École Privée d’Ingénierie du Niger — L’école du nouveau monde

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Semestre : Master 2

  • Audit des projets de développement

    Le cours Audit des projets de développement (UE1 — Audit des projets, semestre 4) prépare les futurs coordonnateurs, responsables administratifs et financiers et chargés de suivi-évaluation à concevoir, conduire, accueillir et exploiter les missions d’audit des projets financés par l’État du Niger et ses partenaires techniques et financiers (Banque mondiale, BAD, Union européenne, agences des Nations unies, coopérations bilatérales, fondations). L’audit est une condition contractuelle de presque tous les financements : les états financiers annuels du projet doivent être audités par un auditeur indépendant dans un délai fixé par l’accord de financement, et une opinion défavorable ou des dépenses déclarées inéligibles peuvent entraîner la suspension des décaissements et le remboursement des fonds. Le cours couvre le cadre normatif (normes ISA, ISSAI, normes de l’audit interne, référentiel COSO), la démarche d’audit (planification, évaluation des risques, seuil de signification, procédures, échantillonnage), le contrôle des cycles propres aux projets (décaissements et compte désigné, passation des marchés, paie et per diem, immobilisations, subventions aux bénéficiaires) et la production du rapport (opinion, lettre de recommandations, suivi). Il s’ouvre enfin sur l’audit de performance et sa complémentarité avec l’évaluation.

    Objectifs d’apprentissage

    • Distinguer les différents types d’audit (financier, de conformité, de performance, interne, technique) et leurs référentiels.
    • Rédiger ou analyser des termes de référence d’audit conformes aux exigences des bailleurs.
    • Évaluer le contrôle interne d’un projet et les risques d’anomalies significatives, et fixer le seuil de signification.
    • Choisir et appliquer des procédures d’audit et des méthodes d’échantillonnage, et projeter les anomalies.
    • Qualifier des dépenses inéligibles et formuler une opinion d’audit argumentée (non modifiée, avec réserve, défavorable, impossibilité).
    • Organiser le suivi des recommandations et articuler audit, suivi-évaluation et redevabilité.

    Prérequis

    Comptabilité générale (SYSCOHADA), gestion financière de projet, notions de passation des marchés publics, statistiques élémentaires.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Fondements, typologie et cadre normatif de l’audit des projets de développement
    2. Leçon 2 — Planification de la mission : contrôle interne, évaluation des risques et seuil de signification
    3. Leçon 3 — Exécution de l’audit : procédures, échantillonnage et contrôle des cycles clés d’un projet
    4. Leçon 4 — Rapport d’audit, opinion, recommandations et audit de performance

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 26 h de CM, 14 h de TD, 0 h de TP, soit 40 h de présentiel, et 40 h de TPE ; 4 crédits. Évaluation : contrôle continu (40 % : études de cas en TD, analyse critique de termes de référence et d’un rapport d’audit réel publié) et examen terminal (60 % : cas intégré — planification, seuil de signification, analyse d’anomalies et projet d’opinion).

    Bibliographie

    • IAASB / IFAC, Normes internationales d’audit (ISA), notamment ISA 200, 240, 315, 320, 330, 500, 530, 700 et 705 (Handbook of International Quality Management, Auditing, Review, Other Assurance, and Related Services Pronouncements).
    • INTOSAI, Normes internationales des institutions supérieures de contrôle des finances publiques (ISSAI), cadre des prises de position professionnelles (www.issai.org).
    • The Institute of Internal Auditors (IIA), Normes internationales d’audit interne (Global Internal Audit Standards), 2024.
    • COSO, Internal Control — Integrated Framework, 2013.
    • Jacques Renard, Théorie et pratique de l’audit interne, Eyrolles.
  • Gestion axée sur le résultat

