École Privée d’Ingénierie du Niger — L’école du nouveau monde

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Filière : Master Professionnel en Cybersécurité et Cybercriminalité (MCS)

  • Sécurisation des infrastructures critiques (réseaux électriques, financiers, etc.)

    Les réseaux électriques, les systèmes de paiement, les réseaux de télécommunication, l’eau, les transports et les services de l’État forment les infrastructures critiques dont dépend la vie quotidienne de la population nigérienne. Leur numérisation — systèmes industriels SCADA, plateformes de monnaie électronique, cœurs de réseau mobiles — les expose à des cyberattaques capables de provoquer des effets physiques et des crises majeures. Ce cours adopte une approche défensive : comprendre les menaces et les vulnérabilités pour concevoir des architectures sûres, détecter les attaques, assurer la continuité des services essentiels et coopérer avec les autorités publiques.

    Objectifs d’apprentissage

    • Définir et hiérarchiser les infrastructures critiques et analyser leurs interdépendances.
    • Identifier les sources de menace et les vulnérabilités propres aux environnements industriels, financiers et télécoms, en tirant les leçons de cas réels.
    • Concevoir une architecture segmentée (modèle de Purdue, zones et conduits IEC 62443) et un ensemble de mesures de défense en profondeur.
    • Quantifier les risques (ALE, ROSI) et la disponibilité d’architectures redondantes.
    • Élaborer une stratégie de résilience (BIA, RTO/RPO, PCA/PRI) et organiser la coordination avec régulateurs, CERT et services d’enquête.

    Prérequis

    Principes de sécurité informatique, architecture des réseaux et protocoles sécurisés (S1), analyse et gestion des risques (S1), sécurisation des systèmes (S2).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Infrastructures critiques : définitions, secteurs et interdépendances
    2. Leçon 2 — Menaces et vulnérabilités des infrastructures critiques
    3. Leçon 3 — Stratégies et techniques de sécurisation des infrastructures critiques
    4. Leçon 4 — Résilience, continuité des opérations et coordination avec les autorités

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 26 h de CM, 14 h de TD, 0 h de TP, 40 h de TPE ; 4 crédits. Évaluation : contrôle continu (40 % : quiz, exercices de TD, dossier de groupe consistant à concevoir la segmentation et le plan de continuité d’une infrastructure nigérienne fictive) et examen terminal écrit (60 %).

    Bibliographie

    • Lewis, T. G., Critical Infrastructure Protection in Homeland Security: Defending a Networked Nation, Wiley.
    • Knapp, E. D., Langill, J. T., Industrial Network Security, Syngress.
    • NIST, SP 800-82 Rev. 3, Guide to Operational Technology (OT) Security, et Cybersecurity Framework 2.0.
    • Série de normes IEC 62443 (sécurité des systèmes d’automatisation et de commande industriels) ; ISO 22301:2019 (systèmes de management de la continuité d’activité).
    • Rinaldi, S. M., Peerenboom, J. P., Kelly, T. K., « Identifying, Understanding, and Analyzing Critical Infrastructure Interdependencies », IEEE Control Systems Magazine, 2001.
  • Management de la qualité

    Ce cours de l’UE « Management des projets » donne aux futurs responsables de la sécurité des systèmes d’information la culture et les outils du management de la qualité. Les systèmes de management de la sécurité (ISO/IEC 27001), de la continuité (ISO 22301) ou des services informatiques (ISO/IEC 20000-1) reposent sur la même logique que l’ISO 9001 : orientation client, approche processus, pilotage par les risques et les indicateurs, audit et amélioration continue. Le cours s’appuie sur des cas nigériens : banques et microfinance, opérateurs télécoms et de paiement mobile, administrations, centres de formation.

    Objectifs d’apprentissage

    • Expliquer les concepts, l’évolution et les sept principes du management de la qualité.
    • Mesurer la performance qualité : coût d’obtention de la qualité, disponibilité, DPMO, niveau sigma, capabilité.
    • Interpréter les exigences de l’ISO 9001:2015 et préparer une certification, y compris intégrée avec l’ISO/IEC 27001.
    • Utiliser les outils de résolution de problèmes (Pareto, Ishikawa, AMDEC, cartes de contrôle) et piloter des processus.
    • Conduire une démarche d’amélioration continue (PDCA, Kaizen, 8D) et un audit selon l’ISO 19011.

