École Privée d’Ingénierie du Niger — L’école du nouveau monde

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Semestre : Master 1

  • Anglais des affaires

    Ce cours d’anglais des affaires prépare les futurs cadres de la logistique et du transport à travailler dans un environnement anglophone : relations avec les compagnies maritimes et les transitaires du Ghana et du Nigeria (port de Tema, port de Lagos), fournisseurs asiatiques, bailleurs et agences humanitaires (PAM, UNICEF, ONG internationales), sociétés minières. Il développe le vocabulaire du commerce et de la supply chain, la rédaction de courriels, lettres et rapports, la conduite de présentations et de négociations, ainsi que la participation active aux réunions et conférences. Chaque leçon associe apports linguistiques (FR/EN), modèles de documents, dialogues et exercices corrigés.

    Objectifs d’apprentissage

    • Maîtriser le vocabulaire anglais des affaires, du commerce international et de la logistique.
    • Rédiger des courriels, lettres, comptes rendus et rapports professionnels clairs et corrects.
    • Présenter des résultats chiffrés et structurer une présentation orale en anglais.
    • Conduire une négociation commerciale simple (prix, délais, conditions) en anglais.
    • Participer à une réunion ou une conférence : prendre la parole, exprimer un accord ou un désaccord, résumer.

    Prérequis

    Niveau intermédiaire en anglais général (niveau B1 du Cadre européen commun de référence), bases de la grammaire (temps, modaux, comparatifs).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Introduction à l’anglais des affaires : vocabulaire du commerce et de la logistique
    2. Leçon 2 — Rédaction de courriers et de documents professionnels
    3. Leçon 3 — Présentations et négociation en anglais
    4. Leçon 4 — Réunions, conférences et études de cas en anglais

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de cours magistral (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), 0 h de TP et 30 h de travail personnel (TPE) ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (40 % : quiz, rédaction d’un courriel professionnel, présentation orale de 5 minutes) et examen terminal (60 % : compréhension écrite, rédaction et épreuve orale de négociation en binôme).

    Bibliographie

    • Emmerson, P., Business English Handbook, Macmillan.
    • Cotton, D., Falvey, D. et Kent, S., Market Leader (niveaux Intermediate et Upper Intermediate), Pearson.
    • Grussendorf, M., English for Logistics, Oxford University Press (Express Series).
    • Murphy, R., English Grammar in Use, Cambridge University Press.
    • Chambre de commerce internationale (ICC), Incoterms® 2020 (version anglaise officielle).
  • Planification des projets

    Planifier un projet, c’est décider à l’avance quoi faire, dans quel ordre, quand, avec quelles ressources et pour quel coût, afin d’atteindre des résultats définis dans un délai et un budget contraints. Au Niger, la qualité de la planification conditionne directement la réussite des projets : le calendrier agricole et la saison des pluies (juin à septembre) limitent les périodes de travaux, les délais de passation des marchés et d’obtention des non-objections des bailleurs sont longs, et l’insécurité dans certaines zones (Tillabéri, Diffa) impose des plans alternatifs. Ce cours présente les méthodes de référence (PMBOK du PMI, PRINCE2, gestion du cycle de projet), de la charte et de la structure de découpage du projet (WBS) jusqu’à l’ordonnancement (réseaux, chemin critique, PERT probabiliste), à la planification des ressources et des coûts (lissage, courbe en S, compression) et au plan de travail et budget annuel (PTBA). Il prépare aux cours de S3 « Management des projets » et « MS Project ».

    Objectifs d’apprentissage

    • Rédiger les éléments de cadrage d’un projet (charte, périmètre, hypothèses, contraintes) et construire une WBS avec son dictionnaire.
    • Construire un réseau d’antécédents, calculer les dates au plus tôt et au plus tard, les marges et le chemin critique.
    • Appliquer la méthode PERT probabiliste pour estimer la probabilité de respecter une échéance.
    • Affecter et lisser des ressources, tracer une courbe en S et optimiser la compression d’un planning.
    • Élaborer un PTBA et un plan de passation cohérents avec le cadre logique et piloter la mise à jour du planning de référence.

