École Privée d’Ingénierie du Niger — L’école du nouveau monde

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Semestre : Licence 2

  • Algorithmique et programmation 3

    Ce cours d’Algorithmique et programmation de 2e année (semestre 3) est consacré au langage C, langage des systèmes d’exploitation (noyau Linux), des pilotes, des équipements réseau et de nombreux outils de sécurité (OpenSSH, OpenSSL, Snort, Suricata). Le maîtriser est indispensable au spécialiste en cybersécurité : pour écrire des outils efficaces, pour lire et auditer du code, et pour comprendre l’origine des vulnérabilités de corruption mémoire afin de les prévenir. Le cours reprend les notions algorithmiques de L1 et les traduit rigoureusement en C : genèse et philosophie du langage, chaîne de compilation, structure d’un programme, types et opérateurs (y compris les opérateurs bit à bit utilisés pour les masques réseau et les permissions), instructions et structures de contrôle, tableaux et chaînes, fonctions et procédures, structures de données (struct, enum, typedef) et bibliothèque standard. Chaque leçon insiste sur les bonnes pratiques de programmation sûre (norme SEI CERT C) et se termine par des TP guidés sur la machine virtuelle de l’étudiant, jusqu’à un petit outil de dessin en mode texte.

    Objectifs d’apprentissage

    • Situer l’histoire et les normes du C, et décrire la chaîne préprocesseur – compilateur – assembleur – éditeur de liens.
    • Écrire des programmes C structurés, compilés sans avertissement avec gcc -Wall -Wextra.
    • Utiliser correctement les types et opérateurs, y compris conversions et opérateurs bit à bit.
    • Employer les structures de contrôle et manipuler tableaux et chaînes sans débordement.
    • Découper un programme en fonctions et en modules, et modéliser des données avec struct, enum et typedef.
    • Exploiter la bibliothèque standard et réaliser un petit outil de dessin.

    Prérequis

    Algorithmique et programmation S1 et S2 (pseudo-code, structures de contrôle, tableaux, sous-programmes, notions de pointeurs, listes et piles).

    Plan du cours

    1. Genèse du langage C, concepts de base et structure générale d’un programme
    2. Opérateurs sur les types de données simples et instructions simples
    3. Structures de contrôle et tableaux
    4. Procédures, fonctions et structures de données

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 10 h de CM, 10 h de TD, 10 h de TP et 30 h de TPE ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (comptes rendus de TP avec code source, quiz en ligne, mini-projet « outil de dessin ») pour 40 % et examen terminal (écrit : lecture et écriture de code C, traces d’exécution) pour 60 %.

    Bibliographie

    • B. W. Kernighan, D. M. Ritchie, Le langage C : norme ANSI, Dunod.
    • C. Delannoy, Programmer en langage C, Eyrolles.
    • K. N. King, C Programming: A Modern Approach, W. W. Norton.
    • R. C. Seacord, Secure Coding in C and C++, Addison-Wesley.
    • SEI CERT, SEI CERT C Coding Standard, Carnegie Mellon University (en ligne).
  • Recherche opérationnelle 1

    La recherche opérationnelle (RO) regroupe les méthodes mathématiques qui aident à prendre la meilleure décision possible sous contraintes : combien produire, comment mélanger des matières premières, comment répartir un budget ou des heures de travail. Pour un futur administrateur systèmes et réseaux orienté sécurité, ces méthodes servent aussi à dimensionner des infrastructures, à répartir un budget de sécurité ou à planifier des équipes de supervision (SOC). Ce premier cours (semestre 3) est consacré à la programmation linéaire : modélisation, résolution graphique, algorithme du simplexe, dualité et analyse de sensibilité, avec une initiation au logiciel LINDO. La suite (semestre 4) traitera la programmation en nombres entiers, les problèmes de réseaux et de flots.