    Prérequis

    Notions de gestion des opérations et des processus ; bases de statistiques descriptives (moyenne, écart-type, loi normale) ; connaissance générale des référentiels de sécurité vus en S1 (normes et politiques de sécurité).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Fondements du management de la qualité et coût de la qualité
    2. Leçon 2 — Normes et certifications : ISO 9001, Six Sigma et systèmes intégrés
    3. Leçon 3 — Outils de la qualité, gestion des processus et qualité totale
    4. Leçon 4 — Amélioration continue, audits qualité et gestion des non-conformités

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de cours magistral (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), 0 h de TP et 30 h de travail personnel de l’étudiant (TPE) ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (40 % : quiz en ligne, exercices de TD, étude de cas en groupe portant sur l’audit d’un processus réel) et examen terminal écrit (60 %) comportant des calculs d’indicateurs et un cas intégré.

    Bibliographie

    • Oakland, J. S., Oakland on Quality Management, Routledge.
    • Dale, B. G., van der Wiele, T., van Iwaarden, J., Managing Quality, Wiley-Blackwell.
    • Deming, W. E., Out of the Crisis, MIT Press.
    • Juran, J. M., Godfrey, A. B., Juran’s Quality Handbook, McGraw-Hill.
    • Normes ISO 9000:2015 (principes essentiels et vocabulaire), ISO 9001:2015 (exigences) et ISO 19011:2018 (lignes directrices pour l’audit), ISO.
  • Management stratégique

    Ce cours développe une compréhension approfondie du management stratégique, la discipline qui oriente une organisation vers ses objectifs de long terme. Il suit le processus stratégique complet : diagnostic de l’environnement externe (PESTEL, 5 forces de Porter) et interne (chaîne de valeur, ressources, VRIO, SWOT), formulation des stratégies aux trois niveaux (corporate, business, fonctionnel) avec les outils classiques (stratégies génériques de Porter, matrices d’Ansoff et BCG), puis mise en œuvre (alignement organisationnel, conduite du changement), évaluation et contrôle (Balanced Scorecard, indicateurs). Les cas pratiques sont ancrés dans le contexte nigérien et ouest-africain (banques, opérateurs, fintechs, entreprises de services numériques), avec des exercices chiffrés (point mort, marge, taux de réalisation).

    Objectifs d’apprentissage

    • Comprendre les fondements et les niveaux du management stratégique.
    • Analyser l’environnement externe (PESTEL, 5 forces) et interne (chaîne de valeur, VRIO, SWOT).
    • Formuler des stratégies cohérentes (Porter, Ansoff, BCG).
    • Déployer une stratégie : alignement organisationnel et conduite du changement.
    • Évaluer et contrôler la stratégie avec un tableau de bord prospectif et des indicateurs.
    • Réaliser des calculs de gestion utiles à la décision (point mort, marge, taux de réalisation).

    Prérequis

    Connaissances de base en gestion et en théorie des organisations ; notions de comptabilité et d’analyse de marché.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Fondements et analyse de l’environnement externe
    2. Leçon 2 — Diagnostic interne : chaîne de valeur, VRIO et SWOT
    3. Leçon 3 — Formulation des stratégies : Porter, Ansoff, BCG
    4. Leçon 4 — Mise en œuvre, tableau de bord prospectif et contrôle

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : CM 20 h, TD 10 h, TP 0 h, TPE 30 h (3 crédits). Contrôle continu (TD, études de cas stratégiques nigériennes, calculs de gestion) et examen terminal (diagnostic complet d’un cas, formulation et justification de choix stratégiques).

    Bibliographie

    • Johnson, G., Scholes, K. & Whittington, R. Stratégique (Exploring Strategy), Pearson.
    • Porter, M. E. Competitive Strategy: Techniques for Analyzing Industries and Competitors, Free Press.
    • Kaplan, R. & Norton, D. The Balanced Scorecard, Harvard Business School Press.
    • Mintzberg, H. Grandeur et décadence de la planification stratégique, Dunod.
  • Projet de recherche ou stage en entreprise

    Ce module capitalise l’ensemble de la formation en la mettant à l’épreuve d’un projet de recherche ou d’un stage en entreprise. Il s’agit moins d’un cours théorique que d’un guide méthodologique concret : comment choisir et délimiter un sujet, formuler une problématique et des objectifs SMART, planifier le travail, collecter et analyser des données de façon valide et éthique, rédiger un mémoire de niveau Master et le soutenir devant un jury. Les mises en situation sont adaptées à la cybersécurité (SOC, réponse à incident, audit de conformité, sensibilisation) et au contexte nigérien, avec un accent constant sur la déontologie (autorisations, confidentialité, protection des données).

