École Privée d’Ingénierie du Niger — L’école du nouveau monde

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Filière : Licence Professionnelle en Télécommunications et Réseaux (TR)

  • Sécurité informatique fondamentale

    Ce cours pose les fondations de la sécurité des systèmes d’information (SSI) pour de futurs techniciens supérieurs en télécommunications et réseaux. Les réseaux d’entreprise, les plateformes de Mobile Money, les datacenters des opérateurs et les services numériques de l’administration nigérienne sont exposés en permanence à des menaces : hameçonnage, logiciels malveillants, rançongiciels, dénis de service, erreurs humaines, pannes d’énergie ou surchauffe. Le cours présente les principes (confidentialité, intégrité, disponibilité), le vocabulaire de l’analyse de risque, les principales menaces et vulnérabilités, les mécanismes de protection (cryptographie, authentification, contrôle d’accès) et les bonnes pratiques qui permettent de réduire le risque à un niveau acceptable. L’approche est strictement défensive : il s’agit de comprendre les menaces pour mieux protéger. Les travaux pratiques guidés portent sur la vérification d’intégrité, le chiffrement et le durcissement d’un poste Linux.

    Objectifs d’apprentissage

    • Définir et illustrer les critères DIC (disponibilité, intégrité, confidentialité) ainsi que l’authentification, la traçabilité et la non-répudiation.
    • Utiliser le vocabulaire actif / menace / vulnérabilité / risque et estimer un risque (matrice, perte annuelle attendue).
    • Reconnaître les menaces et vulnérabilités courantes et les mesures qui y répondent.
    • Expliquer le rôle du chiffrement symétrique et asymétrique, du hachage, des signatures et des certificats.
    • Appliquer les bonnes pratiques : mots de passe et MFA, mises à jour, sauvegardes 3-2-1, moindre privilège, journalisation, sensibilisation.
    • Durcir un poste ou un serveur Linux et contrôler l’intégrité de fichiers.

    Prérequis

    Introduction aux réseaux informatiques (modèle TCP/IP, adressage IP, services usuels) ; utilisation de base de la ligne de commande Linux.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Principes de la sécurité des systèmes d’information
    2. Leçon 2 — Menaces et vulnérabilités courantes
    3. Leçon 3 — Mécanismes de protection : cryptographie, authentification et contrôle d’accès
    4. Leçon 4 — Bonnes pratiques de sécurité et gestion du risque

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD, 20 h de TP et 10 h de TPE, pour 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (quiz, comptes rendus de TP, étude de cas) et examen terminal écrit.

    Bibliographie

    • S. Ghernaouti, Sécurité informatique et réseaux, Dunod.
    • L. Bloch, C. Wolfhugel et al., Sécurité informatique – Principes et méthodes, Eyrolles.
    • W. Stallings, Cryptography and Network Security, Pearson.
    • ANSSI, Guide d’hygiène informatique (42 mesures).
    • ISO/IEC 27001 et 27002, systèmes de management et mesures de sécurité de l’information.
  • Fibre optique

    Ce cours présente les bases physiques et technologiques de la transmission par fibre optique, support devenu incontournable des réseaux de télécommunications : dorsale nationale en fibre, liaisons inter-urbaines (Niamey–Dosso, Niamey–Tillabéri), raccordement des sites BTS des opérateurs (Airtel, Moov Africa, Zamani Telecom, Niger Telecoms), réseaux d’entreprise et accès FTTH dans les quartiers de Niamey. On y étudie d’abord la propagation de la lumière guidée (réflexion totale, ouverture numérique), puis les différents types de fibres (multimode, monomode) et leurs limites (atténuation, dispersion), les équipements actifs et passifs d’une chaîne de transmission optique, et enfin le calcul d’un bilan de liaison et les mesures de recette réalisées sur le terrain. Les travaux pratiques guidés portent sur la soudure par fusion, la mesure photométrique et la réflectométrie (OTDR).