    Objectifs d’apprentissage

    • Reconnaître les structures courantes de problèmes de décision (production, mélange, choix de médias, placements financiers).
    • Formuler un programme linéaire : variables de décision, fonction objectif, contraintes, conditions de non-négativité.
    • Résoudre graphiquement un programme linéaire à deux variables et identifier les cas particuliers (solution multiple, non bornée, impossible).
    • Appliquer l’algorithme du simplexe sous forme de tableaux et en interpréter chaque itération.
    • Écrire le dual d’un programme linéaire, interpréter les prix duaux (prix fantômes) et les intervalles de sensibilité, en connaître les limites.
    • Saisir un modèle dans LINDO et lire son rapport de résolution.

    Prérequis

    Mathématiques de première année : équations et inéquations linéaires, représentation graphique de droites, systèmes d’équations, notions de matrices. Pratique élémentaire d’un tableur.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Modélisation et formulation de programmes linéaires
    2. Leçon 2 — Résolution graphique et cas particuliers
    3. Leçon 3 — L’algorithme du simplexe
    4. Leçon 4 — Dualité, analyse de sensibilité et initiation à LINDO

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 13 h de cours magistral (CM), 7 h de travaux dirigés (TD), 0 h de travaux pratiques, 20 h de travail personnel de l’étudiant (TPE) ; 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (40 % : interrogations écrites en TD, un devoir de modélisation à rendre) et examen terminal écrit de 2 heures (60 %) comportant une formulation de problème, une résolution par le simplexe et une question d’interprétation de sensibilité.

    Bibliographie

    • F. S. Hillier, G. J. Lieberman, Introduction to Operations Research, McGraw-Hill.
    • W. L. Winston, Operations Research: Applications and Algorithms, Duxbury Press.
    • H. A. Taha, Operations Research: An Introduction, Pearson Prentice Hall.
    • V. Chvátal, Linear Programming, W. H. Freeman, 1983.
    • D. de Werra, T. M. Liebling, J.-F. Hêche, Recherche opérationnelle pour ingénieurs, tome I, Presses polytechniques et universitaires romandes.
  • Théorie des langages 1

    La théorie des langages est le socle formel de l’analyse lexicale et syntaxique, de la compilation, de la recherche de motifs et de la validation des données. Ce cours de deuxième année (S3) de la Licence Professionnelle en Informatique, option Cybersécurité, en présente la première partie : notions fondamentales (mots, langages, opérations, grammaires, hiérarchie de Chomsky, propriétés de fermeture) puis langages réguliers et automates à états finis. Les exemples sont reliés aux usages professionnels : analyseurs lexicaux, signatures d’IDS, validation d’entrées par liste blanche, politiques de mots de passe. La suite (S4) traitera des langages algébriques, des automates à pile et des machines de Turing.

    Objectifs d’apprentissage

    • Manipuler les notions de mot, de langage et les opérations sur les langages.
    • Définir une grammaire syntagmatique, effectuer des dérivations et classer une grammaire dans la hiérarchie de Chomsky.
    • Utiliser les propriétés de fermeture des langages réguliers et algébriques.
    • Construire des automates finis (AFD, AFN, ε-AFN), les transformer et les déterminiser.
    • Passer d’une expression régulière à un automate et inversement, minimiser un AFD.
    • Démontrer qu’un langage n’est pas régulier avec le lemme de l’étoile.

    Prérequis

    Notions de base de logique et de théorie des ensembles (union, intersection, relations, récurrence), algorithmique de première année.

    Plan du cours

    1. Alphabets, mots, langages et opérations
    2. Grammaires syntagmatiques, hiérarchie de Chomsky et propriétés de fermeture
    3. Automates à états finis : définitions, variantes et déterminisation
    4. Expressions régulières, minimisation et langages réguliers

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 13 h de cours magistral, 7 h de travaux dirigés, 20 h de travail personnel (2 crédits). Évaluation : contrôle continu (quiz en ligne, exercices de TD rendus) et examen terminal écrit (constructions d’automates, dérivations, preuves courtes).

