École Privée d’Ingénierie du Niger — L’école du nouveau monde

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Semestre : Semestre 5 (S5)

  • Métallurgie du Soudage

    La métallurgie du soudage explique ce qui se passe dans la matière pendant et après le soudage : fusion et solidification, cycles thermiques, transformations de phase dans la zone affectée thermiquement, contraintes résiduelles, réactions avec les gaz. Elle établit le lien entre la structure physique du matériau et les propriétés mécaniques de l’assemblage, et fournit les outils pour prévenir les défauts métallurgiques (fissuration à froid, à chaud, fragilisation). Le cours traite du soudage en phase liquide et en phase solide, de la structure d’une soudure, de la soudabilité des aciers et alliages ferreux, du préchauffage et des traitements après soudage, puis de la soudabilité des métaux non ferreux. Les exemples portent sur les ouvrages rencontrés au Niger : charpentes en S355, réservoirs et tuyauteries de dépôts pétroliers, équipements de la raffinerie SORAZ, pièces d’usure minières, cuves inox et structures en aluminium.

    Objectifs d’apprentissage

    • Distinguer soudage en phase liquide et en phase solide et expliquer la continuité métallique.
    • Décrire la structure d’une soudure (ZF, ZAT, MB) sous les aspects thermique, mécanique et physico-chimique.
    • Calculer énergie de soudage, taux de dilution, temps de refroidissement t8/5 et carbone équivalent.
    • Évaluer la soudabilité d’un acier et déterminer une température de préchauffage et un traitement après soudage.
    • Connaître les difficultés et les bonnes pratiques de soudage des alliages d’aluminium, du cuivre et d’autres non-ferreux.

    Prérequis

    Comportement des matériaux en soudage (MSO1541), diagramme fer–carbone et transformations de l’austénite, procédés de soudage à l’arc.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Soudage en phase liquide et en phase solide : la continuité métallique
    2. Leçon 2 — Structure d’une soudure : aspects thermique, mécanique et physico-chimique
    3. Leçon 3 — Soudabilité métallurgique des métaux ferreux et de leurs alliages
    4. Leçon 4 — Préchauffage, post-chauffage et soudabilité des métaux non ferreux

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de cours magistral, 10 h de travaux dirigés, 10 h de travaux pratiques et 20 h de travail personnel (3 crédits). Évaluation : contrôle continu (TD de calculs de soudabilité, comptes rendus de TP de macrographie et de filiation de dureté, quiz) et examen terminal écrit.

    Bibliographie

    • Easterling, K., Introduction to the Physical Metallurgy of Welding, Butterworth-Heinemann.
    • Lancaster, J. F., Metallurgy of Welding, Abington Publishing.
    • Blondeau, R. (dir.), Métallurgie et mécanique du soudage, Hermès-Lavoisier.
    • Kou, S., Welding Metallurgy, Wiley, 2e éd.
    • NF EN 1011-1 et NF EN 1011-2 (recommandations pour le soudage des matériaux métalliques).
  • Comportement des Matériaux en Soudage

    Le comportement d’un assemblage soudé dépend d’abord des matériaux : leur structure, leurs propriétés mécaniques et la façon dont ils réagissent au cycle thermique du soudage. Ce cours, construit autour d’essais de laboratoire et de réalisations en atelier, apprend à l’étudiant à classer les matériaux de l’ingénieur (aciers, inox, alliages d’aluminium, polymères, composites), à les caractériser par les essais mécaniques (traction, dureté, résilience) et par l’examen micrographique, à évaluer la trempabilité des aciers et l’effet des traitements thermiques, puis à observer concrètement le comportement de différents matériaux lors de la réalisation de cordons à plat, bout à bout et d’angle. Les applications visées sont celles des ateliers de Niamey et des chantiers du Niger : charpentes en S235/S355, cuves en inox, bennes et pièces d’usure, tuyauteries PEHD d’adduction d’eau.

