École Privée d’Ingénierie du Niger — L’école du nouveau monde

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Semestre : Master 2

  • Stage en entreprise et soutenance

    Le Stage en entreprise et soutenance (SES5452, 10 crédits) est l’aboutissement du Master Professionnel en Informatique, option Génie Logiciel. L’étudiant intègre une structure d’accueil — entreprise de services numériques, banque, opérateur de télécommunications, fintech de mobile money, administration engagée dans l’e-gouvernement, start-up — pour y conduire un projet réel de génie logiciel : analyse, conception, développement, tests, déploiement. Le travail est restitué dans un mémoire de fin d’études puis défendu devant un jury. Ce module en ligne est un guide méthodologique : il donne les étapes, les livrables, les modèles et les grilles qui permettent de transformer une mission de stage en un travail de Master évaluable.

    Objectifs d’apprentissage

    • Rechercher un stage, négocier un sujet et formaliser la convention et le cahier des charges.
    • Planifier le stage et piloter le projet (Scrum, jalons, rapports d’étape, gestion des risques).
    • Appliquer les bonnes pratiques du génie logiciel en contexte professionnel (UML, Git, tests, CI/CD, sécurité).
    • Rédiger un mémoire structuré, argumenté et conforme aux normes.
    • Présenter et défendre son travail devant un jury, démonstration à l’appui.

    Prérequis

    Ensemble des enseignements de Master (génie logiciel, UML, bases de données, programmation web et mobile, architectures distribuées, qualité logicielle) et cours de Méthodologie de la recherche (MRE5451) suivi en parallèle.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Trouver, cadrer et démarrer le stage en entreprise
    2. Leçon 2 — Conduire le projet de génie logiciel pendant le stage
    3. Leçon 3 — Rédiger le mémoire de fin d’études
    4. Leçon 4 — Préparer et réussir la soutenance devant le jury

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire de la maquette : 0 h de CM, 0 h de TD, 0 h de TP et 200 h de travail personnel de l’étudiant (TPE) consacrées au stage et au mémoire, pour 10 crédits. Évaluation : contrôle continu (suivi du stage : appréciation du tuteur en entreprise, rapports d’étape et points avec l’encadreur académique) et examen terminal (mémoire et soutenance publique devant un jury). La pondération détaillée est fixée par le règlement de l’établissement ; une grille indicative est proposée dans les leçons 3 et 4.

    Bibliographie

    • Beaud, M. L’art de la thèse. Paris : La Découverte.
    • Sommerville, I. Software Engineering. Harlow : Pearson.
    • Schwaber, K., Sutherland, J. The Scrum Guide (version 2020), scrumguides.org.
    • ISO/IEC/IEEE 29148 — Systems and software engineering — Life cycle processes — Requirements engineering.
    • Zobel, J. Writing for Computer Science. London : Springer.
  • Méthodologie de la recherche

    Ce cours de Méthodologie de la recherche (MRE5451) prépare les étudiants de Master 2 Génie Logiciel à conduire, rédiger et défendre un travail de fin d’études répondant aux exigences scientifiques. En informatique professionnelle, le mémoire n’est pas un simple rapport d’activité : il doit poser une question précise, s’appuyer sur un état de l’art, justifier une méthode, produire des résultats vérifiables et les discuter de façon critique. Le cours articule la démarche scientifique générale avec les méthodes propres au génie logiciel (design science, étude de cas, expérimentation, revue systématique de la littérature) et les illustre par des sujets ancrés au Niger : gestion scolaire à Niamey, paiement par mobile money, e-gouvernement, applications pour les opérateurs télécoms.

    Objectifs d’apprentissage

    • Distinguer les types de recherche (fondamentale, appliquée, design science, empirique) et situer son projet de mémoire.
    • Formuler une problématique, des questions de recherche et des hypothèses opérationnelles et vérifiables.
    • Conduire une recherche documentaire structurée (bases IEEE Xplore, ACM, Scopus, HAL) et gérer ses références avec un outil bibliographique.
    • Choisir et appliquer une méthode de collecte (questionnaire, entretien, expérimentation, mesures) et analyser les données de manière rigoureuse.
    • Rédiger un mémoire conforme aux normes (structure, style, citations APA ou IEEE, prévention du plagiat).
    • Préparer une soutenance claire, argumentée et maîtrisée dans le temps.

