École Privée d’Ingénierie du Niger — L’école du nouveau monde

✉ elearning@epiniger.edu.ne    🌐 epiniger.edu.ne

Semestre : Master S3

  • MS Project

    Le cours MS Project (UE5 — Outils de base, semestre 3) forme à l’utilisation professionnelle du logiciel Microsoft Project pour planifier, budgéter et suivre un projet. L’outil est très utilisé par les bureaux d’études, les entreprises de travaux et les unités de gestion de projets financés par les partenaires techniques et financiers ; il est souvent exigé pour la production du plan de travail, du chronogramme d’exécution et des rapports d’avancement. Le cours n’est pas une simple formation aux menus : il relie chaque fonction du logiciel aux concepts de la gestion de projet (WBS, réseau, chemin critique, charge de travail, nivellement, budget, planification initiale, valeur acquise), afin que l’étudiant sache contrôler ce que calcule le logiciel. Un projet fil rouge accompagne les quatre leçons : la réalisation d’une mini-adduction d’eau potable (mini-AEP) solaire dans la région de Zinder. Les TP guidés sont réalisables sous MS Project (versions récentes, libellés français) ; les étudiants sans licence peuvent utiliser un logiciel libre équivalent (ProjectLibre, GanttProject), les principes étant identiques.

    Objectifs d’apprentissage

    • Paramétrer un projet : date de début, options de planification, calendrier de travail intégrant les jours fériés du Niger.
    • Construire une structure de découpage du projet (WBS) avec tâches récapitulatives, jalons et codes WBS.
    • Définir des dépendances (FD, DD, FF, DF, avec décalages), des contraintes, et identifier le chemin critique et les marges.
    • Créer des ressources (travail, matériel, coût), les affecter, maîtriser la relation Travail = Durée × Unités et résoudre les surutilisations.
    • Produire le budget du projet, enregistrer une planification initiale, saisir l’avancement et analyser les écarts par la méthode de la valeur acquise.
    • Éditer des rapports d’avancement exploitables par une unité de gestion et un bailleur.

    Prérequis

    Notions de planification de projet (WBS, réseau PERT, diagramme de Gantt), bureautique courante. Un ordinateur avec MS Project ou un logiciel libre équivalent est nécessaire pour les TP.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Prise en main de MS Project : paramétrage, calendriers et structure de découpage du projet
    2. Leçon 2 — Liens, contraintes et chemin critique : construire un planning réaliste
    3. Leçon 3 — Ressources, affectations et coûts : du planning au budget
    4. Leçon 4 — Planification initiale, suivi de l’avancement et valeur acquise

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 10 h de CM, 10 h de TD, 20 h de TP sur poste, soit 40 h de présentiel, et 40 h de TPE ; 4 crédits. Évaluation : contrôle continu (50 % : fichiers .mpp des TP guidés, quiz) et examen terminal sur machine (50 % : planification complète d’un projet à partir d’un cahier des charges, avec budget, chemin critique, planification initiale, mise à jour et analyse de la valeur acquise).

    Bibliographie

    • Carl Chatfield, Timothy Johnson, Microsoft Project Step by Step, Microsoft Press (éditions successives selon la version du logiciel).
    • Project Management Institute, A Guide to the Project Management Body of Knowledge (PMBOK Guide), 7e édition, PMI, 2021.
    • Project Management Institute, Practice Standard for Scheduling, 3e édition, PMI, 2019.
    • Project Management Institute, Practice Standard for Earned Value Management, 2e édition, PMI, 2011.
    • Microsoft, documentation officielle de Microsoft Project (support.microsoft.com), rubriques planification, ressources et valeur acquise.
  • Analyse technique des projets

