École Privée d’Ingénierie du Niger — L’école du nouveau monde

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Filière : Licence Professionnelle en Ingénierie Pétrolière, option Exploration et Exploitation Pétrolière (PET)

  • Droit de l’environnement

    L’exploitation pétrolière nigérienne se déroule dans des milieux fragiles : écosystèmes sahéliens et sahariens du bassin d’Agadem, nappes d’eau souterraine rares et précieuses, terres de parcours des éleveurs, zones habitées traversées par le pipeline Niger–Bénin, environnement urbain de la raffinerie SORAZ à Zinder. Le droit de l’environnement fixe les règles qui encadrent ces activités : obligation d’étude d’impact, limites d’émissions et de rejets, gestion des déchets, remise en état des sites, responsabilité en cas de pollution. Ce cours donne au futur technicien les bases juridiques nécessaires pour comprendre les exigences qui s’imposent à son employeur et à lui-même, dialoguer avec les services de l’environnement et appliquer ces règles sur le terrain. Les références aux textes nigériens (loi-cadre de 1998 sur la gestion de l’environnement, loi de 2018 sur l’évaluation environnementale, Code pétrolier de 2017, Code de l’eau) sont données à titre indicatif : le technicien doit toujours vérifier la version en vigueur et ses décrets d’application, d’autant que le cadre constitutionnel a évolué depuis 2023.

    Objectifs d’apprentissage

    • Identifier les sources du droit de l’environnement (internationales, régionales, nationales) et ses grands principes.
    • Connaître les règles applicables aux émissions atmosphériques, aux rejets liquides et aux déchets de l’industrie pétrolière.
    • Expliquer la procédure d’évaluation environnementale et le rôle des normes internationales (ISO 14001, standards IFC).
    • Distinguer les responsabilités civile, pénale et administrative en matière environnementale.
    • Appliquer ces principes à des cas pratiques nigériens et proposer des mesures de mise en conformité.

    Prérequis

    Aucun. Une première connaissance des activités pétrolières (forage, production, raffinage, transport) facilite la compréhension des exemples.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Fondements, sources et principes du droit de l’environnement
    2. Leçon 2 — Réglementations sur les émissions, les rejets et les déchets
    3. Leçon 3 — Normes internationales et évaluation environnementale des projets
    4. Leçon 4 — Responsabilité environnementale et contentieux

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 10 h de CM, 10 h de TD, 0 h de TP, 20 h de travail personnel (TPE) ; 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (cas pratiques de TD, quiz en ligne, exposé sur une convention internationale) pour 40 % et examen terminal écrit (60 %) comportant des questions de cours et un cas pratique à résoudre de façon argumentée.

    Bibliographie

    • Sands P., Peel J., Principles of International Environmental Law, Cambridge University Press.
    • Prieur M., Droit de l’environnement, Dalloz.
    • Kamto M., Droit de l’environnement en Afrique, EDICEF/AUPELF.
    • Société financière internationale (IFC), Normes de performance en matière de durabilité environnementale et sociale, 2012.
    • Banque mondiale, Directives environnementales, sanitaires et sécuritaires pour l’exploitation du pétrole et du gaz à terre.
  • Droit du travail

    Le droit du travail régit les relations entre employeurs et salariés : formation et exécution du contrat de travail, conditions de travail, rémunération, représentation collective, règlement des conflits, santé et sécurité. Dans le secteur pétrolier nigérien, ces règles s’appliquent dans un contexte particulier : sociétés internationales (CNPC et ses filiales, opérateurs du pipeline, SORAZ), nombreux sous-traitants de services (forage, logistique, restauration, gardiennage), travail posté en rotation sur des sites isolés du désert (bassin d’Agadem), risques industriels majeurs et obligations de contenu local (emploi et formation des nationaux) prévues par la législation pétrolière. Ce cours donne au futur technicien les notions juridiques essentielles pour connaître ses droits et obligations, lire un contrat et un bulletin de paie, dialoguer avec les représentants du personnel et appliquer les règles de santé et sécurité au travail.