    Bibliographie

    • John E. Hopcroft, Rajeev Motwani, Jeffrey D. Ullman, Introduction to Automata Theory, Languages, and Computation, Pearson (Addison-Wesley).
    • Michael Sipser, Introduction to the Theory of Computation, Cengage Learning.
    • Olivier Carton, Langages formels, calculabilité et complexité, Vuibert, 2008.
    • Pierre Wolper, Introduction à la calculabilité, Dunod.
    • Alfred Aho, Monica Lam, Ravi Sethi, Jeffrey Ullman, Compilateurs : principes, techniques et outils, Pearson Education.
  • Outils de détection d’intrusion

    Ce cours forme les étudiants au métier de défenseur : détecter les intrusions, analyser les alertes et réagir aux incidents, dans l’esprit d’un analyste de centre opérationnel de sécurité (SOC). Il part des protocoles réseau (IP, TCP, UDP, ARP, ICMP, fragmentation) relus sous l’angle de la détection, présente les technologies de filtrage et les principes des systèmes de détection d’intrusion (signatures, anomalies, HIDS, NIDS, IPS). Il décrit ensuite les grandes familles d’attaques au niveau de leurs mécanismes généraux, de leurs indicateurs de compromission et de leurs parades, sans jamais fournir de procédure offensive. Il traite enfin l’architecture de collecte (placement des sondes, SPAN/TAP), la journalisation et le SIEM, l’organisation d’un SOC, l’installation de Suricata dans le laboratoire de l’étudiant, le tri des alertes, les métriques de détection et la réponse à incident. Les exemples portent sur des organisations nigériennes (banque, opérateur, école) ; toute manipulation se fait sur les machines virtuelles de l’étudiant, dans le respect de la loi nigérienne sur la cybercriminalité.

    Objectifs d’apprentissage

    • Identifier dans le trafic et les journaux les champs et comportements révélateurs d’une intrusion.
    • Expliquer les techniques de détection (signatures, anomalies) et choisir entre HIDS, NIDS et IPS.
    • Associer les familles d’attaques à leurs indicateurs de compromission et à leurs parades.
    • Concevoir une architecture de collecte et dimensionner un SIEM ; décrire les fonctions d’un SOC.
    • Installer, configurer et tester un IDS open source (Suricata) dans un laboratoire isolé.
    • Trier et prioriser des alertes, calculer les métriques de détection et conduire une réponse à incident.

    Prérequis

    Bonnes connaissances en réseaux (modèle TCP/IP, adressage, VLAN) et en sécurité ; administration Linux de base ; connaissance du guide d’hygiène informatique de l’ANSSI ; avoir suivi le parcours d’introduction à la cybersécurité.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Protocoles réseau et principes de la détection d’intrusion
    2. Leçon 2 — Familles d’attaques et indicateurs de compromission
    3. Leçon 3 — Déployer un IDS : sondes, journaux, SIEM et SOC
    4. Leçon 4 — L’analyste SOC : tri des alertes, métriques et réponse à incident

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 13 h de cours magistral, 7 h de travaux dirigés et 20 h de travail personnel de l’étudiant (dont les manipulations guidées dans le laboratoire virtuel) ; 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (quiz, exercices de TD, compte rendu du TP Suricata) et examen terminal écrit (analyse d’alertes et de journaux, calculs de métriques, questions de cours).

