École Privée d’Ingénierie du Niger — L’école du nouveau monde

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Semestre : Licence 3

  • Gestion et conduite de projet

    Ce cours de l’UE « Création et gestion de projets en hôtellerie » donne aux futurs cadres de l’hôtellerie, de la restauration et du tourisme les méthodes et les outils pour piloter un projet de bout en bout : rénovation de chambres dans un hôtel de Niamey, ouverture d’un restaurant, organisation d’une conférence internationale pour une ONG, lancement d’un circuit touristique vers Agadez ou le Parc du W. Un projet hôtelier échoue rarement faute d’idées : il échoue parce que le périmètre est flou, le planning irréaliste, le budget mal suivi ou la clôture bâclée. Le cours suit donc le cycle de vie complet d’un projet, de sa définition à son évaluation finale, en s’appuyant sur les référentiels reconnus (PMBOK, ISO 21502) et sur des cas chiffrés en FCFA.

    Objectifs d’apprentissage

    • Définir un projet, le distinguer des opérations courantes et en rédiger la charte (objectifs SMART, périmètre, parties prenantes).
    • Découper un projet en lots de travail (WBS), estimer durées, charges et coûts.
    • Construire un réseau PERT/CPM, calculer les dates, les marges et le chemin critique, puis tracer un diagramme de Gantt.
    • Suivre l’avancement et les coûts par la méthode de la valeur acquise (CV, SV, CPI, SPI, EAC).
    • Évaluer la rentabilité d’un projet (VAN, TRI, délai de récupération) et conduire sa clôture (bilan, retour d’expérience).

    Prérequis

    Notions de management et d’organisation des entreprises ; bases de calcul commercial (pourcentages, actualisation simple). Une calculatrice ou un tableur est nécessaire.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Introduction à la gestion de projet : définition, cycle de vie, charte et parties prenantes
    2. Leçon 2 — Planification et ressources : WBS, réseau PERT/CPM, Gantt et charges
    3. Leçon 3 — Suivi et contrôle : tableau de bord, valeur acquise et maîtrise des risques
    4. Leçon 4 — Évaluation et clôture de projet : rentabilité, bilan et retour d’expérience

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de cours magistral (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), 0 h de travaux pratiques (TP) et 30 h de travail personnel de l’étudiant (TPE) ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (exercices de TD, dossier de projet en groupe : charte, WBS, planning et budget d’un projet hôtelier) et examen terminal écrit (exercices de planification, de valeur acquise et de rentabilité).

    Bibliographie

    • Project Management Institute, Guide du corpus des connaissances en management de projet (Guide PMBOK), PMI.
    • Kerzner H., Project Management: A Systems Approach to Planning, Scheduling, and Controlling, Wiley.
    • Gray C. F. et Larson E. W., Project Management: The Managerial Process, McGraw-Hill.
    • ISO 21502:2020, Management de projets, programmes et portefeuilles — Recommandations sur le management de projet.
    • Marchat H., Le kit du chef de projet, Eyrolles.
  • Projet de Fin d’Études

    Le projet de fin d’études (PFE) est l’aboutissement de la Licence professionnelle Chaudronnerie et Construction Métallique. Pendant 240 heures de travail personnel encadré, l’étudiant traite un problème réel d’entreprise ou d’atelier : conception d’un réservoir, d’une trémie ou d’un hangar, amélioration d’une gamme de fabrication, étude d’un réseau de tuyauterie, expertise d’une dégradation, qualification d’un mode opératoire de soudage, optimisation du débit de tôles, etc. Ce cours est un guide méthodologique : il décrit les étapes, les livrables, les modèles de documents et les grilles d’évaluation, depuis la définition du sujet avec l’encadrant jusqu’à la soutenance devant le jury. Il s’appuie sur les méthodes vues en Méthodologie de Recherche (MRS1641), qu’il met en pratique.

    Objectifs d’apprentissage

    • Définir avec l’encadrant un sujet réalisable, rédiger une fiche de cadrage et un cahier des charges.
    • Conduire la recherche et la conception : état de l’art, analyse fonctionnelle, choix de solution argumenté, dimensionnement.
    • Mettre en œuvre la solution (plans, gamme, réalisation ou simulation, devis) et analyser les résultats de façon critique.
    • Gérer le projet dans le temps : planning, jalons, journal de bord, relation avec l’encadrant.
    • Rédiger un mémoire conforme et soutenir oralement devant un jury.