    Objectifs d’apprentissage

    • Expliquer le guidage de la lumière par réflexion totale et calculer l’angle critique, l’ouverture numérique et l’angle d’acceptance d’une fibre.
    • Distinguer les fibres multimodes (saut d’indice, gradient d’indice) et monomodes, et choisir une fibre selon l’application (normes UIT-T G.652, G.657, catégories OM/OS).
    • Quantifier l’atténuation (dB, dBm, dB/km) et la dispersion (modale, chromatique) et en déduire leurs effets sur le débit.
    • Identifier le rôle des équipements optiques : émetteurs, récepteurs, connecteurs, coupleurs, multiplexeurs WDM, amplificateurs, OLT/ONT GPON.
    • Établir le bilan de puissance d’une liaison point à point ou FTTH et vérifier la marge.
    • Réaliser en sécurité une soudure par fusion et interpréter une mesure photométrique et une trace OTDR.

    Prérequis

    Transmission filaire et hertzienne (recommandé en parallèle) ; notions d’optique géométrique, logarithmes et décibels.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Propagation de la lumière dans la fibre optique
    2. Leçon 2 — Types de fibres : multimode, monomode, atténuation et dispersion
    3. Leçon 3 — Équipements de transmission optique et TP de soudure
    4. Leçon 4 — Bilan de liaison optique, mesures et recette

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD, 20 h de TP et 10 h de travail personnel de l’étudiant (TPE), pour 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (quiz en ligne, comptes rendus de TP, exercices de TD) et examen terminal écrit portant sur les calculs de propagation, de dispersion et de bilan de liaison.

    Bibliographie

    • P. Lecoy, Communications sur fibres optiques, Hermès Lavoisier.
    • G. P. Agrawal, Fiber-Optic Communication Systems, Wiley.
    • UIT-T, Recommandations G.652, G.657 et G.984 (GPON).
  • Transmission filaire et hertzienne

    Toute communication, qu’il s’agisse d’un appel mobile, d’un virement Mobile Money ou d’un accès Internet, emprunte une succession de supports de transmission : paires de cuivre et câbles coaxiaux, faisceaux hertziens reliant les pylônes des opérateurs, liaisons satellitaires VSAT desservant les zones rurales. Ce cours fournit les outils pour comprendre et dimensionner ces liaisons : calculs en décibels, bruit, capacité de Shannon, lignes de transmission, affaiblissement en espace libre, zones de Fresnel, bilans de liaison terrestres et satellitaires. Il se termine par une comparaison argumentée des technologies (cuivre, faisceau hertzien, satellite, fibre) adaptée au territoire nigérien. Les 10 heures de TP sont intégrées sous forme de TP guidés (mesures sur câbles, bilans de liaison sur tableur, pointage d’antenne).

    Objectifs d’apprentissage

    • Manipuler décibels, dBm et dBW, et calculer un bilan de puissance d’une chaîne de transmission.
    • Appliquer les formules de Nyquist et de Shannon pour estimer le débit d’un canal.
    • Décrire les supports cuivre (paires torsadées, coaxial), leurs paramètres et leurs limites, y compris xDSL.
    • Calculer l’affaiblissement en espace libre, le rayon de Fresnel et le bilan d’un faisceau hertzien.
    • Expliquer les liaisons satellitaires (orbites, bandes, VSAT) et calculer un bilan simplifié.
    • Comparer et choisir une technologie de transmission selon distance, débit, coût et contexte.

    Prérequis

    Principes des télécommunications (signal, fréquence, modulation), logarithmes décimaux, notions d’électricité.

    Plan du cours

    1. Fondamentaux de la transmission : signal, décibels, bruit et capacité
    2. Transmission sur supports filaires en cuivre
    3. Transmission hertzienne terrestre : faisceaux hertziens et bilan de liaison
    4. Transmission par satellite et comparaison des technologies

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de cours magistral (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), 10 h de travaux pratiques (TP) et 20 h de travail personnel de l’étudiant (TPE). L’évaluation combine un contrôle continu (interrogations, comptes rendus de TP, quiz en ligne) et un examen terminal écrit.

