École Privée d’Ingénierie du Niger — L’école du nouveau monde

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Filière : Master Professionnel en Cybersécurité et Cybercriminalité (MCS)

  • Droit du travail

    Ce cours de l’UE1 « Éthique et aspects juridiques de la cybersécurité » donne aux futurs RSSI, analystes SOC et enquêteurs numériques les bases du droit du travail indispensables à leur pratique : la sécurité de l’information se joue largement dans la relation de travail (recrutement sur des postes sensibles, clauses de confidentialité, charte informatique, surveillance des salariés, sanctions après un incident, preuve devant le juge). Le cours présente le droit du travail nigérien (Code du travail de 2012 et textes d’application, présentés à titre indicatif), l’articule avec la loi sur la protection des données à caractère personnel et la loi sur la cybercriminalité, et s’appuie sur des références comparées (Cour européenne des droits de l’homme, jurisprudence française). Chaque leçon comporte des cas pratiques nigériens corrigés selon la méthode problème – règle – application – conclusion.

    Objectifs d’apprentissage

    • Maîtriser les principes fondamentaux et les sources du droit du travail nigérien.
    • Rédiger et apprécier les clauses contractuelles propres aux métiers de la cybersécurité.
    • Élaborer une charte informatique opposable et exercer le pouvoir disciplinaire régulièrement.
    • Encadrer légalement la surveillance des salariés et la protection de leurs données.
    • Analyser les responsabilités et les voies de règlement des litiges liés à la sécurité.

    Prérequis

    Connaissances de base en droit et en gestion des ressources humaines ; notions de politique de sécurité (charte, journalisation).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Introduction au droit du travail et contrat de travail
    2. Leçon 2 — Règlement intérieur, charte informatique et discipline
    3. Leçon 3 — Surveillance des salariés et protection de leurs données
    4. Leçon 4 — Litiges, responsabilités et études de cas en cybersécurité

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD et 30 h de TPE ; 3 crédits. Contrôle continu (40 %) : quiz et cas pratiques rédigés en TD. Examen terminal (60 %) : cas pratique intégré (conflit lié à un incident de sécurité) et questions de cours.

    Bibliographie

    • République du Niger, Loi n° 2012-45 du 25 septembre 2012 portant Code du travail, et sa partie réglementaire (textes en vigueur à consulter au Journal officiel).
    • République du Niger, Loi n° 2017-28 du 3 mai 2017 relative à la protection des données à caractère personnel, modifiée.
    • Auzero, G., Baugard, D. & Dockès, E. Droit du travail. Dalloz, coll. Précis.
    • Organisation internationale du travail, Recueil de directives pratiques sur la protection des données personnelles des travailleurs (1997).
    • Cour européenne des droits de l’homme (Grande Chambre), Bărbulescu c. Roumanie, 5 septembre 2017.
  • Anglais des affaires

    Ce cours de l’UE5 « Langue appliquée » donne aux futurs professionnels de la cybersécurité les compétences pour travailler en anglais : échanger avec des éditeurs et des prestataires, coopérer avec des CERT et des partenaires de la sous-région anglophone (Nigeria, Ghana), répondre à des appels d’offres de bailleurs, présenter des résultats à une direction ou lors d’une conférence et négocier un contrat. Le cours part du vocabulaire des affaires, de la finance, du management et de la sécurité de l’information, puis développe l’écrit professionnel (courriels, rapports, CV), l’oral (présentations, négociations) et la participation aux réunions internationales, avec des scénarios tirés du contexte nigérien.

    Objectifs d’apprentissage

    • Communiquer à l’oral et à l’écrit en anglais dans un contexte professionnel.
    • Maîtriser le vocabulaire des affaires, de la finance, de la gestion et de la cybersécurité, et éviter les faux amis.
    • Rédiger des courriels, rapports, CV et lettres de motivation en anglais.
    • Présenter un exposé et commenter des données chiffrées.
    • Participer activement à des réunions et négociations internationales et en rédiger le compte rendu.

