École Privée d’Ingénierie du Niger — L’école du nouveau monde

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Semestre : Master S3

  • Enquêtes numériques

    Escroqueries en ligne, fraude au mobile money, compromission de courriel d’affaires, usurpation d’identité, chantage en ligne : la cybercriminalité touche chaque jour des particuliers, des entreprises et des administrations au Niger et implique souvent des auteurs, des données et des fonds situés à l’étranger. Ce cours forme à la conduite et à l’appui des enquêtes numériques : cadre procédural et déontologique, suivi des traces techniques et financières, recherche en sources ouvertes, analyse de liens, collecte probante des preuves en ligne et rédaction des actes et rapports destinés à l’autorité judiciaire. Il complète le cours de techniques de forensics numérique (analyse des supports) par la dimension d’enquête et d’imputation. Les références juridiques nigériennes sont présentées à titre indicatif et doivent être vérifiées dans leur version en vigueur.

    Objectifs d’apprentissage

    • Situer l’enquête numérique dans la procédure pénale nigérienne et la coopération internationale (conventions de Budapest et de Malabo).
    • Exploiter adresses IP, en-têtes de courriel, données DNS/WHOIS, téléphonie et flux financiers pour progresser vers l’identification.
    • Conduire une recherche en sources ouvertes légale, éthique et sécurisée, et analyser des réseaux de relations.
    • Collecter et préserver des preuves en ligne et mobiles de façon probante.
    • Rédiger procès-verbaux et rapport de synthèse, et collaborer efficacement avec les forces de l’ordre et les magistrats.

    Prérequis

    Techniques de forensics numérique (S3, suivi en parallèle), cadre légal et types de cybercrimes (S1), notions de réseaux (adressage IP, DNS, messagerie).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Cadre légal, acteurs et déontologie des enquêtes numériques
    2. Leçon 2 — Suivi des traces numériques et attribution
    3. Leçon 3 — Recherche en sources ouvertes et outils d’analyse
    4. Leçon 4 — Collecte des preuves, rapport d’enquête et dossier judiciaire

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD, 0 h de TP, 30 h de TPE ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (40 % : quiz, exercices de TD, dossier d’enquête fictive en groupe comprenant procès-verbaux et rapport de synthèse) et examen terminal écrit (60 %).

    Bibliographie

    • Casey, E., Digital Evidence and Computer Crime: Forensic Science, Computers, and the Internet, Academic Press (Elsevier).
    • Solomon, M. G., Rudolph, K., Tittel, E., Broom, N., Barrett, D., Computer Forensics JumpStart, Wiley (Sybex).
    • Conseil de l’Europe, Convention sur la cybercriminalité (Budapest, 2001) et son rapport explicatif.
    • Union africaine, Convention sur la cybersécurité et la protection des données à caractère personnel (Malabo, 2014).
    • IETF RFC 6302, Logging Recommendations for Internet-Facing Servers ; ISO/IEC 27037:2012.
  • Qualité logicielle : outils et méthodes

    Ce cours fondamental du Master 2 Génie Logiciel traite de la qualité du produit logiciel et des processus qui le fabriquent. Il donne aux futurs ingénieurs et chefs de projet les outils pour spécifier des exigences de qualité mesurables (ISO/IEC 25010), concevoir une stratégie de test, mener des revues et inspections, exploiter les métriques et l’analyse statique, maîtriser la configuration et automatiser la vérification par l’intégration continue, enfin évaluer la maturité d’une organisation (CMMI). Les cas sont tirés du contexte nigérien : plateforme de paiement mobile, application de gestion scolaire, logiciels bancaires et d’e-gouvernement, pour lesquels une défaillance a des conséquences financières et sociales directes. Il complète « Management de la qualité », centré sur l’organisation, par une approche technique et outillée.

