École Privée d’Ingénierie du Niger — L’école du nouveau monde

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Semestre : Master 1

  • Achat et relations B to B

    Dans une entreprise de transport, de distribution ou d’industrie, les achats représentent souvent 50 à 70 % du chiffre d’affaires : carburant, pneumatiques, pièces détachées, véhicules, prestations de transit, de manutention et de transport sous-traité. Ce cours traite de l’achat en contexte B to B (entre entreprises et organisations) : processus, stratégies par famille, sélection et pilotage des fournisseurs, négociation et contrats, gestion des risques et de la qualité, outils numériques. Les cas s’appuient sur des situations nigériennes : flotte de camions sur le corridor Cotonou–Niamey, sociétés minières, distributeurs, ONG, marchés d’entreprises publiques.

    Objectifs d’apprentissage

    • Caractériser l’achat B to B (centre d’achat, situations d’achat, processus) et raisonner en coût total de possession (TCO).
    • Élaborer une stratégie d’achat par famille à l’aide de la matrice de Kraljic.
    • Sélectionner, évaluer et développer les fournisseurs (grilles multicritères, SRM).
    • Préparer et conduire une négociation B to B, rédiger les clauses clés d’un contrat (prix, révision, pénalités, Incoterms, paiement).
    • Identifier et traiter les risques fournisseurs et piloter la qualité achetée.
    • Utiliser les outils numériques d’achat (e-sourcing, enchères inversées, P2P).

    Prérequis

    Notions de gestion des achats et des stocks, bases de négociation commerciale et de droit des contrats (OHADA), tableur.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Spécificités de l’achat B to B et coût total de possession
    2. Leçon 2 — Stratégies d’achat et gestion des fournisseurs
    3. Leçon 3 — Négociation et contrats en B to B
    4. Leçon 4 — Risques, qualité, technologies et études de cas

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 10 h de CM, 20 h de TD, 10 h de TP (deux TP guidés sur tableur et simulation d’e-sourcing) et 40 h de TPE, pour 4 crédits. Évaluation : contrôle continu 40 % (TD, jeu de rôle de négociation, comptes rendus de TP) et examen terminal 60 % (cas intégré d’achat).

    Bibliographie

    • Van Weele, A. J. Purchasing and Supply Chain Management. Cengage Learning.
    • Monczka, R. M., Handfield, R. B., Giunipero, L. C. & Patterson, J. L. Purchasing and Supply Chain Management. Cengage Learning.
    • Kraljic, P. (1983). « Purchasing Must Become Supply Management ». Harvard Business Review, 61(5).
    • Fisher, R., Ury, W. & Patton, B. Getting to Yes: Negotiating Agreement Without Giving In. Penguin (trad. fr. Comment réussir une négociation).
    • OHADA, Acte uniforme portant sur le droit commercial général (livre sur la vente commerciale) ; norme ISO 20400:2017 Achats responsables.
  • Anglais des affaires

    Ce cours développe la compétence en anglais professionnel dont un gestionnaire de projet ou un chargé de suivi-évaluation a besoin au Niger, où une grande partie des partenaires techniques et financiers (Banque mondiale, BAD, agences des Nations unies, USAID, fondations) travaillent en anglais : lecture de documents de projet, correspondance, réunions de mission, présentations et rédaction de rapports de suivi. Le cours est centré sur le vocabulaire du cycle de projet et du suivi-évaluation, les fonctions de communication et les écrits professionnels, avec de nombreux exercices de traduction FR/EN et de rédaction corrigés.

    Objectifs d’apprentissage

    • Maîtriser le vocabulaire anglais du cycle de projet, du financement, de la passation des marchés et du suivi-évaluation (équivalents FR/EN).
    • Rédiger des courriels et lettres professionnels clairs et au registre approprié.
    • Participer à une réunion, animer une présentation et négocier en anglais.
    • Rédiger un compte rendu de réunion (minutes) et un résumé analytique (executive summary).
    • Décrire des données chiffrées, des tendances et des écarts par rapport aux cibles dans un rapport d’avancement.

