École Privée d’Ingénierie du Niger — L’école du nouveau monde

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Semestre : Licence 2

  • Gestion technique et économique

    Le cours de Gestion technique et économique (UE1 « Gestion, sécurité et environnement », semestre 3) donne au futur technicien supérieur en génie mécanique les outils pour conduire un projet technique et raisonner en coûts. Dans une entreprise nigérienne — atelier d’usinage de Niamey, service maintenance d’une cimenterie, centrale de la SONICHAR, huilerie de Maradi — le technicien ne se contente pas de réparer ou de fabriquer : il planifie des interventions, chiffre des devis, compare des solutions, justifie un achat de machine devant sa hiérarchie et suit un budget en francs CFA.

    Le cours part de la gestion de projet (organisation, découpage, planification, suivi), passe par l’analyse des coûts (directs, indirects, fixes, variables, seuil de rentabilité) et se termine par les indicateurs de performance économique (VAN, TRI, délai de récupération, TRS). Chaque notion est appliquée à des cas industriels chiffrés.

    Objectifs d’apprentissage

    • Structurer un projet technique : objectifs, organigramme des tâches (WBS), rôles (matrice RACI), budget initial.
    • Construire un réseau PERT, calculer le chemin critique et les marges, tracer un diagramme de Gantt.
    • Suivre l’avancement d’un projet par la méthode de la valeur acquise (écarts, SPI, CPI, estimation à terminaison).
    • Distinguer coûts directs/indirects et fixes/variables, calculer un coût de revient et un seuil de rentabilité.
    • Évaluer la rentabilité d’un investissement (VAN, TRI, délai de récupération) et mesurer la performance d’un équipement (TRS).

    Prérequis

    Notions de base en économie et gestion ; calcul algébrique et pourcentages ; usage d’un tableur.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Fondamentaux de la gestion de projet technique
    2. Leçon 2 — Planification et suivi d’un projet : PERT, Gantt et valeur acquise
    3. Leçon 3 — Analyse des coûts et seuil de rentabilité
    4. Leçon 4 — Indicateurs de performance économique et rentabilité des investissements

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 14 h de cours magistral (CM), 6 h de travaux dirigés (TD), 0 h de TP et 20 h de travail personnel de l’étudiant (TPE) ; 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (exercices de TD, mini-projet de planification et de chiffrage, quiz en ligne) et examen terminal écrit.

    Bibliographie

    • N. Gregory Mankiw, Principles of Economics, Cengage Learning.
    • Harold Kerzner, Project Management: A Systems Approach to Planning, Scheduling, and Controlling, Wiley.
    • Project Management Institute, Guide du corpus des connaissances en management de projet (PMBOK Guide).
    • Charles T. Horngren et al., Contrôle de gestion et gestion budgétaire, Pearson.
    • Pierre Vernimmen, Finance d’entreprise, Dalloz.
  • Téléphonie sur IP (VoIP)

    La téléphonie sur IP transporte la voix sous forme de paquets sur les réseaux de données. Elle équipe aujourd’hui les entreprises (IPBX), les centres d’appels, les opérateurs (cœur IMS, VoLTE) et permet de relier des agences distantes à moindre coût, y compris par VSAT. Ce cours part de la chaîne de numérisation étudiée en téléphonie classique pour expliquer les codecs, le calcul de bande passante, les protocoles SIP et RTP, la mise en service d’un serveur Asterisk et la qualité de service (délai, gigue, pertes, marquage DiffServ). Les 25 heures de TP sont intégrées aux leçons 2 à 4 sous forme de TP guidés sur machines virtuelles Linux, téléphones logiciels et Wireshark.

    Objectifs d’apprentissage

    • Expliquer la chaîne de traitement de la voix sur IP et comparer les principaux codecs.
    • Calculer la bande passante d’un appel et dimensionner un lien pour la voix.
    • Décrire le fonctionnement de SIP, SDP, RTP et RTCP et analyser un appel avec Wireshark.
    • Installer et configurer un IPBX Asterisk (comptes PJSIP, plan de numérotation, messagerie, trunk).
    • Évaluer la qualité d’un appel (délai, gigue, pertes, MOS) et configurer la QoS (VLAN voix, DSCP EF, file prioritaire).
    • Appliquer les bonnes pratiques de sécurité défensive d’un serveur VoIP.

    Prérequis

    Téléphonie classique (RTC/PABX), modèle OSI et TCP/IP, adressage IP, VLAN, bases de Linux en ligne de commande.

