École Privée d’Ingénierie du Niger — L’école du nouveau monde

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Semestre : Semestre 3 (S3)

  • Réseaux Électriques & Distribution

    Le cours RED3201 — Réseaux Électriques & Distribution (Semestre 3, UE2 « Systèmes & Réseaux Électriques », 3 crédits) présente l’organisation, le dimensionnement et la protection des réseaux qui acheminent l’énergie électrique depuis les postes sources jusqu’aux abonnés BT. Il s’appuie sur des situations rencontrées au Niger : réseau NIGELEC en HTA 33 kV / 20 kV et BT 400/230 V – 50 Hz, postes HTA/BT de quartier à Niamey, départs ruraux très longs, raccordement de centrales photovoltaïques. L’étudiant apprend à lire un schéma de réseau, à calculer une chute de tension, des pertes et un courant de court-circuit, et à raisonner sur la sélectivité des protections et l’intégration des énergies renouvelables.

    Objectifs d’apprentissage

    • Comprendre la structure et la topologie des réseaux de distribution MT et BT.
    • Calculer les chutes de tension, les pertes et les bilans de puissance.
    • Étudier les postes de transformation HTA/BT et leur équipement.
    • Analyser les systèmes de protection des réseaux de distribution électrique.

    Prérequis

    Électrotechnique (ELT1401) et Électricité Industrielle (ELI2203) : lois des circuits en régime sinusoïdal, puissances active/réactive/apparente, systèmes triphasés, transformateur monophasé et triphasé.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Architecture des Réseaux Électriques
    2. Leçon 2 — Calcul des Réseaux
    3. Leçon 3 — Protection des Réseaux
    4. Leçon 4 — Réseaux et Connexion EnR

    Travaux pratiques

    • TP1 : Calcul de réseau BT sur logiciel (Caneco BT) — intégré à la leçon 2.
    • TP2 : Étude d’un poste HTA/BT : lecture de plans et schémas — intégré à la leçon 1.
    • TP3 : Simulation d’un défaut et coordination des protections — intégré à la leçon 3.

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : CM 16 h, TD 8 h, TP 10 h, travail personnel (TPE) 26 h, soit 60 h de charge totale (3 crédits). Évaluation : contrôle continu (CC) 40 % — TD notés, comptes rendus de TP, quiz en ligne — et examen terminal (ET) 60 %. Nature de l’épreuve : mixte (questions de cours et exercices de calcul).

    Bibliographie

    • Techniques de l’Ingénieur, dossiers « Réseaux de distribution électrique ».
    • Schneider Electric, Guide des réseaux de distribution et Cahiers Techniques (en ligne).
    • Schneider Electric, Guide de l’installation électrique (selon CEI 60364 / NF C 15-100).
    • Th. Wildi, G. Sybille, Électrotechnique, De Boeck / Presses de l’Université Laval.
  • Hygiène, Sécurité & Environnement

    Le cours HSE3103 — Hygiène, Sécurité & Environnement (Semestre 3, UE1 Environnement Professionnel III) prépare le futur technicien supérieur en génie électrique et énergies renouvelables à travailler en sécurité sur les installations électriques et les chantiers photovoltaïques, et à intégrer les exigences environnementales dans ses projets. Au Niger, où les chantiers se déroulent souvent sous 40-45 °C, dans la poussière de l’harmattan, sur des toitures ou dans des villages éloignés de tout centre de soins, la prévention n’est pas une formalité : elle conditionne la vie des équipes et la réussite des projets d’électrification (NIGELEC, ANPER, mini-réseaux privés).

    Le cours s’appuie sur la norme NF C 18-510 (opérations sur les ouvrages électriques), sur la réglementation nigérienne du travail et sur les standards environnementaux et sociaux des bailleurs (IFC). Il alterne apports de cours, études de cas et exercices d’application corrigés.

    Objectifs d’apprentissage

    • Identifier les risques professionnels spécifiques au génie électrique et aux EnR ;
    • Connaître les normes HSE applicables aux chantiers électriques et photovoltaïques ;
    • Mettre en place un plan de prévention des accidents sur chantier ;
    • Intégrer les exigences environnementales dans les projets d’installation EnR.

