École Privée d’Ingénierie du Niger — L’école du nouveau monde

✉ elearning@epiniger.edu.ne    🌐 epiniger.edu.ne

Filière : Licence Professionnelle en Télécommunications et Réseaux (TR)

  • Déploiement et maintenance de réseaux fibre optique

    Ce cours de la Licence Professionnelle en Télécommunications et Réseaux (semestre 5, UE4 « Fibre optique avancée et déploiement ») forme le technicien aux gestes du terrain : poser un câble optique en souterrain ou en aérien, préparer et souder des fibres, raccorder des boîtiers et des tiroirs, mesurer une liaison au photomètre et au réflectomètre (OTDR), puis assurer la maintenance préventive et corrective d’un réseau. Les exemples sont tirés du contexte nigérien : dorsale nationale, boucles métropolitaines de Niamey, réseaux FTTH des opérateurs, liaisons vers les sites 4G, coupures dues aux travaux de voirie, aux engins ou aux crues. Le volume de TP (30 h) est important : chaque leçon comporte un TP guidé avec procédure, règles de sécurité, mesures attendues et grille de contrôle.

    Objectifs d’apprentissage

    • Choisir et mettre en œuvre une technique de pose en respectant les contraintes mécaniques des câbles.
    • Réaliser des épissures par fusion et des raccordements conformes (pertes, lovage, repérage).
    • Mesurer une liaison au photomètre et interpréter une courbe OTDR (distances, pertes, réflectances, zones mortes).
    • Établir un procès-verbal de recette selon des seuils d’acceptation.
    • Appliquer une méthode de dépannage et localiser une coupure sur le terrain.

    Prérequis

    Fibre optique (S3), notions de décibels ; le cours « Technologies FTTH / FTTx » est recommandé en parallèle.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Techniques de pose des câbles à fibres optiques
    2. Leçon 2 — Préparation, soudure et raccordement des fibres
    3. Leçon 3 — Mesures optiques : photométrie et réflectométrie OTDR
    4. Leçon 4 — Maintenance et dépannage des réseaux fibre optique

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 10 h de CM, 10 h de TD, 30 h de TP et 10 h de TPE, pour 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (évaluation pratique des soudures et des mesures, comptes rendus de TP, quiz) et examen terminal comprenant une épreuve écrite (interprétation de courbes OTDR, calculs de recette).

    Bibliographie

    • P. Lecoy, Communications sur fibres optiques, Hermès Lavoisier.
    • UIT-T, Recommandations G.652 et L-series (construction, installation et protection des câbles).
    • IEC 61280-4-1 et 61280-4-2 (mesures d’affaiblissement de liaisons installées).
    • J. Hayes, Fiber Optics Technician’s Manual, Delmar.
    • EXFO / VIAVI, guides de référence sur la réflectométrie OTDR.
  • Technologies FTTH / FTTx

    Ce cours de la Licence Professionnelle en Télécommunications et Réseaux (semestre 5, UE4 « Fibre optique avancée et déploiement ») présente les technologies qui amènent la fibre optique jusqu’à l’abonné. Après le module de fibre optique de S3, l’étudiant découvre comment les opérateurs (Niger Telecoms, Airtel, Moov Africa, Zamani Telecom) et les fournisseurs d’accès construisent des réseaux d’accès optiques : choix de l’architecture FTTH, FTTB ou FTTC, fonctionnement des réseaux optiques passifs GPON et EPON, calcul du bilan optique, dimensionnement des coupleurs et ingénierie d’un déploiement dans un quartier de Niamey, Maradi ou Zinder. Le cours est orienté métier : chaque leçon comporte un exemple résolu, des exercices corrigés et des TP guidés proches des tâches confiées à un technicien FTTH.

    Objectifs d’apprentissage

    • Distinguer les architectures FTTH, FTTB, FTTC, FTTN et FTTO ainsi que les topologies point à point et point-multipoint.
    • Expliquer le fonctionnement d’un PON : OLT, coupleurs, ONT/ONU, multiplexage en longueur d’onde, TDM descendant et TDMA montant.
    • Comparer GPON (UIT-T G.984), EPON (IEEE 802.3ah) et leurs évolutions 10 Gbit/s (XGS-PON, 10G-EPON).
    • Établir un bilan optique et vérifier sa conformité à une classe de budget (B+, C+).
    • Dimensionner un réseau PON : taux de couplage, nombre de ports OLT, débit par abonné.
    • Décrire les étapes d’ingénierie d’un déploiement FTTH et produire un synoptique simple.