    Le cours Analyse technique des projets (UE4 — Planification des projets, semestre 3) traite du volet de l’étude de faisabilité qui définit comment le projet sera réalisé : processus et technologie, taille et capacité, localisation, programme de réalisation, estimation des coûts d’investissement et d’exploitation, spécifications techniques et prise en compte des exigences environnementales et sociales. L’analyse technique conditionne toutes les autres analyses : une capacité surdimensionnée ruine la rentabilité, une technologie inadaptée au contexte sahélien (chaleur, poussière, faible disponibilité des pièces détachées) compromet la durabilité, une estimation de coûts sous-évaluée conduit à des avenants et à des retards. Le cours s’appuie sur des cas nigériens : hydraulique villageoise, aménagements hydro-agricoles, unités de transformation agroalimentaire, infrastructures scolaires et sanitaires. Le chargé de suivi-évaluation y apprend également à identifier les paramètres techniques qui deviendront des indicateurs de suivi (taux d’avancement physique, débit, taux de fonctionnalité des ouvrages).

    Objectifs d’apprentissage

    • Expliquer le rôle de l’analyse technique dans l’étude de faisabilité et ses liens avec les analyses de marché, financière et économique.
    • Comparer des options technologiques selon des critères techniques, économiques (coût actualisé) et de durabilité.
    • Déterminer la taille optimale d’un projet et dimensionner des installations à partir de la demande et des contraintes techniques.
    • Choisir une localisation par des méthodes quantitatives (facteurs pondérés, centre de gravité) et programmer la réalisation avec la méthode PERT.
    • Établir un devis quantitatif et estimatif, intégrer les imprévus et construire un échéancier des investissements.
    • Intégrer les spécifications techniques, les procédures de passation et les exigences d’évaluation environnementale et sociale.

    Prérequis

    Notions de gestion de projet (cycle, WBS), mathématiques financières (actualisation), statistiques de base (loi normale), analyse de la demande (cours d’analyse de faisabilité).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Objet de l’analyse technique et choix de la technologie
    2. Leçon 2 — Taille, capacité et dimensionnement des installations
    3. Leçon 3 — Localisation, implantation et programmation de la réalisation (PERT)
    4. Leçon 4 — Estimation des coûts, spécifications techniques et exigences environnementales

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 40 h de CM, 20 h de TD, 0 h de TP, soit 60 h de présentiel, et 60 h de TPE ; 6 crédits. Évaluation : contrôle continu (40 % : TD, dossier technique de groupe portant sur un projet réel de la région de l’étudiant) et examen terminal écrit (60 % : cas intégré de dimensionnement, localisation, programmation et estimation des coûts).

    Bibliographie

    • Werner Behrens, Peter M. Hawranek, Manual for the Preparation of Industrial Feasibility Studies, ONUDI (UNIDO), Vienne, 1991.
    • Manuel Bridier, Serge Michaïlof, Guide pratique d’analyse de projets, Economica.
    • Robert Houdayer, Évaluation financière des projets : ingénierie de projets et décision d’investissement, Economica.
    • Project Management Institute, A Guide to the Project Management Body of Knowledge (PMBOK Guide), 7e édition, PMI, 2021.
    • Banque mondiale, Environmental and Social Framework (Cadre environnemental et social), 2017.
  • Analyse de faisabilité et économique de projet

    Le cours Analyse de faisabilité et économique de projet (UE3 — Analyse de faisabilité, semestre 3) forme à l’appréciation ex ante d’un projet d’investissement : est-il réalisable techniquement, commercialement, institutionnellement ? est-il rentable pour son promoteur (analyse financière) et pour la collectivité nationale (analyse économique) ? est-il robuste face aux risques ? Ces questions sont au cœur de l’instruction des projets par l’État du Niger, les collectivités, les banques et les partenaires techniques et financiers (Banque mondiale, BAD, Union européenne, agences des Nations unies). Le chargé de suivi-évaluation doit maîtriser ces méthodes : les hypothèses de l’étude de faisabilité deviennent les valeurs cibles du cadre de résultats, et l’évaluation ex post recalculera la rentabilité effective. Le cours alterne exposés, travaux dirigés chiffrés et TP guidés sur tableur (modélisation des flux, VAN/TRI, conversion aux prix de référence, tests de sensibilité).