    Prérequis

    Électricité Industrielle (ELI2203) : régimes de neutre, appareillage de protection, lecture de schémas électriques.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Sécurité Électrique
    2. Leçon 2 — Sécurité sur Chantier EnR
    3. Leçon 3 — Environnement et Impact

    Travaux pratiques

    • Le syllabus ne prévoit pas de séance de TP (0 h). Les TD (6 h) sont consacrés à des mises en situation : déroulé d’une consignation, rédaction d’une analyse préalable des risques (APR) pour un chantier PV, inventaire des déchets et pré-évaluation environnementale d’un mini-réseau.

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : CM 10 h, TD 6 h, TP 0 h, TPE 10 h, soit 26 h de charge totale — 1 crédit. Évaluation : contrôle continu (CC, 40 %) et examen terminal (ET, 60 %), nature mixte (questions de cours, exercices chiffrés et cas pratiques). Le quiz en ligne sert d’auto-évaluation.

    Bibliographie

    • NF C 18-510 : Opérations sur les ouvrages et installations électriques et dans un environnement électrique — Prévention du risque électrique.
    • IFC, Performance Standards on Environmental and Social Sustainability (Normes de performance environnementale et sociale).
    • Bureau de l’Environnement Niger, Guide EIES simplifié.
    • INRS, ED 6127 — L’habilitation électrique (brochure de référence, France).
    • CEI/IEC 60479-1 : Effets du courant sur l’homme et les animaux domestiques.
  • Économie de l’Énergie

    Le cours ECE3102 — Économie de l’Énergie (UE1 Environnement Professionnel III, semestre S3) donne au futur technicien supérieur GEEL les outils pour comprendre et chiffrer la dimension économique des systèmes électriques. Un projet solaire techniquement parfait n’est réalisé que s’il est rentable, finançable et compatible avec le cadre tarifaire et réglementaire. Au Niger, où l’accès à l’électricité reste faible, où une part importante de l’électricité consommée a longtemps été importée du Nigéria et où l’ensoleillement est exceptionnel, ces questions sont au cœur des choix d’investissement : centrales solaires, mini-réseaux, kits individuels, interconnexions régionales.

    Objectifs d’apprentissage

    • Comprendre les enjeux économiques et géopolitiques des systèmes énergétiques.
    • Analyser les coûts de production et de transport de l’électricité.
    • Évaluer la rentabilité économique des projets EnR (LCOE, VAN, TRI).
    • Étudier le marché de l’énergie au Niger et dans la sous-région CEDEAO.

    Prérequis

    Droit Civil & Entreprise (DCI2103). Aisance avec les pourcentages, les puissances et l’usage d’un tableur.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Économie Générale de l’Énergie
    2. Leçon 2 — Analyse Économique des Projets EnR
    3. Leçon 3 — Financement des Projets EnR
    4. Leçon 4 — Contexte Niger / CEDEAO

    Travaux pratiques

    • Le syllabus ne prévoit pas de TP (0 h) : les travaux dirigés (6 h) portent sur des calculs de facture et de prix de revient, de LCOE, VAN, TRI et temps de retour, de plans de financement, réalisés à la main et sur tableur. Les exercices corrigés de chaque leçon servent de support.

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : CM 14 h, TD 6 h, TP 0 h, TPE 20 h (charge totale 40 h) — 2 crédits. Évaluation : examen terminal 100 % (pas de contrôle continu), épreuve mixte associant questions de cours et exercices chiffrés (calculatrice autorisée).

    Bibliographie

    • IEA, Africa Energy Outlook (édition 2024 ou la plus récente, gratuit en ligne).
    • IRENA, Renewable Power Generation Costs in 2023.
    • Banque mondiale, Niger Energy Sector Assessment.
    • J.-M. Chevalier, Les grandes batailles de l’énergie, Gallimard (Folio).
    • C. Short, D. Packey, T. Holt, A Manual for the Economic Evaluation of Energy Efficiency and Renewable Energy Technologies, NREL (gratuit en ligne).
  • Droit du Travail et Commercial