    Prérequis

    Niveau intermédiaire en anglais général (B1 du Cadre européen commun de référence).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Introduction à l’anglais des affaires et vocabulaire essentiel
    2. Leçon 2 — Rédaction professionnelle : courriels, rapports et CV
    3. Leçon 3 — Présentations et négociations en anglais
    4. Leçon 4 — Réunions d’affaires internationales et études de cas

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD et 30 h de TPE ; 3 crédits. Contrôle continu (40 %) : quiz, rédaction d’un courriel et d’un executive summary, jeu de rôle de négociation. Examen terminal (60 %) : épreuve écrite (compréhension, rédaction professionnelle) et oral (présentation de 5 minutes suivie de questions).

    Bibliographie

    • Emmerson, P. Business English Handbook Advanced. Macmillan.
    • Cotton, D., Falvey, D. & Kent, S. Market Leader (Intermediate / Upper Intermediate), Course Book. Pearson.
    • Mascull, B. Business Vocabulary in Use. Cambridge University Press.
    • Murphy, R. English Grammar in Use. Cambridge University Press.
  • Normes et politiques de sécurité

    Ce cours de l’UE4 prépare les futurs RSSI adjoints, auditeurs et consultants à concevoir, déployer, auditer et améliorer le dispositif normatif et documentaire de la sécurité de l’information d’une organisation. Il présente les grands référentiels (famille ISO/IEC 27000, NIST CSF, CIS Controls, PCI DSS, COBIT), détaille les exigences d’ISO/IEC 27001:2022 et de son annexe A, puis enseigne l’élaboration de politiques claires et mesurables et leur traduction en configurations vérifiables. Il se termine par l’audit (ISO 19011) et l’amélioration continue. Les exemples portent sur des banques, opérateurs télécoms et administrations du Niger, en tenant compte du cadre légal national (protection des données, cybercriminalité) présenté à titre indicatif. Les TP guidés se déroulent sur les machines virtuelles de l’étudiant.

    Objectifs d’apprentissage

    • Expliquer le rôle et l’articulation des normes, référentiels, lois et politiques de sécurité.
    • Maîtriser les exigences d’ISO/IEC 27001 (clauses 4 à 10, annexe A, déclaration d’applicabilité, certification).
    • Élaborer une PSSI et des politiques thématiques adaptées aux besoins de l’organisation.
    • Traduire une politique en paramètres techniques vérifiables et en preuves.
    • Conduire un audit de conformité et piloter l’amélioration continue par les indicateurs.

    Prérequis

    Connaissances en sécurité informatique et en gestion des risques (cours d’analyse et gestion des risques suivi en parallèle) ; administration de base Linux et Windows pour les TP.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Normes et politiques de sécurité : panorama et fondements
    2. Leçon 2 — ISO/IEC 27001 : le système de management de la sécurité de l’information
    3. Leçon 3 — Élaboration et mise en œuvre des politiques de sécurité
    4. Leçon 4 — Audits, conformité et amélioration continue des politiques

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 26 h de CM, 22 h de TD, 22 h de TP et 70 h de TPE ; 7 crédits. Contrôle continu (40 %) : quiz, livrables des TP guidés (déclaration d’applicabilité, configuration conforme à une politique, rapport d’audit de VM). Examen terminal (60 %) : cas intégré de rédaction de politique et d’analyse de constats d’audit.

    Bibliographie

    • ISO/IEC 27001:2022, Sécurité de l’information, cybersécurité et protection de la vie privée — Systèmes de management de la sécurité de l’information — Exigences. ISO.
    • ISO/IEC 27002:2022, Mesures de sécurité de l’information. ISO.
    • ISO 19011:2018, Lignes directrices pour l’audit des systèmes de management. ISO.
    • NIST (2024). The NIST Cybersecurity Framework (CSF) 2.0. National Institute of Standards and Technology.
    • Calder, A. & Watkins, S. IT Governance: An International Guide to Data Security and ISO 27001/ISO 27002. Kogan Page.
  • Analyse et gestion des risques

    Ce cours de l’UE4 « Gestion des risques en sécurité de l’information » forme les futurs RSSI adjoints, auditeurs et analystes à conduire une démarche complète de management des risques de sécurité de l’information : établir le contexte, identifier et évaluer les risques, choisir et justifier les traitements, suivre le risque résiduel. Il s’appuie sur les référentiels ISO 31000, ISO/IEC 27005, EBIOS Risk Manager, OCTAVE et NIST SP 800-30, appliqués à des organisations nigériennes : banques de Niamey, opérateurs de téléphonie et de mobile money, administrations fiscales, établissements d’enseignement. Les approches qualitative (matrices) et quantitative (SLE, ALE, ROSI) sont mises en œuvre dans des exercices chiffrés et des TP guidés.