    Prérequis

    Fibre optique de niveau S3 (propagation, atténuation, connecteurs), notions de réseaux locaux et de calcul en décibels.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Architectures FTTx et topologies des réseaux d’accès optiques
    2. Leçon 2 — Les réseaux optiques passifs : GPON, EPON et leurs évolutions
    3. Leçon 3 — Bilan optique et dimensionnement d’un réseau PON
    4. Leçon 4 — Ingénierie de déploiement d’un réseau FTTH

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 15 h de cours magistral (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), 25 h de travaux pratiques (TP) et 10 h de travail personnel de l’étudiant (TPE), pour 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (quiz en ligne, comptes rendus de TP, exercices de TD) et examen terminal écrit portant sur les architectures, les calculs de bilan et le dimensionnement.

    Bibliographie

    • UIT-T, Recommandations G.984.x (GPON) et G.9807.1 (XGS-PON).
    • IEEE 802.3ah et 802.3av (EPON et 10G-EPON).
    • P. Lecoy, Communications sur fibres optiques, Hermès Lavoisier.
    • FTTH Council Europe, FTTH Handbook.
  • Cœur de réseau et NGN

    Le cours Cœur de réseau et NGN (UE3 « Réseaux d’opérateurs », semestre 5) étudie la transformation des réseaux de télécommunications : du réseau téléphonique commuté (RTC), fondé sur la commutation de circuits et des équipements dédiés à chaque service, vers les réseaux de nouvelle génération (NGN), fondés sur un transport en paquets IP unique et sur la séparation des fonctions de transport, de contrôle et de services. Il présente l’architecture NGN (passerelles, softswitch), les protocoles de signalisation et de transport des médias (SIP, SDP, H.248, SIGTRAN, RTP), la convergence voix-données-vidéo et la qualité de service qu’elle exige, puis l’évolution vers les réseaux tout-IP : IMS, VoLTE, cœur 5G, virtualisation (NFV) et réseaux programmables (SDN). Les exemples sont tirés du contexte nigérien : migration du réseau fixe de l’opérateur historique, interconnexion SIP entre opérateurs, offres triple play en fibre à Niamey, téléphonie IP d’entreprise, liaisons VSAT.

    Objectifs d’apprentissage

    • Expliquer les limites du RTC et les principes des NGN selon l’UIT-T.
    • Décrire l’architecture en couches d’un NGN et le rôle des softswitch et des passerelles.
    • Analyser un établissement d’appel SIP et calculer la bande passante d’un flux de voix sur IP.
    • Définir les besoins de qualité de service de la voix, des données et de la vidéo et les mécanismes DiffServ associés.
    • Décrire l’IMS, la VoLTE et les principes du cœur 5G, de la NFV et du SDN.
    • Mettre en œuvre un IPBX SIP et analyser les échanges avec Wireshark.

    Prérequis

    Architecture des réseaux d’opérateurs télécoms (recommandé en parallèle), TCP/IP, bases de la téléphonie et de la numérisation de la voix.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Du réseau téléphonique commuté aux principes des NGN
    2. Leçon 2 — Protocoles de signalisation et de transport des médias
    3. Leçon 3 — Convergence voix-données-vidéo et qualité de service
    4. Leçon 4 — Évolution vers les réseaux tout IP : IMS, VoLTE, 5G, NFV et SDN

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD, 10 h de TP (IPBX SIP, analyse de trames, mesures de qualité de service) et 20 h de TPE ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (TD, comptes rendus de TP, quiz) et examen terminal écrit.