    Objectifs d’apprentissage

    • Situer l’étude de faisabilité dans le cycle du projet et en décrire les volets (marché, technique, organisationnel, environnemental et social, financier, économique).
    • Estimer et projeter la demande d’un bien ou d’un service par des méthodes quantitatives (tendance, taux de croissance, normes de consommation).
    • Construire le tableau des flux de trésorerie d’un projet et calculer VAN, TRI, indice de profitabilité et délai de récupération actualisé.
    • Convertir les flux financiers en flux économiques (prix de référence, transferts, facteurs de conversion) et calculer VANE et TRIE.
    • Évaluer le risque d’un projet (sensibilité, valeurs de basculement, scénarios) et comparer des options par l’analyse coût-efficacité et multicritère.
    • Modéliser l’ensemble sur tableur et rédiger une note de recommandation argumentée.

    Prérequis

    Mathématiques financières (actualisation, annuités), notions de comptabilité (amortissement, BFR), statistiques descriptives, pratique d’Excel ou de LibreOffice Calc.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — L’étude de faisabilité : cycle du projet, étude de marché et prévision de la demande
    2. Leçon 2 — Analyse financière du projet : flux de trésorerie, VAN, TRI, indice de profitabilité et délai de récupération
    3. Leçon 3 — Analyse économique : prix de référence, méthode des effets et rentabilité pour la collectivité
    4. Leçon 4 — Risque, sensibilité, analyse coût-efficacité et multicritère : de l’analyse à la décision

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 20 h de TD, 20 h de TP (tableur), soit 60 h de présentiel, et 60 h de TPE ; 6 crédits. Évaluation : contrôle continu (40 % : TD notés, livrables des TP guidés, quiz) et examen terminal (60 % : étude de cas intégrée — évaluation financière et économique d’un projet nigérien avec note de recommandation).

    Bibliographie

    • Manuel Bridier, Serge Michaïlof, Guide pratique d’analyse de projets : évaluation et choix des projets d’investissement, Economica.
    • Marc Chervel, Michel Le Gall, Manuel d’évaluation économique des projets : la méthode des effets, Ministère de la Coopération (Paris).
    • Lyn Squire, Herman G. van der Tak, Economic Analysis of Projects, Johns Hopkins University Press pour la Banque mondiale, 1975.
    • Pedro Belli, Jock R. Anderson, Howard N. Barnum, John A. Dixon, Jee-Peng Tan, Economic Analysis of Investment Operations: Analytical Tools and Practical Applications, Banque mondiale, 2001.
    • Commission européenne, Guide to Cost-Benefit Analysis of Investment Projects — Economic appraisal tool for Cohesion Policy 2014-2020, 2014.
  • Comptabilité d’entreprises

    Ce cours de Comptabilité d’entreprises (UE2 — Outils de gestion, semestre 3) donne au futur chef de projet et au chargé de suivi-évaluation la maîtrise de la comptabilité générale selon le Système comptable OHADA révisé (SYSCOHADA révisé), applicable au Niger depuis le 1er janvier 2018 pour les comptes personnels des entités. Un gestionnaire de projet ne tient pas toujours lui-même les livres, mais il doit savoir lire une balance, contrôler une imputation, comprendre un état financier d’un prestataire ou d’une ONG partenaire, dialoguer avec l’expert-comptable et l’auditeur, et relier les chiffres comptables aux indicateurs de performance du projet. Le cours part des principes et du mécanisme de la partie double, traite les opérations courantes (achats, ventes, TVA, paie, trésorerie), puis les travaux d’inventaire et enfin la production et l’analyse des états financiers (bilan, compte de résultat, soldes intermédiaires de gestion, tableau des flux de trésorerie).

