École Privée d’Ingénierie du Niger — L’école du nouveau monde

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Filière : Licence Professionnelle en Ingénierie Pétrolière, option Exploration et Exploitation Pétrolière (PET)

  • Probabilités et statistique

    Le cours Probabilités et statistique (UE1 — Mathématiques appliquées, semestre 3) donne au futur technicien supérieur pétrolier les outils pour raisonner en présence d’incertitude : chance de succès d’un puits d’exploration, dispersion de la porosité mesurée sur des carottes, fiabilité d’une pompe, contrôle qualité d’un brut à l’export, relation entre profondeur et température d’un forage. Il introduit d’abord le calcul des probabilités et les lois usuelles, puis l’inférence statistique (estimation et tests) et enfin la régression linéaire simple. Les exemples sont tirés du bassin d’Agadem, de la raffinerie SORAZ et du pipeline Niger–Bénin ; les données chiffrées de gisement utilisées sont indicatives et servent uniquement à l’apprentissage.

    Objectifs d’apprentissage

    • Calculer des probabilités simples, conditionnelles et appliquer la formule de Bayes à une décision d’exploration.
    • Reconnaître et utiliser les lois binomiale, de Poisson, normale, exponentielle et log-normale.
    • Estimer une moyenne, une variance et une proportion, et construire un intervalle de confiance.
    • Formuler et conduire un test d’hypothèses (test z, test t de Student) et interpréter la p-valeur.
    • Ajuster une droite de régression par les moindres carrés et juger sa qualité (coefficient r²).

    Prérequis

    Mathématiques de base de S1–S2 : calcul algébrique, fonctions exponentielle et logarithme, sommes (Σ), notions d’intégrale. Une calculatrice scientifique ou un tableur est indispensable.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Probabilités, variables aléatoires et lois discrètes
    2. Leçon 2 — Lois continues et loi normale
    3. Leçon 3 — Estimation statistique et intervalles de confiance
    4. Leçon 4 — Tests d’hypothèses et régression linéaire

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de cours magistral (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), 0 h de TP et 30 h de travail personnel de l’étudiant (TPE) ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (devoirs de TD, quiz en ligne, 40 %) et examen terminal écrit (60 %), tables statistiques et calculatrice autorisées.

    Bibliographie

    • D. C. Montgomery, G. C. Runger, Applied Statistics and Probability for Engineers, Wiley.
    • G. Saporta, Probabilités, analyse des données et statistique, Technip.
    • S. M. Ross, Initiation aux probabilités, Presses polytechniques et universitaires romandes.
    • J. L. Jensen, L. W. Lake, P. W. M. Corbett, D. J. Goggin, Statistics for Petroleum Engineers and Geoscientists, Elsevier.
  • Analyse numérique

    L’analyse numérique est la branche des mathématiques appliquées qui construit, analyse et met en œuvre des algorithmes permettant d’obtenir des solutions approchées, mais contrôlées, de problèmes que l’on ne sait pas (ou pas facilement) résoudre de manière exacte. Dans l’industrie pétrolière, elle est omniprésente : calcul du coefficient de frottement dans un pipeline (équation de Colebrook), interpolation de tables PVT ou de profils de température dans un puits, calcul de la production cumulée à partir de débits mesurés, simulation du déclin d’un champ ou de l’écoulement dans un réservoir. Ce cours d’Analyse numérique (semestre 3, UE1 — Mathématiques appliquées) donne aux futurs techniciens supérieurs du bassin d’Agadem et de la raffinerie SORAZ les outils de base pour calculer juste, estimer l’erreur commise et choisir la méthode adaptée.

