École Privée d’Ingénierie du Niger — L’école du nouveau monde

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Semestre : Master S2

  • Gestion des conflits et climat social

    Le conflit est inhérent à la vie des organisations : divergences d’intérêts, rareté des ressources, interdépendance des tâches, différences de valeurs et de cultures. Mal géré, il dégrade la coopération, l’engagement et la performance ; bien géré, il peut devenir une source d’innovation et d’ajustement. Ce cours donne au futur DRH les outils pour anticiper (diagnostic des sources et des signaux), gérer (styles de gestion, communication, négociation raisonnée), résoudre (médiation, conciliation devant l’inspection du travail, arbitrage, procédures internes) et piloter le climat social (baromètre, indicateurs d’absentéisme et de rotation, lien avec la performance). Les cas sont tirés de contextes nigériens : entreprises industrielles de Niamey, sociétés minières, ONG, administrations, PME familiales, où les dimensions hiérarchiques, communautaires et intergénérationnelles des conflits sont fortes.

    Objectifs d’apprentissage

    • Identifier et classer les sources de conflits dans l’organisation.
    • Diagnostiquer un conflit (acteurs, enjeux, dynamique d’escalade) et choisir un style de gestion adapté.
    • Mettre en œuvre des techniques de médiation et de résolution des conflits, individuels et collectifs.
    • Mesurer le climat social et en analyser le lien avec la performance organisationnelle.
    • Construire un dispositif de prévention et de traitement des conflits.

    Prérequis

    Aucun prérequis formel. Les notions de comportement organisationnel et de droit du travail facilitent les études de cas.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Nature et sources des conflits en entreprise
    2. Leçon 2 — Styles et techniques de gestion des conflits
    3. Leçon 3 — Médiation, conciliation et résolution des différends
    4. Leçon 4 — Climat social : diagnostic, indicateurs et performance organisationnelle

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD, 0 h de TP, 30 h de TPE (3 crédits). Contrôle continu (jeux de rôle de médiation, analyse d’un baromètre social, quiz) et examen terminal écrit (étude de cas).

    Bibliographie

    • Rahim, M. A. (2011). Managing Conflict in Organizations. Transaction Publishers.
    • Fisher, R., Ury, W. et Patton, B. (2011). Getting to Yes: Negotiating Agreement Without Giving In. Penguin.
    • Thomas, K. W. et Kilmann, R. H. (1974). Thomas-Kilmann Conflict Mode Instrument. Xicom.
    • Glasl, F. (1999). Confronting Conflict: A First-Aid Kit for Handling Conflict. Hawthorn Press.
    • De Dreu, C. K. W. et Weingart, L. R. (2003). « Task versus relationship conflict, team performance and team member satisfaction: a meta-analysis ». Journal of Applied Psychology, 88(4).
  • Dialogue social et négociation collective

    Le dialogue social recouvre toutes les formes de négociation, de consultation et d’échange d’informations entre employeurs, travailleurs et, le cas échéant, pouvoirs publics, sur des questions d’intérêt commun (définition de l’OIT). Au Niger, il s’exerce à trois niveaux : l’entreprise (délégués du personnel, sections syndicales, comités de santé et sécurité), la branche et l’interprofession (conventions collectives, dont la Convention collective interprofessionnelle) et le niveau national tripartite (gouvernement, centrales syndicales, patronat). Ce cours prépare le futur DRH à organiser les relations sociales, à préparer et conduire une négociation collective et à gérer les situations de crise (conflit collectif, grève, restructuration). Il combine les apports du droit du travail (Code du travail, loi n° 2012-45, conventions n° 87, 98 et 144 de l’OIT), de la théorie de la négociation (Walton et McKersie, Fisher et Ury) et de l’analyse du pouvoir dans les organisations.

    Objectifs d’apprentissage

    • Identifier les acteurs du dialogue social et leurs prérogatives au Niger.
    • Comprendre le rôle des syndicats et des représentants du personnel et organiser le fonctionnement des instances.
    • Préparer une négociation collective : diagnostic, mandat, chiffrage, zone d’accord possible.
    • Conduire la négociation et rédiger un accord ou un protocole de fin de conflit.
    • Anticiper et gérer une crise sociale dans le respect du droit.