    Objectifs d’apprentissage

    • Expliquer le cadre conceptuel du SYSCOHADA révisé, ses principes comptables et la structure du plan de comptes (classes 1 à 9).
    • Enregistrer au journal les opérations courantes d’une entreprise nigérienne (achats, ventes, TVA à 19 %, paie, règlements) et établir une balance équilibrée.
    • Réaliser les travaux d’inventaire : amortissements linéaire et dégressif, dépréciations de créances, variations de stocks, charges et produits constatés d’avance.
    • Établir et interpréter le bilan, le compte de résultat et les soldes intermédiaires de gestion (marge, valeur ajoutée, EBE, résultat).
    • Calculer et commenter le fonds de roulement, le besoin en fonds de roulement, la trésorerie nette et la capacité d’autofinancement.
    • Faire le lien entre comptabilité d’entreprise, comptabilité de projet financé par un partenaire et exigences d’audit.

    Prérequis

    Notions de base de gestion et de mathématiques financières (pourcentages, prorata temporis) ; bonne pratique d’un tableur. Aucune formation comptable approfondie n’est exigée : les mécanismes sont repris depuis le début, mais à un rythme de Master.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Cadre comptable SYSCOHADA révisé et mécanismes de la partie double
    2. Leçon 2 — Enregistrement des opérations courantes : achats, ventes, TVA, paie et trésorerie
    3. Leçon 3 — Travaux d’inventaire : amortissements, dépréciations, stocks et régularisations
    4. Leçon 4 — États financiers, soldes intermédiaires de gestion et lecture financière au service du projet

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 26 h de cours magistral (CM), 14 h de travaux dirigés (TD), 0 h de TP, soit 40 h de présentiel, et 40 h de travail personnel de l’étudiant (TPE) ; 4 crédits. Évaluation : contrôle continu (40 % : exercices de TD, quiz en ligne, dossier de journalisation d’une PME ou d’une ONG) et examen terminal écrit de 3 heures (60 %) comportant des écritures, des travaux d’inventaire et l’analyse d’états financiers.

    Bibliographie

    • OHADA, Acte uniforme relatif au droit comptable et à l’information financière (AUDCIF) et Système comptable OHADA révisé, adoptés le 26 janvier 2017 (Journal officiel de l’OHADA, www.ohada.org).
    • OHADA, Plan comptable général OHADA — guide d’application du SYSCOHADA révisé, 2017.
    • Pierre Vernimmen, Pascal Quiry, Yann Le Fur, Finance d’entreprise, Dalloz (édition annuelle).
    • Robert Obert, Marie-Pierre Mairesse, Comptabilité et audit — DSCG 4, Dunod.
    • République du Niger, Code général des impôts (dispositions relatives à la TVA et à l’impôt sur les bénéfices), Direction générale des impôts.
  • Conférences thématiques d’actualités

    Ce séminaire de l’UE « Séminaire de formation » expose les étudiants aux tendances et aux défis émergents de la logistique, du management et du commerce international, et les entraîne à les analyser avec rigueur. Il combine des apports méthodologiques (veille, analyse critique des sources, note de synthèse), des dossiers thématiques (innovations technologiques, régulations internationales, management dans un environnement globalisé), des conférences d’experts invités (transitaires, douaniers, responsables logistiques d’entreprises minières, d’ONG ou de la grande distribution, représentants des conseils des chargeurs) et des débats. Le fil conducteur est la situation du Niger, pays enclavé dont les échanges dépendent de corridors internationaux et qui connaît depuis 2023 une recomposition importante de son environnement régional (sortie de la CEDEAO des pays de l’Alliance des États du Sahel, perturbations sur le corridor béninois, mise en service de l’oléoduc d’exportation vers le Bénin). Les données d’actualité citées sont indicatives et doivent être actualisées par la veille de chaque promotion.

    Objectifs d’apprentissage

    • Mettre en place un dispositif de veille et évaluer la fiabilité d’une source d’information.
    • Analyser l’impact des évolutions technologiques, économiques et réglementaires sur les chaînes logistiques.
    • Évaluer une innovation par un raisonnement coût-bénéfice et une analyse critique.
    • Discuter des défis du management dans un environnement globalisé et multiculturel.
    • Préparer, animer et synthétiser une conférence-débat, et rédiger une note de synthèse prospective.