    La gestion axée sur les résultats (GAR) est une approche de management qui oriente l’ensemble des décisions — planification, allocation des ressources, suivi, évaluation, reddition des comptes — vers l’atteinte de changements concrets et mesurables, plutôt que vers la simple exécution d’activités. Elle est devenue la norme des projets financés par les partenaires techniques et financiers (Banque mondiale, BAD, Union européenne, agences des Nations unies), de la gestion budgétaire par programmes des États de l’UEMOA, et elle inspire de plus en plus le pilotage des entreprises logistiques. Pour un cadre logisticien nigérien, la GAR est indispensable pour piloter un projet de plateforme logistique, un programme de logistique humanitaire du PAM ou d’une ONG, un projet de facilitation du transit sur un corridor, ou un plan de performance d’une direction d’exploitation. Ce cours donne la démarche complète : chaîne des résultats, cadre logique, indicateurs, suivi-évaluation, analyse de la valeur acquise, analyse des écarts, gestion des risques et ajustement des plans.

    Objectifs d’apprentissage

    • Expliquer les principes et le cycle de la GAR et construire une chaîne des résultats et une théorie du changement.
    • Formuler des objectifs et des indicateurs SMART, avec situation de référence, cibles et sources de vérification, dans un cadre logique.
    • Concevoir un plan de suivi-évaluation et appliquer les critères d’évaluation du CAD de l’OCDE.
    • Mesurer l’avancement d’un projet par la méthode de la valeur acquise.
    • Analyser les écarts, gérer les risques et ajuster les plans d’action.

    Prérequis

    Bases de gestion et de management de projet (planification, budget, organisation).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Principes de la gestion axée sur les résultats et chaîne des résultats
    2. Leçon 2 — Définition des objectifs, cadre logique et indicateurs de performance
    3. Leçon 3 — Techniques de suivi et d’évaluation des résultats
    4. Leçon 4 — Analyse des écarts, gestion des risques, ajustement et études de cas

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de cours magistral, 10 h de travaux dirigés, 0 h de TP, 30 h de travail personnel (3 crédits). Évaluation : contrôle continu (40 % : quiz, élaboration en groupe du cadre logique et du plan de suivi-évaluation d’un projet logistique) et examen terminal écrit (60 %).

    Bibliographie

    • Kusek, J. Z. et Rist, R. C., Ten Steps to a Results-Based Monitoring and Evaluation System, Banque mondiale, 2004 (existe en français : Vers une culture du résultat).
    • Hatry, H. P., Performance Measurement: Getting Results, Urban Institute Press.
    • Mertens, D. M. et Wilson, A. T., Program Evaluation Theory and Practice, Guilford Press.
    • OCDE-CAD, Des meilleurs critères pour des évaluations plus utiles : définitions révisées des critères d’évaluation et principes d’utilisation, 2019.
    • Directive n° 06/2009/CM/UEMOA portant lois de finances au sein de l’UEMOA (budgets-programmes).
  • MS Project

    Le cours MS Project (UE5 — Outils de base, semestre 3) forme à l’utilisation professionnelle du logiciel Microsoft Project pour planifier, budgéter et suivre un projet. L’outil est très utilisé par les bureaux d’études, les entreprises de travaux et les unités de gestion de projets financés par les partenaires techniques et financiers ; il est souvent exigé pour la production du plan de travail, du chronogramme d’exécution et des rapports d’avancement. Le cours n’est pas une simple formation aux menus : il relie chaque fonction du logiciel aux concepts de la gestion de projet (WBS, réseau, chemin critique, charge de travail, nivellement, budget, planification initiale, valeur acquise), afin que l’étudiant sache contrôler ce que calcule le logiciel. Un projet fil rouge accompagne les quatre leçons : la réalisation d’une mini-adduction d’eau potable (mini-AEP) solaire dans la région de Zinder. Les TP guidés sont réalisables sous MS Project (versions récentes, libellés français) ; les étudiants sans licence peuvent utiliser un logiciel libre équivalent (ProjectLibre, GanttProject), les principes étant identiques.

