École Privée d’Ingénierie du Niger — L’école du nouveau monde

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Filière : Master Professionnel en Gestion des Projets, option Suivi-Évaluation (MGP)

  • Anglais des affaires

    Ce cours développe la compétence en anglais professionnel dont un gestionnaire de projet ou un chargé de suivi-évaluation a besoin au Niger, où une grande partie des partenaires techniques et financiers (Banque mondiale, BAD, agences des Nations unies, USAID, fondations) travaillent en anglais : lecture de documents de projet, correspondance, réunions de mission, présentations et rédaction de rapports de suivi. Le cours est centré sur le vocabulaire du cycle de projet et du suivi-évaluation, les fonctions de communication et les écrits professionnels, avec de nombreux exercices de traduction FR/EN et de rédaction corrigés.

    Objectifs d’apprentissage

    • Maîtriser le vocabulaire anglais du cycle de projet, du financement, de la passation des marchés et du suivi-évaluation (équivalents FR/EN).
    • Rédiger des courriels et lettres professionnels clairs et au registre approprié.
    • Participer à une réunion, animer une présentation et négocier en anglais.
    • Rédiger un compte rendu de réunion (minutes) et un résumé analytique (executive summary).
    • Décrire des données chiffrées, des tendances et des écarts par rapport aux cibles dans un rapport d’avancement.

    Prérequis

    Niveau d’anglais général intermédiaire (A2-B1 du Cadre européen commun de référence) : bases de grammaire (temps simples, présent parfait, voix passive) et de compréhension écrite.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — The language of development projects: key vocabulary and structures
    2. Leçon 2 — Business correspondence: emails and formal letters
    3. Leçon 3 — Meetings, presentations and negotiation
    4. Leçon 4 — Reporting on results: progress reports, figures and executive summaries

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de cours magistral (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), 0 h de TP et 30 h de travail personnel (TPE), soit 60 h pour 3 crédits. Contrôle continu (40 % : rédactions de courriels et de comptes rendus, simulation de réunion notée à l’oral, quiz) et examen terminal écrit (60 % : compréhension d’un extrait de rapport, traduction, rédaction d’un courriel et d’un résumé analytique).

    Bibliographie

    • Mascull B., Business Vocabulary in Use, Cambridge University Press.
    • Murphy R., English Grammar in Use, Cambridge University Press.
    • Cotton D., Falvey D. et Kent S., Market Leader (Intermediate), Pearson Longman.
    • OCDE/CAD, Glossaire des principaux termes relatifs à l’évaluation et la gestion axée sur les résultats (version multilingue), OCDE, 2002.
  • Théorie des organisations et comportementale

    Ce cours explore la manière dont les organisations sont conçues, fonctionnent et évoluent, et la manière dont les individus et les groupes s’y comportent. Il mobilise les grandes théories des organisations (école classique, relations humaines, approches systémique et de la contingence, sociologie des organisations, théories contractuelles) et les apports du comportement organisationnel (motivation, perception, groupes, leadership, pouvoir, conflits, culture, changement). Toutes les notions sont appliquées aux structures de gestion de projets et de programmes au Niger : unités de gestion de projet (UGP), ONG, services techniques déconcentrés, cellules de suivi-évaluation, partenariats avec les partenaires techniques et financiers (PTF).

    Objectifs d’apprentissage

    • Situer et comparer de façon critique les principales théories des organisations et leurs hypothèses sur l’homme au travail.
    • Diagnostiquer la structure d’une organisation de projet (configuration, coordination, éventail de contrôle, centralisation) et proposer une structure adaptée.
    • Analyser les jeux d’acteurs, les relations de pouvoir et les relations d’agence dans un dispositif de projet multi-acteurs.
    • Expliquer et mesurer les déterminants individuels du comportement au travail (motivation, satisfaction, équité, perception).
    • Analyser la dynamique des équipes, le leadership, les conflits et la culture organisationnelle, et piloter un changement.
    • Conduire un mini-diagnostic organisationnel (enquête, entretiens, sociogramme, champ de forces) et en restituer les résultats.

