École Privée d’Ingénierie du Niger — L’école du nouveau monde

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Semestre : Licence 3

  • Modélisation & Simulation des Structures

    Le cours Modélisation & Simulation des Structures prépare le futur technicien supérieur et ingénieur de conception à l’usage raisonné des logiciels de calcul de structures (Robot Structural Analysis, SAP2000/ETABS, Code_Aster, OpenSees, etc.), désormais incontournables dans les bureaux d’études de Niamey comme ailleurs. L’objectif n’est pas d’apprendre à « cliquer », mais de comprendre ce que calcule le logiciel : comment on passe d’un ouvrage réel à un modèle (géométrie, appuis, matériaux, charges), comment fonctionne la méthode des déplacements et la méthode des éléments finis, et surtout comment contrôler et interpréter les résultats. Les applications portent sur des cas réalistes : treillis de hangar, poutres continues de plancher, portiques de bâtiment R+1/R+2, château d’eau sur fût, dalles.

    Objectifs d’apprentissage

    • Construire le modèle mécanique d’une structure : idéalisation, conditions aux limites, degré d’hyperstaticité, cas et combinaisons de charges.
    • Appliquer la méthode des déplacements (rigidités) à des barres et treillis plans : matrices élémentaires, assemblage, résolution, efforts.
    • Utiliser l’élément fini de poutre pour des poutres continues et portiques ; comprendre le maillage et la convergence (poutres, plaques).
    • Mener une analyse statique et une analyse modale simple, et valider les résultats d’un logiciel par des calculs manuels d’ordre de grandeur.
    • Rédiger une note de calcul numérique traçable (hypothèses, modèle, résultats, vérifications).

    Prérequis

    RDM 1 et 2, calcul des structures hyperstatiques (méthode des forces, formule des trois moments), algèbre linéaire (matrices, systèmes linéaires), béton armé et descente de charges. Notions d’utilisation d’un tableur ou de Python/Scilab souhaitées.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Modélisation des structures : de l’ouvrage réel au modèle de calcul
    2. Leçon 2 — Méthode des déplacements : éléments barres et treillis
    3. Leçon 3 — Éléments finis de poutre : poutres continues, portiques et maillage
    4. Leçon 4 — Simulation numérique : analyse statique et modale, validation des résultats

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 16 h de CM, 10 h de TD, 18 h de TP sur logiciel de calcul de structures et 36 h de TPE ; 4 crédits (UE2, semestre 6). Évaluation : contrôle continu (quiz, TD de calcul matriciel), projet de modélisation d’un bâtiment ou d’un ouvrage réalisé en TP avec note de calcul et contrôle manuel des résultats, et examen final écrit (calcul matriciel sur petits systèmes, interprétation de résultats de logiciel).

    Bibliographie

    • Frey F., Jirousek J., Traité de génie civil, vol. 6 : Méthode des éléments finis, PPUR.
    • Batoz J.-L., Dhatt G., Modélisation des structures par éléments finis, vol. 1 à 3, Hermès.
    • Craveur J.-C., Modélisation par éléments finis : cours et exercices corrigés, Dunod.
    • Logan D. L., A First Course in the Finite Element Method, Cengage Learning.
    • Davidovici V., La construction en zone sismique, Le Moniteur (pour l’analyse modale).
  • Mémoire de Fin d’Études & Soutenance

    Le Mémoire de Fin d’Études & Soutenance (S6, UE4, 4 crédits) est l’aboutissement de la Licence professionnelle Génie Civil. L’étudiant y démontre sa capacité à traiter de façon autonome un problème technique réel — conception et dimensionnement d’un ouvrage, étude de matériaux locaux, diagnostic de désordres, organisation de chantier, étude technico-économique — puis à le présenter devant un jury. Le mémoire est souvent adossé au stage en entreprise et s’appuie sur la Méthodologie de la Recherche (S5).