    Objectifs d’apprentissage

    • Maîtriser le vocabulaire et le processus normalisés du management des risques de sécurité de l’information.
    • Identifier et évaluer les risques liés aux systèmes d’information (actifs, sources de risque, scénarios, matrices).
    • Mettre en œuvre et comparer les méthodes ISO/IEC 27005, EBIOS RM et OCTAVE.
    • Élaborer une stratégie de traitement combinant prévention, détection et réponse.
    • Justifier économiquement les mesures (ALE, ROSI) et bâtir un plan de traitement avec indicateurs.

    Prérequis

    Connaissances de base en gestion de la sécurité informatique (principes DIC, mesures techniques usuelles) ; aisance avec un tableur ou Python pour les TP.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Fondements de l’analyse et de la gestion des risques
    2. Leçon 2 — Identification et évaluation des risques
    3. Leçon 3 — Méthodes d’analyse des risques : ISO 27005, EBIOS RM et OCTAVE
    4. Leçon 4 — Stratégies, traitement et mitigation des risques : études de cas

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 20 h de TD, 20 h de TP et 60 h de travail personnel (TPE) ; 6 crédits. Contrôle continu (40 %) : quiz en ligne, comptes rendus des TP guidés (registre des risques, atelier EBIOS RM, plan de traitement). Examen terminal (60 %) : étude de cas intégrée d’appréciation et de traitement des risques d’une organisation nigérienne.

    Bibliographie

    • ISO/IEC 27005:2022, Sécurité de l’information, cybersécurité et protection de la vie privée — Recommandations pour la gestion des risques liés à la sécurité de l’information. ISO.
    • ISO 31000:2018, Management du risque — Lignes directrices. ISO.
    • ANSSI (2018). EBIOS Risk Manager — Le guide. Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information.
    • NIST SP 800-30 Rev. 1 (2012). Guide for Conducting Risk Assessments. National Institute of Standards and Technology.
    • Alberts, C. & Dorofee, A. (2002). Managing Information Security Risks: The OCTAVE Approach. Addison-Wesley.
    • Freund, J. & Jones, J. (2014). Measuring and Managing Information Risk: A FAIR Approach. Butterworth-Heinemann.
  • Protocoles sécurisés

    Ce cours approfondit les protocoles qui protègent les communications réseau : il s’appuie sur les acquis des cours de cryptographie et d’architecture des réseaux. Après les enjeux et principes communs (modèle d’adversaire, propriétés attendues, poignée de main, dérivation de clés, anti-rejeu, choix de la couche de protection), il étudie en détail TLS 1.2 et 1.3 et la configuration d’un serveur HTTPS, IPsec (ESP, IKEv2, surcoût et anti-rejeu) et les VPN site à site et d’accès distant (IPsec, VPN TLS, WireGuard), puis SSH et l’administration sécurisée, avant d’analyser les grandes familles de vulnérabilités des protocoles et la méthode d’évaluation de leur configuration. Les travaux dirigés comprennent des calculs (latence, surcoûts, fenêtres anti-rejeu) et des exercices guidés réalisés exclusivement dans le laboratoire de l’étudiant ou sur des systèmes pour lesquels une autorisation écrite existe, conformément à la loi sur la cybercriminalité.