    Objectifs d’apprentissage

    • Distinguer erreurs d’arrondi, de troncature et de modélisation, et exprimer une erreur absolue ou relative.
    • Résoudre une équation non linéaire f(x) = 0 par dichotomie, point fixe, Newton et sécante, et un système linéaire par Jacobi et Gauss-Seidel.
    • Construire un polynôme d’interpolation (Lagrange, Newton) et estimer l’erreur d’interpolation.
    • Calculer une intégrale approchée par les méthodes des rectangles, des trapèzes et de Simpson.
    • Résoudre un problème de Cauchy par les méthodes d’Euler, de Heun et de Runge-Kutta d’ordre 4.
    • Programmer ces algorithmes simplement (tableur ou Python) et interpréter les résultats pour des problèmes d’ingénierie pétrolière.

    Prérequis

    Mathématiques générales (S1) : fonctions d’une variable réelle, dérivées, développements de Taylor, calcul intégral, suites numériques, calcul matriciel élémentaire.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Erreurs numériques et méthodes itératives de résolution
    2. Leçon 2 — Interpolation polynomiale et approximation de données
    3. Leçon 3 — Intégration numérique
    4. Leçon 4 — Résolution numérique des équations différentielles ordinaires

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de cours magistral (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), 0 h de travaux pratiques, 30 h de travail personnel de l’étudiant (TPE) ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (devoirs de TD, mini-projet de programmation, quiz en ligne) pour 40 % et examen terminal écrit (calculatrice autorisée) pour 60 %.

    Bibliographie

    • R. L. Burden, J. D. Faires, Numerical Analysis, Brooks/Cole-Cengage (9e éd. ou ultérieure).
    • A. Quarteroni, R. Sacco, F. Saleri, Méthodes numériques. Algorithmes, analyse et applications, Springer.
    • J.-P. Demailly, Analyse numérique et équations différentielles, EDP Sciences.
    • S. C. Chapra, R. P. Canale, Numerical Methods for Engineers, McGraw-Hill.
  • Informatique (logiciels bureautiques)

    Les logiciels bureautiques sont les outils de production quotidiens du technicien pétrolier : rapports de forage et de production, fiches HSE, procédures, tableaux de suivi des débits, bilans matière, budgets de maintenance, présentations en réunion de chantier ou devant la direction. Ce cours (semestre 2, UE6 — Compétences en langue et informatique) est essentiellement pratique : il vise la maîtrise raisonnée d’un traitement de texte (Microsoft Word ou LibreOffice Writer), d’un tableur (Excel ou LibreOffice Calc) et d’un logiciel de présentation (PowerPoint ou Impress), avec des exercices guidés pas à pas sur des données réalistes du secteur pétrolier nigérien (puits du bassin d’Agadem, dépôts, raffinerie SORAZ). Les noms de fonctions sont donnés dans la version française d’Excel, avec l’équivalent anglais entre parenthèses.

    Objectifs d’apprentissage

    • Organiser ses fichiers et utiliser efficacement l’interface et les raccourcis des logiciels bureautiques.
    • Produire un document long structuré : styles, table des matières automatique, légendes, en-têtes, export PDF.
    • Construire des feuilles de calcul fiables avec références relatives et absolues et fonctions usuelles (SOMME, MOYENNE, SI, NB.SI, SOMME.SI, RECHERCHEV).
    • Gérer des tableaux de données (tri, filtres, mise en forme conditionnelle, tableaux croisés dynamiques) et réaliser des graphiques adaptés.
    • Concevoir une présentation claire et la présenter oralement ; intégrer tableaux et graphiques entre logiciels.

    Prérequis

    Aucun prérequis formel ; savoir allumer un ordinateur, utiliser le clavier et la souris.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Environnement de travail et traitement de texte
    2. Leçon 2 — Tableur : saisie, formules et fonctions de calcul
    3. Leçon 3 — Tableur : gestion des données et graphiques
    4. Leçon 4 — Préparation de présentations et intégration des outils

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 10 h de cours magistral (CM), 0 h de travaux dirigés, 20 h de travaux pratiques (TP) sur ordinateur, 30 h de travail personnel (TPE) ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (livrables des TP guidés : document Word, classeur Excel, présentation) pour 40 % et examen terminal pratique sur poste pour 60 %.