    Objectifs d’apprentissage

    • Identifier les sources du droit du travail au Niger et les institutions chargées de son application.
    • Qualifier une relation de travail et distinguer les principaux types de contrats.
    • Connaître les droits essentiels du travailleur : salaire, durée du travail, repos, congés, protection sociale, protection contre la rupture abusive.
    • Comprendre le fonctionnement des syndicats, des délégués du personnel et de la négociation collective ; connaître les modes de règlement des conflits.
    • Appliquer les obligations de santé et sécurité au travail et calculer les indicateurs d’accidentologie.

    Prérequis

    Aucun ; une connaissance générale de l’organisation de l’entreprise (ECO2301) est utile.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Sources du droit du travail et contrat de travail
    2. Leçon 2 — Droits des travailleurs : salaire, temps de travail, protection sociale et rupture du contrat
    3. Leçon 3 — Relations collectives : syndicats, représentation du personnel et négociation collective
    4. Leçon 4 — Santé et sécurité au travail dans le secteur pétrolier

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 10 h de CM, 10 h de TD, pas de TP, 20 h de TPE (2 crédits). Évaluation : contrôle continu (quiz, cas pratiques corrigés en TD) et examen terminal écrit (questions de cours et résolution d’un cas pratique).

    Bibliographie

    • Miné M., Marchand D. — Le droit du travail en pratique, Eyrolles.
    • République du Niger — Code du travail (loi n° 2012-45 du 25 septembre 2012) et sa partie réglementaire.
    • Pélissier J., Auzero G., Dockès E. — Droit du travail, Dalloz (Précis).
    • Organisation internationale du Travail — conventions n° 87, 98, 155 et 187 ; recueil de directives pratiques sur la sécurité et la santé.
    • OHADA / doctrine africaine : Issa-Sayegh J. — études sur le droit du travail en Afrique francophone.
  • Forage de reconnaissance

    Le forage de reconnaissance (ou d’exploration) est le seul moyen de vérifier qu’un prospect défini par la géologie et la géophysique contient réellement des hydrocarbures. Il fournit aussi les échantillons (déblais, carottes) et les mesures qui permettent d’évaluer les formations traversées. Ce cours présente l’appareil de forage rotary et ses équipements, les opérations courantes (paramètres de forage, boues, tubages, cimentation, contrôle des venues), les techniques de forage directionnel utilisées pour atteindre des cibles décalées ou multiplier les puits depuis une même plateforme, et enfin l’analyse des déblais et des carottes réalisée sur le chantier et au laboratoire. Les exemples s’appuient sur les puits du bassin d’Agadem (profondeurs typiques de 1 500 à 3 500 m, environnement désertique) et utilisent les unités de champ en usage sur les chantiers (ft, psi, ppg, bbl, gpm) avec leurs équivalents SI.

    Objectifs d’apprentissage

    • Décrire les fonctions et équipements d’un appareil de forage rotary (levage, rotation, circulation, puissance, sécurité).
    • Réaliser les calculs de base du foreur : pression hydrostatique, volumes, flottabilité, vitesse annulaire, densité de neutralisation.
    • Expliquer les profils et outils du forage directionnel et calculer une section de montée en inclinaison.
    • Décrire l’échantillonnage et l’analyse des déblais (lag time, description, indices) et le carottage.
    • Mesurer porosité et perméabilité simples sur carotte et interpréter les résultats.

    Prérequis

    Notions de géologie et de prospection pétrolière (GEOL2301) ; mécanique et hydrostatique élémentaires ; trigonométrie.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — L’appareil de forage rotary et ses équipements
    2. Leçon 2 — Opérations de forage : paramètres, boues, tubages et contrôle du puits
    3. Leçon 3 — Techniques de forage directionnel
    4. Leçon 4 — Analyse des déblais et des carottes : évaluation des formations en cours de forage

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 10 h de CM, 10 h de TD, 10 h de TP et 30 h de TPE (3 crédits). Évaluation : contrôle continu (quiz, feuilles de calcul de TD, comptes rendus des TP guidés : boue de forage, description de déblais, porosité sur carotte) et examen terminal écrit.