    Prérequis

    Connaissances de génie logiciel (cycles de vie, UML, tests), notions de statistiques descriptives, pratique de la rédaction de rapports techniques en français.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Démarche scientifique et construction de la problématique en génie logiciel
    2. Leçon 2 — État de l’art, recherche documentaire et gestion bibliographique
    3. Leçon 3 — Méthodes de collecte et d’analyse des données
    4. Leçon 4 — Rédaction du mémoire, normes de citation et préparation de la soutenance

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 10 h de cours théorique (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), 0 h de TP et 20 h de travail personnel de l’étudiant (TPE), soit 40 h pour 2 crédits. La maquette ne précise pas le mode d’évaluation ; on retient un contrôle continu (40 % : fiche de problématique, équation de recherche et synthèse bibliographique réalisées en TD) et un examen terminal (60 % : épreuve écrite ou dossier méthodologique du projet de mémoire).

    Bibliographie

    • Beaud, M. L’art de la thèse. Paris : La Découverte.
    • Quivy, R., Van Campenhoudt, L. Manuel de recherche en sciences sociales. Paris : Dunod.
    • Zobel, J. Writing for Computer Science. London : Springer.
    • Wohlin, C., Runeson, P., Höst, M., Ohlsson, M. C., Regnell, B., Wesslén, A. Experimentation in Software Engineering. Berlin : Springer.
    • Hevner, A. R., March, S. T., Park, J., Ram, S. « Design Science in Information Systems Research ». MIS Quarterly, 28(1), 2004.
  • Langages et technologies Web : PHP, MySQL, XML

    Ce cours de spécialité approfondit le développement d’applications web côté serveur avec PHP 8, MySQL et les formats d’échange XML et JSON. Il conduit de la maîtrise du langage à l’architecture MVC et à la sécurité, au travers de travaux pratiques guidés construisant une application de gestion scolaire (inscriptions, notes, paiement des frais par mobile money) adaptée au contexte des établissements nigériens.

    Objectifs d’apprentissage

    • Écrire du PHP 8 typé et orienté objet, organisé avec Composer et PSR-4 ;
    • Concevoir une base MySQL, écrire des requêtes d’analyse et y accéder de façon sûre avec PDO ;
    • Structurer, valider, interroger et transformer des données XML et JSON ;
    • Architecturer une application selon le motif MVC et exposer une API REST ;
    • Appliquer les protections défensives du Top 10 OWASP dans une application PHP.

    Prérequis

    HTML/CSS, algorithmique et programmation orientée objet, bases de données relationnelles et SQL, notions de HTTP.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — PHP 8 : langage, formulaires, sessions et objets
    2. Leçon 2 — MySQL et accès aux données avec PDO
    3. Leçon 3 — XML et JSON : structuration, validation et transformation
    4. Leçon 4 — Architecture MVC, API REST et sécurité des applications web

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de cours magistraux, 10 h de travaux dirigés, 20 h de travaux pratiques, 50 h de travail personnel (5 crédits). Évaluation : contrôle continu (TP guidés notés, mini-projet MVC, quiz) et examen terminal.

    Bibliographie

    • Documentation officielle PHP (php.net/manual) et MySQL 8.0 Reference Manual (dev.mysql.com/doc).
    • Luke Welling, Laura Thomson, PHP and MySQL Web Development, Addison-Wesley.
    • Josh Lockhart, Modern PHP, O’Reilly.
    • W3C, recommandations Extensible Markup Language (XML) 1.0, XML Schema, XPath et XSLT (w3.org).
    • OWASP Foundation, OWASP Top 10 et OWASP Cheat Sheet Series (owasp.org).
  • Soutenance

    Ce module accompagne la dernière étape du Master Professionnel en Cybersécurité et Cybercriminalité : la soutenance du mémoire. Il s’agit d’un guide pratique pour préparer, structurer et réussir la défense orale de son travail devant un jury d’universitaires et de professionnels. Le module couvre les attentes et la grille d’évaluation du jury, la construction d’un exposé et de diapositives efficaces, les techniques de communication orale et de gestion du stress, la préparation aux questions et l’entraînement par des soutenances blanches. Une attention particulière est portée à la posture attendue d’un professionnel de la cybersécurité : respect de la confidentialité de l’organisme d’accueil, absence de toute divulgation de détails exploitables, cadre légal et éthique des travaux présentés.