    Bibliographie

    • Richard Bejtlich, The Practice of Network Security Monitoring, No Starch Press, 2013.
    • Chris Sanders et Jason Smith, Applied Network Security Monitoring: Collection, Detection, and Analysis, Syngress, 2013.
    • NIST SP 800-94, Guide to Intrusion Detection and Prevention Systems (IDPS), 2007 ; NIST SP 800-61, Computer Security Incident Handling Guide.
    • ANSSI, Guide d’hygiène informatique et Recommandations de sécurité pour la mise en œuvre d’un système de journalisation.
    • OISF, documentation officielle de Suricata (docs.suricata.io) ; norme ISO/IEC 27035 (gestion des incidents de sécurité de l’information).
  • Gestion de clés et algorithmes cryptographiques

    Ce cours prolonge « Principes de la cryptographie et cryptanalyse » (PCC2311), qui a présenté l’histoire des chiffres, le vocabulaire (chiffrement, clé, vecteur d’initialisation), les principes de Kerckhoffs et de Shannon, les chiffrements symétriques (DES, 3DES, AES, modes ECB, CBC, CFB, CTR) et asymétriques (RSA, ElGamal, Diffie-Hellman). Il se concentre sur les algorithmes qui garantissent l’intégrité et l’authenticité (fonctions de hachage, MAC, signatures) et sur ce qui fait la sécurité réelle d’un système : la gestion des clés et les infrastructures à clés publiques. Les manipulations se font dans le laboratoire personnel de l’étudiant avec OpenSSL, Apache, GnuPG et la bibliothèque standard Python (hashlib, hmac, secrets), sur des cas inspirés d’organisations nigériennes (école, banque, PME, paiement mobile).

    Objectifs d’apprentissage

    • Expliquer les propriétés des fonctions de hachage, le paradoxe des anniversaires et l’état de MD5, SHA-1, SHA-2 et SHA-3 ; stocker correctement des mots de passe.
    • Choisir entre MAC (HMAC, CMAC) et signature (RSA, DSA, ECDSA) et calculer des exemples sur de petits nombres.
    • Définir une politique de gestion des clés couvrant tout le cycle de vie, avec les standards PKCS et les recommandations NIST/ANSSI.
    • Expliquer l’attaque de l’homme du milieu contre Diffie-Hellman et les moyens de l’empêcher.
    • Lire et valider des certificats X.509, créer une petite PKI de test et mettre en place HTTPS sur Apache.
    • Échanger des messages chiffrés et signés avec GnuPG et vérifier correctement un jeton JWT.

    Prérequis

    Cours PCC2311 (arithmétique modulaire, AES, RSA, Diffie-Hellman), administration Linux de base (paquets, droits, services), notions de réseau (HTTP, DNS, TCP) et de programmation Python.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Fonctions de hachage cryptographiques
    2. Leçon 2 — Intégrité et authentification : MAC, HMAC et signatures numériques
    3. Leçon 3 — Gestion des clés : cycle de vie, échange Diffie-Hellman, homme du milieu et standards PKCS
    4. Leçon 4 — Infrastructures à clés publiques (PKI), certificats X.509 et cas pratiques : OpenSSL, HTTPS, GnuPG, JWT

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 13 h de cours magistral, 7 h de travaux dirigés, 0 h de TP encadré, 20 h de travail personnel de l’étudiant (TPE), 2 crédits. Les manipulations guidées (OpenSSL, Apache, GnuPG, Python) sont réalisées en TPE sur les machines virtuelles de l’étudiant. Évaluation : contrôle continu (40 % : quiz en ligne, exercices de TD, compte rendu de la mise en place d’HTTPS ou de l’échange GnuPG) et examen terminal écrit (60 %).

    Bibliographie

    • A. Menezes, P. van Oorschot, S. Vanstone, Handbook of Applied Cryptography, CRC Press, 1996.
    • N. Ferguson, B. Schneier, T. Kohno, Cryptography Engineering: Design Principles and Practical Applications, Wiley, 2010.
    • W. Stallings, Cryptography and Network Security: Principles and Practice, Pearson.
    • NIST SP 800-57 Part 1 Recommendation for Key Management ; FIPS 180-4 (SHS), FIPS 186-5 (signatures), FIPS 198-1 (HMAC).
    • IETF : RFC 5280 (certificats X.509 et CRL), RFC 2104 (HMAC), RFC 8017 (PKCS#1), RFC 7519 (JWT).
  • Principes de la cryptographie et cryptanalyse

