École Privée d’Ingénierie du Niger — L’école du nouveau monde

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Filière : Licence Professionnelle en Cyber et Cybercriminalité (CYB)

  • Mathématiques générales / Statistique 2

    Ce cours de mathématiques générales / statistique (partie 2) fait suite à la partie 1 (analyse : fonctions réciproques, développements limités, équations différentielles, méthodes numériques). Il est consacré à la statistique descriptive : collecter, organiser, résumer et représenter des données pour en tirer une information fiable. Ces compétences sont quotidiennes pour un technicien en cybersécurité : un analyste SOC résume des milliers de lignes de journaux, repère les valeurs aberrantes (pics d’échecs de connexion, volumes de données sortantes inhabituels), compare des services entre eux et construit des indicateurs pour la direction (tableaux de bord, taux de clic lors d’une campagne de sensibilisation à l’hameçonnage). Le cours présente le vocabulaire et l’organisation des données, les paramètres de position, de dispersion et de forme d’une série à une variable, puis l’étude de deux variables (tableaux croisés, covariance, corrélation, droite de régression).

    Objectifs d’apprentissage

    • Identifier population, individus, variables et leur nature ; organiser des données en tableaux d’effectifs et de fréquences et choisir une représentation graphique adaptée.
    • Calculer et interpréter moyenne, médiane, mode et quartiles, pour des données brutes, discrètes ou groupées en classes.
    • Calculer variance, écart-type, coefficient de variation et écart interquartile ; construire une boîte à moustaches et détecter des valeurs aberrantes.
    • Analyser un tableau de contingence (distributions marginales et conditionnelles).
    • Calculer covariance, coefficient de corrélation et droite de régression, et les utiliser pour une prévision raisonnée.

    Prérequis

    Mathématiques de terminale ; Mathématiques générales / Statistique partie 1 (MGS1121). Usage d’une calculatrice ou d’un tableur.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Introduction à la statistique : vocabulaire, tableaux et graphiques
    2. Leçon 2 — Statistique descriptive unidimensionnelle : paramètres de position
    3. Leçon 3 — Statistique descriptive unidimensionnelle : dispersion, forme et valeurs aberrantes
    4. Leçon 4 — Statistique descriptive bidimensionnelle

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD, 0 h de TP, 30 h de travail personnel (TPE) ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (TD notés sur tableur, quiz en ligne, devoir surveillé) pour 40 % et examen terminal écrit de 2 h pour 60 %. Calculatrice autorisée.

    Bibliographie

    • Gilbert Saporta, Probabilités, analyse des données et statistique, Éditions Technip.
    • Thomas H. Wonnacott, Ronald J. Wonnacott, Statistique : économie, gestion, sciences, médecine, Economica.
    • Arnaud Planche, Mathématiques pour économistes, Dunod.
    • Institut National de la Statistique du Niger (INS), publications et annuaires statistiques (site officiel de l’INS).
  • Traitement du signal 2

    Ce cours de traitement du signal (partie 2) prolonge la partie 1 (signaux à temps continu, séries et transformée de Fourier, systèmes linéaires, signaux aléatoires) vers le traitement numérique du signal. Aujourd’hui, presque tous les signaux sont numérisés puis traités par des processeurs : téléphones, modems, routeurs, caméras de surveillance, sondes de supervision réseau. Le cours étudie les signaux et systèmes à temps discret (échantillonnage, convolution, équations aux différences), la transformée de Fourier discrète et son algorithme rapide (FFT), l’analyse spectrale pratique (résolution, fenêtrage), la conception des filtres numériques à réponse impulsionnelle finie (RIF) et infinie (RII), les filtres multicadences (changement de fréquence d’échantillonnage) et les effets de la longueur finie des mots (quantification, virgule fixe, débordements). Les applications incluent l’analyse de séries temporelles de sécurité, par exemple la détection de communications périodiques suspectes (« balises ») dans le trafic d’un réseau.