    Prérequis

    Droit du travail (DTL4141) : contrat de travail, représentation du personnel, conflits du travail.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Dialogue social : concepts, acteurs et cadre juridique au Niger
    2. Leçon 2 — Représentation du personnel et fonctionnement des instances
    3. Leçon 3 — Processus de négociation collective : préparation, conduite et conclusion
    4. Leçon 4 — Gestion des relations sociales en situation de crise

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD, 0 h de TP, 30 h de TPE (3 crédits). Contrôle continu (simulation de négociation en équipes, chiffrage de revendications, quiz) et examen terminal écrit (cas de synthèse).

    Bibliographie

    • Walton, R. E. et McKersie, R. B. (1965). A Behavioral Theory of Labor Negotiations. McGraw-Hill.
    • Fisher, R., Ury, W. et Patton, B. (2011). Getting to Yes. Penguin.
    • Clegg, S., Courpasson, D. et Phillips, N. (2006). Power and Organizations. Sage.
    • Schein, E. H. (1999). The Corporate Culture Survival Guide. Jossey-Bass.
    • Organisation internationale du Travail (2013). Le dialogue social. Discussion récurrente au titre de la Déclaration de l’OIT sur la justice sociale pour une mondialisation équitable (Rapport VI, Conférence internationale du Travail, 102e session). BIT.
  • Responsabilité sociale des entreprises

    La responsabilité sociale (ou sociétale) des entreprises (RSE) désigne l’intégration volontaire, par les organisations, de préoccupations sociales, environnementales et éthiques dans leurs activités et leurs relations avec les parties prenantes, au-delà du strict respect de la loi. Au Niger, elle se joue dans des contextes contrastés : sociétés minières et pétrolières soumises à des exigences de contenu local et de développement communautaire, banques et opérateurs de télécommunications exposés aux standards de leurs groupes, PME confrontées à des ressources limitées, ONG et organisations internationales porteuses de normes exigeantes. Pour le futur DRH, la RSE est d’abord un sujet de ressources humaines : conditions de travail, santé et sécurité, salaires décents, égalité, dialogue social, développement des compétences locales. Le cours présente les fondements théoriques (Carroll, Freeman, Porter et Kramer), les référentiels (ISO 26000, Pacte mondial, principes directeurs de l’OCDE, GRI), les liens RSE-GRH, les pratiques comparées des grandes entreprises et des PME, puis le pilotage chiffré et le reporting.

    Objectifs d’apprentissage

    • Définir la RSE et en présenter les principaux cadres théoriques et normatifs.
    • Analyser les enjeux éthiques et sociaux des pratiques RH.
    • Calculer et interpréter des indicateurs sociaux (taux de fréquence et de gravité, contenu local, heures de formation).
    • Concevoir et chiffrer des initiatives RSE adaptées à une grande entreprise ou à une PME.
    • Construire une matrice de matérialité et un tableau de bord RSE.

    Prérequis

    Aucun prérequis formel. Les bases du management des ressources humaines et du calcul de pourcentages sont utiles.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Fondements et cadres de référence de la RSE
    2. Leçon 2 — RSE et gestion des ressources humaines
    3. Leçon 3 — Pratiques RSE dans les grandes entreprises et les PME
    4. Leçon 4 — Piloter, mesurer et rendre compte de la démarche RSE

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD, 0 h de TP, 30 h de TPE (3 crédits). Contrôle continu (analyse de la politique RSE d’une entreprise implantée au Niger, exercices chiffrés, quiz) et examen terminal écrit (cas de synthèse).

    Bibliographie

    • Carroll, A. B. (1999). « Corporate Social Responsibility: Evolution of a Definitional Construct ». Business & Society, 38(3).
    • Porter, M. E. et Kramer, M. R. (2011). « Creating Shared Value ». Harvard Business Review, 89(1-2).
    • Freeman, R. E. (1984). Strategic Management: A Stakeholder Approach. Pitman.
    • ISO (2010). ISO 26000 : Lignes directrices relatives à la responsabilité sociétale.
    • Capron, M. et Quairel-Lanoizelée, F. (2016). La responsabilité sociale d’entreprise. La Découverte, coll. Repères.
  • Diversité et inclusion dans les organisations

