École Privée d’Ingénierie du Niger — L’école du nouveau monde

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Filière : Licence Professionnelle en Génie Mécanique (GM)

  • Gestion technique et économique

    Le cours de Gestion technique et économique (UE1 « Gestion, sécurité et environnement », semestre 3) donne au futur technicien supérieur en génie mécanique les outils pour conduire un projet technique et raisonner en coûts. Dans une entreprise nigérienne — atelier d’usinage de Niamey, service maintenance d’une cimenterie, centrale de la SONICHAR, huilerie de Maradi — le technicien ne se contente pas de réparer ou de fabriquer : il planifie des interventions, chiffre des devis, compare des solutions, justifie un achat de machine devant sa hiérarchie et suit un budget en francs CFA.

    Le cours part de la gestion de projet (organisation, découpage, planification, suivi), passe par l’analyse des coûts (directs, indirects, fixes, variables, seuil de rentabilité) et se termine par les indicateurs de performance économique (VAN, TRI, délai de récupération, TRS). Chaque notion est appliquée à des cas industriels chiffrés.

    Objectifs d’apprentissage

    • Structurer un projet technique : objectifs, organigramme des tâches (WBS), rôles (matrice RACI), budget initial.
    • Construire un réseau PERT, calculer le chemin critique et les marges, tracer un diagramme de Gantt.
    • Suivre l’avancement d’un projet par la méthode de la valeur acquise (écarts, SPI, CPI, estimation à terminaison).
    • Distinguer coûts directs/indirects et fixes/variables, calculer un coût de revient et un seuil de rentabilité.
    • Évaluer la rentabilité d’un investissement (VAN, TRI, délai de récupération) et mesurer la performance d’un équipement (TRS).

    Prérequis

    Notions de base en économie et gestion ; calcul algébrique et pourcentages ; usage d’un tableur.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Fondamentaux de la gestion de projet technique
    2. Leçon 2 — Planification et suivi d’un projet : PERT, Gantt et valeur acquise
    3. Leçon 3 — Analyse des coûts et seuil de rentabilité
    4. Leçon 4 — Indicateurs de performance économique et rentabilité des investissements

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 14 h de cours magistral (CM), 6 h de travaux dirigés (TD), 0 h de TP et 20 h de travail personnel de l’étudiant (TPE) ; 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (exercices de TD, mini-projet de planification et de chiffrage, quiz en ligne) et examen terminal écrit.

    Bibliographie

    • N. Gregory Mankiw, Principles of Economics, Cengage Learning.
    • Harold Kerzner, Project Management: A Systems Approach to Planning, Scheduling, and Controlling, Wiley.
    • Project Management Institute, Guide du corpus des connaissances en management de projet (PMBOK Guide).
    • Charles T. Horngren et al., Contrôle de gestion et gestion budgétaire, Pearson.
    • Pierre Vernimmen, Finance d’entreprise, Dalloz.
  • Réglementations industrielles

    Le cours Réglementations industrielles (UE5 « Droit et réglementation », semestre 2) familiarise les étudiants avec les règles qui encadrent les activités industrielles en matière de santé et sécurité au travail, d’environnement et de qualité. Un technicien supérieur en génie mécanique qui dirige une équipe de maintenance à la SONICHAR, installe une ligne dans une huilerie, gère un atelier de chaudronnerie ou intervient sur un site minier doit connaître ses obligations et celles de son employeur, savoir distinguer une exigence légale d’une norme volontaire, et contribuer à la conformité de son installation.

    Le cours présente le cadre nigérien (Code du travail, loi-cadre sur l’environnement, évaluation environnementale), les conventions internationales et les normes ISO de système de management (ISO 45001, ISO 14001, ISO 9001), puis la démarche de conformité et d’audit réglementaire. Il s’appuie sur des cas pratiques tirés des industries du Niger.

