École Privée d’Ingénierie du Niger — L’école du nouveau monde

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Filière : Licence Professionnelle en Cyber et Cybercriminalité (CYB)

  • Rapport de stage et soutenance

    Cette unité, la plus lourde du semestre (10 crédits), organise le stage professionnel de 12 semaines qui conclut la Licence professionnelle Cybersécurité, puis la rédaction du rapport de stage et sa soutenance devant un jury. Le stage a pour but d’immerger l’étudiant dans la pratique professionnelle (service informatique d’une banque, d’un opérateur télécom, d’une administration, d’une PME ou d’un prestataire de services numériques à Niamey ou en région) et d’allier la formation théorique à la pratique. Ce cours en ligne est un guide concret qui accompagne l’étudiant avant, pendant et après le stage : démarches, conduite d’une mission de sécurité dans un cadre légal et éthique, plan type du rapport, modèles, calendrier, grilles d’évaluation et mises en situation corrigées. Il complète le cours de Méthodologie de la recherche, dont il applique les principes au cas particulier du stage en cybersécurité.

    Objectifs d’apprentissage

    • Trouver un stage, établir la convention et s’intégrer dans une équipe informatique en respectant les règles de confidentialité.
    • Conduire une mission technique de sécurité (analyse de risques, plan d’action, mise en œuvre, mesure des résultats) dans un cadre autorisé.
    • Tenir un journal de bord et rendre compte de l’avancement.
    • Rédiger un rapport de stage structuré, anonymisé et conforme aux exigences de l’école.
    • Présenter et défendre son travail devant un jury.

    Prérequis

    Ensemble des enseignements de la licence (réseaux, systèmes, sécurité, développement) et cours de Méthodologie de la recherche (même semestre).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Préparer et réussir son immersion en entreprise
    2. Leçon 2 — Conduire la mission technique de cybersécurité en entreprise
    3. Leçon 3 — Rédiger le rapport de stage en cybersécurité
    4. Leçon 4 — Préparer et réussir la soutenance

    Modalités d’évaluation

    La maquette ne prévoit ni CM, ni TD, ni TP : l’unité correspond à 250 h de travail personnel de l’étudiant (TPE) en plus du stage en entreprise, pour 10 crédits. Pas d’examen terminal écrit : l’évaluation porte sur le stage et ses livrables. Pondération indicative (le règlement de l’école fait foi) : appréciation du maître de stage 30 %, rapport écrit 40 %, soutenance orale 30 %. Les quiz et exercices de ce cours sont formatifs.

    Bibliographie

    • Michel Beaud, L’art de la thèse, La Découverte.
    • Raymond Quivy, Luc Van Campenhoudt, Jacques Marquet, Manuel de recherche en sciences sociales, Dunod.
    • ISO/IEC 27005, Sécurité de l’information, cybersécurité et protection de la vie privée — Préconisations pour la gestion des risques liés à la sécurité de l’information, ISO.
    • ANSSI, Guide d’hygiène informatique : renforcer la sécurité de son système d’information en 42 mesures (cyber.gouv.fr).
    • Project Management Institute, A Guide to the Project Management Body of Knowledge (PMBOK Guide), PMI.
  • Méthodologie de la recherche

    Ce cours prépare l’étudiant de Licence professionnelle Cybersécurité à conduire un travail de recherche appliquée et à le restituer sous la forme d’un rapport de stage et d’une soutenance orale. Il suit les cinq chapitres du programme officiel : généralités sur le travail de recherche, projet de rédaction du rapport de stage, organisation des données, rédaction du rapport de stage et pré-soutenance. L’accent est mis sur la démarche (de la question de départ à la conclusion), sur la qualité de la langue et des techniques rédactionnelles, sur le respect de l’éthique (plagiat, confidentialité des données de l’entreprise d’accueil) et sur la maîtrise du stress lors de la présentation orale. Les exemples sont tirés de stages réels en cybersécurité au Niger : durcissement de serveurs, audit de configuration, sensibilisation du personnel, analyse de journaux.

    Objectifs d’apprentissage

    • Expliquer ce qu’est un travail de recherche et en décrire les étapes (question de départ, problématique, hypothèses, méthode, résultats).
    • Élaborer le projet de rapport de stage : sujet, problématique, objectifs, plan provisoire, calendrier et recherche documentaire.
    • Collecter, classer, traiter et présenter des données (entretiens, questionnaires, journaux, mesures techniques) avec des statistiques simples.
    • Rédiger un rapport structuré dans une langue correcte, en citant les sources selon une norme reconnue.
    • Préparer une pré-soutenance et maîtriser son stress à l’oral.

