École Privée d’Ingénierie du Niger — L’école du nouveau monde

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Semestre : Semestre 5 (S5)

  • SIG — Systèmes d’Info. Géographique

    Le cours SIG — Systèmes d’Information Géographique (SIG5402) initie l’étudiant de troisième année de Licence professionnelle Génie Civil à la production, à l’analyse et à la représentation de données localisées avec le logiciel libre QGIS. Au Niger, le SIG est devenu un outil courant des projets de génie civil : études de tracé routier, choix de sites de forages ou de retenues, cartographie des zones inondables de Niamey le long du fleuve, gestion d’un patrimoine d’ouvrages (dalots, ponts, écoles), plans parcellaires. Le cours insiste sur une difficulté spécifique au pays : le territoire s’étend sur trois fuseaux UTM (31 N, 32 N et 33 N), et les données reçues sont souvent dans des systèmes de coordonnées différents (GPS en WGS 84, plans en UTM, anciennes cartes scannées). Maîtriser les projections et le géoréférencement est donc indispensable avant toute analyse. Le cours est très pratique : 24 h de TP sur ordinateur, avec des exercices guidés pas à pas et des livrables (projets QGIS, couches, cartes en PDF).

    Objectifs d’apprentissage

    • Expliquer ce qu’est un SIG et distinguer données vecteur, raster et attributaires.
    • Créer, importer, symboliser et interroger des couches dans QGIS.
    • Choisir et appliquer le bon système de coordonnées (WGS 84, UTM 31 N / 32 N / 33 N) et reprojeter des données.
    • Géoréférencer une carte ou un plan scanné et contrôler l’erreur (RMS).
    • Réaliser des analyses spatiales courantes (sélections, tampons, intersections, calculs de surfaces, pentes) et produire une carte complète.

    Prérequis

    Topographie de base (coordonnées rectangulaires, échelles, lecture de cartes), bureautique (gestion des fichiers, tableur), notions de DAO. Un ordinateur avec QGIS (version LTR 3.x) installé.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Fondamentaux des SIG et prise en main de QGIS
    2. Leçon 2 — Systèmes de coordonnées et projections : WGS 84 et UTM au Niger
    3. Leçon 3 — Géoréférencement de cartes et plans scannés
    4. Leçon 4 — Analyses spatiales et mise en page cartographique

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 8 h de CM, 4 h de TD, 24 h de TP et 24 h de travail personnel (TPE) ; 3 crédits ECTS (UE4). Évaluation indicative : contrôle continu sur les livrables de TP (40 %) et projet final noté (60 %) : réalisation d’une étude SIG complète sur un cas réel (par exemple l’emprise d’une route en latérite ou l’analyse d’un site d’implantation), remise sous forme de projet QGIS et de carte PDF avec une note de 3 à 5 pages.

    Bibliographie

    • QGIS Project, Manuel utilisateur QGIS et Guide de formation QGIS (Training Manual), docs.qgis.org, versions françaises.
    • M. Denègre et F. Salgé, Les systèmes d’information géographique, PUF, coll. « Que sais-je ? ».
    • P. A. Longley, M. F. Goodchild, D. J. Maguire, D. W. Rhind, Geographic Information Science and Systems, Wiley.
    • F. Pirot et al., SIG : Concepts, méthodes et applications ; et IGN, fiches techniques sur les systèmes de référence et projections.
    • EPSG Geodetic Parameter Dataset, epsg.org (définitions officielles des systèmes 4326, 32631, 32632, 32633).
  • Procédés Généraux de Construction

    Le cours Procédés Généraux de Construction (PGC5201, semestre 5, UE2, 4 crédits) présente les techniques et les matériels utilisés pour réaliser les ouvrages de bâtiment et de génie civil, de la plateforme de terrassement jusqu’au plancher et aux maçonneries d’élévation. Pour chaque procédé, l’étudiant apprend le principe, les matériels, les règles de mise en œuvre, les contrôles et les calculs d’avant-projet d’exécution qui permettent de choisir une méthode : volumes foisonnés et rotations de camions, rendement des engins, composition et production du béton, poussée du béton frais sur les coffrages, quantités d’acier et de coffrage, consommation de parpaings et de mortier, vérification d’une charge de grue.