    Bibliographie

    • C. Servin, Télécoms — De la transmission à l’architecture de réseaux, Dunod.
    • G. Camarillo, M.-A. García-Martín, The 3G IP Multimedia Subsystem (IMS), Wiley.
    • G. Pujolle, Les Réseaux, Eyrolles.
    • UIT-T, Recommandations Y.2001 et Y.2011 (NGN), G.114 (temps de transmission), G.711 et G.729 (codecs).
    • IETF, RFC 3261 (SIP), RFC 3550 (RTP), RFC 4566 (SDP), RFC 2474 (DiffServ).
  • Architecture des réseaux d’opérateurs télécoms

    Le cours d’Architecture des réseaux d’opérateurs télécoms (UE3 « Réseaux d’opérateurs », semestre 5) donne une vision d’ensemble d’un réseau d’opérateur, de l’antenne ou de la prise de l’abonné jusqu’au cœur de réseau et aux interconnexions nationales et internationales. Il décrit la décomposition en réseau d’accès (radio 2G/3G/4G/5G, cuivre, fibre FTTH), réseau de collecte et de transport (faisceaux hertziens, fibre SDH/WDM, IP/MPLS, VSAT) et cœur de réseau (commutation de circuits, cœur paquet EPC et 5GC, plateformes de services), ainsi que les systèmes d’exploitation et de facturation (OSS/BSS). Il traite ensuite l’interconnexion entre opérateurs (voix, données, itinérance, accès international) et les enjeux techniques, économiques et réglementaires : investissements, ARPU, partage d’infrastructures, énergie des sites, rôle du régulateur (ARCEP). Les exemples s’appuient sur le contexte nigérien : opérateurs mobiles et opérateur historique, dorsale nationale en fibre optique, faisceaux hertziens et VSAT en zone rurale, sites BTS alimentés à l’énergie solaire.

    Objectifs d’apprentissage

    • Décrire l’architecture en couches d’un réseau d’opérateur (accès, collecte, transport, cœur, services, OSS/BSS).
    • Dimensionner simplement un réseau d’accès : trafic en Erlang, nombre de circuits, budget optique GPON, capacité de collecte.
    • Expliquer les technologies de transport et les fonctions du cœur de réseau mobile (CS, EPC, 5GC).
    • Établir un bilan de liaison de faisceau hertzien.
    • Expliquer les mécanismes d’interconnexion (voix, IP, itinérance) et calculer un solde d’interconnexion.
    • Analyser les enjeux économiques d’un réseau : CAPEX, OPEX, ARPU, retour sur investissement, énergie.

    Prérequis

    Réseaux cellulaires (2G/3G/4G/5G), transmissions numériques, routage IP, bases des décibels.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Vue d’ensemble de l’architecture d’un réseau d’opérateur
    2. Leçon 2 — Le réseau d’accès : radio mobile et accès fixe
    3. Leçon 3 — Réseaux de collecte, de transport et cœur de réseau
    4. Leçon 4 — Interconnexion et enjeux économiques et techniques

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD, 10 h de TP (maquette de réseau d’opérateur sous simulateur, dimensionnement et bilans de liaison) et 20 h de TPE ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (TD, comptes rendus de TP, quiz) et examen terminal écrit.

    Bibliographie

    • X. Lagrange, P. Godlewski, S. Tabbane, Réseaux GSM, Hermès Lavoisier.
    • C. Servin, Télécoms — De la transmission à l’architecture de réseaux, Dunod.
    • Y. Bouguen, É. Hardouin, F.-X. Wolff, LTE et les réseaux 4G, Eyrolles.
    • G. Pujolle, Les Réseaux, Eyrolles.
    • UIT-T, Recommandations G.984 (GPON) et E.800 (qualité de service) ; spécifications 3GPP TS 23.401 (EPC) et TS 23.501 (5GC).
  • Audit et tests d’intrusion

    Le cours Audit et tests d’intrusion (UE2 « Sécurité des réseaux 2 », semestre 5) forme le technicien supérieur au métier d’auditeur de sécurité : vérifier, de façon méthodique, documentée et autorisée, que les dispositifs de sécurité d’un système d’information sont conformes aux règles et efficaces. Le point de vue adopté est celui de l’auditeur et du défenseur : on étudie le cadre légal et contractuel d’une mission, les référentiels (ISO 27001/27002, ISO 19011, PTES, OSSTMM, NIST SP 800-115), l’audit organisationnel et l’audit de configuration, le rôle des outils d’inventaire et de scan de vulnérabilités, puis la cotation des vulnérabilités avec CVSS v3.1, la rédaction du rapport et le plan de remédiation. Les cas sont tirés du contexte nigérien : mairie, banque de Mobile Money, opérateur, datacenter. Aucune technique d’attaque n’est enseignée : les tests d’intrusion sont présentés au niveau méthodologique, et toutes les manipulations se font sur un laboratoire isolé appartenant à l’école.