    Objectifs d’apprentissage

    • Distinguer loi, règlement, norme volontaire et norme rendue obligatoire, et identifier les acteurs de la réglementation industrielle.
    • Connaître les principales obligations de santé et sécurité au travail et évaluer les risques d’un poste.
    • Calculer et interpréter les taux de fréquence et de gravité des accidents du travail.
    • Connaître les exigences environnementales applicables (évaluation environnementale, déchets, rejets) et la structure d’ISO 14001.
    • Établir un registre de conformité réglementaire et conduire un audit de conformité.

    Prérequis

    Aucun prérequis particulier. Le cours de Droit civil du même semestre (sources du droit, responsabilités) et celui de Qualité et contrôle (ISO 9001, audits) sont complémentaires.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Cadre réglementaire, normes et acteurs de l’industrie
    2. Leçon 2 — Réglementation de la santé et de la sécurité au travail
    3. Leçon 3 — Réglementation environnementale et norme ISO 14001
    4. Leçon 4 — Conformité industrielle et audits réglementaires

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 14 h de CM, 6 h de TD, 0 h de TP et 20 h de travail personnel (TPE) ; 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (cas pratiques en TD, quiz en ligne) et examen terminal écrit.

    Bibliographie

    • Jean-Paul Markus et al., ouvrages de droit de l’environnement industriel et des installations classées (LGDJ / Le Moniteur).
    • Ouvrages de sécurité et réglementation industrielles (ex. Jean-Louis Martin, Sécurité et réglementation industrielle).
    • République du Niger, Code du travail (loi n° 2012-45 du 25 septembre 2012) et loi n° 98-56 du 29 décembre 1998 portant loi-cadre relative à la gestion de l’environnement.
    • Normes ISO 45001:2018, ISO 14001:2015 et ISO 19011:2018.
    • INRS (France), brochures et fiches pratiques de prévention (inrs.fr) ; BIT/OIT, recueils de directives pratiques sur la sécurité et la santé.
  • Droit civil

    Le cours de Droit civil (UE5 « Droit et réglementation », semestre 2) donne au futur technicien supérieur en génie mécanique les bases juridiques indispensables à sa vie professionnelle. Au quotidien, un technicien signe ou exécute des contrats (achat de pièces, prestation de maintenance, sous-traitance d’usinage, location d’engins), réceptionne des travaux, rédige des bons d’intervention qui peuvent servir de preuve, et engage sa responsabilité ou celle de son employeur lorsqu’un accident survient ou qu’une machine réparée tombe en panne.

    Le cours présente le droit applicable au Niger : le Code civil hérité de la période coloniale et maintenu en vigueur après l’indépendance (on en cite ici les articles selon leur numérotation d’origine), les Actes uniformes de l’OHADA pour les relations commerciales, le Code du travail et le Code pénal. Il est illustré par des cas pratiques tirés du milieu industriel nigérien.

    Objectifs d’apprentissage

    • Situer le droit civil parmi les branches du droit et identifier les sources du droit applicables au Niger.
    • Distinguer personnes physiques et morales, capacité juridique et modes de preuve.
    • Analyser la formation et la validité d’un contrat et repérer les clauses essentielles d’un contrat industriel.
    • Déterminer les conséquences de l’inexécution d’un contrat (exécution forcée, résolution, dommages-intérêts, pénalités, force majeure).
    • Distinguer responsabilité contractuelle, responsabilité délictuelle et responsabilité pénale, et les appliquer à des situations d’atelier ou de chantier.

    Prérequis

    Aucun prérequis en droit. Une bonne maîtrise de l’expression écrite (Techniques d’expression française, S1) est utile pour la rédaction des cas pratiques.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Introduction au droit civil et au système juridique
    2. Leçon 2 — Le contrat : formation, validité et contrats industriels
    3. Leçon 3 — Les effets du contrat et l’inexécution des obligations
    4. Leçon 4 — Responsabilité civile et pénale dans le cadre professionnel

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 14 h de CM, 6 h de TD, 0 h de TP et 20 h de travail personnel (TPE) ; 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (cas pratiques en TD, quiz en ligne) et examen terminal écrit (questions de cours et cas pratique). La méthode du cas pratique (faits, problème de droit, règle, application, solution) est exigée.