    Objectifs d’apprentissage

    • Paramétrer un projet : date de début, options de planification, calendrier de travail intégrant les jours fériés du Niger.
    • Construire une structure de découpage du projet (WBS) avec tâches récapitulatives, jalons et codes WBS.
    • Définir des dépendances (FD, DD, FF, DF, avec décalages), des contraintes, et identifier le chemin critique et les marges.
    • Créer des ressources (travail, matériel, coût), les affecter, maîtriser la relation Travail = Durée × Unités et résoudre les surutilisations.
    • Produire le budget du projet, enregistrer une planification initiale, saisir l’avancement et analyser les écarts par la méthode de la valeur acquise.
    • Éditer des rapports d’avancement exploitables par une unité de gestion et un bailleur.

    Prérequis

    Notions de planification de projet (WBS, réseau PERT, diagramme de Gantt), bureautique courante. Un ordinateur avec MS Project ou un logiciel libre équivalent est nécessaire pour les TP.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Prise en main de MS Project : paramétrage, calendriers et structure de découpage du projet
    2. Leçon 2 — Liens, contraintes et chemin critique : construire un planning réaliste
    3. Leçon 3 — Ressources, affectations et coûts : du planning au budget
    4. Leçon 4 — Planification initiale, suivi de l’avancement et valeur acquise

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 10 h de CM, 10 h de TD, 20 h de TP sur poste, soit 40 h de présentiel, et 40 h de TPE ; 4 crédits. Évaluation : contrôle continu (50 % : fichiers .mpp des TP guidés, quiz) et examen terminal sur machine (50 % : planification complète d’un projet à partir d’un cahier des charges, avec budget, chemin critique, planification initiale, mise à jour et analyse de la valeur acquise).

    Bibliographie

    • Carl Chatfield, Timothy Johnson, Microsoft Project Step by Step, Microsoft Press (éditions successives selon la version du logiciel).
    • Project Management Institute, A Guide to the Project Management Body of Knowledge (PMBOK Guide), 7e édition, PMI, 2021.
    • Project Management Institute, Practice Standard for Scheduling, 3e édition, PMI, 2019.
    • Project Management Institute, Practice Standard for Earned Value Management, 2e édition, PMI, 2011.
    • Microsoft, documentation officielle de Microsoft Project (support.microsoft.com), rubriques planification, ressources et valeur acquise.
  • Stratégie des transports et environnement

    Le transport est à la fois le système nerveux de l’économie nigérienne — pays enclavé dont la quasi-totalité des importations arrive par la route depuis Cotonou, Lomé, Abidjan ou Tema — et une source majeure d’impacts environnementaux : émissions de gaz à effet de serre, pollution de l’air en ville, dégradation des routes par la surcharge, déchets (huiles usagées, pneus), accidents. Les chargeurs internationaux, les bailleurs de fonds et les organisations humanitaires exigent désormais des transporteurs qu’ils mesurent et réduisent leur empreinte. Ce cours de Master apprend à analyser ces impacts, à calculer une empreinte carbone selon les méthodes reconnues, à maîtriser le cadre réglementaire et normatif, puis à construire et évaluer une stratégie de transport durable intégrée à la planification de l’entreprise ou d’un territoire.

    Objectifs d’apprentissage

    • Analyser les impacts environnementaux et les externalités des différents modes de transport.
    • Calculer les émissions de CO2 d’une opération et d’une flotte, et l’intensité carbone en g CO2/t.km.
    • Identifier les réglementations et normes applicables (accords climatiques, normes carburants et véhicules, charge à l’essieu, ISO 14001, ISO 14083).
    • Hiérarchiser des leviers de réduction à l’aide d’une courbe de coûts marginaux d’abattement.
    • Construire une stratégie de transport durable intégrée à la planification.

    Prérequis

    Gestion des transports (modes, coûts, organisation des flottes) et notions de développement durable.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Enjeux et impacts environnementaux des transports
    2. Leçon 2 — Empreinte carbone des transports : mesure et leviers de réduction
    3. Leçon 3 — Réglementations et normes environnementales applicables aux transports
    4. Leçon 4 — Stratégies de transport durable, planification et études de cas

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 10 h de cours magistral, 10 h de travaux dirigés, 0 h de TP, 20 h de travail personnel (2 crédits). Évaluation : contrôle continu (40 % : quiz, calcul d’empreinte carbone d’une flotte réelle ou simulée) et examen terminal écrit (60 %).