    Ce module guide l’étudiant à chaque étape : choix d’un sujet réaliste dans le contexte nigérien (Niamey, Maradi…), rédaction de la problématique, construction du plan, rédaction selon les normes académiques, préparation du diaporama et de la soutenance, et connaissance des critères d’évaluation du jury.

    Objectifs d’apprentissage

    • Choisir et faire valider un sujet pertinent et faisable, et rédiger une fiche de proposition.
    • Formuler une problématique, des objectifs et une méthodologie adaptés au sujet.
    • Organiser le mémoire selon le plan type d’un mémoire de génie civil et respecter un calendrier.
    • Rédiger dans un style scientifique clair, présenter calculs, tableaux et figures, citer les sources selon une norme (APA ou ISO 690).
    • Préparer un diaporama et un exposé de 15 à 20 minutes, et répondre aux questions du jury.
    • Connaître et utiliser la grille d’évaluation pour s’auto-évaluer.

    Prérequis

    Méthodologie de la Recherche (S5), ensemble des enseignements techniques de la licence (béton armé, géotechnique, routes, hydraulique, métré, organisation de chantier), maîtrise d’un traitement de texte, d’un tableur et d’un logiciel de présentation.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Choix du sujet, problématique et fiche de proposition
    2. Leçon 2 — Plan type d’un mémoire de génie civil et organisation du travail
    3. Leçon 3 — Rédaction scientifique, présentation des calculs et normes de citation
    4. Leçon 4 — Préparation de la soutenance et grille d’évaluation

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 8 h de CM et 72 h de travail personnel encadré (suivi par un directeur de mémoire). Évaluation par un jury d’au moins trois membres (président, rapporteur, encadreur ; éventuellement maître de stage) : note du document écrit, note de l’exposé oral et note des réponses aux questions, selon la grille présentée en leçon 4. Le dépôt du mémoire dans les délais et l’avis favorable de l’encadreur conditionnent l’autorisation de soutenir.

    Bibliographie

    • Beaud, M. — L’art de la thèse, La Découverte.
    • Fragnière, J.-P. — Comment réussir un mémoire, Dunod.
    • Greuter, M. — Bien rédiger son mémoire ou son rapport de stage, L’Étudiant.
    • American Psychological Association — Publication Manual of the APA, 7e édition.
    • ISO 690 — Information et documentation : principes directeurs pour la rédaction des références bibliographiques et des citations des ressources d’information.
  • Étude d’Impact Environnemental (EIE)

    Routes, barrages, adductions d’eau, carrières, lotissements, bâtiments publics : la plupart des projets de génie civil transforment durablement leur milieu. Au Niger, pays sahélien exposé à la désertification, à la pression sur les ressources en eau et en bois et à une forte croissance démographique, ces effets doivent être anticipés. L’Étude d’impact environnemental et social (EIES) est l’outil juridique et technique qui permet d’identifier, d’évaluer et de maîtriser ces effets avant la décision de réaliser un projet. Elle est obligatoire pour les projets susceptibles d’avoir des impacts significatifs et conditionne la délivrance du certificat de conformité environnementale. L’ingénieur ou le technicien de génie civil intervient à plusieurs niveaux : comme membre d’une équipe d’étude, comme concepteur qui intègre les mesures dans le projet, et surtout comme responsable de chantier chargé d’appliquer le Plan de gestion environnementale et sociale (PGES).

    Objectifs d’apprentissage

    • Définir les notions d’environnement, d’impact, d’évaluation environnementale et distinguer EIES, notice d’impact et audit.
    • Décrire le cadre juridique et institutionnel nigérien et le rôle du BNEE.
    • Dérouler la procédure nigérienne, du dépôt de l’avis de projet à la délivrance du certificat de conformité environnementale.
    • Réaliser un cadrage, définir une zone d’étude et rédiger des termes de référence.
    • Identifier et évaluer les impacts avec la matrice de Leopold et la grille de Fecteau.
    • Élaborer et chiffrer un PGES (mesures, responsabilités, indicateurs, surveillance et suivi).