    Objectifs d’apprentissage

    • Spécifier et évaluer la qualité d’un logiciel à l’aide du modèle ISO/IEC 25010 et d’un plan d’assurance qualité.
    • Concevoir une stratégie de test multi-niveaux et dériver des cas de test par des techniques boîte noire et boîte blanche.
    • Organiser des revues et inspections et interpréter des métriques (densité de défauts, DRE, couverture, complexité, fiabilité).
    • Mettre en place une gestion de configuration et une chaîne d’intégration continue avec des portes qualité.
    • Situer une organisation sur l’échelle de maturité CMMI et proposer un plan d’amélioration.

    Prérequis

    Programmation (Java, Python ou JavaScript), génie logiciel (cycles de vie, UML, méthodes agiles), utilisation de Git, notions de statistiques.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Modèles de qualité logicielle et assurance qualité
    2. Leçon 2 — Stratégies et techniques de test du logiciel
    3. Leçon 3 — Revues, inspections, analyse statique et métriques
    4. Leçon 4 — Gestion de configuration, intégration continue et maturité des processus

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 30 h de CM, 10 h de TD, 0 h de TP, 40 h de TPE, soit 80 h pour 4 crédits. Évaluation : contrôle continu (TD notés et projet : plan de test et pipeline d’intégration continue pour une application existante, 40 %) et examen terminal écrit (60 %).

    Bibliographie

    • ISO/IEC 25010 — Ingénierie des systèmes et du logiciel — Exigences et évaluation de la qualité (SQuaRE) — Modèle de qualité du produit ; ISO/IEC/IEEE 29119 — Tests du logiciel.
    • Glenford J. Myers, Corey Sandler, Tom Badgett, The Art of Software Testing, 3e éd., Wiley, 2011.
    • Ian Sommerville, Software Engineering, 10e éd., Pearson, 2015.
    • Jez Humble, David Farley, Continuous Delivery, Addison-Wesley, 2010.
    • Nicole Forsgren, Jez Humble, Gene Kim, Accelerate: The Science of Lean Software and DevOps, IT Revolution Press, 2018.
  • Gestion des incidents de sécurité

    Aucune organisation n’est à l’abri d’un incident de sécurité : hameçonnage, compromission de compte, rançongiciel, fuite de données, déni de service. Ce qui distingue une organisation résiliente, c’est sa capacité à détecter tôt, à répondre de façon coordonnée et à apprendre de chaque incident. Ce cours, complémentaire du cours de forensics numérique, forme à l’organisation d’un CSIRT/SOC, au tri et à la classification des alertes, aux stratégies de confinement, d’éradication et de récupération, à la communication de crise et au retour d’expérience, selon l’ISO/IEC 27035 et le NIST SP 800-61. Les cas sont tirés d’organisations nigériennes (banques, mobile money, télécoms, hôpitaux, administrations) et les TP se déroulent sur les machines virtuelles du laboratoire de l’étudiant.

    Objectifs d’apprentissage

    • Distinguer événement, alerte, incident et crise, et organiser une capacité de réponse (rôles, RACI, politique, playbooks).
    • Détecter, trier, classer et prioriser les incidents ; mesurer la détection (précision, rappel, MTTD).
    • Conduire analyse, confinement, éradication et récupération en préservant les preuves.
    • Communiquer et coordonner avec les parties internes et externes (CERT, régulateurs, autorités judiciaires) en appliquant le TLP.
    • Documenter un incident, en calculer le coût et conduire un retour d’expérience.

    Prérequis

    Principes de sécurité informatique, gestion des risques, administration Linux et Windows, notions de réseaux ; suivre en parallèle le cours de techniques de forensics numérique.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Fondamentaux et organisation de la gestion des incidents
    2. Leçon 2 — Détection, identification et classification des incidents
    3. Leçon 3 — Processus de réponse : analyse, confinement, éradication et récupération
    4. Leçon 4 — Communication, coordination, documentation et retour d’expérience

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 15 h de TD, 15 h de TP, 50 h de TPE ; 5 crédits. Évaluation : contrôle continu (40 % : quiz, comptes rendus des TP guidés — IDS Suricata, traitement d’un incident SSH simulé, exercice sur table) et examen terminal (60 %) sous forme d’étude de cas intégrée.