    Objectifs d’apprentissage

    • Expliquer les enjeux de la sécurisation des protocoles et les propriétés à garantir.
    • Décrire le fonctionnement de TLS, IPsec/IKEv2 et SSH.
    • Configurer des protocoles sécurisés (HTTPS, VPN IPsec, SSH) selon l’état de l’art.
    • Dimensionner un tunnel (MTU, MSS, renouvellement des clés) et en évaluer les performances.
    • Évaluer la sécurité des protocoles déployés et identifier leurs vulnérabilités potentielles.

    Prérequis

    Réseaux informatiques (modèles OSI/TCP-IP, adressage, TCP/UDP) et cryptographie (chiffrement symétrique et asymétrique, hachage, certificats), administration Linux de base.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Enjeux et principes des protocoles sécurisés
    2. Leçon 2 — SSL/TLS : sécuriser les communications web
    3. Leçon 3 — IPsec et réseaux privés virtuels (VPN)
    4. Leçon 4 — SSH et analyse des vulnérabilités des protocoles sécurisés

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 30 h de cours magistral, 20 h de travaux dirigés (calculs, revues de configurations, exercices guidés HTTPS, VPN et SSH en laboratoire), 50 h de travail personnel ; 5 crédits. Évaluation : contrôle continu (TD, quiz, compte rendu de laboratoire « avant/après durcissement ») pour 40 % et examen terminal écrit pour 60 %.

    Bibliographie

    • Rescorla, E., SSL and TLS: Designing and Building Secure Systems, Addison-Wesley, 2001.
    • Kaufman, C., Perlman, R. et Speciner, M., Network Security: Private Communication in a Public World, 2e éd., Prentice Hall, 2002.
    • Ristić, I., Bulletproof TLS and PKI, Feisty Duck.
    • Barrett, D. J., Silverman, R. E. et Byrnes, R. G., SSH, The Secure Shell: The Definitive Guide, O’Reilly.
    • IETF, RFC 8446 (TLS 1.3), RFC 7296 (IKEv2), RFC 4303 (ESP), RFC 4251 à 4254 (SSH) ; NIST SP 800-52 Rev. 2 et SP 800-77 Rev. 1.
  • Architecture des réseaux

    Ce cours présente l’architecture des réseaux informatiques sous l’angle de la sécurité des systèmes d’information : on ne protège bien que ce que l’on comprend. Il part des critères de qualité d’une architecture et des modèles OSI et TCP/IP (encapsulation, performances), décrit les composants (commutateurs, routeurs, pare-feu, IDS/IPS, points d’accès) et les topologies LAN, WAN et VPN dans le contexte nigérien (fibre, MPLS, hertzien, 4G, satellite), approfondit les protocoles IP, TCP, UDP et les services d’infrastructure (ARP, ICMP, DNS, DHCP, NTP) avec leurs faiblesses de conception, puis aboutit à la conception d’une architecture sécurisée : zones de confiance, pare-feu, DMZ, VLAN, ACL et administration sécurisée d’équipements Cisco, jusqu’au modèle « zéro confiance ». Les travaux dirigés portent sur l’adressage, les calculs de performance et des configurations sur simulateur (Packet Tracer ou GNS3) dans le laboratoire de l’étudiant.

    Objectifs d’apprentissage

    • Expliquer les concepts fondamentaux de l’architecture réseau et les modèles OSI et TCP/IP.
    • Identifier les composants d’un réseau et leur rôle dans la communication et la sécurité.
    • Maîtriser l’adressage IPv4/IPv6 et le fonctionnement des protocoles IP, TCP, UDP et des services d’infrastructure.
    • Concevoir une architecture cloisonnée (zones, DMZ, VLAN) et une matrice des flux.
    • Configurer et sécuriser une architecture réseau de base (ACL, VLAN, SSH).

    Prérequis

    Connaissances de base en réseaux informatiques (notions d’adresse IP, de câblage, d’équipements) et utilisation de la ligne de commande.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Architecture des réseaux et modèles OSI et TCP/IP
    2. Leçon 2 — Composants et topologies : LAN, WAN et VPN
    3. Leçon 3 — Protocoles de communication : IP, TCP, UDP et services
    4. Leçon 4 — Sécurisation des réseaux : pare-feu, VLAN et DMZ

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 30 h de cours magistral, 10 h de travaux dirigés (adressage VLSM, calculs de performance, ACL et configurations sur simulateur), 40 h de travail personnel ; 4 crédits. Évaluation : contrôle continu (TD, quiz, dossier d’architecture sécurisée d’une agence) pour 40 % et examen terminal écrit pour 60 %.