    Bibliographie

    • François Terré, Introduction générale au droit, Dalloz (Précis).
    • Philippe Malaurie, Laurent Aynès, Philippe Stoffel-Munck, Droit des obligations, LGDJ.
    • Jean Carbonnier, Droit civil, PUF (Quadrige).
    • OHADA, Acte uniforme relatif au droit commercial général (texte disponible sur ohada.org).
    • République du Niger, Code du travail (loi n° 2012-45 du 25 septembre 2012) et Code pénal.
  • Projets de conception et simulation

    La matière Projets de conception et simulation (UE4 « Conception des processus », semestre 2) met en pratique les méthodes vues en « Conception des processus ». Les étudiants, en équipes de 4 à 5, conduisent un projet complet : analyse d’un processus industriel réel ou réaliste (atelier de révision de motopompes, ligne d’assemblage, atelier de maintenance d’engins, poste de chargement dans une cimenterie), construction d’un modèle de simulation à événements discrets avec un logiciel (Arena, Simul8 ou équivalent libre), expérimentation de scénarios, puis recommandation argumentée et soutenance.

    L’accent est mis sur la rigueur (données, validation du modèle, analyse statistique des résultats) et sur le travail collaboratif (répartition des rôles, planning, livrables, communication).

    Objectifs d’apprentissage

    • Organiser et planifier un projet de conception en groupe (cahier des charges, rôles, Gantt, chemin critique).
    • Expliquer les concepts de la simulation à événements discrets et réaliser une simulation à la main.
    • Construire, vérifier et valider un modèle de processus sous Arena ou Simul8.
    • Analyser statistiquement les résultats (réplications, intervalles de confiance, comparaison de scénarios).
    • Optimiser un processus sur des critères techniques et économiques et présenter les résultats.

    Prérequis

    Conception des processus (modélisation, analyse des flux), statistique et probabilités (lois usuelles, intervalle de confiance), usage d’un tableur ; une première prise en main d’un logiciel de conception ou de simulation est souhaitable.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Conduite d’un projet de conception en équipe
    2. Leçon 2 — Fondements de la simulation à événements discrets
    3. Leçon 3 — Modéliser et simuler un processus avec Arena et Simul8
    4. Leçon 4 — Analyse, optimisation et restitution des résultats de simulation

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 10 h de CM, 10 h de TD, 20 h de TP et 40 h de travail personnel (TPE) ; 4 crédits. Évaluation : contrôle continu (TD, comptes rendus de TP, jalons du projet, quiz en ligne) et évaluation terminale du projet (rapport écrit, fichier de modèle, soutenance orale en groupe avec note individuelle).

    Bibliographie

    • Averill M. Law, Simulation Modeling and Analysis, McGraw-Hill.
    • Jerry Banks, John S. Carson, Barry L. Nelson, David M. Nicol, Discrete-Event System Simulation, Pearson.
    • W. David Kelton, Randall P. Sadowski, Nancy B. Zupick, Simulation with Arena, McGraw-Hill.
    • Stewart Robinson, Simulation: The Practice of Model Development and Use, Palgrave Macmillan.
    • Project Management Institute, Guide du corpus des connaissances en management de projet (PMBOK).
  • Conception des processus

    Le cours Conception des processus (UE4 « Conception des processus », semestre 2) initie aux méthodes qui permettent de concevoir, représenter, analyser et améliorer un processus de production industrielle : de la définition du besoin jusqu’à l’organisation des postes, des flux et des ressources. Qu’il s’agisse d’un atelier de fabrication de pièces de rechange, d’une ligne d’assemblage de motopompes, d’une unité de décorticage ou d’un atelier de révision de groupes électrogènes, le technicien doit savoir découper un processus en opérations, le modéliser, dimensionner les moyens, identifier le goulot et tester des améliorations avant de les mettre en œuvre.