    Bibliographie

    • C. Frye, Microsoft Excel 2019 Step by Step, Microsoft Press.
    • J. Lambert, Microsoft Word 2019 Step by Step, Microsoft Press.
    • J. Lambert, Microsoft PowerPoint 2019 Step by Step, Microsoft Press.
    • Éditions ENI, collection « Référence bureautique » (Word, Excel, PowerPoint).
    • Aide en ligne officielle de Microsoft 365 (support.microsoft.com) et de LibreOffice (help.libreoffice.org).
  • Anglais

    L’anglais est la langue de travail de l’industrie pétrolière mondiale : normes API et ISO, fiches de données de sécurité, manuels d’équipements, rapports journaliers de forage, logiciels de géosciences et réunions avec les partenaires étrangers (au Niger, notamment avec les équipes de la CNPC et des sociétés de services) se font très largement en anglais. Ce cours (semestre 2, UE6 — Compétences en langue et informatique) vise à consolider la grammaire et la syntaxe de base, à acquérir le vocabulaire technique de l’amont et de l’aval pétroliers, à lire des textes scientifiques et à rédiger des documents professionnels simples et corrects. Chaque leçon associe des rappels de grammaire, un lexique bilingue français/anglais, des textes originaux ancrés dans le contexte nigérien (bassin d’Agadem, raffinerie SORAZ de Zinder, pipeline Niger–Bénin) et des exercices corrigés.

    Objectifs d’apprentissage

    • Employer correctement les principaux temps verbaux et la voix passive dans un contexte technique.
    • Construire des phrases claires (noms composés, modaux, comparatifs, conditionnels, connecteurs).
    • Maîtriser un vocabulaire de base d’environ 150 termes techniques du pétrole et de la sécurité.
    • Comprendre un texte scientifique ou technique (idée générale, informations précises, données chiffrées).
    • Rédiger en anglais un rapport journalier, un courriel professionnel, un compte rendu d’incident et une procédure simple.

    Prérequis

    Aucun prérequis formel ; les bases de l’anglais du secondaire sont supposées acquises.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Grammaire de l’anglais technique : temps verbaux et voix passive
    2. Leçon 2 — Syntaxe, modaux et vocabulaire technique du pétrole
    3. Leçon 3 — Compréhension de textes scientifiques et techniques
    4. Leçon 4 — Rédaction technique en anglais : rapports, courriels et procédures

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de cours magistral (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), 0 h de travaux pratiques, 30 h de travail personnel (TPE) ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (exercices de TD, petites rédactions, présentation orale courte, quiz en ligne) pour 40 % et examen terminal écrit (compréhension de texte, grammaire, rédaction) pour 60 %.

    Bibliographie

    • R. Murphy, English Grammar in Use, Cambridge University Press.
    • D. Bonamy, Technical English (niveaux 1 à 4), Pearson Longman.
    • N. J. Hyne, Nontechnical Guide to Petroleum Geology, Exploration, Drilling and Production, PennWell.
    • Schlumberger (SLB), Energy Glossary (glossary.slb.com), dictionnaire en ligne des termes pétroliers.
  • Systèmes d’information géologique

    Un système d’information géographique (SIG) est un ensemble organisé de matériels, de logiciels, de données et de méthodes qui permet de saisir, stocker, gérer, analyser et représenter des informations localisées. Appliqué aux géosciences, il devient un véritable système d’information géologique : il rassemble dans un même référentiel les cartes géologiques, les affleurements, les puits, les profils sismiques, les images satellites, les permis pétroliers, les infrastructures (pistes, pipeline, bases vie) et les contraintes environnementales. Pour un technicien pétrolier travaillant sur le bassin d’Agadem ou le long du pipeline Niger–Bénin, le SIG est l’outil quotidien de préparation des campagnes, de suivi des opérations et de communication. Ce cours (semestre 2, UE5 — Systèmes d’information géologique) présente les principes des SIG, la gestion des données spatiales, l’analyse des couches d’information et la cartographie thématique, avec des travaux pratiques sous QGIS (logiciel libre).