    Prérequis

    Notions de gestion de projet (cycle de projet, cadre logique), statistique élémentaire (moyenne, écart-type, loi normale), tableur.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Cadrage et structuration du projet : charte, périmètre et WBS
    2. Leçon 2 — Ordonnancement : réseaux, chemin critique et méthode PERT
    3. Leçon 3 — Planification des ressources et des coûts : lissage, courbe en S et compression
    4. Leçon 4 — Planification opérationnelle, PTBA et pilotage du planning

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de cours (CM), 10 h de TD, 0 h de TP, 30 h de travail personnel (TPE) ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (TD de calcul de réseaux, quiz, dossier de planification d’un projet réel en groupe : WBS, réseau, Gantt, histogramme des ressources, PTBA) et examen terminal écrit.

    Bibliographie

    • Project Management Institute, A Guide to the Project Management Body of Knowledge (PMBOK Guide), 7e éd., PMI, 2021.
    • AXELOS, Managing Successful Projects with PRINCE2, TSO/AXELOS.
    • Kerzner H., Project Management: A Systems Approach to Planning, Scheduling, and Controlling, Wiley.
    • Gray C. F., Larson E. W., Project Management: The Managerial Process, McGraw-Hill.
    • Commission européenne, Gestion du cycle de projet — Lignes directrices (Méthodes de l’aide, vol. 1), EuropeAid, 2004.
  • Conception de tableau de bord logistique niveau 2

    Ce cours de niveau 2 approfondit la conception des tableaux de bord logistiques, outils de pilotage indispensables au responsable logistique, au directeur d’exploitation transport ou au supply chain manager. Il part des fondamentaux (finalités, typologie, pyramide des tableaux de bord) pour aller vers la construction d’un système d’indicateurs clés de performance (KPI) fiables, la conception visuelle et la personnalisation selon les utilisateurs, puis la réalisation concrète d’un tableau de bord sur tableur et sur un outil de Business Intelligence. Les exemples sont tirés du contexte nigérien : flotte de camions sur le corridor Cotonou–Niamey, entrepôts de Niamey et Maradi, distribution vers les régions, logistique humanitaire.

    Objectifs d’apprentissage

    • Rappeler les finalités, la typologie et l’architecture d’un système de tableaux de bord logistiques.
    • Définir, calculer et documenter les principaux KPI logistiques (service, coûts, productivité, stocks, flotte).
    • Appliquer une méthode structurée de conception (objectifs, indicateurs, fiches, seuils, maquette).
    • Personnaliser un tableau de bord selon le niveau de décision et le profil de l’utilisateur.
    • Réaliser un tableau de bord opérationnel avec Excel et Power BI (ou équivalent libre).
    • Exploiter le tableau de bord pour analyser les écarts et décider des actions correctives.

    Prérequis

    Connaissances en gestion logistique (transport, entreposage, gestion des stocks), notions de contrôle de gestion et pratique courante d’un tableur.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Fondamentaux et architecture des tableaux de bord logistiques
    2. Leçon 2 — Indicateurs clés de performance logistique : définition, calcul et fiabilité
    3. Leçon 3 — Techniques avancées de conception et personnalisation des tableaux de bord
    4. Leçon 4 — Outils logiciels et TP guidés : du tableur à la Business Intelligence

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de cours magistral (CM), 20 h de travaux dirigés (TD), 20 h de travaux pratiques (TP) et 60 h de travail personnel de l’étudiant (TPE) ; 6 crédits. Évaluation : contrôle continu (40 % : quiz, TD notés et livrables des TP guidés) et examen terminal écrit (60 %) comprenant une étude de cas de conception de tableau de bord.

    Bibliographie

    • Kaplan, R. S. et Norton, D. P., The Balanced Scorecard: Translating Strategy into Action, Harvard Business School Press, 1996.
    • Eckerson, W. W., Performance Dashboards: Measuring, Monitoring, and Managing Your Business, Wiley.
    • Fernandez, A., Les nouveaux tableaux de bord des managers, Eyrolles.
    • Few, S., Information Dashboard Design, O’Reilly / Analytics Press.
    • APICS / ASCM, modèle SCOR (Supply Chain Operations Reference) — définitions des métriques de performance.
  • Gestion budgétaire

