École Privée d’Ingénierie du Niger — L’école du nouveau monde

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Filière : Master Professionnel en Cybersécurité et Cybercriminalité (MCS)

  • Soutenance

    Ce module accompagne la dernière étape du Master Professionnel en Cybersécurité et Cybercriminalité : la soutenance du mémoire. Il s’agit d’un guide pratique pour préparer, structurer et réussir la défense orale de son travail devant un jury d’universitaires et de professionnels. Le module couvre les attentes et la grille d’évaluation du jury, la construction d’un exposé et de diapositives efficaces, les techniques de communication orale et de gestion du stress, la préparation aux questions et l’entraînement par des soutenances blanches. Une attention particulière est portée à la posture attendue d’un professionnel de la cybersécurité : respect de la confidentialité de l’organisme d’accueil, absence de toute divulgation de détails exploitables, cadre légal et éthique des travaux présentés.

    Objectifs d’apprentissage

    • Connaître le déroulement de la soutenance, le rôle du jury et les critères d’évaluation.
    • Structurer un exposé de 15 à 20 minutes et concevoir des supports lisibles et sûrs.
    • Maîtriser les techniques de communication orale et calibrer son discours au temps imparti.
    • Gérer le trac et les incidents pendant la présentation.
    • Répondre aux questions et aux critiques de manière argumentée et constructive.
    • Utiliser les simulations et leurs grilles pour progresser.

    Prérequis

    Avoir suivi le cours de méthodologie de la recherche (MDR5441) et finalisé son mémoire ou rapport de recherche.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — La soutenance : objectifs, attentes du jury et préparation
    2. Leçon 2 — Structurer la présentation et concevoir des supports efficaces
    3. Leçon 3 — Techniques de communication orale et gestion du stress
    4. Leçon 4 — Gérer les questions du jury, s’entraîner et tirer parti des simulations

    Modalités d’évaluation

    Volume : 0 h de CM, 0 h de TD, 0 h de TP et 200 h de travail personnel (finalisation du mémoire, préparation et répétitions) ; 10 crédits. L’évaluation est la soutenance elle-même devant un jury : note pondérée du mémoire écrit, de la présentation orale, des réponses aux questions et de l’appréciation du stage, selon le règlement de l’établissement. Le quiz de ce module et les soutenances blanches sont formatifs.

    Bibliographie

    • Alley, M. (2013), The Craft of Scientific Presentations: Critical Steps to Succeed and Critical Errors to Avoid, 2e éd., Springer.
    • Zinsser, W., On Writing Well: The Classic Guide to Writing Nonfiction, Harper Perennial.
    • Reynolds, G., Presentation Zen: Simple Ideas on Presentation Design and Delivery, New Riders.
    • Duarte, N. (2008), slide:ology: The Art and Science of Creating Great Presentations, O’Reilly Media.
    • Beaud, M., L’art de la thèse, La Découverte.
  • Méthodologie de la recherche

    Ce cours de l’UE « Méthodologie de la recherche et soutenance » (semestre 4) donne aux étudiants du Master Cybersécurité et Cybercriminalité les outils pour conduire une recherche académique ou professionnelle structurée et rigoureuse et rédiger leur mémoire. Il couvre l’ensemble du processus : choix du sujet, problématique et hypothèses, revue de littérature et cadre théorique, méthodes qualitatives, quantitatives et mixtes, collecte et analyse des données, rédaction. Une attention particulière est portée à l’éthique et à la légalité propres au domaine : tests techniques limités au laboratoire personnel ou couverts par une autorisation écrite, protection des données personnelles des participants, divulgation responsable, confidentialité de l’organisme d’accueil.

    Objectifs d’apprentissage

    • Décrire les étapes du processus de recherche en cybersécurité et ses exigences éthiques et légales.
    • Formuler un sujet délimité, une problématique, des objectifs et des hypothèses opérationnelles.
    • Conduire une revue de littérature structurée et construire un cadre théorique.
    • Choisir une méthode, concevoir les instruments de collecte et dimensionner un échantillon.
    • Analyser des données quantitatives et qualitatives et rédiger un rapport de recherche cohérent.