    Bibliographie

    • Rodrigue, J.-P., The Geography of Transport Systems, Routledge.
    • Coyle, J. J., Novack, R. A. et Gibson, B. J., Transportation: A Supply Chain Perspective, Cengage Learning.
    • McKinnon, A., Decarbonizing Logistics: Distributing Goods in a Low Carbon World, Kogan Page.
    • Norme ISO 14083:2023, Gaz à effet de serre — Quantification et déclaration des émissions de gaz à effet de serre provenant des opérations de la chaîne de transport ; Smart Freight Centre, GLEC Framework.
    • Règlement n° 14/2005/CM/UEMOA relatif à l’harmonisation des normes et procédures du contrôle du gabarit, du poids et de la charge à l’essieu des véhicules lourds de transport de marchandises.
  • Management des équipes logistiques

    Une chaîne logistique ne vaut que par les femmes et les hommes qui la font fonctionner : chauffeurs sur le corridor Cotonou–Niamey, magasiniers et préparateurs d’un entrepôt de Niamey, déclarants en douane, agents de transit au CNUT, logisticiens d’ONG sur des bases de Diffa ou d’Agadez. Ces équipes travaillent sous forte contrainte de temps, souvent en horaires décalés, dispersées géographiquement, avec des niveaux de qualification hétérogènes et des enjeux de sécurité importants. Ce cours de Master donne au futur responsable logistique les outils pour organiser, animer, motiver et faire évoluer ces équipes : dimensionnement des effectifs, styles de leadership, communication opérationnelle, pilotage de la performance individuelle et collective, gestion des conflits, résolution de problèmes et conduite du changement (introduction d’un WMS, d’une géolocalisation de flotte, d’une nouvelle organisation). Chaque leçon combine apports conceptuels, cas nigériens et exercices corrigés.

    Objectifs d’apprentissage

    • Identifier les spécificités humaines et organisationnelles du management en logistique et dimensionner une équipe.
    • Adapter son style de leadership et sa communication à la maturité des collaborateurs et au contexte opérationnel.
    • Utiliser les théories de la motivation pour concevoir un système d’objectifs, d’indicateurs et de reconnaissance.
    • Diagnostiquer et traiter un conflit, conduire une résolution de problème structurée.
    • Planifier et piloter un changement organisationnel ou technologique dans une équipe logistique.

    Prérequis

    Notions de base en gestion des ressources humaines (recrutement, rémunération, droit du travail) et en organisation logistique (entrepôt, transport, indicateurs de performance).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Spécificités du management des équipes logistiques et organisation du travail
    2. Leçon 2 — Communication et leadership en environnement logistique
    3. Leçon 3 — Motivation, objectifs et gestion des performances des équipes
    4. Leçon 4 — Conflits, résolution de problèmes, conduite du changement et études de cas

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 10 h de cours magistral, 10 h de travaux dirigés, 0 h de TP et 20 h de travail personnel de l’étudiant (2 crédits). Évaluation : contrôle continu (40 % : quiz en ligne, cas pratiques rendus, mise en situation de management en TD) et examen terminal écrit sous forme d’étude de cas (60 %).

    Bibliographie

    • Blanchard, K., Zigarmi, P. et Zigarmi, D., Leadership and the One Minute Manager, William Morrow (HarperCollins).
    • Goleman, D., Boyatzis, R. et McKee, A., Primal Leadership (trad. fr. L’intelligence émotionnelle au travail), Harvard Business School Press.
    • Herzberg, F., « One More Time: How Do You Motivate Employees? », Harvard Business Review, 1968.
    • Kotter, J. P., Leading Change, Harvard Business School Press.
    • Code du travail de la République du Niger (loi n° 2012-45 du 25 septembre 2012) et conventions collectives applicables au transport.
  • Analyse technique des projets