    Bibliographie

    • West-Brown, M. J., Stikvoort, D., Kossakowski, K.-P., Killcrece, G., Ruefle, R., Zajicek, M., Handbook for Computer Security Incident Response Teams (CSIRTs), CERT Coordination Center, Software Engineering Institute.
    • Luttgens, J. T., Pepe, M., Mandia, K., Incident Response & Computer Forensics, McGraw-Hill Education.
    • NIST SP 800-61, Computer Security Incident Handling Guide (Rev. 2) et Incident Response Recommendations and Considerations for Cybersecurity Risk Management (Rev. 3).
    • ISO/IEC 27035-1 et 27035-2, Gestion des incidents de sécurité de l’information.
    • FIRST, Traffic Light Protocol (TLP) 2.0 ; ENISA, Reference Incident Classification Taxonomy.
  • Management de la qualité

    Ce cours fondamental du Master 2 Génie Logiciel présente le management de la qualité comme démarche d’organisation au service de la satisfaction des clients et de la performance. Il s’adresse à de futurs chefs de projet, architectes et responsables de services informatiques qui devront intégrer une entreprise certifiée ISO 9001, préparer une certification, conduire un audit interne, piloter des indicateurs ou participer à l’évaluation de leur établissement par l’ANAQ-Sup. Les notions sont illustrées par des cas nigériens : éditeurs de logiciels, services informatiques de banques, opérateurs de mobile money, administrations et établissements d’enseignement supérieur. Le cours complète la matière « Qualité logicielle : outils et méthodes », centrée sur le produit logiciel, en se plaçant au niveau de l’organisation et de ses processus.

    Objectifs d’apprentissage

    • Définir la qualité et ses notions associées, et expliquer les sept principes de management de la qualité (ISO 9000:2015).
    • Évaluer les coûts de la qualité et de la non-qualité d’une organisation.
    • Interpréter les exigences de l’ISO 9001:2015 et construire une cartographie des processus avec ses indicateurs.
    • Utiliser les outils de la qualité (PDCA, QQOQCP, Ishikawa, 5 pourquoi, Pareto, AMDEC, cartes de contrôle) pour résoudre un problème.
    • Préparer et conduire un audit interne selon l’ISO 19011 et rédiger des fiches d’écart.
    • Situer la certification, le Lean, le Six Sigma et les modèles d’excellence dans une démarche d’amélioration continue.

    Prérequis

    Notions d’organisation des entreprises et de gestion de projet ; statistiques descriptives élémentaires (moyenne, écart type, pourcentages).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Concepts, enjeux et coûts de la qualité
    2. Leçon 2 — La norme ISO 9001 et le management par les processus
    3. Leçon 3 — Les outils de la qualité : PDCA, résolution de problèmes et AMDEC
    4. Leçon 4 — Audit qualité, certification et amélioration continue

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 30 h de CM, 10 h de TD, 0 h de TP, 40 h de TPE, soit 80 h pour 4 crédits. Évaluation : contrôle continu (études de cas en TD et dossier de groupe : cartographie des processus et plan d’audit d’une organisation réelle, 40 %) et examen terminal écrit (60 %).

    Bibliographie

    • ISO 9000:2015 — Systèmes de management de la qualité — Principes essentiels et vocabulaire ; ISO 9001:2015 — Exigences ; ISO 19011:2018 — Lignes directrices pour l’audit des systèmes de management.
    • W. Edwards Deming, Out of the Crisis, MIT Press, 1986.
    • Joseph M. Juran, A. Blanton Godfrey, Juran’s Quality Handbook, 5e éd., McGraw-Hill, 1999.
    • Kaoru Ishikawa, Guide to Quality Control, Asian Productivity Organization, 1976.
    • Masaaki Imai, Kaizen: The Key to Japan’s Competitive Success, McGraw-Hill, 1986.
  • Techniques de forensics numérique