    Le contexte nigérien est privilégié : sols latéritiques et sableux, béton fabriqué à la bétonnière ou en centrale à Niamey, bétonnage par forte chaleur, maçonnerie de parpaings de ciment, blocs de terre comprimée (BTC) et techniques en terre, planchers à corps creux (hourdis et poutrelles) très répandus.

    Objectifs d’apprentissage

    • Calculer les volumes de terrassement (en place, foisonnés, compactés) et dimensionner un atelier pelle + camions.
    • Contrôler un compactage par la compacité par rapport à l’Optimum Proctor.
    • Déterminer les quantités de constituants du béton, organiser sa fabrication, son transport, sa mise en place et sa cure en climat chaud.
    • Choisir un système de coffrage, calculer la poussée du béton frais, les surfaces coffrées et les quantités d’armatures.
    • Quantifier les maçonneries et planchers à corps creux et vérifier l’utilisation d’un engin de levage.

    Prérequis

    Matériaux de construction, technologie du bâtiment, mécanique des sols (identification, Proctor), béton armé (notions), Organisation & Gestion des Chantiers (S3).

    Plan du cours

    1. Terrassements : foisonnement, cubatures, engins et compactage
    2. Fabrication, transport et mise en œuvre du béton
    3. Coffrages et armatures : procédés, poussée du béton et quantités
    4. Maçonneries, planchers et moyens de levage

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD, 10 h de TP (visites de chantier et de centrale à béton, essais sur béton frais : cône d’Abrams, confection d’éprouvettes) et 40 h de travail personnel. Évaluation : contrôle continu (quiz, TD, compte rendu de visite) pour 40 % et examen final écrit (étude d’un procédé d’exécution chiffrée) pour 60 %.

    Bibliographie

    • G. Dreux, J. Festa, Nouveau guide du béton et de ses constituants, Eyrolles.
    • J. Armand, Organisation de chantier, Eyrolles.
    • R. Vallée (dir.), Les terrassements / Caterpillar, Performance Handbook (rendements d’engins).
    • H. Renaud, Ouvrages en béton armé : technologie du bâtiment, gros œuvre, Foucher.
    • CRATerre, Construire en terre, et guides sur les blocs de terre comprimée.
  • Ouvrages d’Art & Ponts

    Les ouvrages d’art — dalots, ponceaux, ponts et murs de soutènement — sont des maillons essentiels des routes nigériennes : chaque saison des pluies, les koris (cours d’eau temporaires) et les crues du fleuve Niger ou de la Komadougou mettent à l’épreuve les franchissements. Un dalot sous-dimensionné, c’est une route coupée ; un appui mal fondé, c’est un pont affouillé. Ce cours de semestre 5 donne au futur technicien supérieur et licencié en Génie Civil une vision d’ensemble de la conception, du calcul simplifié et de l’entretien des ouvrages d’art courants.

    Il présente la typologie des ponts (béton armé, précontraint, métalliques et mixtes selon l’Eurocode 3 partie 2 et l’Eurocode 4), les données hydrauliques de dimensionnement, les charges routières de l’Eurocode 1 partie 2 avec un rappel du Fascicule 61 titre II encore présent dans beaucoup de dossiers d’Afrique de l’Ouest, le calcul simplifié d’un dalot et d’un pont-dalle en béton armé (Eurocode 2, rappel BAEL), puis les appareils d’appui, appuis, fondations et la surveillance des ouvrages.

    Objectifs d’apprentissage

    • Identifier les éléments d’un pont et choisir un type d’ouvrage adapté à une brèche et à un débit.
    • Estimer un débit de projet et vérifier la capacité hydraulique d’un dalot (Manning-Strickler).
    • Appliquer les modèles de charges routières (LM1 de l’EN 1991-2, système A(l) du Fascicule 61) et calculer les sollicitations d’un tablier isostatique.
    • Dimensionner les armatures principales d’un pont-dalle ou d’une traverse de dalot.
    • Pré-dimensionner un appareil d’appui en élastomère fretté et une semelle d’appui ; connaître les principes de surveillance.