    Prérequis

    Notions de base en management et en gestion de projet ; aisance avec un tableur (moyennes, pourcentages) pour le traitement des enquêtes ; expérience de terrain en organisation appréciée.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Les théories classiques et l’école des relations humaines
    2. Leçon 2 — Structures, contingence et jeux d’acteurs dans les organisations de projet
    3. Leçon 3 — Le comportement individuel : perception, motivation et satisfaction au travail
    4. Leçon 4 — Groupes, leadership, culture et conduite du changement

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de cours magistral (CM), 20 h de travaux dirigés (TD), 20 h de travaux pratiques (TP) et 60 h de travail personnel de l’étudiant (TPE), soit 120 h pour 6 crédits. Les TP prennent la forme de TP guidés de diagnostic organisationnel (enquête de satisfaction, sociogramme, analyse du champ de forces). Évaluation : contrôle continu (40 % : rapports de TP, études de cas en TD, quiz en ligne) et examen terminal écrit (60 %) portant sur une étude de cas intégrée.

    Bibliographie

    • Mintzberg H., Structure et dynamique des organisations, Éditions d’Organisation, 1982.
    • Crozier M. et Friedberg E., L’acteur et le système, Éditions du Seuil, 1977.
    • Robbins S. P. et Judge T. A., Comportements organisationnels, Pearson Education (édition française).
    • Rojot J., Théorie des organisations, Éditions ESKA.
    • Schein E. H., Organizational Culture and Leadership, Jossey-Bass.
  • Procédures de financement des projets

    Un bon projet ne devient réalité que s’il est financé, et un projet financé ne produit ses résultats que si ses fonds sont effectivement mobilisés, dépensés selon les règles et justifiés à temps. Au Niger, une grande partie de l’investissement public est financée par des partenaires techniques et financiers (Banque mondiale/IDA, Banque africaine de développement, Banque islamique de développement, BOAD, Union européenne, agences des Nations unies, coopérations bilatérales, fonds climatiques), chacun avec ses instruments, son cycle d’approbation, ses procédures de décaissement et ses règles de passation des marchés. Les retards de décaissement, les dépenses inéligibles et les irrégularités de passation comptent parmi les premières causes de contre-performance des projets. Ce cours donne au futur chef de projet et au responsable de suivi-évaluation une maîtrise opérationnelle de ces procédures : paysage et instruments de financement (dons, prêts concessionnels, élément-don, financements innovants), montage d’une requête et d’un budget, accord de financement et conditions d’entrée en vigueur, méthodes de décaissement et justification des fonds, gestion financière et audit, passation des marchés selon les règles des bailleurs et le Code des marchés publics du Niger.

    Objectifs d’apprentissage

    • Cartographier les sources de financement d’un projet et comparer les instruments (don, prêt, financement mixte, financement fondé sur les résultats) ; calculer un élément-don.
    • Monter un dossier de financement : note conceptuelle, cadre de résultats, budget et plan de financement conformes aux règles d’un bailleur.
    • Expliquer le contenu d’un accord de financement, les conditions d’entrée en vigueur et de décaissement, et la contrepartie nationale.
    • Appliquer les méthodes de décaissement, rapprocher un compte désigné et calculer des taux de décaissement.
    • Choisir une méthode de passation des marchés, élaborer un plan de passation et identifier les risques de fraude et de corruption.

    Prérequis

    Cours de S1 « Gestion financière », « Gestion budgétaire » et « Concept de projet et programme de développement » (suivis en parallèle) ; notions de comptabilité.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Le paysage et les instruments du financement des projets de développement
    2. Leçon 2 — Du dossier de financement à l’entrée en vigueur : requête, budget, négociation et accord
    3. Leçon 3 — Les procédures de décaissement et la gestion financière des projets
    4. Leçon 4 — La passation des marchés et la gestion fiduciaire des projets financés

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 30 h de cours (CM), 20 h de TD, 0 h de TP, 50 h de travail personnel (TPE) ; 5 crédits. Évaluation : contrôle continu (TD, quiz, montage en groupe d’une requête de financement complète pour un projet nigérien) et examen terminal écrit (cas intégré : décaissement, rapprochement, passation).