    L’investigation numérique (forensics) consiste à identifier, collecter, préserver et analyser des traces numériques de façon rigoureuse et reproductible, afin qu’elles puissent servir de preuve devant la justice ou fonder les décisions d’une organisation après un incident. Ce cours forme aux méthodes et aux outils de l’expert : acquisition vérifiée par empreintes, chaîne de possession, analyse des systèmes de fichiers et des artefacts, exploitation des journaux et de la mémoire, construction de chronologies et rédaction du rapport. Il s’inscrit dans le cadre juridique nigérien (loi sur la cybercriminalité, Code de procédure pénale, protection des données personnelles, présentés à titre indicatif) et dans les normes ISO/IEC 27037 et suivantes. Tous les travaux pratiques se déroulent sur les machines virtuelles et supports de test du laboratoire de l’étudiant.

    Objectifs d’apprentissage

    • Appliquer les principes d’intégrité, de traçabilité et de reproductibilité et le processus ISO/IEC 27037.
    • Réaliser une acquisition vérifiée (bloqueur d’écriture, SHA-256) et tenir une chaîne de possession.
    • Utiliser et valider les outils d’analyse (EnCase, FTK, Autopsy/The Sleuth Kit) sur des systèmes de fichiers NTFS, FAT et ext4.
    • Interpréter artefacts Windows, journaux d’événements et données de mémoire, et construire une chronologie multi-sources.
    • Rédiger un rapport d’expertise factuel et recevable.

    Prérequis

    Administration des systèmes Windows et Linux, notions de systèmes de fichiers, principes de sécurité et de cryptographie (fonctions de hachage), bases du droit de la cybercriminalité (S1).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Fondements de l’investigation numérique et cadre juridique
    2. Leçon 2 — Collecte, acquisition et préservation des preuves numériques
    3. Leçon 3 — Outils d’analyse et examen des disques et des fichiers
    4. Leçon 4 — Journaux, mémoire, chronologie et rapport d’investigation

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 15 h de TD, 15 h de TP, 50 h de TPE ; 5 crédits. Évaluation : contrôle continu (40 % : quiz, exercices de TD, comptes rendus des trois TP guidés — acquisition, analyse Autopsy, journaux) et examen terminal (60 %) comprenant une étude de cas avec rédaction d’un extrait de rapport d’expertise.

    Bibliographie

    • Casey, E., Digital Evidence and Computer Crime: Forensic Science, Computers, and the Internet, Academic Press (Elsevier).
    • Carrier, B., File System Forensic Analysis, Addison-Wesley.
    • Sammons, J., The Basics of Digital Forensics, Syngress.
    • ISO/IEC 27037:2012, Lignes directrices pour l’identification, la collecte, l’acquisition et la préservation de preuves numériques ; ISO/IEC 27042 (analyse et interprétation).
    • NIST SP 800-86, Guide to Integrating Forensic Techniques into Incident Response ; IETF RFC 3227, Guidelines for Evidence Collection and Archiving.
  • Sécurisation des infrastructures critiques (réseaux électriques, financiers, etc.)

    Les réseaux électriques, les systèmes de paiement, les réseaux de télécommunication, l’eau, les transports et les services de l’État forment les infrastructures critiques dont dépend la vie quotidienne de la population nigérienne. Leur numérisation — systèmes industriels SCADA, plateformes de monnaie électronique, cœurs de réseau mobiles — les expose à des cyberattaques capables de provoquer des effets physiques et des crises majeures. Ce cours adopte une approche défensive : comprendre les menaces et les vulnérabilités pour concevoir des architectures sûres, détecter les attaques, assurer la continuité des services essentiels et coopérer avec les autorités publiques.

    Objectifs d’apprentissage

    • Définir et hiérarchiser les infrastructures critiques et analyser leurs interdépendances.
    • Identifier les sources de menace et les vulnérabilités propres aux environnements industriels, financiers et télécoms, en tirant les leçons de cas réels.
    • Concevoir une architecture segmentée (modèle de Purdue, zones et conduits IEC 62443) et un ensemble de mesures de défense en profondeur.
    • Quantifier les risques (ALE, ROSI) et la disponibilité d’architectures redondantes.
    • Élaborer une stratégie de résilience (BIA, RTO/RPO, PCA/PRI) et organiser la coordination avec régulateurs, CERT et services d’enquête.