    Objectifs d’apprentissage

    • Expliquer le cadre légal et contractuel d’un audit : autorisation écrite, périmètre, règles d’engagement, confidentialité.
    • Décrire les phases et livrables d’un audit selon ISO 19011 et d’un test d’intrusion selon PTES, OSSTMM et NIST SP 800-115.
    • Situer le rôle des outils d’inventaire, de scan de vulnérabilités et d’analyse de configuration, et en interpréter les résultats (faux positifs, couverture).
    • Conduire un audit organisationnel et un audit de configuration d’un serveur et d’un routeur à l’aide d’une check-list de durcissement.
    • Analyser des journaux, calculer un score CVSS v3.1, rédiger un rapport d’audit et un plan de remédiation priorisé.

    Prérequis

    Pare-feux et VPN, bases de l’administration Linux et Cisco, modèle TCP/IP ; cryptographie appliquée (recommandée en parallèle).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Cadre légal, contractuel et normatif de l’audit de sécurité
    2. Leçon 2 — Méthodologies des tests d’intrusion et rôle des outils de scan
    3. Leçon 3 — Audit organisationnel et audit de configuration (TP guidés)
    4. Leçon 4 — Journaux, scoring CVSS v3.1, rapport d’audit et remédiation

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 10 h de CM, 10 h de TD, 30 h de TP (audit de configuration d’un serveur et d’un routeur de labo, analyse de journaux, rédaction d’un rapport avec calcul de scores CVSS) et 10 h de TPE ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (comptes rendus de TP, rapport d’audit, quiz en ligne) et examen terminal écrit.

    Bibliographie

    • S. Ghernaouti, Sécurité informatique et réseaux, Dunod.
    • ISO/IEC 27001:2022 et ISO/IEC 27002:2022 ; ISO 19011:2018, Lignes directrices pour l’audit des systèmes de management.
    • NIST SP 800-115, Technical Guide to Information Security Testing and Assessment, 2008.
    • FIRST, Common Vulnerability Scoring System v3.1 : Specification Document.
    • Center for Internet Security, CIS Benchmarks (Ubuntu Linux, Cisco IOS).
  • Cryptographie appliquée

    Le cours de Cryptographie appliquée (UE2 « Sécurité des réseaux 2 », semestre 5) donne au technicien réseau les bases nécessaires pour comprendre, configurer et dépanner les mécanismes cryptographiques qui protègent les communications : chiffrement symétrique et asymétrique, fonctions de hachage, signatures, certificats numériques, infrastructures à clés publiques (PKI) et protocoles sécurisés comme TLS/HTTPS et SSH. L’approche est appliquée : on manipule des exemples numériques simples (chiffre de César, RSA et Diffie-Hellman « jouets ») pour comprendre les principes, puis on utilise des outils professionnels (OpenSSL, OpenSSH, serveur web) en TP. Les situations sont tirées du contexte nigérien : portail d’une administration en HTTPS, applications de Mobile Money, administration à distance de routeurs d’un opérateur, échanges entre agences bancaires. L’orientation est strictement défensive : il s’agit de bien configurer et de bien vérifier.

    Objectifs d’apprentissage

    • Expliquer les services de sécurité (confidentialité, intégrité, authentification, non-répudiation) et le principe de Kerckhoffs.
    • Distinguer cryptographie symétrique et asymétrique, et en connaître les algorithmes usuels (AES, RSA, ECC, Diffie-Hellman, SHA-2).
    • Effectuer des calculs élémentaires : espace de clés, temps d’attaque exhaustive, nombre de clés, RSA et Diffie-Hellman sur de petits nombres.
    • Décrire le contenu d’un certificat X.509 et le fonctionnement d’une PKI (AC, chaîne de confiance, révocation).
    • Expliquer le fonctionnement de TLS/HTTPS et de SSH et les configurer de manière sûre.