    Prérequis

    RDM (lignes d’influence, poutres isostatiques), béton armé (flexion simple ELU), hydraulique à surface libre, mécanique des sols et fondations, structures métalliques 1 et 2.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Typologie des ouvrages d’art et données de conception (hydraulique des dalots)
    2. Leçon 2 — Charges sur les ponts routiers (EN 1991-2 et rappel Fascicule 61)
    3. Leçon 3 — Calcul simplifié des dalots et ponts-dalles en béton armé
    4. Leçon 4 — Appareils d’appui, piles, culées, fondations et entretien des ouvrages

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 16 h de CM, 8 h de TD, 8 h de TP et 28 h de travail personnel (3 crédits, UE3, semestre 5). Évaluation : contrôle continu (quiz en ligne, TD, rapport de TP : visite et fiche d’inspection d’un ouvrage de la région de Niamey ou note de calcul d’un dalot) et examen final écrit.

    Bibliographie

    • J.-A. Calgaro, Projet et construction des ponts — Généralités, fondations, appuis et ouvrages courants, Presses de l’ENPC.
    • NF EN 1991-2 — Eurocode 1 : Actions sur les structures, Partie 2 : Actions sur les ponts dus au trafic, AFNOR.
    • NF EN 1993-2 — Eurocode 3 : Calcul des structures en acier, Partie 2 : Ponts métalliques, AFNOR.
    • SETRA, guides techniques : Appareils d’appui en élastomère fretté ; Ponts-cadres et portiques (PICF, PIPO).
    • BCEOM / CEBTP, Hydrologie et hydraulique routières — Guide pratique pour l’Afrique (méthodes ORSTOM de crue des petits bassins).
  • Méthodologie de la Recherche

    Le cours de Méthodologie de la Recherche (S5, UE5, 2 crédits) prépare l’étudiant de Licence professionnelle Génie Civil à conduire un travail d’investigation rigoureux : mémoire de fin d’études, rapport technique, étude de cas ou petite campagne d’essais au laboratoire. Il apprend à transformer une préoccupation de terrain (fissuration des bâtiments à Niamey, dégradation des routes en latérite, qualité des parpaings produits à Maradi…) en une question de recherche claire, à chercher et exploiter la documentation scientifique, à construire un protocole, à collecter et analyser des données, puis à présenter des résultats honnêtes et vérifiables.

    Le cours alterne apports théoriques (CM), travaux dirigés sur des cas réels du contexte nigérien (TD) et travail personnel encadré (TPE) aboutissant à un protocole de recherche qui pourra servir de base au mémoire du S6.

    Objectifs d’apprentissage

    • Distinguer les grands types de recherche (fondamentale, appliquée, expérimentale, par enquête, par modélisation) et situer un travail de génie civil.
    • Formuler un sujet, une problématique, une question de recherche, des hypothèses et des objectifs cohérents.
    • Conduire une recherche documentaire efficace et rédiger une revue de littérature en citant correctement ses sources (APA, ISO 690).
    • Élaborer un protocole : méthode, échantillonnage, variables, plan d’essais, calendrier et budget.
    • Traiter des données par des statistiques descriptives simples (moyenne, écart-type, coefficient de variation, régression linéaire) et les présenter en tableaux et graphiques.
    • Respecter l’éthique de la recherche et éviter le plagiat.