    Bibliographie

    • C. Servin, Télécoms — De la transmission à l’architecture de réseaux, Dunod.
    • P. Lecoy, Technologie des télécoms, Hermès-Lavoisier.
    • R. L. Freeman, Radio System Design for Telecommunications, 3e éd., Wiley, 2007.
    • G. Maral, M. Bousquet, Satellite Communications Systems, 5e éd., Wiley, 2009.
    • UIT-R, Recommandations P.525 (affaiblissement en espace libre) et P.530 (conception des faisceaux hertziens).
  • Téléphonie sur IP (VoIP)

    La téléphonie sur IP transporte la voix sous forme de paquets sur les réseaux de données. Elle équipe aujourd’hui les entreprises (IPBX), les centres d’appels, les opérateurs (cœur IMS, VoLTE) et permet de relier des agences distantes à moindre coût, y compris par VSAT. Ce cours part de la chaîne de numérisation étudiée en téléphonie classique pour expliquer les codecs, le calcul de bande passante, les protocoles SIP et RTP, la mise en service d’un serveur Asterisk et la qualité de service (délai, gigue, pertes, marquage DiffServ). Les 25 heures de TP sont intégrées aux leçons 2 à 4 sous forme de TP guidés sur machines virtuelles Linux, téléphones logiciels et Wireshark.

    Objectifs d’apprentissage

    • Expliquer la chaîne de traitement de la voix sur IP et comparer les principaux codecs.
    • Calculer la bande passante d’un appel et dimensionner un lien pour la voix.
    • Décrire le fonctionnement de SIP, SDP, RTP et RTCP et analyser un appel avec Wireshark.
    • Installer et configurer un IPBX Asterisk (comptes PJSIP, plan de numérotation, messagerie, trunk).
    • Évaluer la qualité d’un appel (délai, gigue, pertes, MOS) et configurer la QoS (VLAN voix, DSCP EF, file prioritaire).
    • Appliquer les bonnes pratiques de sécurité défensive d’un serveur VoIP.

    Prérequis

    Téléphonie classique (RTC/PABX), modèle OSI et TCP/IP, adressage IP, VLAN, bases de Linux en ligne de commande.

    Plan du cours

    1. Principes de la VoIP : codecs, paquétisation et bande passante
    2. Protocoles de la VoIP : SIP, SDP, RTP et RTCP
    3. Mise en place d’un serveur de téléphonie IP (Asterisk)
    4. Qualité de service appliquée à la VoIP

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 15 h de cours magistral (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), 25 h de travaux pratiques (TP) et 10 h de travail personnel de l’étudiant (TPE). L’évaluation combine un contrôle continu (interrogations, comptes rendus de TP, quiz en ligne) et un examen terminal écrit. Les TP (configuration Asterisk, captures Wireshark commentées) représentent une part importante du contrôle continu.

    Bibliographie

    • O. Hersent, J.-P. Petit, D. Gurle, La VoIP : H.323, SIP, MGCP…, Dunod.
    • J. Rosenberg et al., RFC 3261 (SIP) ; H. Schulzrinne et al., RFC 3550 (RTP/RTCP), IETF.
    • L. Madsen, J. Van Meggelen, R. Bryant, Asterisk: The Definitive Guide, 5e éd., O’Reilly, 2019.
    • UIT-T, Recommandations G.114 (temps de transmission), G.107 (modèle E), G.711, G.729.
    • C. Servin, Réseaux et télécoms, Dunod.
  • Téléphonie classique (RTC/PABX)

    Même si la voix migre vers l’IP et le mobile, la téléphonie classique reste le socle conceptuel de toutes les télécommunications : bande vocale de 300-3 400 Hz, codage MIC à 64 kbit/s, trames E1, trafic en Erlang, signalisation SS7. Les PABX équipent encore hôtels, hôpitaux, ministères et banques, et les interconnexions entre opérateurs (Niger Telecoms, Airtel, Moov Africa, Zamani Telecom) reposent toujours sur ces principes. Ce cours décrit l’architecture du RTC, le fonctionnement d’un autocommutateur, son dimensionnement et la signalisation. Les 10 heures de TP sont intégrées sous forme de TP guidés (mesures sur ligne d’abonné, programmation d’un PABX, analyse de signalisation).

