École Privée d’Ingénierie du Niger — L’école du nouveau monde

✉ elearning@epiniger.edu.ne    🌐 epiniger.edu.ne

Semestre : Licence 2

  • Recherche opérationnelle 2

    Ce cours de recherche opérationnelle du semestre 4 est la suite du cours du semestre 3 (programmation linéaire, simplexe, dualité et sensibilité). Il élargit la boîte à outils du futur technicien supérieur en informatique et cybersécurité à trois familles de modèles très présentes dans les métiers du numérique : les modèles linéaires multipériodes (planification de production, de stocks et de budgets), la programmation en nombres entiers (choix de projets de sécurité sous budget, coûts fixes, décisions oui/non) et les problèmes de réseaux (plus court chemin pour le routage, arbre couvrant minimal pour le dimensionnement d’un réseau de fibre, flot maximal pour la capacité d’une infrastructure, transport et affectation). Les modèles sont formulés, résolus à la main sur de petits exemples puis saisis dans LINDO.

    Objectifs d’apprentissage

    • Formuler des modèles de planification multipériode avec équations de stock et les saisir dans LINDO.
    • Modéliser des décisions discrètes avec des variables entières et binaires (coûts fixes, choix exclusifs, contraintes logiques).
    • Appliquer la méthode de séparation et évaluation (branch and bound).
    • Résoudre des problèmes de plus court chemin (Dijkstra) et d’arbre couvrant minimal (Kruskal, Prim).
    • Calculer un flot maximal et la coupe minimale associée ; résoudre des problèmes de transport et d’affectation.

    Prérequis

    Cours de recherche opérationnelle du semestre 3 (ROP2324) : formulation, simplexe, dualité. Notions de graphes (sommets, arcs, chemins).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Modèles multipériodes : stocks, planification et mise en œuvre sous LINDO
    2. Leçon 2 — Programmation en nombres entiers et séparation-évaluation
    3. Leçon 3 — Réseaux : plus court chemin et arbre couvrant minimal
    4. Leçon 4 — Flots, transport et affectation

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 13 h de CM, 7 h de TD, 0 h de TP, 20 h de TPE ; 2 crédits. Contrôle continu (40 % : deux interrogations et un mini-projet de modélisation sous LINDO) et examen terminal écrit de 2 heures (60 %).

    Bibliographie

    • F. S. Hillier, G. J. Lieberman, Introduction to Operations Research, McGraw-Hill.
    • W. L. Winston, Operations Research: Applications and Algorithms, Duxbury Press.
    • H. A. Taha, Operations Research: An Introduction, Pearson Prentice Hall.
    • R. K. Ahuja, T. L. Magnanti, J. B. Orlin, Network Flows: Theory, Algorithms, and Applications, Prentice Hall, 1993.
    • L. A. Wolsey, Integer Programming, Wiley, 1998.
  • Économie et organisation des entreprises 3

    Ce cours de deuxième année approfondit l’analyse de l’entreprise engagée en première année (semestres 1 et 2 : définitions, typologies, structures, fonctions commerciale, productive et personnel). On adopte ici une lecture plus globale et plus managériale : l’entreprise est étudiée comme un système piloté par l’information et la décision, qui définit une stratégie face à son environnement et qui croît selon différents modes, jusqu’à l’internationalisation. Ces notions sont indispensables au professionnel RH : la stratégie détermine les besoins en compétences, la croissance externe (fusion, acquisition) pose des questions d’harmonisation des statuts et de culture, et les multinationales implantées au Niger (mines, pétrole, télécoms, banques) sont d’importants employeurs. Les exemples sont tirés du contexte nigérien et de l’espace UEMOA.

    Objectifs d’apprentissage

    • Analyser l’entreprise selon l’approche systémique (sous-systèmes, environnement, régulation) et distinguer efficacité et efficience.
    • Décrire le rôle du système d’information et les qualités d’une information utile à la décision.
    • Appliquer les critères de décision en avenir incertain et en avenir probabilisable (arbre de décision).
    • Conduire un diagnostic stratégique (SWOT, cinq forces de Porter, matrice BCG) et identifier les stratégies génériques.
    • Distinguer les facteurs et modes de croissance, calculer un taux de croissance annuel moyen et une parité d’échange, et analyser la multinationalisation.