    La gestion budgétaire est le mode de gestion qui consiste à traduire les objectifs d’une organisation en programmes d’action chiffrés (les budgets), puis à comparer périodiquement les réalisations aux prévisions pour déclencher des actions correctives. Elle est au cœur du travail d’un chef de projet et d’un responsable de suivi-évaluation : le plan de travail et budget annuel (PTBA) d’un projet financé par la Banque mondiale, la BAD ou l’Union européenne, le budget d’une ONG ou celui d’une PME obéissent à la même logique de prévision, de budgétisation et de contrôle. Ce cours, orienté vers les méthodes quantitatives, présente les techniques de prévision (tendance, saisonnalité), l’articulation des budgets opérationnels, la construction d’un budget de projet par composantes et activités (coûts unitaires, imprévus, plan de financement), le budget de trésorerie et le contrôle budgétaire (écarts, taux d’exécution, méthode de la valeur acquise).

    Objectifs d’apprentissage

    • Expliquer la démarche budgétaire, la hiérarchie des budgets et le rôle du contrôle de gestion dans une entreprise, une ONG ou une unité de gestion de projet.
    • Réaliser des prévisions d’activité par ajustement linéaire (moindres carrés) et coefficients saisonniers.
    • Construire les budgets des ventes, de la production et des approvisionnements (modèle de Wilson).
    • Élaborer le budget détaillé d’un projet (coûts unitaires, imprévus, répartition par bailleur) et un budget de trésorerie.
    • Calculer et interpréter les écarts sur coûts, les taux d’exécution budgétaire et les indicateurs de valeur acquise (CPI, SPI, EAC).

    Prérequis

    Statistique descriptive (moyenne, variance, régression simple), bases de comptabilité et de gestion financière (cours MFI4111 du même semestre), tableur.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Fondements de la gestion budgétaire et architecture des budgets
    2. Leçon 2 — Prévisions d’activité et budgets opérationnels
    3. Leçon 3 — Élaboration du budget d’un projet et budget de trésorerie
    4. Leçon 4 — Contrôle budgétaire, analyse des écarts et valeur acquise

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de cours (CM), 10 h de TD, 0 h de TP, 30 h de travail personnel (TPE) ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (TD notés, quiz en ligne, élaboration en binôme du budget d’un micro-projet) et examen terminal écrit (cas intégré de budgétisation et de contrôle).

    Bibliographie

    • Alazard C., Sépari S., Contrôle de gestion : manuel et applications, Dunod.
    • Bouquin H., Le contrôle de gestion, Presses universitaires de France.
    • Horngren C. T., Datar S. M., Rajan M. V., Cost Accounting: A Managerial Emphasis, Pearson.
    • Project Management Institute, A Guide to the Project Management Body of Knowledge (PMBOK Guide), PMI.
    • Gervais M., Contrôle de gestion, Economica.
  • Gestion du parc auto et exploitation des transports

    Le cours Gestion du parc auto et exploitation des transports (UE3 — Gestion des transports) forme les futurs responsables de flotte et directeurs d’exploitation à piloter un parc de véhicules — camions du corridor Cotonou–Niamey, citernes, véhicules de distribution urbaine, 4×4 d’une ONG ou d’une société minière — comme un actif stratégique. Il couvre le dimensionnement et le mode d’acquisition du parc, les indicateurs de performance, l’organisation de l’exploitation (planification, ordonnancement des rotations, optimisation des tournées, TMS et télématique), la maintenance préventive et corrective, la politique de renouvellement, le calcul du coût de revient kilométrique et les leviers de réduction des coûts, ainsi que la sécurité, la conformité réglementaire (charge à l’essieu, visites techniques, assurance) et la durabilité. Les exercices, nombreux (20 h de TD), portent sur des cas nigériens chiffrés en FCFA.

    Objectifs d’apprentissage

    • Dimensionner un parc de véhicules et choisir un mode d’acquisition sur la base du coût total de possession (TCO).
    • Construire et interpréter les indicateurs de gestion de flotte (disponibilité, utilisation, remplissage, km à vide, consommation).
    • Organiser l’exploitation : calcul des rotations, planification, optimisation des tournées (méthode de Clarke et Wright), usage du TMS et de la télématique.
    • Concevoir une politique de maintenance (préventive, corrective, conditionnelle) et déterminer la durée optimale de renouvellement.
    • Calculer un coût de revient kilométrique et un prix de revient de voyage ; identifier les leviers de réduction des coûts.
    • Intégrer la sécurité routière, la conformité réglementaire et la réduction de l’empreinte carbone dans la gestion du parc.