    Objectifs d’apprentissage

    • Échantillonner correctement un signal (théorème de Shannon-Nyquist) et décrire un système discret par sa réponse impulsionnelle, son équation aux différences et sa transformée en Z.
    • Calculer une TFD, expliquer le gain de la FFT et réaliser une analyse spectrale en choisissant la durée d’observation et la fenêtre.
    • Concevoir un filtre RIF (moyenne mobile, méthode de la fenêtre) et un filtre RII (transformation bilinéaire, Butterworth) à partir d’un gabarit.
    • Dimensionner une chaîne de décimation ou d’interpolation.
    • Évaluer l’effet de la quantification et de l’arithmétique en virgule fixe sur la précision (RSB de quantification, débordement).

    Prérequis

    Traitement du signal partie 1 (TSI1112) ; nombres complexes, suites et séries géométriques ; notions de probabilités.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Signaux et systèmes à temps discret
    2. Leçon 2 — Transformée de Fourier discrète, FFT et analyse spectrale
    3. Leçon 3 — Conception des filtres à réponse impulsionnelle finie et infinie
    4. Leçon 4 — Filtres multicadences et problèmes liés aux longueurs de mots finies

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD, 0 h de TP, 30 h de travail personnel (TPE) ; 3 crédits. Les TD utilisent un tableur ou Python (NumPy/SciPy) sur le poste de l’étudiant. Évaluation : contrôle continu (TD notés, quiz, devoir surveillé) pour 40 % et examen terminal écrit de 2 h pour 60 %.

    Bibliographie

    • Alan V. Oppenheim, Ronald W. Schafer, Discrete-Time Signal Processing, Pearson.
    • John G. Proakis, Dimitris G. Manolakis, Digital Signal Processing: Principles, Algorithms and Applications, Pearson.
    • Maurice Bellanger, Traitement numérique du signal : théorie et pratique, Dunod.
    • Paolo Prandoni, Martin Vetterli, Signal Processing for Communications, EPFL Press / CRC Press.
  • Algèbre booléenne 2

    Ce cours d’algèbre booléenne (partie 2) fait suite à la partie 1 du semestre 1 (numération, signaux booléens, opérateurs, De Morgan, écriture algébrique). Il formalise l’algèbre de Boole comme structure mathématique, définit rigoureusement la notion de fonction logique, établit les écritures canoniques (sommes de mintermes et produits de maxtermes) et enseigne les méthodes de simplification algébrique et par tableaux de Karnaugh. Ces outils sont indispensables pour comprendre l’architecture des processeurs et des équipements réseau, pour écrire des conditions logiques correctes et minimales dans les scripts et règles de filtrage, et pour aborder la cryptographie symétrique, qui manipule massivement des fonctions booléennes (boîtes de substitution, registres à décalage). Les exemples sont tirés de la sécurité des systèmes : détection d’événements, contrôles d’accès, codes de parité et comparateurs.

    Objectifs d’apprentissage

    • Énoncer les composantes et les axiomes de l’algèbre de Boole et en déduire les règles de calcul (absorption, consensus, dualité).
    • Définir une fonction logique, dénombrer les fonctions de n variables et traiter les fonctions incomplètement spécifiées.
    • Utiliser le théorème d’expansion de Shannon et concevoir des fonctions à plusieurs sorties (additionneur, comparateur, parité).
    • Écrire une fonction sous ses deux formes canoniques et passer de l’une à l’autre.
    • Simplifier une fonction de 3 ou 4 variables par la méthode algébrique et par tableau de Karnaugh, y compris avec des états indifférents.

    Prérequis

    Algèbre booléenne partie 1 (ABO1111) : numération binaire, opérateurs logiques, tables de vérité, théorèmes de De Morgan.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Composantes de l’algèbre de Boole et règles de base
    2. Leçon 2 — Notion de fonction logique booléenne
    3. Leçon 3 — Écritures canoniques d’une fonction logique
    4. Leçon 4 — Simplification de l’écriture des fonctions

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 13 h de CM, 7 h de TD, 0 h de TP, 20 h de travail personnel (TPE) ; 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (TD notés, quiz en ligne, devoir surveillé) pour 40 % et examen terminal écrit de 2 h pour 60 %.