    Bibliographie

    • Banque mondiale, Règlement de passation des marchés pour les emprunteurs sollicitant le financement de projets d’investissement (FPI), juillet 2016, et ses révisions ultérieures.
    • Banque mondiale, Disbursement Guidelines for Investment Project Financing, 2017.
    • Commission européenne, Guide pratique des procédures contractuelles dans le cadre de l’action extérieure de l’UE (PRAG), édition en vigueur.
    • République du Niger, Décret n° 2016-641/PRN/PM du 1er décembre 2016 portant Code des marchés publics et des délégations de service public, et textes modificatifs.
    • Yescombe E. R., Principles of Project Finance, Academic Press.
  • Concept de projet et programme de développement

    Ce cours pose les bases conceptuelles de tout le Master : qu’est-ce qu’un projet de développement, en quoi se distingue-t-il d’un programme, d’une politique ou d’un portefeuille, comment s’insère-t-il dans la planification nationale et dans les stratégies des partenaires techniques et financiers, quelles sont les étapes de son cycle de vie et selon quels critères juge-t-on sa réussite ? Au Niger, l’essentiel de l’investissement public dans les secteurs sociaux et ruraux passe par des projets et programmes financés conjointement par l’État et ses partenaires (Banque mondiale, BAD, Union européenne, agences des Nations unies, coopérations bilatérales) et mis en œuvre par des unités de gestion, des services techniques, des collectivités et des ONG. Comprendre ces dispositifs est indispensable pour concevoir, piloter et surtout suivre et évaluer les interventions. Le cours présente les concepts et acteurs, le cycle de projet et les critères d’évaluation du CAD/OCDE, la logique d’intervention (arbre à problèmes, cadre logique, théorie du changement) puis les programmes et dispositifs de mise en œuvre, y compris la durabilité. Les outils de conception sont approfondis au S2 (« Processus de conception des projets ») et le suivi-évaluation au S4.

    Objectifs d’apprentissage

    • Définir et distinguer politique, plan, programme, projet et portefeuille, et situer un projet dans le cadre de planification nationale.
    • Identifier les acteurs du développement et leurs rôles, ainsi que les principes de l’efficacité de l’aide.
    • Décrire les phases du cycle de projet selon l’Union européenne et la Banque mondiale, et leurs livrables.
    • Appliquer les six critères d’évaluation du CAD/OCDE à un cas réel.
    • Construire une logique d’intervention (arbre à problèmes, cadre logique, théorie du changement) avec des indicateurs SMART.
    • Analyser un dispositif institutionnel de mise en œuvre et une stratégie de pérennisation.

    Prérequis

    Culture économique générale (croissance, pauvreté, secteurs sociaux) ; aucun prérequis technique.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Projet, programme et politique de développement : concepts et acteurs
    2. Leçon 2 — Le cycle de projet et les critères d’évaluation du CAD/OCDE
    3. Leçon 3 — La logique d’intervention : analyse des problèmes, cadre logique et théorie du changement
    4. Leçon 4 — Programmes de développement, dispositifs de mise en œuvre et durabilité

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 26 h de cours (CM), 14 h de TD, 0 h de TP, 40 h de travail personnel (TPE) ; 4 crédits. Évaluation : contrôle continu (études de cas, quiz en ligne, exposé de groupe sur un projet ou programme en cours au Niger) et examen terminal écrit (cas intégré).

    Bibliographie

    • Commission européenne, Gestion du cycle de projet — Lignes directrices (Méthodes de l’aide, vol. 1), EuropeAid, 2004.
    • OCDE/CAD, Glossaire des principaux termes relatifs à l’évaluation et la gestion axée sur les résultats, OCDE, 2002 ; et critères d’évaluation révisés du CAD (2019).
    • Baum W. C., « The Project Cycle », Finance and Development, Banque mondiale, 1970 (réédité en 1982).
    • PNUD, Guide de la planification, du suivi et de l’évaluation axés sur les résultats du développement, New York, 2009.
    • OCDE, Déclaration de Paris sur l’efficacité de l’aide au développement (2005) et Programme d’action d’Accra (2008).
  • Notion de gouvernance environnementale