    Prérequis

    Connaissances de base en gestion logistique ; notions de comptabilité analytique (charges fixes et variables) et de tableur.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Introduction à la gestion de flotte automobile : dimensionnement, acquisition et indicateurs
    2. Leçon 2 — Outils et techniques d’exploitation des transports
    3. Leçon 3 — Maintenance préventive, gestion des réparations et renouvellement du parc
    4. Leçon 4 — Optimisation des coûts d’exploitation, sécurité, conformité, durabilité et études de cas

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 30 h de CM, 20 h de TD, 0 h de TP, 50 h de TPE ; 5 crédits. Évaluation : contrôle continu (quiz, TD notés, tableau de bord de flotte sur tableur à partir de données réelles) pour 40 % ; examen terminal (cas intégré : dimensionnement, coût de revient, maintenance) pour 60 %.

    Bibliographie

    • Coyle, J. J., Bardi, E. J., Langley, C. J. — The Management of Business Logistics: A Supply Chain Perspective, South-Western / Cengage Learning.
    • Rushton, A., Croucher, P., Baker, P. — The Handbook of Logistics and Distribution Management, Kogan Page.
    • Lowe, D. — The Transport Manager’s and Operator’s Handbook, Kogan Page.
    • UEMOA — Règlement n° 14/2005/CM/UEMOA relatif à l’harmonisation des normes et des procédures du contrôle du gabarit, du poids et de la charge à l’essieu des véhicules lourds de transport de marchandises.
    • OHADA — Acte uniforme relatif aux contrats de transport de marchandises par route, 2003.
  • Gestion financière

    La gestion financière rassemble les méthodes qui permettent à un responsable de projet, d’ONG ou d’entreprise de répondre à trois questions : l’organisation est-elle financièrement équilibrée ? Crée-t-elle de la valeur ? Comment financer ses investissements et son exploitation au moindre coût et au moindre risque ? Dans le contexte nigérien, ces questions se posent aussi bien pour une PME agro-industrielle de Maradi que pour une unité de gestion de projet financée par la Banque mondiale ou pour une coopérative bénéficiaire d’un programme de résilience à Tillabéri. Le cours part des états financiers établis selon le SYSCOHADA révisé, construit les outils de diagnostic (bilan fonctionnel, soldes intermédiaires de gestion, ratios), puis introduit la décision d’investissement (VAN, TRI) et la politique de financement et de trésorerie. Il prépare directement aux matières « Gestion budgétaire », « Analyse de faisabilité et économique de projet » et « Audit des projets de développement ».

    Objectifs d’apprentissage

    • Lire et retraiter un bilan et un compte de résultat SYSCOHADA pour établir un bilan fonctionnel.
    • Calculer et interpréter le FRNG, le BFR et la trésorerie nette, et diagnostiquer l’équilibre financier.
    • Calculer les soldes intermédiaires de gestion, la CAF et les principaux ratios, et analyser l’effet de levier.
    • Évaluer un investissement par la VAN, le TRI, l’indice de profitabilité et le délai de récupération actualisé.
    • Construire un tableau d’amortissement d’emprunt, calculer un coût moyen pondéré du capital et un plan de trésorerie.
    • Appliquer ces outils à la gestion financière d’un projet de développement (tranches de décaissement, contrepartie, tensions de trésorerie).

    Prérequis

    Notions de comptabilité générale (partie double, plan comptable SYSCOHADA), pourcentages et puissances, usage d’un tableur (Excel ou LibreOffice Calc).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Lecture financière des états SYSCOHADA : bilan fonctionnel, FRNG, BFR et trésorerie
    2. Leçon 2 — Analyse de l’activité et de la rentabilité : SIG, CAF, ratios et effet de levier
    3. Leçon 3 — Mathématiques financières et décision d’investissement : VAN, TRI, emprunts
    4. Leçon 4 — Financement, coût du capital et gestion de la trésorerie des projets

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de cours théoriques (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), 0 h de TP et 30 h de travail personnel (TPE), soit 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (exercices de TD, quiz en ligne, mini-dossier d’analyse financière d’une structure réelle ou fictive) et examen terminal écrit (étude de cas chiffrée). Calculatrice financière ou tableur autorisé selon consigne de l’enseignant.