    Objectifs d’apprentissage

    • Expliquer les composantes d’un SIG et les modèles vecteur et raster.
    • Maîtriser les systèmes de coordonnées utilisés au Niger (WGS84, UTM fuseaux 31 à 33 N) et les conversions d’échelle.
    • Créer, structurer et interroger une base de données géologique (tables attributaires, requêtes, jointures, métadonnées).
    • Réaliser des analyses spatiales : requêtes, zones tampons, superpositions, algèbre de cartes, interpolation, analyse multicritère.
    • Produire une carte thématique ou géologique conforme aux règles de la sémiologie graphique.

    Prérequis

    Informatique de base (gestion de fichiers, tableur), notions de géologie générale et de topographie (coordonnées, échelles).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Principes des SIG, modèles de données et systèmes de coordonnées
    2. Leçon 2 — Gestion des données spatiales et bases de données géologiques
    3. Leçon 3 — Analyse spatiale et superposition des couches d’information
    4. Leçon 4 — Cartographie thématique et production de cartes géologiques

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 10 h de cours magistral (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), 10 h de travaux pratiques (TP) sur ordinateur, 30 h de travail personnel (TPE) ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (TD, comptes rendus de TP, projet cartographique) pour 40 % et examen terminal (écrit et/ou pratique sur poste) pour 60 %.

    Bibliographie

    • P. A. Burrough, R. A. McDonnell, C. D. Lloyd, Principles of Geographical Information Systems, Oxford University Press.
    • P. A. Longley, M. F. Goodchild, D. J. Maguire, D. W. Rhind, Geographic Information Science and Systems, Wiley.
    • J. Bertin, Sémiologie graphique, Éditions de l’EHESS.
    • G. F. Bonham-Carter, Geographic Information Systems for Geoscientists: Modelling with GIS, Pergamon.
    • Documentation officielle de QGIS (manuel utilisateur et formation, qgis.org).
  • Télédétection et imagerie

    La télédétection regroupe l’ensemble des techniques qui permettent d’acquérir de l’information sur la surface de la Terre sans contact direct, à partir du rayonnement électromagnétique réfléchi ou émis et enregistré par des capteurs aéroportés ou satellitaires. Dans un pays aussi vaste que le Niger (1,27 million de km²), où de grandes zones du Ténéré et du bassin d’Agadem sont difficiles d’accès, l’imagerie satellite est un outil de première importance : cartographie géologique, repérage des structures (failles, plis, linéaments), identification des altérations minérales, préparation des campagnes sismiques, choix des tracés de pistes et de pipelines, suivi environnemental des champs pétroliers (torchères, déversements, ensablement). Ce cours (semestre 2, UE4 — Techniques de cartographie et de topographie) présente les principes physiques, les capteurs, les traitements d’images et leurs applications géologiques, avec des travaux pratiques sur des images gratuites (Landsat, Sentinel, SRTM).

    Objectifs d’apprentissage

    • Expliquer les bases physiques de la télédétection (spectre électromagnétique, interactions rayonnement-matière, fenêtres atmosphériques).
    • Décrire les principaux types de capteurs (passifs, actifs) et interpréter leurs résolutions spatiale, spectrale, radiométrique et temporelle.
    • Télécharger, prétraiter et améliorer une image satellite (compositions colorées, étirement de contraste, rapports de bandes, indices).
    • Utiliser les images satellites pour l’analyse géologique : lithologie, linéaments, altérations.
    • Interpréter les résultats obtenus et les intégrer dans un SIG pour l’exploration et le suivi HSE d’un champ pétrolier.