    Prérequis

    Aucune connaissance préalable spécifique ; des notions de statistique descriptive sont utiles.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — La démarche de recherche en cybersécurité : du sujet à la problématique
    2. Leçon 2 — Revue de littérature et cadre théorique
    3. Leçon 3 — Méthodes qualitatives, quantitatives et mixtes ; collecte des données
    4. Leçon 4 — Analyse des données et rédaction du rapport de recherche

    Modalités d’évaluation

    Volume : 14 h de CM, 6 h de TD, 0 h de TP, 20 h de TPE ; 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (50 % : quiz, fiche de problématique, revue de littérature commentée avec diagramme PRISMA) et examen terminal (50 % : protocole de recherche complet — problématique, méthode, instruments, calendrier).

    Bibliographie

    • Creswell, J. W. & Creswell, J. D. (2018), Research Design: Qualitative, Quantitative, and Mixed Methods Approaches, 5e éd., SAGE Publications.
    • Saunders, M., Lewis, P. & Thornhill, A. (2019), Research Methods for Business Students, 8e éd., Pearson.
    • Quivy, R. & Van Campenhoudt, L., Manuel de recherche en sciences sociales, Dunod.
    • Page, M. J. et al. (2021), « The PRISMA 2020 statement: an updated guideline for reporting systematic reviews », BMJ, 372, n71.
    • Braun, V. & Clarke, V. (2006), « Using thematic analysis in psychology », Qualitative Research in Psychology, 3(2), 77–101.
  • Stratégies de prévention, coordination

    Ce cours de l’UE « Lutte contre la cybercriminalité » (semestre 4) apprend à concevoir et mettre en œuvre des stratégies de prévention de la cybercriminalité et à coordonner l’action des services internes, des partenaires privés et des autorités judiciaires. Il mobilise la criminologie (activités routinières, prévention situationnelle), les référentiels de sécurité (NIST CSF 2.0, CIS Controls, ISO/IEC 27002), le cadre juridique (textes nigériens présentés à titre indicatif, directive de la CEDEAO, conventions de Malabo et de Budapest) et les méthodes de sensibilisation. Les cas étudiés portent sur les menaces qui frappent le plus le Niger et l’Afrique de l’Ouest : escroqueries au mobile money, fraude au faux fournisseur, usurpation de SIM, rançongiciels, fuites de données.

    Objectifs d’apprentissage

    • Identifier les familles de cybermenaces et les mesures de prévention techniques, organisationnelles et humaines associées.
    • Élaborer une stratégie de prévention adaptée aux ressources et aux vulnérabilités d’une organisation, avec budget et indicateurs.
    • Coordonner les actions avec les autorités judiciaires, les régulateurs, les CERT et les partenaires privés, dans le respect du droit.
    • Concevoir, conduire et évaluer un programme de sensibilisation et de formation.
    • Analyser de façon critique des stratégies de prévention réelles.

    Prérequis

    Connaissances en cybersécurité et en gestion des risques ; cours de S1 sur le cadre légal et les types de cybercrimes ; cours de S3 sur la collaboration avec les autorités judiciaires.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Fondements de la prévention et typologie des cybermenaces
    2. Leçon 2 — Élaborer une stratégie de prévention sur mesure
    3. Leçon 3 — Coordination avec les autorités et les partenaires externes
    4. Leçon 4 — Sensibilisation, formation des utilisateurs et études de cas de prévention

    Modalités d’évaluation

    Volume : 30 h de CM, 30 h de TD, 0 h de TP, 60 h de TPE ; 6 crédits. Évaluation : contrôle continu (40 % : quiz, étude de cas en groupe portant sur la stratégie de prévention d’une organisation nigérienne réelle ou fictive, conception d’une campagne de sensibilisation) et examen terminal (60 %).