    Objectifs d’apprentissage

    • Classer les matériaux selon leur structure, leurs propriétés de base et leur comportement en soudage.
    • Réaliser et exploiter des essais de traction, de dureté et de résilience ; comparer aciers, polymères et composites.
    • Identifier les phases et constituants d’un acier par analyse micrographique et interpréter une macrographie de soudure.
    • Évaluer la trempabilité d’un acier (essai Jominy) et l’effet des éléments d’alliage ; choisir un traitement thermique.
    • Réaliser des cordons de soudure à plat, bout à bout et d’angle sur différents matériaux et en analyser le comportement.

    Prérequis

    Science des matériaux (S3–S4), diagramme fer–carbone, procédés de soudage à l’arc, notions de RDM (contrainte, déformation).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Classification des matériaux et essais de caractérisation mécanique
    2. Leçon 2 — Caractérisation microstructurale par analyse micrographique
    3. Leçon 3 — Trempabilité des aciers et traitements thermiques
    4. Leçon 4 — Réalisation de cordons de soudure sur différents matériaux

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de cours magistral, 10 h de travaux dirigés, 10 h de travaux pratiques et 20 h de travail personnel (3 crédits). Évaluation : contrôle continu (comptes rendus d’essais et de TP de soudage, quiz, TD) et examen terminal écrit.

    Bibliographie

    • Ashby, M. F. et Jones, D. R. H., Matériaux (tomes 1 et 2), Dunod.
    • Barralis, J. et Maeder, G., Précis de métallurgie, AFNOR / Nathan.
    • Callister, W. D., Science et génie des matériaux, Dunod.
    • Murry, G., Aide-mémoire Métallurgie, Dunod.
    • Normes NF EN ISO 6892-1 (traction), 6506-1 / 6507-1 (dureté), 148-1 (Charpy), 642 (Jominy).
  • Techniques d’Usinage / Atelier Mécanique

    Le chaudronnier et le charpentier métallique ne font pas que couper, rouler et souder : ils doivent aussi usiner des axes d’articulation, des chapes, des brides, des platines percées, des bagues et des pièces de rechange pour la maintenance. Dans un contexte nigérien où les pièces importées sont chères et les délais longs, savoir tourner, fraiser, percer et rectifier une pièce à l’atelier est un atout décisif. Ce cours, fortement orienté vers la pratique (30 h de TP), présente les principes de la coupe des métaux, les procédés d’usinage (tournage, fraisage, perçage, rectification), le choix des outils et des paramètres de coupe, l’organisation du travail (gamme d’usinage, contrat de phase, temps et coûts en FCFA), ainsi que la sécurité et l’entretien des machines-outils.

    Objectifs d’apprentissage

    • Expliquer le mécanisme de la coupe et le rôle des paramètres Vc, f et ap.
    • Choisir un outil (matériau, géométrie) et calculer vitesse de rotation, avance, temps de coupe et puissance.
    • Réaliser en sécurité des opérations de tournage, de fraisage, de perçage et de rectification.
    • Établir une gamme d’usinage et un contrat de phase, et estimer un coût d’usinage.
    • Appliquer les règles de sécurité et assurer l’entretien de premier niveau des machines-outils.

    Prérequis

    Dessin technique et cotation, métrologie (instruments de mesure, tolérances), notions de matériaux métalliques.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Principes de la coupe et paramètres d’usinage
    2. Leçon 2 — Le tournage
    3. Leçon 3 — Le fraisage, le perçage et la rectification
    4. Leçon 4 — Gamme d’usinage, sécurité en atelier et entretien des machines-outils

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 10 h de cours magistral, 10 h de travaux dirigés, 30 h de travaux pratiques et 10 h de travail personnel (3 crédits). Évaluation : contrôle continu (pièces réalisées en TP notées sur grille : cotes, états de surface, sécurité ; comptes rendus ; quiz) et examen terminal (écrit de calculs de coupe et de gamme + épreuve pratique).