    Prérequis

    L’ensemble des enseignements techniques de la licence (RDM, charpente, chaudronnerie, tuyauterie, soudage, traçage, DAO, gestion) et le cours de Méthodologie de Recherche.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Définition du projet avec l’encadrant et cadrage
    2. Leçon 2 — Recherche et conception : de l’état de l’art à la solution retenue
    3. Leçon 3 — Mise en œuvre, chiffrage et analyse des résultats
    4. Leçon 4 — Rédaction du mémoire et soutenance

    Modalités d’évaluation

    Volume : 240 h de travail personnel encadré (pas de CM, TD ni TP), 12 crédits. Évaluation : suivi de l’encadrant (régularité, autonomie, respect des jalons), mémoire écrit, soutenance orale devant un jury (exposé et réponses aux questions). Le quiz en ligne vérifie la maîtrise de la méthodologie.

    Bibliographie

    • M. Beaud, L’art de la thèse, La Découverte.
    • NF EN 16271, Management par la valeur — Expression fonctionnelle du besoin et cahier des charges fonctionnel, AFNOR.
    • J.-L. Fanchon, Guide des sciences et technologies industrielles, Nathan/AFNOR.
    • R. Aïm, L’essentiel de la gestion de projet, Gualino.
  • Méthodologie de Recherche

    Ce cours prépare directement le projet de fin d’études et la vie professionnelle du technicien supérieur en chaudronnerie et construction métallique. Il apprend à conduire une démarche de recherche appliquée : formuler une question technique précise (par exemple réduire la corrosion des bacs d’un dépôt, optimiser le débit de tôles d’un atelier, dimensionner une trémie), trouver et évaluer l’information (normes, articles, catalogues, retours d’expérience), rédiger un rapport technique clair et correctement référencé, et planifier son travail dans le temps. Les exemples sont tirés des ateliers de Niamey et Maradi, des chantiers de charpente et de tuyauterie et des industries du Niger.

    Objectifs d’apprentissage

    • Formuler une problématique et une question de recherche à partir d’un besoin technique.
    • Construire une stratégie de recherche documentaire (mots-clés, opérateurs booléens, bases de données) et évaluer la fiabilité des sources.
    • Structurer et rédiger un rapport technique ou scientifique dans un style précis et objectif.
    • Citer les sources selon une norme (APA, IEEE ou ISO 690) et éviter le plagiat.
    • Présenter correctement des résultats chiffrés (tableaux, figures, incertitudes).
    • Planifier un projet : découpage, diagramme de Gantt, réseau PERT et chemin critique, gestion du temps.

    Prérequis

    Expression écrite en français, bureautique (traitement de texte, tableur), connaissances techniques des semestres précédents.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Démarche de recherche et recherche documentaire
    2. Leçon 2 — Techniques de rédaction scientifique et structure du rapport
    3. Leçon 3 — Normes de citation, intégrité et présentation des résultats
    4. Leçon 4 — Planification et gestion du temps dans un projet de recherche

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD, pas de TP, 30 h de travail personnel, 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (fiche de problématique, bibliographie commentée, planning du PFE, quiz) et examen terminal (étude de cas : analyse de sources, correction d’un texte, planification).

    Bibliographie

    • M. Beaud, L’art de la thèse, La Découverte.
    • M. Greuter, Bien rédiger son mémoire ou son rapport de stage, L’Étudiant.
    • R. Quivy, L. Van Campenhoudt, Manuel de recherche en sciences sociales, Dunod.
    • ISO 690:2021, Information et documentation — Principes directeurs pour la rédaction des références bibliographiques.
    • Project Management Institute, Guide du corpus des connaissances en management de projet (PMBOK).
  • Traçage 2

    Traçage 2 approfondit les méthodes de traçage vues en Traçage 1 pour les pièces de chaudronnerie et de construction métallique plus complexes : trémies, transitions carré-rond, cônes et troncs de cône, piquages de tuyauterie, raccords sur fonds et sphères, pièces pliées. Le cours s’appuie sur la géométrie descriptive (recherche des vraies grandeurs), la triangulation, la recherche des intersections entre solides et le calcul des angles de pliage. Il se termine par le traçage « en l’air », directement sur des pièces déjà formées, pratique courante dans les ateliers de Niamey et sur les chantiers de tuyauterie où l’on ajuste un piquage ou une coupe sur un tube en place. Les méthodes graphiques sont systématiquement doublées d’un calcul (Pythagore, trigonométrie) que l’étudiant apprend à vérifier.