    Le cours Droit du Travail et Commercial (DTC3101) prolonge le cours de Droit Civil & Entreprise (S2). Il prépare le futur technicien supérieur GEEL, qui sera salarié, chef d’équipe ou créateur d’entreprise, à gérer les relations de travail (embauche, temps de travail, rupture, accidents du travail), à comprendre le dialogue social (délégués, conventions collectives, grève) et à maîtriser le droit commercial OHADA appliqué aux entreprises d’installation électrique et solaire (commerçant, fonds de commerce, vente, sous-traitance, contentieux). Le dernier chapitre est consacré aux contrats spéciaux du secteur : EPC, partenariats public-privé dans les énergies renouvelables et responsabilités du maître d’œuvre et du bureau d’études. Le cours s’appuie sur le Code du travail du Niger (loi n° 2012-45) et sur les Actes uniformes OHADA ; les montants et durées réglementaires cités sont indicatifs et doivent être vérifiés dans les textes et conventions en vigueur.

    Objectifs d’apprentissage

    • Connaître le droit du travail nigérien applicable aux entreprises du secteur de l’énergie.
    • Comprendre les relations individuelles et collectives du travail.
    • Maîtriser les bases du droit commercial applicables aux entreprises GEEL.
    • Analyser des cas pratiques de litiges professionnels dans le secteur électrique.

    Prérequis

    Droit Civil & Entreprise (DCI2103) : sources du droit, contrat, responsabilité civile, sociétés OHADA.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Relations Individuelles du Travail
    2. Leçon 2 — Relations Collectives du Travail
    3. Leçon 3 — Droit Commercial
    4. Leçon 4 — Contrats Spéciaux en Génie Électrique

    Travaux pratiques

    • Pas de TP au syllabus (0 h). Les 8 h de TD portent sur des cas pratiques : rédaction et analyse d’un contrat de travail, calcul d’éléments de paie et d’indemnités, élection de délégués, cession d’un fonds de commerce, analyse d’un contrat EPC et d’un litige de chantier.
    • TPE (18 h) : lecture commentée d’extraits du Code du travail et de l’AUDCG, fiches de synthèse, préparation des cas.

    Modalités d’évaluation

    CM 14 h, TD 8 h, TP 0 h, TPE 18 h — charge totale 40 h, 2 crédits. Contrôle continu 40 % + examen terminal 60 %, nature mixte (questions de cours, calculs simples, cas pratique rédigé). Le quiz en ligne sert d’auto-évaluation.

    Bibliographie

    • Code du Travail du Niger (Loi n° 2012-45) et sa partie réglementaire.
    • OHADA, Acte uniforme portant sur le droit commercial général.
    • FIDIC, Conditions générales des contrats de construction.
    • Convention collective interprofessionnelle applicable au Niger.
    • OHADA, Acte uniforme portant organisation des procédures simplifiées de recouvrement et des voies d’exécution.
  • Voiries & Réseaux Divers (VRD)

    Le cours Voiries et Réseaux Divers (VRD) présente l’ensemble des ouvrages qui rendent un terrain constructible et habitable : voies de desserte, trottoirs et parkings, assainissement des eaux pluviales et des eaux usées, adduction d’eau potable, réseaux secs (électricité, éclairage public, télécommunications). Au Niger, ces ouvrages conditionnent la réussite des lotissements périurbains de Niamey, Maradi ou Zinder, des cités administratives et des équipements scolaires ou sanitaires : l’inondation des quartiers lors des fortes pluies d’hivernage, l’ensablement des caniveaux ou l’insuffisance de pression dans les réseaux d’eau sont des problèmes directement liés à la conception VRD.

    Le cours donne les principes de conception et les méthodes de pré-dimensionnement utilisées en bureau d’études, en s’appuyant sur des exemples chiffrés de lotissement.

    Objectifs d’apprentissage

    • Définir la géométrie d’une voie : profil en travers type, tracé en plan, profil en long, dévers.
    • Estimer un débit d’eaux pluviales par la méthode rationnelle et dimensionner un caniveau ou un fossé par la formule de Manning-Strickler.
    • Évaluer les besoins en eau d’un quartier, dimensionner une conduite de distribution et vérifier la pression.
    • Dimensionner un collecteur d’eaux usées (débit de pointe, pente, autocurage).
    • Connaître les règles de pose et de coordination des réseaux secs et pré-dimensionner un éclairage public.
    • Établir un avant-métré simple de travaux VRD.