    Bibliographie

    • Daniel Mange, Analyse et synthèse des systèmes logiques, Presses polytechniques et universitaires romandes (Traité d’électricité, vol. V).
    • M. Morris Mano, Michael D. Ciletti, Digital Design, Pearson.
    • John F. Wakerly, Digital Design: Principles and Practices, Pearson.
    • Thomas L. Floyd, Digital Fundamentals, Pearson.
  • Anglais technique 1

    Ce premier cours d’anglais technique de la Licence Professionnelle Cybersécurité remet à niveau et consolide les bases de l’anglais général et professionnel. Dans les métiers de la sécurité informatique, l’anglais est la langue des documentations constructeurs (Cisco, Microsoft, Linux), des bulletins d’alerte (CVE, avis des CERT), des forums techniques et des certifications (CCNA, LPI). L’objectif est de donner à l’étudiant l’aisance nécessaire pour se présenter, comprendre un interlocuteur anglophone, écrire un message simple et correct et prononcer de façon intelligible, en s’appuyant sur des situations réalistes : stage dans une banque de Niamey, échange avec un formateur ghanéen ou nigérian, accueil d’un expert étranger lors d’un atelier sur la cybersécurité.

    La démarche est active : chaque leçon combine vocabulaire, règle de grammaire simplifiée, exemple résolu et exercices corrigés (traductions FR/EN, textes à compléter, dialogues, rédactions). Le cours se poursuit au semestre 2 par l’anglais de l’informatique et du support technique.

    Objectifs d’apprentissage

    • Utiliser les expressions indispensables de la conversation courante et se présenter (parcours, qualités, projet professionnel).
    • Éviter les principaux faux-amis et comprendre quelques expressions idiomatiques courantes.
    • Appliquer les règles de base concernant noms, pronoms, adjectifs, prépositions, conjonctions et adverbes.
    • Choisir le temps verbal adapté grâce à l’échelle des temps et à ses mots-clés.
    • Comprendre des messages oraux simples en accent britannique et américain.
    • Rédiger une note ou un mail court et prononcer correctement mots et phrases (accent tonique, intonation).

    Prérequis

    Connaissances grammaticales de base et compréhension de phrases simples à l’écrit et à l’oral (niveau fin d’études secondaires).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Vocabulaire essentiel, se présenter, faux-amis et expressions idiomatiques
    2. Leçon 2 — Les bases de la grammaire : noms, pronoms, adjectifs et mots-clés
    3. Leçon 3 — L’échelle des temps et la compréhension orale
    4. Leçon 4 — S’exprimer à l’oral, rédiger une note ou un mail, prononciation

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 13 h de cours magistral (CM), 7 h de travaux dirigés (TD), 0 h de TP et 20 h de travail personnel de l’étudiant (TPE) ; 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (exercices écrits, jeux de rôles et présentations orales en TD, participation) pour 40 % et examen terminal (compréhension écrite et orale, grammaire, rédaction d’un document professionnel) pour 60 %.

    Bibliographie

    • Raymond Murphy, English Grammar in Use, Cambridge University Press.
    • Michael McCarthy, Felicity O’Dell, English Vocabulary in Use (Pre-intermediate & Intermediate), Cambridge University Press.
    • Mark Hancock, English Pronunciation in Use (Intermediate), Cambridge University Press.
    • Ian MacKenzie, English for Business Studies, Cambridge University Press.
  • CCNA 1 : Introduction aux réseaux

    Ce cours constitue le premier module du parcours Cisco CCNA (Introduction to Networks, ITN) proposé à EPI-NIGER via la plate-forme Cisco Networking Academy (Netacad). Il pose les bases indispensables à tout futur administrateur réseau ou analyste en cybersécurité : comprendre comment les données circulent d’un poste à un autre, comment les équipements (commutateurs, routeurs, points d’accès) sont reliés et configurés, et comment appliquer dès la première configuration les bonnes pratiques de sécurité. Les notions sont illustrées par des cas concrets tirés du contexte nigérien : réseau d’une PME de Niamey, liaison d’un campus à Maradi, accès Internet fourni par un opérateur local.

    Le cours alterne apports théoriques (modules Netacad, supports en ligne), travaux dirigés de calcul (débits, adressage, sous-réseaux) et travaux pratiques sur simulateur Cisco Packet Tracer puis sur équipements réels du laboratoire. Il prépare au module suivant (CCNA 2 : commutation, routage et sans-fil) et à la certification CCNA.

