École Privée d’Ingénierie du Niger — L’école du nouveau monde

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Semestre : Semestre 5 (S5)

  • Techniques physico-chimiques d’analyse du pétrole brut

    Chaque cargaison de brut exportée par l’oléoduc Niger–Bénin et chaque lot traité à la raffinerie SORAZ de Zinder fait l’objet d’analyses de laboratoire : elles fixent la valeur commerciale du brut, garantissent la sécurité du transport et orientent le réglage des unités de raffinage. Ce cours présente les méthodes physico-chimiques d’analyse du pétrole brut, depuis les essais normalisés de base (densité, viscosité, eau et sédiments, soufre) jusqu’aux techniques instrumentales de spectroscopie (infrarouge, UV-visible, RMN) et de chromatographie (CPG, CLHP), et à l’évaluation du brut par distillation et analyse des fractions. Volume : 20 h de CM, 10 h de TD, 30 h de travail personnel (3 crédits).

    Objectifs d’apprentissage

    • Appliquer les règles d’échantillonnage et réaliser/interpréter les essais de base (API, viscosité, BSW, eau Karl Fischer, soufre, point d’écoulement).
    • Expliquer le principe de la spectroscopie IR, UV-visible et RMN et en exploiter les résultats (bandes caractéristiques, loi de Beer-Lambert, aromaticité).
    • Maîtriser les grandeurs de la chromatographie (rétention, sélectivité, efficacité, résolution) et quantifier un chromatogramme.
    • Réaliser le bilan d’une distillation TBP et calculer des rendements de coupes et un facteur de caractérisation.
    • Rédiger une fiche de caractérisation d’un brut et en tirer des conclusions pour le transport et le raffinage.

    Prérequis

    Chimie analytique (dosages, étalonnage, incertitudes), chimie des hydrocarbures, notions d’optique (longueur d’onde, énergie).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Échantillonnage et caractérisation physico-chimique de base du brut
    2. Leçon 2 — Techniques spectroscopiques : IR, UV-visible et RMN
    3. Leçon 3 — Chromatographie en phase gazeuse et en phase liquide
    4. Leçon 4 — Analyse des fractions du pétrole et évaluation du brut

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : CM 20 h, TD 10 h, TP 0 h, TPE 30 h (3 crédits). Évaluation : contrôle continu (quiz, TD d’interprétation de spectres et chromatogrammes, compte rendu d’évaluation de brut) 40 % et examen terminal écrit 60 %.

    Bibliographie

    • C. Ovalles, C. E. Rechsteiner Jr. (éd.), Analytical Methods in Petroleum Upstream Applications, CRC Press.
    • J. G. Speight, Handbook of Petroleum Product Analysis, Wiley.
    • D. A. Skoog, F. J. Holler, S. R. Crouch, Principes d’analyse instrumentale, De Boeck.
    • J.-P. Wauquier (dir.), Le raffinage du pétrole, tome 1, Éditions Technip.
    • ASTM International, Annual Book of ASTM Standards, Section 5 : Petroleum Products, Lubricants and Fossil Fuels.
  • Gestion de l’innovation

    Innover n’est pas réservé aux laboratoires des grandes firmes : une coopérative qui adopte un nouveau procédé de séchage de l’oignon, une banque qui lance un service de paiement mobile, une mairie qui dématérialise l’état civil ou une ONG qui diffuse une technique agricole innovent aussi. Ce cours présente l’innovation comme un processus managérial qu’il est possible d’organiser : stimuler la créativité, collecter et sélectionner les idées, piloter les projets, choisir une stratégie d’innovation cohérente avec la stratégie de l’organisation et protéger ses innovations. Il s’appuie sur les apports classiques (Schumpeter, Rogers, Christensen, Chesbrough, Tidd et Bessant) et sur des cas africains et nigériens.