    Prérequis

    Cours de HSE & Environnement BTP (S5) ; connaissance des techniques de construction routière, hydraulique et de bâtiment.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Concepts de l’évaluation environnementale et cadre juridique et institutionnel au Niger
    2. Leçon 2 — Procédure nigérienne d’EIES, cadrage, état initial et consultation du public
    3. Leçon 3 — Identification et évaluation des impacts : matrice de Leopold et grille de Fecteau
    4. Leçon 4 — Mesures d’atténuation et Plan de gestion environnementale et sociale (PGES)

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 12 h de CM, 6 h de TD, 4 h de TP (visite de site et construction d’une matrice d’impacts), 18 h de travail personnel ; 2 crédits (UE1, semestre 6). Évaluation proposée : contrôle continu 40 % (mini-dossier d’EIES en groupe : cadrage, matrice, PGES) et examen final 60 %.

    Bibliographie

    • République du Niger, Loi n° 98-56 du 29 décembre 1998 portant loi-cadre relative à la gestion de l’environnement.
    • République du Niger, Loi n° 2018-28 du 14 mai 2018 déterminant les principes fondamentaux de l’évaluation environnementale au Niger, et son décret d’application.
    • Leduc G. A., Raymond M., L’évaluation des impacts environnementaux : un outil d’aide à la décision, Éditions MultiMondes, 2000.
    • André P., Delisle C. E., Revéret J.-P., L’évaluation des impacts sur l’environnement : processus, acteurs et pratique, Presses internationales Polytechnique.
    • Leopold L. B. et al., A Procedure for Evaluating Environmental Impact, U.S. Geological Survey Circular 645, 1971.
  • Économie de la Construction Avancée

    Le cours Économie de la Construction Avancée (ECO6101, semestre 6, UE1, 2 crédits) approfondit les outils économiques et financiers dont le futur cadre technique du BTP a besoin pour conseiller un maître d’ouvrage, évaluer un investissement ou piloter financièrement un chantier. Il prolonge le cours ECO3101 (S3) en introduisant la dimension temporelle de l’argent : actualisation, emprunts, rentabilité des projets immobiliers, coût global actualisé des variantes techniques (solaire contre thermique, matériaux durables), révision des prix, trésorerie et contrôle des coûts de chantier. Les cas sont tirés du contexte nigérien et sahélien.

    Objectifs d’apprentissage

    • Utiliser les formules d’intérêts composés, d’actualisation et d’annuités ; établir un tableau d’amortissement.
    • Évaluer la rentabilité d’un projet par la VAN, le TRI, l’indice de profitabilité et le délai de récupération.
    • Comparer des variantes techniques par le coût global actualisé et l’annuité équivalente.
    • Appliquer une formule de révision des prix à un décompte.
    • Établir un plan de trésorerie de chantier et analyser les écarts budgétaires.

    Prérequis

    Économie de la construction (ECO3101), Métré & Étude des prix (MEP4301), maîtrise du tableur (fonctions VPM, VAN, TRI).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Mathématiques financières appliquées à la construction
    2. Leçon 2 — Rentabilité des projets d’investissement : VAN, TRI, IP, délai de récupération
    3. Leçon 3 — Coût global actualisé et comparaison de variantes
    4. Leçon 4 — Révision des prix, trésorerie et contrôle des coûts de chantier

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 12 h de CM, 6 h de TD, 4 h de TP sur tableur (tableau d’amortissement, calcul de VAN/TRI, plan de trésorerie) et 18 h de travail personnel. Évaluation : contrôle continu (TD et fichier tableur de TP) et examen final écrit (exercices chiffrés et cas). Le quiz en ligne sert d’auto-évaluation.