    La gouvernance environnementale désigne l’ensemble des règles, institutions, processus et pratiques par lesquels les acteurs publics, privés et communautaires prennent et appliquent les décisions relatives à l’environnement et aux ressources naturelles. Pour un gestionnaire de projet ou un responsable de suivi-évaluation au Niger, ce n’est pas une matière périphérique : la désertification, la dégradation des terres, la variabilité climatique, la pression sur l’eau et les conflits autour des ressources pastorales conditionnent la réussite des projets agricoles, hydrauliques ou d’infrastructures. Par ailleurs, les bailleurs (Banque mondiale, BAD, Union européenne, fonds climatiques) exigent désormais une gestion rigoureuse des risques environnementaux et sociaux tout au long du cycle de projet. Ce cours présente les concepts et principes fondamentaux, le cadre international et régional, le cadre juridique et institutionnel nigérien, puis les instruments opérationnels (évaluation environnementale, PGES, normes environnementales et sociales, mécanisme de gestion des plaintes, suivi et audit).

    Objectifs d’apprentissage

    • Définir la gouvernance environnementale et en expliquer les principes (précaution, prévention, pollueur-payeur, participation, subsidiarité).
    • Identifier les grandes conventions internationales et les politiques régionales applicables au Niger et leurs implications pour les projets.
    • Décrire le cadre juridique et institutionnel nigérien de l’environnement et le rôle des collectivités et des communautés.
    • Appliquer la démarche d’évaluation environnementale et sociale et élaborer les éléments d’un PGES et de son suivi.
    • Analyser des situations de conflits d’usage et proposer des mécanismes de gouvernance adaptés.

    Prérequis

    Culture générale sur le développement durable ; notions de cycle de projet. Aucun prérequis juridique n’est exigé.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Concepts, principes et enjeux de la gouvernance environnementale
    2. Leçon 2 — Le cadre international et régional de la gouvernance environnementale
    3. Leçon 3 — Le cadre juridique et institutionnel nigérien et la gouvernance locale des ressources naturelles
    4. Leçon 4 — Les instruments de gouvernance environnementale et sociale dans le cycle des projets

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de cours (CM), 10 h de TD, 0 h de TP, 30 h de travail personnel (TPE) ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (études de cas, quiz, note d’analyse du cadre environnemental et social d’un projet réel) et examen terminal écrit (cas intégré).

    Bibliographie

    • Commission mondiale sur l’environnement et le développement (CMED), Notre avenir à tous (rapport Brundtland), 1987.
    • Ostrom E., Governing the Commons: The Evolution of Institutions for Collective Action, Cambridge University Press, 1990.
    • Banque mondiale, Cadre environnemental et social, Washington, 2017 (applicable aux projets depuis le 1er octobre 2018).
    • République du Niger, Loi n° 98-56 du 29 décembre 1998 portant loi-cadre relative à la gestion de l’environnement ; Loi n° 2018-28 du 14 mai 2018 déterminant les principes fondamentaux de l’évaluation environnementale au Niger.
    • Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), L’avenir de l’environnement mondial (GEO-6), 2019.
  • Planification des projets

    Planifier un projet, c’est décider à l’avance quoi faire, dans quel ordre, quand, avec quelles ressources et pour quel coût, afin d’atteindre des résultats définis dans un délai et un budget contraints. Au Niger, la qualité de la planification conditionne directement la réussite des projets : le calendrier agricole et la saison des pluies (juin à septembre) limitent les périodes de travaux, les délais de passation des marchés et d’obtention des non-objections des bailleurs sont longs, et l’insécurité dans certaines zones (Tillabéri, Diffa) impose des plans alternatifs. Ce cours présente les méthodes de référence (PMBOK du PMI, PRINCE2, gestion du cycle de projet), de la charte et de la structure de découpage du projet (WBS) jusqu’à l’ordonnancement (réseaux, chemin critique, PERT probabiliste), à la planification des ressources et des coûts (lissage, courbe en S, compression) et au plan de travail et budget annuel (PTBA). Il prépare aux cours de S3 « Management des projets » et « MS Project ».