    Objectifs d’apprentissage

    • Définir l’innovation, en distinguer les types et les degrés, et expliquer sa diffusion.
    • Mettre en œuvre des techniques de créativité et un dispositif de gestion des idées.
    • Piloter un portefeuille de projets d’innovation (entonnoir, stage-gate, critères d’évaluation).
    • Choisir une stratégie d’innovation et de protection adaptée (innovation ouverte, disruption, propriété intellectuelle OAPI).
    • Analyser des cas d’innovations réussies ou manquées et en tirer des enseignements.

    Prérequis

    Théories du management (écoles classiques, approche systémique, théories des organisations) ; notions de stratégie et d’analyse financière (VAN).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Introduction à l’innovation et à la créativité
    2. Leçon 2 — Gestion de l’innovation et des idées
    3. Leçon 3 — Stratégies d’innovation et compétitivité
    4. Leçon 4 — Cas d’études sur des innovations réussies

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD, 0 h de TP, 30 h de TPE (3 crédits). Contrôle continu (40 %) : atelier de créativité et analyse de cas en groupe ; examen terminal (60 %) : étude de cas écrite.

    Bibliographie

    • Tidd J., Bessant J., Managing Innovation: Integrating Technological, Market and Organizational Change, Wiley.
    • Christensen C. M., The Innovator’s Dilemma, Harvard Business School Press, 1997.
    • Rogers E. M., Diffusion of Innovations, Free Press, 5e éd., 2003.
    • Chesbrough H., Open Innovation, Harvard Business School Press, 2003.
    • OCDE/Eurostat, Manuel d’Oslo 2018, 4e éd.
  • Comptabilité Analytique 2

    Ce cours de Comptabilité Analytique 2 prolonge le cours de Comptabilité Analytique 1 (coûts complets, centres d’analyse, coûts variables). Il donne au futur assistant de direction les outils qu’utilisent les services de contrôle de gestion des entreprises, administrations et ONG de Niamey : calcul des coûts par activités (méthode ABC), coûts préétablis (standards), suivi budgétaire par l’analyse des écarts, raisonnement marginal pour la prise de décision et construction de tableaux de bord. L’assistant de direction est souvent chargé de collecter les données, de mettre en forme les tableaux Excel de suivi et de préparer les notes de synthèse destinées à la direction : ce cours lui permet de comprendre les chiffres qu’il manipule et d’en tirer des commentaires pertinents. Tous les montants sont exprimés en francs CFA (FCFA) et les exemples sont tirés d’entreprises nigériennes.

    Objectifs d’apprentissage

    • Expliquer les limites de la méthode des centres d’analyse et calculer un coût de revient par la méthode ABC (activités, inducteurs, coût unitaire d’inducteur).
    • Établir une fiche de coût standard et calculer les écarts sur matières, sur main-d’œuvre directe et sur charges indirectes (budget, activité, rendement).
    • Analyser l’écart sur chiffre d’affaires et commenter une situation de suivi budgétaire.
    • Utiliser la marge sur coût variable, le seuil de rentabilité et le coût pertinent pour éclairer une décision (commande spéciale, sous-traitance, abandon d’un produit).
    • Concevoir un tableau de bord de gestion simple (indicateurs, cibles, alertes) et le mettre en forme dans Excel.

    Prérequis

    Comptabilité Analytique 1 (charges incorporables, tableau de répartition, coût d’achat, coût de production, coût de revient, méthode des coûts variables) ; maîtrise des pourcentages et des fonctions de base d’Excel.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — La méthode ABC : calcul des coûts par activités
    2. Leçon 2 — Coûts standards, suivi budgétaire et analyse des écarts
    3. Leçon 3 — Analyse de la rentabilité et prise de décision
    4. Leçon 4 — Mise en place de tableaux de bord de gestion

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de cours magistral (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), 0 h de TP et 30 h de travail personnel de l’étudiant (TPE) ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (TD notés, quiz en ligne, devoir sur table) comptant pour 40 % et examen terminal écrit (cas chiffré avec commentaire) comptant pour 60 %.