    Prérequis

    Maîtrise de l’expression écrite en français, notions de statistiques (S1-S2), connaissances de base en matériaux, géotechnique et essais de laboratoire, utilisation d’un tableur.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — La démarche scientifique et les types de recherche en génie civil
    2. Leçon 2 — Du sujet à la problématique : question de recherche, hypothèses et objectifs
    3. Leçon 3 — Recherche documentaire, revue de littérature et normes de citation
    4. Leçon 4 — Protocole, collecte et analyse des données, éthique de la recherche

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 14 h de CM, 6 h de TD, 20 h de TPE. Évaluation : contrôle continu (quiz en ligne et exercices de TD, 40 %) et remise d’un protocole de recherche individuel de 6 à 10 pages sur un sujet de génie civil en contexte nigérien (60 %), évalué sur la pertinence de la problématique, la qualité de la revue de littérature, la rigueur de la méthode et la présentation.

    Bibliographie

    • Beaud, M. — L’art de la thèse, La Découverte (éd. revue et augmentée).
    • Quivy, R., Van Campenhoudt, L. — Manuel de recherche en sciences sociales, Dunod.
    • Gauthier, B. (dir.) — Recherche sociale : de la problématique à la collecte des données, Presses de l’Université du Québec.
    • Montgomery, D. C. — Design and Analysis of Experiments, Wiley.
    • American Psychological Association — Publication Manual of the APA, 7e édition.
  • HSE & Environnement BTP

    Le chantier de BTP reste l’un des milieux de travail les plus accidentogènes : chutes de hauteur, ensevelissements en fouille, heurts par engins, électrisations, coups de chaleur… Au Niger, où une grande partie des travaux est réalisée par une main-d’œuvre journalière peu formée, sous des températures dépassant souvent 40 °C, la maîtrise de la santé, de la sécurité et de l’environnement (HSE) est une compétence attendue de tout technicien supérieur ou conducteur de travaux. Le chantier agit aussi sur son milieu : poussières de latérite, bruit, déchets, ouverture de zones d’emprunt, abattage d’arbres, consommation d’eau.

    Ce cours donne les outils pour organiser la prévention et limiter les impacts environnementaux d’un chantier : cadre réglementaire, évaluation des risques, protections collectives et individuelles, installations d’hygiène et de secours, gestion environnementale et indicateurs.

    Objectifs d’apprentissage

    • Situer les obligations HSE des différents acteurs (maître d’ouvrage, maître d’œuvre, entreprise, coordonnateur, travailleurs) dans le contexte nigérien.
    • Calculer et interpréter les indicateurs d’accidentologie (taux de fréquence, taux de gravité).
    • Identifier les dangers d’un chantier et coter les risques par la méthode Gravité × Probabilité.
    • Choisir les protections collectives et les EPI adaptés et dimensionner les installations d’hygiène d’un chantier.
    • Élaborer les mesures environnementales d’un chantier (poussières, bruit, déchets, zones d’emprunt) et en chiffrer quelques-unes.

    Prérequis

    Connaissance des techniques de construction (terrassements, béton armé, maçonnerie) et de l’organisation de chantier ; notions de base en calcul (logarithmes pour le bruit).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Fondamentaux HSE, acteurs et cadre réglementaire du BTP au Niger
    2. Leçon 2 — Identification des dangers et évaluation des risques sur chantier
    3. Leçon 3 — Protections collectives, EPI, installations d’hygiène et organisation des secours
    4. Leçon 4 — Gestion environnementale du chantier : poussières, bruit, eaux, déchets et zones d’emprunt

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 14 h de CM, 6 h de TD, 20 h de travail personnel (TPE) ; 2 crédits (UE1, semestre 5). Évaluation proposée : contrôle continu (40 %) comprenant les TD et un dossier HSE de chantier (évaluation des risques + plan d’installation), et un examen écrit final (60 %) combinant questions de cours, calculs d’indicateurs et cas pratique.