    Objectifs d’apprentissage

    • Choisir, délimiter un sujet et formuler une problématique et des objectifs SMART.
    • Concevoir une démarche méthodologique rigoureuse et éthique.
    • Planifier le travail (rétroplanning) et conduire la collecte et l’analyse.
    • Rédiger un mémoire structuré, clair et correctement référencé.
    • Préparer et réussir une soutenance orale.
    • Respecter la déontologie (confidentialité, citation, honnêteté des résultats).

    Prérequis

    Avoir suivi la formation théorique en cybersécurité et gestion des systèmes d’information ; notions de gestion de projet et de communication professionnelle.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Choisir, cadrer le sujet et concevoir la démarche
    2. Leçon 2 — Planifier, collecter et analyser
    3. Leçon 3 — Rédiger le mémoire : plan, style et citations
    4. Leçon 4 — Soutenance, évaluation et déontologie

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : CM 30 h, TD 10 h, TP 0 h, TPE 40 h (4 crédits). L’évaluation combine le mémoire écrit, la soutenance orale devant un jury et, pour un stage, l’appréciation du maître de stage. Le contrôle continu porte sur les livrables intermédiaires (note de cadrage, rétroplanning, plan détaillé).

    Bibliographie

    • Saunders, M., Lewis, P. & Thornhill, A. Research Methods for Business Students, Pearson.
    • Creswell, J. W. Research Design: Qualitative, Quantitative, and Mixed Methods Approaches, Sage.
    • Quivy, R. & Van Campenhoudt, L. Manuel de recherche en sciences sociales, Dunod.
    • American Psychological Association, Publication Manual (APA) — normes de citation.
  • Sécurité des applications web et mobiles

    Ce cours forme à la sécurité des applications web et mobiles, cibles privilégiées des attaquants car elles exposent directement la logique métier et les données (banque en ligne, mobile money, portails administratifs). Dans une approche défensive et « secure by design », il présente la modélisation des menaces (STRIDE), les référentiels OWASP, les vulnérabilités courantes et surtout leurs contre-mesures de codage sûr, la sécurité mobile (stockage, communications, authentification, API, chiffrement), et les méthodes de test (SAST, DAST, SCA) intégrées au cycle de développement. Un atelier guidé de codage sûr, réalisé sur les machines de l’étudiant, met les principes en pratique.

    Objectifs d’apprentissage

    • Modéliser les menaces d’une application (STRIDE) et poser des exigences de sécurité.
    • Comprendre les vulnérabilités web courantes et leurs contre-mesures structurelles.
    • Sécuriser les applications mobiles : stockage, communications, authentification, chiffrement.
    • Concevoir des API sûres (contrôle d’accès objet et fonction, validation, limitation de débit).
    • Choisir et combiner les méthodes de test de sécurité applicative.
    • Intégrer la sécurité au cycle de développement (Secure SDLC, DevSecOps).

    Prérequis

    Connaissances en développement d’applications web et mobiles, notions de bases de données et de réseaux, sécurité informatique de base.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Modèle de menaces, OWASP et développement sécurisé
    2. Leçon 2 — Vulnérabilités web et codage sûr
    3. Leçon 3 — Sécurité mobile, authentification, API et chiffrement
    4. Leçon 4 — Tests de sécurité, atelier de codage sûr et DevSecOps

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : CM 30 h, TD 10 h, TP 0 h, TPE 40 h (4 crédits). Contrôle continu (TD, atelier de codage sûr noté sur grille, études de cas de contre-mesures) et examen terminal (modélisation de menaces, choix de contre-mesures, priorisation de constats). L’atelier se réalise sur les machines de l’étudiant, en environnement isolé.