    Bibliographie

    • Bouquin H., Comptabilité de gestion, Economica, Paris.
    • Horngren C., Datar S., Rajan M., Bhimani A., Contrôle de gestion et gestion budgétaire, Pearson, Paris.
    • Alazard C., Sépari S., Contrôle de gestion – Manuel et applications (DCG 11), Dunod, Paris.
    • Kaplan R. S., Cooper R., Cost & Effect: Using Integrated Cost Systems to Drive Profitability and Performance, Harvard Business School Press, 1998.
    • Kaplan R. S., Norton D. P., The Balanced Scorecard: Translating Strategy into Action, Harvard Business School Press, 1996.
  • Chimie des hydrocarbures

    Le pétrole brut et le gaz naturel sont des mélanges extrêmement complexes composés principalement d’hydrocarbures, molécules formées uniquement de carbone et d’hydrogène, accompagnées de composés soufrés, azotés, oxygénés et de traces de métaux. Comprendre leur structure et leur réactivité est indispensable pour le technicien pétrolier : c’est la chimie qui explique pourquoi le brut d’Agadem se comporte ainsi lors de son transport dans l’oléoduc Niger–Bénin, comment la raffinerie SORAZ de Zinder le transforme en GPL, essence, gasoil et fioul, et pourquoi le soufre ou les paraffines posent des problèmes d’exploitation. Ce cours (14 h de CM, 6 h de TD, 20 h de travail personnel, 2 crédits) relie la chimie organique fondamentale aux réalités industrielles.

    Objectifs d’apprentissage

    • Classer et nommer les hydrocarbures (alcanes, cycloalcanes, alcènes, alcynes, aromatiques) selon les règles IUPAC.
    • Relier la structure moléculaire aux propriétés physiques (ébullition, densité, indice d’octane, pouvoir calorifique).
    • Écrire et équilibrer les principales réactions : combustion, substitution, addition, craquage, reformage, isomérisation, alkylation, hydrotraitement.
    • Effectuer des calculs stœchiométriques sur les combustions et les transformations.
    • Décrire la composition du gaz naturel et du pétrole brut et calculer les propriétés d’un mélange gazeux.

    Prérequis

    Chimie organique de base (liaisons, fonctions, isomérie) et chimie analytique ; notions de mole, masse molaire et équilibrage d’équations.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Classification et nomenclature des hydrocarbures
    2. Leçon 2 — Propriétés physiques et structure des familles d’hydrocarbures
    3. Leçon 3 — Réactions chimiques spécifiques aux hydrocarbures
    4. Leçon 4 — Chimie du gaz naturel et du pétrole brut

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : CM 14 h, TD 6 h, TP 0 h, TPE 20 h (2 crédits). Évaluation : contrôle continu (quiz, exercices de TD, interrogation écrite) 40 % et examen terminal écrit 60 %.

    Bibliographie

    • J. G. Speight, The Chemistry and Technology of Petroleum, CRC Press.
    • J.-P. Wauquier (dir.), Le raffinage du pétrole, tome 1 : Pétrole brut, produits pétroliers, schémas de fabrication, Éditions Technip / IFP.
    • P. Arnaud, Chimie organique, Dunod.
    • J. H. Gary, G. E. Handwerk, M. J. Kaiser, Petroleum Refining: Technology and Economics, CRC Press.
  • Création d’entreprise

    Ce cours donne aux étudiants les outils pour passer d’une idée à une entreprise immatriculée et financée. Au Niger, l’essentiel du tissu économique est constitué de micro et petites entreprises, souvent informelles ; l’enjeu pour un futur cadre de gestion est de savoir repérer une opportunité réelle, la tester auprès des clients, la traduire en business plan chiffré, choisir une forme juridique adaptée au droit OHADA et réunir les financements (apports, microfinance, banques, fonds publics, investisseurs). Le cours suit ce parcours en quatre leçons et s’appuie sur des cas nigériens : boulangerie à Niamey, unité de transformation à Maradi, start-up numérique, coopérative agricole.