    Prérequis

    Principes de sécurité informatique, architecture des réseaux et protocoles sécurisés (S1), analyse et gestion des risques (S1), sécurisation des systèmes (S2).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Infrastructures critiques : définitions, secteurs et interdépendances
    2. Leçon 2 — Menaces et vulnérabilités des infrastructures critiques
    3. Leçon 3 — Stratégies et techniques de sécurisation des infrastructures critiques
    4. Leçon 4 — Résilience, continuité des opérations et coordination avec les autorités

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 26 h de CM, 14 h de TD, 0 h de TP, 40 h de TPE ; 4 crédits. Évaluation : contrôle continu (40 % : quiz, exercices de TD, dossier de groupe consistant à concevoir la segmentation et le plan de continuité d’une infrastructure nigérienne fictive) et examen terminal écrit (60 %).

    Bibliographie

    • Lewis, T. G., Critical Infrastructure Protection in Homeland Security: Defending a Networked Nation, Wiley.
    • Knapp, E. D., Langill, J. T., Industrial Network Security, Syngress.
    • NIST, SP 800-82 Rev. 3, Guide to Operational Technology (OT) Security, et Cybersecurity Framework 2.0.
    • Série de normes IEC 62443 (sécurité des systèmes d’automatisation et de commande industriels) ; ISO 22301:2019 (systèmes de management de la continuité d’activité).
    • Rinaldi, S. M., Peerenboom, J. P., Kelly, T. K., « Identifying, Understanding, and Analyzing Critical Infrastructure Interdependencies », IEEE Control Systems Magazine, 2001.
  • Management de la qualité

    Ce cours de l’UE « Management des projets » donne aux futurs responsables de la sécurité des systèmes d’information la culture et les outils du management de la qualité. Les systèmes de management de la sécurité (ISO/IEC 27001), de la continuité (ISO 22301) ou des services informatiques (ISO/IEC 20000-1) reposent sur la même logique que l’ISO 9001 : orientation client, approche processus, pilotage par les risques et les indicateurs, audit et amélioration continue. Le cours s’appuie sur des cas nigériens : banques et microfinance, opérateurs télécoms et de paiement mobile, administrations, centres de formation.

    Objectifs d’apprentissage

    • Expliquer les concepts, l’évolution et les sept principes du management de la qualité.
    • Mesurer la performance qualité : coût d’obtention de la qualité, disponibilité, DPMO, niveau sigma, capabilité.
    • Interpréter les exigences de l’ISO 9001:2015 et préparer une certification, y compris intégrée avec l’ISO/IEC 27001.
    • Utiliser les outils de résolution de problèmes (Pareto, Ishikawa, AMDEC, cartes de contrôle) et piloter des processus.
    • Conduire une démarche d’amélioration continue (PDCA, Kaizen, 8D) et un audit selon l’ISO 19011.

    Prérequis

    Notions de gestion des opérations et des processus ; bases de statistiques descriptives (moyenne, écart-type, loi normale) ; connaissance générale des référentiels de sécurité vus en S1 (normes et politiques de sécurité).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Fondements du management de la qualité et coût de la qualité
    2. Leçon 2 — Normes et certifications : ISO 9001, Six Sigma et systèmes intégrés
    3. Leçon 3 — Outils de la qualité, gestion des processus et qualité totale
    4. Leçon 4 — Amélioration continue, audits qualité et gestion des non-conformités

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de cours magistral (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), 0 h de TP et 30 h de travail personnel de l’étudiant (TPE) ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (40 % : quiz en ligne, exercices de TD, étude de cas en groupe portant sur l’audit d’un processus réel) et examen terminal écrit (60 %) comportant des calculs d’indicateurs et un cas intégré.