    Bibliographie

    • Chevalier, A. et Bohan, J., Guide du technicien en productique, Hachette Technique.
    • Sandvik Coromant, Guide technique de l’usinage (manuel d’application).
    • Kalpakjian, S. et Schmid, S., Manufacturing Engineering and Technology, Pearson.
    • INRS, Machines-outils : prévention des risques, brochures ED.
  • Métrologie Dimensionnelle et Géométrique

    La métrologie est la science de la mesure. En chaudronnerie et construction métallique, elle intervient à chaque étape : réception des tôles et profilés importés, traçage et débit, contrôle des pièces usinées (axes, alésages, brides), vérification des tolérances de montage d’une charpente ou d’une virole selon NF EN 1090-2. Ce cours apprend à l’étudiant à connaître les instruments de mesure, à les choisir et à les utiliser correctement, à estimer l’incertitude d’un résultat et à lire puis contrôler les spécifications dimensionnelles et géométriques d’un dessin (ISO 286, ISO 2768, ISO 1101). Les conditions locales, en particulier la chaleur des ateliers de Niamey (35–45 °C), sont prises en compte car la dilatation influence directement les mesures.

    Objectifs d’apprentissage

    • Employer correctement le vocabulaire de la métrologie (VIM) : mesurande, erreur, justesse, fidélité, étalonnage, traçabilité.
    • Décrire les caractéristiques d’un instrument et choisir l’instrument adapté à une tolérance.
    • Lire et utiliser pied à coulisse, micromètre, comparateur, cales étalons, calibres.
    • Estimer une incertitude de mesure (types A et B, incertitude composée et élargie) et déclarer la conformité.
    • Interpréter les tolérances dimensionnelles, les ajustements et les tolérances géométriques, et proposer une méthode de contrôle.

    Prérequis

    Dessin technique et cotation (S1–S3), notions de statistiques (moyenne, écart-type), fabrication mécanique de base.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Mesurage mécanique : terminologie et définitions
    2. Leçon 2 — Caractéristiques et utilisation des instruments de mesure
    3. Leçon 3 — Estimation des incertitudes de mesure
    4. Leçon 4 — Dimensions, tolérances dimensionnelles et géométriques

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de cours magistral, 10 h de travaux dirigés, 10 h de travaux pratiques et 20 h de travail personnel (3 crédits). Évaluation : contrôle continu (quiz, comptes rendus de TP de mesure, exercices de TD sur incertitudes et ajustements) et examen terminal écrit.

    Bibliographie

    • BIPM, Vocabulaire international de métrologie (VIM), JCGM 200:2012.
    • BIPM, Évaluation des données de mesure — Guide pour l’expression de l’incertitude de mesure (GUM), JCGM 100:2008.
    • Chevalier, A., Guide du dessinateur industriel, Hachette Technique.
    • Fanchon, J.-L., Guide des sciences et technologies industrielles, Nathan / AFNOR.
    • Normes NF EN ISO 286-1/2, ISO 2768-1/2, NF EN ISO 1101, NF EN ISO 14253-1.
  • Contrôle Non Destructif (CND) et Qualification

    Ce cours initie l’étudiant de Licence professionnelle Chaudronnerie et Construction Métallique aux essais et contrôles qui garantissent la qualité des assemblages soudés : essais destructifs de qualification des modes opératoires et des soudeurs, puis méthodes de contrôle non destructif (CND) utilisées en atelier et sur chantier. Au Niger, ces compétences sont exigées sur les réservoirs et dépôts d’hydrocarbures, la raffinerie SORAZ de Zinder, le pipeline Niger–Bénin, les charpentes et pylônes, ainsi que sur les tuyauteries vapeur de l’agro-industrie. Le cours présente pour chaque méthode l’objectif, le principe physique, le matériel, la technique opératoire, les défauts détectés, des exemples de critères d’acceptation et la rédaction du rapport de contrôle.

    Objectifs d’apprentissage

    • Décrire les essais de qualification d’un joint soudé (QMOS, qualification des soudeurs) et le prélèvement des éprouvettes.
    • Expliquer les objectifs, le champ d’application et les limites de chaque méthode de CND ainsi que les niveaux de certification des agents (ISO 9712).
    • Mettre en œuvre un contrôle par ressuage et par magnétoscopie sur une soudure et interpréter les indications.
    • Comprendre et exploiter les principes des courants de Foucault et des ultrasons (mesure d’épaisseur, localisation d’un défaut).
    • Connaître la radiographie industrielle, ses risques et la radioprotection, ainsi que la thermographie infrarouge.
    • Rédiger un rapport de contrôle complet et traçable.