    Bibliographie

    • Rabia H. — Well Engineering & Construction, Entrac Consulting.
    • Bourgoyne A. T., Millheim K. K., Chenevert M. E., Young F. S. — Applied Drilling Engineering, SPE Textbook Series.
    • Nguyen J.-P. — Le forage, Éditions Technip (IFP).
    • Mitchell R. F., Miska S. Z. — Fundamentals of Drilling Engineering, SPE.
    • Whittaker A. — Mud Logging Handbook, Prentice Hall.
  • Écologie et environnement

    L’exploitation pétrolière se déroule toujours dans un milieu vivant : au Niger, les champs du bassin d’Agadem se situent dans le désert du Ténéré oriental, à proximité de la Réserve naturelle nationale de Termit et Tin Toumma, l’un des derniers refuges d’espèces sahélo-sahariennes menacées ; la raffinerie de Zinder (SORAZ) et le pipeline d’exportation vers le Bénin traversent des zones agropastorales sahéliennes et soudaniennes, des cours d’eau temporaires et des terres cultivées. Ce cours donne au futur technicien les bases scientifiques de l’écologie (écosystèmes, flux d’énergie, cycles de la matière, biodiversité) puis les applique à l’industrie pétrolière : identification et quantification des impacts sur l’air, l’eau, les sols, la faune et les populations, cadre réglementaire nigérien et international, outils de gestion (étude d’impact, plan de gestion environnementale, ISO 14001) et pratiques durables.

    Objectifs d’apprentissage

    • Définir un écosystème et décrire ses composantes, ses chaînes trophiques et les cycles du carbone, de l’azote et de l’eau.
    • Caractériser la biodiversité et les grands écosystèmes du Niger ; calculer des indices de diversité simples.
    • Identifier et quantifier les impacts environnementaux des activités pétrolières (exploration, forage, production, raffinage, transport).
    • Connaître le cadre réglementaire environnemental nigérien et international applicable au secteur.
    • Proposer des mesures d’évitement, de réduction et de compensation, et des pratiques durables.

    Prérequis

    Aucun prérequis spécifique ; des notions de biologie et de chimie du secondaire facilitent la compréhension.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Écosystèmes : structure, flux d’énergie et cycles biogéochimiques
    2. Leçon 2 — Biodiversité et écosystèmes du Niger
    3. Leçon 3 — Impacts environnementaux de l’exploitation pétrolière
    4. Leçon 4 — Réglementations environnementales et pratiques durables

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 14 h de CM, 6 h de TD, pas de TP, 20 h de TPE (2 crédits). Évaluation : contrôle continu (quiz, étude de cas en TD sur un projet pétrolier nigérien) et examen terminal écrit.

    Bibliographie

    • Odum E. P., Barrett G. W. — Fundamentals of Ecology, Thomson Brooks/Cole.
    • Dajoz R. — Précis d’écologie, Dunod.
    • Ramade F. — Éléments d’écologie : écologie fondamentale, Dunod.
    • IPIECA / IOGP — guides de bonnes pratiques environnementales pour l’industrie pétrolière et gazière.
    • Société Financière Internationale — Normes de performance environnementale et sociale et directives EHS pour le pétrole et le gaz.
  • Géologie générale et conditions géologiques de la prospection du pétrole et du gaz