    Objectifs d’apprentissage

    • Décrire l’architecture hiérarchique du RTC et le rôle de la boucle locale.
    • Expliquer les caractéristiques électriques d’une ligne d’abonné analogique et calculer un courant de boucle.
    • Expliquer la numérisation MIC (échantillonnage, quantification, loi A) et la structure d’une trame E1.
    • Décrire l’architecture et les fonctions d’un PABX et le dimensionner avec la loi d’Erlang B.
    • Distinguer signalisation d’abonné (décimale, DTMF), CAS (R2) et CCS (SS7, RNIS).

    Prérequis

    Principes des télécommunications (signal, bande passante, décibel), notions d’électricité (loi d’Ohm) et de numération binaire.

    Plan du cours

    1. Architecture du Réseau Téléphonique Commuté (RTC) et ligne d’abonné
    2. Numérisation de la voix, multiplexage MIC et commutation numérique
    3. Autocommutateur privé (PABX) : architecture, fonctions et dimensionnement
    4. Signalisation téléphonique : abonné, CAS, SS7 et RNIS

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de cours magistral (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), 10 h de travaux pratiques (TP) et 20 h de travail personnel de l’étudiant (TPE). L’évaluation combine un contrôle continu (interrogations, comptes rendus de TP, quiz en ligne) et un examen terminal écrit.

    Bibliographie

    • C. Servin, Télécoms — De la transmission à l’architecture de réseaux, Dunod.
    • C. Servin, Réseaux et télécoms, 4e éd., Dunod, 2013.
    • P. Lecoy, Technologie des télécoms, Hermès-Lavoisier.
    • R. L. Freeman, Telecommunication System Engineering, 4e éd., Wiley, 2004.
    • UIT-T, Recommandations G.711 (MIC), G.704 (structure des trames), Q.23 (DTMF), E.164 (numérotation), série Q.700 (SS7).
  • Routage IP

    Le routage est la fonction de la couche 3 qui permet à un paquet IP de traverser plusieurs réseaux, de la PME au réseau national d’un opérateur. Ce cours explique comment un routeur prend ses décisions (table de routage, correspondance la plus longue, distance administrative, métrique), comment on écrit des routes statiques et comment les protocoles dynamiques RIP et OSPF construisent automatiquement les tables. Les cas pratiques portent sur des réseaux d’entreprise interconnectant Niamey, Dosso, Maradi, Tahoua ou Agadez par fibre, faisceau hertzien ou VSAT. Les 25 heures de TP (Cisco IOS réel, Packet Tracer ou GNS3) sont intégrées sous forme de TP guidés dans les leçons 2 à 4.

    Objectifs d’apprentissage

    • Décrire le processus d’acheminement d’un paquet IP et lire une table de routage.
    • Appliquer la règle de la correspondance la plus longue, la distance administrative et la métrique.
    • Concevoir un plan d’adressage VLSM et agréger des routes.
    • Configurer des routes statiques, par défaut et flottantes.
    • Expliquer et configurer RIPv2 et OSPFv2 monozone ; calculer des coûts OSPF.
    • Vérifier et dépanner le routage avec les commandes show, ping et traceroute.

    Prérequis

    Modèle OSI et TCP/IP, adressage IPv4 et découpage en sous-réseaux (binaire, masques, préfixes), notions de commutation.

    Plan du cours

    1. Principes du routage IP et table de routage
    2. Routage statique, VLSM et agrégation de routes
    3. Routage dynamique : RIP et OSPF
    4. Configuration et dépannage de routeurs

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 15 h de cours magistral (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), 25 h de travaux pratiques (TP) et 10 h de travail personnel de l’étudiant (TPE). L’évaluation combine un contrôle continu (interrogations, comptes rendus de TP, quiz en ligne) et un examen terminal écrit. Un TP noté de configuration sur maquette complète le contrôle continu.