    Prérequis

    Maîtrise courante du français écrit, bureautique (traitement de texte, tableur, présentation), connaissances techniques des semestres précédents en réseaux, systèmes et sécurité.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Généralités sur le travail de recherche
    2. Leçon 2 — Du sujet au projet de rapport de stage
    3. Leçon 3 — L’organisation des données : collecte, classement et traitement
    4. Leçon 4 — La rédaction du rapport de stage et la pré-soutenance

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de cours magistral (CM), 6 h de travaux dirigés (TD), pas de TP, 24 h de travail personnel de l’étudiant (TPE), soit 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (quiz en ligne, remise du projet de rapport — sujet, problématique, plan et calendrier —, exercice de pré-soutenance) pour 40 % et examen terminal écrit pour 60 %.

    Bibliographie

    • Raymond Quivy, Luc Van Campenhoudt, Jacques Marquet, Manuel de recherche en sciences sociales, Dunod.
    • Michel Beaud, L’art de la thèse, La Découverte.
    • Umberto Eco, Comment écrire sa thèse, Flammarion.
    • American Psychological Association, Publication Manual of the American Psychological Association, 7e édition (norme APA de citation).
    • Maurice Grevisse, André Goosse, Le Bon Usage, De Boeck Supérieur (grammaire de référence).
  • Diffusion des services web

    Ce cours de sixième semestre donne une vision d’ensemble des technologies qui permettent de diffuser des services sur le Web : infrastructure d’Internet, services de base (messagerie, annuaires, collaboration, multimédia, commerce électronique), technologies côté client et côté serveur, serveurs Web et d’applications, services Web et architectures distribuées, cloud, mobilité et enjeux du digital. Il est traité sous l’angle de l’administrateur orienté sécurité : pour chaque brique, on identifie son rôle dans le système d’information (SI), ses protocoles, ses points faibles et les bonnes pratiques de protection. Les exemples s’appuient sur des organisations nigériennes (école, PME, banque, opérateur, administration) et des travaux pratiques réalisés sur le laboratoire virtuel de l’étudiant.

    Objectifs d’apprentissage

    • Situer les applications intranet, extranet et Internet dans le SI et décrire l’évolution vers les architectures n-tiers et le cloud.
    • Expliquer le fonctionnement d’une infrastructure Internet (IP, IPv6, DNS, routage, ports, QoS) et évaluer son impact sur les performances Web.
    • Décrire les services de base (messagerie, LDAP, moteurs de recherche, CMS, VoIP, e-commerce) et leurs protocoles.
    • Mettre en place les mécanismes de sécurité d’un service Web : DMZ, pare-feu, ACL, TLS/PKI, VPN, authentification forte et SSO.
    • Comparer les technologies côté client et côté serveur, et appliquer les règles de développement sécurisé.
    • Concevoir une architecture distribuée disponible (répartition de charge, REST/SOAP, cloud IaaS/PaaS/SaaS) et en estimer la disponibilité et le coût.

    Prérequis

    Réseaux TCP/IP (adressage IPv4, sous-réseaux, VLAN), administration Linux de base (ligne de commande, services systemd), notions de programmation (Python ou JavaScript) et de bases de données SQL, bases de la cryptographie.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Le SI ouvert sur le Web : infrastructure Internet et services de base
    2. Leçon 2 — Sécuriser la diffusion des services : attaques, authentification, pare-feu, VPN et PKI
    3. Leçon 3 — Technologies côté client et côté serveur : du navigateur au serveur d’applications
    4. Leçon 4 — Serveurs, services Web, cloud et mobilité : architectures distribuées et enjeux du digital

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de cours magistral (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), 20 h de travaux pratiques (TP) et 50 h de travail personnel de l’étudiant (TPE), soit 4 crédits. Évaluation : contrôle continu (quiz en ligne, comptes rendus des TP guidés, exercices de TD) comptant pour 40 % et examen terminal écrit comptant pour 60 %.