    Bibliographie

    • Kurose, J. F. et Ross, K. W., Computer Networking: A Top-Down Approach, Pearson.
    • Tanenbaum, A. S., Feamster, N. et Wetherall, D. J., Computer Networks, 6e éd., Pearson, 2021.
    • Pujolle, G., Les Réseaux, Eyrolles.
    • NIST, SP 800-41 Rev. 1, Guidelines on Firewalls and Firewall Policy ; SP 800-207, Zero Trust Architecture.
    • ISO/IEC 7498-1, modèle de référence OSI ; RFC 791 (IPv4), RFC 9293 (TCP), RFC 8200 (IPv6).
  • Cryptographie et sécurisation des données

    La cryptographie est la boîte à outils mathématique de la sécurité des données : elle garantit la confidentialité des échanges bancaires, l’intégrité des preuves numériques, l’authenticité des sites et la valeur juridique des signatures électroniques. Ce cours part des fondements (principe de Kerckhoffs, modèles d’attaque, arithmétique modulaire, niveaux de sécurité), étudie la cryptographie symétrique (DES, AES, modes opératoires, chiffrement authentifié), puis la cryptographie asymétrique (RSA, Diffie-Hellman, courbes elliptiques, chiffrement hybride, enjeu post-quantique), et enfin le hachage, les signatures, les certificats et les PKI, leurs applications dans TLS et les VPN et les leçons tirées de défaillances célèbres. Les calculs sont déroulés sur de petits nombres pour la compréhension, et les exercices guidés utilisent OpenSSL et des bibliothèques Python standard sur les machines virtuelles du laboratoire de l’étudiant.

    Objectifs d’apprentissage

    • Maîtriser les concepts fondamentaux et le vocabulaire de la cryptographie.
    • Expliquer et comparer les algorithmes symétriques (DES, AES) et asymétriques (RSA, ECC).
    • Choisir des algorithmes, modes et tailles de clés conformes à l’état de l’art.
    • Appliquer le chiffrement, le hachage et la signature pour sécuriser données et communications.
    • Comprendre le rôle des certificats numériques et des PKI et en construire une de laboratoire.
    • Analyser des vulnérabilités cryptographiques réelles et formuler une politique cryptographique.

    Prérequis

    Mathématiques de base (arithmétique, puissances, logarithmes) et informatique (représentation binaire, ligne de commande Linux, notions de programmation Python).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Fondements de la cryptographie
    2. Leçon 2 — Cryptographie symétrique : DES, AES et modes opératoires
    3. Leçon 3 — Cryptographie asymétrique (RSA, ECC) et échange de clés
    4. Leçon 4 — Hachage, signatures, PKI, applications et vulnérabilités

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 30 h de cours magistral, 10 h de travaux dirigés (calculs modulaires, RSA, Diffie-Hellman, exercices guidés OpenSSL), 50 h de travail personnel ; 5 crédits. Évaluation : contrôle continu (TD, quiz, compte rendu de la mini-PKI de laboratoire) pour 40 % et examen terminal écrit pour 60 %.

    Bibliographie

    • Ferguson, N., Schneier, B. et Kohno, T., Cryptography Engineering: Design Principles and Practical Applications, Wiley, 2010.
    • Schneier, B., Applied Cryptography: Protocols, Algorithms, and Source Code in C, Wiley (édition anniversaire, 2015).
    • Katz, J. et Lindell, Y., Introduction to Modern Cryptography, CRC Press.
    • Menezes, A., van Oorschot, P. et Vanstone, S., Handbook of Applied Cryptography, CRC Press, 1996.
    • NIST, SP 800-57 Recommendation for Key Management ; FIPS 197 (AES) ; FIPS 203 et 204 (normes post-quantiques).
  • Principes de base de la sécurité informatique