    Bibliographie

    • Vernimmen P., Quiry P., Le Fur Y., Finance d’entreprise, Dalloz (édition annuelle).
    • Brealey R., Myers S., Allen F., Principles of Corporate Finance, McGraw-Hill.
    • OHADA, Acte uniforme relatif au droit comptable et à l’information financière (AUDCIF) et Système comptable OHADA révisé (SYSCOHADA), 2017.
    • Gittinger J. P., Economic Analysis of Agricultural Projects, Johns Hopkins University Press (Banque mondiale), 1982.
    • de La Bruslerie H., Analyse financière : information financière, évaluation, diagnostic, Dunod.
  • Transport de marchandises et assurance

    Le cours Transport de marchandises et assurance (UE3 — Gestion des transports) donne une vision intégrée des modes de transport utilisés pour desservir le Niger, pays enclavé situé à plus de 1 000 km des ports de Cotonou, Lomé ou Abidjan, et des mécanismes juridiques et assurantiels qui protègent la marchandise tout au long de la chaîne. Le futur responsable logistique doit savoir choisir un mode ou une combinaison de modes, rédiger ou contrôler les documents de transport, connaître les régimes de responsabilité des transporteurs (AUCTMR, CMR, Convention de Montréal, Règles de La Haye-Visby et de Hambourg), souscrire la bonne police d’assurance facultés et gérer un sinistre jusqu’à l’indemnisation et au recours. Le cours s’appuie sur les Incoterms 2020, le Code CIMA et des cas réels du corridor Cotonou–Niamey et de la logistique minière et humanitaire.

    Objectifs d’apprentissage

    • Comparer les modes de transport (route, rail, maritime, aérien, multimodal) et justifier un choix modal par le coût total.
    • Identifier le régime juridique applicable à un transport et calculer la limite de responsabilité du transporteur.
    • Maîtriser les concepts de l’assurance transport : facultés, corps, valeur assurée, prime, franchise, règle proportionnelle, avarie commune.
    • Choisir les garanties (ICC A, B, C, garanties guerre et grèves) et le type de police adaptés au flux.
    • Gérer un sinistre : réserves, délais, constat d’avarie, dossier de réclamation, subrogation et recours.
    • Analyser les tendances : digitalisation des documents, télématique, assurance paramétrique, risques sécuritaires.

    Prérequis

    Connaissances en logistique et en droit des affaires (droit des contrats, notions OHADA) ; Incoterms 2020.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Les modes de transport de marchandises et le choix modal
    2. Leçon 2 — Réglementation et contrats de transport
    3. Leçon 3 — Assurances dans le transport : concepts et pratiques
    4. Leçon 4 — Gestion des risques et des sinistres, études de cas et nouvelles tendances

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 30 h de CM, 10 h de TD, 0 h de TP, 40 h de TPE ; 4 crédits. Évaluation : contrôle continu (quiz, TD, constitution d’un dossier de réclamation à partir d’un cas réel) pour 40 % ; examen terminal (cas intégré : choix modal, responsabilité, indemnisation) pour 60 %.

    Bibliographie

    • OHADA — Acte uniforme relatif aux contrats de transport de marchandises par route (AUCTMR), 2003.
    • Nations unies — Convention relative au contrat de transport international de marchandises par route (CMR), Genève, 1956 ; Convention des Nations unies sur le transport de marchandises par mer (Règles de Hambourg), 1978.
    • OACI — Convention pour l’unification de certaines règles relatives au transport aérien international (Convention de Montréal), 1999.
    • Chambre de commerce internationale — Incoterms® 2020, ICC.
    • CIMA — Code des assurances des États membres de la CIMA.
    • Rodrigue, J.-P. — The Geography of Transport Systems, Routledge.
  • Conduite et gestion des projets logistiques

    Le cours de Conduite et gestion des projets logistiques (UE2 — Gestion des projets logistiques) prépare les étudiants à piloter, de l’idée à la clôture, les projets qui transforment une chaîne logistique : construction ou extension d’un entrepôt, ouverture d’une plateforme sous douane, déploiement d’un WMS ou d’un TMS, renouvellement d’une flotte, mise en place d’une base logistique minière ou d’un hub humanitaire, amélioration d’un corridor. Ces projets combinent contraintes techniques, délais d’importation par les ports de Cotonou ou de Lomé, procédures administratives, financements de bailleurs et risques sécuritaires. Le cours couvre le cycle de vie du projet, la planification (organigramme des tâches, réseau PERT/CPM, Gantt, budget), la gestion des ressources et des risques, le suivi par la valeur acquise, la clôture et le retour d’expérience, avec des études de cas nigériennes.