    Bibliographie

    • Clarke, R. V. (dir.) (1997), Situational Crime Prevention: Successful Case Studies, 2e éd., Harrow and Heston.
    • Cohen, L. E. & Felson, M. (1979), « Social Change and Crime Rate Trends: A Routine Activity Approach », American Sociological Review, 44(4).
    • Biegelman, M. T. (2008), Building a World-Class Compliance Program: Best Practices and Strategies for Success, Wiley.
    • Conseil de l’Europe (2001), Convention sur la cybercriminalité (STE n° 185) ; Union africaine (2014), Convention sur la cybersécurité et la protection des données à caractère personnel ; CEDEAO, directive C/DIR/1/08/11 portant lutte contre la cybercriminalité.
    • Center for Internet Security, CIS Critical Security Controls v8 ; NIST, Cybersecurity Framework 2.0 (2024) et SP 800-50 (programmes de sensibilisation et de formation).
  • Gestion des équipes, communication en situation de crise

    Ce cours de l’UE « Leadership en cybersécurité » (semestre 4) prépare les futurs responsables sécurité à diriger des équipes de cybersécurité et à communiquer et décider en situation de crise. Une cyberattaque majeure est d’abord une épreuve humaine et organisationnelle : fatigue des équipes, décisions à prendre sans information complète, pression des clients, des médias et des régulateurs. Le cours articule les apports du management (leadership, motivation, développement des compétences) avec les référentiels de gestion d’incidents (ISO/IEC 27035, NIST SP 800-61) et des cas concrets transposés au contexte nigérien : banques de Niamey, opérateurs de mobile money, administrations, microfinance.

    Objectifs d’apprentissage

    • Adapter son style de leadership aux personnes et aux situations, en routine comme en crise.
    • Organiser et dimensionner une filière sécurité (RSSI, GRC, SOC, CSIRT) et en clarifier les rôles (RACI).
    • Motiver, fidéliser et développer les compétences d’une équipe soumise à une forte pression.
    • Concevoir et rédiger la communication de crise interne et externe.
    • Décider rapidement et de façon traçable, et coordonner les acteurs internes et externes.

    Prérequis

    Bases du management des organisations et de la cybersécurité ; notions de gestion des incidents (S3 « Gestion des incidents de sécurité »).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Leadership et organisation des équipes de cybersécurité
    2. Leçon 2 — Motiver, développer les compétences et diriger sous haute pression
    3. Leçon 3 — Communication en situation de crise cyber : principes et pratiques
    4. Leçon 4 — Décision rapide, coordination des acteurs et études de crises majeures

    Modalités d’évaluation

    Volume : 30 h de CM, 30 h de TD (études de cas, jeux de rôle, exercice de crise sur table), 0 h de TP, 60 h de TPE ; 6 crédits. Évaluation : contrôle continu (40 % : quiz, participation à l’exercice de crise, rédaction d’un plan de communication) et examen terminal (60 % : étude de cas intégrée).

    Bibliographie

    • Kouzes, J. M. & Posner, B. Z. (2017), The Leadership Challenge: How to Make Extraordinary Things Happen in Organizations, 6e éd., Wiley.
    • Ulrich, D. & Smallwood, N. (2013), Leadership Sustainability: Seven Disciplines to Achieve the Changes Great Leaders Know They Must Make, McGraw-Hill.
    • Coombs, W. T., Ongoing Crisis Communication: Planning, Managing, and Responding, SAGE Publications.
    • ISO/IEC 27035 (parties 1 à 3), Gestion des incidents de sécurité de l’information, ISO.
    • NIST, SP 800-61 — Computer Security Incident Handling Guide / Incident Response Recommendations ; NIST SP 800-181 rév. 1, NICE Workforce Framework for Cybersecurity.
  • Méthode d’évaluation des risques, outils d’analyse

    Ce cours de Master (semestre 4, UE « Gestion des risques et analyse des vulnérabilités ») forme les futurs RSSI adjoints, auditeurs et analystes à identifier, évaluer et traiter les risques de sécurité de l’information avec des méthodes éprouvées et des outils d’analyse des vulnérabilités. Il approfondit les bases vues en S1 (analyse et gestion des risques) en mettant l’accent sur la conduite complète d’une étude (ISO/IEC 27005, EBIOS Risk Manager, OCTAVE), sur l’exploitation raisonnée des scanners de vulnérabilités (Nessus, OpenVAS/Greenbone, Qualys) dans un cadre autorisé, et sur la décision chiffrée (ALE, ROSI, BIA). Les exemples sont tirés de contextes nigériens : banques de Niamey, opérateurs de mobile money, administrations fiscales, microfinance.