    Prérequis

    Notions de géologie générale (roches, minéraux, structures), bases de physique (ondes, rayonnement) et de manipulation d’un ordinateur.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Principes physiques de la télédétection et signatures spectrales
    2. Leçon 2 — Types de capteurs, plates-formes et résolutions
    3. Leçon 3 — Traitement des images satellites
    4. Leçon 4 — Applications de la télédétection en géologie et en exploration pétrolière

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 6 h de cours magistral (CM), 4 h de travaux dirigés (TD), 10 h de travaux pratiques (TP) sur ordinateur, 20 h de travail personnel (TPE) ; 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (comptes rendus de TP, exercices de TD, quiz en ligne) pour 40 % et examen terminal écrit pour 60 %.

    Bibliographie

    • T. M. Lillesand, R. W. Kiefer, J. W. Chipman, Remote Sensing and Image Interpretation, Wiley.
    • F. F. Sabins, J. M. Ellis, Remote Sensing: Principles, Interpretation, and Applications, Waveland Press.
    • J. R. Jensen, Introductory Digital Image Processing: A Remote Sensing Perspective, Pearson.
    • M.-C. Girard, C.-M. Girard, Traitement des données de télédétection, Dunod.
  • Topographie, cartographie, lecture du plan

    Tout projet pétrolier commence et se termine par de la topographie : implantation des points de tir sismique, positionnement des têtes de puits sur le permis d’Agadem, tracé et piquetage du pipeline Niger–Bénin, calcul des volumes de terrassement d’une plate-forme de forage ou d’une station de pompage, cartographie des installations de la raffinerie SORAZ. Ce cours de semestre 2 initie l’étudiant aux mesures de terrain (distances, angles, dénivelées), au nivellement, aux levés et à leurs calculs (coordonnées, gisements, surfaces), puis à la cartographie : systèmes de projection (UTM, WGS 84), lecture de cartes topographiques et outils numériques (GNSS, SIG). Les travaux pratiques se déroulent sur le campus avec niveau, théodolite ou station totale et récepteur GNSS.

    Objectifs d’apprentissage

    • Mesurer des distances et des angles avec les instruments usuels et appliquer les corrections (pente, température, réduction à l’horizontale).
    • Réaliser et calculer un nivellement direct et un nivellement trigonométrique, contrôler la fermeture et compenser.
    • Calculer gisements, coordonnées rectangulaires, cheminements et surfaces ; préparer une implantation.
    • Lire et interpréter une carte topographique : échelle, courbes de niveau, pentes, coordonnées.
    • Connaître les systèmes de référence et de projection utilisés au Niger (WGS 84, UTM zones 31 à 33) et les bases de la cartographie numérique (GNSS, SIG).

    Prérequis

    Aucun prérequis spécifique ; la trigonométrie de base et l’usage d’une calculatrice scientifique (mode degrés et grades) sont revus dans le cours.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Généralités, mesure des distances et des angles
    2. Leçon 2 — Nivellement direct et trigonométrique
    3. Leçon 3 — Levés topographiques : cheminements, coordonnées et surfaces
    4. Leçon 4 — Cartographie : systèmes de projection, lecture de cartes et cartographie numérique

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD, 10 h de TP (levés sur le terrain), 40 h de travail personnel ; 4 crédits. Évaluation : contrôle continu (carnets de terrain et calculs de TP, quiz, devoir) pour 40 % et examen terminal écrit (calculs topographiques et lecture de carte) pour 60 %.

    Bibliographie

    • Wolf P. R., Ghilani C. D. (successeurs de Brinker), Elementary Surveying: An Introduction to Geomatics, Pearson.
    • Milles S., Lagofun J., Topographie et topométrie modernes, tomes 1 et 2, Eyrolles.
    • Lemmens M., Geo-information: Technologies, Applications and the Environment, Springer.
    • IGN, Mémento de géodésie et de projections cartographiques (documentation en ligne).
  • Géologie structurale