    Objectifs d’apprentissage

    • Caractériser un projet logistique, ses parties prenantes et les phases de son cycle de vie.
    • Rédiger une charte de projet et un cadre logique avec des objectifs SMART.
    • Planifier un projet : WBS, estimation des durées (PERT à trois points), réseau et chemin critique, Gantt, budget.
    • Gérer les ressources (nivellement, compression des délais) et les risques (matrice, valeur monétaire attendue, réponses).
    • Suivre et contrôler l’avancement par la méthode de la valeur acquise, piloter les changements et clôturer le projet.
    • Tirer des enseignements d’études de cas de projets logistiques réussis ou en difficulté.

    Prérequis

    Connaissances de base en logistique et en gestion de la chaîne d’approvisionnement ; notions de probabilités (loi normale) et de tableur.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Introduction à la gestion de projets logistiques et cycle de vie du projet
    2. Leçon 2 — Planification du projet : objectifs, délais et budget
    3. Leçon 3 — Gestion des ressources et des risques
    4. Leçon 4 — Suivi, contrôle, clôture et études de cas de projets logistiques

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 30 h de CM, 10 h de TD, 0 h de TP, 40 h de TPE ; 4 crédits. Évaluation : contrôle continu (quiz, TD, dossier de groupe : planification complète d’un projet logistique réel sur MS Project ou GanttProject) pour 40 % ; examen terminal (cas intégré : réseau, risques, valeur acquise) pour 60 %.

    Bibliographie

    • Project Management Institute — A Guide to the Project Management Body of Knowledge (PMBOK Guide), PMI.
    • Meredith, J. R., Mantel, S. J. — Project Management: A Managerial Approach, Wiley.
    • Harrison, F., Lock, D. — Advanced Project Management: A Structured Approach, Gower / Routledge.
    • Gray, C. F., Larson, E. W. — Project Management: The Managerial Process, McGraw-Hill.
    • ISO 21502:2020 — Management de projet, programme et portefeuille — Recommandations sur le management de projet.
  • Gestion budgétaire

    Le cours de Gestion budgétaire (UE1 — Outils d’aide à la décision) apprend au futur manager logistique à traduire la stratégie de son entreprise ou de son service en plans chiffrés, puis à piloter l’exécution par l’analyse des écarts. Dans une société de transport, un entrepôt, une direction logistique minière ou une ONG humanitaire, le budget fixe les kilomètres à parcourir, les tonnages à traiter, la consommation de gasoil, les effectifs et les investissements ; il devient ensuite l’outil de contrôle mensuel et de dialogue avec la direction générale et les bailleurs. Le cours met l’accent sur les techniques de prévision, le budget flexible, la décomposition des écarts (prix, quantité, activité, rendement), les tableaux de bord budgétaires et les révisions en cours d’exercice (re-prévisions, rolling forecast), à partir de cas nigériens chiffrés en FCFA.

    Objectifs d’apprentissage

    • Expliquer la place de la gestion budgétaire dans le contrôle de gestion et organiser une procédure budgétaire.
    • Élaborer les budgets d’une entreprise logistique (activité, approvisionnements, charges, investissements, trésorerie) dans le bon ordre.
    • Utiliser les techniques de prévision (tendance par les moindres carrés, moyennes mobiles, coefficients saisonniers, lissage exponentiel).
    • Calculer et interpréter les écarts sur chiffre d’affaires, sur charges directes et sur charges indirectes à partir d’un budget flexible.
    • Concevoir un tableau de bord budgétaire et proposer des actions correctives et des révisions budgétaires argumentées.