    Bibliographie

    • P. Vernimmen, P. Quiry, Y. Le Fur, Finance d’entreprise, Dalloz.
    • Y. Widloecher, D. Cusant, Manuel d’étude de prix — Entreprises du BTP, Eyrolles.
    • ISO 15686-5, Bâtiments et biens immobiliers construits — Prévision de la durée de vie — Partie 5 : approche en coût global.
    • FIDIC, Conditions of Contract for Construction (« Red Book »), 2e éd. 2017 — clauses d’ajustement des prix.
  • Dimensionnement des Bâtiments & Ouvrages

    Le cours Dimensionnement des Bâtiments & Ouvrages fait la synthèse des enseignements de RDM, de béton armé et de géotechnique pour conduire, de bout en bout, le calcul d’un bâtiment courant en béton armé et de petits ouvrages d’art et de soutènement tels qu’on les réalise au Niger : villas et immeubles R+1/R+2 à Niamey, écoles, dispensaires, dalots sous routes en latérite, murs de soutènement le long des koris. L’accent est mis sur la démarche d’ingénieur : descente de charges, combinaisons d’actions, dimensionnement des éléments porteurs (dalles, poutres, poteaux, semelles) selon le BAEL 91 modifié 99, encore très utilisé dans la sous-région, avec des renvois aux Eurocodes (EC0, EC1, EC2, EC7), puis vérification de la stabilité des ouvrages de soutènement et pré-dimensionnement d’un dalot. Les valeurs numériques utilisées sont les valeurs classiques de manuel ; en projet réel, on se réfère au rapport géotechnique et aux documents du marché.

    Objectifs d’apprentissage

    • Réaliser la descente de charges d’un bâtiment courant et établir les combinaisons ELU et ELS.
    • Dimensionner à l’ELU une section rectangulaire de poutre ou de dalle en flexion simple et vérifier l’effort tranchant.
    • Dimensionner un poteau en compression centrée et une semelle isolée sous poteau (méthode des bielles).
    • Calculer la poussée des terres et vérifier la stabilité d’un mur de soutènement (renversement, glissement, contraintes sur le sol).
    • Pré-dimensionner la traverse d’un dalot cadre et organiser une note de calcul complète.

    Prérequis

    RDM 1 et 2, calcul des structures (poutres continues), béton armé (hypothèses, matériaux, flexion), mécanique des sols (paramètres γ, c, φ, contrainte admissible), lecture de plans de bâtiment.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Actions, combinaisons et descente de charges
    2. Leçon 2 — Dimensionnement des dalles et poutres en flexion simple (BAEL / EC2)
    3. Leçon 3 — Poteaux et fondations superficielles
    4. Leçon 4 — Ouvrages : murs de soutènement et dalots

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 14 h de CM, 8 h de TD, 12 h de TP (projet encadré : note de calcul d’un bâtiment R+1 et d’un petit ouvrage, avec plans de ferraillage) et 26 h de TPE ; 3 crédits (UE2, semestre 6). Évaluation : contrôle continu (quiz, TD, projet de dimensionnement rendu en binôme avec soutenance) et examen final écrit (exercices de dimensionnement, documents réglementaires autorisés selon consignes de l’enseignant).

    Bibliographie

    • Perchat J., Roux J., Pratique du BAEL 91, Eyrolles.
    • Thonier H., Conception et calcul des structures de bâtiment, tomes 1 à 6, Presses de l’ENPC.
    • Guerrin A., Lavaur R.-C., Traité de béton armé (tomes sur les fondations, murs de soutènement), Dunod.
    • Roux J., Maîtrise de l’Eurocode 2, Eyrolles.
    • Philipponnat G., Hubert B., Fondations et ouvrages en terre, Eyrolles.
  • Étude de Cas Industriels GC

    Ce cours de fin de cycle mobilise l’ensemble des connaissances acquises en Licence (béton armé, géotechnique, hydraulique, routes, métré, organisation de chantier) pour traiter des situations réelles d’ingénierie telles qu’elles se présentent dans un bureau d’études ou une entreprise au Niger. Chaque cas part d’un dossier incomplet (plans sommaires, rapport géotechnique, données de terrain, contraintes du maître d’ouvrage) et demande à l’étudiant de poser le problème, formuler des hypothèses justifiées, choisir les méthodes, calculer, vérifier, puis recommander une solution argumentée, présentée dans une note technique et soutenue oralement.