    Prérequis

    Sécurité informatique fondamentale, modèle TCP/IP, bases d’arithmétique (division euclidienne, puissances) et de la ligne de commande Linux.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Principes de la cryptographie et chiffrement symétrique
    2. Leçon 2 — Cryptographie asymétrique, hachage et signature numérique
    3. Leçon 3 — Certificats numériques et infrastructure à clés publiques (PKI)
    4. Leçon 4 — Protocoles sécurisés : TLS/HTTPS et SSH

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD, 10 h de TP (OpenSSL, création d’une PKI de test, HTTPS et SSH par clés) et 20 h de TPE ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (TD, comptes rendus de TP, quiz en ligne) et examen terminal écrit.

    Bibliographie

    • S. Ghernaouti, Sécurité informatique et réseaux, Dunod.
    • W. Stallings, Cryptography and Network Security — Principles and Practice, Pearson.
    • B. Schneier, Cryptographie appliquée, Vuibert.
    • A. Menezes, P. van Oorschot, S. Vanstone, Handbook of Applied Cryptography, CRC Press.
    • IETF, RFC 8446 (TLS 1.3) et RFC 4251-4254 (architecture et protocoles SSH).
  • Cloud computing

    Le cours de Cloud computing (UE1 « Cloud et virtualisation », semestre 5) présente l’informatique en nuage comme un mode de fourniture de ressources informatiques — calcul, stockage, réseau, plateformes et logiciels — à la demande, via le réseau, et facturées à l’usage. Après la définition normalisée du NIST (cinq caractéristiques essentielles, trois modèles de service, quatre modèles de déploiement), il détaille les modèles IaaS, PaaS et SaaS et le partage des responsabilités entre fournisseur et client, puis compare les principaux fournisseurs mondiaux et régionaux (AWS, Microsoft Azure, Google Cloud, OVHcloud, solutions OpenStack d’opérateurs et de datacenters africains). La dernière leçon traite de la migration de services vers le cloud : inventaire, stratégies de migration, transfert des données, bascule, sécurité et réversibilité. Les exemples partent de situations nigériennes : PME de Niamey qui externalise sa messagerie, mairie qui héberge son site, opérateur qui propose du cloud à ses clients entreprises, contraintes de latence et de liaisons VSAT en zone rurale.

    Objectifs d’apprentissage

    • Définir le cloud computing et ses caractéristiques essentielles selon le NIST.
    • Distinguer IaaS, PaaS et SaaS ainsi que les modèles de déploiement public, privé, hybride et communautaire.
    • Calculer des indicateurs de choix : disponibilité et SLA, coût mensuel, coût total de possession, latence, dimensionnement.
    • Comparer les offres des principaux fournisseurs de services cloud à l’aide d’une grille pondérée.
    • Planifier la migration d’un service vers le cloud (stratégie, transfert de données, bascule, retour arrière).
    • Déployer et administrer une machine virtuelle et une application web dans un environnement cloud.

    Prérequis

    Réseaux IP (adressage, DNS, routage), administration Linux de base ; le cours de virtualisation de serveurs est recommandé en parallèle.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Concepts fondamentaux et modèles de déploiement du cloud
    2. Leçon 2 — Modèles de service : IaaS, PaaS, SaaS
    3. Leçon 3 — Principaux fournisseurs de services cloud
    4. Leçon 4 — Migration de services vers le cloud

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD, 20 h de TP (déploiement de machines virtuelles, réseau virtuel, migration d’une application web) et 10 h de TPE ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (TD, comptes rendus de TP, quiz en ligne) et examen terminal écrit.

    Bibliographie

    • T. Erl, R. Puttini, Z. Mahmood, Cloud Computing — Concepts, Technology & Architecture, Pearson.
    • P. Mell, T. Grance, The NIST Definition of Cloud Computing, NIST SP 800-145.
    • G. Pujolle, Les Réseaux, Eyrolles (chapitres cloud et virtualisation).
    • K. Jamsa, Cloud Computing, Jones & Bartlett Learning.
    • Documentation officielle OpenStack (docs.openstack.org).
  • Virtualisation de serveurs