    Plan du cours

    1. Principes de la VoIP : codecs, paquétisation et bande passante
    2. Protocoles de la VoIP : SIP, SDP, RTP et RTCP
    3. Mise en place d’un serveur de téléphonie IP (Asterisk)
    4. Qualité de service appliquée à la VoIP

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 15 h de cours magistral (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), 25 h de travaux pratiques (TP) et 10 h de travail personnel de l’étudiant (TPE). L’évaluation combine un contrôle continu (interrogations, comptes rendus de TP, quiz en ligne) et un examen terminal écrit. Les TP (configuration Asterisk, captures Wireshark commentées) représentent une part importante du contrôle continu.

    Bibliographie

    • O. Hersent, J.-P. Petit, D. Gurle, La VoIP : H.323, SIP, MGCP…, Dunod.
    • J. Rosenberg et al., RFC 3261 (SIP) ; H. Schulzrinne et al., RFC 3550 (RTP/RTCP), IETF.
    • L. Madsen, J. Van Meggelen, R. Bryant, Asterisk: The Definitive Guide, 5e éd., O’Reilly, 2019.
    • UIT-T, Recommandations G.114 (temps de transmission), G.107 (modèle E), G.711, G.729.
    • C. Servin, Réseaux et télécoms, Dunod.
  • Téléphonie classique (RTC/PABX)

    Même si la voix migre vers l’IP et le mobile, la téléphonie classique reste le socle conceptuel de toutes les télécommunications : bande vocale de 300-3 400 Hz, codage MIC à 64 kbit/s, trames E1, trafic en Erlang, signalisation SS7. Les PABX équipent encore hôtels, hôpitaux, ministères et banques, et les interconnexions entre opérateurs (Niger Telecoms, Airtel, Moov Africa, Zamani Telecom) reposent toujours sur ces principes. Ce cours décrit l’architecture du RTC, le fonctionnement d’un autocommutateur, son dimensionnement et la signalisation. Les 10 heures de TP sont intégrées sous forme de TP guidés (mesures sur ligne d’abonné, programmation d’un PABX, analyse de signalisation).

    Objectifs d’apprentissage

    • Décrire l’architecture hiérarchique du RTC et le rôle de la boucle locale.
    • Expliquer les caractéristiques électriques d’une ligne d’abonné analogique et calculer un courant de boucle.
    • Expliquer la numérisation MIC (échantillonnage, quantification, loi A) et la structure d’une trame E1.
    • Décrire l’architecture et les fonctions d’un PABX et le dimensionner avec la loi d’Erlang B.
    • Distinguer signalisation d’abonné (décimale, DTMF), CAS (R2) et CCS (SS7, RNIS).

    Prérequis

    Principes des télécommunications (signal, bande passante, décibel), notions d’électricité (loi d’Ohm) et de numération binaire.

    Plan du cours

    1. Architecture du Réseau Téléphonique Commuté (RTC) et ligne d’abonné
    2. Numérisation de la voix, multiplexage MIC et commutation numérique
    3. Autocommutateur privé (PABX) : architecture, fonctions et dimensionnement
    4. Signalisation téléphonique : abonné, CAS, SS7 et RNIS

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de cours magistral (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), 10 h de travaux pratiques (TP) et 20 h de travail personnel de l’étudiant (TPE). L’évaluation combine un contrôle continu (interrogations, comptes rendus de TP, quiz en ligne) et un examen terminal écrit.

    Bibliographie

    • C. Servin, Télécoms — De la transmission à l’architecture de réseaux, Dunod.
    • C. Servin, Réseaux et télécoms, 4e éd., Dunod, 2013.
    • P. Lecoy, Technologie des télécoms, Hermès-Lavoisier.
    • R. L. Freeman, Telecommunication System Engineering, 4e éd., Wiley, 2004.
    • UIT-T, Recommandations G.711 (MIC), G.704 (structure des trames), Q.23 (DTMF), E.164 (numérotation), série Q.700 (SS7).
  • Routage IP

    Le routage est la fonction de la couche 3 qui permet à un paquet IP de traverser plusieurs réseaux, de la PME au réseau national d’un opérateur. Ce cours explique comment un routeur prend ses décisions (table de routage, correspondance la plus longue, distance administrative, métrique), comment on écrit des routes statiques et comment les protocoles dynamiques RIP et OSPF construisent automatiquement les tables. Les cas pratiques portent sur des réseaux d’entreprise interconnectant Niamey, Dosso, Maradi, Tahoua ou Agadez par fibre, faisceau hertzien ou VSAT. Les 25 heures de TP (Cisco IOS réel, Packet Tracer ou GNS3) sont intégrées sous forme de TP guidés dans les leçons 2 à 4.