    Prérequis

    Niveau d’anglais général intermédiaire (A2-B1 du Cadre européen commun de référence) : bases de grammaire (temps simples, présent parfait, voix passive) et de compréhension écrite.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — The language of development projects: key vocabulary and structures
    2. Leçon 2 — Business correspondence: emails and formal letters
    3. Leçon 3 — Meetings, presentations and negotiation
    4. Leçon 4 — Reporting on results: progress reports, figures and executive summaries

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de cours magistral (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), 0 h de TP et 30 h de travail personnel (TPE), soit 60 h pour 3 crédits. Contrôle continu (40 % : rédactions de courriels et de comptes rendus, simulation de réunion notée à l’oral, quiz) et examen terminal écrit (60 % : compréhension d’un extrait de rapport, traduction, rédaction d’un courriel et d’un résumé analytique).

    Bibliographie

    • Mascull B., Business Vocabulary in Use, Cambridge University Press.
    • Murphy R., English Grammar in Use, Cambridge University Press.
    • Cotton D., Falvey D. et Kent S., Market Leader (Intermediate), Pearson Longman.
    • OCDE/CAD, Glossaire des principaux termes relatifs à l’évaluation et la gestion axée sur les résultats (version multilingue), OCDE, 2002.
  • Segmentation de la chaîne logistique

    Une chaîne logistique unique, conçue « pour tous », sert mal la plupart des clients. Elle est trop coûteuse pour les produits de grande consommation à demande stable et trop lente pour les produits urgents, saisonniers ou incertains. Ce cours de Master montre comment segmenter la chaîne logistique : définir plusieurs chaînes « alignées » (lean, agile, hybride, projet, humanitaire), chacune adaptée à un couple produit/client/marché. Le contexte nigérien sert de fil rouge : distribution de produits alimentaires importés via le corridor Cotonou–Niamey, approvisionnement de sites miniers, logistique humanitaire du PAM et des ONG, distribution pharmaceutique.

    Objectifs d’apprentissage

    • Expliquer les concepts de segmentation (Fisher, Christopher, Gattorna) et les limites de la chaîne « taille unique ».
    • Choisir et combiner les critères de segmentation : clients, produits (ABC, XYZ, cycle de vie), marchés et canaux.
    • Concevoir une stratégie de gestion par segment : point de découplage, politique de stock, niveau de service, mode de transport.
    • Calculer le coût de service (cost-to-serve) et les stocks de sécurité différenciés par segment.
    • Identifier les technologies qui rendent la segmentation opérationnelle (ERP, WMS, TMS, APS, BI).
    • Évaluer l’impact de la segmentation sur la performance (OTIF, rotation des stocks, BFR, marge par client).

    Prérequis

    Notions de gestion de la chaîne d’approvisionnement et de gestion des stocks (point de commande, stock de sécurité), statistiques descriptives (moyenne, écart-type), usage courant d’un tableur.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Fondements de la segmentation de la chaîne logistique
    2. Leçon 2 — Critères de segmentation : clients, produits, marchés
    3. Leçon 3 — Stratégies de gestion des segments logistiques
    4. Leçon 4 — Technologies, impact sur la performance et études de cas

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 10 h de CM, 20 h de TD, 10 h de TP (deux TP guidés sur tableur) et 40 h de travail personnel (TPE), soit 4 crédits. Évaluation : contrôle continu (TD, comptes rendus de TP, étude de cas en groupe) pour 40 % et examen terminal écrit (étude de cas de segmentation avec calculs) pour 60 %.

    Bibliographie

    • Christopher, M. Logistics & Supply Chain Management. Pearson / FT Publishing.
    • Gattorna, J. Dynamic Supply Chains: Delivering Value Through People. FT Press / Pearson.
    • Fisher, M. L. (1997). « What Is the Right Supply Chain for Your Product? ». Harvard Business Review, 75(2).
    • Chopra, S. & Meindl, P. Supply Chain Management: Strategy, Planning, and Operation. Pearson.
    • APICS / ASCM. Référentiel SCOR (Supply Chain Operations Reference model).
  • Théorie des organisations et comportementale

    Ce cours explore la manière dont les organisations sont conçues, fonctionnent et évoluent, et la manière dont les individus et les groupes s’y comportent. Il mobilise les grandes théories des organisations (école classique, relations humaines, approches systémique et de la contingence, sociologie des organisations, théories contractuelles) et les apports du comportement organisationnel (motivation, perception, groupes, leadership, pouvoir, conflits, culture, changement). Toutes les notions sont appliquées aux structures de gestion de projets et de programmes au Niger : unités de gestion de projet (UGP), ONG, services techniques déconcentrés, cellules de suivi-évaluation, partenariats avec les partenaires techniques et financiers (PTF).