    Le cours prépare directement la matière « Projets de conception et simulation », où ces méthodes seront appliquées sur des projets complets avec des logiciels de simulation.

    Objectifs d’apprentissage

    • Décrire les étapes de la conception d’un processus industriel, du cahier des charges à la mise en service.
    • Représenter un processus par une cartographie, un logigramme, un synoptique d’opérations, un modèle SADT/IDEF0 ou une VSM.
    • Analyser les flux : takt time, temps de cycle, goulot, équilibrage de ligne, loi de Little, TRS.
    • Dimensionner les moyens (nombre de machines, de postes) et comparer des implantations.
    • Utiliser des outils de CAO et de simulation de flux (tableur, logiciels dédiés) pour évaluer et optimiser un processus.

    Prérequis

    Connaissances de base en mécanique et procédés de fabrication (gammes d’usinage, postes de travail) et notions de gestion des opérations ; utilisation courante d’un tableur.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Démarche de conception d’un processus industriel
    2. Leçon 2 — Modélisation et représentation des processus
    3. Leçon 3 — Analyse des flux de production
    4. Leçon 4 — Outils de simulation et optimisation des processus

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 10 h de CM, 10 h de TD, 10 h de TP et 30 h de travail personnel (TPE) ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (TD, comptes rendus de TP de modélisation et de simulation, quiz en ligne) et examen terminal écrit.

    Bibliographie

    • Warren D. Seider, J. D. Seader, Daniel R. Lewin et al., Product and Process Design Principles, Wiley.
    • Thorsten Blecker et al. (dir.), Process Simulation and Optimization in Sustainable Logistics and Manufacturing, Springer.
    • Mike Rother et John Shook, Learning to See (Bien voir pour mieux produire), Lean Enterprise Institute.
    • Vincent Giard, Gestion de la production et des flux, Economica.
    • Christian Hohmann, Guide pratique des 5S et du management visuel / Lean management, Eyrolles.
  • Qualité et contrôle

    Le cours Qualité et contrôle (UE3 « Procédés de fabrication et qualité », semestre 2) apprend à organiser, mesurer et améliorer la qualité dans un processus de production industrielle. Un arbre de pompe usiné hors tolérance, un joint mal monté sur une motopompe d’irrigation ou un lot de boulons non conforme livré à une cimenterie coûtent cher : rebuts, retouches, arrêts de production, perte de clients. Le technicien supérieur en génie mécanique doit savoir appliquer les exigences d’un système de management de la qualité (ISO 9001), piloter un procédé par des méthodes statistiques (SPC), analyser un problème avec les bons outils et participer à un audit qualité.

    Le cours s’appuie sur des situations d’ateliers d’usinage, de maintenance et de fabrication au Niger (ateliers de Niamey, industries de Maradi, maintenance à la SONICHAR ou dans les mines d’Arlit) et sur des mesures réelles réalisées en TP avec les instruments de métrologie de l’atelier.

    Objectifs d’apprentissage

    • Expliquer les concepts de qualité, de coût d’obtention de la qualité et les principes du management de la qualité selon ISO 9001:2015.
    • Décrire la démarche Six Sigma (DMAIC) et calculer un DPMO, un rendement et un niveau sigma.
    • Utiliser les outils de résolution de problèmes : QQOQCP, Pareto, Ishikawa, 5 Pourquoi, PDCA.
    • Construire et interpréter une carte de contrôle X̄-R et calculer les indices de capabilité Cp et Cpk.
    • Appliquer un plan d’échantillonnage pour le contrôle de réception.
    • Préparer, conduire et rendre compte d’un audit qualité interne selon ISO 19011.