    Prérequis

    Économie et organisation des entreprises de L1 (EOE1122 et EOE1222) ; pourcentages, moyennes, puissances et racines.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — L’entreprise, un système ouvert finalisé
    2. Leçon 2 — Le système d’information et le système de décision
    3. Leçon 3 — La stratégie et les variables stratégiques
    4. Leçon 4 — La croissance de l’entreprise et la multinationalisation

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire (maquette) : 14 h de cours magistral (CM), 6 h de travaux dirigés (TD), 0 h de travaux pratiques (TP) et 20 h de travail personnel de l’étudiant (TPE), soit 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (quiz en ligne, cas pratiques rendus en TD, participation) comptant pour 40 % et examen terminal écrit (questions de cours et étude de cas) comptant pour 60 % (pondération indicative, à confirmer par le règlement des études d’EPI-NIGER).

    Bibliographie

    • Brennemann R., Sépari S., Économie d’entreprise, Dunod, Paris.
    • Porter M. E., Choix stratégiques et concurrence, Economica, Paris (trad. de Competitive Strategy, Free Press, 1980).
    • Johnson G., Scholes K., Whittington R., Fréry F., Stratégique, Pearson, Paris.
    • Simon H. A., Administration et processus de décision, Economica, Paris (trad. de Administrative Behavior).
    • Le Moigne J.-L., La théorie du système général, PUF, Paris.
  • Système d’information 1

    Ce cours de semestre 3 pose les bases de la compréhension des systèmes d’information (SI) d’entreprise et d’organisation. Le futur chargé de projet travaille au cœur de flux d’informations : fiches de collecte, bases de bénéficiaires, rapports de suivi-évaluation, tableaux de bord pour les bailleurs, logiciels de gestion comptable. Comprendre comment un SI est structuré, quelles fonctions il remplit, comment il sert la stratégie et comment on l’informatise lui permettra de piloter et d’accompagner des projets SI. La seconde partie initie à l’algorithmique et à la programmation (Pascal) afin de comprendre la logique des traitements automatisés. Le cours se prolonge au semestre 4 par la conception de bases de données (MCD, MLD, SQL).

    Objectifs d’apprentissage

    • Expliquer ce qu’est un système d’information d’entreprise à partir de l’analyse systémique (système de pilotage, d’information, opérant).
    • Décrire les fonctions, les rôles et les qualités d’un SI ainsi que ses dimensions technique, organisationnelle et managériale.
    • Distinguer systèmes opérationnels, décisionnels et de pilotage, et situer le SI par rapport à la stratégie (gouvernance, projets SI).
    • Écrire des algorithmes simples utilisant variables, opérateurs, structures de choix et de répétition.
    • Utiliser fonctions, procédures, tableaux et enregistrements et traduire un algorithme en Pascal.

    Prérequis

    Notions d’organisation et de gestion des entreprises ; pratique de base de l’ordinateur et du tableur.

    Plan du cours

    1. Analyse systémique de l’entreprise et notion de système d’information
    2. Dimensions, informatisation et gouvernance du système d’information
    3. Initiation à l’algorithmique : objets, traitements séquentiels, choix et répétition
    4. Fonctions, procédures, structures de données et programmation en Pascal

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 14 h de CM, 6 h de TD, 0 h de TP et 20 h de TPE ; 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (quiz en ligne, étude de cas SI d’une organisation nigérienne et exercices d’algorithmique, 40 %) et examen terminal écrit (60 %).

    Bibliographie

    • Laudon, K. C. et Laudon, J. P., Management des systèmes d’information, Pearson.
    • Reix, R., Fallery, B., Kalika, M. et Rowe, F., Systèmes d’information et management des organisations, Vuibert.
    • Le Moigne, J.-L., La théorie du système général, Presses universitaires de France.
    • Wirth, N., Algorithms + Data Structures = Programs, Prentice-Hall.
  • Marché financier et valeurs mobilières 3

    Ce cours de deuxième année approfondit le module de L1 « Marché financier et valeurs mobilières », consacré à l’économie monétaire et au change. Il se concentre désormais sur le marché financier régional de l’UEMOA : ses institutions (AMF-UMOA, BRVM, DC/BR, SGI, UMOA-Titres), les valeurs mobilières qui y circulent (actions, obligations, OPCVM), leur évaluation (actualisation des flux, modèle de Gordon-Shapiro, rendement actuariel) et les mécanismes d’émission et de négociation (appel public à l’épargne, ordres de bourse, carnet d’ordres, frais). L’objectif est de former des agents capables de conseiller un client d’agence bancaire de Niamey qui souhaite souscrire à un emprunt obligataire d’État ou acheter des actions cotées à la BRVM, et de comprendre les opérations de financement des entreprises et des États par le marché.