    Le cours Analyse technique des projets (UE4 — Planification des projets, semestre 3) traite du volet de l’étude de faisabilité qui définit comment le projet sera réalisé : processus et technologie, taille et capacité, localisation, programme de réalisation, estimation des coûts d’investissement et d’exploitation, spécifications techniques et prise en compte des exigences environnementales et sociales. L’analyse technique conditionne toutes les autres analyses : une capacité surdimensionnée ruine la rentabilité, une technologie inadaptée au contexte sahélien (chaleur, poussière, faible disponibilité des pièces détachées) compromet la durabilité, une estimation de coûts sous-évaluée conduit à des avenants et à des retards. Le cours s’appuie sur des cas nigériens : hydraulique villageoise, aménagements hydro-agricoles, unités de transformation agroalimentaire, infrastructures scolaires et sanitaires. Le chargé de suivi-évaluation y apprend également à identifier les paramètres techniques qui deviendront des indicateurs de suivi (taux d’avancement physique, débit, taux de fonctionnalité des ouvrages).

    Objectifs d’apprentissage

    • Expliquer le rôle de l’analyse technique dans l’étude de faisabilité et ses liens avec les analyses de marché, financière et économique.
    • Comparer des options technologiques selon des critères techniques, économiques (coût actualisé) et de durabilité.
    • Déterminer la taille optimale d’un projet et dimensionner des installations à partir de la demande et des contraintes techniques.
    • Choisir une localisation par des méthodes quantitatives (facteurs pondérés, centre de gravité) et programmer la réalisation avec la méthode PERT.
    • Établir un devis quantitatif et estimatif, intégrer les imprévus et construire un échéancier des investissements.
    • Intégrer les spécifications techniques, les procédures de passation et les exigences d’évaluation environnementale et sociale.

    Prérequis

    Notions de gestion de projet (cycle, WBS), mathématiques financières (actualisation), statistiques de base (loi normale), analyse de la demande (cours d’analyse de faisabilité).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Objet de l’analyse technique et choix de la technologie
    2. Leçon 2 — Taille, capacité et dimensionnement des installations
    3. Leçon 3 — Localisation, implantation et programmation de la réalisation (PERT)
    4. Leçon 4 — Estimation des coûts, spécifications techniques et exigences environnementales

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 40 h de CM, 20 h de TD, 0 h de TP, soit 60 h de présentiel, et 60 h de TPE ; 6 crédits. Évaluation : contrôle continu (40 % : TD, dossier technique de groupe portant sur un projet réel de la région de l’étudiant) et examen terminal écrit (60 % : cas intégré de dimensionnement, localisation, programmation et estimation des coûts).

    Bibliographie

    • Werner Behrens, Peter M. Hawranek, Manual for the Preparation of Industrial Feasibility Studies, ONUDI (UNIDO), Vienne, 1991.
    • Manuel Bridier, Serge Michaïlof, Guide pratique d’analyse de projets, Economica.
    • Robert Houdayer, Évaluation financière des projets : ingénierie de projets et décision d’investissement, Economica.
    • Project Management Institute, A Guide to the Project Management Body of Knowledge (PMBOK Guide), 7e édition, PMI, 2021.
    • Banque mondiale, Environmental and Social Framework (Cadre environnemental et social), 2017.
  • Diagnostic et audit logistique

    Ce cours de fin de cursus (semestre 4) mobilise l’ensemble des acquis du Master pour conduire un diagnostic complet et un audit des processus logistiques d’une organisation : importateur ou distributeur, transporteur, entrepôt, opérateur minier ou organisation humanitaire. Le diagnostic donne une image globale de la performance et de la maturité de la fonction logistique ; l’audit vérifie, sur preuves, la conformité et l’efficacité des processus par rapport à un référentiel. Les deux démarches aboutissent à un rapport et à un plan d’amélioration chiffré. Le cours privilégie une approche de consultant : cadrage de mission, collecte de données, analyse quantitative (coûts, indicateurs, exactitude des stocks, taux de remplissage), constats fondés sur des preuves, recommandations priorisées et restitution à la direction.