    Objectifs d’apprentissage

    • Situer et comparer de façon critique les principales théories des organisations et leurs hypothèses sur l’homme au travail.
    • Diagnostiquer la structure d’une organisation de projet (configuration, coordination, éventail de contrôle, centralisation) et proposer une structure adaptée.
    • Analyser les jeux d’acteurs, les relations de pouvoir et les relations d’agence dans un dispositif de projet multi-acteurs.
    • Expliquer et mesurer les déterminants individuels du comportement au travail (motivation, satisfaction, équité, perception).
    • Analyser la dynamique des équipes, le leadership, les conflits et la culture organisationnelle, et piloter un changement.
    • Conduire un mini-diagnostic organisationnel (enquête, entretiens, sociogramme, champ de forces) et en restituer les résultats.

    Prérequis

    Notions de base en management et en gestion de projet ; aisance avec un tableur (moyennes, pourcentages) pour le traitement des enquêtes ; expérience de terrain en organisation appréciée.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Les théories classiques et l’école des relations humaines
    2. Leçon 2 — Structures, contingence et jeux d’acteurs dans les organisations de projet
    3. Leçon 3 — Le comportement individuel : perception, motivation et satisfaction au travail
    4. Leçon 4 — Groupes, leadership, culture et conduite du changement

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de cours magistral (CM), 20 h de travaux dirigés (TD), 20 h de travaux pratiques (TP) et 60 h de travail personnel de l’étudiant (TPE), soit 120 h pour 6 crédits. Les TP prennent la forme de TP guidés de diagnostic organisationnel (enquête de satisfaction, sociogramme, analyse du champ de forces). Évaluation : contrôle continu (40 % : rapports de TP, études de cas en TD, quiz en ligne) et examen terminal écrit (60 %) portant sur une étude de cas intégrée.

    Bibliographie

    • Mintzberg H., Structure et dynamique des organisations, Éditions d’Organisation, 1982.
    • Crozier M. et Friedberg E., L’acteur et le système, Éditions du Seuil, 1977.
    • Robbins S. P. et Judge T. A., Comportements organisationnels, Pearson Education (édition française).
    • Rojot J., Théorie des organisations, Éditions ESKA.
    • Schein E. H., Organizational Culture and Leadership, Jossey-Bass.
  • Passation des marchés publics

    Les marchés publics représentent une part considérable de l’activité des entreprises de transport, de transit et de logistique au Niger : acquisition de véhicules et de carburant, transport de vivres et d’intrants pour l’État et les partenaires, gestion d’entrepôts, prestations de transit, services de maintenance. Ce cours présente les principes et le cadre juridique de la commande publique (directives de l’UEMOA, Code des marchés publics et des délégations de service public du Niger, organes de passation, de contrôle et de régulation), puis l’ensemble du processus de passation : planification, choix de la procédure, élaboration du dossier d’appel à la concurrence, ouverture et évaluation des offres, attribution, exécution et gestion des contrats, conformité et règlement des litiges. Il adopte le double point de vue de l’autorité contractante et du soumissionnaire.

    Objectifs d’apprentissage

    • Expliquer les principes fondamentaux et le cadre juridique et institutionnel des marchés publics au Niger et dans l’UEMOA.
    • Planifier la passation et choisir la procédure adaptée à un besoin.
    • Élaborer un dossier d’appel d’offres et définir des critères de qualification et d’évaluation pertinents.
    • Évaluer des offres (conformité, corrections, prix évalué, méthode qualité-coût) et proposer une attribution.
    • Gérer l’exécution d’un marché (garanties, avances, décomptes, pénalités, révision des prix) et les litiges.