    Objectifs d’apprentissage

    • Connaître le déroulement de la soutenance, le rôle du jury et les critères d’évaluation.
    • Structurer un exposé de 15 à 20 minutes et concevoir des supports lisibles et sûrs.
    • Maîtriser les techniques de communication orale et calibrer son discours au temps imparti.
    • Gérer le trac et les incidents pendant la présentation.
    • Répondre aux questions et aux critiques de manière argumentée et constructive.
    • Utiliser les simulations et leurs grilles pour progresser.

    Prérequis

    Avoir suivi le cours de méthodologie de la recherche (MDR5441) et finalisé son mémoire ou rapport de recherche.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — La soutenance : objectifs, attentes du jury et préparation
    2. Leçon 2 — Structurer la présentation et concevoir des supports efficaces
    3. Leçon 3 — Techniques de communication orale et gestion du stress
    4. Leçon 4 — Gérer les questions du jury, s’entraîner et tirer parti des simulations

    Modalités d’évaluation

    Volume : 0 h de CM, 0 h de TD, 0 h de TP et 200 h de travail personnel (finalisation du mémoire, préparation et répétitions) ; 10 crédits. L’évaluation est la soutenance elle-même devant un jury : note pondérée du mémoire écrit, de la présentation orale, des réponses aux questions et de l’appréciation du stage, selon le règlement de l’établissement. Le quiz de ce module et les soutenances blanches sont formatifs.

    Bibliographie

    • Alley, M. (2013), The Craft of Scientific Presentations: Critical Steps to Succeed and Critical Errors to Avoid, 2e éd., Springer.
    • Zinsser, W., On Writing Well: The Classic Guide to Writing Nonfiction, Harper Perennial.
    • Reynolds, G., Presentation Zen: Simple Ideas on Presentation Design and Delivery, New Riders.
    • Duarte, N. (2008), slide:ology: The Art and Science of Creating Great Presentations, O’Reilly Media.
    • Beaud, M., L’art de la thèse, La Découverte.
  • Programmation distribuée

    Ce cours de spécialité prépare l’ingénieur en génie logiciel à concevoir et programmer des applications réparties : services web et mobiles à forte charge, plateformes de paiement, systèmes d’information multi-sites. Il combine fondements théoriques (temps logique, exclusion mutuelle, consensus, cohérence) et pratique de la programmation (threads, sockets, RPC/gRPC, messagerie) au travers de travaux pratiques guidés.

    Objectifs d’apprentissage

    • Caractériser un système distribué et évaluer le gain d’une parallélisation (Amdahl, Gustafson) ;
    • Programmer des échanges entre processus par sockets, RPC/gRPC et API, en maîtrisant les sémantiques d’appel ;
    • Calculer des horloges logiques et appliquer des algorithmes d’exclusion mutuelle et d’élection ;
    • Choisir un modèle de réplication et de cohérence (CAP, quorums) ;
    • Concevoir une application tolérante aux pannes (messagerie, idempotence, 2PC/Saga, consensus).

    Prérequis

    Programmation orientée objet (Java ou Python), systèmes d’exploitation (processus, threads), réseaux TCP/IP, bases de données transactionnelles.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Systèmes distribués, concurrence et parallélisme
    2. Leçon 2 — Communication : sockets, RPC et services distants
    3. Leçon 3 — Temps, horloges logiques et coordination répartie
    4. Leçon 4 — Middleware, réplication et tolérance aux pannes

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de cours magistraux, 10 h de travaux dirigés, 20 h de travaux pratiques, 50 h de travail personnel (5 crédits). Évaluation : contrôle continu (TP guidés notés, exercices d’algorithmique répartie, quiz) et examen terminal écrit.

    Bibliographie

    • Andrew S. Tanenbaum, Maarten van Steen, Distributed Systems, 3e éd., distributed-systems.net.
    • George Coulouris, Jean Dollimore, Tim Kindberg, Gordon Blair, Distributed Systems: Concepts and Design, Pearson.
    • Martin Kleppmann, Designing Data-Intensive Applications, O’Reilly.
    • Brian Goetz et al., Java Concurrency in Practice, Addison-Wesley.
    • Leslie Lamport, « Time, Clocks, and the Ordering of Events in a Distributed System », Communications of the ACM, 21(7), 1978.
  • Méthodologie de la recherche

    Ce cours de l’UE « Méthodologie de la recherche et soutenance » (semestre 4) donne aux étudiants du Master Cybersécurité et Cybercriminalité les outils pour conduire une recherche académique ou professionnelle structurée et rigoureuse et rédiger leur mémoire. Il couvre l’ensemble du processus : choix du sujet, problématique et hypothèses, revue de littérature et cadre théorique, méthodes qualitatives, quantitatives et mixtes, collecte et analyse des données, rédaction. Une attention particulière est portée à l’éthique et à la légalité propres au domaine : tests techniques limités au laboratoire personnel ou couverts par une autorisation écrite, protection des données personnelles des participants, divulgation responsable, confidentialité de l’organisme d’accueil.