    Bibliographie

    • Andrew S. Tanenbaum, David J. Wetherall, Computer Networks, Pearson (traduction française : Réseaux, Pearson Education).
    • Guy Pujolle, Les Réseaux, Eyrolles.
    • Roy T. Fielding, Architectural Styles and the Design of Network-based Software Architectures, thèse de doctorat, University of California, Irvine, 2000 (définition du style REST).
    • OWASP Foundation, OWASP Top 10 et OWASP Cheat Sheet Series (owasp.org).
    • ANSSI, Recommandations pour la mise en œuvre d’un site Web : maîtriser les standards de sécurité côté navigateur et Recommandations de sécurité relatives à TLS (cyber.gouv.fr).
  • Gestion des serveurs de domaine

    Dans la plupart des organisations — banques, opérateurs télécoms, ministères, écoles comme EPI-Niger avec ses campus de Niamey et de Maradi — l’identité des utilisateurs et des ordinateurs, l’accès aux ressources et la configuration des postes sont gérés par Active Directory. C’est aussi la cible privilégiée des attaquants : compromettre l’annuaire revient à prendre le contrôle de tout le système d’information. Ce cours (UE3 — Administration serveurs et réseaux, semestre 6) forme les étudiants à concevoir, déployer, administrer et sécuriser une infrastructure de services de domaine Active Directory sous Windows Server 2016 (les principes restent valables sur 2019, 2022 et 2025) : services AD DS, DNS et intégration des zones, localisation des contrôleurs de domaine, structure logique, groupes, unités d’organisation et délégation, stratégies de groupe, déploiement de logiciels, rôles AD CS, AD FS, AD LDS, AD RMS, et ouverture vers Azure Active Directory (Microsoft Entra ID).

    Objectifs d’apprentissage

    • Expliquer le rôle d’un service d’annuaire et les protocoles sur lesquels repose AD DS (LDAP, Kerberos, DNS).
    • Concevoir et administrer un service DNS Windows et l’intégrer à Active Directory de façon sécurisée.
    • Diagnostiquer la localisation des contrôleurs de domaine (enregistrements SRV, sites).
    • Concevoir la structure logique (domaines, arbres, forêts, OU) et une stratégie de groupes AGDLP avec délégation.
    • Créer, lier, filtrer et dépanner des stratégies de groupe, y compris pour le déploiement de logiciels.
    • Situer les rôles AD CS, AD FS, AD LDS, AD RMS et les scénarios hybrides avec Azure AD.

    Prérequis

    Administration Windows et réseaux TCP/IP (adressage, DNS, DHCP), cours de Maintenance réseaux (S5), notions de sécurité des systèmes.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Les services AD DS et le DNS : concepts, architecture et administration
    2. Leçon 2 — Intégration des zones DNS dans Active Directory et services de localisation
    3. Leçon 3 — Structure logique d’Active Directory : domaines, forêts, OU, groupes et délégation
    4. Leçon 4 — Stratégies de groupe, déploiement de logiciels, rôles Active Directory et Azure AD

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD, 20 h de TP, 50 h de travail personnel ; 4 crédits. Contrôle continu (50 % : TP notés sur le laboratoire virtuel — installation de la forêt, DNS, OU et délégation, GPO — et un TD de conception) et examen terminal écrit (50 %).

    Bibliographie

    • Brian Desmond, Joe Richards, Robbie Allen et Alistair G. Lowe-Norris, Active Directory: Designing, Deploying, and Running Active Directory, O’Reilly.
    • Cricket Liu et Paul Albitz, DNS and BIND, O’Reilly.
    • Microsoft Learn, documentation Windows Server : Active Directory Domain Services, DNS Server, Group Policy, et Best Practices for Securing Active Directory.
    • ANSSI, Recommandations de sécurité relatives à Active Directory.
    • IETF, RFC 1034 et 1035 (DNS), RFC 2782 (enregistrements SRV), RFC 4511 (LDAP).
  • Cisco CCNP 2

    Suite du cours Cisco CCNP 1 (routage avancé ENARSI), ce cours couvre le programme Cisco ENCOR (Implementing and Operating Cisco Enterprise Network Core Technologies), examen central de la certification CCNP Enterprise. Il donne une vision d’ensemble du réseau d’entreprise : architecture hiérarchique du campus, commutation (VLAN, Spanning Tree, EtherChannel), synthèse des protocoles de routage vus en CCNP 1 et comparaison EIGRP/OSPF/BGP, redondance de passerelle (HSRP), NAT, virtualisation (VRF, GRE), VPN IPsec, réseaux sans fil d’entreprise, services d’infrastructure (NTP, syslog, SNMP, NetFlow), outils de diagnostic (IP SLA, SPAN), sécurité (ACL, AAA avec RADIUS/TACACS+, 802.1X, TrustSec) et automatisation (Cisco DNA Center, SD-Access, SD-WAN, Python, YANG, NETCONF, RESTCONF). Les parties signalées « autoformation » dans le programme sont présentées sous forme de synthèse à approfondir en travail personnel. Tous les TP se font sur la maquette de l’étudiant, jamais sur un réseau de production sans autorisation écrite.