    Objectifs d’apprentissage

    • Distinguer diagnostic et audit logistique et cadrer une mission (objectifs, périmètre, référentiel, planning).
    • Utiliser les outils d’analyse : cartographie, analyse ABC, structure des coûts logistiques, indicateurs de performance, grilles de maturité.
    • Appliquer les techniques d’audit : entretiens, observation, échantillonnage, tests de cheminement, comptages.
    • Identifier les dysfonctionnements, en quantifier l’impact et hiérarchiser les opportunités d’amélioration.
    • Rédiger et présenter un rapport d’audit logistique avec un plan d’action chiffré.

    Prérequis

    Connaissances en gestion logistique et supply chain management (stocks, transport, entreposage, tableaux de bord), notions de management de la qualité et d’audit.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Fondements du diagnostic logistique et démarche de mission
    2. Leçon 2 — Méthodes et outils d’analyse des processus logistiques
    3. Leçon 3 — Techniques d’audit et identification des dysfonctionnements
    4. Leçon 4 — Rapport d’audit, plan d’amélioration et étude de cas intégrée

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 10 h de CM, 10 h de TD, 0 h de TP et 20 h de TPE ; 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (40 % : quiz, exercices de TD, mini-diagnostic d’un processus réel en groupe) et examen terminal (60 %) sous forme d’étude de cas avec rédaction de constats et de recommandations.

    Bibliographie

    • Harrison, A., van Hoek, R. — Logistics Management and Strategy, Pearson.
    • Rushton, A., Croucher, P., Baker, P. — The Handbook of Logistics and Distribution Management, Kogan Page.
    • Frazelle, E. — World-Class Warehousing and Material Handling, McGraw-Hill.
    • ISO 19011:2018 — Lignes directrices pour l’audit des systèmes de management, Organisation internationale de normalisation.
    • ASCM — modèle SCOR (Supply Chain Operations Reference) et ses indicateurs de performance.
  • Analyse de faisabilité et économique de projet

    Le cours Analyse de faisabilité et économique de projet (UE3 — Analyse de faisabilité, semestre 3) forme à l’appréciation ex ante d’un projet d’investissement : est-il réalisable techniquement, commercialement, institutionnellement ? est-il rentable pour son promoteur (analyse financière) et pour la collectivité nationale (analyse économique) ? est-il robuste face aux risques ? Ces questions sont au cœur de l’instruction des projets par l’État du Niger, les collectivités, les banques et les partenaires techniques et financiers (Banque mondiale, BAD, Union européenne, agences des Nations unies). Le chargé de suivi-évaluation doit maîtriser ces méthodes : les hypothèses de l’étude de faisabilité deviennent les valeurs cibles du cadre de résultats, et l’évaluation ex post recalculera la rentabilité effective. Le cours alterne exposés, travaux dirigés chiffrés et TP guidés sur tableur (modélisation des flux, VAN/TRI, conversion aux prix de référence, tests de sensibilité).

    Objectifs d’apprentissage

    • Situer l’étude de faisabilité dans le cycle du projet et en décrire les volets (marché, technique, organisationnel, environnemental et social, financier, économique).
    • Estimer et projeter la demande d’un bien ou d’un service par des méthodes quantitatives (tendance, taux de croissance, normes de consommation).
    • Construire le tableau des flux de trésorerie d’un projet et calculer VAN, TRI, indice de profitabilité et délai de récupération actualisé.
    • Convertir les flux financiers en flux économiques (prix de référence, transferts, facteurs de conversion) et calculer VANE et TRIE.
    • Évaluer le risque d’un projet (sensibilité, valeurs de basculement, scénarios) et comparer des options par l’analyse coût-efficacité et multicritère.
    • Modéliser l’ensemble sur tableur et rédiger une note de recommandation argumentée.