    Bibliographie

    • A. Tanenbaum, D. Wetherall, Réseaux, 5e éd., Pearson, 2011.
    • W. Odom, CCNA 200-301 Official Cert Guide, vol. 1 et 2, Cisco Press, 2019.
    • J. Doyle, J. Carroll, Routing TCP/IP, vol. 1, 2e éd., Cisco Press.
    • J. Moy, OSPF: Anatomy of an Internet Routing Protocol, Addison-Wesley ; RFC 2328 (OSPFv2) et RFC 2453 (RIPv2), IETF.
    • G. Pujolle, Les réseaux, Eyrolles.
  • Commutation et VLAN

    Ce cours traite de la couche 2 des réseaux locaux d’entreprise : comment un commutateur Ethernet apprend les adresses, achemine les trames et isole les domaines de collision, puis comment on segmente logiquement un réseau avec les VLAN et comment on protège une topologie redondante contre les boucles avec le protocole Spanning Tree. Les exemples s’appuient sur des cas réalistes au Niger : réseau d’une mairie de Niamey, campus d’une école, agence bancaire ou opérateur de Mobile Money. Le cours est fortement orienté pratique : les 25 heures de TP se déroulent sur commutateurs Cisco (ou sous Cisco Packet Tracer / GNS3) avec des TP guidés intégrés aux leçons 3 et 4.

    Objectifs d’apprentissage

    • Expliquer le fonctionnement d’un commutateur Ethernet (apprentissage MAC, filtrage, inondation, modes de commutation).
    • Distinguer domaines de collision et domaines de diffusion et justifier la segmentation d’un LAN.
    • Concevoir un plan de VLAN et d’adressage IP associé pour une organisation.
    • Configurer VLAN, ports d’accès, trunks 802.1Q et routage inter-VLAN sur équipements Cisco.
    • Expliquer l’élection STP (pont racine, ports racine, ports désignés) et configurer RSTP/PVST+.
    • Appliquer les bonnes pratiques défensives de couche 2 (PortFast, BPDU Guard, port-security, VLAN natif inutilisé).

    Prérequis

    Modèle OSI et TCP/IP, adressage IPv4 et découpage en sous-réseaux, notions de base sur Ethernet et le câblage (TIA/EIA-568).

    Plan du cours

    1. Principes de la commutation Ethernet
    2. Réseaux virtuels (VLAN) et norme IEEE 802.1Q
    3. Configuration des VLAN, trunks et routage inter-VLAN
    4. Protocole Spanning Tree (STP, RSTP) et sécurisation de la couche 2

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 15 h de cours magistral (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), 25 h de travaux pratiques (TP) et 10 h de travail personnel de l’étudiant (TPE). L’évaluation combine un contrôle continu (interrogations, comptes rendus de TP, quiz en ligne) et un examen terminal écrit. Les comptes rendus de TP (configurations et captures de commandes show) comptent pour une part importante du contrôle continu.

    Bibliographie

    • W. Odom, CCNA 200-301 Official Cert Guide, vol. 1, Cisco Press, 2019.
    • T. Limoncelli, C. Hogan, S. Chalup, The Practice of System and Network Administration, Addison-Wesley.
    • A. Tanenbaum, D. Wetherall, Réseaux, 5e éd., Pearson, 2011.
    • IEEE Std 802.1Q — Bridges and Bridged Networks (VLAN, MSTP), IEEE.
    • C. Servin, Réseaux et télécoms, Dunod.
  • Normes et certifications

    Un réseau de télécommunications n’existe que parce que des équipements de constructeurs différents parlent le même langage : un téléphone fabriqué en Asie se connecte à une BTS européenne raccordée à un cœur de réseau américain, grâce aux normes. Ce cours de l’UE5 présente le monde de la normalisation et de la certification dans le secteur des télécommunications et des réseaux. Il décrit les organismes de normalisation (UIT, ISO/CEI, ETSI, IEEE, IETF, 3GPP, organismes nationaux dont l’ANMC au Niger), l’organisation de l’UIT et la lecture de ses Recommandations, les certifications professionnelles qui valident les compétences des techniciens (Cisco, Huawei, CompTIA, Linux, fibre optique, sécurité), et enfin le processus d’évaluation de la conformité et d’homologation des équipements, y compris la procédure nationale auprès de l’ARCEP.