    Ce cours d’introduction à la cryptologie (UE1 « Cryptanalyse », L2) présente les principes sur lesquels reposent toutes les protections modernes de l’information : messageries, paiement mobile, VPN des banques et des opérateurs, sauvegardes chiffrées des administrations. On part de l’histoire des chiffres secrets et de leur cryptanalyse élémentaire (César, Vigenère, analyse de fréquences), on acquiert les outils mathématiques indispensables (arithmétique modulaire, théorie de Shannon), puis on étudie la cryptographie symétrique (DES, AES, modes opératoires) et asymétrique (RSA, Diffie-Hellman, ElGamal, courbes elliptiques). La cryptanalyse est abordée dans une démarche défensive : comprendre pourquoi un système tombe pour savoir choisir et configurer des algorithmes sûrs. Les exercices se font sur de petits nombres, à la main puis avec Python (pow, hashlib) et OpenSSL dans le laboratoire personnel de l’étudiant. Ce cours est complété, au même semestre, par « Gestion de clés et algorithmes cryptographiques » (GAC2312) : hachage, MAC, signatures, gestion des clés et PKI.

    Objectifs d’apprentissage

    • Retracer les grandes étapes de l’histoire de la cryptographie et de la cryptanalyse et en tirer les principes de Kerckhoffs et de Shannon.
    • Chiffrer et casser les chiffrements classiques (César, ROT13, substitution, Vigenère) par force brute, analyse de fréquences et méthode de Kasiski.
    • Effectuer les calculs d’arithmétique modulaire utiles en cryptographie (PGCD, inverse, exponentiation rapide, Fermat-Euler) et évaluer une sécurité en bits.
    • Décrire le fonctionnement des chiffrements symétriques (flot, blocs, DES, 3DES, AES) et choisir un mode opératoire adapté.
    • Mettre en œuvre à la main RSA, Diffie-Hellman et ElGamal et expliquer le principe des courbes elliptiques.
    • Identifier les grandes familles d’attaques et recommander des algorithmes et des tailles de clés conformes à l’état de l’art.

    Prérequis

    Mathématiques de base (division euclidienne, nombres premiers, puissances, logarithme en base 2), numération binaire et hexadécimale, notions de programmation Python et utilisation de la ligne de commande Linux.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Histoire de la cryptographie et cryptanalyse des chiffrements classiques
    2. Leçon 2 — Outils modernes : services de sécurité, arithmétique modulaire et théorie de Shannon
    3. Leçon 3 — Cryptographie symétrique : chiffrements par flot et par blocs, DES, AES et modes opératoires
    4. Leçon 4 — Cryptographie asymétrique : RSA, Diffie-Hellman, ElGamal, courbes elliptiques et cryptanalyse

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 13 h de cours magistral, 7 h de travaux dirigés, 0 h de TP encadré, 20 h de travail personnel de l’étudiant (TPE), 2 crédits. Les manipulations OpenSSL/Python proposées sont réalisées en TPE sur les machines virtuelles de l’étudiant. Évaluation : contrôle continu (40 % : quiz en ligne, exercices de TD corrigés, compte rendu d’une manipulation) et examen terminal écrit (60 % : exercices de calcul et questions de cours, calculatrice autorisée).