    La diversité est une donnée de fait de toute organisation nigérienne : pluralité des langues et des communautés, coexistence de générations, place croissante des femmes diplômées, présence de personnes en situation de handicap, cohabitation de cadres nationaux et d’expatriés dans les sociétés minières, pétrolières et les organisations internationales. L’inclusion désigne la capacité de l’organisation à faire de cette diversité une source d’équité et de performance plutôt qu’une source de tensions ou de discriminations. Le cours articule les concepts (diversité, inclusion, équité, discrimination directe et indirecte), le cadre normatif (Constitution, Code du travail, conventions n° 100 et n° 111 de l’OIT), les outils de mesure (indice de Blau, ratio des quatre cinquièmes, écart de rémunération, indice d’inclusion) et la conception de politiques RH inclusives. Il se termine par une analyse critique des liens entre diversité culturelle et performance organisationnelle.

    Objectifs d’apprentissage

    • Définir et distinguer diversité, inclusion, égalité, équité et discrimination.
    • Identifier les enjeux de la diversité dans les organisations nigériennes et en discuter les paradigmes (Thomas et Ely).
    • Mobiliser le cadre juridique de la non-discrimination et mesurer la diversité à l’aide d’indicateurs chiffrés.
    • Élaborer, budgéter et évaluer une politique RH inclusive sur tout le cycle de vie du salarié.
    • Analyser de façon critique les effets de la diversité culturelle sur la performance et le rôle du management inclusif.

    Prérequis

    Aucun prérequis formel. Les notions de base du management des ressources humaines (S1) et un minimum d’aisance avec les pourcentages et moyennes sont utiles.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Concepts et enjeux de la diversité et de l’inclusion
    2. Leçon 2 — Cadre juridique, non-discrimination et mesure de la diversité
    3. Leçon 3 — Politiques et pratiques RH inclusives
    4. Leçon 4 — Diversité culturelle et performance organisationnelle

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD, 0 h de TP, 30 h de TPE (3 crédits). Contrôle continu (diagnostic diversité d’une organisation réelle, cas pratiques, quiz) et examen terminal écrit (étude de cas de synthèse : diagnostic chiffré et plan d’action inclusif).

    Bibliographie

    • Thomas, D. A. et Ely, R. J. (1996). « Making Differences Matter: A New Paradigm for Managing Diversity ». Harvard Business Review, 74(5).
    • Mor Barak, M. E. (2016). Managing Diversity: Toward a Globally Inclusive Workplace. Sage.
    • Hofstede, G., Hofstede, G. J. et Minkov, M. (2010). Cultures and Organizations: Software of the Mind. McGraw-Hill.
    • Bureau international du Travail (2019). ABC des droits des travailleuses et l’égalité entre hommes et femmes et documents de l’OIT sur les conventions n° 100 et n° 111.
    • Shore, L. M. et al. (2011). « Inclusion and Diversity in Work Groups ». Journal of Management, 37(4).
  • HSE Avancé & Certifications ISO

    Le cours HSA2502 — HSE Avancé & Certifications ISO (Master GEEL, M1, semestre 2, 2 crédits) prépare l’ingénieur à piloter la qualité, la santé-sécurité au travail et l’environnement (QHSE) à un niveau de mise en œuvre et d’audit. Il prolonge les modules HSE de Licence en passant de l’application de règles à la conception et à l’évaluation de systèmes de management : ISO 9001 (qualité), ISO 14001 (environnement) et ISO 45001 (santé et sécurité au travail), intégrés grâce à leur structure commune. Il aborde ensuite les exigences des bailleurs et prêteurs internationaux (Normes de performance de l’IFC, Principes de l’Équateur), incontournables pour les centrales solaires, parcs éoliens et lignes financés au Niger et au Sahel. Les exemples portent sur des chantiers PV, des postes HTA/BT, des mini-réseaux et des entreprises de maintenance électrique.

    Objectifs d’apprentissage

    • Maîtriser les systèmes de management QHSE (ISO 9001, ISO 14001, ISO 45001) à niveau de mise en œuvre.
    • Réaliser un audit interne QHSE sur un site industriel ou de production EnR.
    • Comprendre les exigences des certificateurs internationaux pour les projets de grande envergure.
    • Élaborer un plan QHSE de projet conforme aux standards IFC et aux Principes de l’Équateur.