    Objectifs d’apprentissage

    • Définir norme, standard, recommandation et spécification, et expliquer les enjeux de la normalisation.
    • Identifier les principaux organismes de normalisation et leur domaine (UIT, ISO, CEI, ETSI, IEEE, IETF, 3GPP, TIA).
    • Décrire l’organisation de l’UIT, lire une référence de Recommandation et citer les Recommandations clés du métier.
    • Construire un parcours de certifications professionnelles cohérent avec un projet de carrière en réseaux et télécoms.
    • Expliquer le processus d’évaluation de la conformité et d’homologation d’un équipement télécom, et vérifier des critères simples (PIRE, DAS, disponibilité).

    Prérequis

    Réglementation des télécommunications (recommandé en parallèle) ; notions de base en réseaux et en transmission (S1).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — La normalisation : notions, enjeux et organismes
    2. Leçon 2 — L’UIT et ses Recommandations
    3. Leçon 3 — Les certifications professionnelles du secteur réseaux et télécoms
    4. Leçon 4 — Évaluation de la conformité et homologation des équipements

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 30 h de cours magistral (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), pas de travaux pratiques, 20 h de travail personnel (TPE), 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (fiche de lecture d’une Recommandation UIT, dossier d’homologation fictif, quiz) et examen terminal écrit.

    Bibliographie

    • UIT, Recommandations UIT-T et Recommandations UIT-R, Union internationale des télécommunications (accès gratuit en ligne).
    • ISO/CEI 17000, Évaluation de la conformité — Vocabulaire et principes généraux.
    • ISO, La normalisation, c’est quoi ? et guides ISO/CEI pour les organismes nationaux.
    • W. Odom, CCNA Official Cert Guide, Cisco Press.
  • Réglementation des télécommunications

    Le technicien supérieur en télécommunications et réseaux travaille dans un secteur fortement encadré : l’installation d’un faisceau hertzien exige une assignation de fréquences, la mise en vente d’un routeur Wi-Fi une homologation, l’ouverture d’un service d’accès à Internet une licence ou une autorisation, et la qualité de service d’un opérateur mobile est contrôlée par le régulateur. Ce cours de l’UE5 (Droit et réglementation des télécoms) présente le cadre juridique et institutionnel des communications électroniques au Niger : les sources du droit (normes internationales de l’UIT, textes communautaires de l’UEMOA et de la CEDEAO, lois et règlements nationaux), les acteurs (ministère, ARCEP, ANSI, opérateurs), le rôle et les pouvoirs de l’Autorité de Régulation des Communications Électroniques et de la Poste, puis les régimes de licences et d’autorisations. La dernière leçon met la réglementation en pratique : interconnexion, fréquences et numérotation, qualité de service, protection des consommateurs et des données, règlement des différends.

    Les textes évoluent : l’étudiant doit toujours vérifier la version en vigueur sur les sites officiels (ARCEP, ministère, Journal officiel).

    Objectifs d’apprentissage

    • Identifier les sources du droit des télécommunications applicables au Niger et leur hiérarchie.
    • Décrire le statut, l’organisation, les missions et les pouvoirs de l’ARCEP.
    • Distinguer les régimes de licence individuelle, d’autorisation générale et d’entrée libre, et en décrire les procédures et obligations.
    • Expliquer les mécanismes de régulation : interconnexion, gestion des fréquences et de la numérotation, qualité de service, accès universel.
    • Analyser un cas pratique (sanction, litige d’interconnexion, plainte de consommateur) et argumenter une solution conforme aux textes.

