École Privée d’Ingénierie du Niger — L’école du nouveau monde

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Semestre : Master S4

  • Programmation distribuée

    Ce cours de spécialité prépare l’ingénieur en génie logiciel à concevoir et programmer des applications réparties : services web et mobiles à forte charge, plateformes de paiement, systèmes d’information multi-sites. Il combine fondements théoriques (temps logique, exclusion mutuelle, consensus, cohérence) et pratique de la programmation (threads, sockets, RPC/gRPC, messagerie) au travers de travaux pratiques guidés.

    Objectifs d’apprentissage

    • Caractériser un système distribué et évaluer le gain d’une parallélisation (Amdahl, Gustafson) ;
    • Programmer des échanges entre processus par sockets, RPC/gRPC et API, en maîtrisant les sémantiques d’appel ;
    • Calculer des horloges logiques et appliquer des algorithmes d’exclusion mutuelle et d’élection ;
    • Choisir un modèle de réplication et de cohérence (CAP, quorums) ;
    • Concevoir une application tolérante aux pannes (messagerie, idempotence, 2PC/Saga, consensus).

    Prérequis

    Programmation orientée objet (Java ou Python), systèmes d’exploitation (processus, threads), réseaux TCP/IP, bases de données transactionnelles.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Systèmes distribués, concurrence et parallélisme
    2. Leçon 2 — Communication : sockets, RPC et services distants
    3. Leçon 3 — Temps, horloges logiques et coordination répartie
    4. Leçon 4 — Middleware, réplication et tolérance aux pannes

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de cours magistraux, 10 h de travaux dirigés, 20 h de travaux pratiques, 50 h de travail personnel (5 crédits). Évaluation : contrôle continu (TP guidés notés, exercices d’algorithmique répartie, quiz) et examen terminal écrit.

    Bibliographie

    • Andrew S. Tanenbaum, Maarten van Steen, Distributed Systems, 3e éd., distributed-systems.net.
    • George Coulouris, Jean Dollimore, Tim Kindberg, Gordon Blair, Distributed Systems: Concepts and Design, Pearson.
    • Martin Kleppmann, Designing Data-Intensive Applications, O’Reilly.
    • Brian Goetz et al., Java Concurrency in Practice, Addison-Wesley.
    • Leslie Lamport, « Time, Clocks, and the Ordering of Events in a Distributed System », Communications of the ACM, 21(7), 1978.
  • Méthodologie de la recherche

    Ce cours de l’UE « Méthodologie de la recherche et soutenance » (semestre 4) donne aux étudiants du Master Cybersécurité et Cybercriminalité les outils pour conduire une recherche académique ou professionnelle structurée et rigoureuse et rédiger leur mémoire. Il couvre l’ensemble du processus : choix du sujet, problématique et hypothèses, revue de littérature et cadre théorique, méthodes qualitatives, quantitatives et mixtes, collecte et analyse des données, rédaction. Une attention particulière est portée à l’éthique et à la légalité propres au domaine : tests techniques limités au laboratoire personnel ou couverts par une autorisation écrite, protection des données personnelles des participants, divulgation responsable, confidentialité de l’organisme d’accueil.

    Objectifs d’apprentissage

    • Décrire les étapes du processus de recherche en cybersécurité et ses exigences éthiques et légales.
    • Formuler un sujet délimité, une problématique, des objectifs et des hypothèses opérationnelles.
    • Conduire une revue de littérature structurée et construire un cadre théorique.
    • Choisir une méthode, concevoir les instruments de collecte et dimensionner un échantillon.
    • Analyser des données quantitatives et qualitatives et rédiger un rapport de recherche cohérent.

    Prérequis

    Aucune connaissance préalable spécifique ; des notions de statistique descriptive sont utiles.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — La démarche de recherche en cybersécurité : du sujet à la problématique
    2. Leçon 2 — Revue de littérature et cadre théorique
    3. Leçon 3 — Méthodes qualitatives, quantitatives et mixtes ; collecte des données
    4. Leçon 4 — Analyse des données et rédaction du rapport de recherche

    Modalités d’évaluation

    Volume : 14 h de CM, 6 h de TD, 0 h de TP, 20 h de TPE ; 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (50 % : quiz, fiche de problématique, revue de littérature commentée avec diagramme PRISMA) et examen terminal (50 % : protocole de recherche complet — problématique, méthode, instruments, calendrier).