    Quatre cas-types, représentatifs des ouvrages les plus courants au Niger, sont traités de manière complète : un bâtiment R+2 en béton armé à Niamey, un dalot sur un kori, une route en latérite et un château d’eau d’adduction d’eau potable. Chaque leçon présente la démarche, un corrigé détaillé et des exercices de variation.

    Objectifs d’apprentissage

    • Appliquer une méthodologie rigoureuse d’étude de cas : analyse du dossier, hypothèses, méthode, calcul, contrôle, recommandation.
    • Réaliser une descente de charges et pré-dimensionner poteaux et semelles d’un bâtiment courant (BAEL 91 mod. 99).
    • Estimer un débit de crue et dimensionner hydrauliquement un dalot.
    • Calculer les quantités, les contrôles de compactage et la logistique d’une couche en latérite.
    • Dimensionner le réservoir, la hauteur et le pompage d’un château d’eau et en vérifier la cuve.
    • Rédiger une note technique claire et soutenir ses choix.

    Prérequis

    Béton armé (BAEL/Eurocode 2), mécanique des sols, hydraulique générale et hydrologie, routes, métré, organisation de chantier.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Méthodologie de l’étude de cas et Cas 1 : bâtiment R+2 en béton armé à Niamey
    2. Leçon 2 — Cas 2 : dalot sur un kori (crue de projet, dimensionnement hydraulique, métré)
    3. Leçon 3 — Cas 3 : route en latérite (quantités, compactage et logistique de chantier)
    4. Leçon 4 — Cas 4 : château d’eau d’une adduction d’eau potable (besoins, réservoir, pompage, cuve)

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 12 h de CM, 6 h de TD, 14 h de TP (travail en groupe sur dossiers de cas), 28 h de travail personnel ; 3 crédits (UE3, semestre 6). Évaluation proposée : contrôle continu 50 % (notes techniques de cas rédigées en groupe) et évaluation finale 50 % (étude de cas individuelle sur table de 4 h, ou note technique + soutenance de 15 minutes). Grille : pertinence des hypothèses, justesse des calculs, analyse critique, qualité de la rédaction et de la soutenance.

    Bibliographie

    • Perchat J., Roux J., Pratique du BAEL 91, Eyrolles ; Règles BAEL 91 modifiées 99.
    • BCEOM, Hydraulique routière, Ministère de la Coopération, Paris, 1981.
    • Rodier J. A., Auvray C., Estimation des débits de crues décennales pour les bassins versants de superficie inférieure à 200 km² en Afrique occidentale, ORSTOM / CIEH, 1965.
    • CEBTP, Guide pratique de dimensionnement des chaussées pour les pays tropicaux, 1984.
    • Dupont A., Hydraulique urbaine, tomes I et II, Eyrolles.
  • SIG — Systèmes d’Info. Géographique

    Le cours SIG — Systèmes d’Information Géographique (SIG5402) initie l’étudiant de troisième année de Licence professionnelle Génie Civil à la production, à l’analyse et à la représentation de données localisées avec le logiciel libre QGIS. Au Niger, le SIG est devenu un outil courant des projets de génie civil : études de tracé routier, choix de sites de forages ou de retenues, cartographie des zones inondables de Niamey le long du fleuve, gestion d’un patrimoine d’ouvrages (dalots, ponts, écoles), plans parcellaires. Le cours insiste sur une difficulté spécifique au pays : le territoire s’étend sur trois fuseaux UTM (31 N, 32 N et 33 N), et les données reçues sont souvent dans des systèmes de coordonnées différents (GPS en WGS 84, plans en UTM, anciennes cartes scannées). Maîtriser les projections et le géoréférencement est donc indispensable avant toute analyse. Le cours est très pratique : 24 h de TP sur ordinateur, avec des exercices guidés pas à pas et des livrables (projets QGIS, couches, cartes en PDF).