    Le cours de Virtualisation de serveurs forme l’étudiant à concevoir, déployer et exploiter une infrastructure de serveurs virtualisés. La virtualisation est aujourd’hui la base de tout datacenter, qu’il s’agisse de la salle serveurs d’une banque de Niamey, du datacenter d’un opérateur ou d’un cloud privé d’administration : elle permet de consolider des dizaines de serveurs physiques sous-utilisés sur quelques hôtes, de réduire la consommation électrique et les besoins en climatisation, de déployer un serveur en quelques minutes et d’assurer la continuité de service. Le cours présente les principes des hyperviseurs (type 1 et type 2, assistance matérielle, conteneurs), la création et la gestion des machines virtuelles (ressources, disques, réseaux virtuels, instantanés, modèles), puis l’infrastructure d’entreprise (commutateurs virtuels et VLAN, stockage partagé, clusters, migration à chaud, haute disponibilité, sauvegarde) et les applications aux réseaux (laboratoires virtuels, pare-feu et routeurs virtuels, NFV). La part importante de travaux pratiques s’appuie sur VirtualBox, KVM/Proxmox VE et, selon disponibilité, VMware ESXi.

    Objectifs d’apprentissage

    • Expliquer le fonctionnement d’un hyperviseur et comparer hyperviseurs de type 1, de type 2 et conteneurs.
    • Créer, configurer, cloner et sauvegarder des machines virtuelles en interface graphique et en ligne de commande.
    • Choisir le mode de réseau virtuel adapté (NAT, pont, réseau interne, hôte seul) et configurer des VLAN sur un commutateur virtuel.
    • Dimensionner des hôtes (processeur, mémoire, stockage) et un cluster tolérant la panne d’un hôte.
    • Mettre en œuvre un laboratoire réseau virtuel (routeur/pare-feu virtuel et serveurs).

    Prérequis

    Administration Windows Server ; administration Linux / serveurs (installation, réseau, services) ; adressage IP et VLAN.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Principes de la virtualisation et hyperviseurs
    2. Leçon 2 — Création et gestion des machines virtuelles
    3. Leçon 3 — Infrastructure virtualisée : réseau, stockage, haute disponibilité
    4. Leçon 4 — Applications de la virtualisation aux infrastructures réseaux

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 10 h de cours magistral (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), 30 h de travaux pratiques (TP) et 10 h de travail personnel de l’étudiant (TPE) ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (comptes rendus des TP guidés, évaluation pratique sur poste, quiz en ligne) et examen terminal (écrit et/ou pratique).

    Bibliographie

    • Documentation officielle VMware vSphere (ESXi, vCenter) et Oracle VM VirtualBox — User Manual.
    • Documentation officielle Proxmox VE — Administration Guide.
    • M. Portnoy, Virtualization Essentials, 2e éd., Sybex/Wiley.
    • G. J. Popek, R. P. Goldberg, « Formal Requirements for Virtualizable Third Generation Architectures », Communications of the ACM, 1974.
  • Stage Pratique en Entreprise

    Le Stage Pratique en Entreprise est la première immersion professionnelle longue de la Licence Professionnelle en Télécommunications et Réseaux. D’une durée d’au moins 120 heures encadrées, il se déroule chez un opérateur (Airtel, Moov Africa, Zamani Telecom, Niger Telecoms), un fournisseur d’accès, un intégrateur, un installateur de fibre ou de sites radio, ou dans le service informatique d’une administration, d’une banque ou d’une ONG. L’étudiant participe à des missions réelles d’installation, de configuration ou de maintenance réseau, sous la responsabilité d’un tuteur en entreprise et le suivi d’un encadrant académique d’EPI-NIGER. Il en rend compte dans un rapport de stage et le présente lors d’une soutenance orale. Ce module en ligne accompagne toutes les étapes : préparation et recherche du stage, conduite du stage et sécurité sur le terrain, rédaction du rapport, préparation de la soutenance. Il fournit des méthodes, des modèles de documents, des fiches d’intervention guidées et des mises en situation corrigées.

    Objectifs d’apprentissage

    • Rechercher un stage de façon méthodique et constituer un dossier de candidature (CV, lettre, convention).
    • S’intégrer dans une équipe technique et appliquer les règles de sécurité (électricité, travail en hauteur, fibre optique, salles serveurs).
    • Réaliser et documenter des interventions techniques (installation, configuration, maintenance) à l’aide de fiches et d’un journal de bord.
    • Rédiger un rapport de stage structuré, fidèle et conforme aux normes de présentation.
    • Présenter et défendre son travail lors d’une soutenance orale.