    Prérequis

    HSE de base (HSE3103, Licence S3) ; HSE BTP (HSE5102, Licence S5). Notions supposées acquises : évaluation des risques professionnels, document unique, EPI/EPC, prévention du risque électrique, gestion des déchets.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Systèmes de Management Intégrés (SMI)
    2. Leçon 2 — Audit QHSE : types, techniques et rapport d’audit
    3. Leçon 3 — Audit QHSE (suite) : simulation d’audit interne ISO 45001 sur un chantier PV
    4. Leçon 4 — HSE pour les Projets EnR de Grande Envergure

    Travaux pratiques

    • Le syllabus ne prévoit pas de TP en salle (0 h) ; les 6 h de TD sont organisées autour d’une simulation d’audit interne ISO 45001 d’un chantier PV fictif (Leçon 3, activité guidée) et de l’élaboration d’un extrait de PGES (Leçon 4).

    Modalités d’évaluation

    Volume : CM 14 h, TD 6 h, TP 0 h, TPE 20 h (charge totale 40 h). Évaluation CC + ET : contrôle continu 50 % (rapport d’audit simulé, quiz), examen terminal 50 %. Nature : mixte (écrit et cas pratique).

    Bibliographie

    • ISO 45001:2018, ISO 14001:2015, ISO 9001:2015 (textes officiels).
    • IFC, Environmental, Health, and Safety Guidelines for Power Transmission and Distribution (ifc.org).
    • ISO 19011:2018, Lignes directrices pour l’audit des systèmes de management.
    • IFC, Performance Standards on Environmental and Social Sustainability, 2012 ; Equator Principles Association, The Equator Principles EP4, 2020.
  • Stage Industriel M1 (4 semaines)

    Le module STM2501 — Stage Industriel M1 (4 semaines) (Master GEEL, semestre 2, 2 crédits) est la première immersion professionnelle de niveau Master. Contrairement au stage de Licence, centré sur l’exécution, il est conçu comme un stage d’ingénieur observateur-participant : l’étudiant prend part aux activités techniques d’un bureau d’études, d’une entreprise de maintenance, d’un exploitant de centrale ou de mini-réseaux EnR, et analyse le fonctionnement de l’organisation. Il a un second objectif stratégique : identifier, avec les ingénieurs de l’entreprise, une problématique industrielle qui pourra devenir le sujet du mémoire et du stage long de M2. Ce cours en ligne accompagne l’étudiant avant, pendant et après le stage : méthodes, modèles de documents, grilles d’auto-évaluation et mises en situation corrigées.

    Objectifs d’apprentissage

    • Intégrer le milieu professionnel du secteur électrique ou EnR en tant que stagiaire de niveau Master.
    • Observer et participer aux activités d’un bureau d’études, d’une entreprise de maintenance ou d’un opérateur EnR.
    • Identifier une problématique industrielle en lien avec les matières du Master pour préparer le mémoire M2.
    • Développer son réseau professionnel et préparer le stage long de M2.

    Prérequis

    Avoir validé le S1 du Master (28 crédits minimum). Une bonne maîtrise des consignes de sécurité électrique (habilitation, NF C 18-510 ou équivalent) et des outils bureautiques est attendue.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Phase 1 — Préparation et Intégration (Semaine 1)
    2. Leçon 2 — Phase 2 — Mission et Observation (Semaines 2-4) : activités techniques et processus organisationnels
    3. Leçon 3 — Phase 2 — Mission et Observation (suite) : carnet de bord, entretiens et problématique du mémoire
    4. Leçon 4 — Phase 3 — Rapport et Soutenance

    Travaux pratiques

    • Le stage lui-même constitue l’activité pratique (80 h de TP encadrés en entreprise et 40 h de travail personnel).
    • Activités guidées : fiche de mission (Leçon 1), relevé technique commenté sur site (Leçon 2), carnet de bord et fiche problématique (Leçon 3), préparation du rapport et de la soutenance (Leçon 4).