    Bibliographie

    • Creswell, J. W. & Creswell, J. D. (2018), Research Design: Qualitative, Quantitative, and Mixed Methods Approaches, 5e éd., SAGE Publications.
    • Saunders, M., Lewis, P. & Thornhill, A. (2019), Research Methods for Business Students, 8e éd., Pearson.
    • Quivy, R. & Van Campenhoudt, L., Manuel de recherche en sciences sociales, Dunod.
    • Page, M. J. et al. (2021), « The PRISMA 2020 statement: an updated guideline for reporting systematic reviews », BMJ, 372, n71.
    • Braun, V. & Clarke, V. (2006), « Using thematic analysis in psychology », Qualitative Research in Psychology, 3(2), 77–101.
  • Gestion et évaluation financière et comptable

    Ce cours donne au futur ingénieur logiciel, chef de projet ou créateur d’entreprise numérique les outils financiers et comptables nécessaires pour lire les comptes d’une entreprise, en diagnostiquer la santé, calculer le coût réel d’un projet et décider d’un investissement. Il s’appuie sur le SYSCOHADA révisé applicable au Niger et sur des cas tirés du secteur numérique ouest-africain : ESN de Niamey, start-up SaaS, opérateurs de paiement mobile, projets d’e-gouvernement.

    Objectifs d’apprentissage

    • Lire et interpréter un bilan et un compte de résultat établis selon le SYSCOHADA révisé ;
    • Calculer les soldes significatifs de gestion et la capacité d’autofinancement ;
    • Réaliser un diagnostic de l’équilibre financier (FRNG, BFR, trésorerie nette) et des ratios ;
    • Déterminer le coût de revient d’un projet logiciel et le seuil de rentabilité d’une activité ;
    • Évaluer un projet d’investissement (VAN, TRI, IP, délai de récupération) et construire un budget de projet.

    Prérequis

    Mathématiques financières élémentaires (pourcentages, intérêts composés), notions de gestion de projet (estimation de charge, planning). Aucune connaissance comptable préalable n’est exigée.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Comptabilité générale SYSCOHADA et états financiers
    2. Leçon 2 — Analyse financière : équilibre, CAF et ratios
    3. Leçon 3 — Comptabilité analytique et coût des projets
    4. Leçon 4 — Évaluation financière des projets et budgétisation

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de cours magistraux, 10 h de travaux dirigés, 0 h de TP et 30 h de travail personnel (3 crédits). Évaluation : contrôle continu (TD notés, étude de cas d’évaluation d’un projet numérique, quiz en ligne) et examen terminal écrit.

    Bibliographie

    • OHADA, Acte uniforme relatif au droit comptable et à l’information financière (AUDCIF) et Système comptable OHADA révisé, 2017 (en vigueur depuis 2018).
    • Pierre Vernimmen, Pascal Quiry, Yann Le Fur, Finance d’entreprise, Dalloz (édition annuelle).
    • Hubert de La Bruslerie, Analyse financière : information financière, évaluation, diagnostic, Dunod.
    • Charles T. Horngren, Srikant M. Datar, Madhav V. Rajan, Cost Accounting: A Managerial Emphasis, Pearson.
    • Project Management Institute, A Guide to the Project Management Body of Knowledge (PMBOK Guide), PMI.
  • Stratégies de prévention, coordination

    Ce cours de l’UE « Lutte contre la cybercriminalité » (semestre 4) apprend à concevoir et mettre en œuvre des stratégies de prévention de la cybercriminalité et à coordonner l’action des services internes, des partenaires privés et des autorités judiciaires. Il mobilise la criminologie (activités routinières, prévention situationnelle), les référentiels de sécurité (NIST CSF 2.0, CIS Controls, ISO/IEC 27002), le cadre juridique (textes nigériens présentés à titre indicatif, directive de la CEDEAO, conventions de Malabo et de Budapest) et les méthodes de sensibilisation. Les cas étudiés portent sur les menaces qui frappent le plus le Niger et l’Afrique de l’Ouest : escroqueries au mobile money, fraude au faux fournisseur, usurpation de SIM, rançongiciels, fuites de données.