    Prérequis

    Topographie 1 et 2 (profils, cubatures), mécanique des fluides élémentaire (débit, vitesse, charge), notions de matériaux (latérite, béton).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Conception géométrique des voiries
    2. Leçon 2 — Assainissement pluvial : débits et dimensionnement des caniveaux
    3. Leçon 3 — Adduction d’eau potable et assainissement des eaux usées
    4. Leçon 4 — Réseaux secs, éclairage public, coordination et métré VRD

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 16 h de CM, 8 h de TD, 8 h de TP et 28 h de TPE (3 crédits, UE3, semestre 3). Contrôle continu (TD notés, mini-projet de VRD d’un îlot de lotissement : plan, profils, notes de calcul) et examen écrit final. Le quiz en ligne sert d’auto-évaluation.

    Bibliographie

    • SETRA / CERTU, Aménagement des routes principales (ARP) et Guide des voies urbaines.
    • Instruction technique relative aux réseaux d’assainissement des agglomérations (circulaire 77-284) et Guide « La ville et son assainissement », CERTU.
    • Régis Bourrier, Les réseaux d’assainissement : calculs, applications, perspectives, Lavoisier Tec & Doc.
    • André Dupont, Hydraulique urbaine, tomes 1 à 3, Eyrolles.
    • Jean-Paul Gourdon, VRD : voirie et réseaux divers, Le Moniteur.
  • Tech. Expression Écrite et Orale

    Le cours Techniques d’Expression Écrite et Orale — niveau 2 (TEO3502) prolonge le cours TEO2502 du semestre 2, dont il suppose acquises les bases (qualités de l’écrit technique, écriture des unités, résumé, lettre administrative, courriel, CV, exposé simple). Il est centré sur les écrits et les prises de parole qui jalonnent la vie d’un technicien supérieur en génie civil : argumenter pour défendre une solution technique devant un maître d’ouvrage, rédiger le compte rendu d’une réunion de chantier, produire un rapport de stage de qualité professionnelle, puis le soutenir oralement devant un jury. Ces compétences sont directement évaluées lors du stage de fin d’études et de la soutenance de Licence, et elles seront quotidiennes en entreprise : une réunion de chantier mal consignée peut faire naître un litige, une proposition mal argumentée peut être rejetée même si elle est techniquement meilleure. Les exemples sont tirés de chantiers et de marchés publics au Niger (routes en latérite, bâtiments scolaires, ouvrages hydrauliques).

    Objectifs d’apprentissage

    • Construire une argumentation structurée (thèse, arguments, preuves, concession, réfutation) à l’écrit et à l’oral.
    • Rédiger une note technique argumentée recommandant une solution.
    • Rédiger le compte rendu d’une réunion de chantier fidèle, neutre et exploitable (tableau des actions).
    • Planifier, structurer et rédiger un rapport de stage conforme aux exigences académiques (citations, bibliographie, annexes).
    • Préparer et conduire une soutenance orale et répondre avec pertinence aux questions d’un jury.

    Prérequis

    TEO2502 (Techniques d’expression écrite et orale, niveau 1) ; LBU1502 (traitement de texte et présentation). Avoir effectué ou préparer un stage en entreprise facilite l’appropriation du cours.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Argumenter à l’écrit et à l’oral : la note technique argumentée
    2. Leçon 2 — Le compte rendu de réunion de chantier
    3. Leçon 3 — Le rapport de stage : structure, rédaction et normes
    4. Leçon 4 — La soutenance orale devant un jury

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 10 h de CM, 4 h de TD et 6 h de travail personnel (TPE) ; 1 crédit ECTS (UE5). Évaluation indicative : contrôle continu (40 %) sur une note argumentée et un compte rendu de réunion rédigé à partir d’un enregistrement ou d’une simulation ; examen final (60 %) sous forme de mini-soutenance de 10 minutes d’un travail (rapport de stage ou projet) suivie de 5 minutes de questions, évaluée selon une grille commune.