    Bibliographie

    • Bureau international du Travail (BIT), Sécurité et santé dans la construction, Recueil de directives pratiques, Genève, 1992.
    • OIT, Convention n° 167 sur la sécurité et la santé dans la construction, 1988.
    • INRS, Évaluation des risques professionnels — Aide au repérage des risques dans les PME-PMI, ED 840.
    • OPPBTP, Mémento de prévention BTP et fiches prévention (www.preventionbtp.fr).
    • République du Niger, Loi n° 2012-45 du 25 septembre 2012 portant Code du travail ; normes ISO 45001:2018 et ISO 14001:2015.
  • Contrats FIDIC & Marchés Publics

    Le cours Contrats FIDIC & Marchés Publics (FID5101, semestre 5, UE1, 3 crédits) s’adresse aux étudiants en fin de licence appelés à occuper des postes d’ingénieur de travaux, de contrôleur ou d’assistant au maître d’ouvrage. Au Niger, les grands projets d’infrastructures (routes, ponts, barrages, adductions d’eau, bâtiments publics) sont passés selon le Code des marchés publics sous le contrôle de la DGCMP et la régulation de l’ARMP, et beaucoup d’entre eux, financés par la Banque mondiale, la BAD, la BOAD ou l’Union européenne, sont exécutés selon les conditions contractuelles FIDIC. Le cours présente d’abord la passation des marchés publics (principes, acteurs, procédures, évaluation des offres, recours), puis la famille des contrats FIDIC (Red, Yellow, Silver Book, éditions 1999 et 2017), les mécanismes d’exécution (délais, paiements, garanties, variations, révision, pénalités, réception) et enfin la gestion des réclamations et le règlement des différends (Ingénieur, DAB/DAAB, règlement amiable, arbitrage, articulation avec le droit OHADA).

    Objectifs d’apprentissage

    • Décrire le cycle de passation d’un marché public au Niger et le rôle des acteurs (autorité contractante, PRM, commissions, DGCMP, ARMP).
    • Évaluer des offres et identifier les irrégularités ouvrant droit à recours.
    • Choisir le livre FIDIC adapté à un projet et expliquer la répartition des risques qu’il organise.
    • Établir un certificat de paiement intermédiaire, calculer des pénalités de retard (delay damages) et une révision de prix FIDIC.
    • Rédiger et suivre une réclamation (claim) dans les délais contractuels et conduire une procédure de règlement des différends.

    Prérequis

    DEC1104 Droit & Économie de la Construction et DRT3103 Droit du Travail & Marchés BTP ; notions d’anglais technique (les contrats FIDIC sont rédigés en anglais, avec des traductions françaises officielles).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — La passation des marchés publics au Niger
    2. Leçon 2 — La famille des contrats FIDIC : structure, acteurs et répartition des risques
    3. Leçon 3 — L’exécution du contrat FIDIC : délais, paiements, variations et réception
    4. Leçon 4 — Réclamations et règlement des différends

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 18 h de cours magistral, 8 h de travaux dirigés et 34 h de travail personnel (étude de clauses, préparation de cas). Évaluation : contrôle continu (cas pratiques en TD : analyse d’un rapport d’évaluation, calcul d’un IPC, rédaction d’une notification de réclamation ; quiz en ligne) et examen final écrit sur un cas intégré de marché.

    Bibliographie

    • FIDIC, Conditions of Contract for Construction (Red Book), Plant and Design-Build (Yellow Book), EPC/Turnkey Projects (Silver Book), 1re éd. 1999 et 2e éd. 2017.
    • FIDIC, The FIDIC Contracts Guide et FIDIC Procurement Procedures Guide.
    • E. Baker, B. Mellors, S. Chalmers, A. Lavers, FIDIC Contracts: Law and Practice, Informa Law.
    • République du Niger, Code des marchés publics et des délégations de service public, dossiers types d’appel d’offres et documents de l’ARMP.
    • Banque mondiale, Règlement de passation des marchés pour les emprunteurs et dossiers types (Standard Procurement Documents).
  • Conduite et Suivi de Chantier

    Le cours Conduite et Suivi de Chantier (CDC5202, semestre 5, UE2, 4 crédits) prépare l’étudiant au métier de conducteur de travaux et de contrôleur de travaux. Après les cours d’organisation (S3) et de planification (S4), il aborde le pilotage effectif d’un chantier en cours d’exécution : documents à produire pendant la période de préparation, tenue du journal de chantier, suivi de l’avancement et des coûts, établissement des attachements et des décomptes, application des clauses financières du marché (avance de démarrage, retenue de garantie, révision des prix, pénalités), maîtrise de la qualité et de la sécurité, animation des réunions de chantier et organisation de la réception.