    Objectifs d’apprentissage

    • Décrire les composants, les types (LAN, WAN, Internet) et les topologies d’un réseau informatique, ainsi que les supports de transmission.
    • Expliquer les modèles OSI et TCP/IP, l’encapsulation et le fonctionnement d’Ethernet, des adresses MAC et du protocole ARP.
    • Calculer un plan d’adressage IPv4 avec découpage en sous-réseaux (VLSM) et lire/abréger une adresse IPv6.
    • Réaliser la configuration de base sécurisée d’un commutateur et d’un routeur Cisco (mots de passe, SSH, bannière, sauvegarde).
    • Utiliser la plate-forme Netacad et Packet Tracer, et vérifier la connectivité avec les commandes ping, traceroute et show.

    Prérequis

    Niveau baccalauréat ou forte appétence pour l’informatique ; maîtrise élémentaire du système binaire (vue en cours d’architecture) et de l’usage d’un ordinateur.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Fondamentaux des réseaux, supports et plate-forme Netacad
    2. Leçon 2 — Modèles OSI et TCP/IP, Ethernet et commutation
    3. Leçon 3 — Adressage IPv4, sous-réseaux et IPv6
    4. Leçon 4 — Configuration de base sécurisée Cisco IOS, couches transport et application (TP guidés)

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de cours magistral (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), 10 h de travaux pratiques (TP) et 40 h de travail personnel de l’étudiant (TPE) ; 4 crédits. Évaluation : contrôle continu (examens de chapitre Netacad, comptes rendus de TP, évaluation pratique sur Packet Tracer) pour 40 % et examen terminal écrit (QCM et exercices d’adressage) pour 60 %.

    Bibliographie

    • Cisco Networking Academy, Introduction to Networks Companion Guide (CCNAv7), Cisco Press.
    • Andrew S. Tanenbaum, David J. Wetherall, Computer Networks, Pearson (trad. fr. Réseaux, Pearson Education France).
    • Wendell Odom, CCNA 200-301 Official Cert Guide, Volume 1, Cisco Press.
    • James F. Kurose, Keith W. Ross, Computer Networking: A Top-Down Approach, Pearson.
    • IETF, RFC 791 (IPv4), RFC 1918 (adressage privé), RFC 4291 (architecture d’adressage IPv6).
  • Système d’exploitation : Linux LPI 101

    Ce cours prépare aux compétences de l’examen LPI 101, première moitié de la certification LPIC-1 du Linux Professional Institute. Linux équipe l’immense majorité des serveurs web, des équipements réseau, des pare-feu, des sondes de détection d’intrusion et des outils de sécurité : un technicien en cybersécurité doit donc être à l’aise avec sa ligne de commande et son administration de base. Le cours couvre les quatre thèmes de l’examen 101 : architecture système (matériel, démarrage, niveaux d’exécution), installation et gestion des paquets, commandes GNU et Unix, disques et systèmes de fichiers avec l’arborescence standard. Chaque leçon comprend un TP guidé réalisé sur la machine virtuelle personnelle de l’étudiant (Debian ou Ubuntu, et une Rocky Linux pour la partie RPM), avec une orientation « hygiène et sécurité » : vérification des paquets, analyse de journaux, droits d’accès, options de montage. Le cours de semestre 2 (LPI 102) poursuivra avec le shell, l’administration, le réseau et la sécurité.

    Objectifs d’apprentissage

    • Identifier et configurer le matériel sous Linux, décrire la séquence de démarrage et gérer les niveaux d’exécution et cibles systemd.
    • Concevoir un schéma de partitionnement, installer un chargeur d’amorçage et gérer les bibliothèques partagées.
    • Installer, mettre à jour, vérifier et supprimer des logiciels avec dpkg/APT et rpm/YUM/DNF.
    • Maîtriser la ligne de commande : filtres, redirections, tubes, processus, priorités, expressions régulières et éditeur vi.
    • Créer, monter, vérifier des systèmes de fichiers, gérer les quotas, les permissions et les liens.
    • Se repérer dans l’arborescence FHS et retrouver des fichiers.