    Prérequis

    Aucun prérequis spécifique ; une connaissance générale des réseaux et services télécoms (téléphonie mobile, Internet) facilite la compréhension.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Cadre institutionnel et sources du droit des télécommunications au Niger
    2. Leçon 2 — L’ARCEP : statut, organisation, missions et pouvoirs
    3. Leçon 3 — Licences et autorisations d’exploitation
    4. Leçon 4 — La régulation en pratique : interconnexion, ressources rares, qualité et consommateurs

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 30 h de cours magistral (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), pas de travaux pratiques, 20 h de travail personnel (TPE), 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (études de cas, exposé sur un texte réglementaire, quiz en ligne) et examen terminal écrit (questions de cours et cas pratique).

    Bibliographie

    • ARCEP Niger, Cadre réglementaire des télécommunications (textes en ligne sur le site de l’ARCEP).
    • Loi n° 2018-45 du 12 juillet 2018 portant réglementation des communications électroniques au Niger ; loi n° 2018-47 du 12 juillet 2018 portant création, missions, attributions, organisation et fonctionnement de l’ARCEP.
    • UIT et infoDev, ICT Regulation Toolkit, Union internationale des télécommunications.
    • UIT, Règlement des radiocommunications et Tendances des réformes dans les télécommunications.
  • Théorie du signal

    La théorie du signal est le socle de toutes les techniques de télécommunications : téléphonie, radio mobile, transmission par faisceaux hertziens, fibre optique ou VSAT manipulent des signaux qu’il faut décrire, numériser, transmettre et protéger du bruit. Ce cours de l’UE4 présente d’abord la classification des signaux et leurs grandeurs caractéristiques (valeur moyenne, valeur efficace, puissance, énergie, décibels), puis les deux opérations de la conversion analogique-numérique : l’échantillonnage (théorème de Shannon-Nyquist, repliement de spectre) et la quantification (pas, erreur, rapport signal sur bruit de quantification, codage MIC de la téléphonie). La dernière leçon traite du bruit : bruit thermique, facteur de bruit, formule de Friis et rapport signal sur bruit, critère central de la qualité d’une liaison.

    Les travaux pratiques guidés utilisent un générateur basse fréquence (GBF), un oscilloscope numérique, un analyseur de spectre lorsque disponible, et des scripts Python (numpy, matplotlib) ou Scilab.

    Objectifs d’apprentissage

    • Classer un signal (analogique/numérique, déterministe/aléatoire, périodique, à énergie finie ou à puissance finie) et mesurer ses grandeurs caractéristiques.
    • Exprimer puissances et rapports en dB et dBm et convertir entre tension, puissance et niveau.
    • Choisir une fréquence d’échantillonnage respectant le théorème de Shannon-Nyquist et prévoir la fréquence d’un repliement.
    • Calculer le pas de quantification, le rapport signal sur bruit de quantification et le débit d’un signal MIC.
    • Calculer une puissance de bruit thermique, un facteur de bruit de chaîne (Friis) et un rapport signal sur bruit.

    Prérequis

    Mathématiques appliquées aux télécoms (recommandé en parallèle) : sinusoïdes, logarithmes, notion de spectre ; électronique générale (S1).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Signaux analogiques et numériques : classification et grandeurs
    2. Leçon 2 — Échantillonnage et théorème de Shannon-Nyquist
    3. Leçon 3 — Quantification et codage MIC
    4. Leçon 4 — Bruit et rapport signal/bruit

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de cours magistral (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), 20 h de travaux pratiques (TP), 10 h de travail personnel (TPE), 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (comptes rendus de TP, interrogations écrites, quiz en ligne) et examen terminal écrit.

    Bibliographie

    • J.-P. Muller, Traitement du signal, Ellipses.
    • F. de Coulon, Théorie et traitement des signaux, PPUR.
    • J. G. Proakis, M. Salehi, Communication Systems Engineering, Prentice Hall.
    • UIT-T, Recommandation G.711, Modulation par impulsions et codage (MIC) des fréquences vocales.