    Ce cours pose les fondations conceptuelles et méthodologiques de toute la formation. Il définit la sécurité des systèmes d’information comme un processus continu, précise les propriétés à protéger (confidentialité, intégrité, disponibilité, traçabilité, authenticité, non-répudiation) et la façon d’exprimer des besoins de sécurité. Il présente ensuite les menaces et vecteurs d’attaque (maliciels, ingénierie sociale, déni de service, menaces internes et environnementales) avec les outils d’analyse STRIDE et CVSS, puis le contrôle d’accès et l’authentification (modèles DAC/MAC/RBAC/ABAC, entropie des mots de passe, MFA, stockage sûr). Il se termine par la sécurisation des systèmes d’exploitation et des applications, les bonnes pratiques et la sensibilisation, avec une justification économique des mesures (ROSI). Les exemples portent sur des organisations nigériennes : banques, microfinance, opérateurs, administrations.

    Objectifs d’apprentissage

    • Expliquer et appliquer les concepts de confidentialité, intégrité et disponibilité, et calculer la disponibilité d’une architecture.
    • Identifier les principales menaces et les vecteurs d’attaque, et prioriser les vulnérabilités.
    • Concevoir un contrôle d’accès et une authentification robustes.
    • Mettre en place des mesures de sécurité de base sur les systèmes et les applications.
    • Promouvoir les bonnes pratiques et piloter un programme de sensibilisation.

    Prérequis

    Connaissances de base en informatique (systèmes d’exploitation, programmation élémentaire) et en réseaux (adressage IP, principaux services).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Introduction à la sécurité et propriétés fondamentales (DIC)
    2. Leçon 2 — Menaces, vulnérabilités et vecteurs d’attaque
    3. Leçon 3 — Contrôle d’accès et authentification
    4. Leçon 4 — Sécurisation des systèmes et des applications, bonnes pratiques et sensibilisation

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 30 h de cours magistral, 10 h de travaux dirigés (calculs de disponibilité, d’entropie et de ROSI, analyses STRIDE, exercices guidés sur machine virtuelle), 40 h de travail personnel ; 4 crédits. Évaluation : contrôle continu (TD, quiz, mini-projet de durcissement documenté) pour 40 % et examen terminal écrit pour 60 %.

    Bibliographie

    • Pfleeger, C. P., Pfleeger, S. L. et Margulies, J., Security in Computing, 5e éd., Prentice Hall / Pearson, 2015.
    • Stallings, W. et Brown, L., Computer Security: Principles and Practice, Pearson.
    • Anderson, R., Security Engineering, 3e éd., Wiley, 2020.
    • ANSSI, Guide d’hygiène informatique (42 mesures) ; NIST SP 800-63B, Digital Identity Guidelines.
    • OWASP Foundation, OWASP Top 10 (owasp.org).
  • Types de cybercrimes

    Ce cours offre une vue d’ensemble structurée des formes de cybercriminalité et de leurs implications pour la sécurité des organisations et des personnes. Dans une approche strictement défensive, il décrit les acteurs, leurs motivations et l’économie criminelle qui les soutient, puis les mécanismes généraux, indicateurs et parades des grandes familles d’attaques : hameçonnage, maliciels et rançongiciels, fraudes financières (monnaie électronique, SIM swap, fraude au président, fraude interne), cyberespionnage et atteintes aux personnes. Il situe le hacking éthique dans son cadre légal et analyse des cyberattaques célèbres pour en tirer des enseignements. Les exemples sont ancrés dans le contexte nigérien et ouest-africain (banques, opérateurs, administrations, usagers de la monnaie électronique).

    Objectifs d’apprentissage

    • Identifier et classer les différents types de cybercrimes et leurs auteurs.
    • Analyser, au niveau des tactiques, les techniques employées par les cybercriminels et leurs indicateurs de compromission.
    • Évaluer les impacts financiers et humains d’une cybermenace (ALE, coût d’interruption, taux de fraude).
    • Concevoir des mesures de prévention, de détection et de réponse adaptées.
    • Situer le hacking éthique et la prise en charge des victimes dans leur cadre légal.