    Les exemples sont tirés de marchés publics nigériens (bâtiments scolaires et sanitaires, dalots, routes en latérite) et de marchés financés par des bailleurs utilisant les conditions FIDIC, avec des montants en FCFA.

    Objectifs d’apprentissage

    • Organiser la période de préparation et produire les documents de conduite (planning, PAQ, plan HSE, plans d’exécution, journal de chantier).
    • Mesurer l’avancement physique et financier et interpréter les indicateurs de la valeur acquise (SPI, CPI, EAC).
    • Établir un attachement, une situation de travaux et un décompte mensuel intégrant avance, retenue de garantie et révision des prix.
    • Mettre en œuvre le contrôle qualité (points d’arrêt, essais, fiches de non-conformité) et les indicateurs de sécurité.
    • Rédiger un compte rendu de réunion de chantier et conduire les opérations de réception.

    Prérequis

    Organisation & Gestion des Chantiers (S3), Planification & Gestion de Chantiers (S4), métré et étude de prix, notions de marchés publics.

    Plan du cours

    1. Préparation du chantier et documents de conduite des travaux
    2. Suivi de l’avancement, des délais et des coûts (méthode de la valeur acquise)
    3. Suivi financier : attachements, situations, décomptes et révision des prix
    4. Qualité, sécurité, réunions de chantier et réception des travaux

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD, 10 h de TP (visite de chantier, tenue d’un journal de chantier fictif, établissement d’un décompte sur tableur) et 40 h de travail personnel. Évaluation : contrôle continu (quiz, TD, dossier de suivi d’un chantier) pour 40 % et examen final (cas pratique de conduite de chantier) pour 60 %.

    Bibliographie

    • J. Armand, Organisation de chantier, Eyrolles.
    • FIDIC, Conditions of Contract for Construction (« Livre rouge »), éd. 2017.
    • OPPBTP, Mémento de la prévention sur les chantiers du BTP.
    • Project Management Institute, Practice Standard for Earned Value Management.
    • Code des marchés publics et des délégations de service public du Niger et cahiers des clauses administratives générales applicables.
  • Assainissement Urbain & Rural

    Ce cours de semestre 5 traite de la conception et du dimensionnement des ouvrages d’assainissement en milieu urbain et rural, dans le contexte du Niger. La majorité de la population, en ville comme au village, dépend de l’assainissement autonome (latrines, fosses septiques, puisards), dont la bonne conception conditionne la santé publique et la protection des nappes captées par les puits et forages. Les villes (Niamey, Maradi, Zinder, Tahoua) doivent en outre gérer des eaux usées croissantes et des eaux pluviales issues d’orages très intenses et de courte durée, responsables d’inondations récurrentes, alors que les réseaux de caniveaux souffrent d’ensablement et d’obstruction par les déchets. Enfin, le cours présente les filières de traitement adaptées au climat sahélien, en particulier le lagunage et la gestion des boues de vidange. Il s’appuie sur les acquis de HYA3301 (hydraulique appliquée) et HYS4102 (hydrologie).

    Objectifs d’apprentissage

    • Choisir et dimensionner un ouvrage d’assainissement autonome (latrine VIP, fosse septique, dispositif d’infiltration) et organiser la vidange.
    • Évaluer les débits et charges polluantes d’eaux usées et dimensionner un collecteur, y compris la vérification de l’autocurage.
    • Calculer les débits pluviaux urbains et dimensionner caniveaux et bassins de rétention.
    • Prédimensionner une station de lagunage et une unité de séchage des boues de vidange.
    • Intégrer les contraintes sahéliennes : sable, déchets solides, pluies intenses, forte évaporation, entretien.