    Objectifs d’apprentissage

    • Identifier les familles de cybermenaces et les mesures de prévention techniques, organisationnelles et humaines associées.
    • Élaborer une stratégie de prévention adaptée aux ressources et aux vulnérabilités d’une organisation, avec budget et indicateurs.
    • Coordonner les actions avec les autorités judiciaires, les régulateurs, les CERT et les partenaires privés, dans le respect du droit.
    • Concevoir, conduire et évaluer un programme de sensibilisation et de formation.
    • Analyser de façon critique des stratégies de prévention réelles.

    Prérequis

    Connaissances en cybersécurité et en gestion des risques ; cours de S1 sur le cadre légal et les types de cybercrimes ; cours de S3 sur la collaboration avec les autorités judiciaires.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Fondements de la prévention et typologie des cybermenaces
    2. Leçon 2 — Élaborer une stratégie de prévention sur mesure
    3. Leçon 3 — Coordination avec les autorités et les partenaires externes
    4. Leçon 4 — Sensibilisation, formation des utilisateurs et études de cas de prévention

    Modalités d’évaluation

    Volume : 30 h de CM, 30 h de TD, 0 h de TP, 60 h de TPE ; 6 crédits. Évaluation : contrôle continu (40 % : quiz, étude de cas en groupe portant sur la stratégie de prévention d’une organisation nigérienne réelle ou fictive, conception d’une campagne de sensibilisation) et examen terminal (60 %).

    Bibliographie

    • Clarke, R. V. (dir.) (1997), Situational Crime Prevention: Successful Case Studies, 2e éd., Harrow and Heston.
    • Cohen, L. E. & Felson, M. (1979), « Social Change and Crime Rate Trends: A Routine Activity Approach », American Sociological Review, 44(4).
    • Biegelman, M. T. (2008), Building a World-Class Compliance Program: Best Practices and Strategies for Success, Wiley.
    • Conseil de l’Europe (2001), Convention sur la cybercriminalité (STE n° 185) ; Union africaine (2014), Convention sur la cybersécurité et la protection des données à caractère personnel ; CEDEAO, directive C/DIR/1/08/11 portant lutte contre la cybercriminalité.
    • Center for Internet Security, CIS Critical Security Controls v8 ; NIST, Cybersecurity Framework 2.0 (2024) et SP 800-50 (programmes de sensibilisation et de formation).
  • Droit informatique

    Ce cours initie les futurs ingénieurs et chefs de projet en génie logiciel au cadre juridique dans lequel ils conçoivent, vendent et exploitent des systèmes d’information au Niger et en Afrique de l’Ouest. Il privilégie une approche opérationnelle : identifier les risques juridiques d’un projet, traduire les obligations légales en exigences techniques et sécuriser les contrats.

    Objectifs d’apprentissage

    • Identifier les sources du droit du numérique applicables au Niger (textes nationaux, OAPI, OHADA, CEDEAO, UEMOA) ;
    • Appliquer la législation sur la protection des données personnelles à la conception d’une application ;
    • Qualifier les principales infractions informatiques et organiser une réponse conforme à un incident ;
    • Déterminer la titularité des droits sur un logiciel ou une base de données et choisir une licence ;
    • Analyser et rédiger les clauses clés d’un contrat informatique ; connaître le régime de la signature électronique.

    Prérequis

    Aucun prérequis juridique. Une expérience de projet informatique (cahier des charges, développement, hébergement) facilite la compréhension des cas.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Cadre juridique du numérique et protection des données personnelles
    2. Leçon 2 — Cybercriminalité et responsabilité pénale
    3. Leçon 3 — Propriété intellectuelle du logiciel et des bases de données
    4. Leçon 4 — Contrats informatiques, transactions et signature électroniques

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de cours magistraux, 10 h de travaux dirigés (cas pratiques), 0 h de TP, 30 h de travail personnel (3 crédits). Évaluation : contrôle continu (cas pratiques, analyse de contrat, quiz) et examen terminal écrit (cas pratique et questions de cours).