    Trouver du pétrole ou du gaz, c’est d’abord comprendre l’histoire géologique d’un bassin sédimentaire : quelles couches se sont déposées, quand, dans quel milieu, comment elles ont été enfouies, chauffées, déformées, et où les hydrocarbures générés ont pu migrer puis se piéger. Ce cours donne au futur technicien de l’exploration les bases de géologie générale appliquées à la prospection : la stratigraphie (lecture du temps dans les roches, corrélations de puits), la tectonique (failles, plis, rifts et pièges structuraux), l’analyse des bassins sédimentaires et des éléments du système pétrolier (roche mère, réservoir, couverture, piège, migration, synchronisme), puis les méthodes géophysiques qui permettent d’« imager » le sous-sol avant de forer (gravimétrie, magnétisme, sismique réflexion). Le fil conducteur est le rift de Termit, qui abrite le bassin d’Agadem au sud-est du Niger, où la découverte et la mise en production de champs pétroliers ont reposé exactement sur cette démarche.

    Objectifs d’apprentissage

    • Appliquer les principes de la stratigraphie et utiliser l’échelle des temps géologiques ; corréler des coupes et des puits.
    • Décrire les structures tectoniques (failles, plis) et calculer rejets, épaisseurs vraies et apparentes.
    • Classer les bassins sédimentaires et analyser les éléments et processus d’un système pétrolier.
    • Estimer la profondeur de la fenêtre à huile et un volume d’huile en place.
    • Expliquer le principe des méthodes géophysiques et réaliser des calculs sismiques simples (profondeur, impédance, coefficient de réflexion, résolution).

    Prérequis

    Géologie générale (roches, minéraux, cycle sédimentaire) ; mathématiques et physique de base (trigonométrie, ondes).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Stratigraphie : principes, temps géologiques et corrélations
    2. Leçon 2 — Tectonique : déformations, failles, plis et pièges structuraux
    3. Leçon 3 — Bassins sédimentaires et système pétrolier
    4. Leçon 4 — Méthodes géophysiques de prospection

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 10 h de CM, 10 h de TD, 10 h de TP et 30 h de TPE (3 crédits). Évaluation : contrôle continu (quiz, comptes rendus des TP guidés : coupe géologique, corrélation de puits, interprétation d’une section sismique) et examen terminal écrit (questions de cours et exercices chiffrés).

    Bibliographie

    • Tissot B. P., Welte D. H. — Petroleum Formation and Occurrence, Springer.
    • Biju-Duval B. — Géologie sédimentaire : bassins, environnements de dépôt, formation du pétrole, Technip.
    • Selley R. C., Sonnenberg S. A. — Elements of Petroleum Geology, Academic Press.
    • Magoon L. B., Dow W. G. (éd.) — The Petroleum System — From Source to Trap, AAPG Memoir 60.
    • Kearey P., Brooks M., Hill I. — An Introduction to Geophysical Exploration, Blackwell.
  • Minéralogie et notions de cristallographie

    La minéralogie est la science des minéraux : solides naturels, inorganiques, homogènes, de composition chimique définie et de structure cristalline ordonnée. Pour le technicien pétrolier, elle n’est pas une discipline abstraite : les grains de quartz et de feldspath forment les grès réservoirs du bassin d’Agadem, les ciments de calcite ou les argiles (kaolinite, illite, smectite) contrôlent leur porosité et leur perméabilité, la barytine alourdit les boues de forage, et la pyrite, l’anhydrite ou la halite posent des problèmes de forage et de production (dépôts, corrosion, instabilité des parois). Ce cours présente d’abord les notions de cristallographie (réseau, maille, symétrie, systèmes cristallins, indices de Miller), puis les méthodes d’identification des minéraux à l’œil nu et en laboratoire, les propriétés optiques observées au microscope polarisant, et enfin les processus de cristallisation (magmatique, sédimentaire, diagénétique) qui expliquent la minéralogie des roches rencontrées en forage.

    Objectifs d’apprentissage

    • Décrire un réseau cristallin, une maille élémentaire et les sept systèmes cristallins ; calculer une masse volumique théorique à partir des paramètres de maille.
    • Identifier les principaux minéraux des roches sédimentaires et magmatiques à partir de leurs propriétés physiques (dureté, clivage, éclat, trait, densité, réaction à HCl).
    • Utiliser le microscope polarisant pour reconnaître les minéraux en lame mince (relief, biréfringence, extinction, macles).
    • Expliquer les processus de cristallisation et relier la minéralogie d’un réservoir à sa qualité (porosité, perméabilité, sensibilité aux fluides).
    • Appliquer ces connaissances aux matériaux du forage pétrolier (barytine, bentonite, déblais, carottes).