    Prérequis

    Hydraulique Appliquée & Assainissement (S3), Hydrologie & Hydraulique Souterraine (S4) : Manning-Strickler, méthode rationnelle, courbes IDF, loi de Darcy.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Assainissement autonome : latrines, fosses septiques et infiltration
    2. Leçon 2 — Assainissement collectif des eaux usées : débits, charges et réseaux
    3. Leçon 3 — Drainage des eaux pluviales urbaines : caniveaux et bassins de rétention
    4. Leçon 4 — Traitement des eaux usées et des boues de vidange : lagunage et lits de séchage

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 16 h de cours magistral, 8 h de travaux dirigés, 10 h de travaux pratiques (visite d’une station de traitement et d’une zone d’inondation, projet de drainage d’un lotissement sur tableur ou logiciel) et 26 h de travail personnel ; 3 crédits (UE3, semestre 5). Évaluation indicative : contrôle continu 40 % (quiz, TD, mini-projet) et examen final écrit 60 %.

    Bibliographie

    • Bourrier R., Satin M., Selmi B., Guide technique de l’assainissement, Le Moniteur.
    • Mara D., Domestic Wastewater Treatment in Developing Countries, Earthscan, 2003.
    • Franceys R., Pickford J., Reed R., Guide de l’assainissement individuel, OMS, 1995.
    • Strande L., Ronteltap M., Brdjanovic D. (dir.), Faecal Sludge Management: Systems Approach for Implementation and Operation, IWA Publishing, 2014.
    • Tilley E. et al., Compendium des systèmes et technologies d’assainissement, Eawag, 2e éd., 2014.
  • Anglais Technique BTP Avancé

    Le cours d’Anglais Technique BTP Avancé (S5, UE5, 3 crédits) amène l’étudiant de fin de licence au niveau de langue attendu d’un ingénieur de travaux ou d’un ingénieur de contrôle sur un projet international : lire et appliquer une spécification technique, rédiger un method statement et une analyse de risques, gérer la correspondance contractuelle (RFI, instructions, variations, notifications sous FIDIC) et produire un rapport technique défendu oralement devant un client.

    Il s’appuie sur les acquis des semestres précédents (vocabulaire du chantier au S2, plans, béton armé, routes et rapport journalier au S3, correspondance, réunions, négociation et présentation au S4) et les applique aux documents qui engagent juridiquement l’entreprise. Les cas sont situés au Niger : routes et ouvrages financés par des bailleurs, bâtiments publics, ouvrages hydrauliques, avec les contraintes du climat sahélien. Il est coordonné avec le cours Contrats FIDIC & Marchés publics (S5) pour le fond juridique.

    Objectifs d’apprentissage

    • Lire une spécification technique : structure, modaux prescriptifs (shall, should, may), tolérances et renvois aux normes.
    • Rédiger un method statement complet et une évaluation des risques (matrice probabilité × gravité).
    • Rédiger une RFI, répondre à une instruction, notifier un événement et chiffrer une variation dans le vocabulaire FIDIC.
    • Rédiger un rapport technique (résumé, constats, discussion, conclusions, recommandations) au style objectif et nuancé.
    • Présenter et défendre oralement des conclusions techniques face à un client ou un ingénieur de contrôle.

    Prérequis

    ANG2501, ANG3501 et LVI4502 (niveau B1+ visé vers B2). Connaissances techniques de L2-L3 : béton armé, VRD, organisation de chantier, notions de marchés.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Lire et appliquer une spécification technique (Reading technical specifications)
    2. Leçon 2 — Rédiger un method statement et une évaluation des risques (Method statements and risk assessments)
    3. Leçon 3 — La correspondance contractuelle : RFI, instructions, variations et notifications (Contract correspondence under FIDIC)
    4. Leçon 4 — Rédiger et présenter un rapport technique (Writing and presenting a technical report)

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 18 h CM, 8 h TD, 34 h TPE. Évaluation proposée : contrôle continu 40 % (method statement rédigé en binôme, RFI et lettre de notification, quiz en ligne) et examen final 60 % : épreuve écrite (analyse d’une clause de spécification et rédaction d’un court rapport technique) et soutenance orale de 10 minutes d’un rapport avec questions du jury en anglais.