    Objectifs d’apprentissage

    • Réaliser les constructions géométriques de base et déterminer la vraie grandeur d’une droite par rotation, rabattement ou calcul.
    • Développer des surfaces composées à bases parallèles ou concourantes (troncs de cône, trémies, transitions) par rayonnement et triangulation.
    • Rechercher et développer les intersections cylindre/cylindre, cône/cylindre et cylindre/sphère.
    • Calculer et tracer un angle dièdre (angle de pliage).
    • Tracer directement sur une pièce formée (tube, virole, fond) avec gabarits et ordonnées.

    Prérequis

    Traçage 1 (développements simples de cylindres et cônes droits), dessin technique, trigonométrie, technologie de chaudronnerie (cisaillage, pliage, roulage).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Constructions géométriques et géométrie descriptive : vraies grandeurs
    2. Leçon 2 — Développement des surfaces composées à bases parallèles ou concourantes
    3. Leçon 3 — Intersections de solides et développements (cylindre/cylindre, cône/cylindre, cylindre/sphère)
    4. Leçon 4 — Angles dièdres et traçage en l’air sur pièces formées

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 10 h de CM, 10 h de TD, 20 h de TP et 20 h de travail personnel, 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (épures de TD, pièces tracées et réalisées en TP, quiz) et examen terminal comprenant une épure et un calcul de développement.

    Bibliographie

    • A. Ricordeau, C. Corbet, Dossier de technologie de construction : chaudronnerie, Casteilla.
    • G. Monge, Géométrie descriptive (ouvrage fondateur, réédité).
    • NF EN ISO 13920, Tolérances générales pour constructions soudées.
  • Matériaux et Essais

    Ce cours présente les grandes familles de matériaux utilisés en construction métallique et en chaudronnerie, et les essais normalisés qui permettent de connaître leur comportement réel. Le technicien supérieur doit savoir lire un certificat matière (EN 10204 3.1), interpréter un procès-verbal d’essai de traction, de dureté ou de résilience, vérifier la conformité d’une tôle ou d’un profilé importé, et comprendre pourquoi une pièce rompt (surcharge, fatigue, rupture fragile, corrosion) afin de le prévenir. Les applications portent sur des ouvrages du contexte nigérien : charpentes, réservoirs, tuyauteries, pièces d’engins et d’installations agro-industrielles et minières.

    Objectifs d’apprentissage

    • Classer les matériaux (métaux, polymères, céramiques, composites) et décoder la désignation normalisée des aciers.
    • Réaliser et exploiter un essai de traction et de compression : E, Re, Rm, A %, Z %.
    • Mesurer et interpréter une dureté Brinell, Vickers ou Rockwell et une résilience Charpy.
    • Décrire le phénomène de fatigue et utiliser la courbe de Wöhler et la règle de Miner.
    • Identifier un mode de défaillance (ductile, fragile, fatigue, corrosion) et proposer des mesures de prévention.

    Prérequis

    Résistance des matériaux (contrainte, déformation, loi de Hooke), métallurgie de base (diagramme fer-carbone, traitements thermiques), notions de statistiques.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Classification et désignation des matériaux
    2. Leçon 2 — Essais de traction et de compression
    3. Leçon 3 — Essais de dureté et de résilience
    4. Leçon 4 — Fatigue, rupture et prévention des défaillances

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD, 10 h de TP et 20 h de travail personnel, 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (TD, comptes rendus des TP de traction et de dureté, quiz) et examen terminal écrit.

    Bibliographie

    • M. F. Ashby, D. R. H. Jones, Matériaux, tome 1 : Propriétés et applications, Dunod.
    • J.-P. Baïlon, J.-M. Dorlot, Des matériaux, Presses internationales Polytechnique.
    • W. D. Callister, Science et génie des matériaux, Dunod.
    • NF EN ISO 6892-1 (traction), NF EN ISO 6506-1 (Brinell), NF EN ISO 6507-1 (Vickers), NF EN ISO 148-1 (Charpy).
    • D. François, A. Pineau, A. Zaoui, Comportement mécanique des matériaux, Hermès.
  • Vieillissement, Dégradation et Protection des Ouvrages Métalliques

    Ce cours de sixième semestre étudie comment les ouvrages métalliques vieillissent et se dégradent en service, et comment les protéger. Au Niger, les charpentes, hangars, pylônes NIGELEC, réservoirs de gasoil, châteaux d’eau et tuyauteries sont soumis à une atmosphère poussiéreuse, à de fortes amplitudes thermiques, à des eaux parfois agressives et, dans les mines (Arlit) ou l’agro-industrie, à l’abrasion et aux produits chimiques. Le technicien supérieur doit savoir reconnaître une forme de dégradation, en estimer la vitesse, en déduire une durée de vie et proposer une mesure préventive ou curative chiffrée.