    Prérequis

    Avoir validé les semestres S1 à S3 : câblage, réseaux locaux, adressage IP, routage et commutation, systèmes d’exploitation, transmission, bases de la radio mobile.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Préparer et obtenir son stage
    2. Leçon 2 — Conduire son stage : intégration, sécurité et missions techniques
    3. Leçon 3 — Rédiger le rapport de stage
    4. Leçon 4 — Préparer et réussir la soutenance

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 120 h de travaux pratiques en entreprise (TP), sans CM, TD ni TPE ; 6 crédits. Évaluation : appréciation du tuteur en entreprise (fiche d’évaluation), rapport de stage et soutenance orale devant un jury ; les pondérations et éventuelles notes éliminatoires sont fixées par le règlement des études et le Guide de Stage et Mémoire d’EPI-NIGER. Le quiz en ligne sert d’auto-évaluation méthodologique.

    Bibliographie

    • EPI-NIGER, Guide de Stage et Mémoire (document interne).
    • M. Beaud, L’art de la thèse, La Découverte.
    • M. Greuter, Bien rédiger son mémoire ou son rapport de stage, L’Étudiant.
    • Norme ISO 690 — Information et documentation : principes directeurs pour la rédaction des références bibliographiques.
  • Probabilités appliquées aux réseaux

    Le cours de Probabilités appliquées aux réseaux donne au futur technicien supérieur les outils probabilistes qui servent à prévoir le comportement d’un réseau : combien d’appels arriveront dans une cellule à l’heure chargée, combien de temps un paquet attendra dans la file d’un routeur, combien de minutes par an une liaison faisceau hertzien sera indisponible, combien de canaux ou d’agents prévoir pour un taux de blocage donné. Le cours part des lois de probabilité usuelles (binomiale, Poisson, exponentielle), présente la théorie des files d’attente (notation de Kendall, loi de Little, file M/M/1), les calculs de fiabilité et de disponibilité des systèmes en série et en parallèle, puis les formules d’Erlang utilisées pour le dimensionnement. Les applications sont tirées du contexte des opérateurs et entreprises du Niger : trafic d’une cellule 2G/4G, centre d’appels Mobile Money, liaison Niamey–Dosso, sites BTS alimentés à l’énergie solaire.

    Objectifs d’apprentissage

    • Modéliser les arrivées de trafic par un processus de Poisson et les durées par une loi exponentielle.
    • Utiliser la notation de Kendall et la loi de Little ; calculer les indicateurs d’une file M/M/1.
    • Calculer la fiabilité R(t), le MTBF, la disponibilité et l’indisponibilité annuelle d’un système série, parallèle ou mixte.
    • Exprimer un trafic en Erlang et dimensionner un faisceau de circuits (Erlang B) ou un groupe d’agents (Erlang C).
    • Dimensionner le débit d’un lien pour respecter un délai moyen cible.

    Prérequis

    Mathématiques appliquées aux télécoms : dénombrement, fonctions exponentielle et logarithme, sommes et suites géométriques, notions de base de probabilités.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Variables aléatoires et lois du trafic réseau
    2. Leçon 2 — Files d’attente : loi de Little et file M/M/1
    3. Leçon 3 — Fiabilité et disponibilité des systèmes
    4. Leçon 4 — Dimensionnement des réseaux : formules d’Erlang

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 30 h de cours magistral (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), pas de travaux pratiques, 20 h de travail personnel de l’étudiant (TPE) ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (devoirs de TD, quiz en ligne) et examen terminal écrit ; calculatrice scientifique autorisée, les calculs d’Erlang pouvant être vérifiés avec un tableur ou Python.

    Bibliographie

    • L. Kleinrock, Queueing Systems, Vol. 1 : Theory, Wiley.
    • D. Bertsekas, R. Gallager, Data Networks, Prentice Hall.
    • UIT-D, Teletraffic Engineering Handbook (V. B. Iversen), UIT.
    • A. Villemeur, Sûreté de fonctionnement des systèmes industriels, Eyrolles.