    Bibliographie

    • OWASP, Top 10, API Security Top 10, ASVS, MASVS.
    • OWASP, Web Security Testing Guide (WSTG) et Mobile Application Security Testing Guide (MASTG).
    • Stuttard, D. & Pinto, M. The Web Application Hacker’s Handbook, Wiley.
    • NIST, SP 800-218 — Secure Software Development Framework (SSDF).
  • Sécurisation des systèmes d’exploitation

    Ce cours forme à la sécurisation des systèmes d’exploitation Windows et Linux, socle de toute infrastructure. Après avoir posé le modèle de sécurité d’un OS (comptes, privilèges, contrôle d’accès, isolation), il détaille les mesures de durcissement pratiques : stratégies de comptes, UAC et BitLocker sous Windows ; permissions, SELinux/AppArmor et pare-feu sous Linux ; puis la gestion des correctifs, les indicateurs de durcissement, l’audit et la surveillance. L’approche est défensive et opérationnelle, illustrée par des cas de parcs bancaires et administratifs nigériens, avec des exercices guidés et vérifiables.

    Objectifs d’apprentissage

    • Comprendre le modèle de sécurité d’un système d’exploitation.
    • Identifier les vulnérabilités courantes et réduire la surface d’attaque.
    • Durcir Windows : stratégies, UAC, BitLocker, journalisation.
    • Durcir Linux : permissions, SELinux/AppArmor, pare-feu, accès distant.
    • Mettre en place une gestion des correctifs et des indicateurs de durcissement.
    • Auditer et surveiller la sécurité des systèmes dans la durée.

    Prérequis

    Connaissances en administration système (Windows et Linux) et en sécurité informatique de base ; notions de réseaux.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Modèle de sécurité des OS, vulnérabilités et surface d’attaque
    2. Leçon 2 — Sécurisation de Windows : comptes, UAC, BitLocker, audit
    3. Leçon 3 — Sécurisation de Linux : permissions, SELinux/AppArmor, pare-feu
    4. Leçon 4 — Correctifs, indicateurs, audit et surveillance

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : CM 30 h, TD 10 h, TP 0 h, TPE 40 h (4 crédits). Contrôle continu (TD, exercices guidés de durcissement, calcul de permissions et d’indicateurs) et examen terminal (études de cas de durcissement Windows/Linux, priorisation de correctifs). Les exercices guidés se réalisent sur les machines virtuelles de l’étudiant.

    Bibliographie

    • Garfinkel, S. & Spafford, G. Practical UNIX and Internet Security, O’Reilly.
    • Center for Internet Security, CIS Benchmarks (Windows, Linux).
    • ANSSI, Guides de configuration et de durcissement (Windows, GNU/Linux).
    • NIST, SP 800-123 — Guide to General Server Security.
    • NIST, SP 800-40 Rev. 4 — Guide to Enterprise Patch Management Planning.
  • Défense contre les attaques avancées

    Ce cours prolonge le penetration testing du côté de la défense : détecter, prévenir et répondre aux attaques avancées, en particulier les menaces persistantes (APT), les vulnérabilités zero-day et les attaques de la chaîne d’approvisionnement. Il articule une culture de la menace (kill chain, MITRE ATT&CK, renseignement) avec des dispositifs concrets (SIEM, IDS/IPS, EDR), un processus de réponse à incident normalisé (NIST SP 800-61, ISO/IEC 27035) et une justification économique des mesures (ALE, ROSI). Les travaux pratiques, réalisés sur les machines virtuelles de l’étudiant, portent sur la collecte de journaux, l’écriture et le triage d’alertes et la chasse aux menaces.

    Objectifs d’apprentissage

    • Caractériser les attaques avancées (APT, zero-day, chaîne d’approvisionnement) et leur mode opératoire.
    • Utiliser la kill chain et MITRE ATT&CK comme cadres défensifs.
    • Concevoir une pile de détection (SIEM, IDS/IPS, EDR) et en évaluer les règles.
    • Conduire une réponse à incident selon un cycle normalisé.
    • Exploiter le renseignement sur les menaces à trois niveaux.
    • Justifier économiquement les mesures de sécurité (ALE, ROSI).

    Prérequis

    Connaissances en sécurité informatique, notions de penetration testing (cours PTE4231) et de gestion des incidents, administration système et réseaux.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Anatomie des attaques avancées, kill chain et ATT&CK
    2. Leçon 2 — SIEM, IDS/IPS, EDR et évaluation des détections
    3. Leçon 3 — Réponse à incident (NIST SP 800-61) et justification économique
    4. Leçon 4 — Renseignement sur les menaces, couverture ATT&CK et TP de chasse

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : CM 10 h, TD 20 h, TP 10 h, TPE 40 h (4 crédits). Contrôle continu (TD, TP de laboratoire noté sur grille, étude de cas de réponse à incident) et examen terminal (calculs de dimensionnement et de ROSI, analyse de scénarios, cartographie ATT&CK).