    Prérequis

    Aucun prérequis particulier. Les notions de statistique descriptive (moyenne, écart-type) et de loi normale vues au S1, ainsi que les bases de métrologie (pied à coulisse, micromètre, tolérances ISO 286) facilitent la leçon 3.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Management de la qualité : ISO 9001 et Six Sigma
    2. Leçon 2 — Outils de résolution des problèmes qualité
    3. Leçon 3 — Maîtrise statistique des procédés (SPC) et capabilité
    4. Leçon 4 — Contrôle de réception et gestion des audits qualité

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 10 h de CM, 10 h de TD, 10 h de TP et 30 h de travail personnel (TPE) ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (TD notés, comptes rendus de TP de métrologie/SPC et d’audit simulé, quiz en ligne) et examen terminal écrit. Calculatrice autorisée ; la table des coefficients des cartes de contrôle est fournie.

    Bibliographie

    • Dale H. Besterfield, Quality Control, Pearson.
    • Dale H. Besterfield et al., Total Quality Management, Pearson.
    • Douglas C. Montgomery, Introduction to Statistical Quality Control, Wiley.
    • Maurice Pillet, Appliquer la maîtrise statistique des processus (MSP/SPC), Éditions d’Organisation / Eyrolles.
    • Normes ISO 9000:2015, ISO 9001:2015 et ISO 19011:2018 (AFNOR / ISO).
  • Procédés de fabrication 1

    Ce cours présente les principaux procédés de fabrication utilisés dans l’industrie mécanique et dans les ateliers nigériens : usinage (tournage, fraisage, perçage) dans les ateliers de maintenance de la SONICHAR, de la SORAZ ou des sociétés minières ; fonderie et formage (fonderie artisanale d’aluminium recyclé, forge, tôlerie) ; soudage et assemblage (charpentes, réparations d’engins, fabrication de remorques et de matériel agricole) ; fabrication additive (impression 3D de pièces de rechange et de prototypes) et automatisation des procédés. Pour chaque famille, l’étudiant apprend les principes, les paramètres, les critères de choix selon le matériau, la forme et la série, et les méthodes simples d’amélioration de la productivité. Les 20 heures de travaux pratiques sont organisées en quatre TP guidés intégrés aux leçons.

    Objectifs d’apprentissage

    • Identifier et classer les procédés de fabrication (enlèvement de matière, formage, moulage, assemblage, fabrication additive).
    • Calculer les paramètres de coupe (N, Vf, temps, puissance) et réaliser une pièce simple au tour en sécurité.
    • Expliquer les principes du moulage, du formage et du soudage, et en calculer les grandeurs essentielles (retrait, module, effort de découpage, énergie de soudage).
    • Décrire les technologies de fabrication additive et préparer une impression 3D.
    • Choisir un procédé en fonction du matériau, de la géométrie et de la série, et évaluer la productivité (temps de cycle, TRS, seuil de rentabilité).

    Prérequis

    Connaissance des matériaux et de leurs propriétés (aciers, fontes, alliages d’aluminium, polymères ; résistance, dureté, soudabilité), lecture de dessin technique, règles de base de sécurité en atelier.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Panorama des procédés et usinage par enlèvement de matière
    2. Leçon 2 — Moulage et formage des métaux
    3. Leçon 3 — Soudage et procédés d’assemblage
    4. Leçon 4 — Fabrication additive, automatisation et optimisation des procédés

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 10 h de CM, 10 h de TD, 20 h de TP, 40 h de travail personnel (TPE) ; 4 crédits. Évaluation : contrôle continu comprenant les comptes rendus et la pièce réalisée à chaque TP (grille de contrôle), les exercices de TD et le quiz (50 %), et examen terminal écrit (50 %). La présence aux TP et le port des EPI sont obligatoires.