    Objectifs d’apprentissage

    • Décrire le processus d’acheminement d’un paquet IP et lire une table de routage.
    • Appliquer la règle de la correspondance la plus longue, la distance administrative et la métrique.
    • Concevoir un plan d’adressage VLSM et agréger des routes.
    • Configurer des routes statiques, par défaut et flottantes.
    • Expliquer et configurer RIPv2 et OSPFv2 monozone ; calculer des coûts OSPF.
    • Vérifier et dépanner le routage avec les commandes show, ping et traceroute.

    Prérequis

    Modèle OSI et TCP/IP, adressage IPv4 et découpage en sous-réseaux (binaire, masques, préfixes), notions de commutation.

    Plan du cours

    1. Principes du routage IP et table de routage
    2. Routage statique, VLSM et agrégation de routes
    3. Routage dynamique : RIP et OSPF
    4. Configuration et dépannage de routeurs

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 15 h de cours magistral (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), 25 h de travaux pratiques (TP) et 10 h de travail personnel de l’étudiant (TPE). L’évaluation combine un contrôle continu (interrogations, comptes rendus de TP, quiz en ligne) et un examen terminal écrit. Un TP noté de configuration sur maquette complète le contrôle continu.

    Bibliographie

    • A. Tanenbaum, D. Wetherall, Réseaux, 5e éd., Pearson, 2011.
    • W. Odom, CCNA 200-301 Official Cert Guide, vol. 1 et 2, Cisco Press, 2019.
    • J. Doyle, J. Carroll, Routing TCP/IP, vol. 1, 2e éd., Cisco Press.
    • J. Moy, OSPF: Anatomy of an Internet Routing Protocol, Addison-Wesley ; RFC 2328 (OSPFv2) et RFC 2453 (RIPv2), IETF.
    • G. Pujolle, Les réseaux, Eyrolles.
  • Commutation et VLAN

    Ce cours traite de la couche 2 des réseaux locaux d’entreprise : comment un commutateur Ethernet apprend les adresses, achemine les trames et isole les domaines de collision, puis comment on segmente logiquement un réseau avec les VLAN et comment on protège une topologie redondante contre les boucles avec le protocole Spanning Tree. Les exemples s’appuient sur des cas réalistes au Niger : réseau d’une mairie de Niamey, campus d’une école, agence bancaire ou opérateur de Mobile Money. Le cours est fortement orienté pratique : les 25 heures de TP se déroulent sur commutateurs Cisco (ou sous Cisco Packet Tracer / GNS3) avec des TP guidés intégrés aux leçons 3 et 4.

    Objectifs d’apprentissage

    • Expliquer le fonctionnement d’un commutateur Ethernet (apprentissage MAC, filtrage, inondation, modes de commutation).
    • Distinguer domaines de collision et domaines de diffusion et justifier la segmentation d’un LAN.
    • Concevoir un plan de VLAN et d’adressage IP associé pour une organisation.
    • Configurer VLAN, ports d’accès, trunks 802.1Q et routage inter-VLAN sur équipements Cisco.
    • Expliquer l’élection STP (pont racine, ports racine, ports désignés) et configurer RSTP/PVST+.
    • Appliquer les bonnes pratiques défensives de couche 2 (PortFast, BPDU Guard, port-security, VLAN natif inutilisé).

    Prérequis

    Modèle OSI et TCP/IP, adressage IPv4 et découpage en sous-réseaux, notions de base sur Ethernet et le câblage (TIA/EIA-568).

    Plan du cours

    1. Principes de la commutation Ethernet
    2. Réseaux virtuels (VLAN) et norme IEEE 802.1Q
    3. Configuration des VLAN, trunks et routage inter-VLAN
    4. Protocole Spanning Tree (STP, RSTP) et sécurisation de la couche 2

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 15 h de cours magistral (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), 25 h de travaux pratiques (TP) et 10 h de travail personnel de l’étudiant (TPE). L’évaluation combine un contrôle continu (interrogations, comptes rendus de TP, quiz en ligne) et un examen terminal écrit. Les comptes rendus de TP (configurations et captures de commandes show) comptent pour une part importante du contrôle continu.

