), la gestion des actifs (inventaire, criticité, AMDEC, plan de maintenance, pièces de rechange) et les outils de gestion de maintenance assistée par ordinateur (GMAO). Chaque leçon comporte un exemple résolu et des exercices chiffrés corrigés.

    Objectifs d’apprentissage

    • Distinguer les formes de maintenance (corrective, préventive systématique, conditionnelle, prévisionnelle) et choisir la plus adaptée.
    • Calculer et interpréter les indicateurs de fiabilité, maintenabilité et disponibilité (MTBF, MTTR, D, R(t)).
    • Connaître les principales techniques de maintenance prédictive et exploiter des seuils d’alarme.
    • Élaborer un plan de maintenance préventive fondé sur la criticité et l’AMDEC, et dimensionner un stock de pièces.
    • Utiliser une GMAO : codification, demandes et ordres de travail, historique, tableaux de bord.

    Prérequis

    Notions de base en gestion d’équipements industriels ; technologie des organes mécaniques (roulements, transmissions, pompes) ; statistiques élémentaires (moyenne, exponentielle).

    Plan du cours

    1. Méthodes de maintenance : corrective, préventive et prédictive
    2. Maintenance préventive systématique, conditionnelle et prédictive : techniques et seuils
    3. Gestion des actifs et élaboration du plan de maintenance
    4. Gestion de maintenance assistée par ordinateur (GMAO) et indicateurs

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD et 30 h de travail personnel (TPE), 3 crédits, sans TP. Évaluation : contrôle continu (TD, élaboration d’un plan de maintenance d’un équipement réel, quiz) et examen terminal écrit.

    Bibliographie

    • R. Keith Mobley (dir.), Maintenance Engineering Handbook, McGraw-Hill.
    • Ramesh Gulati, Maintenance and Reliability Best Practices, Industrial Press.
    • François Monchy, Jean-Pierre Vernier, Maintenance : méthodes et organisations, Dunod.
    • NF EN 13306, Maintenance — Terminologie de la maintenance, AFNOR.
  • Sécurité-environnement 2

    Le cours Sécurité-environnement 2 (UE1 « Conception et modélisation mécanique », semestre 4) approfondit les notions vues en Sécurité-environnement 1. Il donne au futur technicien supérieur en génie mécanique les méthodes pour identifier, évaluer et maîtriser les risques professionnels et environnementaux d’un atelier ou d’une usine : atelier d’usinage et de soudage, centrale thermique (SONICHAR), raffinerie (SORAZ), cimenterie, huilerie, site minier d’Arlit, centrale de groupes électrogènes de NIGELEC. Il présente les mesures de prévention et de protection et les référentiels qui structurent la démarche : réglementation nigérienne du travail et de l’environnement, normes ISO 14001 (environnement), OHSAS 18001 et ISO 45001 (santé et sécurité au travail).

    Le climat chaud et poussiéreux, l’usage massif de groupes électrogènes et de produits pétroliers, la gestion encore fragile des déchets industriels donnent à ces questions une importance particulière au Niger. Chaque leçon contient des exemples chiffrés et des cas pratiques corrigés.

    Objectifs d’apprentissage

    • Identifier les dangers et évaluer les risques professionnels d’une unité de travail (cotation, hiérarchisation, indicateurs TF et TG).
    • Réaliser une analyse environnementale : aspects, impacts, cotation, aspects significatifs.
    • Choisir des mesures de prévention et de protection selon leur hiérarchie (suppression, protection collective, organisation, EPI).
    • Évaluer une exposition au bruit et appliquer les procédures de consignation et de permis de travail.
    • Connaître les exigences de la réglementation nigérienne et des normes ISO 14001, OHSAS 18001 / ISO 45001.

    Prérequis

    Sécurité-environnement 1 (notions de danger, de risque, d’accident du travail, d’EPI et de pollution).

    Plan du cours

    1. Identification et évaluation des risques professionnels
    2. Identification et évaluation des risques et impacts environnementaux
    3. Méthodes de prévention et de protection
    4. Réglementation et systèmes de management : ISO 14001, OHSAS 18001 et ISO 45001

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD et 30 h de travail personnel (TPE), 3 crédits, sans TP. Évaluation : contrôle continu (TD, étude de cas d’évaluation des risques d’un poste réel, quiz) et examen terminal écrit.

    Bibliographie

    • Charles D. Reese, Occupational Health and Safety Management: A Practical Approach, CRC Press.
    • Tapas K. Das, Industrial Environmental Management: Engineering, Science, and Policy, Wiley.
    • INRS, Évaluation des risques professionnels : aide au repérage des risques dans les PME-PMI (ED 840).
    • ISO 14001:2015, Systèmes de management environnemental — Exigences et lignes directrices ; ISO 45001:2018, Systèmes de management de la santé et de la sécurité au travail.