    Prérequis

    Cours de base en logistique, management et commerce international (Incoterms, douane, transport).

    Plan du cours

    1. Thématiques d’actualité : méthode de veille, d’analyse et de synthèse
    2. Innovations technologiques dans la logistique
    3. Régulations internationales et recomposition du commerce
    4. Management globalisé, conférences d’experts, débats et perspectives

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 10 h de CM, 10 h de TD, 20 h de TP (ateliers de veille, préparation et animation des conférences-débats) et 40 h de TPE ; 4 crédits. Évaluation : contrôle continu (50 % : quiz, dossier de veille, participation aux conférences et débats) et épreuve terminale (50 % : note de synthèse individuelle sur un thème d’actualité).

    Bibliographie

    • Banque mondiale — Connecting to Compete: Trade Logistics in the Global Economy (rapports sur l’indice de performance logistique, LPI).
    • CNUCED — Review of Maritime Transport (rapport annuel).
    • Organisation mondiale du commerce — Accord sur la facilitation des échanges (entré en vigueur en 2017).
    • Union africaine — Accord portant création de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), 2018.
    • Hofstede, G. — Culture’s Consequences, Sage Publications.
  • Management des projets

    Ce cours de Master (S3) approfondit le management des projets au-delà des bases de planification acquises en première année. Il s’adresse aux futurs chefs de projet et responsables de suivi-évaluation appelés à piloter des projets complexes, multi-acteurs et multi-bailleurs au Niger : programmes de résilience à Tillabéri, programmes de forages à Zinder, construction d’infrastructures sociales, projets de gouvernance locale. Il couvre les référentiels professionnels (PMBOK, PRINCE2, ISO 21502), la gouvernance et le cadrage, la maîtrise intégrée des délais et des coûts (PERT probabiliste, compression, courbe en S), la méthode de la valeur acquise, le management des risques, ainsi que la dimension humaine et la clôture. L’utilisation du logiciel est traitée dans le cours MS Project ; le présent cours en fournit les fondements de décision.

    Objectifs d’apprentissage

    • Comparer les référentiels PMBOK, PRINCE2 et ISO 21502 et concevoir la gouvernance d’un projet.
    • Rédiger une charte de projet et un plan de management intégré.
    • Calculer une durée probabiliste (PERT), une probabilité de respect du délai et une compression au moindre coût.
    • Piloter un projet par la valeur acquise (CPI, SPI, EAC, TCPI) et en tirer des décisions.
    • Identifier, évaluer et traiter les risques (matrice, valeur monétaire attendue, réserves).
    • Gérer les parties prenantes, l’équipe, les changements et la clôture du projet.

    Prérequis

    Planification des projets (S1), processus de conception des projets et cadre logique (S2), notions de statistique (loi normale).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Référentiels, gouvernance et cadrage du projet
    2. Leçon 2 — Maîtrise des délais et des coûts : PERT probabiliste, compression et budget
    3. Leçon 3 — Valeur acquise et management des risques
    4. Leçon 4 — Parties prenantes, équipe, maîtrise des changements et clôture

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 26 h de cours (CM), 14 h de travaux dirigés (TD), 0 h de TP, 40 h de travail personnel (TPE) ; 4 crédits. Évaluation : contrôle continu (40 % : quiz, études de cas chiffrées en TD, dossier de pilotage d’un projet en groupe) et examen terminal écrit (60 %) sur un cas intégré (PERT, valeur acquise, risques).