    Bibliographie

    • Oakland, J. S., Oakland on Quality Management, Routledge.
    • Dale, B. G., van der Wiele, T., van Iwaarden, J., Managing Quality, Wiley-Blackwell.
    • Deming, W. E., Out of the Crisis, MIT Press.
    • Juran, J. M., Godfrey, A. B., Juran’s Quality Handbook, McGraw-Hill.
    • Normes ISO 9000:2015 (principes essentiels et vocabulaire), ISO 9001:2015 (exigences) et ISO 19011:2018 (lignes directrices pour l’audit), ISO.
  • Management stratégique

    Ce cours développe une compréhension approfondie du management stratégique, la discipline qui oriente une organisation vers ses objectifs de long terme. Il suit le processus stratégique complet : diagnostic de l’environnement externe (PESTEL, 5 forces de Porter) et interne (chaîne de valeur, ressources, VRIO, SWOT), formulation des stratégies aux trois niveaux (corporate, business, fonctionnel) avec les outils classiques (stratégies génériques de Porter, matrices d’Ansoff et BCG), puis mise en œuvre (alignement organisationnel, conduite du changement), évaluation et contrôle (Balanced Scorecard, indicateurs). Les cas pratiques sont ancrés dans le contexte nigérien et ouest-africain (banques, opérateurs, fintechs, entreprises de services numériques), avec des exercices chiffrés (point mort, marge, taux de réalisation).

    Objectifs d’apprentissage

    • Comprendre les fondements et les niveaux du management stratégique.
    • Analyser l’environnement externe (PESTEL, 5 forces) et interne (chaîne de valeur, VRIO, SWOT).
    • Formuler des stratégies cohérentes (Porter, Ansoff, BCG).
    • Déployer une stratégie : alignement organisationnel et conduite du changement.
    • Évaluer et contrôler la stratégie avec un tableau de bord prospectif et des indicateurs.
    • Réaliser des calculs de gestion utiles à la décision (point mort, marge, taux de réalisation).

    Prérequis

    Connaissances de base en gestion et en théorie des organisations ; notions de comptabilité et d’analyse de marché.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Fondements et analyse de l’environnement externe
    2. Leçon 2 — Diagnostic interne : chaîne de valeur, VRIO et SWOT
    3. Leçon 3 — Formulation des stratégies : Porter, Ansoff, BCG
    4. Leçon 4 — Mise en œuvre, tableau de bord prospectif et contrôle

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : CM 20 h, TD 10 h, TP 0 h, TPE 30 h (3 crédits). Contrôle continu (TD, études de cas stratégiques nigériennes, calculs de gestion) et examen terminal (diagnostic complet d’un cas, formulation et justification de choix stratégiques).

    Bibliographie

    • Johnson, G., Scholes, K. & Whittington, R. Stratégique (Exploring Strategy), Pearson.
    • Porter, M. E. Competitive Strategy: Techniques for Analyzing Industries and Competitors, Free Press.
    • Kaplan, R. & Norton, D. The Balanced Scorecard, Harvard Business School Press.
    • Mintzberg, H. Grandeur et décadence de la planification stratégique, Dunod.
  • Séminaire de préparation au mémoire

    Ce séminaire accompagne les étudiants de Master pendant la phase de réalisation de leur mémoire de fin d’études ou de leur projet professionnel en management des ressources humaines. Là où le cours « Choix du sujet et préparation de la méthodologie » a permis de construire la problématique et le protocole, ce séminaire porte sur la production et la défense du travail : structurer le document, respecter les normes académiques (citations, bibliographie, présentation), rédiger dans un style scientifique clair, présenter des résultats, préparer la soutenance devant un jury et intégrer efficacement les retours de l’encadreur et des pairs. Il fonctionne en ateliers combinant apports, exemples de mémoires RH nigériens et travail sur les chapitres de l’étudiant. Les règles de format indiquées sont des standards usuels ; le guide officiel du mémoire d’EPI-NIGER prévaut en cas de différence.

    Objectifs d’apprentissage

    • Structurer un mémoire de Master selon les standards académiques et professionnels.
    • Appliquer les normes de citation et de référencement (APA 7e édition) et prévenir le plagiat.
    • Rédiger dans un style scientifique : argumentation, présentation et discussion des résultats.
    • Préparer un support et un discours de soutenance, et répondre aux questions du jury.
    • Organiser la révision continue à partir des retours (encadreur, pairs, jury).