    Prérequis

    Connaissances de base en comptabilité générale et analytique (charges fixes et variables, coût complet) et en finance d’entreprise.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Introduction à la gestion budgétaire, types de budgets et élaboration
    2. Leçon 2 — Techniques de prévision budgétaire et budget flexible
    3. Leçon 3 — Suivi budgétaire et analyse des écarts
    4. Leçon 4 — Tableaux de bord, indicateurs de performance, révision et ajustements budgétaires

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 30 h de CM, 10 h de TD, 0 h de TP, 40 h de TPE ; 4 crédits. Évaluation : contrôle continu (quiz, TD notés, construction du budget d’une flotte sur tableur) pour 40 % et examen terminal (cas intégré : élaboration budgétaire et analyse des écarts) pour 60 %.

    Bibliographie

    • Horngren, C. T., Datar, S. M., Rajan, M. V. — Cost Accounting: A Managerial Emphasis, Pearson.
    • Anthony, R. N., Govindarajan, V. — Management Control Systems, McGraw-Hill.
    • Alazard, C., Sépari, S. — Contrôle de gestion — Manuel et applications (DCG 11), Dunod.
    • Löning, H., Malleret, V., Méric, J., Pesqueux, Y. — Le contrôle de gestion : organisation, outils et pratiques, Dunod.
    • OHADA — SYSCOHADA révisé (Acte uniforme relatif au droit comptable et à l’information financière), 2017.
  • Gestion financière

    Ce cours de Gestion financière (UE1 — Outils d’aide à la décision) donne au futur cadre logistique les outils pour lire, diagnostiquer et piloter la santé financière d’une entreprise de transport, de transit ou de logistique. Les flottes de camions, les entrepôts et les plateformes sont des actifs lourds, financés à crédit, exposés aux variations du carburant et du dollar et soumis à des délais de paiement longs (clients publics, ONG, sociétés minières). Le responsable logistique doit donc savoir parler le langage de la finance : bilan fonctionnel SYSCOHADA, besoin en fonds de roulement, valeur actuelle nette d’un projet de renouvellement de flotte, coût du capital, effet de levier et couverture des risques. Toutes les applications sont construites sur des cas nigériens (transporteurs du corridor Cotonou–Niamey, commissionnaires en douane, entrepôts à Niamey, opérateurs de la logistique minière et humanitaire), en FCFA.

    Objectifs d’apprentissage

    • Construire un bilan fonctionnel et les soldes intermédiaires de gestion à partir des états financiers SYSCOHADA et en tirer un diagnostic argumenté.
    • Calculer et interpréter le FRNG, le BFR, la trésorerie nette, la CAF et les principaux ratios de structure, d’activité et de rentabilité.
    • Piloter la trésorerie : BFR normatif, cycle de conversion de trésorerie, budget de trésorerie et choix des financements à court terme.
    • Évaluer un projet d’investissement logistique (VAN, TRI, indice de profitabilité, délai de récupération, annuité équivalente).
    • Choisir une structure de financement (emprunt, crédit-bail, fonds propres) à partir du coût moyen pondéré du capital et de l’effet de levier.
    • Mesurer la rentabilité et le risque (seuil de rentabilité, levier opérationnel, risques de change et de taux) et proposer des couvertures.

    Prérequis

    Connaissances de base en comptabilité générale (SYSCOHADA : bilan, compte de résultat, amortissements) et en mathématiques financières (intérêts, actualisation).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Introduction à la gestion financière et analyse des états financiers
    2. Leçon 2 — Gestion de la trésorerie et du fonds de roulement
    3. Leçon 3 — Gestion des investissements : critères de choix et décision
    4. Leçon 4 — Financement à court et long terme, rentabilité et gestion des risques

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 30 h de cours magistral (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), 0 h de TP et 40 h de travail personnel de l’étudiant (TPE) ; 4 crédits. Évaluation : contrôle continu (quiz en ligne, TD notés, étude de cas d’une entreprise de transport nigérienne) pour 40 % et examen terminal écrit (cas intégré de diagnostic et de décision d’investissement) pour 60 %.

    Bibliographie

    • Vernimmen, P., Quiry, P., Le Fur, Y. — Finance d’entreprise, Dalloz (édition annuelle).
    • Brealey, R., Myers, S., Allen, F. — Principles of Corporate Finance, McGraw-Hill.
    • Cohen, E. — Analyse financière, Economica.
    • OHADA — Acte uniforme relatif au droit comptable et à l’information financière et Système comptable OHADA (SYSCOHADA révisé), 2017.
    • BCEAO — publications sur les conditions de banque et les taux directeurs de l’UMOA (site www.bceao.int).