    Prérequis

    Connaissances en droit des affaires (contrats, obligations) et en gestion (budget, calcul de coûts).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Principes et cadre juridique et institutionnel des marchés publics
    2. Leçon 2 — Processus de passation : planification, procédures et dossier d’appel d’offres
    3. Leçon 3 — Analyse, évaluation des offres et attribution des marchés
    4. Leçon 4 — Exécution des marchés, conformité et gestion des litiges

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de cours magistral (CM), 20 h de travaux dirigés (TD), 0 h de TP et 40 h de travail personnel (TPE) ; 4 crédits. Évaluation : contrôle continu (40 % : quiz, TD d’évaluation d’offres, simulation de commission d’évaluation) et examen terminal écrit (60 %) comportant un cas pratique complet de passation.

    Bibliographie

    • UEMOA, Directive n° 04/2005/CM/UEMOA portant procédures de passation, d’exécution et de règlement des marchés publics et des délégations de service public, et Directive n° 05/2005/CM/UEMOA portant contrôle et régulation.
    • République du Niger, Code des marchés publics et des délégations de service public (Décret n° 2016-641/PRN/PM du 1er décembre 2016) et textes d’application ; documents types de l’Agence de régulation des marchés publics (ARMP).
    • Arrowsmith, S., The Law of Public and Utilities Procurement, Sweet & Maxwell.
    • Banque mondiale, Règlement de passation des marchés pour les emprunteurs sollicitant le financement de projets d’investissement (FPI).
    • OCDE, Recommandation du Conseil sur les marchés publics (2015).
  • Procédures de financement des projets

    Un bon projet ne devient réalité que s’il est financé, et un projet financé ne produit ses résultats que si ses fonds sont effectivement mobilisés, dépensés selon les règles et justifiés à temps. Au Niger, une grande partie de l’investissement public est financée par des partenaires techniques et financiers (Banque mondiale/IDA, Banque africaine de développement, Banque islamique de développement, BOAD, Union européenne, agences des Nations unies, coopérations bilatérales, fonds climatiques), chacun avec ses instruments, son cycle d’approbation, ses procédures de décaissement et ses règles de passation des marchés. Les retards de décaissement, les dépenses inéligibles et les irrégularités de passation comptent parmi les premières causes de contre-performance des projets. Ce cours donne au futur chef de projet et au responsable de suivi-évaluation une maîtrise opérationnelle de ces procédures : paysage et instruments de financement (dons, prêts concessionnels, élément-don, financements innovants), montage d’une requête et d’un budget, accord de financement et conditions d’entrée en vigueur, méthodes de décaissement et justification des fonds, gestion financière et audit, passation des marchés selon les règles des bailleurs et le Code des marchés publics du Niger.

    Objectifs d’apprentissage

    • Cartographier les sources de financement d’un projet et comparer les instruments (don, prêt, financement mixte, financement fondé sur les résultats) ; calculer un élément-don.
    • Monter un dossier de financement : note conceptuelle, cadre de résultats, budget et plan de financement conformes aux règles d’un bailleur.
    • Expliquer le contenu d’un accord de financement, les conditions d’entrée en vigueur et de décaissement, et la contrepartie nationale.
    • Appliquer les méthodes de décaissement, rapprocher un compte désigné et calculer des taux de décaissement.
    • Choisir une méthode de passation des marchés, élaborer un plan de passation et identifier les risques de fraude et de corruption.

    Prérequis

    Cours de S1 « Gestion financière », « Gestion budgétaire » et « Concept de projet et programme de développement » (suivis en parallèle) ; notions de comptabilité.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Le paysage et les instruments du financement des projets de développement
    2. Leçon 2 — Du dossier de financement à l’entrée en vigueur : requête, budget, négociation et accord
    3. Leçon 3 — Les procédures de décaissement et la gestion financière des projets
    4. Leçon 4 — La passation des marchés et la gestion fiduciaire des projets financés

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 30 h de cours (CM), 20 h de TD, 0 h de TP, 50 h de travail personnel (TPE) ; 5 crédits. Évaluation : contrôle continu (TD, quiz, montage en groupe d’une requête de financement complète pour un projet nigérien) et examen terminal écrit (cas intégré : décaissement, rapprochement, passation).