    Objectifs d’apprentissage

    • Maîtriser le vocabulaire et le processus normalisés de gestion des risques (ISO 31000, ISO/IEC 27005).
    • Conduire une appréciation des risques avec ISO 27005, EBIOS RM et OCTAVE Allegro et en produire les livrables.
    • Classer et prioriser les vulnérabilités (CVE, CWE, CVSS, EPSS, KEV) et interpréter les rapports des scanners.
    • Chiffrer les impacts (BIA, SLE, ALE) et justifier les investissements (ROSI).
    • Élaborer un plan de traitement des risques et le piloter par des indicateurs.

    Prérequis

    Notions de base en gestion des risques et en cybersécurité (UE S1 « Gestion des risques en sécurité de l’information »), connaissances des réseaux et des systèmes.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Fondamentaux de la gestion des risques cyber et panorama des méthodes
    2. Leçon 2 — Conduire une appréciation des risques avec ISO 27005, EBIOS RM et OCTAVE
    3. Leçon 3 — Identification, classification et analyse outillée des vulnérabilités
    4. Leçon 4 — Évaluation des impacts, priorisation et plans de mitigation

    Modalités d’évaluation

    Volume : 30 h de CM, 30 h de TD, 0 h de TP et 60 h de travail personnel (TPE) ; 6 crédits. Évaluation : contrôle continu (40 % : quiz en ligne, études de cas en TD, mini-registre des risques réalisé en groupe) et examen terminal écrit (60 % : cas intégré d’appréciation et de traitement des risques).

    Bibliographie

    • ISO/IEC 27005:2022, Sécurité de l’information, cybersécurité et protection de la vie privée — Préconisations pour la gestion des risques liés à la sécurité de l’information, ISO.
    • ANSSI (2018), EBIOS Risk Manager — Le guide, Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information.
    • NIST (2012), SP 800-30 Rev. 1 — Guide for Conducting Risk Assessments ; et Stoneburner, G., Goguen, A. & Feringa, A. (2002), SP 800-30 — Risk Management Guide for Information Technology Systems, NIST.
    • Alberts, C. & Dorofee, A. (2002), Managing Information Security Risks: The OCTAVE Approach, Addison-Wesley.
    • Freund, J. & Jones, J. (2014), Measuring and Managing Information Risk: A FAIR Approach, Butterworth-Heinemann.
  • Conférences thématiques d’actualités

    Ce séminaire (UE « Séminaire de formation », semestre 3) expose les étudiants aux tendances récentes et aux défis émergents de la cybersécurité, du management des infrastructures critiques et de la lutte contre la cybercriminalité. Il associe des apports structurés (méthode de veille, innovations technologiques, évolutions réglementaires internationales, interdépendances des infrastructures critiques), des conférences d’experts invités, des études de cas récentes et des débats prospectifs. Les travaux pratiques, réalisés dans le laboratoire personnel de l’étudiant et en groupe, développent des compétences durables : veille outillée, mesure de l’impact de la cryptographie post-quantique, analyse d’écarts de conformité et cartographie des dépendances, organisation d’une conférence-débat. Les exemples sont ancrés dans le contexte nigérien et ouest-africain.

    Objectifs d’apprentissage

    • Comprendre les enjeux actuels de la cybersécurité, des infrastructures critiques et de la lutte contre la cybercriminalité.
    • Mettre en place une veille stratégique fiable et en tirer des recommandations.
    • Analyser les impacts des évolutions technologiques (IA, Zero Trust, post-quantique, nuage, OT) et réglementaires (Budapest, Nations unies, Malabo, NIS 2, DORA, RGPD).
    • Évaluer la résilience d’infrastructures interdépendantes dans un environnement globalisé.
    • Développer une réflexion critique et prospective, à l’écrit comme dans le débat.

    Prérequis

    Cours de base en cybersécurité, en management et en forensique (S1 à S3) ; aisance avec une machine virtuelle Linux et la ligne de commande.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Thématiques d’actualité et méthode de veille stratégique
    2. Leçon 2 — Innovations technologiques en cybersécurité et en management des infrastructures
    3. Leçon 3 — Régulations internationales et infrastructures critiques dans un environnement globalisé
    4. Leçon 4 — Conférences d’experts, études de cas et débats prospectifs

    Modalités d’évaluation

    Volume : 10 h de CM, 10 h de TD, 20 h de TP et 40 h de TPE ; 4 crédits. Évaluation : contrôle continu (50 % : quiz, comptes rendus des 4 TP guidés, synthèses critiques des conférences) et examen terminal (50 % : note de synthèse et d’analyse sur un thème d’actualité à partir d’un dossier documentaire).