    Bibliographie

    • A. Menezes, P. van Oorschot, S. Vanstone, Handbook of Applied Cryptography, CRC Press, 1996 (consultable en ligne sur le site de l’Université de Waterloo).
    • B. Schneier, Cryptographie appliquée : protocoles, algorithmes et code source en C, Vuibert (traduction de Applied Cryptography, Wiley).
    • S. Singh, Histoire des codes secrets : de l’Égypte des pharaons à l’ordinateur quantique, JC Lattès, 1999 (rééd. Le Livre de Poche).
    • C. Paar, J. Pelzl, Understanding Cryptography, Springer, 2010.
    • NIST, FIPS 197 Advanced Encryption Standard et SP 800-57 Recommendation for Key Management ; ANSSI, guide de sélection d’algorithmes cryptographiques.
  • Stage pratique en entreprise

    Le Stage pratique en entreprise (UE5 « Stage pratique », semestre 4, 6 crédits) place l’étudiant de Licence professionnelle en Génie mécanique dans un environnement industriel réel : atelier de maintenance, centrale électrique, cimenterie, mine, usine agroalimentaire, garage ou concession automobile, entreprise de froid et de climatisation. L’étudiant y participe à une mission en lien avec sa formation, sous la double responsabilité d’un tuteur en entreprise et d’un encadrant académique, puis rédige un rapport et le soutient oralement.

    Ce module en ligne est un guide méthodologique : il accompagne l’étudiant avant, pendant et après le stage, avec des outils concrets (modèles, grilles, calendriers, indicateurs de maintenance) et des mises en situation corrigées inspirées des entreprises nigériennes (NIGELEC, SONICHAR, SORAZ, cimenteries, sociétés minières, huileries, concessionnaires et ateliers).

    Objectifs d’apprentissage

    • Rechercher un stage, présenter une candidature et formaliser la convention et les objectifs de la mission.
    • S’intégrer dans une équipe professionnelle en respectant les règles d’hygiène, de sécurité et de comportement.
    • Conduire une mission technique avec méthode : diagnostic, collecte de données, indicateurs, plan d’action.
    • Appliquer en situation réelle les concepts vus en cours (maintenance, fabrication, automobile, froid).
    • Rédiger un rapport de stage structuré avec une analyse critique des résultats et le soutenir oralement.

    Prérequis

    Avoir validé les matières précédentes de la formation et obtenu un stage dans une entreprise, formalisé par une convention signée.

    Plan du cours

    1. Préparer et obtenir son stage
    2. S’intégrer et travailler en sécurité dans l’entreprise
    3. Conduire la mission technique avec méthode
    4. Rédiger le rapport de stage et préparer la soutenance

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 120 heures de travail en entreprise et de travail personnel (TPE), sans CM, TD ni TP ; 6 crédits. Évaluation sur trois éléments : appréciation du tuteur en entreprise, rapport de stage écrit et soutenance orale devant un jury ; la pondération est fixée par le règlement des études de l’établissement.

    Bibliographie

    • M. Oldman, S. Hamadeh, The Internship Bible, The Princeton Review.
    • M. Beaud, L’art de la thèse, La Découverte (méthodes de rédaction applicables au rapport).
    • F. Monchy, J.-P. Vernier, Maintenance : méthodes et organisations, Dunod.
    • AFNOR, NF EN 13306 : Maintenance – Terminologie de la maintenance.
    • Documentation technique et procédures internes de l’entreprise d’accueil.
  • Technologies de réfrigération

    Le cours de Technologies de réfrigération (UE4 « Froid et climatisation avancés », semestre 4) étudie les technologies modernes de production du froid dans l’industrie et le transport. Il part des principes thermodynamiques (cycle de Carnot inversé, cycle réel à compression de vapeur, rendement exergétique, compression bi-étagée), puis présente les technologies à faible consommation d’énergie, les installations frigorifiques industrielles et leur prolongement dans le transport frigorifique routier, et enfin la réglementation des fluides et les innovations du secteur.

    Au Niger, le froid conditionne la conservation des produits agricoles et d’élevage (lait, viande, oignon, poisson), des vaccins et des boissons ; il pèse lourd dans la facture électrique des entreprises, dans un contexte de tarifs élevés et de coupures. Réduire la consommation, choisir des fluides d’avenir et exploiter l’énergie solaire sont des compétences recherchées. Les 20 h de TP guidés sont réalisées sur banc frigorifique pédagogique et lors d’audits de chambres froides.