    La géologie structurale étudie la géométrie des corps rocheux déformés (plis, failles, fractures) et les mécanismes qui les ont produits. Pour le pétrolier, elle est indispensable : la plupart des gisements sont piégés par des structures (anticlinaux, blocs basculés limités par des failles), la fracturation contrôle la productivité de nombreux réservoirs, et l’état de contraintes en profondeur conditionne la stabilité des puits et la fracturation hydraulique. Le bassin de Termit, où se trouvent les champs d’Agadem, est un rift dont les pièges sont majoritairement liés à des failles normales ; il sert de fil conducteur au cours. Le cours traite des contraintes et des déformations, du comportement mécanique des roches et des fractures, des failles, des plis et des grandes structures tectoniques, et enfin des méthodes de description géométrique (orientation, cartes, coupes, stéréogrammes).

    Objectifs d’apprentissage

    • Définir contrainte, contrainte effective et déformation ; calculer la contrainte verticale et utiliser le cercle de Mohr.
    • Expliquer le comportement élastique, fragile et ductile des roches et appliquer le critère de Mohr-Coulomb.
    • Décrire et classer failles, plis et fractures, et relier les régimes de contraintes (Anderson) aux structures observées.
    • Mesurer et exprimer l’orientation d’un plan et d’une ligne ; calculer pendage apparent, épaisseur vraie, rejet de faille.
    • Lire une carte géologique ou une carte isobathe et construire une coupe ; reconnaître les pièges structuraux.

    Prérequis

    Géologie générale (roches, tectonique des plaques, temps géologiques), trigonométrie de base (sinus, cosinus, tangente).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Contraintes et déformations
    2. Leçon 2 — Comportement mécanique des roches et fractures
    3. Leçon 3 — Failles, plis et structures tectoniques
    4. Leçon 4 — Géométrie des structures géologiques : mesures, cartes et coupes

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 10 h de CM, 10 h de TD, 10 h de TP (boussole, cartes, stéréogrammes), 30 h de travail personnel ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (comptes rendus de TP, quiz, devoir) pour 40 % et examen terminal écrit (exercices de calcul, construction de coupe, questions de cours) pour 60 %.

    Bibliographie

    • Davis G. H., Reynolds S. J., Kluth C. F., Structural Geology of Rocks and Regions, Wiley.
    • Fossen H., Structural Geology, Cambridge University Press.
    • Mercier J., Vergely P., Tectonique, Dunod.
    • Ragan D. M., Structural Geology: An Introduction to Geometrical Techniques, Cambridge University Press.
    • Zoback M. D., Reservoir Geomechanics, Cambridge University Press.
  • Roches sédimentaires et bassins sédimentaires

    Plus de 70 % des surfaces continentales sont couvertes de roches sédimentaires, et la quasi-totalité du pétrole et du gaz est générée, stockée et piégée dans des séries sédimentaires. Comprendre comment se forment ces roches, comment elles s’organisent dans un bassin et comment on les corrèle d’un puits à l’autre est donc le cœur du métier de l’exploration. Ce cours de semestre 2 s’appuie sur des exemples nigériens : le bassin du rift de Termit, où se trouvent les champs du permis d’Agadem, les grès et argiles du bassin des Iullemmeden, les dunes et regs du Ténéré. Il traite des processus de sédimentation et de la diagenèse, de la classification des roches sédimentaires, des environnements et des bassins sédimentaires, et de la corrélation stratigraphique.

    Objectifs d’apprentissage

    • Décrire les étapes du cycle sédimentaire (altération, transport, dépôt) et quantifier le transport des grains (loi de Stokes, diagramme de Hjulström).
    • Classer une roche sédimentaire détritique, carbonatée, évaporitique ou organique, et décrire ses constituants.
    • Expliquer les processus diagénétiques (compaction, cimentation, dissolution) et leur effet sur la porosité des réservoirs.
    • Reconnaître les principaux environnements sédimentaires et les types de bassins, en particulier les bassins de rift comme Termit.
    • Réaliser une corrélation stratigraphique entre puits à partir de descriptions lithologiques et de diagraphies.