    Objectifs d’apprentissage

    • Décrire l’architecture institutionnelle du marché financier régional et le rôle de chaque acteur.
    • Distinguer les titres de capital, les titres de créance et les OPCVM ainsi que les droits attachés.
    • Évaluer une obligation (prix, rendement actuariel, coupon couru) et une action (Gordon-Shapiro, PER, rendement).
    • Décrire les procédures d’émission par appel public à l’épargne et les étapes d’une introduction en bourse.
    • Passer et interpréter des ordres de bourse, déterminer un cours de fixing et calculer la rentabilité nette d’une opération.

    Prérequis

    Cours de L1 « Marché financier et valeurs mobilières » (S1 et S2) ; mathématiques financières (actualisation, capitalisation, annuités).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Organisation du marché financier régional de l’UEMOA
    2. Leçon 2 — Les valeurs mobilières : titres de capital et titres de créance
    3. Leçon 3 — L’évaluation des actions et des obligations
    4. Leçon 4 — Les émissions de titres et la négociation en bourse

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 14 h de cours (CT/CM), 6 h de travaux dirigés (TD), 0 h de TP et 20 h de travail personnel (TPE) ; 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (40 % : exercices de TD, quiz en ligne, exposé sur une valeur cotée à la BRVM) et examen terminal écrit (60 %).

    Bibliographie

    • Berk, Jonathan et DeMarzo, Peter — Finance d’entreprise, Pearson (traduction française).
    • Mishkin, Frederic S. — Monnaie, banques et marchés financiers, Pearson.
    • Jacquillat, Bertrand, Solnik, Bruno et Pérignon, Christophe — Marchés financiers : gestion de portefeuille et des risques, Dunod.
    • AMF-UMOA — Règlement général et instructions relatives au marché financier régional de l’UMOA (www.amf-umoa.org).
    • BRVM — Bulletins officiels de la cote et rapports annuels (www.brvm.org) ; UMOA-Titres — calendriers et résultats des émissions (www.umoatitres.org).
  • Théorie des langages 2

    Ce cours du semestre 4 est la suite directe de « Théorie des langages » du semestre 3, consacré aux langages réguliers et aux automates finis. Il monte dans la hiérarchie de Chomsky : langages algébriques et automates à pile, qui modélisent l’analyse syntaxique des programmes et des formats structurés, puis machines de Turing, qui définissent la notion même d’algorithme, et enfin les limites du calcul (langages décidables et semi-décidables, problème de l’arrêt, théorème de Rice). Pour un futur professionnel de la cybersécurité, ces résultats expliquent pourquoi les analyseurs d’entrées doivent être stricts et bornés, et pourquoi aucun antivirus ne peut détecter parfaitement tous les programmes malveillants.

    Objectifs d’apprentissage

    • Manipuler les grammaires algébriques : arbres de dérivation, ambiguïté, simplification, forme normale de Chomsky.
    • Décider l’appartenance d’un mot avec l’algorithme CYK.
    • Construire et faire fonctionner des automates à pile ; passer d’une grammaire à un automate à pile.
    • Prouver qu’un langage n’est pas algébrique avec le lemme de pompage.
    • Construire et tracer des machines de Turing simples ; expliquer la thèse de Church-Turing.
    • Distinguer décidable et semi-décidable, prouver une indécidabilité par réduction et en tirer les conséquences en sécurité.

    Prérequis

    Théorie des langages S3 (mots, langages, grammaires, hiérarchie de Chomsky, automates finis, expressions régulières, lemme de l’étoile) ; raisonnement par récurrence et par l’absurde.

    Plan du cours

    1. Grammaires algébriques : arbres, ambiguïté, formes normales et CYK
    2. Automates à pile et propriétés des langages algébriques
    3. Machines de Turing et thèse de Church-Turing
    4. Langages décidables, semi-décidables et problème de l’arrêt

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 13 h de cours magistral, 7 h de travaux dirigés, 20 h de travail personnel (2 crédits). Évaluation : contrôle continu (quiz en ligne, exercices de TD : conversions en FNC, tables CYK, traces d’automates à pile et de machines de Turing) et examen terminal écrit.