    Bibliographie

    • Banque mondiale, Règlement de passation des marchés pour les emprunteurs sollicitant le financement de projets d’investissement (FPI), juillet 2016, et ses révisions ultérieures.
    • Banque mondiale, Disbursement Guidelines for Investment Project Financing, 2017.
    • Commission européenne, Guide pratique des procédures contractuelles dans le cadre de l’action extérieure de l’UE (PRAG), édition en vigueur.
    • République du Niger, Décret n° 2016-641/PRN/PM du 1er décembre 2016 portant Code des marchés publics et des délégations de service public, et textes modificatifs.
    • Yescombe E. R., Principles of Project Finance, Academic Press.
  • Réglementations et fonctionnement des modes de transports

    Ce cours présente le cadre réglementaire et le fonctionnement des modes de transport de marchandises — routier, maritime, aérien et ferroviaire — du point de vue d’un pays enclavé comme le Niger, dont l’approvisionnement dépend des corridors Cotonou–Niamey, Lomé–Niamey, Abidjan–Ouagadougou–Niamey ou Tema–Niamey. Il analyse les sources internationales, communautaires (CEDEAO, UEMOA, OHADA) et nationales, les documents de transport, les régimes de responsabilité et les limites d’indemnisation, les normes de sécurité et de sûreté, puis la gestion de la conformité et des risques dans les opérations quotidiennes. Les exemples chiffrés utilisent le FCFA et le droit de tirage spécial (DTS) du FMI.

    Objectifs d’apprentissage

    • Identifier les principales réglementations nationales, communautaires et internationales régissant les transports.
    • Analyser le fonctionnement, les acteurs et les documents de chaque mode de transport.
    • Appliquer les régimes de responsabilité du transporteur et calculer les limites d’indemnisation.
    • Maîtriser les obligations de sécurité, de sûreté et de conformité (charge à l’essieu, matières dangereuses, ISO 28000).
    • Construire une démarche de gestion des risques réglementaires dans une entreprise de transport ou de transit.

    Prérequis

    Connaissances de base en logistique et transport (modes, acteurs, Incoterms), notions de droit des contrats.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Cadre général des réglementations des transports et fonctionnement des modes
    2. Leçon 2 — Réglementation et fonctionnement du transport routier
    3. Leçon 3 — Réglementation du transport maritime, aérien et ferroviaire
    4. Leçon 4 — Sécurité, normes, conformité légale et gestion des risques : études de cas

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de cours magistral (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), 0 h de TP et 30 h de travail personnel (TPE) ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (40 % : quiz, cas pratiques de TD) et examen terminal écrit (60 %) comportant un cas intégré de litige transport et de conformité.

    Bibliographie

    • OHADA, Acte uniforme relatif aux contrats de transport de marchandises par route (AUCTMR), 2003.
    • Convention relative au contrat de transport international de marchandises par route (CMR), Genève, 1956 ; Convention des Nations unies sur le transport de marchandises par mer (Règles de Hambourg), 1978 ; Convention de Montréal, 1999.
    • UEMOA, Règlement n° 14/2005/CM/UEMOA relatif à l’harmonisation des normes et des procédures du contrôle du gabarit, du poids et de la charge à l’essieu des véhicules lourds de transport de marchandises.
    • Rodrigue, J.-P., The Geography of Transport Systems, Routledge.
    • Commission économique des Nations unies pour l’Europe, Accord relatif au transport international des marchandises dangereuses par route (ADR).
  • Concept de projet et programme de développement

    Ce cours pose les bases conceptuelles de tout le Master : qu’est-ce qu’un projet de développement, en quoi se distingue-t-il d’un programme, d’une politique ou d’un portefeuille, comment s’insère-t-il dans la planification nationale et dans les stratégies des partenaires techniques et financiers, quelles sont les étapes de son cycle de vie et selon quels critères juge-t-on sa réussite ? Au Niger, l’essentiel de l’investissement public dans les secteurs sociaux et ruraux passe par des projets et programmes financés conjointement par l’État et ses partenaires (Banque mondiale, BAD, Union européenne, agences des Nations unies, coopérations bilatérales) et mis en œuvre par des unités de gestion, des services techniques, des collectivités et des ONG. Comprendre ces dispositifs est indispensable pour concevoir, piloter et surtout suivre et évaluer les interventions. Le cours présente les concepts et acteurs, le cycle de projet et les critères d’évaluation du CAD/OCDE, la logique d’intervention (arbre à problèmes, cadre logique, théorie du changement) puis les programmes et dispositifs de mise en œuvre, y compris la durabilité. Les outils de conception sont approfondis au S2 (« Processus de conception des projets ») et le suivi-évaluation au S4.