    Objectifs d’apprentissage

    • Décrire l’architecture d’entreprise Cisco et concevoir la couche d’accès et de distribution d’un campus ;
    • Configurer VLAN, trunks 802.1Q, routage inter-VLAN, RSTP/MST avec protections (PortFast, BPDU Guard) et EtherChannel ;
    • Mettre en œuvre HSRP, NAT/PAT, VRF, tunnels GRE et VPN IPsec (VTI), et décrire multicast et QoS ;
    • Expliquer les principes RF et dimensionner une liaison Wi-Fi (dBm, PIRE), choisir un mode de déploiement et une méthode d’authentification ;
    • Déployer les services de supervision (NTP, syslog, SNMPv3, NetFlow, IP SLA, SPAN) et sécuriser l’accès (ACL, AAA, 802.1X) ;
    • Décrire les architectures pilotées par logiciel (DNA Center, SD-Access, SD-WAN) et interroger un équipement par API avec Python.

    Prérequis

    Cisco CCNP 1 (EIGRP, OSPF, BGP, redistribution, sécurisation des routeurs) ; CCNA ; bases de Python.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Architecture campus et commutation : VLAN, Spanning Tree et EtherChannel
    2. Leçon 2 — Routage d’entreprise, redondance, NAT, virtualisation, VPN IPsec, multicast et QoS
    3. Leçon 3 — Réseaux sans fil d’entreprise : RF, déploiement, itinérance et authentification
    4. Leçon 4 — Services réseau, outils d’analyse, contrôle d’accès sécurisé et automatisation

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD, 20 h de TP sur maquette (Packet Tracer, CML, GNS3/EVE-NG, contrôleur Wi-Fi virtuel si disponible) et 50 h de TPE (dont les modules d’autoformation) ; 4 crédits. Évaluation : contrôle continu (40 % : comptes rendus de TP, quiz) et examen terminal (60 % : questions de cours, calculs, analyse de configurations).

    Bibliographie

    • B. Edgeworth, R. Garza Rios, J. Gooley, D. Hucaby, CCNP and CCIE Enterprise Core ENCOR 350-401 Official Cert Guide, Cisco Press.
    • IEEE 802.1Q (VLAN, MSTP), IEEE 802.1AX (agrégation de liens), IEEE 802.11 (réseaux sans fil), IEEE 802.1X (contrôle d’accès par port).
    • IETF, RFC 6241 (NETCONF), RFC 8040 (RESTCONF), RFC 7950 (YANG 1.1), RFC 4301 (architecture IPsec), RFC 7296 (IKEv2), RFC 5905 (NTPv4).
    • Cisco Systems, Campus LAN and Wireless LAN Design Guide et guides de configuration Catalyst 9000 / Catalyst 9800 sur cisco.com.
    • ANSSI, Recommandations de sécurité relatives aux réseaux Wi-Fi.
  • Programmation noyau

    Le noyau est la partie la plus privilégiée d’un système : il gère le processeur, la mémoire, les périphériques et fait respecter les droits d’accès. Comprendre son fonctionnement interne est indispensable pour développer des pilotes, mais aussi pour un spécialiste de la cybersécurité : durcissement du système, analyse des incidents, compréhension des mécanismes de protection (séparation noyau/utilisateur, signature des modules, netfilter) et des menaces qui visent ce niveau (rootkits noyau, pilotes vulnérables). Ce cours (UE2 — Programmation systèmes, semestre 6) présente l’architecture du noyau Linux, ses outils de développement et de débogage, ses mécanismes internes (threads, ordonnancement, mémoire, temps, synchronisation) puis l’écriture de pilotes caractère, le modèle de pilotes et sysfs, et enfin les sous-systèmes bloc, systèmes de fichiers, réseau et USB. Le programme cite les noyaux 3.x et 4.x ; les travaux pratiques utilisent une version LTS récente, les principes restant les mêmes et les différences d’API étant signalées.