    Prérequis

    Géologie générale (minéraux, cycle des roches, temps géologiques, tectonique des plaques).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Processus de sédimentation : altération, transport et dépôt
    2. Leçon 2 — Classification des roches sédimentaires et diagenèse
    3. Leçon 3 — Environnements sédimentaires et bassins sédimentaires
    4. Leçon 4 — Corrélation stratigraphique

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 10 h de CM, 10 h de TD, 10 h de TP (granulométrie, reconnaissance d’échantillons, corrélation de diagraphies), 30 h de travail personnel ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (comptes rendus de TP, quiz, devoir) pour 40 % et examen terminal écrit (questions de cours, exercices et exploitation de documents) pour 60 %.

    Bibliographie

    • Reading H. G. (dir.), Sedimentary Environments: Processes, Facies and Stratigraphy, Blackwell.
    • Nichols G., Sedimentology and Stratigraphy, Wiley-Blackwell.
    • Tucker M. E., Sedimentary Petrology, Blackwell.
    • Cojan I., Renard M., Sédimentologie, Dunod.
    • Selley R. C., Sonnenberg S. A., Elements of Petroleum Geology, Academic Press.
  • Dessin technique

    Le dessin technique est le langage graphique commun aux ingénieurs, techniciens et opérateurs. Sur un chantier de forage du bassin d’Agadem, dans une station de pompage du pipeline Niger–Bénin ou dans une unité de la raffinerie SORAZ, chaque équipement, chaque tuyauterie et chaque structure est défini par des plans normalisés : dessins de définition, plans d’ensemble, schémas de procédé (PFD, P&ID), isométriques de tuyauterie. Ce cours de semestre 2 apprend à produire et surtout à lire ces documents : normes de présentation, projections orthogonales, coupes, cotation et échelles, perspectives et initiation au dessin assisté par ordinateur (DAO) en 2D et 3D.

    Objectifs d’apprentissage

    • Appliquer les normes ISO de présentation : formats, cartouche, types de traits, écriture, échelles.
    • Représenter un objet en projection orthogonale (méthode européenne) avec le nombre de vues nécessaire, et réaliser une coupe.
    • Coter un dessin de façon complète et lisible, lire une tolérance et convertir une dimension à l’échelle.
    • Construire une perspective isométrique ou cavalière et réaliser un dessin simple en DAO 2D et un modèle 3D par extrusion.
    • Lire un plan technique pétrolier (plan d’ensemble, P&ID, isométrique de tuyauterie) et en extraire l’information utile.

    Prérequis

    Aucun prérequis spécifique ; des notions de géométrie plane (angles, cercles, tangences) et la pratique de base d’un ordinateur facilitent le travail.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Normes du dessin technique : formats, cartouche, traits, écriture
    2. Leçon 2 — Projection orthogonale, vues et coupes
    3. Leçon 3 — Cotation, tolérances et échelles
    4. Leçon 4 — Dessin en 2D et 3D : perspectives, DAO et lecture de plans techniques

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 10 h de CM, 10 h de TD, 10 h de TP (planches aux instruments et DAO), 30 h de travail personnel ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (planches de TP rendues et notées selon les grilles de contrôle, quiz en ligne) pour 40 % et examen terminal (épreuve de dessin et de lecture de plan) pour 60 %.

    Bibliographie

    • Bertoline G. R., Wiebe E. N., Technical Graphics Communication / Introduction au dessin technique, McGraw-Hill.
    • Chevalier A., Guide du dessinateur industriel, Hachette Technique.
    • Giesecke F. E. et al., Technical Drawing with Engineering Graphics, Pearson.
    • Normes ISO 128 (traits et vues), ISO 129 (cotation), ISO 5455 (échelles), ISO 5457 (formats), ISO 7200 (cartouche).
    • ISA 5.1, Instrumentation Symbols and Identification (lecture des P&ID).