    Bibliographie

    • M. Beaud, L’art de la thèse, La Découverte (méthodologie de rédaction des travaux universitaires).
    • C. Perelman et L. Olbrechts-Tyteca, Traité de l’argumentation, Éditions de l’Université de Bruxelles.
    • D. Baril, Techniques de l’expression écrite et orale, Sirey (Dalloz).
    • Norme ISO 690, Information et documentation — Principes directeurs pour la rédaction des références bibliographiques.
    • FIDIC, Conditions de contrat pour la construction (« Livre rouge ») : rôle des réunions et de la correspondance dans l’administration du contrat.
  • Structures Métalliques 1

    Ce cours d’introduction à la construction métallique donne aux étudiants de Licence professionnelle Génie Civil les bases du calcul des éléments en acier selon l’Eurocode 3 (NF EN 1993-1-1), avec des rappels des Règles CM66 encore rencontrées dans les anciennes notes de calcul et chez certains bureaux d’études d’Afrique de l’Ouest. Au Niger, l’acier est omniprésent : hangars de stockage et marchés couverts, auvents de stations-service, charpentes de salles de classe, châteaux d’eau métalliques, pylônes. Ces ouvrages sont souvent réalisés avec des profilés importés (IPE, HEA, UPN, cornières) et assemblés localement : l’ingénieur doit savoir les choisir et les vérifier.

    Le cours traite des éléments simples : barres tendues, barres comprimées (écrasement et flambement) et poutres fléchies. Il s’appuie sur des exemples de Niamey et de Maradi (hangar, poutre de plancher R+1, poteau de préau).

    Objectifs d’apprentissage

    • Connaître les nuances d’acier (S235, S275, S355), leurs caractéristiques mécaniques et les produits sidérurgiques courants.
    • Appliquer la philosophie des états limites de l’Eurocode 3 (ELU, ELS, coefficients γM) et situer la méthode CM66 aux contraintes admissibles.
    • Classer une section transversale (classes 1 à 4).
    • Vérifier une barre tendue (section brute et section nette) et une section comprimée.
    • Dimensionner une poutre fléchie en résistance (moment, effort tranchant) et en flèche.
    • Vérifier un poteau au flambement par flexion avec les courbes européennes.

    Prérequis

    Résistance des matériaux (efforts internes, moments d’inertie, contraintes normales et tangentielles, flèches des poutres isostatiques), statique, notions de charges sur les bâtiments.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Matériau acier, produits et bases de calcul (Eurocode 3 et rappel CM66)
    2. Leçon 2 — Classification des sections, traction et compression simples
    3. Leçon 3 — Poutres fléchies : moment, effort tranchant et flèche
    4. Leçon 4 — Flambement des éléments comprimés (poteaux)

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 16 h de CM, 8 h de TD, 8 h de TP et 28 h de travail personnel (3 crédits, UE2, semestre 3). Évaluation : contrôle continu (quiz en ligne, comptes rendus de TD/TP de vérification d’éléments sur tableur) et examen final écrit comportant des exercices de dimensionnement. Le quiz de fin de cours compte dans le contrôle continu.

    Bibliographie

    • NF EN 1993-1-1 — Eurocode 3 : Calcul des structures en acier, Partie 1-1 : Règles générales et règles pour les bâtiments, AFNOR.
    • J. Morel, Calcul des structures métalliques selon l’Eurocode 3, Eyrolles.
    • M. Hirt, R. Bez, A. Nussbaumer, Construction métallique — Notions fondamentales et méthodes de dimensionnement, Traité de Génie Civil vol. 10, PPUR.
    • Règles CM 66 et additif 80 — Règles de calcul des constructions en acier, Eyrolles.
    • APK / CTICM, Mémento de la construction métallique et catalogues de profilés (ArcelorMittal).
  • Organisation & Gestion des Chantiers

    Le cours Organisation & Gestion des Chantiers (ORG3401, semestre 3, UE4, 4 crédits) initie l’étudiant de Licence professionnelle Génie Civil à la manière dont un chantier de bâtiment ou de travaux publics est organisé, préparé et piloté au quotidien. Au Niger, la plupart des opérations (écoles, centres de santé, logements R+1, dalots, routes en latérite) sont réalisées par des PME dont le conducteur de travaux ou le chef de chantier doit tout à la fois connaître les acteurs du marché, implanter les installations, choisir les méthodes, estimer les durées, suivre les coûts et faire respecter la sécurité. Le cours s’appuie sur des situations concrètes de chantiers à Niamey, Maradi, Zinder ou Tahoua, en tenant compte des contraintes sahéliennes : chaleur, vent de poussière, approvisionnement en eau, saison des pluies de juin à septembre.