    Bibliographie

    • Project Management Institute, Guide du Corpus des connaissances en management de projet (Guide PMBOK), 7e édition, PMI, 2021.
    • AXELOS, Managing Successful Projects with PRINCE2, TSO/AXELOS.
    • ISO 21502:2020, Management de projets, programmes et portefeuilles — Lignes directrices pour le management de projet.
    • Kerzner H., Project Management: A Systems Approach to Planning, Scheduling, and Controlling, Wiley.
    • PM4NGOs, Guide PMD Pro — Gestion de projets pour les professionnels du développement.
  • Conception de tableau de bord logistique niveau 3

    Ce cours de niveau 3 prolonge le niveau 2 (KPI, fiches indicateurs, conception et outils) et vise la maîtrise des tableaux de bord avancés au service du pilotage stratégique et opérationnel. Il aborde l’architecture décisionnelle et la déclinaison des indicateurs en arbres et en cascades multi-niveaux, les techniques avancées de design et de visualisation (principes de Stephen Few, cartes de contrôle statistique, Pareto), l’intégration de données en temps réel issues de la télématique et du Big Data, puis l’usage du tableau de bord pour piloter la performance (Balanced Scorecard logistique, prévision, animation). Les études de cas portent sur des flottes du corridor Cotonou–Niamey, la logistique minière et la logistique humanitaire au Niger.

    Objectifs d’apprentissage

    • Concevoir une architecture décisionnelle (entrepôt de données, modèle en étoile, granularité) pour la logistique.
    • Construire des arbres de KPI et des cascades d’objectifs multi-dimensionnels et multi-niveaux.
    • Appliquer les techniques avancées de visualisation et de maîtrise statistique à un tableau de bord.
    • Intégrer des flux de données en temps réel (GPS, IoT) et évaluer leur qualité et leur volumétrie.
    • Utiliser le tableau de bord pour le pilotage stratégique : Balanced Scorecard, prévision, plan d’actions.
    • Évaluer la valeur d’un projet de tableau de bord et en conduire l’animation.

    Prérequis

    Conception de tableau de bord logistique niveau 2 (KPI, fiches indicateurs, seuils, tableur et outil de BI), statistiques descriptives, notions de contrôle de gestion.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Architecture décisionnelle, arbres de KPI et cascade multi-niveaux
    2. Leçon 2 — Design avancé et visualisation analytique des données logistiques
    3. Leçon 3 — Intégration de données en temps réel et Big Data logistique
    4. Leçon 4 — Pilotage stratégique et opérationnel par les tableaux de bord : études de cas

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 40 h de cours magistral (CM), 20 h de travaux dirigés (TD), 0 h de TP et 60 h de travail personnel (TPE) ; 6 crédits. Évaluation : contrôle continu (40 % : quiz, TD, projet de tableau de bord en binôme avec soutenance courte) et examen terminal écrit (60 %) sous forme d’étude de cas intégrée.

    Bibliographie

    • Few, S., Information Dashboard Design: Displaying Data for At-a-Glance Monitoring, Analytics Press, 2013.
    • Eckerson, W. W., Performance Dashboards: Measuring, Monitoring, and Managing Your Business, Wiley.
    • Kaplan, R. S. et Norton, D. P., Strategy Maps, Harvard Business School Press, 2004.
    • Kimball, R. et Ross, M., The Data Warehouse Toolkit, Wiley.
    • Montgomery, D. C., Introduction to Statistical Quality Control, Wiley.
  • Logistique humanitaire

    La logistique représente une part majeure des dépenses des opérations humanitaires : acheminer des vivres, de l’eau, des abris, des médicaments et du matériel vers des populations affectées, souvent dans des zones difficiles d’accès et peu sûres, dans des délais très courts et avec des ressources limitées. Le Niger est un terrain majeur de l’action humanitaire : crises alimentaires et nutritionnelles récurrentes, inondations (Niamey et vallée du fleuve en 2020, inondations étendues en 2024), déplacements de populations dans les régions de Tillabéri, Tahoua, Diffa et Maradi, accueil de réfugiés. Les acteurs sont nombreux : Gouvernement (Ministère en charge de l’action humanitaire et de la gestion des catastrophes, dispositif national de prévention et de gestion des crises alimentaires, OPVN), agences des Nations unies (PAM, UNICEF, HCR, OCHA), Croix-Rouge nigérienne et Mouvement international, ONG nationales et internationales, transporteurs et fournisseurs privés.