    Bibliographie

    • John E. Hopcroft, Rajeev Motwani, Jeffrey D. Ullman, Introduction to Automata Theory, Languages, and Computation, Pearson (Addison-Wesley).
    • Michael Sipser, Introduction to the Theory of Computation, Cengage Learning.
    • Olivier Carton, Langages formels, calculabilité et complexité, Vuibert, 2008.
    • Pierre Wolper, Introduction à la calculabilité, Dunod.
    • Alan M. Turing, « On Computable Numbers, with an Application to the Entscheidungsproblem », Proceedings of the London Mathematical Society, 1936.
  • Économie générale 3

    Ce cours d’économie générale de L2 (UE 2 — Science fondamentale) approfondit, avec les outils de l’analyse économique, les deux premiers grands chapitres étudiés en L1 : production, consommation et répartition d’une part ; marché, prix et équilibre d’autre part. Là où le cours de L1 décrivait les mécanismes, celui-ci les modélise : optimum du producteur et du consommateur, fonctions de coût et d’offre, multiplicateurs, théories de la consommation et de la répartition, surplus, monopole et oligopole. Ces outils aident le gestionnaire de projets à analyser la rentabilité d’une activité, le comportement des ménages, les effets d’une politique publique ou la structure d’une filière (oignon, niébé, bétail, ciment). Le cours du semestre 4 approfondira ensuite la monnaie, le financement et le développement.

    Objectifs d’apprentissage

    • Déterminer la combinaison optimale des facteurs et les seuils de rentabilité et de fermeture d’une entreprise.
    • Calculer les multiplicateurs keynésiens et expliquer la décision d’investissement.
    • Comparer les théories de la consommation, de l’épargne et de la répartition.
    • Mesurer l’effet de la redistribution sur les inégalités.
    • Comparer les équilibres de concurrence, de monopole et d’oligopole et évaluer les surplus.

    Prérequis

    Économie générale L1 (S1 et S2) ; mathématiques générales (dérivées, équations, systèmes linéaires).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Le producteur : combinaison optimale des facteurs, coûts et offre de l’entreprise
    2. Leçon 2 — Investissement, consommation et épargne : théories et multiplicateurs
    3. Leçon 3 — Répartition et redistribution des revenus : théories et politiques
    4. Leçon 4 — Équilibre de marché et structures de marché : analyse approfondie

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 14 h de CM, 6 h de TD, 0 h de TP et 20 h de travail personnel (TPE) ; 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (TD, quiz en ligne, devoir surveillé) pour 40 % et examen terminal écrit pour 60 %.

    Bibliographie

    • Hal R. Varian, Introduction à la microéconomie, De Boeck Supérieur.
    • Paul Krugman, Robin Wells, Microéconomie et Macroéconomie, De Boeck Supérieur.
    • Robert S. Pindyck, Daniel L. Rubinfeld, Microéconomie, Pearson.
    • Olivier Blanchard, Daniel Cohen, Macroéconomie, Pearson.
    • Jacques Généreux, Introduction à l’économie, Seuil, coll. Points Économie.
  • Comptabilité de gestion

    Ce cours d’introduction pose les bases comptables indispensables à tout professionnel des ressources humaines. Le gestionnaire RH manipule quotidiennement des données qui finissent en comptabilité : salaires, charges sociales, avances, prêts au personnel, budgets de formation. Comprendre comment l’entreprise enregistre ses opérations, comment se construisent le bilan et le compte de résultat et comment est organisé le plan de comptes SYSCOHADA révisé permet de dialoguer efficacement avec le service comptable, de lire un état financier et de mesurer le poids réel de la masse salariale. Le cours suit le programme officiel : introduction générale sur l’entreprise, ses flux et les branches de la comptabilité (dont la comptabilité de gestion), puis les mécanismes comptables de base (bilan, compte de résultat, compte, partie double) et enfin le système comptable OHADA. Les exemples portent sur des PME de Niamey et de Maradi.

    Objectifs d’apprentissage

    • Comprendre la logique générale de la comptabilité et le lien entre comptabilité générale et comptabilité de gestion.
    • Maîtriser le vocabulaire comptable de base (patrimoine, actif, passif, charges, produits, résultat, débit, crédit, solde).
    • Construire un bilan et un compte de résultat simplifiés à partir d’une liste d’éléments.
    • Enregistrer les opérations courantes selon le principe de la partie double.
    • Connaître les principes comptables, le cadre comptable et la codification du SYSCOHADA révisé.
    • Identifier les principaux documents et pièces comptables utilisés dans l’entreprise.