    Objectifs d’apprentissage

    • Décrire les étapes du processus de recherche en cybersécurité et ses exigences éthiques et légales.
    • Formuler un sujet délimité, une problématique, des objectifs et des hypothèses opérationnelles.
    • Conduire une revue de littérature structurée et construire un cadre théorique.
    • Choisir une méthode, concevoir les instruments de collecte et dimensionner un échantillon.
    • Analyser des données quantitatives et qualitatives et rédiger un rapport de recherche cohérent.

    Prérequis

    Aucune connaissance préalable spécifique ; des notions de statistique descriptive sont utiles.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — La démarche de recherche en cybersécurité : du sujet à la problématique
    2. Leçon 2 — Revue de littérature et cadre théorique
    3. Leçon 3 — Méthodes qualitatives, quantitatives et mixtes ; collecte des données
    4. Leçon 4 — Analyse des données et rédaction du rapport de recherche

    Modalités d’évaluation

    Volume : 14 h de CM, 6 h de TD, 0 h de TP, 20 h de TPE ; 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (50 % : quiz, fiche de problématique, revue de littérature commentée avec diagramme PRISMA) et examen terminal (50 % : protocole de recherche complet — problématique, méthode, instruments, calendrier).

    Bibliographie

    • Creswell, J. W. & Creswell, J. D. (2018), Research Design: Qualitative, Quantitative, and Mixed Methods Approaches, 5e éd., SAGE Publications.
    • Saunders, M., Lewis, P. & Thornhill, A. (2019), Research Methods for Business Students, 8e éd., Pearson.
    • Quivy, R. & Van Campenhoudt, L., Manuel de recherche en sciences sociales, Dunod.
    • Page, M. J. et al. (2021), « The PRISMA 2020 statement: an updated guideline for reporting systematic reviews », BMJ, 372, n71.
    • Braun, V. & Clarke, V. (2006), « Using thematic analysis in psychology », Qualitative Research in Psychology, 3(2), 77–101.
  • Gestion et évaluation financière et comptable

    Ce cours donne au futur ingénieur logiciel, chef de projet ou créateur d’entreprise numérique les outils financiers et comptables nécessaires pour lire les comptes d’une entreprise, en diagnostiquer la santé, calculer le coût réel d’un projet et décider d’un investissement. Il s’appuie sur le SYSCOHADA révisé applicable au Niger et sur des cas tirés du secteur numérique ouest-africain : ESN de Niamey, start-up SaaS, opérateurs de paiement mobile, projets d’e-gouvernement.

    Objectifs d’apprentissage

    • Lire et interpréter un bilan et un compte de résultat établis selon le SYSCOHADA révisé ;
    • Calculer les soldes significatifs de gestion et la capacité d’autofinancement ;
    • Réaliser un diagnostic de l’équilibre financier (FRNG, BFR, trésorerie nette) et des ratios ;
    • Déterminer le coût de revient d’un projet logiciel et le seuil de rentabilité d’une activité ;
    • Évaluer un projet d’investissement (VAN, TRI, IP, délai de récupération) et construire un budget de projet.

    Prérequis

    Mathématiques financières élémentaires (pourcentages, intérêts composés), notions de gestion de projet (estimation de charge, planning). Aucune connaissance comptable préalable n’est exigée.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Comptabilité générale SYSCOHADA et états financiers
    2. Leçon 2 — Analyse financière : équilibre, CAF et ratios
    3. Leçon 3 — Comptabilité analytique et coût des projets
    4. Leçon 4 — Évaluation financière des projets et budgétisation

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de cours magistraux, 10 h de travaux dirigés, 0 h de TP et 30 h de travail personnel (3 crédits). Évaluation : contrôle continu (TD notés, étude de cas d’évaluation d’un projet numérique, quiz en ligne) et examen terminal écrit.