    Ce cours donne aux futurs cadres les méthodes pour planifier et gérer une chaîne d’approvisionnement humanitaire : évaluation des besoins, calcul des rations et des tonnages, plan de transport, gestion d’entrepôts temporaires, traçabilité, coordination et mesure de la performance. Il comprend trois TP guidés.

    Objectifs d’apprentissage

    • Expliquer les spécificités de la logistique humanitaire et le cycle de gestion des catastrophes.
    • Traduire une évaluation des besoins en quantités, tonnages et moyens de transport.
    • Organiser un entrepôt humanitaire temporaire et tenir les documents de traçabilité.
    • Coordonner les interventions avec les acteurs humanitaires, étatiques et locaux (système des clusters).
    • Évaluer la performance et l’impact d’une opération logistique humanitaire à l’aide d’indicateurs.

    Prérequis

    Connaissances en logistique et gestion des opérations (stocks, transport, entreposage), maîtrise du tableur.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Spécificités, acteurs et cadre de la logistique humanitaire
    2. Leçon 2 — Évaluation des besoins et planification des interventions d’urgence
    3. Leçon 3 — Gestion des stocks, des entrepôts et des flux en situation de crise
    4. Leçon 4 — Coordination, évaluation des performances et études de cas

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 15 h de TD, 15 h de TP et 50 h de TPE ; 5 crédits. Évaluation : contrôle continu (40 % : quiz, comptes rendus des TP guidés, simulation de crise en groupe) et examen terminal (60 %) sous forme d’étude de cas intégrée.

    Bibliographie

    • Projet Sphère — Le manuel Sphère : La Charte humanitaire et les standards minimums de l’intervention humanitaire, édition 2018.
    • Tomasini, R., Van Wassenhove, L. N. — Humanitarian Logistics, Palgrave Macmillan, 2009.
    • Christopher, M., Tatham, P. (dir.) — Humanitarian Logistics: Meeting the Challenge of Preparing for and Responding to Disasters, Kogan Page.
    • Van Wassenhove, L. N. — « Humanitarian aid logistics: supply chain management in high gear », Journal of the Operational Research Society, 2006.
    • Logistics Cluster (PAM) — Logistics Operational Guide (LOG), ressource en ligne.
  • Management de la qualité

    La qualité d’un projet ne se résume pas au respect des délais et des coûts : un forage réceptionné dans les temps mais dont l’eau dépasse les valeurs guides de l’OMS, une salle de classe fissurée au bout de deux ans, ou une base de données de suivi-évaluation truffée d’erreurs sont des échecs de qualité aux conséquences lourdes pour les bénéficiaires et pour la crédibilité du projet. Ce cours de Master présente le management de la qualité appliqué aux projets et aux organisations : concepts et référentiels (Deming, Juran, ISO 9001, ISO 10006), économie de la qualité, planification, assurance et maîtrise de la qualité, outils statistiques, amélioration continue, audit et certification, et qualité des données de suivi-évaluation.

    Objectifs d’apprentissage

    • Expliquer les concepts, principes et référentiels du management de la qualité.
    • Évaluer le coût d’obtention de la qualité et justifier un investissement en prévention.
    • Élaborer le plan de management de la qualité d’un projet (exigences, critères d’acceptation, contrôles).
    • Utiliser les outils de la qualité (Pareto, Ishikawa, cartes de contrôle, capabilité) pour analyser et piloter.
    • Conduire une démarche d’amélioration continue (PDCA, Lean Six Sigma), un audit interne et préparer une certification.
    • Appliquer ces méthodes à la qualité des données de suivi-évaluation.