    Prérequis

    Choix du Sujet et Préparation de la Méthodologie (CSP5351).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Structure du mémoire et normes de présentation
    2. Leçon 2 — Rédaction scientifique : style, argumentation et présentation des résultats
    3. Leçon 3 — Préparation et conduite de la soutenance orale
    4. Leçon 4 — Feedback et amélioration continue du travail de recherche

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD, 0 h de TP, 30 h de TPE (3 crédits). Contrôle continu (40 %) : remise de chapitres selon un calendrier, fiches de révision, participation aux ateliers de relecture. Évaluation finale (60 %) : soutenance blanche devant un jury d’enseignants avec dossier écrit intermédiaire.

    Bibliographie

    • Becker, H. S. (2007). Writing for Social Scientists: How to Start and Finish Your Thesis, Book, or Article. University of Chicago Press.
    • American Psychological Association (2020). Publication Manual of the American Psychological Association (7e éd.). APA.
    • Beaud, M. (2006). L’art de la thèse. La Découverte.
    • Booth, W. C., Colomb, G. G. et Williams, J. M. (2008). The Craft of Research. University of Chicago Press.
    • Quivy, R. et Van Campenhoudt, L. (2006). Manuel de recherche en sciences sociales. Dunod.
  • Choix du sujet et préparation de la méthodologie

    Le mémoire de Master professionnel en management des ressources humaines est un travail de recherche appliquée : il part d’un problème réel observé dans une organisation (entreprise, administration, ONG) et y répond avec une démarche méthodique et des données. Ce cours accompagne l’étudiant dans les étapes décisives qui précèdent la collecte : choisir un sujet pertinent et faisable, construire une problématique solide, formuler questions, objectifs et hypothèses, puis choisir les outils méthodologiques quantitatifs, qualitatifs ou mixtes et bâtir un plan de recherche réaliste. Il s’appuie sur les ouvrages de référence de Quivy et Van Campenhoudt et de Creswell, et sur des exemples de sujets RH ancrés dans le contexte nigérien. À l’issue du cours, chaque étudiant dépose un projet de mémoire (protocole de recherche) validé par son encadreur.

    Objectifs d’apprentissage

    • Transformer un thème en sujet de recherche délimité, pertinent et faisable.
    • Formuler une question de recherche, une problématique, des objectifs et des hypothèses cohérents.
    • Construire un modèle d’analyse (concepts, dimensions, indicateurs).
    • Choisir, concevoir et justifier des outils quantitatifs (questionnaire, échantillonnage, tests) et qualitatifs (entretiens, analyse de contenu).
    • Élaborer un protocole et un calendrier de recherche respectant l’éthique.

    Prérequis

    Méthodologie de la Recherche (MRG4151).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Identifier un sujet de recherche pertinent et faisable
    2. Leçon 2 — Construire la problématique, les questions et les hypothèses de recherche
    3. Leçon 3 — Choisir et concevoir les outils quantitatifs
    4. Leçon 4 — Méthodes qualitatives, méthodes mixtes et plan de recherche

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD, 0 h de TP, 30 h de TPE (3 crédits). Contrôle continu : fiche de sujet, note de problématique et exercices de TD (40 %) ; évaluation finale : projet de mémoire écrit (protocole de 10 à 15 pages) et sa présentation orale (60 %).

    Bibliographie

    • Creswell, J. W. (2013). Research Design: Qualitative, Quantitative, and Mixed Methods Approaches. Sage.
    • Quivy, R. et Van Campenhoudt, L. (2006). Manuel de recherche en sciences sociales. Dunod.
    • Thiétart, R.-A. et al. (2014). Méthodes de recherche en management. Dunod.
    • Miles, M. B., Huberman, A. M. et Saldaña, J. (2014). Qualitative Data Analysis. Sage.
    • Saunders, M., Lewis, P. et Thornhill, A. (2019). Research Methods for Business Students. Pearson.