    Objectifs d’apprentissage

    • Décrire l’architecture du noyau Linux, l’organisation de ses sources et son cycle de développement.
    • Configurer, compiler et installer un noyau ; écrire, compiler, charger et déboguer des modules.
    • Expliquer la gestion des threads, de l’ordonnancement, de la mémoire et du temps dans le noyau.
    • Écrire un pilote de périphérique en mode caractère sûr (synchronisation, copies utilisateur contrôlées).
    • Utiliser le modèle de pilotes (bus, device, driver, class, sysfs) et connaître les pilotes bloc, réseau et USB.
    • Appliquer les bonnes pratiques de sécurité du code noyau (vérifications, signature des modules).

    Prérequis

    Langage C (pointeurs, structures, allocation), administration Linux (LPI 101 à 202), architecture des ordinateurs, notions de systèmes d’exploitation (processus, mémoire virtuelle).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Le noyau Linux : architecture, sources, compilation, modules et outils
    2. Leçon 2 — Threads noyau, ordonnancement, mémoire, temps et procfs
    3. Leçon 3 — Pilotes de périphériques en mode caractère et modèle de pilotes (sysfs)
    4. Leçon 4 — Périphériques bloc, systèmes de fichiers, réseau et USB

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD, 20 h de TP, 50 h de travail personnel ; 4 crédits. Contrôle continu (50 % : comptes rendus des TP — compilation du noyau, modules, thread noyau, procfs, pilote caractère) et examen terminal écrit (50 %).

    Bibliographie

    • Jonathan Corbet, Alessandro Rubini et Greg Kroah-Hartman, Linux Device Drivers, 3e édition, O’Reilly.
    • Robert Love, Linux Kernel Development, Addison-Wesley.
    • Daniel P. Bovet et Marco Cesati, Understanding the Linux Kernel, O’Reilly.
    • Greg Kroah-Hartman, Linux Kernel in a Nutshell, O’Reilly.
    • Documentation officielle du noyau Linux, docs.kernel.org, et site kernel.org.
  • Communication et efficacité personnelle

    Un technicien en cybersécurité ne travaille jamais seul : il explique un incident à un directeur, refuse un accès non justifié à un collègue, présente un rapport d’audit, gère l’urgence d’une attaque en pleine nuit. Ses compétences techniques ne produisent leur plein effet que s’il est capable de communiquer avec assurance, de gérer son stress et d’entretenir des relations professionnelles saines. Ce cours (UE1 — Communication, semestre 6) part de l’estime de soi, fondement de la confiance et de l’efficacité, pour aller vers la gestion des états internes et la qualité des relations avec les autres. Il s’appuie sur des outils éprouvés (positions de vie, affirmation de soi, méthode DESC, communication non violente, techniques de relaxation) et sur des situations vécues par les étudiants et jeunes professionnels au Niger : stage, soutenance, entretien d’embauche, travail en équipe dans une banque, un opérateur télécom ou une administration.

    Objectifs d’apprentissage

    • Comprendre le rôle de l’estime de soi dans la performance et la réussite professionnelle.
    • Identifier ses besoins, ses qualités, ses freins et ses forces, et ceux de ses collègues.
    • Communiquer de façon affirmée : exprimer une demande, formuler une critique, savoir dire non.
    • Reconnaître les signes et mécanismes du stress et mobiliser des techniques pour le réguler.
    • Développer des relations professionnelles bienveillantes et sortir des blocages émotionnels.

    Prérequis

    Aucun prérequis hormis le désir de progresser en compétence.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Les bases de l’estime de soi : relation à soi, position juste et sécurité intérieure
    2. Leçon 2 — Confiance en soi et communication affirmée : qualités, synchronisation, savoir dire non
    3. Leçon 3 — Comprendre et gérer le stress : mécanismes, croyances, freins et forces
    4. Leçon 4 — Ressources, valeurs et relations : de l’estime de soi à l’estime des autres

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 6 h de TD (jeux de rôle, études de cas), 24 h de travail personnel (journal de bord, exercices d’auto-observation) ; 2 crédits. Contrôle continu (40 % : participation aux jeux de rôle et journal de bord) et examen terminal écrit sous forme d’études de cas (60 %).