    Prérequis

    Connaissances de base en informatique et en réseaux (messagerie, systèmes d’exploitation, protocoles usuels).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Panorama, acteurs et économie de la cybercriminalité
    2. Leçon 2 — Phishing, malwares et rançongiciels
    3. Leçon 3 — Cybercriminalité financière : fraudes et escroqueries en ligne
    4. Leçon 4 — Cyberespionnage, hacking éthique, atteintes aux personnes et études de cas

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 30 h de cours magistral, 10 h de travaux dirigés (analyse de cas, calculs d’indicateurs), 40 h de travail personnel ; 4 crédits. Évaluation : contrôle continu (études de cas, quiz, exposé sur une attaque célèbre) pour 40 % et examen terminal écrit pour 60 %.

    Bibliographie

    • Holt, T. J., Bossler, A. M. et Seigfried-Spellar, K. C., Cybercrime and Digital Forensics: An Introduction, Routledge.
    • Wall, D. S., Cybercrime: The Transformation of Crime in the Information Age, Polity Press, 2007.
    • MITRE Corporation, référentiel ATT&CK (attack.mitre.org).
    • ENISA, Threat Landscape (rapports annuels).
    • INTERPOL, African Cyberthreat Assessment Report.
  • Cadre légal et réglementaire

    Ce cours donne au futur RSSI, analyste SOC ou enquêteur numérique les bases juridiques indispensables pour agir dans la légalité et conseiller sa direction. Il présente les notions juridiques pivots (système de traitement automatisé de données, donnée personnelle, preuve électronique), le dispositif nigérien (loi sur la répression de la cybercriminalité, loi sur la protection des données à caractère personnel, textes sur les communications et transactions électroniques), les instruments internationaux (Convention de Budapest, Convention de Malabo, textes CEDEAO, RGPD en référence comparée, convention des Nations unies) et la chaîne institutionnelle de la lutte contre la cybercriminalité. Il se conclut par les responsabilités des organisations et des individus, la démarche de mise en conformité et l’analyse de décisions marquantes. Les références de textes nigériens sont données à titre indicatif et doivent être vérifiées au Journal officiel.

    Objectifs d’apprentissage

    • Maîtriser les concepts juridiques fondamentaux de la cybersécurité et qualifier juridiquement un incident.
    • Identifier les principales lois nationales et les conventions internationales relatives à la cybercriminalité et aux données personnelles.
    • Mobiliser les mécanismes de préservation des preuves et de coopération internationale.
    • Déterminer les responsabilités légales des entreprises, des dirigeants, des RSSI et des salariés.
    • Conduire une démarche de mise en conformité et en mesurer l’avancement.

    Prérequis

    Connaissances de base en droit (sources du droit, notions de responsabilité) et en informatique (systèmes, réseaux, données).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Fondements et sources du droit de la cybersécurité
    2. Leçon 2 — Le droit nigérien de la cybersécurité et de la protection des données
    3. Leçon 3 — Conventions internationales et cadre de la lutte contre la cybercriminalité
    4. Leçon 4 — Responsabilités, mise en conformité et jurisprudence

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 30 h de cours magistral, 10 h de travaux dirigés (cas pratiques), 40 h de travail personnel ; 4 crédits. Évaluation : contrôle continu (cas pratiques de TD, quiz en ligne, note de synthèse juridique) pour 40 % et examen terminal écrit (cas pratique de qualification et de conformité) pour 60 %.

    Bibliographie

    • Clough, J., Principles of Cybercrime, Cambridge University Press, 2e éd., 2015.
    • Solove, D. J. et Schwartz, P. M., Privacy Law Fundamentals, International Association of Privacy Professionals (IAPP).
    • Conseil de l’Europe, Convention sur la cybercriminalité (STE n° 185, Budapest, 2001) et ses protocoles additionnels.
    • Union africaine, Convention sur la cybersécurité et la protection des données à caractère personnel (Malabo, 2014).
    • Règlement (UE) 2016/679 du 27 avril 2016 (RGPD) ; textes nigériens sur la cybercriminalité et la protection des données (Journal officiel de la République du Niger).