    Modalités d’évaluation

    Volume : CM 0 h, TD 0 h, TP 80 h, TPE 40 h (charge totale 120 h). Évaluation : contrôle continu 100 % (pas d’examen terminal), nature pratique. Note finale = rapport de stage 60 % + soutenance 20 % + avis du tuteur entreprise 20 %. Rapport de 10 à 15 pages remis dans les 2 semaines suivant la fin du stage ; soutenance de 15 minutes devant le tuteur académique.

    Bibliographie

    • EPI-Niger, Guide du Stagiaire Master GEEL (document interne).
    • ANERSOL Niger, Liste des entreprises partenaires pour stages Master (anersol.ne).
    • Beaud M., L’art de la thèse, La Découverte (méthodologie de rédaction).
    • INRS, Évaluation des risques professionnels (brochures ED en libre accès).
  • Intégration des EnR dans les Réseaux

    Le cours IRE2402 — Intégration des EnR dans les Réseaux (Master GEEL, M1, semestre 2, 3 crédits) traite d’une question devenue centrale pour les gestionnaires de réseaux d’Afrique de l’Ouest : comment accueillir une part croissante de production photovoltaïque et éolienne, raccordée par électronique de puissance, sans dégrader la stabilité, la tension et la qualité de l’énergie. Le Niger, dont le réseau interconnecté de l’Ouest (zone de Niamey) est de taille modeste et alimenté en partie par l’interconnexion avec le Nigeria et par des groupes thermiques, est particulièrement concerné : chaque centrale PV de quelques mégawatts y représente une fraction importante de la demande instantanée. Le cours combine modélisation (inertie, statisme, chute de tension, critère des aires), analyse des exigences réglementaires (grid codes) et études de cas simulées sous DIgSILENT PowerFactory ou PSS/E.

    Objectifs d’apprentissage

    • Analyser l’impact de la forte pénétration des EnR sur la stabilité des réseaux de transport et de distribution.
    • Maîtriser les services système que les onduleurs EnR peuvent fournir (inertie virtuelle, puissance réactive, réglage de fréquence).
    • Évaluer les contraintes de raccordement réseau selon les grid codes en vigueur (RfG, DCC, WAPP, exigences NIGELEC).
    • Simuler l’intégration d’une centrale PV ou éolienne dans un réseau réel avec PSS/E ou PowerFactory et rédiger une étude d’impact.

    Prérequis

    Réseaux Électriques Avancés & Qualité (REA1201) ; Énergie Éolienne (EOL4401). Sont supposés acquis : calcul en valeurs réduites (pu), écoulement de puissance, composantes symétriques, fonctionnement des onduleurs et de la machine asynchrone à double alimentation (MADA).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Impact des EnR sur les Réseaux Électriques
    2. Leçon 2 — Services Système Fournis par les Onduleurs
    3. Leçon 3 — Grid Codes et Exigences de Raccordement
    4. Leçon 4 — Études de Cas et Simulation

    Travaux pratiques

    • TP guidé (Leçon 4) : simulation sous DIgSILENT PowerFactory de l’intégration d’une centrale PV de 5 MWc au réseau HTA 20 kV de Niamey (écoulement de puissance, court-circuit, qualité de l’énergie).
    • TP guidé (Leçon 4) : stabilité transitoire d’un réseau comportant une centrale éolienne à MADA soumise à un défaut triphasé.

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : CM 18 h, TD 6 h, TP 6 h, TPE 30 h (charge totale 60 h). Évaluation CC + ET : contrôle continu 40 % (TD, comptes rendus de TP, quiz), examen terminal 60 %. Nature : mixte (écrit et rapport d’étude d’impact).

    Bibliographie

    • Ackermann T. (dir.), Wind Power in Power Systems, Wiley.
    • IRENA, Planning for the Renewable Future, 2017.
    • Kundur P., Power System Stability and Control, McGraw-Hill.
    • ENTSO-E, Règlement (UE) 2016/631 « Requirements for Generators » (RfG) et documents de mise en œuvre.
  • Micro-réseaux et Systèmes Autonomes