    Objectifs d’apprentissage

    • Expliquer le mécanisme électrochimique de la corrosion et identifier ses principales formes sur un ouvrage.
    • Calculer une vitesse de corrosion (perte de masse, loi de Faraday) et une surépaisseur de corrosion.
    • Décrire la dégradation chimique des matériaux minéraux associés aux ouvrages (bétons de massifs, mortiers, réfractaires) et l’oxydation à haute température.
    • Analyser un problème de frottement et d’usure et estimer une usure par la loi d’Archard.
    • Choisir et dimensionner un système de protection : peinture, galvanisation, protection cathodique, conception.
    • Choisir un traitement thermique ou thermochimique adapté à une pièce en acier.

    Prérequis

    Chimie générale (oxydoréduction), métallurgie des aciers (diagramme fer-carbone), résistance des matériaux de base, technologie de soudage.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — La corrosion des métaux : mécanismes, formes et vitesse
    2. Leçon 2 — Dégradation chimique des matériaux minéraux et oxydation à chaud
    3. Leçon 3 — Frottement et usure des pièces métalliques
    4. Leçon 4 — Protection des ouvrages métalliques et traitement des aciers

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD, 10 h de TP et 20 h de travail personnel (TPE), 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (TD, comptes rendus de TP, quiz en ligne) et examen terminal écrit portant sur des études de cas chiffrées.

    Bibliographie

    • D. Landolt, Corrosion et chimie de surfaces des métaux, Presses polytechniques et universitaires romandes.
    • M. G. Fontana, Corrosion Engineering, McGraw-Hill.
    • C. Vargel et al., Corrosion et anticorrosion, Techniques de l’Ingénieur (dossiers COR).
    • NF EN ISO 12944 (parties 1 à 9), Anticorrosion des structures en acier par systèmes de peinture ; NF EN ISO 1461, Galvanisation à chaud.
    • J. Barralis, G. Maeder, Précis de métallurgie, AFNOR/Nathan.
  • Calcul et Dimensionnement en Chaudronnerie

    Ce cours de fin de licence apprend à passer d’un besoin (stocker du gasoil, produire de la vapeur, séparer un gaz d’un liquide, transporter de l’eau chaude) à un ouvrage chaudronné dimensionné : enveloppes, fonds, ouvertures, brides, supports et tuyauteries. Il s’appuie sur les codes de construction utilisés en Afrique de l’Ouest — NF EN 13445 et CODAP pour les appareils à pression, ASME VIII, API 650 pour les réservoirs de stockage, ASME B31.3 et NF EN 13480 pour les tuyauteries — et présente leurs formules de base à la main avant l’usage des logiciels. Les applications portent sur des ouvrages rencontrés au Niger : réservoirs de dépôts pétroliers et de la raffinerie SORAZ, chaudières et tuyauteries vapeur d’huileries, ballons d’air comprimé, châteaux d’eau.

    Objectifs d’apprentissage

    • Maîtriser la terminologie des chaudières, réservoirs, séparateurs et tuyauteries.
    • Déterminer les actions (pression, poids, vent, température) et les sollicitations dans les enveloppes.
    • Calculer les épaisseurs de viroles, de fonds et de réservoirs de stockage selon les formules des codes.
    • Dimensionner les accessoires : renforcement d’ouvertures, trou d’homme, brides et boulonnerie, supports.
    • Dimensionner une tuyauterie (épaisseur, dilatation, supportage, ancrages) et son calorifuge.
    • Conduire un projet de conception d’ouvrage chaudronné avec ses accessoires.