    Bibliographie

    • W. Odom, CCNA 200-301 Official Cert Guide, vol. 1, Cisco Press, 2019.
    • T. Limoncelli, C. Hogan, S. Chalup, The Practice of System and Network Administration, Addison-Wesley.
    • A. Tanenbaum, D. Wetherall, Réseaux, 5e éd., Pearson, 2011.
    • IEEE Std 802.1Q — Bridges and Bridged Networks (VLAN, MSTP), IEEE.
    • C. Servin, Réseaux et télécoms, Dunod.
  • Sociologie urbaine 1

    La sociologie urbaine étudie la ville comme fait social : la manière dont les groupes sociaux produisent, occupent, s’approprient et se disputent l’espace urbain, et la manière dont cet espace influence en retour leurs relations. Pour l’architecte et l’urbaniste, elle est indispensable : un projet de logement, de marché ou d’espace public transforme la vie de populations réelles, avec leurs pratiques, leurs ressources et leurs inégalités. Ce cours (UE6 « Outils de base », S4) présente les concepts et théories classiques, les transformations des villes contemporaines, en particulier des villes sahéliennes et de Niamey, puis les méthodes d’enquête qui permettent d’étudier un quartier et d’évaluer l’impact d’un projet.

    Objectifs d’apprentissage

    • Définir les concepts clés : urbanisation, espace public, ségrégation, gentrification, droit à la ville.
    • Présenter les grandes théories sociologiques de la ville (École de Chicago, structuration, marxisme urbain) et les dynamiques de pouvoir et d’inégalité.
    • Analyser les transformations urbaines liées aux migrations, à la mondialisation, à la métropolisation et aux politiques de logement.
    • Étudier des quartiers en mutation et l’impact des grands projets urbains sur les populations locales.
    • Concevoir et conduire une enquête sociologique simple sur un quartier et en restituer les résultats.

    Prérequis

    Introduction à la sociologie ou aux sciences sociales ; notions d’urbanisme et de statistique descriptive (pourcentages, moyennes).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Concepts fondamentaux, histoire de la ville et urbanisation
    2. Leçon 2 — Théories sociologiques de la ville, pouvoir et inégalités
    3. Leçon 3 — Transformations urbaines : migrations, métropolisation et politiques de logement
    4. Leçon 4 — Études de cas et enquête sociologique de quartier

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 0 h de TD, 0 h de TP et 20 h de TPE ; 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (dossier d’enquête de quartier réalisé en groupe pendant le TPE, rapport et exposé ; 40 %) et examen terminal écrit (questions de cours et étude de cas ; 60 %).

    Bibliographie

    • Henri Lefebvre, Le droit à la ville, Anthropos.
    • Manuel Castells, La question urbaine, Maspero.
    • François Ascher, Métapolis ou l’avenir des villes, Odile Jacob.
    • Yves Grafmeyer et Jean-Yves Authier, Sociologie urbaine, Armand Colin, coll. 128.
    • Catherine Coquery-Vidrovitch, Histoire des villes d’Afrique noire, des origines à la colonisation, Albin Michel.
  • Rédaction des rapports

    L’architecte et le technicien du bâtiment écrivent autant qu’ils dessinent : compte rendu de réunion de chantier, rapport de visite, diagnostic d’un bâtiment, notice descriptive, rapport de stage, mémoire de fin d’études. Un rapport mal structuré ou ambigu fait perdre du temps, provoque des litiges avec les entreprises et affaiblit un projet devant un maître d’ouvrage. Ce cours, rattaché à l’UE6 « Outils de base », apprend à produire des rapports professionnels clairs, structurés et adaptés à leur destinataire, dans les contextes de l’architecture et de l’urbanisme au Niger : mairie de Niamey, ministère en charge de l’urbanisme, bureau de contrôle, entreprise, ONG, client privé.

    Objectifs d’apprentissage

    • Maîtriser les techniques de rédaction : plan, paragraphes, transitions, clarté, concision, précision.
    • Structurer l’information selon le type de rapport (technique, de projet, de recherche, mémoire, synthèse).
    • Adapter le style et le ton au destinataire.
    • Utiliser efficacement le traitement de texte (styles, table des matières, légendes, références croisées).
    • Intégrer tableaux, graphiques, plans et photos pour renforcer la clarté.
    • Réviser un rapport, le sien et celui des autres, à l’aide d’une grille.