    Objectifs d’apprentissage

    • Identifier les acteurs de l’acte de construire (maître d’ouvrage, maître d’œuvre, entreprise, bureau de contrôle, sous-traitants) et leurs responsabilités.
    • Décrire les phases d’une opération et les pièces constitutives d’un marché public au Niger.
    • Concevoir un plan d’installation de chantier (PIC) cohérent et dimensionner les principaux besoins (eau, stockage, cantonnements, levage).
    • Calculer des durées de tâches à partir des quantités, des rendements et des effectifs.
    • Établir un déboursé sec, un prix de vente et suivre l’avancement et les dépenses d’un chantier.
    • Appliquer les règles de base d’hygiène et de sécurité sur un chantier.

    Prérequis

    Technologie du bâtiment (S1-S2), lecture de plans, notions de métré et de matériaux de construction (ciment, granulats, parpaings, aciers).

    Plan du cours

    1. L’acte de construire : acteurs, phases et documents du marché
    2. L’installation de chantier et le plan d’installation (PIC)
    3. Méthodes d’exécution, rendements et besoins en ressources
    4. Gestion économique, suivi et sécurité du chantier

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD, 10 h de TP (étude d’un dossier de chantier réel, visite de chantier) et 40 h de travail personnel. Évaluation : contrôle continu (quiz en ligne, TD notés, compte rendu de visite de chantier) pour 40 % et examen final écrit (cas pratique d’organisation d’un chantier) pour 60 %.

    Bibliographie

    • J. Armand, Organisation de chantier, Éditions Eyrolles.
    • G. Karsenty, Guide pratique des VRD et aménagements extérieurs, Eyrolles.
    • OPPBTP, Mémento de la prévention sur les chantiers du BTP.
    • J.-P. Gousset, Le métré, le devis et l’étude de prix, Eyrolles.
    • Code des marchés publics et des délégations de service public du Niger (textes en vigueur, ARCOP).
  • Mathématiques Financières & Gestion

    Le cours de Mathématiques Financières & Gestion (MAF3102, semestre 3, UE1, 2 crédits) donne au futur technicien supérieur et conducteur de travaux les outils de calcul financier indispensables à la vie d’une entreprise de BTP au Niger. Une entreprise de construction travaille avec de faibles marges et une trésorerie souvent tendue : avances de démarrage, décomptes payés avec retard, retenues de garantie, recours à l’escompte bancaire, emprunts pour acheter camions et engins, choix entre location et achat de matériel. Toutes ces décisions reposent sur la valeur temps de l’argent : 1 000 000 FCFA aujourd’hui ne vaut pas 1 000 000 FCFA dans un an. Le cours est illustré de cas en FCFA, dans l’environnement bancaire de la zone UEMOA et le cadre comptable OHADA (SYSCOHADA).

    Objectifs d’apprentissage

    • Calculer des intérêts simples, un escompte commercial et des intérêts moratoires sur un décompte payé en retard.
    • Calculer valeur acquise et valeur actuelle en intérêts composés ; passer d’un taux annuel à un taux mensuel équivalent.
    • Calculer une annuité constante et établir le tableau d’amortissement d’un emprunt.
    • Évaluer un investissement en matériel par la VAN, le TRI, l’indice de profitabilité et le délai de récupération.
    • Calculer un amortissement linéaire, le coût horaire d’un engin et le seuil de rentabilité d’une activité.