    Prérequis

    Résistance des matériaux (contraintes, flexion, flambement), matériaux métalliques et soudage, traçage et chaudronnerie, mécanique des fluides, thermique de base.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Terminologie des ouvrages chaudronnés, actions et bases de calcul
    2. Leçon 2 — Calcul des enveloppes : viroles, fonds et réservoirs de stockage
    3. Leçon 3 — Accessoires : ouvertures, trous d’homme, brides, supports et séparateurs
    4. Leçon 4 — Tuyauteries, calorifugeage, protection et projet de conception

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 30 h de CM, 10 h de TD, 0 h de TP et 20 h de TPE ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (TD, projet de conception en travail personnel, quiz) et examen terminal écrit (calculs de dimensionnement avec formulaire fourni).

    Bibliographie

    • Moss D. R., Basic M., Pressure Vessel Design Manual, Butterworth-Heinemann.
    • Megyesy E. F., Pressure Vessel Handbook, Pressure Vessel Publishing.
    • Normes NF EN 13445-3 (calcul des récipients sous pression non soumis à la flamme) et API 650 (réservoirs de stockage soudés).
    • Kannappan S., Introduction to Pipe Stress Analysis, Wiley ; ASME B31.3 Process Piping.
    • Guide CODAP (SNCT) : Code de construction des appareils à pression non soumis à l’action de la flamme.
  • Vibrations Mécaniques

    Les machines tournantes (pompes, compresseurs, ventilateurs, groupes électrogènes), les charpentes, passerelles, pylônes, cheminées et tuyauteries sont soumis à des vibrations. Mal maîtrisées, elles provoquent fissuration par fatigue des soudures, desserrage des boulons, usure des paliers, bruit et inconfort, voire la ruine d’une structure en cas de résonance. Ce cours fournit au technicien supérieur en chaudronnerie et construction métallique les outils pour modéliser un système vibratoire, calculer ses fréquences propres et sa réponse, identifier les causes de vibration et choisir des solutions de réduction (isolation, amortissement, équilibrage, modification de raideur).

    Objectifs d’apprentissage

    • Définir les grandeurs vibratoires (amplitude, fréquence, pulsation, phase, déplacement, vitesse, accélération).
    • Mettre en équation et résoudre un système à un degré de liberté, libre ou forcé, amorti ou non.
    • Calculer les fréquences et modes propres d’un système à deux degrés de liberté et décrire l’extension à n degrés de liberté.
    • Identifier les causes des vibrations des machines et des structures (balourd, résonance, désalignement, détachement tourbillonnaire).
    • Dimensionner une isolation antivibratoire et un amortisseur dynamique ; interpréter une mesure selon les critères ISO.

    Prérequis

    Mathématiques (équations différentielles linéaires du second ordre, nombres complexes, matrices 2 × 2), mécanique générale (principe fondamental de la dynamique), résistance des matériaux (flèche des poutres).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Introduction et vibrations libres non amorties à un degré de liberté
    2. Leçon 2 — Vibrations amorties et vibrations forcées à un degré de liberté
    3. Leçon 3 — Systèmes à deux et plusieurs degrés de liberté
    4. Leçon 4 — Réduction des vibrations, mesure et TP guidés

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD, 10 h de TP et 20 h de TPE ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (TD, comptes rendus de TP, quiz) et examen terminal écrit (problèmes chiffrés à un et deux degrés de liberté, dimensionnement d’une isolation).

    Bibliographie

    • Rao S. S., Mechanical Vibrations, Pearson.
    • Thomson W. T., Dahleh M. D., Theory of Vibration with Applications, Prentice Hall.
    • Lalanne M., Berthier P., Der Hagopian J., Mécanique des vibrations linéaires, Masson.
    • Géradin M., Rixen D., Théorie des vibrations : application à la dynamique des structures, Masson.
    • Norme ISO 20816-1 (ex-ISO 10816) : Vibrations mécaniques — Mesurage et évaluation des vibrations de machines.
  • Visite Industrielle

    La visite industrielle confronte l’étudiant à la réalité des unités de production : ateliers de chaudronnerie et de construction métallique, usines de traitement d’eau, centrales et postes électriques, dépôts pétroliers et raffinerie, industries agroalimentaires, cimenterie, sites miniers. Encadrée par des enseignants et des tuteurs d’entreprise, elle vise à familiariser l’étudiant avec le matériel mécanique et de chaudronnerie, à comprendre le fonctionnement des systèmes mécaniques (modes de transformation et de transmission des mouvements, procédés) et à observer l’organisation de la maintenance. Le cours n’a pas d’heures de cours magistral : il est organisé en 8 h de visites guidées (TP) et 12 h de travail personnel de préparation et de rédaction. Les quatre leçons ci-dessous constituent le guide méthodologique de la visite.