    Prérequis

    Connaissances de base en communication écrite (cours de Technique d’expression écrite et orale), usage courant d’un ordinateur.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Principes de base de la rédaction : structure, clarté, concision, précision
    2. Leçon 2 — Types de rapports : technique, de projet, de recherche, mémoire et synthèse
    3. Leçon 3 — Outils de rédaction et communication visuelle
    4. Leçon 4 — Projets pratiques : rédiger, présenter et réviser un rapport

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de cours magistral (CM), 0 h de TD, 0 h de TP et 20 h de travail personnel (TPE), 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (rapport de visite ou de projet rédigé en TPE, puis révisé après relecture collective, 40 %) et examen terminal écrit (rédaction d’une synthèse ou d’un rapport court à partir d’un dossier, 60 %).

    Bibliographie

    • Michel Beaud, L’art de la thèse, La Découverte (éditions successives).
    • Edward R. Tufte, The Visual Display of Quantitative Information, Graphics Press, 2001.
  • Anthropologie de l’habitat 2

    Ce cours d’Anthropologie de l’habitat, rattaché à l’UE6 « Outils de base », est le prolongement appliqué du cours homonyme de l’UE3 (AHA2432). Le premier cours pose les concepts (culture, espace, territoire), les grandes comparaisons entre habitats traditionnels et modernes et le rôle social de l’habitat. Celui-ci fait de l’anthropologie un outil de travail de l’architecte : comment enquêter sur un habitat réel, comment lire une concession de Niamey ou une maison de la vieille ville d’Agadez, comment transformer des observations en programme, puis comment vérifier, après livraison, qu’un bâtiment répond aux usages. Chaque leçon s’appuie sur des études de cas nigériennes et se termine par des exercices corrigés qui préparent au travail de terrain demandé en TPE.

    Objectifs d’apprentissage

    • Mettre en œuvre les outils d’enquête de terrain (observation, relevé habité, entretien, chronotopie) sur un habitat réel.
    • Analyser une concession familiale nigérienne et en expliquer les transformations (densification, location, verticalisation).
    • Comprendre les logiques des habitats mobiles et des processus de sédentarisation, et leur traduction architecturale.
    • Intégrer les enjeux du patrimoine habité (Agadez, Zinder) dans une démarche de réhabilitation.
    • Conduire une démarche de programmation participative et une évaluation post-occupation simple.

    Prérequis

    Cours AHA2432 (concepts de base de l’anthropologie de l’habitat), notions de dessin d’architecture et de relevé, pratique de la rédaction de comptes rendus.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Du terrain au projet : outils d’enquête anthropologique pour l’architecte
    2. Leçon 2 — Étude de cas : la concession familiale et ses mutations à Niamey et Zinder
    3. Leçon 3 — Étude de cas : habitats nomades, sédentarisation et patrimoine habité d’Agadez
    4. Leçon 4 — Programmer et évaluer avec les habitants : de la programmation participative à l’évaluation post-occupation

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de cours magistral (CM), 0 h de TD, 0 h de TP et 20 h de travail personnel de l’étudiant (TPE), 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (dossier d’enquête de terrain sur une concession ou un îlot, avec relevé habité et fiche d’analyse, 40 %) et examen terminal écrit (étude de cas, 60 %).

    Bibliographie

    • Amos Rapoport, Pour une anthropologie de la maison, Dunod, 1972.
    • Pierre Bourdieu, Le sens pratique, Éditions de Minuit, 1980 (dont l’étude de la maison kabyle).
    • Paul Oliver, Dwellings: The Vernacular House Worldwide, Phaidon, 2003.
    • Jean-Paul Bourdier et Trinh T. Minh-ha, Drawn from African Dwellings, Indiana University Press, 1996.
    • Jean-Pierre Olivier de Sardan, La rigueur du qualitatif, Academia-Bruylant, 2008.
  • Projet d’architecture IV

    Le Projet d’architecture IV (UE5 « Recherche et conception », S4) est l’atelier de synthèse de la deuxième année. L’étudiant y conduit un projet complexe, sur un programme détaillé et un site réel, depuis l’analyse du programme jusqu’à la présentation finale devant un jury de professionnels. Il mobilise l’ensemble des acquis : conception, dessin et DAO, structure, matériaux, bioclimatique, réglementation. Le programme support proposé dans ce cours est une médiathèque de quartier en R+1 à Niamey ; l’enseignant peut lui substituer un programme équivalent (centre de santé, maison des jeunes, lycée). Les cours magistraux fixent la méthode et les exigences ; les TP sont des séances d’atelier encadrées où chaque étape est vérifiée.