    Prérequis

    Géologie générale (roches, cycle géologique) ; chimie générale (atomes, liaisons, formules, masse molaire) ; trigonométrie élémentaire.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Cristallographie : réseaux, mailles et systèmes cristallins
    2. Leçon 2 — Identification macroscopique des minéraux
    3. Leçon 3 — Propriétés optiques des minéraux et microscope polarisant
    4. Leçon 4 — Processus de cristallisation et minéraux des réservoirs pétroliers

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 10 h de cours magistraux (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), 10 h de travaux pratiques (TP) et 30 h de travail personnel de l’étudiant (TPE), soit 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (quiz en ligne, comptes rendus des TP guidés d’identification et de microscopie, devoir de TD) et examen terminal écrit comprenant des questions de cours, des calculs cristallographiques et une reconnaissance d’échantillons.

    Bibliographie

    • Klein C., Dutrow B. — Manual of Mineral Science (d’après Klein & Hurlbut, Manual of Mineralogy), Wiley.
    • Nesse W. D. — Introduction to Mineralogy, Oxford University Press.
    • Roubault M. et al. — Détermination des minéraux des roches au microscope polarisant, Lamarre-Poinat.
    • Deer W. A., Howie R. A., Zussman J. — An Introduction to the Rock-Forming Minerals, Mineralogical Society.
    • Tucker M. E. — Sedimentary Petrology, Blackwell.
  • Chimie minérale

    La chimie minérale (ou chimie inorganique ; UE3 — Chimie analytique et minérale, semestre 3) étudie les éléments chimiques et leurs composés non carbonés : leurs propriétés, la nature de leurs liaisons, l’organisation des solides cristallins et leurs réactions en solution aqueuse. Ces notions sont indispensables au technicien pétrolier : les roches réservoirs et les minéraux (quartz, calcite, argiles, halite, barytine) sont des solides inorganiques cristallisés ; les boues de forage sont alourdies à la barytine (BaSO4) ; les eaux de production contiennent des sels qui précipitent en dépôts (CaCO3, BaSO4) ; les gaz acides (H2S, CO2) corrodent les aciers. Le cours part de l’atome et de la classification périodique, puis traite la liaison ionique et covalente, les structures cristallines et enfin les réactions acido-basiques en solution, avec des TP guidés. Les constantes numériques utilisées sont des valeurs usuelles de tables à 25 °C.

    Objectifs d’apprentissage

    • Écrire la configuration électronique d’un élément et interpréter les propriétés périodiques.
    • Distinguer liaisons ionique, covalente et métallique ; prévoir la géométrie (VSEPR) et la polarité d’une molécule.
    • Calculer l’énergie réticulaire d’un cristal ionique (cycle de Born-Haber, formule de Born-Landé).
    • Décrire les réseaux cubiques et calculer compacité, coordinence et masse volumique d’un cristal.
    • Calculer le pH de solutions d’acides, de bases et de sels, et prévoir une précipitation à l’aide du produit de solubilité.

    Prérequis

    Chimie générale de S1 : structure de l’atome, mole, équations de réaction, notion d’équilibre chimique.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Atomes, classification périodique et propriétés des éléments
    2. Leçon 2 — Liaison ionique et liaison covalente
    3. Leçon 3 — Structures cristallines des solides inorganiques
    4. Leçon 4 — Réactions acido-basiques et précipitation en solution

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 10 h de CM, 6 h de TD, 4 h de TP, 20 h de travail personnel (TPE) ; 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (comptes rendus de TP, quiz, 40 %) et examen terminal écrit (60 %).