    Objectifs d’apprentissage

    • Définir et distinguer politique, plan, programme, projet et portefeuille, et situer un projet dans le cadre de planification nationale.
    • Identifier les acteurs du développement et leurs rôles, ainsi que les principes de l’efficacité de l’aide.
    • Décrire les phases du cycle de projet selon l’Union européenne et la Banque mondiale, et leurs livrables.
    • Appliquer les six critères d’évaluation du CAD/OCDE à un cas réel.
    • Construire une logique d’intervention (arbre à problèmes, cadre logique, théorie du changement) avec des indicateurs SMART.
    • Analyser un dispositif institutionnel de mise en œuvre et une stratégie de pérennisation.

    Prérequis

    Culture économique générale (croissance, pauvreté, secteurs sociaux) ; aucun prérequis technique.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Projet, programme et politique de développement : concepts et acteurs
    2. Leçon 2 — Le cycle de projet et les critères d’évaluation du CAD/OCDE
    3. Leçon 3 — La logique d’intervention : analyse des problèmes, cadre logique et théorie du changement
    4. Leçon 4 — Programmes de développement, dispositifs de mise en œuvre et durabilité

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 26 h de cours (CM), 14 h de TD, 0 h de TP, 40 h de travail personnel (TPE) ; 4 crédits. Évaluation : contrôle continu (études de cas, quiz en ligne, exposé de groupe sur un projet ou programme en cours au Niger) et examen terminal écrit (cas intégré).

    Bibliographie

    • Commission européenne, Gestion du cycle de projet — Lignes directrices (Méthodes de l’aide, vol. 1), EuropeAid, 2004.
    • OCDE/CAD, Glossaire des principaux termes relatifs à l’évaluation et la gestion axée sur les résultats, OCDE, 2002 ; et critères d’évaluation révisés du CAD (2019).
    • Baum W. C., « The Project Cycle », Finance and Development, Banque mondiale, 1970 (réédité en 1982).
    • PNUD, Guide de la planification, du suivi et de l’évaluation axés sur les résultats du développement, New York, 2009.
    • OCDE, Déclaration de Paris sur l’efficacité de l’aide au développement (2005) et Programme d’action d’Accra (2008).
  • Droit du travail

    Ce cours de droit du travail donne aux futurs cadres de la logistique et du transport les connaissances juridiques nécessaires pour gérer les relations avec les salariés : chauffeurs, magasiniers, caristes, agents de transit, personnel d’exploitation. Il présente les sources du droit du travail applicables au Niger (Constitution, conventions de l’Organisation internationale du travail, Code du travail de 2012 et sa partie réglementaire, convention collective interprofessionnelle, règlement intérieur), la formation et l’exécution du contrat de travail, les conditions de travail (durée, rémunération, santé et sécurité), puis la gestion des conflits, les procédures disciplinaires, le licenciement et les nouvelles tendances. Le cours s’appuie sur des cas pratiques nigériens propres au secteur du transport et de la logistique.

    Objectifs d’apprentissage

    • Identifier et hiérarchiser les sources du droit du travail applicables au Niger.
    • Qualifier une relation de travail et choisir le contrat adapté (CDI, CDD, travail temporaire, sous-traitance).
    • Appliquer les règles relatives à la durée du travail, à la rémunération et aux heures supplémentaires.
    • Mettre en œuvre les obligations de santé et sécurité au travail dans une entreprise logistique.
    • Conduire une procédure disciplinaire et un licenciement dans le respect du droit, et gérer un litige.