    Objectifs d’apprentissage

    • Appliquer les principes thermodynamiques à l’analyse d’un cycle frigorifique réel (COP, rendement exergétique, taux de compression).
    • Identifier et chiffrer les solutions de réfrigération à faible consommation énergétique.
    • Décrire les installations frigorifiques industrielles et les engins de transport sous température dirigée ; établir un bilan frigorifique simple.
    • Connaître les classes de sécurité et le cadre réglementaire des fluides (Montréal, Kigali) et choisir un fluide adapté.
    • Analyser les innovations de la réfrigération respectueuse de l’environnement.

    Prérequis

    Thermodynamique (S1) et principes de réfrigération de base (S3) : diagramme enthalpique, cycle à compression de vapeur, notions de transfert thermique.

    Plan du cours

    1. Principes thermodynamiques appliqués aux systèmes de réfrigération
    2. Technologies de réfrigération à faible consommation énergétique
    3. Systèmes frigorifiques industriels et application au transport automobile
    4. Réglementations, fluides d’avenir et innovations en réfrigération

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 5 h de cours magistral (CM), 5 h de travaux dirigés (TD), 20 h de travaux pratiques (TP), 30 h de travail personnel (TPE) ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (comptes rendus de TP, rapport d’audit énergétique, interrogations) et examen terminal écrit.

    Bibliographie

    • R. J. Dossat, T. J. Horan, Principles of Refrigeration, Prentice Hall (5e éd.), 2001.
    • B. Whitman, B. Johnson, J. Tomczyk, E. Silberstein, Refrigeration and Air Conditioning Technology, Cengage Learning.
    • W. F. Stoecker, J. W. Jones, Refrigeration and Air Conditioning, McGraw-Hill.
    • P. Rapin, P. Jacquard, J. Desmons, Technologie des installations frigorifiques, Dunod.
    • Nations unies, Accord relatif aux transports internationaux de denrées périssables (ATP), CEE-ONU.
  • Froid et climatisation automobile

    Le cours de Froid et climatisation automobile (UE4 « Froid et climatisation avancés », semestre 4) approfondit le cours « Froid et climatisation auto » du S3. Il analyse le fonctionnement thermodynamique et technologique des systèmes de climatisation des véhicules modernes (compresseurs à cylindrée variable et électriques, climatisation automatique, gestion thermique des véhicules électrifiés), les fluides frigorigènes et leur réglementation environnementale, ainsi que les méthodes de maintenance et de diagnostic.

    Au Niger, où la température extérieure dépasse souvent 40 °C, la climatisation est un équipement essentiel au confort et à la sécurité des conducteurs, et l’un des postes de dépannage les plus fréquents des ateliers. Poussière, condenseurs colmatés et recharges « à l’oreille » sans récupération du fluide dégradent les performances et l’environnement. Les 20 h de TP guidés se déroulent sur véhicules et sur banc de climatisation avec station de récupération-recharge.

    Objectifs d’apprentissage

    • Tracer et exploiter le cycle frigorifique d’une boucle de climatisation (puissances, COP) sur le diagramme enthalpique.
    • Décrire les composants et la régulation d’une climatisation automatique et la gestion thermique d’un véhicule électrifié.
    • Identifier les fluides frigorigènes (R134a, R1234yf, R744), leurs risques et la réglementation qui les encadre.
    • Réaliser un diagnostic par pressions et températures (surchauffe, sous-refroidissement) et une recherche de fuite.
    • Effectuer une récupération, un tirage au vide et une charge conformes, dans le respect de la sécurité et de l’environnement.

    Prérequis

    Notions de base en réfrigération et climatisation automobile (S3), thermodynamique (S1), électricité automobile.