    Ce cours de M1 (semestre 2) forme l’ingénieur GEEL à la conception et à la conduite des micro-réseaux, solution centrale de l’électrification rurale au Niger. Il couvre l’architecture et la classification des micro-réseaux (AC, DC, hybrides), leurs composants (PV, éolien, diesel, stockage BESS, charges critiques et délestables), les modes connecté et îloté avec la synchronisation, le cadre normatif (IEEE 2030.7, IEC 62898), puis la hiérarchie de commande : contrôle primaire par statisme (droop), générateur synchrone virtuel (VSG), contrôle secondaire distribué par systèmes multi-agents, contrôle tertiaire économique. Il traite ensuite la stabilité petit-signal, les interactions entre convertisseurs par la méthode de l’impédance, les harmoniques, le déséquilibre et le filtrage actif, avant d’aboutir au dimensionnement d’un mini smart grid pour un village nigérien de 500 foyers (méthode HOMER, communication LoRaWAN + SCADA, modèles économiques PAYGO, retours d’expérience).

    Objectifs d’apprentissage

    • Concevoir l’architecture électrique et de contrôle d’un micro-réseau autonome (islanded microgrid).
    • Implémenter les stratégies de contrôle primaire (droop) et secondaire (restauration) d’un micro-réseau.
    • Analyser la stabilité et la qualité de l’énergie dans un micro-réseau à forte pénétration EnR.
    • Dimensionner et optimiser un mini smart grid rural pour l’électrification au Niger.

    Prérequis

    Systèmes Hybrides EnR (SYH4402) ; Smart Grid et Gestion de l’Énergie (SGE1202). Commande des onduleurs, représentation d’état, notions de puissance réactive et de composantes symétriques.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Architecture et classification des micro-réseaux
    2. Leçon 2 — Contrôle des micro-réseaux
    3. Leçon 3 — Stabilité et qualité dans les micro-réseaux
    4. Leçon 4 — Micro-réseaux ruraux au Niger

    Travaux pratiques

    • Simulation du partage de charge par droop et de la restauration secondaire entre plusieurs onduleurs (Leçon 2).
    • Étude de stabilité d’un bus DC alimentant des charges à puissance constante (Leçon 3).
    • Dimensionnement HOMER d’un mini smart grid pour un village de 500 foyers (Leçon 4).

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : CM 18 h, TD 6 h, TP 6 h, TPE 30 h (CTT 60 h) — 3 crédits. Évaluation mixte : contrôle continu 40 % (TD, comptes rendus de TP, étude de dimensionnement) et examen terminal 60 %.

    Bibliographie

    • Lasseter R. H., Microgrids and Distributed Generation, IEEE Power & Energy.
    • IRENA, Minigrids for Rural Electrification of Developing Countries (2016).
    • Hatziargyriou N. (dir.), Microgrids: Architectures and Control, Wiley-IEEE Press.
    • ESMAP / Banque mondiale, Mini Grids for Half a Billion People (2019).
  • Véhicules Électriques & Mobilité Durable

    Ce cours de M1 (semestre 2) donne à l’ingénieur GEEL une vision complète du véhicule électrique (VE), de la chaîne de traction au réseau de distribution. Il aborde l’architecture électrique et électronique des VE (BEV, PHEV, HEV, FCEV), le dimensionnement de la chaîne de traction (moteur, onduleur, batterie, chargeur), la gestion de l’énergie embarquée (BMS, estimation SoC/SoH, stratégies EMS, freinage récupératif), l’infrastructure de recharge (modes IEC 61851, charge rapide DC, OCPP, recharge pilotée et V2G) et enfin les enjeux spécifiques de l’Afrique de l’Ouest : essor des deux-roues électriques, bus urbains, impact sur le réseau NIGELEC de Niamey, recharge solaire en zone rurale. Les calculs s’appuient sur des cas réalistes : taxi-moto électrique à Niamey, bus urbain, dépôt de flotte, borne solaire villageoise.

    Objectifs d’apprentissage

    • Comprendre l’architecture électrique et électronique d’un véhicule électrique moderne.
    • Dimensionner la chaîne de traction électrique : moteur, onduleur, batterie, chargeur.
    • Analyser les stratégies de gestion de l’énergie embarquée pour maximiser l’autonomie.
    • Évaluer l’impact des VE sur les réseaux de distribution et les opportunités V2G en Afrique.