    Objectifs d’apprentissage

    • Identifier et évaluer une opportunité d’affaires à partir des besoins du marché et des ressources du porteur.
    • Élaborer les volets marketing, opérationnel et financier d’un business plan (compte de résultat prévisionnel, seuil de rentabilité, BFR).
    • Choisir une forme juridique adaptée parmi celles prévues par le droit OHADA et connaître les formalités de création au Niger.
    • Construire un plan de financement initial et comparer fonds propres, emprunts et levée de fonds.
    • Présenter et défendre un projet devant un banquier ou un investisseur.

    Prérequis

    Introduction à la gestion des organisations ; notions de comptabilité générale et de mathématiques financières (intérêts, annuités).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Identification des opportunités entrepreneuriales
    2. Leçon 2 — Le business plan : contenu et élaboration
    3. Leçon 3 — Choix de la forme juridique et formalités de création
    4. Leçon 4 — Financement des startups : fonds propres, emprunts, levée de fonds

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD, 0 h de TP, 30 h de TPE (3 crédits). Contrôle continu (40 %) : élaboration par groupe d’un mini business plan présenté oralement en TD ; examen terminal écrit (60 %) : étude de cas chiffrée.

    Bibliographie

    • Barringer B. R., Ireland R. D., Entrepreneurship: Successfully Launching New Ventures, Pearson.
    • Blank S., Dorf B., The Startup Owner’s Manual, K&S Ranch, 2012.
    • Osterwalder A., Pigneur Y., Business Model Generation, Wiley, 2010.
    • Ries E., The Lean Startup, Crown Business, 2011.
    • OHADA, Acte uniforme relatif au droit des sociétés commerciales et du GIE (révisé 2014) et Acte uniforme portant sur le droit commercial général (2010).
  • Droit Social 2

    Le cours de Droit Social 2 complète le cours de Droit Social 1, consacré aux relations individuelles de travail (contrat, salaire, durée du travail, rupture). Il porte sur les relations collectives : liberté syndicale et organisations professionnelles, représentation du personnel, négociation et conventions collectives, conflits individuels et collectifs du travail et leur règlement, droit de grève et contentieux social. Le cadre de référence est le Code du travail du Niger (loi n° 2012-45 du 25 septembre 2012) et sa partie réglementaire (décret n° 2017-682 du 10 août 2017), la Convention collective interprofessionnelle et les conventions de l’Organisation internationale du Travail (OIT) ratifiées par le Niger, notamment les conventions n° 87 (liberté syndicale) et n° 98 (négociation collective). L’assistant de direction est directement concerné : il organise les élections des délégués du personnel, prépare et consigne les réunions avec les représentants, enregistre les préavis de grève et les courriers de l’inspection du travail, et tient les registres obligatoires. Les numéros d’articles et les seuils cités sont indicatifs et doivent être vérifiés dans les textes en vigueur.

    Objectifs d’apprentissage

    • Présenter les sources et les acteurs des relations collectives de travail au Niger.
    • Expliquer la constitution et le rôle des syndicats, des délégués du personnel et la protection des représentants.
    • Décrire la négociation collective et la portée d’une convention collective.
    • Distinguer conflits individuels et collectifs et décrire leurs procédures de règlement.
    • Apprécier la licéité d’une grève et ses conséquences, et conseiller l’employeur sur la conduite à tenir.

    Prérequis

    Droit Social 1 (contrat de travail, obligations des parties, rupture) ; notions d’organisation judiciaire.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Les relations collectives de travail : sources, acteurs et négociation collective
    2. Leçon 2 — Les syndicats et les représentants du personnel
    3. Leçon 3 — Les conflits du travail : causes et modes de règlement
    4. Leçon 4 — La grève et le contentieux social

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD, 0 h de TP et 30 h de TPE ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (cas pratiques en TD, quiz, exposé) pour 40 % et examen terminal écrit (questions de cours et cas pratique) pour 60 %.