    Prérequis

    Baccalauréat ou équivalent ; maîtrise des quatre opérations et des pourcentages.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — L’entreprise, ses flux et la comptabilité
    2. Leçon 2 — Le bilan et le compte de résultat
    3. Leçon 3 — Le compte : fonctionnement et partie double
    4. Leçon 4 — Le système comptable OHADA : principes, plan et codification

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 14 h de cours magistral (CM), 6 h de travaux dirigés (TD), 0 h de travaux pratiques (TP) et 20 h de travail personnel de l’étudiant (TPE) ; 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (exercices de TD, quiz en ligne, devoir surveillé) comptant pour 40 % et examen terminal écrit (exercices d’enregistrement et de construction d’états financiers) comptant pour 60 %.

    Bibliographie

    • OHADA, Acte uniforme relatif au droit comptable et à l’information financière (AUDCIF) et Système comptable OHADA révisé (SYSCOHADA), adoptés le 26 janvier 2017 (www.ohada.org).
    • OHADA, Guide d’application du Système comptable OHADA, Plan comptable général OHADA révisé.
    • Béatrice et Francis Grandguillot, L’essentiel de la comptabilité générale, Gualino (Lextenso), collection « Les Carrés ».
    • Jean-Jacques Friedrich, Comptabilité générale et gestion des entreprises, Hachette Supérieur.
  • Comptabilité bancaire

    Ce cours d’initiation à la comptabilité bancaire (UE « Environnement bancaire », semestre 3) présente les règles comptables propres aux établissements de crédit de l’UMOA. Une banque ne produit pas de biens : ses « matières premières » sont les ressources de la clientèle et du marché, et ses « produits » sont les crédits, les services de paiement et les engagements par signature. Sa comptabilité, régie par le Plan comptable bancaire (PCB) révisé de l’UMOA en vigueur depuis 2018, diffère donc du SYSCOHADA applicable aux entreprises : classement des comptes selon la nature des opérations et des contreparties, importance du hors-bilan, suivi des créances en souffrance, états financiers spécifiques et soldes intermédiaires de gestion propres (produit net bancaire). Le cours privilégie la pratique des écritures courantes d’une banque de Niamey.

    Objectifs d’apprentissage

    • Expliquer l’organisation et les principes de la comptabilité bancaire et la structure du PCB révisé.
    • Comptabiliser les opérations de caisse, avec la BCEAO et avec les autres établissements de crédit, y compris les intérêts courus.
    • Comptabiliser les opérations courantes avec la clientèle : dépôts, retraits, crédits, escompte, créances en souffrance.
    • Lire le bilan, le hors-bilan et le compte de résultat d’une banque et calculer les soldes intermédiaires de gestion.
    • Calculer et interpréter les principaux indicateurs de performance (coefficient d’exploitation, rentabilité des fonds propres).

    Prérequis

    Comptabilité générale (principe de la partie double, SYSCOHADA), notions de techniques bancaires et calcul d’intérêts simples.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Organisation de la comptabilité bancaire et plan comptable bancaire révisé de l’UMOA
    2. Leçon 2 — Les opérations de trésorerie et les opérations interbancaires
    3. Leçon 3 — Les opérations avec la clientèle
    4. Leçon 4 — Les états financiers bancaires et les soldes intermédiaires de gestion

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 10 h de cours (CM), 0 h de TD, 0 h de TP et 10 h de travail personnel (TPE) ; 1 crédit. Évaluation : contrôle continu (quiz en ligne, exercices d’écritures, 40 %) et examen terminal écrit (60 %).

    Bibliographie

    • BCEAO, Plan comptable bancaire révisé de l’Union monétaire ouest-africaine et instructions d’application (www.bceao.int).
    • BCEAO / Commission bancaire de l’UMOA, Dispositif prudentiel applicable aux établissements de crédit et aux compagnies financières de l’UMOA.
    • OHADA, Acte uniforme relatif au droit comptable et à l’information financière et SYSCOHADA révisé (2017).
    • Garsuault, Philippe et Priami, Stéphane, La banque : fonctionnement et stratégies, Economica.
    • Commission bancaire de l’UMOA, Rapport annuel (situation du système bancaire de l’Union).
  • Psychosociologie et dynamique des relations

    Ce cours étudie, d’un point de vue psychosociologique, la relation entre un « aidant » et un « aidé » : relation thérapeutique au sens strict (médecin, psychologue, infirmier, tradipraticien) et, plus largement, relation d’aide professionnelle (conseiller RH, assistant social d’entreprise, médecin du travail, manager qui accompagne un collaborateur en difficulté). Il examine les rapports entre pratiques professionnelles et pratiques sociales et culturelles, les représentations sociales du « normal » et du « pathologique », la construction du cadre de la rencontre et de la demande, ainsi que les processus affectifs à l’œuvre entre les personnes. Le gestionnaire des ressources humaines y trouve des repères pour conduire des entretiens d’accompagnement respectueux, connaître les limites de son rôle et orienter vers les professionnels compétents, dans le contexte pluriel du Niger où coexistent médecine moderne, pratiques religieuses et thérapeutiques traditionnelles.