    Prérequis

    Connaissances de base du fonctionnement d’un ordinateur et des systèmes d’exploitation ; une machine virtuelle Linux installée (VirtualBox ou équivalent) sur l’ordinateur de l’étudiant.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Architecture système : matériel, démarrage et niveaux d’exécution
    2. Leçon 2 — Installation de Linux et gestion des paquetages
    3. Leçon 3 — Commandes GNU et Unix : flux, filtres, processus et vi
    4. Leçon 4 — Disques, systèmes de fichiers, permissions et arborescence FHS

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD, 10 h de TP et 40 h de TPE (4 crédits). Évaluation : contrôle continu 40 % (comptes rendus de TP, quiz, simulation d’examen LPI 101 sous forme de QCM) et examen terminal 60 % (épreuve écrite et pratique sur machine virtuelle).

    Bibliographie

    • Sébastien Rohaut, LINUX — Préparation à la certification LPIC-1 (examens LPI 101 et LPI 102), Éditions ENI.
    • Linux Professional Institute, Objectifs de l’examen 101 et LPIC-1 Learning Materials (learning.lpi.org).
    • Christine Bresnahan, Richard Blum, LPIC-1: Linux Professional Institute Certification Study Guide, Sybex.
    • Linux Foundation, Filesystem Hierarchy Standard (version 3.0).
    • ANSSI, Recommandations de configuration d’un système GNU/Linux.
  • Architecture des ordinateurs 1

    Ce cours d’Architecture des ordinateurs (partie 1) ouvre l’UE « Système et réseaux » de la Licence professionnelle en Informatique, option Cybersécurité. Il fait découvrir comment un ordinateur représente et manipule l’information : nombres entiers et réels, caractères, unités de stockage et de débit, puis présente les grandes familles de machines, du micro-ordinateur au supercalculateur. Ces notions sont indispensables à un futur administrateur ou analyste sécurité : lire un vidage hexadécimal, comprendre un dépassement d’entier, interpréter la taille d’un disque ou d’une sauvegarde, reconnaître un encodage de caractères dans un journal ou un paquet réseau. La partie 2 (semestre 2) étudiera les composants internes et le fonctionnement du processeur, de la mémoire et des bus.

    Objectifs d’apprentissage

    • Convertir des nombres entre les bases 2, 8, 10 et 16 et manipuler les unités (octet, Ko/Kio, Mo, Go, To, Po) et les sous-multiples (ms, µs, ns, ps).
    • Distinguer bit, octet, mot, double mot et expliquer l’ordre des octets (endianness).
    • Coder des entiers non signés et signés (complément à deux) et détecter un dépassement de capacité.
    • Coder des caractères en ASCII, EBCDIC, ISO 8859-1 et UTF-8.
    • Coder et décoder un réel au format IEEE 754 simple précision et en expliquer les limites.
    • Classer les ordinateurs (micro-ordinateur, station de travail, mini-ordinateur, mainframe, supercalculateur) selon leurs usages et performances.

    Prérequis

    Aucun prérequis spécifique : arithmétique du niveau baccalauréat et usage courant d’un ordinateur.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Systèmes de numération et unités de mesure de l’information
    2. Leçon 2 — Représentation des entiers et des caractères
    3. Leçon 3 — Représentation des nombres réels : virgule fixe et norme IEEE 754
    4. Leçon 4 — Classification des ordinateurs

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 27 h de cours magistral (CM), 13 h de travaux dirigés (TD), 0 h de TP et 40 h de travail personnel de l’étudiant (TPE), soit 4 crédits. Évaluation : contrôle continu (TD notés, interrogations écrites, quiz en ligne) pour 40 % et examen terminal écrit (exercices de conversion et de codage, questions de cours) pour 60 %. Calculatrice non programmable autorisée.

    Bibliographie

    • Andrew S. Tanenbaum, Todd Austin, Structured Computer Organization, Pearson (traduction française : Architecture de l’ordinateur, Pearson Education).
    • David A. Patterson, John L. Hennessy, Computer Organization and Design: The Hardware/Software Interface, Morgan Kaufmann.
    • IEEE Std 754-2019, IEEE Standard for Floating-Point Arithmetic, IEEE.
    • The Unicode Consortium, The Unicode Standard (unicode.org) et RFC 3629 « UTF-8, a transformation format of ISO 10646 ».
    • Liste TOP500 des supercalculateurs (top500.org), publiée deux fois par an.
  • Algorithmique et programmation 1