    Objectifs d’apprentissage

    • Expliquer ce qu’est un SIG et distinguer données vecteur, raster et attributaires.
    • Créer, importer, symboliser et interroger des couches dans QGIS.
    • Choisir et appliquer le bon système de coordonnées (WGS 84, UTM 31 N / 32 N / 33 N) et reprojeter des données.
    • Géoréférencer une carte ou un plan scanné et contrôler l’erreur (RMS).
    • Réaliser des analyses spatiales courantes (sélections, tampons, intersections, calculs de surfaces, pentes) et produire une carte complète.

    Prérequis

    Topographie de base (coordonnées rectangulaires, échelles, lecture de cartes), bureautique (gestion des fichiers, tableur), notions de DAO. Un ordinateur avec QGIS (version LTR 3.x) installé.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Fondamentaux des SIG et prise en main de QGIS
    2. Leçon 2 — Systèmes de coordonnées et projections : WGS 84 et UTM au Niger
    3. Leçon 3 — Géoréférencement de cartes et plans scannés
    4. Leçon 4 — Analyses spatiales et mise en page cartographique

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 8 h de CM, 4 h de TD, 24 h de TP et 24 h de travail personnel (TPE) ; 3 crédits ECTS (UE4). Évaluation indicative : contrôle continu sur les livrables de TP (40 %) et projet final noté (60 %) : réalisation d’une étude SIG complète sur un cas réel (par exemple l’emprise d’une route en latérite ou l’analyse d’un site d’implantation), remise sous forme de projet QGIS et de carte PDF avec une note de 3 à 5 pages.

    Bibliographie

    • QGIS Project, Manuel utilisateur QGIS et Guide de formation QGIS (Training Manual), docs.qgis.org, versions françaises.
    • M. Denègre et F. Salgé, Les systèmes d’information géographique, PUF, coll. « Que sais-je ? ».
    • P. A. Longley, M. F. Goodchild, D. J. Maguire, D. W. Rhind, Geographic Information Science and Systems, Wiley.
    • F. Pirot et al., SIG : Concepts, méthodes et applications ; et IGN, fiches techniques sur les systèmes de référence et projections.
    • EPSG Geodetic Parameter Dataset, epsg.org (définitions officielles des systèmes 4326, 32631, 32632, 32633).
  • Procédés Généraux de Construction

    Le cours Procédés Généraux de Construction (PGC5201, semestre 5, UE2, 4 crédits) présente les techniques et les matériels utilisés pour réaliser les ouvrages de bâtiment et de génie civil, de la plateforme de terrassement jusqu’au plancher et aux maçonneries d’élévation. Pour chaque procédé, l’étudiant apprend le principe, les matériels, les règles de mise en œuvre, les contrôles et les calculs d’avant-projet d’exécution qui permettent de choisir une méthode : volumes foisonnés et rotations de camions, rendement des engins, composition et production du béton, poussée du béton frais sur les coffrages, quantités d’acier et de coffrage, consommation de parpaings et de mortier, vérification d’une charge de grue.

    Le contexte nigérien est privilégié : sols latéritiques et sableux, béton fabriqué à la bétonnière ou en centrale à Niamey, bétonnage par forte chaleur, maçonnerie de parpaings de ciment, blocs de terre comprimée (BTC) et techniques en terre, planchers à corps creux (hourdis et poutrelles) très répandus.

    Objectifs d’apprentissage

    • Calculer les volumes de terrassement (en place, foisonnés, compactés) et dimensionner un atelier pelle + camions.
    • Contrôler un compactage par la compacité par rapport à l’Optimum Proctor.
    • Déterminer les quantités de constituants du béton, organiser sa fabrication, son transport, sa mise en place et sa cure en climat chaud.
    • Choisir un système de coffrage, calculer la poussée du béton frais, les surfaces coffrées et les quantités d’armatures.
    • Quantifier les maçonneries et planchers à corps creux et vérifier l’utilisation d’un engin de levage.