    Bibliographie

    • ENISA, ENISA Threat Landscape (rapport annuel), Agence de l’Union européenne pour la cybersécurité.
    • INTERPOL, African Cyberthreat Assessment Report (éditions successives).
    • NIST (2020), SP 800-207 — Zero Trust Architecture ; NIST (2024), FIPS 203, FIPS 204 et FIPS 205 (normes de cryptographie post-quantique).
    • Mosca, M. (2018), « Cybersecurity in an Era with Quantum Computers: Will We Be Ready? », IEEE Security & Privacy, 16(5).
    • Conseil de l’Europe, Convention sur la cybercriminalité (2001) et son deuxième protocole additionnel (2022) ; Union africaine, Convention de Malabo (2014).
  • Collaboration avec les autorités judiciaires

    Les responsables de la sécurité, les juristes et les dirigeants sont de plus en plus souvent en relation avec la police judiciaire, la gendarmerie et les magistrats : plainte après une cyberattaque ou une fraude, réponse aux réquisitions, remise de preuves, témoignage à l’audience. Une collaboration efficace accélère l’identification des auteurs et la récupération des fonds ; une collaboration mal conduite fragilise les procédures et expose l’organisation. Ce cours, présenté du point de vue de l’organisation, traite de l’organisation judiciaire nigérienne, des obligations légales (réquisitions, secrets professionnels, protection des données, lutte contre le blanchiment), des techniques de communication et de coordination, de la gestion des preuves jusqu’au procès et des enjeux éthiques. Les références juridiques sont indicatives et doivent être vérifiées dans leur version en vigueur.

    Objectifs d’apprentissage

    • Décrire les acteurs et la chaîne pénale, et identifier la position de l’organisation (victime, détentrice d’informations, mise en cause).
    • Appliquer les obligations légales lors d’une enquête et les articuler avec la protection des données, le droit du travail et la LBC/FT.
    • Mettre en place une procédure de traitement des réquisitions et déjouer les fausses réquisitions.
    • Rédiger une plainte exploitable et un dossier de preuves recevable ; se préparer au témoignage.
    • Analyser et résoudre les dilemmes éthiques de la collaboration avec les autorités.

    Prérequis

    Cadre légal et réglementaire et types de cybercrimes (S1), lois sur la protection des données (S2), techniques de forensics numérique et enquêtes numériques (S3).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Introduction : acteurs de la justice et positions de l’organisation
    2. Leçon 2 — Cadre légal et obligations des organisations lors des enquêtes
    3. Leçon 3 — Techniques de communication et de coordination avec les autorités
    4. Leçon 4 — Gestion des preuves jusqu’au procès, éthique et études de cas

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD, 0 h de TP, 30 h de TPE ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (40 % : quiz, cas pratiques de TD, rédaction en groupe d’une plainte et d’un bordereau de preuves) et examen terminal écrit (60 %) sous forme de cas intégré.

    Bibliographie

    • Clough, J., Principles of Cybercrime, Cambridge University Press.
    • Kerr, O. S., Computer Crime Law, West Academic Publishing.
    • Casey, E., Digital Evidence and Computer Crime, Academic Press (Elsevier).
    • Conseil de l’Europe, Convention sur la cybercriminalité (Budapest, 2001) ; Union africaine, Convention de Malabo (2014).
    • Textes nigériens (indicatifs) : loi n° 2019-33 du 3 juillet 2019 portant répression de la cybercriminalité, Code de procédure pénale, législation sur la protection des données personnelles ; loi uniforme de l’UEMOA relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.
  • Enquêtes numériques

    Escroqueries en ligne, fraude au mobile money, compromission de courriel d’affaires, usurpation d’identité, chantage en ligne : la cybercriminalité touche chaque jour des particuliers, des entreprises et des administrations au Niger et implique souvent des auteurs, des données et des fonds situés à l’étranger. Ce cours forme à la conduite et à l’appui des enquêtes numériques : cadre procédural et déontologique, suivi des traces techniques et financières, recherche en sources ouvertes, analyse de liens, collecte probante des preuves en ligne et rédaction des actes et rapports destinés à l’autorité judiciaire. Il complète le cours de techniques de forensics numérique (analyse des supports) par la dimension d’enquête et d’imputation. Les références juridiques nigériennes sont présentées à titre indicatif et doivent être vérifiées dans leur version en vigueur.