    Objectifs d’apprentissage

    • Rédiger les éléments de cadrage d’un projet (charte, périmètre, hypothèses, contraintes) et construire une WBS avec son dictionnaire.
    • Construire un réseau d’antécédents, calculer les dates au plus tôt et au plus tard, les marges et le chemin critique.
    • Appliquer la méthode PERT probabiliste pour estimer la probabilité de respecter une échéance.
    • Affecter et lisser des ressources, tracer une courbe en S et optimiser la compression d’un planning.
    • Élaborer un PTBA et un plan de passation cohérents avec le cadre logique et piloter la mise à jour du planning de référence.

    Prérequis

    Notions de gestion de projet (cycle de projet, cadre logique), statistique élémentaire (moyenne, écart-type, loi normale), tableur.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Cadrage et structuration du projet : charte, périmètre et WBS
    2. Leçon 2 — Ordonnancement : réseaux, chemin critique et méthode PERT
    3. Leçon 3 — Planification des ressources et des coûts : lissage, courbe en S et compression
    4. Leçon 4 — Planification opérationnelle, PTBA et pilotage du planning

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de cours (CM), 10 h de TD, 0 h de TP, 30 h de travail personnel (TPE) ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (TD de calcul de réseaux, quiz, dossier de planification d’un projet réel en groupe : WBS, réseau, Gantt, histogramme des ressources, PTBA) et examen terminal écrit.

    Bibliographie

    • Project Management Institute, A Guide to the Project Management Body of Knowledge (PMBOK Guide), 7e éd., PMI, 2021.
    • AXELOS, Managing Successful Projects with PRINCE2, TSO/AXELOS.
    • Kerzner H., Project Management: A Systems Approach to Planning, Scheduling, and Controlling, Wiley.
    • Gray C. F., Larson E. W., Project Management: The Managerial Process, McGraw-Hill.
    • Commission européenne, Gestion du cycle de projet — Lignes directrices (Méthodes de l’aide, vol. 1), EuropeAid, 2004.
  • Gestion budgétaire

    La gestion budgétaire est le mode de gestion qui consiste à traduire les objectifs d’une organisation en programmes d’action chiffrés (les budgets), puis à comparer périodiquement les réalisations aux prévisions pour déclencher des actions correctives. Elle est au cœur du travail d’un chef de projet et d’un responsable de suivi-évaluation : le plan de travail et budget annuel (PTBA) d’un projet financé par la Banque mondiale, la BAD ou l’Union européenne, le budget d’une ONG ou celui d’une PME obéissent à la même logique de prévision, de budgétisation et de contrôle. Ce cours, orienté vers les méthodes quantitatives, présente les techniques de prévision (tendance, saisonnalité), l’articulation des budgets opérationnels, la construction d’un budget de projet par composantes et activités (coûts unitaires, imprévus, plan de financement), le budget de trésorerie et le contrôle budgétaire (écarts, taux d’exécution, méthode de la valeur acquise).

    Objectifs d’apprentissage

    • Expliquer la démarche budgétaire, la hiérarchie des budgets et le rôle du contrôle de gestion dans une entreprise, une ONG ou une unité de gestion de projet.
    • Réaliser des prévisions d’activité par ajustement linéaire (moindres carrés) et coefficients saisonniers.
    • Construire les budgets des ventes, de la production et des approvisionnements (modèle de Wilson).
    • Élaborer le budget détaillé d’un projet (coûts unitaires, imprévus, répartition par bailleur) et un budget de trésorerie.
    • Calculer et interpréter les écarts sur coûts, les taux d’exécution budgétaire et les indicateurs de valeur acquise (CPI, SPI, EAC).

    Prérequis

    Statistique descriptive (moyenne, variance, régression simple), bases de comptabilité et de gestion financière (cours MFI4111 du même semestre), tableur.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Fondements de la gestion budgétaire et architecture des budgets
    2. Leçon 2 — Prévisions d’activité et budgets opérationnels
    3. Leçon 3 — Élaboration du budget d’un projet et budget de trésorerie
    4. Leçon 4 — Contrôle budgétaire, analyse des écarts et valeur acquise

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de cours (CM), 10 h de TD, 0 h de TP, 30 h de travail personnel (TPE) ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (TD notés, quiz en ligne, élaboration en binôme du budget d’un micro-projet) et examen terminal écrit (cas intégré de budgétisation et de contrôle).