    Bibliographie

    • République du Niger, loi n° 2017-28 du 3 mai 2017 relative à la protection des données à caractère personnel, et loi n° 2019-33 du 3 juillet 2019 portant répression de la cybercriminalité (textes modifiés).
    • OAPI, Accord de Bangui révisé, annexe VII (propriété littéraire et artistique).
    • CEDEAO, Acte additionnel A/SA.1/01/10 relatif à la protection des données à caractère personnel et Acte additionnel A/SA.2/01/10 portant transactions électroniques (2010).
    • Union africaine, Convention sur la cybersécurité et la protection des données à caractère personnel (Malabo, 2014).
    • Christiane Féral-Schuhl, Cyberdroit : le droit à l’épreuve de l’internet, Dalloz (coll. Praxis).
  • Gestion des équipes, communication en situation de crise

    Ce cours de l’UE « Leadership en cybersécurité » (semestre 4) prépare les futurs responsables sécurité à diriger des équipes de cybersécurité et à communiquer et décider en situation de crise. Une cyberattaque majeure est d’abord une épreuve humaine et organisationnelle : fatigue des équipes, décisions à prendre sans information complète, pression des clients, des médias et des régulateurs. Le cours articule les apports du management (leadership, motivation, développement des compétences) avec les référentiels de gestion d’incidents (ISO/IEC 27035, NIST SP 800-61) et des cas concrets transposés au contexte nigérien : banques de Niamey, opérateurs de mobile money, administrations, microfinance.

    Objectifs d’apprentissage

    • Adapter son style de leadership aux personnes et aux situations, en routine comme en crise.
    • Organiser et dimensionner une filière sécurité (RSSI, GRC, SOC, CSIRT) et en clarifier les rôles (RACI).
    • Motiver, fidéliser et développer les compétences d’une équipe soumise à une forte pression.
    • Concevoir et rédiger la communication de crise interne et externe.
    • Décider rapidement et de façon traçable, et coordonner les acteurs internes et externes.

    Prérequis

    Bases du management des organisations et de la cybersécurité ; notions de gestion des incidents (S3 « Gestion des incidents de sécurité »).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Leadership et organisation des équipes de cybersécurité
    2. Leçon 2 — Motiver, développer les compétences et diriger sous haute pression
    3. Leçon 3 — Communication en situation de crise cyber : principes et pratiques
    4. Leçon 4 — Décision rapide, coordination des acteurs et études de crises majeures

    Modalités d’évaluation

    Volume : 30 h de CM, 30 h de TD (études de cas, jeux de rôle, exercice de crise sur table), 0 h de TP, 60 h de TPE ; 6 crédits. Évaluation : contrôle continu (40 % : quiz, participation à l’exercice de crise, rédaction d’un plan de communication) et examen terminal (60 % : étude de cas intégrée).

    Bibliographie

    • Kouzes, J. M. & Posner, B. Z. (2017), The Leadership Challenge: How to Make Extraordinary Things Happen in Organizations, 6e éd., Wiley.
    • Ulrich, D. & Smallwood, N. (2013), Leadership Sustainability: Seven Disciplines to Achieve the Changes Great Leaders Know They Must Make, McGraw-Hill.
    • Coombs, W. T., Ongoing Crisis Communication: Planning, Managing, and Responding, SAGE Publications.
    • ISO/IEC 27035 (parties 1 à 3), Gestion des incidents de sécurité de l’information, ISO.
    • NIST, SP 800-61 — Computer Security Incident Handling Guide / Incident Response Recommendations ; NIST SP 800-181 rév. 1, NICE Workforce Framework for Cybersecurity.
  • Méthode d’évaluation des risques, outils d’analyse