    Objectifs d’apprentissage

    • Situer l’enquête numérique dans la procédure pénale nigérienne et la coopération internationale (conventions de Budapest et de Malabo).
    • Exploiter adresses IP, en-têtes de courriel, données DNS/WHOIS, téléphonie et flux financiers pour progresser vers l’identification.
    • Conduire une recherche en sources ouvertes légale, éthique et sécurisée, et analyser des réseaux de relations.
    • Collecter et préserver des preuves en ligne et mobiles de façon probante.
    • Rédiger procès-verbaux et rapport de synthèse, et collaborer efficacement avec les forces de l’ordre et les magistrats.

    Prérequis

    Techniques de forensics numérique (S3, suivi en parallèle), cadre légal et types de cybercrimes (S1), notions de réseaux (adressage IP, DNS, messagerie).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Cadre légal, acteurs et déontologie des enquêtes numériques
    2. Leçon 2 — Suivi des traces numériques et attribution
    3. Leçon 3 — Recherche en sources ouvertes et outils d’analyse
    4. Leçon 4 — Collecte des preuves, rapport d’enquête et dossier judiciaire

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD, 0 h de TP, 30 h de TPE ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (40 % : quiz, exercices de TD, dossier d’enquête fictive en groupe comprenant procès-verbaux et rapport de synthèse) et examen terminal écrit (60 %).

    Bibliographie

    • Casey, E., Digital Evidence and Computer Crime: Forensic Science, Computers, and the Internet, Academic Press (Elsevier).
    • Solomon, M. G., Rudolph, K., Tittel, E., Broom, N., Barrett, D., Computer Forensics JumpStart, Wiley (Sybex).
    • Conseil de l’Europe, Convention sur la cybercriminalité (Budapest, 2001) et son rapport explicatif.
    • Union africaine, Convention sur la cybersécurité et la protection des données à caractère personnel (Malabo, 2014).
    • IETF RFC 6302, Logging Recommendations for Internet-Facing Servers ; ISO/IEC 27037:2012.
  • Gestion des incidents de sécurité

    Aucune organisation n’est à l’abri d’un incident de sécurité : hameçonnage, compromission de compte, rançongiciel, fuite de données, déni de service. Ce qui distingue une organisation résiliente, c’est sa capacité à détecter tôt, à répondre de façon coordonnée et à apprendre de chaque incident. Ce cours, complémentaire du cours de forensics numérique, forme à l’organisation d’un CSIRT/SOC, au tri et à la classification des alertes, aux stratégies de confinement, d’éradication et de récupération, à la communication de crise et au retour d’expérience, selon l’ISO/IEC 27035 et le NIST SP 800-61. Les cas sont tirés d’organisations nigériennes (banques, mobile money, télécoms, hôpitaux, administrations) et les TP se déroulent sur les machines virtuelles du laboratoire de l’étudiant.

    Objectifs d’apprentissage

    • Distinguer événement, alerte, incident et crise, et organiser une capacité de réponse (rôles, RACI, politique, playbooks).
    • Détecter, trier, classer et prioriser les incidents ; mesurer la détection (précision, rappel, MTTD).
    • Conduire analyse, confinement, éradication et récupération en préservant les preuves.
    • Communiquer et coordonner avec les parties internes et externes (CERT, régulateurs, autorités judiciaires) en appliquant le TLP.
    • Documenter un incident, en calculer le coût et conduire un retour d’expérience.