    Bibliographie

    • Bejtlich, R. The Practice of Network Security Monitoring, No Starch Press.
    • NIST, SP 800-61 — Computer Security Incident Handling Guide.
    • ISO/IEC 27035 — Gestion des incidents de sécurité de l’information.
    • MITRE, ATT&CK (base de connaissances) et projet D3FEND.
    • NIST, Cybersecurity Framework (CSF).
  • Penetration testing

    Ce cours forme au test d’intrusion dans une perspective strictement défensive : comprendre comment un système peut être mis en défaut afin de mieux le protéger, le détecter et le corriger. Conformément au cadre légal (loi nigérienne sur la cybercriminalité, convention de Budapest, convention de Malabo) et à la déontologie de la profession, il met l’accent sur le cadrage autorisé des missions, la méthodologie (PTES, NIST SP 800-115, OWASP), la cotation des vulnérabilités (CVSS), la validation contrôlée à moindre impact, et surtout la production d’un rapport exploitable et d’un plan de remédiation. Les travaux pratiques se déroulent uniquement sur les machines virtuelles de l’étudiant.

    Objectifs d’apprentissage

    • Situer le test d’intrusion parmi les évaluations de sécurité et en maîtriser le cadre légal et éthique.
    • Cadrer une mission : périmètre, exclusions, règles d’engagement, autorisation écrite.
    • Conduire les phases de reconnaissance et d’analyse de vulnérabilités du point de vue de la surface d’exposition.
    • Coter une vulnérabilité avec CVSS v3.1 et prioriser la remédiation selon le risque réel.
    • Connaître les familles de vulnérabilités, leur mécanisme et leurs contre-mesures.
    • Rédiger un rapport d’audit clair et conduire un TP de durcissement en laboratoire.

    Prérequis

    Connaissances en sécurité informatique et en réseaux (modèle TCP/IP, services courants), notions d’administration système Linux et Windows, bases de la cryptographie.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Cadre, éthique et cadrage d’un test d’intrusion
    2. Leçon 2 — Reconnaissance, analyse de vulnérabilités et cotation CVSS
    3. Leçon 3 — Familles de vulnérabilités, validation contrôlée et solidité des secrets
    4. Leçon 4 — Rapport, priorisation de la remédiation et TP de durcissement

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : CM 10 h, TD 20 h, TP 10 h, TPE 40 h (4 crédits). Évaluation par contrôle continu (TD, TP de laboratoire noté sur grille, étude de cas de cadrage) et examen terminal (cotation CVSS, rédaction de constats, cas de priorisation). L’usage éthique et le respect du cadre légal sont évalués en continu.

    Bibliographie

    • Weidman, G. Penetration Testing: A Hands-On Introduction to Hacking, No Starch Press.
    • NIST, SP 800-115 — Technical Guide to Information Security Testing and Assessment.
    • OWASP, Web Security Testing Guide (WSTG) et Top 10.
    • Penetration Testing Execution Standard (PTES), documentation en ligne.
    • FIRST, Common Vulnerability Scoring System v3.1 — Specification Document.
  • Passation des marchés publics

    Ce cours de l’UE2 forme les futurs responsables sécurité et auditeurs à la commande publique : de nombreuses solutions et prestations de cybersécurité (pare-feu, SIEM, SOC externalisé, audits, plateformes nationales) sont acquises par des administrations, établissements et sociétés publics, et le RSSI est souvent rédacteur de spécifications, membre de commission d’évaluation ou responsable de la réception. Le cours présente les principes et le cadre juridique (directives UEMOA, code nigérien des marchés publics et délégations de service public, organes de contrôle et de régulation, présentés à titre indicatif), le processus de passation et la rédaction des dossiers d’appel d’offres, l’évaluation des offres (moins-disant évalué, qualité-coût, offres anormalement basses), puis l’attribution, l’exécution, la conformité et les litiges. Les exercices chiffrés portent sur des achats de sécurité numérique au Niger.

    Objectifs d’apprentissage

    • Connaître les principes et les cadres juridiques communautaire et national des marchés publics.
    • Maîtriser la planification, le choix du mode de passation et la préparation d’un dossier d’appel d’offres.
    • Évaluer les offres et proposer une attribution motivée.
    • Gérer l’exécution d’un marché : garanties, avances, pénalités, avenants, réception, décomptes.
    • Prévenir les risques de non-conformité, de fraude et de corruption et traiter les recours.