    Bibliographie

    • OHADA, Acte uniforme relatif au droit comptable et à l’information financière (AUDCIF) et Système comptable OHADA révisé, 2017 (en vigueur depuis 2018).
    • Pierre Vernimmen, Pascal Quiry, Yann Le Fur, Finance d’entreprise, Dalloz (édition annuelle).
    • Hubert de La Bruslerie, Analyse financière : information financière, évaluation, diagnostic, Dunod.
    • Charles T. Horngren, Srikant M. Datar, Madhav V. Rajan, Cost Accounting: A Managerial Emphasis, Pearson.
    • Project Management Institute, A Guide to the Project Management Body of Knowledge (PMBOK Guide), PMI.
  • Stratégies de prévention, coordination

    Ce cours de l’UE « Lutte contre la cybercriminalité » (semestre 4) apprend à concevoir et mettre en œuvre des stratégies de prévention de la cybercriminalité et à coordonner l’action des services internes, des partenaires privés et des autorités judiciaires. Il mobilise la criminologie (activités routinières, prévention situationnelle), les référentiels de sécurité (NIST CSF 2.0, CIS Controls, ISO/IEC 27002), le cadre juridique (textes nigériens présentés à titre indicatif, directive de la CEDEAO, conventions de Malabo et de Budapest) et les méthodes de sensibilisation. Les cas étudiés portent sur les menaces qui frappent le plus le Niger et l’Afrique de l’Ouest : escroqueries au mobile money, fraude au faux fournisseur, usurpation de SIM, rançongiciels, fuites de données.

    Objectifs d’apprentissage

    • Identifier les familles de cybermenaces et les mesures de prévention techniques, organisationnelles et humaines associées.
    • Élaborer une stratégie de prévention adaptée aux ressources et aux vulnérabilités d’une organisation, avec budget et indicateurs.
    • Coordonner les actions avec les autorités judiciaires, les régulateurs, les CERT et les partenaires privés, dans le respect du droit.
    • Concevoir, conduire et évaluer un programme de sensibilisation et de formation.
    • Analyser de façon critique des stratégies de prévention réelles.

    Prérequis

    Connaissances en cybersécurité et en gestion des risques ; cours de S1 sur le cadre légal et les types de cybercrimes ; cours de S3 sur la collaboration avec les autorités judiciaires.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Fondements de la prévention et typologie des cybermenaces
    2. Leçon 2 — Élaborer une stratégie de prévention sur mesure
    3. Leçon 3 — Coordination avec les autorités et les partenaires externes
    4. Leçon 4 — Sensibilisation, formation des utilisateurs et études de cas de prévention

    Modalités d’évaluation

    Volume : 30 h de CM, 30 h de TD, 0 h de TP, 60 h de TPE ; 6 crédits. Évaluation : contrôle continu (40 % : quiz, étude de cas en groupe portant sur la stratégie de prévention d’une organisation nigérienne réelle ou fictive, conception d’une campagne de sensibilisation) et examen terminal (60 %).

    Bibliographie

    • Clarke, R. V. (dir.) (1997), Situational Crime Prevention: Successful Case Studies, 2e éd., Harrow and Heston.
    • Cohen, L. E. & Felson, M. (1979), « Social Change and Crime Rate Trends: A Routine Activity Approach », American Sociological Review, 44(4).
    • Biegelman, M. T. (2008), Building a World-Class Compliance Program: Best Practices and Strategies for Success, Wiley.
    • Conseil de l’Europe (2001), Convention sur la cybercriminalité (STE n° 185) ; Union africaine (2014), Convention sur la cybersécurité et la protection des données à caractère personnel ; CEDEAO, directive C/DIR/1/08/11 portant lutte contre la cybercriminalité.
    • Center for Internet Security, CIS Critical Security Controls v8 ; NIST, Cybersecurity Framework 2.0 (2024) et SP 800-50 (programmes de sensibilisation et de formation).
  • Droit informatique

    Ce cours initie les futurs ingénieurs et chefs de projet en génie logiciel au cadre juridique dans lequel ils conçoivent, vendent et exploitent des systèmes d’information au Niger et en Afrique de l’Ouest. Il privilégie une approche opérationnelle : identifier les risques juridiques d’un projet, traduire les obligations légales en exigences techniques et sécuriser les contrats.

    Objectifs d’apprentissage

    • Identifier les sources du droit du numérique applicables au Niger (textes nationaux, OAPI, OHADA, CEDEAO, UEMOA) ;
    • Appliquer la législation sur la protection des données personnelles à la conception d’une application ;
    • Qualifier les principales infractions informatiques et organiser une réponse conforme à un incident ;
    • Déterminer la titularité des droits sur un logiciel ou une base de données et choisir une licence ;
    • Analyser et rédiger les clauses clés d’un contrat informatique ; connaître le régime de la signature électronique.