    Bibliographie

    • FIDIC — Conditions of Contract for Construction (« Red Book »), éditions 1999 et 2017, Fédération Internationale des Ingénieurs-Conseils.
    • Ibbotson, M. — Professional English in Use: Engineering, Cambridge University Press.
    • Frendo, E. — English for Construction, niveau 2, Pearson Longman.
    • Bunni, N. G. — The FIDIC Forms of Contract, Blackwell Publishing (lecture complémentaire).
    • Swales, J. M. & Feak, C. B. — Academic Writing for Graduate Students, University of Michigan Press.
  • Logiciel Alise & Calcul de Chaussées

    Le cours Logiciel Alizé et calcul de chaussées (intitulé maquette : « Logiciel Alise ») forme l’étudiant de 3e année au dimensionnement des chaussées neuves dans le contexte des pays tropicaux, et en particulier du Niger : routes en graveleux latéritique revêtues d’enduit superficiel ou de béton bitumineux, soumises à un trafic poids lourds souvent agressif (surcharges) et à un climat chaud alternant saison sèche et hivernage. Il associe deux approches complémentaires : la démarche empirique du Guide pratique de dimensionnement des chaussées pour les pays tropicaux (CEBTP, 1984) — classes de trafic, classes de portance, choix de structures souples — et la démarche rationnelle (modèle multicouche élastique de Burmister, déformations admissibles) mise en œuvre par un logiciel de calcul de type Alizé-LCPC.

    La part importante de travaux pratiques (22 h) est consacrée à la manipulation du logiciel sur des cas réels : saisie de structures, lecture des sollicitations, comparaison aux valeurs admissibles et optimisation des épaisseurs.

    Objectifs d’apprentissage

    • Évaluer le trafic cumulé de poids lourds et le convertir en nombre d’essieux équivalents de 13 t ; classer le trafic (T1 à T5).
    • Déterminer la portance du sol support (essai CBR, classes S1 à S5) et connaître les exigences sur les matériaux latéritiques.
    • Pré-dimensionner une structure souple (formule CBR, épaisseurs équivalentes) et choisir une structure type selon le guide CEBTP.
    • Comprendre les hypothèses du modèle multicouche, le chargement de référence et les critères de rupture (déformations admissibles).
    • Saisir, calculer et interpréter une structure dans un logiciel multicouche de type Alizé ; optimiser les épaisseurs et rédiger une note de dimensionnement.

    Prérequis

    Géotechnique routière (identification, Proctor, CBR), matériaux routiers, notions de résistance des matériaux (contrainte, déformation, module d’Young, coefficient de Poisson), cours de routes et de VRD (profil en travers, structure de chaussée).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Trafic de dimensionnement : comptages, agressivité et classes de trafic CEBTP
    2. Leçon 2 — Portance du sol, matériaux et pré-dimensionnement empirique des chaussées souples
    3. Leçon 3 — Modèle multicouche et critères de dimensionnement rationnel
    4. Leçon 4 — Calcul d’une chaussée avec le logiciel Alizé : procédure, interprétation et optimisation

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 8 h de CM, 6 h de TD, 22 h de TP sur logiciel et 24 h de TPE (3 crédits, UE4, semestre 5). Contrôle continu (comptes rendus de TP : fichiers de calcul et notes de dimensionnement) et épreuve finale : dimensionnement complet d’une chaussée (trafic, portance, structure, vérification au logiciel). Le quiz en ligne sert d’auto-évaluation.

    Bibliographie

    • CEBTP, Guide pratique de dimensionnement des chaussées pour les pays tropicaux, Ministère de la Coopération, Paris, 1984.
    • SETRA – LCPC, Conception et dimensionnement des structures de chaussée – Guide technique, 1994.
    • LCPC, Alizé-LCPC – Manuel d’utilisation (logiciel de dimensionnement rationnel des chaussées).
    • Yang H. Huang, Pavement Analysis and Design, Pearson.
    • CEBTP / ISTED, Manuel sur les routes dans les zones tropicales et désertiques, tomes 1 à 3.