    Plan du cours

    1. Le circuit de climatisation des véhicules modernes et son cycle thermodynamique
    2. Climatisation automatique et gestion thermique des véhicules électrifiés
    3. Fluides frigorigènes et réglementation environnementale
    4. Maintenance et diagnostic des systèmes de climatisation

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 5 h de cours magistral (CM), 5 h de travaux dirigés (TD), 20 h de travaux pratiques (TP), 30 h de travail personnel (TPE) ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (comptes rendus de TP, interrogations, évaluation pratique sur station) et examen terminal écrit.

    Bibliographie

    • S. Daly, Automotive Air Conditioning and Climate Control Systems, Butterworth-Heinemann, 2006.
    • A. D. Althouse, C. H. Turnquist, A. F. Bracciano, Modern Refrigeration and Air Conditioning, Goodheart-Willcox.
    • Robert Bosch GmbH, Automotive Handbook, Bosch / Wiley.
    • P. Rapin, P. Jacquard, J. Desmons, Technologie des installations frigorifiques, Dunod.
    • PNUE, Protocole de Montréal relatif à des substances qui appauvrissent la couche d’ozone et amendement de Kigali (2016).
  • Électricité automobile avancée

    Le cours d’Électricité automobile avancée (UE3 « Mécanique avancée et électricité auto », semestre 4) fait suite au cours d’Électricité automobile du S3. Il étudie les systèmes électriques et électroniques des véhicules modernes : capteurs et actionneurs pilotés par calculateur, gestion de l’énergie du réseau de bord, réseaux multiplexés CAN et LIN, et électricité des véhicules hybrides et électriques (batteries de traction, gestion BMS, systèmes de charge).

    Au Niger, les ateliers reçoivent de plus en plus de véhicules multiplexés et d’hybrides d’occasion ; la chaleur, les vibrations des pistes et la poussière provoquent des pannes électriques (connecteurs oxydés, faisceaux frottés, batteries dégradées). Le technicien doit savoir mesurer, lire un schéma, interpréter un signal et diagnostiquer avec méthode. Les 20 h de travaux pratiques guidés sont réalisées au multimètre, à l’oscilloscope et à la valise de diagnostic.

    Objectifs d’apprentissage

    • Expliquer le principe et contrôler les principaux capteurs et actionneurs d’un véhicule moderne.
    • Établir un bilan électrique et diagnostiquer la charge, le démarrage et les consommations parasites.
    • Décrire le fonctionnement des réseaux CAN et LIN et diagnostiquer un défaut de bus.
    • Calculer les caractéristiques d’une batterie de traction et d’une recharge ; expliquer le rôle du BMS.
    • Intervenir en sécurité sur les circuits haute tension des véhicules électrifiés.

    Prérequis

    Électricité automobile (S3) : lois d’Ohm et de Kirchhoff, batterie, démarreur, alternateur, lecture de schémas ; notions d’électronique (S3).

    Plan du cours

    1. Capteurs et actionneurs des systèmes électroniques embarqués
    2. Gestion de l’énergie électrique du réseau de bord
    3. Réseaux de communication multiplexés CAN et LIN
    4. Électricité des véhicules hybrides et électriques : batteries, BMS et recharge

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 5 h de cours magistral (CM), 5 h de travaux dirigés (TD), 20 h de travaux pratiques (TP), 30 h de travail personnel (TPE) ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (comptes rendus de TP, interrogations, évaluation pratique) et examen terminal écrit.

    Bibliographie

    • Robert Bosch GmbH, Automotive Electrics and Automotive Electronics, Springer Vieweg, 2014.
    • G. Pistoia (dir.), Electric and Hybrid Vehicles: Power Sources, Models, Sustainability, Infrastructure and the Market, Elsevier, 2010.
    • T. Denton, Automobile Electrical and Electronic Systems, Routledge (5e éd.), 2017.
    • W. Voss, A Comprehensible Guide to Controller Area Network, Copperhill Media.
    • Robert Bosch GmbH, Automotive Handbook, Bosch / Wiley.