    Prérequis

    Aucun prérequis juridique. Une expérience de projet informatique (cahier des charges, développement, hébergement) facilite la compréhension des cas.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Cadre juridique du numérique et protection des données personnelles
    2. Leçon 2 — Cybercriminalité et responsabilité pénale
    3. Leçon 3 — Propriété intellectuelle du logiciel et des bases de données
    4. Leçon 4 — Contrats informatiques, transactions et signature électroniques

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de cours magistraux, 10 h de travaux dirigés (cas pratiques), 0 h de TP, 30 h de travail personnel (3 crédits). Évaluation : contrôle continu (cas pratiques, analyse de contrat, quiz) et examen terminal écrit (cas pratique et questions de cours).

    Bibliographie

    • République du Niger, loi n° 2017-28 du 3 mai 2017 relative à la protection des données à caractère personnel, et loi n° 2019-33 du 3 juillet 2019 portant répression de la cybercriminalité (textes modifiés).
    • OAPI, Accord de Bangui révisé, annexe VII (propriété littéraire et artistique).
    • CEDEAO, Acte additionnel A/SA.1/01/10 relatif à la protection des données à caractère personnel et Acte additionnel A/SA.2/01/10 portant transactions électroniques (2010).
    • Union africaine, Convention sur la cybersécurité et la protection des données à caractère personnel (Malabo, 2014).
    • Christiane Féral-Schuhl, Cyberdroit : le droit à l’épreuve de l’internet, Dalloz (coll. Praxis).
  • Gestion des équipes, communication en situation de crise

    Ce cours de l’UE « Leadership en cybersécurité » (semestre 4) prépare les futurs responsables sécurité à diriger des équipes de cybersécurité et à communiquer et décider en situation de crise. Une cyberattaque majeure est d’abord une épreuve humaine et organisationnelle : fatigue des équipes, décisions à prendre sans information complète, pression des clients, des médias et des régulateurs. Le cours articule les apports du management (leadership, motivation, développement des compétences) avec les référentiels de gestion d’incidents (ISO/IEC 27035, NIST SP 800-61) et des cas concrets transposés au contexte nigérien : banques de Niamey, opérateurs de mobile money, administrations, microfinance.

    Objectifs d’apprentissage

    • Adapter son style de leadership aux personnes et aux situations, en routine comme en crise.
    • Organiser et dimensionner une filière sécurité (RSSI, GRC, SOC, CSIRT) et en clarifier les rôles (RACI).
    • Motiver, fidéliser et développer les compétences d’une équipe soumise à une forte pression.
    • Concevoir et rédiger la communication de crise interne et externe.
    • Décider rapidement et de façon traçable, et coordonner les acteurs internes et externes.

    Prérequis

    Bases du management des organisations et de la cybersécurité ; notions de gestion des incidents (S3 « Gestion des incidents de sécurité »).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Leadership et organisation des équipes de cybersécurité
    2. Leçon 2 — Motiver, développer les compétences et diriger sous haute pression
    3. Leçon 3 — Communication en situation de crise cyber : principes et pratiques
    4. Leçon 4 — Décision rapide, coordination des acteurs et études de crises majeures

    Modalités d’évaluation

    Volume : 30 h de CM, 30 h de TD (études de cas, jeux de rôle, exercice de crise sur table), 0 h de TP, 60 h de TPE ; 6 crédits. Évaluation : contrôle continu (40 % : quiz, participation à l’exercice de crise, rédaction d’un plan de communication) et examen terminal (60 % : étude de cas intégrée).

    Bibliographie

    • Kouzes, J. M. & Posner, B. Z. (2017), The Leadership Challenge: How to Make Extraordinary Things Happen in Organizations, 6e éd., Wiley.
    • Ulrich, D. & Smallwood, N. (2013), Leadership Sustainability: Seven Disciplines to Achieve the Changes Great Leaders Know They Must Make, McGraw-Hill.
    • Coombs, W. T., Ongoing Crisis Communication: Planning, Managing, and Responding, SAGE Publications.
    • ISO/IEC 27035 (parties 1 à 3), Gestion des incidents de sécurité de l’information, ISO.
    • NIST, SP 800-61 — Computer Security Incident Handling Guide / Incident Response Recommendations ; NIST SP 800-181 rév. 1, NICE Workforce Framework for Cybersecurity.