    Prérequis

    Mathématiques financières (actualisation, annuités), notions de comptabilité (amortissement, BFR), statistiques descriptives, pratique d’Excel ou de LibreOffice Calc.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — L’étude de faisabilité : cycle du projet, étude de marché et prévision de la demande
    2. Leçon 2 — Analyse financière du projet : flux de trésorerie, VAN, TRI, indice de profitabilité et délai de récupération
    3. Leçon 3 — Analyse économique : prix de référence, méthode des effets et rentabilité pour la collectivité
    4. Leçon 4 — Risque, sensibilité, analyse coût-efficacité et multicritère : de l’analyse à la décision

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 20 h de TD, 20 h de TP (tableur), soit 60 h de présentiel, et 60 h de TPE ; 6 crédits. Évaluation : contrôle continu (40 % : TD notés, livrables des TP guidés, quiz) et examen terminal (60 % : étude de cas intégrée — évaluation financière et économique d’un projet nigérien avec note de recommandation).

    Bibliographie

    • Manuel Bridier, Serge Michaïlof, Guide pratique d’analyse de projets : évaluation et choix des projets d’investissement, Economica.
    • Marc Chervel, Michel Le Gall, Manuel d’évaluation économique des projets : la méthode des effets, Ministère de la Coopération (Paris).
    • Lyn Squire, Herman G. van der Tak, Economic Analysis of Projects, Johns Hopkins University Press pour la Banque mondiale, 1975.
    • Pedro Belli, Jock R. Anderson, Howard N. Barnum, John A. Dixon, Jee-Peng Tan, Economic Analysis of Investment Operations: Analytical Tools and Practical Applications, Banque mondiale, 2001.
    • Commission européenne, Guide to Cost-Benefit Analysis of Investment Projects — Economic appraisal tool for Cohesion Policy 2014-2020, 2014.
  • Comptabilité d’entreprises

    Ce cours de Comptabilité d’entreprises (UE2 — Outils de gestion, semestre 3) donne au futur chef de projet et au chargé de suivi-évaluation la maîtrise de la comptabilité générale selon le Système comptable OHADA révisé (SYSCOHADA révisé), applicable au Niger depuis le 1er janvier 2018 pour les comptes personnels des entités. Un gestionnaire de projet ne tient pas toujours lui-même les livres, mais il doit savoir lire une balance, contrôler une imputation, comprendre un état financier d’un prestataire ou d’une ONG partenaire, dialoguer avec l’expert-comptable et l’auditeur, et relier les chiffres comptables aux indicateurs de performance du projet. Le cours part des principes et du mécanisme de la partie double, traite les opérations courantes (achats, ventes, TVA, paie, trésorerie), puis les travaux d’inventaire et enfin la production et l’analyse des états financiers (bilan, compte de résultat, soldes intermédiaires de gestion, tableau des flux de trésorerie).

    Objectifs d’apprentissage

    • Expliquer le cadre conceptuel du SYSCOHADA révisé, ses principes comptables et la structure du plan de comptes (classes 1 à 9).
    • Enregistrer au journal les opérations courantes d’une entreprise nigérienne (achats, ventes, TVA à 19 %, paie, règlements) et établir une balance équilibrée.
    • Réaliser les travaux d’inventaire : amortissements linéaire et dégressif, dépréciations de créances, variations de stocks, charges et produits constatés d’avance.
    • Établir et interpréter le bilan, le compte de résultat et les soldes intermédiaires de gestion (marge, valeur ajoutée, EBE, résultat).
    • Calculer et commenter le fonds de roulement, le besoin en fonds de roulement, la trésorerie nette et la capacité d’autofinancement.
    • Faire le lien entre comptabilité d’entreprise, comptabilité de projet financé par un partenaire et exigences d’audit.