    Ce cours de Master (semestre 4, UE « Gestion des risques et analyse des vulnérabilités ») forme les futurs RSSI adjoints, auditeurs et analystes à identifier, évaluer et traiter les risques de sécurité de l’information avec des méthodes éprouvées et des outils d’analyse des vulnérabilités. Il approfondit les bases vues en S1 (analyse et gestion des risques) en mettant l’accent sur la conduite complète d’une étude (ISO/IEC 27005, EBIOS Risk Manager, OCTAVE), sur l’exploitation raisonnée des scanners de vulnérabilités (Nessus, OpenVAS/Greenbone, Qualys) dans un cadre autorisé, et sur la décision chiffrée (ALE, ROSI, BIA). Les exemples sont tirés de contextes nigériens : banques de Niamey, opérateurs de mobile money, administrations fiscales, microfinance.

    Objectifs d’apprentissage

    • Maîtriser le vocabulaire et le processus normalisés de gestion des risques (ISO 31000, ISO/IEC 27005).
    • Conduire une appréciation des risques avec ISO 27005, EBIOS RM et OCTAVE Allegro et en produire les livrables.
    • Classer et prioriser les vulnérabilités (CVE, CWE, CVSS, EPSS, KEV) et interpréter les rapports des scanners.
    • Chiffrer les impacts (BIA, SLE, ALE) et justifier les investissements (ROSI).
    • Élaborer un plan de traitement des risques et le piloter par des indicateurs.

    Prérequis

    Notions de base en gestion des risques et en cybersécurité (UE S1 « Gestion des risques en sécurité de l’information »), connaissances des réseaux et des systèmes.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Fondamentaux de la gestion des risques cyber et panorama des méthodes
    2. Leçon 2 — Conduire une appréciation des risques avec ISO 27005, EBIOS RM et OCTAVE
    3. Leçon 3 — Identification, classification et analyse outillée des vulnérabilités
    4. Leçon 4 — Évaluation des impacts, priorisation et plans de mitigation

    Modalités d’évaluation

    Volume : 30 h de CM, 30 h de TD, 0 h de TP et 60 h de travail personnel (TPE) ; 6 crédits. Évaluation : contrôle continu (40 % : quiz en ligne, études de cas en TD, mini-registre des risques réalisé en groupe) et examen terminal écrit (60 % : cas intégré d’appréciation et de traitement des risques).

    Bibliographie

    • ISO/IEC 27005:2022, Sécurité de l’information, cybersécurité et protection de la vie privée — Préconisations pour la gestion des risques liés à la sécurité de l’information, ISO.
    • ANSSI (2018), EBIOS Risk Manager — Le guide, Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information.
    • NIST (2012), SP 800-30 Rev. 1 — Guide for Conducting Risk Assessments ; et Stoneburner, G., Goguen, A. & Feringa, A. (2002), SP 800-30 — Risk Management Guide for Information Technology Systems, NIST.
    • Alberts, C. & Dorofee, A. (2002), Managing Information Security Risks: The OCTAVE Approach, Addison-Wesley.
    • Freund, J. & Jones, J. (2014), Measuring and Managing Information Risk: A FAIR Approach, Butterworth-Heinemann.
  • Soutenance

    La Soutenance (UE5 « Méthodologie de la recherche et soutenance », semestre 4) est l’aboutissement du Master professionnel en Management des ressources humaines et des organisations. Elle consiste à présenter et à défendre devant un jury le mémoire de recherche ou le projet professionnel réalisé à partir du stage ou de l’expérience en organisation. Ce module, entièrement fondé sur le travail personnel (80 heures), guide l’étudiant dans la préparation de cette épreuve : comprendre son déroulement et les attentes du jury, construire un exposé structuré et minuté, concevoir des supports visuels efficaces, maîtriser la communication orale, gérer le stress et répondre avec pertinence aux questions, y compris critiques. Il couvre aussi l’après-soutenance : intégration des corrections, dépôt de la version définitive, valorisation du travail. Pour un futur DRH, ces compétences sont directement transférables : présenter un bilan social au comité de direction, défendre un projet devant un conseil d’administration ou un bailleur, animer une réunion avec les représentants du personnel.