    Prérequis

    Connaissances de base en droit des affaires (notions d’obligation, de contrat, d’organisation judiciaire) et en gestion des ressources humaines.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Sources et principes généraux du droit du travail
    2. Leçon 2 — Le contrat de travail : formation, types et obligations des parties
    3. Leçon 3 — Conditions de travail : durée, rémunération, santé et sécurité
    4. Leçon 4 — Conflits, procédures disciplinaires, licenciement et nouvelles tendances

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de cours magistral (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), 0 h de TP et 30 h de travail personnel (TPE) ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (40 % : quiz, cas pratiques en TD) et examen terminal écrit (60 %) comportant un cas pratique de droit du travail appliqué à une entreprise de transport.

    Bibliographie

    • République du Niger, Loi n° 2012-45 du 25 septembre 2012 portant Code du travail, et Décret n° 2017-682/PRN/MET/PS du 10 août 2017 portant partie réglementaire du Code du travail.
    • Convention collective interprofessionnelle applicable au Niger et textes de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS).
    • Organisation internationale du travail, Déclaration relative aux principes et droits fondamentaux au travail et conventions fondamentales (base NATLEX pour la législation nationale).
    • Auzero, G., Baugard, D. et Dockès, E., Droit du travail, Dalloz, coll. Précis (pour les notions générales et le droit comparé).
  • Notion de gouvernance environnementale

    La gouvernance environnementale désigne l’ensemble des règles, institutions, processus et pratiques par lesquels les acteurs publics, privés et communautaires prennent et appliquent les décisions relatives à l’environnement et aux ressources naturelles. Pour un gestionnaire de projet ou un responsable de suivi-évaluation au Niger, ce n’est pas une matière périphérique : la désertification, la dégradation des terres, la variabilité climatique, la pression sur l’eau et les conflits autour des ressources pastorales conditionnent la réussite des projets agricoles, hydrauliques ou d’infrastructures. Par ailleurs, les bailleurs (Banque mondiale, BAD, Union européenne, fonds climatiques) exigent désormais une gestion rigoureuse des risques environnementaux et sociaux tout au long du cycle de projet. Ce cours présente les concepts et principes fondamentaux, le cadre international et régional, le cadre juridique et institutionnel nigérien, puis les instruments opérationnels (évaluation environnementale, PGES, normes environnementales et sociales, mécanisme de gestion des plaintes, suivi et audit).

    Objectifs d’apprentissage

    • Définir la gouvernance environnementale et en expliquer les principes (précaution, prévention, pollueur-payeur, participation, subsidiarité).
    • Identifier les grandes conventions internationales et les politiques régionales applicables au Niger et leurs implications pour les projets.
    • Décrire le cadre juridique et institutionnel nigérien de l’environnement et le rôle des collectivités et des communautés.
    • Appliquer la démarche d’évaluation environnementale et sociale et élaborer les éléments d’un PGES et de son suivi.
    • Analyser des situations de conflits d’usage et proposer des mécanismes de gouvernance adaptés.

    Prérequis

    Culture générale sur le développement durable ; notions de cycle de projet. Aucun prérequis juridique n’est exigé.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Concepts, principes et enjeux de la gouvernance environnementale
    2. Leçon 2 — Le cadre international et régional de la gouvernance environnementale
    3. Leçon 3 — Le cadre juridique et institutionnel nigérien et la gouvernance locale des ressources naturelles
    4. Leçon 4 — Les instruments de gouvernance environnementale et sociale dans le cycle des projets

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de cours (CM), 10 h de TD, 0 h de TP, 30 h de travail personnel (TPE) ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (études de cas, quiz, note d’analyse du cadre environnemental et social d’un projet réel) et examen terminal écrit (cas intégré).

    Bibliographie

    • Commission mondiale sur l’environnement et le développement (CMED), Notre avenir à tous (rapport Brundtland), 1987.
    • Ostrom E., Governing the Commons: The Evolution of Institutions for Collective Action, Cambridge University Press, 1990.
    • Banque mondiale, Cadre environnemental et social, Washington, 2017 (applicable aux projets depuis le 1er octobre 2018).
    • République du Niger, Loi n° 98-56 du 29 décembre 1998 portant loi-cadre relative à la gestion de l’environnement ; Loi n° 2018-28 du 14 mai 2018 déterminant les principes fondamentaux de l’évaluation environnementale au Niger.
    • Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), L’avenir de l’environnement mondial (GEO-6), 2019.