    Prérequis

    Matériaux de construction, technologie du bâtiment, mécanique des sols (identification, Proctor), béton armé (notions), Organisation & Gestion des Chantiers (S3).

    Plan du cours

    1. Terrassements : foisonnement, cubatures, engins et compactage
    2. Fabrication, transport et mise en œuvre du béton
    3. Coffrages et armatures : procédés, poussée du béton et quantités
    4. Maçonneries, planchers et moyens de levage

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD, 10 h de TP (visites de chantier et de centrale à béton, essais sur béton frais : cône d’Abrams, confection d’éprouvettes) et 40 h de travail personnel. Évaluation : contrôle continu (quiz, TD, compte rendu de visite) pour 40 % et examen final écrit (étude d’un procédé d’exécution chiffrée) pour 60 %.

    Bibliographie

    • G. Dreux, J. Festa, Nouveau guide du béton et de ses constituants, Eyrolles.
    • J. Armand, Organisation de chantier, Eyrolles.
    • R. Vallée (dir.), Les terrassements / Caterpillar, Performance Handbook (rendements d’engins).
    • H. Renaud, Ouvrages en béton armé : technologie du bâtiment, gros œuvre, Foucher.
    • CRATerre, Construire en terre, et guides sur les blocs de terre comprimée.
  • Ouvrages d’Art & Ponts

    Les ouvrages d’art — dalots, ponceaux, ponts et murs de soutènement — sont des maillons essentiels des routes nigériennes : chaque saison des pluies, les koris (cours d’eau temporaires) et les crues du fleuve Niger ou de la Komadougou mettent à l’épreuve les franchissements. Un dalot sous-dimensionné, c’est une route coupée ; un appui mal fondé, c’est un pont affouillé. Ce cours de semestre 5 donne au futur technicien supérieur et licencié en Génie Civil une vision d’ensemble de la conception, du calcul simplifié et de l’entretien des ouvrages d’art courants.

    Il présente la typologie des ponts (béton armé, précontraint, métalliques et mixtes selon l’Eurocode 3 partie 2 et l’Eurocode 4), les données hydrauliques de dimensionnement, les charges routières de l’Eurocode 1 partie 2 avec un rappel du Fascicule 61 titre II encore présent dans beaucoup de dossiers d’Afrique de l’Ouest, le calcul simplifié d’un dalot et d’un pont-dalle en béton armé (Eurocode 2, rappel BAEL), puis les appareils d’appui, appuis, fondations et la surveillance des ouvrages.

    Objectifs d’apprentissage

    • Identifier les éléments d’un pont et choisir un type d’ouvrage adapté à une brèche et à un débit.
    • Estimer un débit de projet et vérifier la capacité hydraulique d’un dalot (Manning-Strickler).
    • Appliquer les modèles de charges routières (LM1 de l’EN 1991-2, système A(l) du Fascicule 61) et calculer les sollicitations d’un tablier isostatique.
    • Dimensionner les armatures principales d’un pont-dalle ou d’une traverse de dalot.
    • Pré-dimensionner un appareil d’appui en élastomère fretté et une semelle d’appui ; connaître les principes de surveillance.

    Prérequis

    RDM (lignes d’influence, poutres isostatiques), béton armé (flexion simple ELU), hydraulique à surface libre, mécanique des sols et fondations, structures métalliques 1 et 2.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Typologie des ouvrages d’art et données de conception (hydraulique des dalots)
    2. Leçon 2 — Charges sur les ponts routiers (EN 1991-2 et rappel Fascicule 61)
    3. Leçon 3 — Calcul simplifié des dalots et ponts-dalles en béton armé
    4. Leçon 4 — Appareils d’appui, piles, culées, fondations et entretien des ouvrages

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 16 h de CM, 8 h de TD, 8 h de TP et 28 h de travail personnel (3 crédits, UE3, semestre 5). Évaluation : contrôle continu (quiz en ligne, TD, rapport de TP : visite et fiche d’inspection d’un ouvrage de la région de Niamey ou note de calcul d’un dalot) et examen final écrit.