    Bibliographie

    • Christophe André et François Lelord, L’estime de soi. S’aimer pour mieux vivre avec les autres, Odile Jacob.
    • Marshall B. Rosenberg, Les mots sont des fenêtres (ou bien ce sont des murs). Introduction à la communication non violente, La Découverte.
    • Daniel Goleman, L’intelligence émotionnelle, Robert Laffont.
    • Stephen R. Covey, Les 7 habitudes de ceux qui réalisent tout ce qu’ils entreprennent, First.
  • Anglais technique 5

    Ce cours d’anglais technique de troisième année (semestre 5) clôt le parcours d’anglais de la Licence Professionnelle Cybersécurité. Il est orienté vers l’autonomie professionnelle : le futur diplômé doit pouvoir présenter son entreprise ou son projet devant un public anglophone, argumenter pour défendre une solution technique, participer à une réunion, à un séminaire ou à un colloque régional (par exemple un atelier de la CEDEAO sur la cybersécurité, un forum des CERT africains ou une conférence d’un constructeur), lire et rédiger des documents techniques exigeants (cahier des charges, notice, article, rapport) et écrire des mails et comptes rendus irréprochables.

    La formation est individualisée : les mises en situation sont adaptées au niveau et au projet professionnel de chaque étudiant (SOC, administration systèmes et réseaux, développement sécurisé, audit). Le cours s’appuie sur des cas concrets : défense d’un projet de supervision de sécurité devant la direction d’une banque, participation à un séminaire à Accra, rédaction d’un cahier des charges pour un pare-feu, compte rendu d’incident.

    Objectifs d’apprentissage

    • Gagner en aisance à l’oral : présenter son entreprise et son projet, prendre la parole en public avec une structure claire.
    • Argumenter, convaincre et défendre son point de vue ou une solution technique, y compris face aux objections.
    • Participer à, et animer, des réunions, séminaires et colloques en anglais.
    • Lire efficacement et rédiger des documents techniques : cahier des charges, notice, article, rapport.
    • Rédiger des mails et comptes rendus professionnels ; maîtriser le vocabulaire de la cybersécurité et les codes culturels des échanges internationaux.

    Prérequis

    Anglais technique des semestres 1 à 4 (niveau intermédiaire, B1 visé vers B2) ; connaissances techniques de licence en réseaux, systèmes et sécurité.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Prendre la parole en public : présenter son entreprise, son projet et convaincre
    2. Leçon 2 — Réunions, colloques et séminaires : participer, animer et défendre une solution technique
    3. Leçon 3 — Lire et rédiger des documents techniques : cahier des charges, notices, articles
    4. Leçon 4 — Mails, comptes rendus, vocabulaire de la cybersécurité et éléments culturels

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 13 h de cours magistral (CM), 7 h de travaux dirigés (TD), 0 h de TP et 20 h de travail personnel de l’étudiant (TPE) ; 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (exercices écrits, jeux de rôles et présentations orales en TD, participation) pour 40 % et examen terminal (compréhension écrite et orale, grammaire, rédaction d’un document professionnel) pour 60 %.

    Bibliographie

    • Techniques de l’Ingénieur, Encyclopédie et ressources documentaires en ligne (www.techniques-ingenieur.fr).
    • Mark Powell, Presenting in English, Language Teaching Publications / Heinle.
    • Mike Markel, Technical Communication, Bedford/St. Martin’s.
    • Paul Emmerson, Email English, Macmillan.
    • ISO/IEC/IEEE 29148, Systems and software engineering — Life cycle processes — Requirements engineering.
  • Implémentation des services web

    Ce cours (UE4 — Services Web, semestre 5) fait suite aux « Principes des services web » : après l’architecture et les standards, on passe à la réalisation. L’étudiant apprend à organiser un projet à base de services, à intégrer l’existant, puis à développer, tester et déployer des services SOAP et REST dans les deux grands écosystèmes industriels : Java / Jakarta EE (JAX-WS, JAXB, JAX-RS, Metro, Apache CXF et Axis2, serveurs GlassFish, WebLogic, WebSphere) et Microsoft .NET (ASMX, .NET Remoting, WCF, ASP.NET Core, Visual Studio, BizTalk). Dans une optique cybersécurité, chaque étape insiste sur le code sûr : validation des entrées, requêtes paramétrées, authentification, gestion des secrets et journalisation. Les exemples s’appuient sur des besoins réalistes au Niger : scolarité d’une école, services bancaires, téléservices administratifs.