    Prérequis

    Statistique descriptive (moyenne, écart-type, proportion), planification des projets, notions de suivi-évaluation.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Concepts, référentiels et économie de la qualité
    2. Leçon 2 — Planification et assurance de la qualité dans les projets
    3. Leçon 3 — Maîtrise statistique et outils de la qualité
    4. Leçon 4 — Amélioration continue, audit, certification et qualité des données

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de cours (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), 0 h de TP, 30 h de travail personnel (TPE) ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (40 % : quiz, exercices d’outils qualité, élaboration d’un plan qualité en groupe) et examen terminal écrit (60 %) sur un cas intégré.

    Bibliographie

    • Deming W. E., Out of the Crisis, MIT Press, 1986.
    • Juran J. M., Godfrey A. B. (dir.), Juran’s Quality Handbook, McGraw-Hill.
    • Ishikawa K., Guide to Quality Control, Asian Productivity Organization.
    • ISO 9000:2015, ISO 9001:2015, ISO 10006:2017 (management de la qualité dans les projets), ISO 19011:2018 (audit des systèmes de management).
    • Organisation mondiale de la santé, Directives de qualité pour l’eau de boisson.
    • Project Management Institute, Guide PMBOK, PMI.
  • Supply Chain Management

    Le Supply Chain Management (SCM) est la coordination, entre plusieurs entreprises, des flux physiques, d’information et financiers qui vont du fournisseur du fournisseur jusqu’au client du client. Pour un pays enclavé comme le Niger, dont les importations parcourent 1 000 à 1 700 km depuis les ports de Cotonou, Lomé ou Abidjan, la performance de la chaîne dépend moins de chaque maillon que de leur synchronisation : un bon de commande tardif, un stock de sécurité mal dimensionné ou une frontière fermée se répercutent sur toute la chaîne. Ce cours de niveau Master donne les concepts et les outils quantitatifs pour concevoir, planifier et piloter une chaîne d’approvisionnement efficiente et résiliente. Il comprend des TP guidés sur tableur (solveur, simulation de politique de stock, cartographie des risques).

    Objectifs d’apprentissage

    • Décrire les flux, les acteurs et les processus de la chaîne (modèle SCOR) et mesurer sa performance financière (cycle cash-to-cash).
    • Aligner la stratégie de la chaîne sur les produits (efficience / réactivité) et expliquer l’effet coup de fouet.
    • Concevoir un réseau logistique par une méthode multicritère et un modèle de localisation-affectation résolu au solveur.
    • Paramétrer des politiques de réapprovisionnement et évaluer l’apport des systèmes ERP, WMS et TMS.
    • Identifier, évaluer et traiter les risques de la chaîne (matrice des risques, TTR/TTS, double sourcing).

    Prérequis

    Connaissances en logistique de base (stocks, transport, entreposage), statistique descriptive et loi normale, utilisation d’un tableur.

    Plan du cours

    1. Concepts, flux et stratégie de la chaîne d’approvisionnement
    2. Conception et gestion des réseaux logistiques
    3. Approvisionnements, stocks et systèmes d’information (ERP, WMS, TMS)
    4. Risques, résilience et optimisation de la chaîne : études de cas

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 15 h de TD, 15 h de TP et 50 h de TPE ; 5 crédits. Évaluation : contrôle continu (40 % : quiz, comptes rendus des trois TP guidés, étude de cas en groupe) et examen terminal écrit (60 %).

    Bibliographie

    • Chopra, S., Meindl, P. — Supply Chain Management: Strategy, Planning, and Operation, Pearson.
    • Simchi-Levi, D., Kaminsky, P., Simchi-Levi, E. — Designing and Managing the Supply Chain, McGraw-Hill.
    • Christopher, M. — Logistics and Supply Chain Management, Pearson / FT Publishing.
    • Sheffi, Y. — The Resilient Enterprise, MIT Press, 2005.
    • Fisher, M. L. — « What Is the Right Supply Chain for Your Product? », Harvard Business Review, 1997 ; modèle SCOR (ASCM / APICS).