    Bibliographie

    • J.-A. Calgaro, Projet et construction des ponts — Généralités, fondations, appuis et ouvrages courants, Presses de l’ENPC.
    • NF EN 1991-2 — Eurocode 1 : Actions sur les structures, Partie 2 : Actions sur les ponts dus au trafic, AFNOR.
    • NF EN 1993-2 — Eurocode 3 : Calcul des structures en acier, Partie 2 : Ponts métalliques, AFNOR.
    • SETRA, guides techniques : Appareils d’appui en élastomère fretté ; Ponts-cadres et portiques (PICF, PIPO).
    • BCEOM / CEBTP, Hydrologie et hydraulique routières — Guide pratique pour l’Afrique (méthodes ORSTOM de crue des petits bassins).
  • Méthodologie de la Recherche

    Le cours de Méthodologie de la Recherche (S5, UE5, 2 crédits) prépare l’étudiant de Licence professionnelle Génie Civil à conduire un travail d’investigation rigoureux : mémoire de fin d’études, rapport technique, étude de cas ou petite campagne d’essais au laboratoire. Il apprend à transformer une préoccupation de terrain (fissuration des bâtiments à Niamey, dégradation des routes en latérite, qualité des parpaings produits à Maradi…) en une question de recherche claire, à chercher et exploiter la documentation scientifique, à construire un protocole, à collecter et analyser des données, puis à présenter des résultats honnêtes et vérifiables.

    Le cours alterne apports théoriques (CM), travaux dirigés sur des cas réels du contexte nigérien (TD) et travail personnel encadré (TPE) aboutissant à un protocole de recherche qui pourra servir de base au mémoire du S6.

    Objectifs d’apprentissage

    • Distinguer les grands types de recherche (fondamentale, appliquée, expérimentale, par enquête, par modélisation) et situer un travail de génie civil.
    • Formuler un sujet, une problématique, une question de recherche, des hypothèses et des objectifs cohérents.
    • Conduire une recherche documentaire efficace et rédiger une revue de littérature en citant correctement ses sources (APA, ISO 690).
    • Élaborer un protocole : méthode, échantillonnage, variables, plan d’essais, calendrier et budget.
    • Traiter des données par des statistiques descriptives simples (moyenne, écart-type, coefficient de variation, régression linéaire) et les présenter en tableaux et graphiques.
    • Respecter l’éthique de la recherche et éviter le plagiat.

    Prérequis

    Maîtrise de l’expression écrite en français, notions de statistiques (S1-S2), connaissances de base en matériaux, géotechnique et essais de laboratoire, utilisation d’un tableur.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — La démarche scientifique et les types de recherche en génie civil
    2. Leçon 2 — Du sujet à la problématique : question de recherche, hypothèses et objectifs
    3. Leçon 3 — Recherche documentaire, revue de littérature et normes de citation
    4. Leçon 4 — Protocole, collecte et analyse des données, éthique de la recherche

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 14 h de CM, 6 h de TD, 20 h de TPE. Évaluation : contrôle continu (quiz en ligne et exercices de TD, 40 %) et remise d’un protocole de recherche individuel de 6 à 10 pages sur un sujet de génie civil en contexte nigérien (60 %), évalué sur la pertinence de la problématique, la qualité de la revue de littérature, la rigueur de la méthode et la présentation.

    Bibliographie

    • Beaud, M. — L’art de la thèse, La Découverte (éd. revue et augmentée).
    • Quivy, R., Van Campenhoudt, L. — Manuel de recherche en sciences sociales, Dunod.
    • Gauthier, B. (dir.) — Recherche sociale : de la problématique à la collecte des données, Presses de l’Université du Québec.
    • Montgomery, D. C. — Design and Analysis of Experiments, Wiley.
    • American Psychological Association — Publication Manual of the APA, 7e édition.