    Prérequis

    Procédés de soudage et défauts de soudure (S3–S4), notions de physique (ondes, électromagnétisme, rayonnement), résistance des matériaux et essais mécaniques de base.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Qualification des joints soudés et principes généraux du CND
    2. Leçon 2 — Le ressuage et la magnétoscopie
    3. Leçon 3 — Les courants de Foucault et les ultrasons
    4. Leçon 4 — La radiographie, la thermographie et le rapport de contrôle

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 10 h de cours magistral, 10 h de travaux dirigés, 10 h de travaux pratiques et 10 h de travail personnel (2 crédits). Évaluation : contrôle continu (quiz en ligne, comptes rendus de TP de ressuage, magnétoscopie et mesure ultrasonore, exercices de TD) et examen terminal écrit portant sur l’ensemble des méthodes et sur l’interprétation d’un rapport de contrôle.

    Bibliographie

    • Dumont-Fillon, J., Contrôle non destructif (CND), Techniques de l’Ingénieur, dossier R 1400 ; publications COFREND.
    • Hellier, C. J., Handbook of Nondestructive Evaluation, McGraw-Hill, 2e éd., 2012.
    • Krautkrämer, J. et H., Ultrasonic Testing of Materials, Springer, 4e éd., 1990.
    • Institut de Soudure, Le contrôle des assemblages soudés, Publications de la Soudure Autogène.
    • Normes NF EN ISO 15614-1, 9606-1, 9712, 17637, 3452-1, 17638, 17640, 17636-1 (AFNOR).
  • Traçage 1

    Le traçage est le savoir-faire fondateur du chaudronnier : à partir du plan d’un ouvrage (réservoir, trémie, gaine, tuyauterie, coude, piquage), il faut déterminer la forme à plat de chaque élément, la tracer sur la tôle avec précision, puis la découper et la former. Ce premier cours de traçage apprend à lire les caractéristiques géométriques d’un ouvrage sur son plan de définition, à représenter les éléments dans l’espace (projections, vraies grandeurs), à tenir compte de l’épaisseur (fibre moyenne, piquage pénétrant ou posé), puis à obtenir les développements par voie graphique et par calcul pour les solides simples (cylindres, prismes, pyramides), les intersections cylindre/cylindre et les coudes cylindriques et coniques. Le cours est essentiellement pratique (20 h de TP) : chaque notion débouche sur un traçage réel en tôle mince, contrôlé sur grille, avec des ouvrages typiques des ateliers de Niamey : gaines de ventilation, trémies, collecteurs d’eau, coudes de cheminée de four, réductions de tuyauterie.

    Objectifs d’apprentissage

    • Lire un plan de définition et en extraire les dimensions utiles au traçage (diamètres moyens, hauteurs, angles).
    • Déterminer les vraies grandeurs par rabattement, rotation ou triangle de vraie grandeur.
    • Calculer et tracer les développements de cylindres (droits et coupés), prismes, pyramides et troncs de cône.
    • Tracer l’intersection et le développement d’un piquage cylindrique pénétrant ou posé.
    • Calculer et tracer un coude cylindrique à segments et un élément conique.

    Prérequis

    Dessin technique (projections orthogonales), géométrie plane et trigonométrie (sinus, cosinus, tangente, Pythagore), notions de mise en forme des tôles.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Représentation des éléments dans l’espace et lecture du plan de définition
    2. Leçon 2 — Développement des solides simples : cylindres, prismes et pyramides
    3. Leçon 3 — Intersections de surfaces simples : piquages pénétrant et posé
    4. Leçon 4 — Coudes cylindriques à segments et éléments coniques

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 5 h de CM, 5 h de TD, 20 h de TP et 10 h de TPE ; 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (traçages réalisés en TP notés sur grille, feuilles de calcul, quiz) et examen terminal (épreuve pratique de traçage et questions de calcul).