    Prérequis

    Notions de base de gestion et de mathématiques financières (pourcentages, prorata temporis) ; bonne pratique d’un tableur. Aucune formation comptable approfondie n’est exigée : les mécanismes sont repris depuis le début, mais à un rythme de Master.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Cadre comptable SYSCOHADA révisé et mécanismes de la partie double
    2. Leçon 2 — Enregistrement des opérations courantes : achats, ventes, TVA, paie et trésorerie
    3. Leçon 3 — Travaux d’inventaire : amortissements, dépréciations, stocks et régularisations
    4. Leçon 4 — États financiers, soldes intermédiaires de gestion et lecture financière au service du projet

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 26 h de cours magistral (CM), 14 h de travaux dirigés (TD), 0 h de TP, soit 40 h de présentiel, et 40 h de travail personnel de l’étudiant (TPE) ; 4 crédits. Évaluation : contrôle continu (40 % : exercices de TD, quiz en ligne, dossier de journalisation d’une PME ou d’une ONG) et examen terminal écrit de 3 heures (60 %) comportant des écritures, des travaux d’inventaire et l’analyse d’états financiers.

    Bibliographie

    • OHADA, Acte uniforme relatif au droit comptable et à l’information financière (AUDCIF) et Système comptable OHADA révisé, adoptés le 26 janvier 2017 (Journal officiel de l’OHADA, www.ohada.org).
    • OHADA, Plan comptable général OHADA — guide d’application du SYSCOHADA révisé, 2017.
    • Pierre Vernimmen, Pascal Quiry, Yann Le Fur, Finance d’entreprise, Dalloz (édition annuelle).
    • Robert Obert, Marie-Pierre Mairesse, Comptabilité et audit — DSCG 4, Dunod.
    • République du Niger, Code général des impôts (dispositions relatives à la TVA et à l’impôt sur les bénéfices), Direction générale des impôts.
  • Conférences thématiques d’actualités

    Ce séminaire de l’UE « Séminaire de formation » expose les étudiants aux tendances et aux défis émergents de la logistique, du management et du commerce international, et les entraîne à les analyser avec rigueur. Il combine des apports méthodologiques (veille, analyse critique des sources, note de synthèse), des dossiers thématiques (innovations technologiques, régulations internationales, management dans un environnement globalisé), des conférences d’experts invités (transitaires, douaniers, responsables logistiques d’entreprises minières, d’ONG ou de la grande distribution, représentants des conseils des chargeurs) et des débats. Le fil conducteur est la situation du Niger, pays enclavé dont les échanges dépendent de corridors internationaux et qui connaît depuis 2023 une recomposition importante de son environnement régional (sortie de la CEDEAO des pays de l’Alliance des États du Sahel, perturbations sur le corridor béninois, mise en service de l’oléoduc d’exportation vers le Bénin). Les données d’actualité citées sont indicatives et doivent être actualisées par la veille de chaque promotion.

    Objectifs d’apprentissage

    • Mettre en place un dispositif de veille et évaluer la fiabilité d’une source d’information.
    • Analyser l’impact des évolutions technologiques, économiques et réglementaires sur les chaînes logistiques.
    • Évaluer une innovation par un raisonnement coût-bénéfice et une analyse critique.
    • Discuter des défis du management dans un environnement globalisé et multiculturel.
    • Préparer, animer et synthétiser une conférence-débat, et rédiger une note de synthèse prospective.

    Prérequis

    Cours de base en logistique, management et commerce international (Incoterms, douane, transport).

    Plan du cours

    1. Thématiques d’actualité : méthode de veille, d’analyse et de synthèse
    2. Innovations technologiques dans la logistique
    3. Régulations internationales et recomposition du commerce
    4. Management globalisé, conférences d’experts, débats et perspectives

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 10 h de CM, 10 h de TD, 20 h de TP (ateliers de veille, préparation et animation des conférences-débats) et 40 h de TPE ; 4 crédits. Évaluation : contrôle continu (50 % : quiz, dossier de veille, participation aux conférences et débats) et épreuve terminale (50 % : note de synthèse individuelle sur un thème d’actualité).

    Bibliographie

    • Banque mondiale — Connecting to Compete: Trade Logistics in the Global Economy (rapports sur l’indice de performance logistique, LPI).
    • CNUCED — Review of Maritime Transport (rapport annuel).
    • Organisation mondiale du commerce — Accord sur la facilitation des échanges (entré en vigueur en 2017).
    • Union africaine — Accord portant création de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), 2018.
    • Hofstede, G. — Culture’s Consequences, Sage Publications.