    Prérequis

    Électronique de Puissance (ELP2202) ; Stockage de l’Énergie (STK5301). Mécanique du point, machines synchrones, convertisseurs DC-DC et onduleurs, technologies de batteries lithium-ion.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Architecture des véhicules électriques
    2. Leçon 2 — Stockage et gestion de l’énergie embarquée
    3. Leçon 3 — Infrastructure de recharge
    4. Leçon 4 — VE en Afrique de l’Ouest : enjeux et opportunités

    Travaux pratiques

    • Simulation d’un cycle de conduite et dimensionnement de la chaîne de traction (Leçon 1).
    • Estimation du SoC par comptage coulométrique et recalage OCV sur un pack de moto électrique (Leçon 2).
    • Dimensionnement d’un dépôt de recharge de bus et d’un plan de recharge pilotée (Leçon 3).

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : CM 18 h, TD 6 h, TP 6 h, TPE 30 h (CTT 60 h) — 3 crédits. Évaluation mixte : contrôle continu 40 % (TD, TP, étude de cas) et examen terminal 60 %.

    Bibliographie

    • Chan C. C. et Chau K. T., Modern Electric Vehicle Technology, Oxford University Press.
    • IEA, Global EV Outlook 2024 (gratuit en ligne).
    • Ehsani M. et al., Modern Electric, Hybrid Electric, and Fuel Cell Vehicles, CRC Press.
    • Larminie J. et Lowry J., Electric Vehicle Technology Explained, Wiley.
  • Commande Avancée des Machines Électriques

    Ce cours de M1 (semestre 2) approfondit la commande des entraînements à vitesse variable au niveau exigé par l’industrie et la recherche : commande vectorielle à flux orienté (FOC) implantée sur processeur de signal, commande directe du couple (DTC) et ses variantes modulées et prédictives, commande sans capteur mécanique par observateurs de Luenberger, filtre de Kalman étendu et injection haute fréquence, puis entraînements dédiés aux énergies renouvelables : éolienne à machine asynchrone doublement alimentée (MADA), éolienne à PMSM sans encodeur, pompe solaire à PMSM validée en simulation HIL. Les exemples sont tirés du contexte nigérien : pompage solaire dans les régions de Maradi, Tahoua ou Agadez, ateliers industriels équipés de moteurs asynchrones, projets éoliens à l’étude dans le nord du pays.

    Objectifs d’apprentissage

    • Implémenter la commande vectorielle FOC avancée sur processeur DSP.
    • Maîtriser la commande directe du couple (DTC) et ses variantes pour les machines industrielles.
    • Concevoir des observateurs d’état (Luenberger, Kalman) pour la commande sans capteur (sensorless).
    • Analyser et optimiser les performances dynamiques d’entraînements à vitesse variable pour les EnR.

    Prérequis

    Commande des Machines Électriques (CME4303) ; Machines Électriques 2 (MAE3302). Modèles dynamiques des machines AC, régulation PI, représentation d’état, électronique de puissance (onduleur MLI).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — FOC avancée du moteur asynchrone
    2. Leçon 2 — Commande directe du couple (DTC)
    3. Leçon 3 — Commande sensorless
    4. Leçon 4 — Entraînements avancés pour EnR

    Travaux pratiques

    • Implantation d’une FOC à 10 kHz (simulation puis DSP TMS320F28335) avec régulateurs PI anti-windup (Leçon 1).
    • Simulation comparative DTC classique / DTC-SVM (Leçon 2) et estimation sensorless (Leçon 3).
    • Simulation HIL sur dSPACE d’un entraînement PMSM pour pompe solaire (Leçon 4).

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : CM 22 h, TD 8 h, TP 10 h, TPE 40 h (CTT 80 h) — 4 crédits. Évaluation mixte : contrôle continu 40 % (TD, comptes rendus de TP, mini-projet de simulation) et examen terminal 60 % (épreuve écrite de calcul et d’analyse).

    Bibliographie

    • Bose B. K., Modern Power Electronics and AC Drives, Prentice Hall.
    • Morimoto S. et al., Sensorless Control in Electric Drives, IEEE Press.
    • Vas P., Sensorless Vector and Direct Torque Control, Oxford University Press.
    • Abad G. et al., Doubly Fed Induction Machine: Modeling and Control for Wind Energy Generation, Wiley-IEEE Press.