    Bibliographie

    • République du Niger, Code du travail (loi n° 2012-45 du 25 septembre 2012) et décret n° 2017-682 portant partie réglementaire du Code du travail.
    • Organisation internationale du Travail, La liberté syndicale – Compilation des décisions du Comité de la liberté syndicale, BIT, Genève.
    • Pélissier J., Auzero G., Dockès E., Droit du travail, Dalloz, Paris.
    • Teyssié B., Droit du travail – Relations collectives, LexisNexis, Paris.
    • Issa-Sayegh J., Droit du travail sénégalais et travaux sur le droit du travail en Afrique francophone (LGDJ / NEA).
  • Acoustique

    L’acoustique est la science des ondes mécaniques qui se propagent dans les gaz, les liquides et les solides. Dans l’industrie pétrolière, elle est omniprésente : la sismique réflexion qui a permis de découvrir les structures du bassin d’Agadem (Termit) repose sur la propagation d’ondes élastiques dans le sous-sol ; la diagraphie sonique mesure la vitesse du son dans les roches pour en estimer la porosité ; les sonars, échosondeurs et sondes ultrasonores servent à l’imagerie sous-marine, au contrôle de la cimentation des puits et à l’inspection des pipelines comme celui de l’oléoduc Niger–Bénin. Ce cours de 20 h de CM, 10 h de TD et 30 h de travail personnel donne au futur technicien supérieur les bases physiques nécessaires pour comprendre, contrôler et interpréter ces mesures.

    Objectifs d’apprentissage

    • Décrire une onde acoustique par ses grandeurs (fréquence, longueur d’onde, célérité, intensité, niveau en décibels, impédance).
    • Relier la vitesse des ondes P et S aux propriétés élastiques et à la densité des roches et des fluides.
    • Calculer des coefficients de réflexion, des angles de réfraction et l’atténuation d’une onde.
    • Expliquer la chaîne d’acquisition et de traitement d’un signal acoustique (échantillonnage, filtrage, sommation, correction NMO).
    • Appliquer ces notions à la sismique terrestre et marine, à l’imagerie sous-marine et à la diagraphie sonique.

    Prérequis

    Bases de physique générale (mécanique, ondes, énergie), trigonométrie, logarithmes et puissances de dix.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Ondes acoustiques et ultrasonores : grandeurs fondamentales
    2. Leçon 2 — Propagation des ondes dans les milieux géologiques et pétroliers
    3. Leçon 3 — Acquisition et traitement des signaux acoustiques
    4. Leçon 4 — Applications en géophysique et imagerie acoustique

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : CM 20 h, TD 10 h, TP 0 h, TPE 30 h (3 crédits). Évaluation : contrôle continu (quiz en ligne, exercices de TD, devoir surveillé) 40 % et examen terminal écrit 60 %.

    Bibliographie

    • A. D. Pierce, Acoustics: An Introduction to Its Physical Principles and Applications, Springer / Acoustical Society of America.
    • L. E. Kinsler, A. R. Frey, A. B. Coppens, J. V. Sanders, Fundamentals of Acoustics, Wiley.
    • R. E. Sheriff, L. P. Geldart, Exploration Seismology, Cambridge University Press.
    • Ö. Yilmaz, Seismic Data Analysis, Society of Exploration Geophysicists.
    • X. Lurton, An Introduction to Underwater Acoustics, Springer.
  • Droit Commercial 2