    Prérequis

    Mathématiques Générales 1 et 2 (puissances, logarithmes, suites) ; Économie de la construction (notions de coût, prix, marge) suivie en parallèle au semestre 3.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Intérêts simples, escompte commercial et intérêts moratoires
    2. Leçon 2 — Intérêts composés, valeur acquise, valeur actuelle et taux équivalents
    3. Leçon 3 — Annuités, emprunts indivis et tableaux d’amortissement
    4. Leçon 4 — Choix d’investissement et outils de gestion : VAN, TRI, amortissement du matériel, coût horaire et seuil de rentabilité

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 12 h de CM, 6 h de TD, 0 h de TP et 22 h de travail personnel (TPE). Évaluation : contrôle continu (quiz en ligne, cas pratiques de TD à traiter sur tableur) et examen final écrit de 2 heures, calculatrice financière ou scientifique autorisée. Pondération indicative : 40 % contrôle continu, 60 % examen final.

    Bibliographie

    • P. Boissonnade, Mathématiques financières, Dunod.
    • F. Descamps, M. Kalisz, Mathématiques financières, Bréal.
    • P. Vernimmen, P. Quiry, Y. Le Fur, Finance d’entreprise, Dalloz.
    • J.-P. Paysant, D. Varaillon, Économie de la construction — Mémento, Le Moniteur (partie coûts du matériel et prix).
    • OHADA, Acte uniforme relatif au droit comptable et à l’information financière et Système comptable OHADA (SYSCOHADA révisé), 2017.
  • Hydraulique Appliquée & Assainissement

    Ce cours applique les bases de mécanique des fluides (HYD2201) aux ouvrages hydrauliques courants du génie civil au Niger. Il couvre la chaîne de l’eau potable (besoins, adduction, stockage, distribution à partir d’un forage), le pompage (choix et vérification d’une pompe immergée ou de surface), l’hydraulique des canaux et des ouvrages de franchissement routiers (caniveaux, buses, dalots) et une introduction à l’assainissement (eaux usées et eaux pluviales). Le contexte sahélien guide les choix : ressources souterraines exploitées par forages, croissance démographique rapide, pluies courtes mais très intenses provoquant inondations et ravinements, ensablement des ouvrages. L’accent est mis sur des méthodes de calcul simples, vérifiables à la main ou au tableur, et sur les ordres de grandeur que doit maîtriser un technicien supérieur en bureau d’études ou sur chantier.

    Objectifs d’apprentissage

    • Évaluer les besoins en eau d’une localité et en déduire les débits de dimensionnement et le volume d’un réservoir.
    • Choisir le diamètre d’une conduite et vérifier les pressions de service d’un réseau de distribution.
    • Calculer la hauteur manométrique totale et la puissance d’une pompe, déterminer son point de fonctionnement et vérifier le NPSH.
    • Dimensionner un canal, un caniveau, une buse ou un dalot en écoulement à surface libre.
    • Estimer les débits d’eaux usées et d’eaux pluviales d’un quartier (méthode rationnelle) et prédimensionner un collecteur.

    Prérequis

    Mécanique des Fluides & Hydraulique (S2) : continuité, Bernoulli, pertes de charge, formule de Manning-Strickler. Notions de topographie (cotes, pentes) et utilisation d’un tableur.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Besoins en eau, adduction et distribution d’eau potable
    2. Leçon 2 — Pompes et stations de pompage
    3. Leçon 3 — Canaux et ouvrages hydrauliques de franchissement (caniveaux, buses, dalots)
    4. Leçon 4 — Introduction à l’assainissement : eaux usées et eaux pluviales

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 16 h de cours magistral, 8 h de travaux dirigés, 8 h de travaux pratiques (calcul de réseau sur tableur, essai de pompe sur banc, visite d’un forage et d’un château d’eau) et 28 h de travail personnel ; 3 crédits (UE3, semestre 3). Évaluation indicative : contrôle continu 40 % (quiz, TD, mini-projet de dimensionnement d’une adduction villageoise) et examen final écrit 60 %.

    Bibliographie

    • Dupont A., Hydraulique urbaine, tomes 1 à 3, Eyrolles.
    • Carlier M., Hydraulique générale et appliquée, Eyrolles.
    • Valiron F. (dir.), Mémento du gestionnaire de l’alimentation en eau et de l’assainissement, Lavoisier / Lyonnaise des Eaux.
    • BCEOM, Hydraulique routière, Ministère de la Coopération, Paris, 1981.
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