    Objectifs d’apprentissage

    • Analyser un programme détaillé et un site, et vérifier la faisabilité d’un projet (surfaces, règles d’urbanisme indicatives, budget).
    • Développer un projet cohérent en plans, coupes et élévations, en intégrant structure, circulations verticales et réseaux.
    • Prédimensionner les éléments structurels principaux et justifier le choix des matériaux et des techniques de construction.
    • Appliquer les normes de dessin, d’accessibilité et de sécurité incendie (à titre indicatif).
    • Produire maquettes, visualisations 3D et planches de rendu, puis présenter et défendre le projet devant un jury.

    Prérequis

    Projets d’architecture I, II et III ; dessin technique et DAO (AutoCAD, SketchUp ou ArchiCAD/Revit) ; bases de résistance des matériaux et de construction.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Lancement du projet : programme, contexte et faisabilité
    2. Leçon 2 — Développement du projet : plans, coupes, élévations et intégration technique
    3. Leçon 3 — Approfondissement technique : prédimensionnement et choix constructifs
    4. Leçon 4 — Présentation du projet : maquettes, 3D, planches et jury

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 10 h de CM, 0 h de TD, 30 h de TP (atelier) et 20 h de TPE ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (rendus d’étapes : faisabilité, esquisse, APS, dossier technique ; 40 %) et examen terminal sous forme de jury final (planches, maquette, oral de 15 minutes et questions ; 60 %).

    Bibliographie

    • Ernst Neufert, Les éléments des projets de construction, Dunod.
    • Francis D. K. Ching, Construction illustrée, Eyrolles.
    • Rem Koolhaas et Bruce Mau, S, M, L, XL, Monacelli Press.
    • Jean-Pierre Mougin, Béton armé aux états limites BAEL 91 modifié 99, Eyrolles.
    • Tadao Ando, Tadao Ando : Complete Works, Taschen.
  • Approche de la conception

    Ce cours de l’UE5 « Recherche et conception » (S4) donne à l’étudiant une méthode pour passer d’une commande à un projet cohérent. Il montre que la conception architecturale n’est ni une inspiration soudaine ni une simple application de règles, mais un processus itératif qui articule forme, fonction, technique et contexte. Les exemples sont pris au Niger et au Sahel : écoles, logements, équipements de quartier, architecture de terre d’Agadez et de Zinder, bioclimatique en climat chaud et sec. Le cours alterne apports théoriques et ateliers (TP) où chaque étudiant conduit un petit projet de l’analyse du site jusqu’à la présentation critiquée devant ses pairs.

    Objectifs d’apprentissage

    • Expliquer les principes de base de la conception (forme, fonction, esthétique, structure, contexte) et les phases du processus de projet.
    • Conduire une recherche préalable : analyse de site, du climat, des usagers, du programme et des contraintes.
    • Traduire une analyse en concept architectural clair, exprimé par des schémas, des croquis et une maquette d’étude.
    • Intégrer dès l’esquisse les aspects techniques (trame, structure, matériaux, confort) et fonctionnels (surfaces, relations, circulations).
    • Analyser de façon critique des projets de référence et présenter, défendre et évaluer un projet.

    Prérequis

    Introduction à la conception architecturale, dessin d’architecture et notions de base en design (composition, proportions, représentation).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Fondements de la conception architecturale et processus de projet
    2. Leçon 2 — Recherche et analyse préalables : contexte, besoins, contraintes
    3. Leçon 3 — Du concept au parti architectural : représentation et intégration technique
    4. Leçon 4 — Études de cas, projet de conception, critique et évaluation

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 10 h de CM, 0 h de TD, 20 h de TP (ateliers de conception) et 10 h de TPE ; 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (rendus intermédiaires d’atelier, carnet de recherche, participation aux critiques, 40 %) et examen terminal (présentation finale du projet devant un jury et épreuve écrite courte d’analyse, 60 %).

    Bibliographie

    • Christian Norberg-Schulz, Genius Loci : paysage, ambiance, architecture, Mardaga.
    • Peter Zumthor, Penser l’architecture, Birkhäuser.
    • Francis D. K. Ching, Architecture : forme, espace et organisation, Eyrolles.
    • Bryan Lawson, How Designers Think, Architectural Press.
    • Hassan Fathy, Construire avec le peuple, Sindbad / Actes Sud.