    Le cours de Droit Commercial 2 fait suite au cours de Droit Commercial 1 (actes de commerce, commerçant, registre du commerce et du crédit mobilier, fonds de commerce). Il porte sur la vie des affaires : les contrats commerciaux (vente commerciale, intermédiaires, distribution, franchise), le droit des entreprises en difficulté (prévention, procédures collectives) et les contrats du commerce international (Incoterms, crédit documentaire, règlement des litiges par l’arbitrage). Le droit applicable au Niger est principalement celui de l’OHADA : Acte uniforme relatif au droit commercial général (AUDCG, révisé en 2010), Acte uniforme portant organisation des procédures collectives d’apurement du passif (AUPCAP, révisé en 2015), Acte uniforme relatif au droit de l’arbitrage (révisé en 2017), complétés par les textes nationaux (organisation des tribunaux de commerce) et communautaires (UEMOA, CEDEAO). L’assistant de direction rédige et classe les contrats, suit les échéances, prépare les dossiers pour l’avocat ou le juriste et doit repérer les situations à risque ; ce cours lui en donne les clés. Les références d’articles citées sont indicatives et doivent être vérifiées dans les textes en vigueur.

    Objectifs d’apprentissage

    • Identifier le régime juridique de la vente commerciale OHADA et des principaux contrats de distribution et d’intermédiation.
    • Repérer les signes de difficulté d’une entreprise et présenter les procédures préventives (conciliation, règlement préventif).
    • Décrire le déroulement du redressement judiciaire et de la liquidation des biens et le sort des créanciers.
    • Choisir un Incoterm adapté, expliquer le crédit documentaire et les modes de règlement des litiges internationaux.
    • Résoudre un cas pratique selon la méthode juridique (faits, problème, règle, application, solution).

    Prérequis

    Droit Commercial 1 ; notions de droit des obligations (formation et effets du contrat) vues en Droit Civil.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Les contrats commerciaux : vente, intermédiaires, distribution et franchise
    2. Leçon 2 — Le droit des entreprises en difficulté : prévention et procédures préventives
    3. Leçon 3 — Les procédures collectives : redressement judiciaire et liquidation des biens
    4. Leçon 4 — Les contrats internationaux et le commerce extérieur

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD, 0 h de TP et 30 h de TPE ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (cas pratiques en TD, quiz) pour 40 % et examen terminal écrit (questions de cours et cas pratique) pour 60 %.

    Bibliographie

    • Issa-Sayegh J., Pougoué P.-G., Sawadogo F. M. (dir.), OHADA – Traité et actes uniformes commentés et annotés, Juriscope ; textes officiels sur ohada.org.
    • Pougoué P.-G. (dir.), Encyclopédie du droit OHADA, Lamy, 2011.
    • Sawadogo F. M., OHADA – Droit des entreprises en difficulté, Bruylant, Bruxelles.
    • Santos A. P., Toé J. Y., OHADA – Droit commercial général, Bruylant, Bruxelles, 2002.
    • Chambre de commerce internationale (ICC), Incoterms® 2020 et Règles et usances uniformes relatives aux crédits documentaires (RUU 600).
  • Anglais Professionnel

    Ce cours de cinquième semestre (UE5 « Anglais des métiers de l’hôtellerie et de la restauration », 3 crédits) développe la communication en anglais dans les situations réelles d’un hôtel, d’un restaurant ou d’une agence de tourisme. À Niamey, une part importante de la clientèle des hôtels est anglophone : experts des organisations internationales et des ONG, délégations du Nigeria et du Ghana voisins, participants aux conférences, touristes et chercheurs venus voir les girafes de Kouré ou le Parc du W. Le réceptionniste, le serveur ou le guide qui s’exprime avec aisance en anglais rassure le client et vend mieux. Le cours construit le vocabulaire professionnel par service, entraîne à la rédaction des documents courants (e-mails de confirmation, réponses aux réclamations, descriptions de menus, lettre de motivation), fait pratiquer l’oral par des jeux de rôle et des simulations, et sensibilise à la communication interculturelle. Chaque leçon associe un texte modèle, un exemple corrigé et des exercices avec corrigés.