    Objectifs d’apprentissage

    • Définir la relation thérapeutique et la relation d’aide, leurs acteurs, leur cadre et leur objet.
    • Analyser la communication et la dynamique psychoaffective (empathie, transfert, contre-transfert) dans une relation d’aide.
    • Expliquer les notions de relation d’objet et de représentations sociales du normal et du pathologique.
    • Construire un cadre d’entretien et analyser une demande (demande, besoin, commande).
    • Utiliser la lecture systémique d’une situation et prendre en compte les pratiques culturelles de soin.
    • Appliquer ces notions à des situations RH en respectant la déontologie et les limites de son rôle.

    Prérequis

    Baccalauréat ou équivalent ; le cours de psychologie générale du semestre 2 est vivement recommandé.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — La relation thérapeutique : acteurs, cadre, objet et dynamique psychoaffective de la communication
    2. Leçon 2 — Relation d’objet et représentations sociales dans le contexte thérapeutique
    3. Leçon 3 — Construction du cadre et de la demande ; relations intersubjectives et processus intrapsychiques
    4. Leçon 4 — Approche systémique et pratiques culturelles de la thérapie

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 14 h de CM, 6 h de TD, 0 h de TP, 20 h de TPE (dont la préparation de lectures obligatoires) ; 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (40 % : fiches de lecture, analyse de cas en TD, quiz en ligne) et examen terminal écrit (60 %) sous forme d’étude de cas.

    Bibliographie

    • Grossen M., Perret-Clermont A.-N. (dir.), L’espace thérapeutique. Cadres et contextes, Delachaux et Niestlé, 1992.
    • Rogers C., Le développement de la personne, Dunod / InterÉditions.
    • Watzlawick P., Beavin J. H., Jackson D. D., Une logique de la communication, Seuil.
    • Jodelet D. (dir.), Les représentations sociales, PUF.
    • Jollien A., Éloge de la faiblesse, Éditions du Cerf, 1999.
  • Outils de protection systèmes

    Ce cours présente les outils de protection des systèmes d’information utilisés en entreprise : pare-feu de nouvelle génération, proxy, antivirus et EDR, passerelles antispam, ainsi que les dispositifs de sauvegarde professionnelle au service du plan de reprise d’activité. Pour chaque outil, on étudie son principe, ses critères de choix et de dimensionnement, son déploiement et son exploitation, à partir de cas d’organisations nigériennes (écoles, banques, cliniques, PME).

    Objectifs d’apprentissage

    • Associer chaque menace courante à ses outils préventifs et de détection.
    • Définir une politique de filtrage NGFW et dimensionner un équipement.
    • Choisir et configurer un proxy direct ou inverse et une solution antimaliciel.
    • Protéger la messagerie contre le spam et l’hameçonnage (SPF, DKIM, DMARC).
    • Concevoir une stratégie de sauvegarde (supports, RAID, rétention) liée au PRA.

    Prérequis

    Bases des réseaux TCP/IP et des systèmes d’exploitation ; notions du cours « Techniques de cybersécurité ».

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Outils préventifs et pare-feu de nouvelle génération (NGFW)
    2. Leçon 2 — Proxy et antivirus : filtrer le web et combattre la malveillance
    3. Leçon 3 — Antispam et protection contre l’hameçonnage
    4. Leçon 4 — Sauvegarde professionnelle et plan de reprise d’activité

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 13 h de CM, 7 h de TD, 0 h de TP et 20 h de TPE ; 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (TD, quiz, étude de cas de dimensionnement) et examen terminal écrit.

    Bibliographie

    • ANSSI, Guide d’hygiène informatique et Recommandations pour la définition d’une politique de filtrage réseau d’un pare-feu, cyber.gouv.fr.
    • ISO/IEC 27002:2022 — mesures relatives aux logiciels malveillants, à la sauvegarde et au filtrage web.
    • RFC 7208 (SPF), RFC 6376 (DKIM), RFC 7489 (DMARC), IETF.
    • NIST SP 800-34 Rev. 1, Contingency Planning Guide for Federal Information Systems.
    • Documentation officielle de Squid (squid-cache.org) et de Rspamd (rspamd.com).