    Bibliographie

    • P. Atkins, D. F. Shriver et al., Chimie inorganique, De Boeck.
    • N. N. Greenwood, A. Earnshaw, Chemistry of the Elements, Butterworth-Heinemann.
    • P. Atkins, L. Jones, Principes de chimie, De Boeck.
    • C. Housecroft, A. G. Sharpe, Chimie inorganique, De Boeck.
  • Chimie analytique

    La chimie analytique (UE3 — Chimie analytique et minérale, semestre 3) est la science de la mesure chimique : identifier les constituants d’un échantillon (analyse qualitative) et déterminer leurs quantités (analyse quantitative). Dans l’industrie pétrolière, elle est omniprésente : acidité des bruts et des huiles, composition du gaz naturel par chromatographie, dosage du fer et des sulfates dans les eaux de production, teneur en eau et en cendres des produits, contrôle qualité des carburants au laboratoire de la raffinerie SORAZ ou des dépôts. Le cours présente quatre familles de méthodes — titrimétrie acido-basique, chromatographie, spectrophotométrie, gravimétrie — avec leurs principes, leurs calculs et leur mise en œuvre au laboratoire à travers des TP guidés. Les normes citées (ASTM, ISO) sont données à titre de référence ; les modes opératoires officiels complets doivent être consultés au laboratoire.

    Objectifs d’apprentissage

    • Exprimer et calculer des concentrations, préparer et étalonner des solutions titrantes.
    • Réaliser et exploiter un titrage acido-basique (indicateur coloré et pH-métrie), y compris l’indice d’acidité d’un produit pétrolier.
    • Expliquer les principes de la chromatographie (CCM, CPG) et calculer rétention, efficacité, résolution et composition.
    • Appliquer la loi de Beer-Lambert et exploiter une droite d’étalonnage en spectrophotométrie UV-visible.
    • Conduire une analyse gravimétrique et utiliser le facteur gravimétrique.
    • Respecter les règles de sécurité et de qualité au laboratoire (traçabilité, blancs, répétabilité).

    Prérequis

    Chimie générale de S1 : mole, masse molaire, équations de réaction, équilibres acido-basiques et pH, stœchiométrie.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Titrage acido-basique
    2. Leçon 2 — Chromatographie
    3. Leçon 3 — Spectrophotométrie
    4. Leçon 4 — Méthodes gravimétriques

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 10 h de CM, 10 h de TD, 10 h de TP, 30 h de travail personnel (TPE) ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (comptes rendus de TP notés et quiz, 40 %) et examen terminal écrit (60 %). La présence aux TP est obligatoire ; le port de la blouse, des lunettes et des gants est exigé.

    Bibliographie

    • D. C. Harris, Chimie analytique quantitative (trad. de Quantitative Chemical Analysis), De Boeck.
    • D. A. Skoog, D. M. West, F. J. Holler, S. R. Crouch, Chimie analytique, De Boeck.
    • F. Rouessac, A. Rouessac, Analyse chimique : méthodes et techniques instrumentales, Dunod.
    • G. Charlot, Chimie analytique quantitative, Masson.
  • Économie générale

    Le cours d’Économie générale (UE2, semestre 3) initie aux mécanismes fondamentaux de l’économie de marché : comment se forment les prix par la rencontre de l’offre et de la demande, comment les structures de marché (concurrence parfaite, monopole, oligopole) influencent prix et quantités, comment l’État et la banque centrale agissent sur l’activité économique et comment fonctionne le marché du travail. Le secteur pétrolier illustre chaque notion : prix mondial du baril et rôle de l’OPEP, fixation administrée des prix à la pompe au Niger, contribution du brut exporté par le pipeline Niger–Bénin aux recettes publiques, politique monétaire commune de la BCEAO au sein de l’UEMOA, emploi qualifié et contenu local. Les statistiques nationales citées sont indicatives et doivent être actualisées à partir des publications de l’INS-Niger, de la BCEAO et du FMI.