    Bibliographie

    • Kalpakjian S., Schmid S. R., Manufacturing Engineering and Technology, Pearson.
    • Lindberg R. A., Processes and Materials of Manufacture, Allyn and Bacon.
    • Chevalier A., Bohan J., Guide du technicien en productique, Hachette Technique.
    • Groover M. P., Fundamentals of Modern Manufacturing, Wiley.
    • Gibson I., Rosen D., Stucker B., Additive Manufacturing Technologies, Springer.
  • Automatisme

    Ce cours d’introduction à l’automatisme présente les systèmes automatisés de production (SAP) tels qu’on les rencontre dans l’industrie nigérienne : ensacheuses de cimenterie, stations de pompage et châteaux d’eau télégérés, lignes de conditionnement d’huileries et de laiteries, démarrage et protection des groupes électrogènes, convoyeurs miniers. L’étudiant apprend à décrire la structure d’un système automatisé, à manipuler la logique combinatoire (algèbre de Boole, tableaux de Karnaugh), à choisir capteurs et actionneurs, à modéliser un fonctionnement séquentiel par un GRAFCET (norme NF EN 60848) et à le traduire pour un automate programmable industriel (API) selon la norme CEI 61131-3. La description officielle de cette matière n’étant pas fournie, le programme proposé est un programme standard d’introduction, qui prépare la matière « Régulation numérique » de S6.

    Objectifs d’apprentissage

    • Décrire la structure d’un système automatisé (partie commande, partie opérative, interface homme-machine) et la chaîne capteur – traitement – pré-actionneur – actionneur.
    • Utiliser les systèmes de numération et l’algèbre de Boole ; simplifier une équation logique par Karnaugh.
    • Choisir un capteur et un actionneur adaptés à une application et exploiter un signal analogique 4-20 mA.
    • Établir une équation de mémoire et construire un GRAFCET respectant les règles d’évolution.
    • Expliquer le fonctionnement d’un API et traduire un GRAFCET simple en langage à contacts (Ladder).

    Prérequis

    Notions d’électricité (tension, courant, circuits simples), bases de mécanique et d’hydraulique ; aucune connaissance préalable en programmation n’est exigée.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Systèmes automatisés et logique combinatoire
    2. Leçon 2 — Capteurs, pré-actionneurs et actionneurs
    3. Leçon 3 — Logique séquentielle et GRAFCET
    4. Leçon 4 — Automates programmables industriels et programmation

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD, 0 h de TP, 20 h de travail personnel (TPE) ; 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (TD : équations, GRAFCET, Ladder ; quiz ; 40 %) et examen terminal écrit (60 %).

    Bibliographie

    • Bossy J.-C., Brard P., Faugère P., Merlaud C., Le GRAFCET : sa pratique et ses applications, Casteilla/Educalivre.
    • Bolton W., Programmable Logic Controllers, Newnes/Elsevier.
    • NF EN 60848, Langage de spécification GRAFCET pour diagrammes fonctionnels en séquence.
    • CEI 61131-3, Automates programmables — Partie 3 : langages de programmation.
  • Chimie appliquée

    Ce cours de chimie appliquée donne au futur technicien en génie mécanique les outils chimiques dont il a besoin dans l’industrie : comprendre et chiffrer les réactions des procédés (cuisson du clinker à la cimenterie de Malbaza, combustion du charbon à la centrale SONICHAR, combustion du gazole et du butane, production et usage de l’acide sulfurique dans le traitement du minerai d’uranium), prévoir le sens et l’énergie d’une réaction (thermodynamique), sa vitesse (cinétique), puis appliquer ces notions à la corrosion des métaux, aux traitements de surface et à la gestion des risques chimiques en atelier et en usine.

    Objectifs d’apprentissage

    • Écrire et équilibrer les réactions industrielles courantes et établir des bilans matière (stœchiométrie, réactif limitant, rendement).
    • Calculer une enthalpie de réaction par la loi de Hess, un pouvoir calorifique, et prévoir la spontanéité par ΔG = ΔH − T·ΔS.
    • Exploiter une loi de vitesse d’ordre 1, un temps de demi-réaction et la loi d’Arrhenius.
    • Expliquer les mécanismes électrochimiques de la corrosion et quantifier une perte de métal par la loi de Faraday.
    • Choisir un moyen de protection ou un traitement de surface adapté et appliquer les règles de prévention du risque chimique (SGH, FDS).