    Bibliographie

    • Manuels de traçage et de technologie de chaudronnerie des collections techniques Casteilla et Foucher (niveaux Bac pro / BTS Chaudronnerie industrielle).
    • A. Chevalier, Guide du dessinateur industriel, Hachette Technique.
    • G. Monge (réédition), Géométrie descriptive, Jacques Gabay.
    • Documentation Institut de Soudure et fiches de traçage des centres de formation chaudronnerie (AFPA).
    • NF EN ISO 128 (principes de représentation) et ISO 2768 (tolérances générales).
  • Stratégies de la Maintenance

    La maintenance regroupe toutes les actions qui permettent de maintenir ou de rétablir un bien dans un état où il peut accomplir la fonction requise (NF EN 13306). Pour une entreprise de chaudronnerie et de construction métallique, elle concerne à la fois ses propres moyens de production (presses plieuses, rouleuses, postes de soudage, ponts roulants, compresseurs) et les ouvrages qu’elle construit puis entretient pour ses clients : réservoirs et tuyauteries de la SORAZ ou des dépôts pétroliers, équipements des huileries et usines agro-alimentaires, installations minières, pylônes et postes électriques. Ce cours présente la fonction maintenance, les concepts de fiabilité, maintenabilité et disponibilité, l’analyse des coûts et des indicateurs, les techniques de surveillance (analyse vibratoire, thermographie, analyse d’huile, ultrasons) et l’organisation d’un service maintenance : ordonnancement, documentation, AMDEC, gestion des stocks, externalisation et démarche qualité. De nombreux exercices portent sur les indicateurs de temps et de coûts.

    Objectifs d’apprentissage

    • Situer la fonction maintenance dans l’entreprise et distinguer les types de maintenance et de défaillances.
    • Calculer MTBF, MTTR, taux de défaillance, fiabilité, maintenabilité et disponibilité d’un équipement ou d’un système.
    • Évaluer les coûts directs et indirects d’une défaillance et calculer les indicateurs (TRS, ratios de maintenance).
    • Choisir une technique de surveillance conditionnelle adaptée à un mode de défaillance.
    • Conduire une AMDEC simple, dimensionner un stock de pièces de rechange et organiser les interventions.

    Prérequis

    Mathématiques (exponentielle, logarithme, notions de probabilités), technologie des machines et équipements industriels, organisation d’atelier.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Fonction maintenance, défaillances et types de maintenance
    2. Leçon 2 — Fiabilité, maintenabilité et disponibilité
    3. Leçon 3 — Coûts, indicateurs et outils de surveillance
    4. Leçon 4 — Organisation, AMDEC, stocks, externalisation et qualité

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD, 0 h de TP et 10 h de TPE ; 2 crédits. Les applications pratiques sont traitées dans le module « activités pratiques ». Évaluation : contrôle continu (exercices de TD sur les indicateurs de temps et de coûts, étude de cas AMDEC, quiz) et examen terminal écrit.

    Bibliographie

    • F. Monchy, J.-P. Vernier, Maintenance : méthodes et organisations, Dunod.
    • J. Héng, Pratique de la maintenance préventive, Dunod.
    • NF EN 13306, Maintenance — Terminologie de la maintenance ; NF EN 15341, Indicateurs de performance clés de la maintenance.
    • A. Boulenger, C. Pachaud, Analyse vibratoire en maintenance, Dunod.
    • G. Zwingelstein, La maintenance basée sur la fiabilité, Hermès.
  • Mise en Forme par Déformation Plastique

    Ce cours présente l’ensemble des techniques qui permettent de passer d’une tôle, d’un profilé ou d’un lopin brut à une pièce ou un ouvrage chaudronné : tracer et développer les formes, découper, plier, rouler, cintrer, bomber, emboutir, agrafer, puis organiser ces opérations dans une gamme de fabrication et des contrats de phase. On étudie le fonctionnement des machines de l’atelier (cisaille guillotine, poinçonneuse, presse plieuse, rouleuse, cintreuse, table de découpe thermique) et les principes du formage des produits massifs (forgeage, laminage, tréfilage, frittage). Le cours est très pratique : 20 heures de TP conduisent l’étudiant du développement des formes usuelles à la réalisation de mini-projets (trémie, virole, bac agrafé, piquage) tels qu’on les rencontre dans les ateliers de Niamey et de Maradi.