    Objectifs d’apprentissage

    • Représenter l’offre et la demande, déterminer l’équilibre et analyser l’effet d’un choc, d’une taxe ou d’un prix plafond.
    • Calculer et interpréter les élasticités-prix et revenu.
    • Comparer les équilibres de concurrence parfaite, de monopole et d’oligopole.
    • Expliquer les instruments de la politique budgétaire et monétaire dans le cadre UEMOA et calculer un multiplicateur.
    • Analyser le marché du travail : indicateurs de chômage, salaire d’équilibre et effets d’un salaire minimum.

    Prérequis

    Notions basiques d’économie ; résolution d’équations du premier degré et lecture de graphiques.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Offre, demande et équilibre du marché
    2. Leçon 2 — Concurrence parfaite et concurrence imparfaite
    3. Leçon 3 — Politique économique
    4. Leçon 4 — Le marché du travail

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 14 h de CM, 6 h de TD, 0 h de TP, 20 h de travail personnel (TPE) ; 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (exercices de TD, quiz en ligne, 40 %) et examen terminal écrit (60 %).

    Bibliographie

    • N. G. Mankiw, M. P. Taylor, Principes de l’économie, De Boeck.
    • P. Krugman, R. Wells, Microéconomie et Macroéconomie, De Boeck.
    • J. E. Stiglitz, C. E. Walsh, Principes d’économie moderne, De Boeck.
    • BCEAO, Rapports annuels et rapports sur la politique monétaire dans l’UMOA.
  • Économie et organisation des entreprises

    Le cours Économie et organisation des entreprises (UE2, semestre 3) présente l’entreprise comme une organisation économique et humaine : pourquoi elle existe, comment elle est structurée et gouvernée, comment elle gère ses ressources humaines et comment elle choisit sa stratégie de développement. Le futur technicien supérieur pétrolier travaillera dans des organisations très diverses — compagnie opératrice (CNPC Niger Petroleum), raffinerie (SORAZ), société de transport par pipeline (WAPCO), distributeur de produits (SONIDEP), sociétés de services de forage, PME de maintenance ou de logistique — et doit comprendre leur fonctionnement pour s’y intégrer, dialoguer avec la hiérarchie et participer à l’amélioration de l’organisation. Les informations institutionnelles citées (actionnariat, textes) sont indicatives et doivent être vérifiées dans les sources officielles à jour.

    Objectifs d’apprentissage

    • Définir l’entreprise, ses finalités, ses fonctions et calculer sa valeur ajoutée.
    • Situer les grandes théories des organisations (classiques, relations humaines, approches contemporaines).
    • Décrire les missions de la gestion des ressources humaines et calculer ses indicateurs de base.
    • Comparer les structures organisationnelles et les mécanismes de gouvernance des sociétés (droit OHADA).
    • Réaliser un diagnostic stratégique (SWOT, Porter, BCG) et identifier les voies de développement.

    Prérequis

    Aucun prérequis formel ; une culture générale économique et une curiosité pour le secteur pétrolier nigérien sont utiles.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — L’entreprise et les théories des organisations
    2. Leçon 2 — La gestion des ressources humaines
    3. Leçon 3 — Structures et gouvernance d’entreprise
    4. Leçon 4 — Stratégies de développement de l’entreprise

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 14 h de CM, 6 h de TD, 0 h de TP, 20 h de travail personnel (TPE) ; 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (cas pratiques de TD, quiz en ligne, 40 %) et examen terminal écrit (60 %) comportant une étude de cas.

    Bibliographie

    • P. F. Drucker, Management: Tasks, Responsibilities, Practices, Harper & Row.
    • H. Mintzberg, Structure et dynamique des organisations, Éditions d’Organisation.
    • M. Porter, L’avantage concurrentiel, Dunod.
    • J.-M. Peretti, Gestion des ressources humaines, Vuibert.
    • G. Johnson, K. Scholes, R. Whittington, Stratégique, Pearson.