    Prérequis

    Bases de chimie générale : atome, mole, masse molaire, équation-bilan, notions d’oxydoréduction et d’acides-bases.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Réactions chimiques industrielles et bilans matière
    2. Leçon 2 — Thermodynamique chimique appliquée aux procédés
    3. Leçon 3 — Cinétique chimique et catalyse
    4. Leçon 4 — Corrosion, traitement des matériaux et risques chimiques

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD, 0 h de TP, 20 h de travail personnel (TPE) ; 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (TD, quiz, 40 %) et examen terminal écrit (60 %).

    Bibliographie

    • Sharma B. K., Industrial Chemistry, Goel Publishing House.
    • Shreve R. N. (Austin G. T.), Shreve’s Chemical Process Industries, McGraw-Hill.
    • Atkins P., de Paula J., Chimie physique, De Boeck.
    • Landolt D., Corrosion et chimie de surfaces des métaux, Presses polytechniques et universitaires romandes.
    • Béranger G., Mazille H. (dir.), Corrosion des métaux et alliages, Hermès-Lavoisier.
  • Hydraulique générale

    L’hydraulique générale étudie ici la transmission de puissance par fluide sous pression (oléohydraulique) : presses d’atelier, crics et vérins de levage, bennes basculantes de camions, engins de travaux publics et de mines (chargeuses et pelles des sites d’Arlit, engins des carrières de la cimenterie de Malbaza), tracteurs agricoles, directions assistées. Le cours part des principes de base (pression, débit, puissance, théorème de Pascal), décrit les composants — pompes, vérins, moteurs, accumulateurs, distributeurs, limiteurs et régulateurs — puis apprend à lire, analyser et dimensionner un circuit hydraulique simple à partir des symboles normalisés ISO 1219.

    Objectifs d’apprentissage

    • Expliquer les principes physiques de l’hydraulique (Pascal, relation pression-force-surface, puissance hydraulique P = p·Q).
    • Identifier les composants d’un système hydraulique et leurs fonctions (génération, commande, actionneurs, accessoires).
    • Calculer le débit, la pression et la puissance d’une pompe à cylindrée fixe, avec ses rendements.
    • Dimensionner un vérin (effort, vitesse, section annulaire) et un accumulateur hydropneumatique.
    • Lire et analyser un schéma de circuit hydraulique normalisé et proposer un dimensionnement simple.

    Prérequis

    Mécanique des fluides (pression, débit, continuité, pertes de charge), bases d’électromécanique (moteurs électriques, puissance, rendement).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Principes de base de l’hydraulique : pression, débit, puissance et fluides
    2. Leçon 2 — Les pompes hydrauliques : technologies, cylindrée et rendements
    3. Leçon 3 — Actionneurs et accumulateurs : vérins, moteurs hydrauliques, accumulateurs
    4. Leçon 4 — Conception et analyse de circuits hydrauliques

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD, 0 h de TP, 20 h de travail personnel (TPE) ; 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (TD notés, lecture de schémas, quiz, 40 %) et examen terminal écrit (60 %).

    Bibliographie

    • Parr A., Hydraulics and Pneumatics: A Technician’s and Engineer’s Guide, Butterworth-Heinemann.
    • Eaton (Vickers), Industrial Hydraulics Manual, Eaton Corporation.
    • Faisandier J., Mécanismes hydrauliques et pneumatiques, Dunod.
    • Guillon M., Commande et asservissement hydrauliques et électrohydrauliques, Lavoisier (Tec & Doc).
    • ISO 1219-1, Transmissions hydrauliques et pneumatiques — Symboles graphiques et schémas de circuit.