    Objectifs d’apprentissage

    • Connaître le déroulement d’une soutenance, le rôle de chaque membre du jury et les critères d’évaluation.
    • Construire une présentation structurée et minutée qui met en valeur la problématique, la démarche et les résultats.
    • Concevoir des diapositives lisibles et démonstratives.
    • Maîtriser les techniques de présentation orale (voix, posture, regard, gestion du temps) et gérer le stress.
    • Répondre aux questions et critiques du jury de manière argumentée, honnête et sereine, puis finaliser le mémoire.

    Prérequis

    Avoir terminé le mémoire ou le projet professionnel (version validée par le directeur de mémoire) et suivi le cours de Méthodologie de la recherche (MDR5451).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Structure et déroulement de la soutenance
    2. Leçon 2 — Construire le support de présentation
    3. Leçon 3 — Techniques de présentation orale et gestion du stress
    4. Leçon 4 — Répondre aux questions du jury et finaliser le mémoire

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 0 h de cours magistral, 0 h de TD, 0 h de TP, 80 h de travail personnel encadré (4 crédits). Conformément à l’objet du module, l’évaluation est réalisée par le jury de soutenance : appréciation du document écrit, de la présentation orale et de la qualité des réponses aux questions (pondération fixée par le règlement de l’établissement ; à titre indicatif, 60 % écrit et 40 % oral). Des soutenances blanches préparatoires, non notées ou intégrées au contrôle continu selon l’organisation retenue, sont fortement recommandées.

    Bibliographie

    • Turabian, K. L. (2013). A Manual for Writers of Research Papers, Theses, and Dissertations (8e éd.). University of Chicago Press.
    • Beaud, M. (2006). L’art de la thèse. La Découverte.
    • Reynolds, G. (2019). Presentation Zen (3e éd.). New Riders.
    • Alley, M. (2013). The Craft of Scientific Presentations (2e éd.). Springer.
    • Gallo, C. (2014). Talk Like TED. St. Martin’s Press.
  • Méthodologie de la recherche

    Le cours de Méthodologie de la recherche (UE5 « Méthodologie de la recherche et soutenance », semestre 4) accompagne l’étudiant dans la phase décisive du master : la réalisation et la finalisation du mémoire de recherche ou du projet professionnel. Il approfondit les acquis du cours de Méthodologie de la recherche en gestion (S1) en se concentrant sur le « comment faire » : construire des instruments de collecte fiables (questionnaires, guides d’entretien), constituer un échantillon défendable, analyser des données qualitatives et quantitatives, interpréter les résultats avec prudence et rédiger selon les normes scientifiques. Les exemples portent sur des problématiques RH nigériennes : engagement et rétention des salariés d’une société minière, climat social d’une administration, efficacité d’un plan de formation, pratiques de GPEC dans les PME de Niamey, gestion du personnel national dans les ONG.

    Objectifs d’apprentissage

    • Choisir et justifier un design de recherche (quantitatif, qualitatif, mixte, étude de cas) cohérent avec une problématique RH.
    • Concevoir, prétester et administrer un questionnaire ; calculer une taille d’échantillon.
    • Conduire des entretiens semi-directifs et réaliser une analyse thématique rigoureuse.
    • Réaliser et interpréter les analyses statistiques usuelles (descriptives, fiabilité, khi-deux, corrélation, régression simple).
    • Rédiger un mémoire selon la structure scientifique attendue et appliquer les normes de citation (APA 7) et d’éthique.

    Prérequis

    Méthodologie de la recherche en gestion (MRG4151) et Statistiques appliquées aux sciences sociales (S1). L’étudiant doit disposer d’un sujet de mémoire validé et d’une problématique provisoire.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Design de recherche, échantillonnage et questionnaire
    2. Leçon 2 — Entretiens, étude de cas et analyse des données qualitatives
    3. Leçon 3 — Analyse statistique et interprétation des résultats
    4. Leçon 4 — Rédaction scientifique et normes de publication

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 14 h de cours magistral, 6 h de travaux dirigés, 0 h de TP, 20 h de travail personnel (2 crédits). Évaluation : contrôle continu (40 % : remise de l’instrument de collecte prétesté et du chapitre méthodologique du mémoire) et examen terminal (60 % : analyse critique d’un protocole et interprétation de résultats statistiques).