    Ce cours d’Algorithmique et programmation (semestre 1) pose les bases indispensables à tout informaticien et, plus encore, à tout futur spécialiste de la cybersécurité : un analyste SOC écrit des scripts d’analyse de journaux, un administrateur automatise des contrôles, un développeur sécurisé doit comprendre comment les données sont représentées en mémoire pour éviter les débordements et les erreurs de conversion. On y apprend à formuler un algorithme en pseudo-code (langage algorithmique en français), à le traduire en langage C, à le tester et à raisonner sur son coût. Le cours couvre les types de données simples et leur lien avec la machine, les instructions simples, conditionnelles et itératives, les tableaux, les chaînes de caractères, les enregistrements, les fonctions et procédures, la récursivité, les algorithmes de recherche et de tri, ainsi qu’une introduction aux pointeurs et à la gestion dynamique de la mémoire. Les structures de données dynamiques (listes, piles, files, arbres) sont étudiées au semestre 2.

    Objectifs d’apprentissage

    • Écrire des algorithmes clairs en pseudo-code et les traduire en C (compilation avec gcc).
    • Choisir les types adaptés en connaissant leur représentation machine (binaire, complément à deux, limites, dépassements).
    • Utiliser les structures conditionnelles et itératives, les tableaux, les chaînes et les enregistrements.
    • Découper un problème en fonctions et procédures (paramètres par valeur et par adresse).
    • Mettre en œuvre la récursivité, la recherche séquentielle et dichotomique et les tris élémentaires, en évaluant leur complexité.
    • Manipuler pointeurs et allocation dynamique en respectant les règles de sûreté mémoire.

    Prérequis

    Aucun prérequis formel ; une aisance avec les mathématiques du secondaire (logique, calcul) et l’usage courant d’un ordinateur est souhaitable.

    Plan du cours

    1. Introduction à l’algorithmique : types simples, opérateurs et instructions simples
    2. Les instructions conditionnelles et itératives
    3. Tableaux, chaînes de caractères, enregistrements et sous-programmes
    4. Récursivité, recherche, tris et gestion dynamique de la mémoire

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD, 10 h de TP et 40 h de TPE ; 4 crédits. Évaluation : contrôle continu (TD, comptes rendus des TP guidés, quiz en ligne) pour 40 % et examen terminal écrit (algorithmes à rédiger et à dérouler) pour 60 %.

    Bibliographie

    • T. H. Cormen, C. E. Leiserson, R. L. Rivest, C. Stein, Algorithmique (trad. fr. de Introduction to Algorithms), Dunod.
    • B. W. Kernighan, D. M. Ritchie, Le langage C : norme ANSI, Dunod.
    • C. Delannoy, Programmer en langage C, Eyrolles.
    • D. E. Knuth, The Art of Computer Programming, vol. 1 et 3, Addison-Wesley.
    • SEI CERT, SEI CERT C Coding Standard, Carnegie Mellon University (en ligne).
  • Analyse informatique 1

    Ce cours d’Analyse informatique (1re partie, semestre 1) initie l’étudiant de Licence professionnelle Cybersécurité à la conception des systèmes d’information selon la méthode MERISE. Avant de sécuriser un système, il faut savoir le décrire : quelles données il manipule, qui les produit, quelles règles de gestion s’appliquent et quels traitements les transforment. Une analyse rigoureuse permet de développer une application fidèle aux besoins du client (une PME de Niamey, une banque, une administration) et d’identifier très tôt les données sensibles à protéger (identifiants, données personnelles, données financières). Le cours couvre la notion de système, la démarche MERISE, l’étude de l’existant, le dictionnaire des données, le graphe des dépendances fonctionnelles, le modèle conceptuel des données (MCD) et le modèle conceptuel des traitements (MCT). La suite (MOT, MLD, MOPT, modèle relationnel et normalisation) est traitée au semestre 2.

    Objectifs d’apprentissage

    • Définir un système et décrire le fonctionnement d’une organisation selon l’approche systémique (système de pilotage, système d’information, système opérant).
    • Expliquer la vocation de MERISE, son approche par étapes et son approche par niveaux d’abstraction.
    • Recenser les règles de gestion, critiquer l’existant et construire puis épurer un dictionnaire des données.
    • Construire un graphe des dépendances fonctionnelles (GDF) et en déduire un MCD correct (entités, associations, cardinalités, associations réflexives).
    • Vérifier et décomposer un MCD, puis représenter les traitements d’un domaine par un MCT (événements, opérations, synchronisations, règles d’émission).