    Bibliographie

    • Alazard C., Sépari S., Contrôle de gestion : manuel et applications, Dunod.
    • Bouquin H., Le contrôle de gestion, Presses universitaires de France.
    • Horngren C. T., Datar S. M., Rajan M. V., Cost Accounting: A Managerial Emphasis, Pearson.
    • Project Management Institute, A Guide to the Project Management Body of Knowledge (PMBOK Guide), PMI.
    • Gervais M., Contrôle de gestion, Economica.
  • Gestion financière

    La gestion financière rassemble les méthodes qui permettent à un responsable de projet, d’ONG ou d’entreprise de répondre à trois questions : l’organisation est-elle financièrement équilibrée ? Crée-t-elle de la valeur ? Comment financer ses investissements et son exploitation au moindre coût et au moindre risque ? Dans le contexte nigérien, ces questions se posent aussi bien pour une PME agro-industrielle de Maradi que pour une unité de gestion de projet financée par la Banque mondiale ou pour une coopérative bénéficiaire d’un programme de résilience à Tillabéri. Le cours part des états financiers établis selon le SYSCOHADA révisé, construit les outils de diagnostic (bilan fonctionnel, soldes intermédiaires de gestion, ratios), puis introduit la décision d’investissement (VAN, TRI) et la politique de financement et de trésorerie. Il prépare directement aux matières « Gestion budgétaire », « Analyse de faisabilité et économique de projet » et « Audit des projets de développement ».

    Objectifs d’apprentissage

    • Lire et retraiter un bilan et un compte de résultat SYSCOHADA pour établir un bilan fonctionnel.
    • Calculer et interpréter le FRNG, le BFR et la trésorerie nette, et diagnostiquer l’équilibre financier.
    • Calculer les soldes intermédiaires de gestion, la CAF et les principaux ratios, et analyser l’effet de levier.
    • Évaluer un investissement par la VAN, le TRI, l’indice de profitabilité et le délai de récupération actualisé.
    • Construire un tableau d’amortissement d’emprunt, calculer un coût moyen pondéré du capital et un plan de trésorerie.
    • Appliquer ces outils à la gestion financière d’un projet de développement (tranches de décaissement, contrepartie, tensions de trésorerie).

    Prérequis

    Notions de comptabilité générale (partie double, plan comptable SYSCOHADA), pourcentages et puissances, usage d’un tableur (Excel ou LibreOffice Calc).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Lecture financière des états SYSCOHADA : bilan fonctionnel, FRNG, BFR et trésorerie
    2. Leçon 2 — Analyse de l’activité et de la rentabilité : SIG, CAF, ratios et effet de levier
    3. Leçon 3 — Mathématiques financières et décision d’investissement : VAN, TRI, emprunts
    4. Leçon 4 — Financement, coût du capital et gestion de la trésorerie des projets

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de cours théoriques (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), 0 h de TP et 30 h de travail personnel (TPE), soit 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (exercices de TD, quiz en ligne, mini-dossier d’analyse financière d’une structure réelle ou fictive) et examen terminal écrit (étude de cas chiffrée). Calculatrice financière ou tableur autorisé selon consigne de l’enseignant.

    Bibliographie

    • Vernimmen P., Quiry P., Le Fur Y., Finance d’entreprise, Dalloz (édition annuelle).
    • Brealey R., Myers S., Allen F., Principles of Corporate Finance, McGraw-Hill.
    • OHADA, Acte uniforme relatif au droit comptable et à l’information financière (AUDCIF) et Système comptable OHADA révisé (SYSCOHADA), 2017.
    • Gittinger J. P., Economic Analysis of Agricultural Projects, Johns Hopkins University Press (Banque mondiale), 1982.
    • de La Bruslerie H., Analyse financière : information financière, évaluation, diagnostic, Dunod.