    Prérequis

    Principes de sécurité informatique, gestion des risques, administration Linux et Windows, notions de réseaux ; suivre en parallèle le cours de techniques de forensics numérique.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Fondamentaux et organisation de la gestion des incidents
    2. Leçon 2 — Détection, identification et classification des incidents
    3. Leçon 3 — Processus de réponse : analyse, confinement, éradication et récupération
    4. Leçon 4 — Communication, coordination, documentation et retour d’expérience

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 15 h de TD, 15 h de TP, 50 h de TPE ; 5 crédits. Évaluation : contrôle continu (40 % : quiz, comptes rendus des TP guidés — IDS Suricata, traitement d’un incident SSH simulé, exercice sur table) et examen terminal (60 %) sous forme d’étude de cas intégrée.

    Bibliographie

    • West-Brown, M. J., Stikvoort, D., Kossakowski, K.-P., Killcrece, G., Ruefle, R., Zajicek, M., Handbook for Computer Security Incident Response Teams (CSIRTs), CERT Coordination Center, Software Engineering Institute.
    • Luttgens, J. T., Pepe, M., Mandia, K., Incident Response & Computer Forensics, McGraw-Hill Education.
    • NIST SP 800-61, Computer Security Incident Handling Guide (Rev. 2) et Incident Response Recommendations and Considerations for Cybersecurity Risk Management (Rev. 3).
    • ISO/IEC 27035-1 et 27035-2, Gestion des incidents de sécurité de l’information.
    • FIRST, Traffic Light Protocol (TLP) 2.0 ; ENISA, Reference Incident Classification Taxonomy.
  • Techniques de forensics numérique

    L’investigation numérique (forensics) consiste à identifier, collecter, préserver et analyser des traces numériques de façon rigoureuse et reproductible, afin qu’elles puissent servir de preuve devant la justice ou fonder les décisions d’une organisation après un incident. Ce cours forme aux méthodes et aux outils de l’expert : acquisition vérifiée par empreintes, chaîne de possession, analyse des systèmes de fichiers et des artefacts, exploitation des journaux et de la mémoire, construction de chronologies et rédaction du rapport. Il s’inscrit dans le cadre juridique nigérien (loi sur la cybercriminalité, Code de procédure pénale, protection des données personnelles, présentés à titre indicatif) et dans les normes ISO/IEC 27037 et suivantes. Tous les travaux pratiques se déroulent sur les machines virtuelles et supports de test du laboratoire de l’étudiant.

    Objectifs d’apprentissage

    • Appliquer les principes d’intégrité, de traçabilité et de reproductibilité et le processus ISO/IEC 27037.
    • Réaliser une acquisition vérifiée (bloqueur d’écriture, SHA-256) et tenir une chaîne de possession.
    • Utiliser et valider les outils d’analyse (EnCase, FTK, Autopsy/The Sleuth Kit) sur des systèmes de fichiers NTFS, FAT et ext4.
    • Interpréter artefacts Windows, journaux d’événements et données de mémoire, et construire une chronologie multi-sources.
    • Rédiger un rapport d’expertise factuel et recevable.

    Prérequis

    Administration des systèmes Windows et Linux, notions de systèmes de fichiers, principes de sécurité et de cryptographie (fonctions de hachage), bases du droit de la cybercriminalité (S1).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Fondements de l’investigation numérique et cadre juridique
    2. Leçon 2 — Collecte, acquisition et préservation des preuves numériques
    3. Leçon 3 — Outils d’analyse et examen des disques et des fichiers
    4. Leçon 4 — Journaux, mémoire, chronologie et rapport d’investigation

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 15 h de TD, 15 h de TP, 50 h de TPE ; 5 crédits. Évaluation : contrôle continu (40 % : quiz, exercices de TD, comptes rendus des trois TP guidés — acquisition, analyse Autopsy, journaux) et examen terminal (60 %) comprenant une étude de cas avec rédaction d’un extrait de rapport d’expertise.

    Bibliographie

    • Casey, E., Digital Evidence and Computer Crime: Forensic Science, Computers, and the Internet, Academic Press (Elsevier).
    • Carrier, B., File System Forensic Analysis, Addison-Wesley.
    • Sammons, J., The Basics of Digital Forensics, Syngress.
    • ISO/IEC 27037:2012, Lignes directrices pour l’identification, la collecte, l’acquisition et la préservation de preuves numériques ; ISO/IEC 27042 (analyse et interprétation).
    • NIST SP 800-86, Guide to Integrating Forensic Techniques into Incident Response ; IETF RFC 3227, Guidelines for Evidence Collection and Archiving.