    Prérequis

    Connaissances de base en droit des affaires et en gestion ; notions de budget et de fiscalité (HT, TVA).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Principes et cadres juridiques des marchés publics
    2. Leçon 2 — Processus de passation et préparation des appels d’offres
    3. Leçon 3 — Analyse et évaluation des offres
    4. Leçon 4 — Attribution, gestion des contrats, conformité et litiges

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 20 h de TD et 40 h de TPE ; 4 crédits. Contrôle continu (40 %) : quiz, rédaction de spécifications techniques et d’un rapport d’évaluation d’offres en TD. Examen terminal (60 %) : cas intégré de passation d’un marché de cybersécurité (choix de procédure, évaluation chiffrée, exécution).

    Bibliographie

    • UEMOA, Directive n° 04/2005/CM/UEMOA portant procédures de passation, d’exécution et de règlement des marchés publics et des délégations de service public ; Directive n° 05/2005/CM/UEMOA portant contrôle et régulation des marchés publics et des délégations de service public.
    • République du Niger, Code des marchés publics et des délégations de service public et textes d’application (versions en vigueur) ; publications de l’Agence de régulation des marchés publics (ARMP).
    • Banque mondiale, Règlement de passation des marchés pour les emprunteurs sollicitant le financement de projets d’investissement (FPI).
    • OCDE (2015), Recommandation du Conseil sur les marchés publics.
    • Arrowsmith, S. The Law of Public and Utilities Procurement. Sweet & Maxwell.
  • Lois et régulations sur la vie privée et la protection des données

    Ce cours de l’UE1 « Éthique et aspects juridiques de la cybersécurité » donne aux futurs RSSI, délégués à la protection des données, auditeurs et analystes les connaissances juridiques nécessaires pour concevoir et exploiter des systèmes d’information conformes aux lois sur la vie privée. Il présente les fondements et les principes de la protection des données, le cadre africain et nigérien (Acte additionnel de la CEDEAO, Convention de Malabo, loi n° 2017-28 modifiée et HAPDP, présentés à titre indicatif), le RGPD européen, référence mondiale à portée extraterritoriale, puis les régulations américaines (CCPA/CPRA et lois sectorielles). Il se termine par la mise en œuvre opérationnelle : droits des personnes, programme de conformité, gestion et notification des violations, analyse de cas de sanctions. Les exercices associent raisonnement juridique et calculs (plafonds d’amende, délais, coûts de violation).

    Objectifs d’apprentissage

    • Maîtriser les notions et principes fondamentaux de la protection des données personnelles.
    • Connaître les principales régulations nationales et internationales (loi nigérienne, RGPD, CCPA/CPRA, lois sectorielles américaines).
    • Déterminer le droit applicable à un traitement et les obligations qui en découlent.
    • Mettre en conformité un système d’information et organiser l’exercice des droits des personnes.
    • Gérer une violation de données de la détection à la notification.

    Prérequis

    Connaissances de base en droit et en cybersécurité (principes DIC, gestion des incidents).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Fondements et principes de la protection des données personnelles
    2. Leçon 2 — Le Règlement général sur la protection des données (RGPD)
    3. Leçon 3 — Régulations américaines : CCPA/CPRA et lois sectorielles
    4. Leçon 4 — Droits des personnes, mise en conformité et gestion des violations : études de cas

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD et 30 h de TPE ; 3 crédits. Contrôle continu (40 %) : quiz et cas pratiques (qualification de traitements, registre, analyse de violation). Examen terminal (60 %) : cas intégré de mise en conformité et de gestion d’une violation de données.

    Bibliographie

    • Règlement (UE) 2016/679 du Parlement européen et du Conseil du 27 avril 2016 (RGPD), Journal officiel de l’Union européenne.
    • République du Niger, Loi n° 2017-28 du 3 mai 2017 relative à la protection des données à caractère personnel, modifiée par la loi n° 2019-71.
    • Union africaine, Convention sur la cybersécurité et la protection des données à caractère personnel (Malabo, 2014) ; CEDEAO, Acte additionnel A/SA.1/01/10 (2010).
    • Solove, D. J. & Schwartz, P. M. Privacy Law Fundamentals. International Association of Privacy Professionals (IAPP).
    • Voigt, P. & von dem Bussche, A. (2017). The EU General Data Protection Regulation (GDPR): A Practical Guide. Springer.