    Bibliographie

    • Bryman, A. (2012). Social Research Methods (4e éd.). Oxford University Press.
    • Yin, R. K. (2014). Case Study Research: Design and Methods (5e éd.). Sage.
    • Thiétart, R.-A. et coll. (2014). Méthodes de recherche en management (4e éd.). Dunod.
    • Braun, V., & Clarke, V. (2006). Using thematic analysis in psychology. Qualitative Research in Psychology, 3(2), 77-101.
    • American Psychological Association (2020). Publication Manual of the American Psychological Association (7e éd.).
  • Création d’entreprise

    Le cours de Création d’entreprise (UE4 « Fondements de l’entrepreneuriat », semestre 4) prolonge le cours d’Entrepreneuriat en passant de l’esprit d’entreprendre à la réalisation concrète d’un projet. Il s’adresse à de futurs DRH, consultants et cadres qui peuvent créer leur propre structure (cabinet de conseil RH, agence de placement, centre de formation, PME industrielle ou de services) ou accompagner des créateurs au sein d’incubateurs, de banques, d’ONG et de programmes d’emploi des jeunes. Le cours suit le parcours réel d’un créateur au Niger : transformer une idée en opportunité validée, formaliser le business plan, bâtir le dossier financier prévisionnel, choisir une forme juridique conforme au droit OHADA, accomplir les formalités (guichet unique, RCCM, NIF, CNSS) et réunir les fonds nécessaires. Une attention particulière est portée à la dimension RH du projet : dimensionnement des effectifs, coût salarial chargé, premiers recrutements.

    Objectifs d’apprentissage

    • Évaluer une idée d’entreprise et la transformer en opportunité documentée (marché, clients, concurrence, business model).
    • Rédiger un business plan complet et convaincant, adapté à ses lecteurs (banque, investisseur, bailleur, incubateur).
    • Construire les prévisions financières : chiffre d’affaires, compte de résultat, seuil de rentabilité, plan de trésorerie.
    • Choisir un statut juridique argumenté (entreprenant, entreprise individuelle, SARL, SA, SAS, GIE) et conduire les démarches de création au Niger.
    • Établir un plan de financement équilibré et identifier les sources de fonds accessibles (apports, banques, microfinance, fonds publics, incubateurs, investisseurs).

    Prérequis

    Aucun prérequis formel. Des notions de comptabilité générale, de gestion financière et de droit des affaires facilitent le travail ; le cours d’Entrepreneuriat (ENT5441) du même semestre est complémentaire.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — De l’idée au business plan : opportunité, étude de marché et business model
    2. Leçon 2 — Le dossier financier prévisionnel du business plan
    3. Leçon 3 — Choix du statut juridique et démarches administratives de création au Niger
    4. Leçon 4 — Plan de financement et recherche de fonds

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 30 h de cours magistral, 10 h de travaux dirigés, 0 h de TP et 30 h de travail personnel de l’étudiant (3 crédits). Évaluation : contrôle continu (40 % : études de cas en TD et remise d’un business plan de groupe par étapes) et examen terminal écrit (60 % : cas de synthèse combinant prévisions financières, choix juridique et plan de financement).

    Bibliographie

    • Spinelli, S., & Adams, R. (2011). New Venture Creation: Entrepreneurship for the 21st Century. McGraw-Hill.
    • Osterwalder, A., & Pigneur, Y. (2010). Business Model Generation. Wiley.
    • Fayolle, A. (2017). Entrepreneuriat : théories et pratiques. Dunod.
    • Léger-Jarniou, C. (dir.) (2013). Le Grand Livre de l’entrepreneuriat. Dunod.
    • OHADA (2014). Acte uniforme révisé relatif au droit des sociétés commerciales et du groupement d’intérêt économique, et Acte uniforme portant sur le droit commercial général (2010).