    Prérequis

    Connaissances de base en informatique (fichiers, logiciels de gestion) et culture générale sur les bases de données (notion de table, d’enregistrement, de champ).

    Plan du cours

    1. Système d’information et présentation de la méthode MERISE
    2. Étude de l’existant, dictionnaire des données et graphe des dépendances fonctionnelles
    3. Le modèle conceptuel des données (MCD) : entités, associations et cardinalités
    4. Validation du MCD et modèle conceptuel des traitements (MCT)

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 27 h de cours magistral (CM), 13 h de travaux dirigés (TD), 0 h de TP et 40 h de travail personnel de l’étudiant (TPE) ; 4 crédits. Évaluation : contrôle continu (TD notés, étude de cas MERISE rendue en binôme, quiz en ligne) comptant pour 40 % et examen terminal écrit (modélisation d’un cas complet : dictionnaire, GDF, MCD, MCT) comptant pour 60 %.

    Bibliographie

    • H. Tardieu, A. Rochfeld, R. Colletti, La méthode Merise, tome 1 : Principes et outils, Éditions d’Organisation.
    • D. Nanci, B. Espinasse, Ingénierie des systèmes d’information : Merise deuxième génération, Vuibert.
    • J. Gabay, Merise et UML pour la modélisation des systèmes d’information, Dunod.
    • C. Soutou, Modélisation de bases de données : UML et les modèles entité-association, Eyrolles.
  • Mathématiques générales / Statistique 1

    Ce cours de mathématiques générales (partie 1) consolide les outils d’analyse indispensables aux disciplines techniques de la licence : traitement du signal, réseaux, cryptographie, modélisation des systèmes et statistique (partie 2, semestre 2). Il développe le raisonnement mathématique à travers quatre chapitres : les fonctions trigonométriques réciproques (arcsin, arccos, arctan), les développements limités, qui permettent d’approcher une fonction par un polynôme et de lever des indéterminations, les équations différentielles linéaires du premier et du second ordre, qui modélisent la charge d’un circuit, le refroidissement d’un équipement ou les oscillations, et enfin les méthodes numériques (Euler, Heun, Runge-Kutta) qui permettent de résoudre ces équations sur ordinateur. Les exemples sont tirés des métiers de l’informatique et de la sécurité : orientation d’une antenne de liaison radio, probabilité de collision d’une fonction de hachage, refroidissement d’une salle serveurs, simulation en Python.

    Objectifs d’apprentissage

    • Connaître le domaine, les valeurs remarquables, les dérivées et les propriétés de arcsin, arccos et arctan, et les utiliser dans des calculs de dérivées, d’intégrales et d’angles.
    • Écrire et combiner les développements limités usuels pour calculer des limites et des approximations.
    • Résoudre une équation différentielle linéaire du premier ordre (variation de la constante) et du second ordre à coefficients constants, avec conditions initiales.
    • Appliquer les méthodes d’Euler, de Heun et de Runge-Kutta d’ordre 4, évaluer leur erreur et leur stabilité.
    • Modéliser une situation technique simple par une équation différentielle et interpréter la solution.

    Prérequis

    Mathématiques de terminale : fonctions usuelles (exponentielle, logarithme, trigonométrie), dérivation, primitives, limites, nombres complexes.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Fonctions trigonométriques réciproques
    2. Leçon 2 — Développements limités
    3. Leçon 3 — Équations différentielles linéaires du premier et du second ordre
    4. Leçon 4 — Méthodes numériques pour les équations différentielles

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD, 0 h de TP, 30 h de travail personnel (TPE) ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (TD notés, quiz en ligne, devoir surveillé) pour 40 % et examen terminal écrit de 2 h pour 60 %. Calculatrice scientifique autorisée.

    Bibliographie

    • François Liret, Dominique Martinais, Analyse 1re année, Dunod.
    • Arnaud Planche, Mathématiques pour économistes : Analyse, Dunod.
    • Jean-Pierre Demailly, Analyse numérique et équations différentielles, EDP Sciences (collection Grenoble Sciences).
    • Richard L. Burden, J. Douglas Faires, Numerical Analysis, Cengage Learning.