    Objectifs d’apprentissage

    • Organiser une application multicanale à base de services et l’inscrire dans une démarche SOA.
    • Intégrer un système existant (base de données, application héritée) derrière une façade de services.
    • Développer, publier et consommer des services SOAP et REST en Java (JAX-WS, JAXB, JAX-RS).
    • Développer, publier et consommer des services en .NET (WCF/CoreWCF, ASP.NET Core Web API).
    • Choisir une plateforme d’exécution, mettre en place un cycle de tests (unitaires, contrat, charge, sécurité) et exploiter les services de façon sécurisée.

    Prérequis

    Programmation Java et C# orientée objet, SQL, cours « Principes des services web » (SOAP, WSDL, REST, WS-Security).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Architecture et organisation des développements à base de services Web
    2. Leçon 2 — Les services Web dans l’offre Java / Jakarta EE
    3. Leçon 3 — Les services Web dans l’environnement .NET
    4. Leçon 4 — Plateformes d’exécution, déploiement, tests et exploitation sécurisée

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD, 10 h de TP, 40 h de travail personnel ; 4 crédits. Contrôle continu (40 % : TP Java et .NET notés sur livrables et grille de contrôle) et examen terminal (60 %).

    Bibliographie

    • Martin Kalin, Java Web Services: Up and Running, O’Reilly.
    • Antonio Goncalves, Beginning Java EE 7, Apress.
    • Juval Löwy, Programming WCF Services, O’Reilly.
    • Eclipse Foundation, spécifications Jakarta XML Web Services, Jakarta XML Binding et Jakarta RESTful Web Services ; Microsoft Learn, documentation ASP.NET Core.
    • OWASP, Application Security Verification Standard (ASVS).
  • Principes des services web

    Les services Web permettent à des applications écrites dans des langages différents, hébergées sur des plateformes différentes, d’échanger des données et d’invoquer des traitements à travers le réseau. Ils sont au cœur des systèmes d’information modernes : interconnexion d’une banque de Niamey avec le GIM-UEMOA ou un opérateur de monnaie mobile, échanges entre l’administration fiscale et les entreprises, applications mobiles appelant un serveur. Ce cours (UE4 — Services Web, semestre 5) présente les principes et l’architecture des deux grandes familles, les services SOAP/WSDL et leurs extensions WS-*, et les services REST, avec une attention particulière à leur sécurisation, compétence clé pour un spécialiste de la cybersécurité. Il est complété par le cours « Implémentation des services web » du même semestre.

    Objectifs d’apprentissage

    • Situer les services Web dans l’évolution des architectures distribuées (client/serveur, objets distribués, SOA).
    • Lire et expliquer un message SOAP et un contrat WSDL ; décrire les modes d’invocation et le proxy client.
    • Expliquer le référencement des services (UDDI, annuaires LDAP) et la découverte dynamique.
    • Choisir les mécanismes de sécurité adaptés : TLS, WS-Security (jetons, signature, chiffrement), WS-Policy.
    • Décrire le rôle des principales extensions WS-* (transactions, orchestration, adressage, fiabilité).
    • Concevoir une API REST simple et comparer argumentativement REST et SOAP.

    Prérequis

    Programmation (Java ou C#), notions de réseaux TCP/IP et du protocole HTTP, bases de XML.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Des applications distribuées aux services Web : XML, SOAP et WSDL
    2. Leçon 2 — Architecture d’applications à base de services et référencement (UDDI, LDAP)
    3. Leçon 3 — Sécurité des services Web : WS-Security, WS-Policy et en-têtes SOAP
    4. Leçon 4 — Extensions WS-* et architecture REST

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD, 10 h de TP, 40 h de travail personnel ; 4 crédits. Contrôle continu (40 % : TD d’analyse de WSDL et de messages, TP d’appel de services SOAP et REST avec SoapUI/Postman) et examen terminal écrit (60 %).

    Bibliographie

    • Thomas Erl, Service-Oriented Architecture: Concepts, Technology, and Design, Prentice Hall.
    • Leonard Richardson et Sam Ruby, RESTful Web Services, O’Reilly.
    • Roy T. Fielding, Architectural Styles and the Design of Network-based Software Architectures, thèse, University of California, Irvine, 2000.
    • W3C, recommandations SOAP 1.2 et WSDL 2.0 ; OASIS, Web Services Security (WS-Security) 1.1.
    • OWASP, API Security Top 10.