    Objectifs d’apprentissage

    • Maîtriser le vocabulaire anglais de la réception, des étages, de la restauration, de la cuisine et du tourisme.
    • Rédiger en anglais des e-mails et documents professionnels corrects et au bon registre.
    • Conduire en anglais un check-in, une prise de réservation, une prise de commande et le traitement d’une réclamation.
    • Présenter la culture, la cuisine et les sites du Niger à des visiteurs étrangers.
    • Adapter sa communication aux différences culturelles de la clientèle internationale.

    Prérequis

    Bon niveau d’anglais général (niveau B1 visé en entrée) : temps usuels, questions, modaux, vocabulaire courant.

    Plan du cours

    1. Vocabulaire professionnel de l’hôtellerie et de la restauration
    2. Rédaction de documents professionnels en anglais
    3. Jeux de rôle et simulations
    4. Communication interculturelle

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de cours magistral, 10 h de travaux dirigés (pas de TP), 30 h de travail personnel. Évaluation : contrôle continu (jeux de rôle notés, rédactions) et examen terminal comprenant une épreuve écrite (compréhension, traduction, rédaction d’un e-mail) et une épreuve orale (simulation).

    Bibliographie

    • Harding K., Going International: English for Tourism, Oxford University Press.
    • Stott T., Revell R., Highly Recommended: English for the Hotel and Catering Industry, Oxford University Press.
    • Strutt P., English for International Tourism, Pearson Longman.
    • Murphy R., English Grammar in Use, Cambridge University Press.
    • Hofstede G., Cultures and Organizations: Software of the Mind, McGraw-Hill.
  • Entreprenariat

    Ce cours de cinquième semestre (UE4 « Service à la clientèle et innovation entrepreneuriale », 3 crédits) accompagne l’étudiant de l’idée à la création puis au développement d’une entreprise d’hôtellerie, de restauration ou de tourisme. Au Niger, l’essentiel des établissements du secteur sont de petites entreprises : maquis et restaurants de quartier, traiteurs pour mariages et séminaires, auberges, agences de voyages, guides et opérateurs d’excursions (fleuve Niger, Kouré, Parc du W, Agadez). Beaucoup naissent dans l’informel et peinent à grandir faute de plan de financement et de gestion. Le cours présente le processus entrepreneurial et le modèle économique, conduit une étude de faisabilité complète (marché, technique, juridique, financière), construit le plan de financement et traite la gestion de la croissance. Un projet fil rouge, un restaurant de 60 couverts à Niamey, sert d’exemple ; chaque étudiant développe son propre projet en TP.

    Objectifs d’apprentissage

    • Décrire le processus entrepreneurial et distinguer une idée d’une opportunité d’affaires.
    • Formaliser un modèle économique avec le Business Model Canvas.
    • Réaliser une étude de faisabilité : marché, moyens techniques, cadre juridique OHADA, prévisions financières.
    • Établir un plan de financement, un tableau d’emprunt et évaluer la rentabilité d’un projet.
    • Anticiper les besoins et les risques de la croissance (trésorerie, organisation, stratégie).

    Prérequis

    Notions de gestion : comptabilité générale, coûts, seuil de rentabilité, marketing de base.

    Plan du cours

    1. Le processus entrepreneurial et le modèle économique
    2. L’étude de faisabilité
    3. Le plan de financement
    4. La gestion de la croissance

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de cours magistral, 10 h de travaux dirigés, 10 h de travaux pratiques (ateliers de projet), 30 h de travail personnel. Évaluation : contrôle continu (livrables du projet : canvas, étude de marché, plan de financement) et examen terminal (cas chiffré), complétés par une soutenance orale du projet.

    Bibliographie

    • Hisrich R., Peters M., Shepherd D., Entrepreneurship, McGraw-Hill.
    • Osterwalder A., Pigneur Y., Business Model Nouvelle Génération, Pearson.
    • Fayolle A., Entrepreneuriat : apprendre à entreprendre, Dunod.
    • OHADA, Acte uniforme relatif au droit des sociétés commerciales et du GIE (révisé en 2014) et Acte uniforme relatif au droit commercial général.
    • Ries E., Lean Startup, Pearson.