    Objectifs d’apprentissage

    • Préparer une visite : documentation sur l’entreprise, questionnaire, règles de sécurité et de comportement.
    • Identifier les appareils de production, les équipements chaudronnés et les mécanismes, et décrire leur principe de fonctionnement.
    • Observer et caractériser la maintenance pratiquée (types, organisation, indicateurs, outils).
    • Rédiger un rapport de visite structuré et présenter oralement une synthèse.
    • Relier les observations aux cours de chaudronnerie, soudage, pompes, hydraulique et maintenance.

    Prérequis

    Cours des semestres précédents en technologie de construction, soudage, chaudronnerie et tuyauterie ; cours de Pompes et Compresseurs et d’Éléments de commande hydraulique et pneumatique (même UE) ; notions de santé et sécurité au travail.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Préparer une visite industrielle : objectifs, choix des sites et sécurité
    2. Leçon 2 — Observer les appareils de production et les mécanismes
    3. Leçon 3 — Analyser la maintenance pratiquée dans l’entreprise
    4. Leçon 4 — Exploiter la visite : rapport, présentation et évaluation

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 0 h de CM, 0 h de TD, 8 h de TP (visites) et 12 h de TPE ; 1 crédit. Évaluation : contrôle continu (préparation, comportement et participation pendant la visite, fiches d’observation, quiz) et évaluation terminale sur le rapport de visite et sa soutenance orale.

    Bibliographie

    • Monchy F., Vernier J.-P., Maintenance : méthodes et organisations, Dunod.
    • Norme NF EN 13306 : Maintenance — Terminologie de la maintenance.
    • Chevalier A., Guide du dessinateur industriel, Hachette Technique (mécanismes et transmissions).
    • Beaud M., L’art de la thèse, La Découverte (méthodologie de rédaction).
    • Code du travail du Niger et documentation de l’entreprise visitée (règlements HSE, plans de prévention).
  • Éléments de Commande Hydraulique et Pneumatique

    Les presses plieuses, cisailles guillotines, rouleuses à tôles, cintreuses de tubes, poinçonneuses et vérins de levage des ateliers de chaudronnerie sont commandés par des circuits hydrauliques ; les brides de serrage, montages de soudage, portes automatiques et machines d’emballage de l’agro-industrie utilisent l’air comprimé. Ce cours donne au futur technicien supérieur les bases pour comprendre, lire (symboles ISO 1219), concevoir, dimensionner et dépanner ces circuits, dans les conditions nigériennes : chaleur, poussière, pièces de rechange importées et parfois difficiles à obtenir.

    Objectifs d’apprentissage

    • Expliquer les principes physiques des transmissions hydrauliques et pneumatiques (loi de Pascal, débit, puissance).
    • Identifier et décrire les composants : pompes, compresseurs, vérins, moteurs, distributeurs, valves de pression et de débit, accessoires.
    • Lire et concevoir un schéma de circuit selon ISO 1219 et une séquence de commande.
    • Dimensionner vérins, pompes, conduites et consommation d’air pour une application.
    • Diagnostiquer et corriger les pannes courantes ; organiser la maintenance.

    Prérequis

    Mécanique des fluides, statique et résistance des matériaux de base, cours de Pompes et Compresseurs (même UE), notions d’électricité et de logique.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Principes physiques et production de l’énergie fluide
    2. Leçon 2 — Actionneurs : vérins et moteurs hydrauliques et pneumatiques
    3. Leçon 3 — Distributeurs, valves et conception des circuits
    4. Leçon 4 — Maintenance, dépannage et TP de montage de circuits

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD, 10 h de TP et 20 h de TPE ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (TD, comptes rendus de TP sur banc, quiz) et examen terminal (analyse de schéma, dimensionnement, cas de dépannage).

    Bibliographie

    • Faisandier J., Mécanismes hydrauliques et électrohydrauliques, Dunod.
    • Esposito A., Fluid Power with Applications, Pearson.
    • Parr A., Hydraulics and Pneumatics: A Technician’s and Engineer’s Guide, Butterworth-Heinemann.
    • Festo Didactic, manuels « Pneumatique, niveau de base » et « Hydraulique, niveau de base ».
    • Norme ISO 1219-1 : Transmissions hydrauliques et pneumatiques — Symboles graphiques.