    Objectifs d’apprentissage

    • Calculer et tracer les développés des formes usuelles et optimiser l’imbrication pour limiter les chutes.
    • Choisir un procédé de découpage et calculer l’effort de cisaillage ou de poinçonnage.
    • Déterminer la longueur développée d’une pièce pliée, l’effort de pliage, le flan d’un embouti et les réglages de roulage.
    • Établir une gamme de fabrication et un contrat de phase pour un ouvrage chaudronné simple.
    • Décrire les procédés de formage des produits massifs et leurs grandeurs caractéristiques (réduction, déformation vraie).
    • Réaliser en sécurité les opérations d’atelier et contrôler les pièces obtenues.

    Prérequis

    Dessin technique et lecture de plans, géométrie plane et trigonométrie, propriétés mécaniques des matériaux (Re, Rm, A %), règles de sécurité en atelier.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Géométrie descriptive, développement, traçage et optimisation des chutes
    2. Leçon 2 — Procédés de découpage des tôles et profilés
    3. Leçon 3 — Mise en forme des tôles : pliage, roulage, cintrage, bombage, emboutissage et agrafage
    4. Leçon 4 — Gamme de fabrication, machines et formage des produits massifs

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 10 h de CM, 10 h de TD, 20 h de TP et 20 h de TPE ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (pièces réalisées en TP notées sur grille, comptes rendus, mini-projet, quiz) et examen terminal écrit (calculs de développés, efforts, gamme).

    Bibliographie

    • A. Chevalier, Guide du dessinateur industriel, Hachette Technique.
    • R. Quatremer, J.-P. Trotignon, Précis de construction mécanique, Nathan / AFNOR.
    • Techniques de l’Ingénieur, série « Mise en forme des métaux et fonderie » (articles pliage, emboutissage, découpage).
    • S. Kalpakjian, S. R. Schmid, Manufacturing Engineering and Technology, Pearson.
    • Documentation Institut de Soudure et fiches techniques des constructeurs de presses plieuses et rouleuses.
  • Propriétés des Matériaux

    Ce cours donne au futur technicien supérieur en chaudronnerie et construction métallique les bases scientifiques nécessaires pour comprendre, mesurer et comparer les propriétés des matériaux qu’il met en œuvre : aciers de construction des charpentes et hangars, aciers inoxydables des cuves agro-alimentaires, alliages d’aluminium, polymères des joints et revêtements, composites et céramiques. On relie systématiquement les propriétés (résistance, rigidité, déformabilité, conductivités, dilatation, tenue à la corrosion) à la structure du matériau (liaisons, empilement des atomes, microstructure), puis on présente les procédés d’élaboration qui conduisent aux produits livrés en atelier (lingots, brames, tôles, profilés, tubes) et les critères de choix selon l’usage et la mise en œuvre (soudage, formage, usinage). Le contexte nigérien (chaleur, poussière, atmosphère parfois agressive, approvisionnement en produits importés et certificats matière) sert de fil conducteur.

    Objectifs d’apprentissage

    • Distinguer les grandes classes de matériaux et expliquer leurs propriétés par le type de liaison et la structure cristalline.
    • Réaliser et exploiter les essais mécaniques normalisés (traction, dureté, résilience) et en calculer les caractéristiques.
    • Quantifier les propriétés physiques utiles (masse volumique, dilatation, conductivités) et les intégrer à un calcul simple.
    • Décrire la filière d’élaboration de l’acier et des principaux demi-produits, et lire une désignation normalisée.
    • Choisir un matériau en fonction des sollicitations, de l’environnement et de l’aptitude au soudage et au formage.

    Prérequis

    Chimie et physique générales (atome, liaisons, unités SI), résistance des matériaux de base (contrainte, allongement), notions de métallurgie et de soudage vues en S1-S4.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Classes de matériaux, liaisons et structures cristallines
    2. Leçon 2 — Propriétés mécaniques et essais normalisés
    3. Leçon 3 — Propriétés physiques, corrosion et choix des matériaux
    4. Leçon 4 — Élaboration des produits métallurgiques et aptitude à la mise en œuvre

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de cours magistral (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), 10 h de travaux pratiques (TP) et 20 h de travail personnel de l’étudiant (TPE) ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (comptes rendus de TP, interrogations de TD, quiz en ligne) et examen terminal écrit. Les comptes rendus de TP comptent dans la note de contrôle continu.

    Bibliographie

    • M. F. Ashby, D. R. H. Jones, Matériaux, tomes 1 et 2, Dunod.
    • W. D. Callister, D. G. Rethwisch, Science et génie des matériaux, Dunod / Modulo.
    • J.-P. Baïlon, J.-M. Dorlot, Des matériaux, Presses internationales Polytechnique.
    • G. Murry, Aide-mémoire Métallurgie : métaux, alliages, propriétés, Dunod.
    • Normes NF EN ISO 6892-1 (traction), NF EN ISO 6506-1 (Brinell), NF EN ISO 148-1 (Charpy), NF EN 10025 et NF EN 10204.
  • Méthodologie du Mémoire de Fin d’Études

    Le cours MRD5152 — Méthodologie du Mémoire de Fin d’Études accompagne l’étudiant de Licence professionnelle GELO dans la conduite de son mémoire, de l’idée de sujet jusqu’à la soutenance et à la valorisation. Il s’appuie sur les acquis de méthodologie de recherche (S3) et de préparation au stage (S4). Chaque séance produit un livrable concret qui alimente directement le mémoire : fiche sujet, problématique, protocole de recherche documentaire, revue de littérature, protocole de collecte, plan des chapitres techniques, diaporama. Les exemples portent sur des sujets réalistes au Niger : application de gestion de pharmacie à Niamey, plateforme de microfinance à Maradi, dématérialisation d’un service de mairie, système d’alerte agricole par SMS, application de Mobile Money.

    Objectifs d’apprentissage

    • Définir et valider une problématique de mémoire originale et pertinente en GELO au Niger.
    • Rédiger les premières parties du mémoire : revue de littérature, méthodologie, cadre théorique.
    • Maîtriser les outils de gestion du mémoire : Zotero, LaTeX ou Word avancé, anti-plagiat.
    • Préparer la soutenance de fin de cycle : diaporama, argumentation, réponses aux questions.

    Prérequis

    Méthodologie de Recherche & TEO (MRE3152, GELO S3) ; Préparation au Stage & CV IT (STG4152, GELO S4).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Formulation et validation du sujet
    2. Leçon 2 — Revue de littérature et cadre théorique
    3. Leçon 3 — Méthodologie et rédaction
    4. Leçon 4 — Soutenance et valorisation

    Travaux dirigés et ateliers

    • Atelier (leçon 1) : fiche sujet et problématique validées par le directeur de mémoire.
    • Atelier (leçon 2) : recherche documentaire selon un protocole PRISMA simplifié et grille de lecture critique.
    • Atelier (leçon 4) : soutenance blanche chronométrée devant un jury d’enseignants et de pairs.

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : CM 20 h, TD 6 h, TP 0 h, TPE 14 h, soit 40 h (2 crédits). Évaluation CC + ET : contrôle continu 50 % (fiche sujet, revue de littérature, protocole méthodologique) et examen terminal 50 % (dossier méthodologique et/ou soutenance blanche) ; nature mixte.

    Bibliographie

    • EPI-Niger, Charte du mémoire de fin d’études GELO (document interne).
    • U. Eco, Comment écrire sa thèse, Flammarion.
    • M. Beaud, L’art de la thèse, La Découverte.
    • J. W. Creswell, Research Design: Qualitative, Quantitative and Mixed Methods Approaches, SAGE.