École Privée d’Ingénierie du Niger — L’école du nouveau monde

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Semestre : Licence 2

  • Mécanique des Sols 2 & Fondations

    Ce cours de semestre 4 prolonge la Mécanique des Sols 1 et conduit l’étudiant jusqu’au choix et au dimensionnement géotechnique des fondations. Il aborde les deux grandes questions que se pose l’ingénieur face à un projet : le sol va-t-il rompre (résistance au cisaillement, capacité portante, poussée sur les soutènements) et de combien va-t-il tasser (compressibilité, consolidation) ? Les applications sont tirées de projets courants au Niger : bâtiments R+1 à R+3 à Niamey, murs de soutènement de rampes, château d’eau, ouvrages sur les argiles des bas-fonds et sur les alluvions du fleuve, où les pieux sont parfois nécessaires.

    Objectifs d’apprentissage

    • Exploiter un essai œdométrique (Cc, Cs, σ’p, Eoed, cv) et calculer un tassement de consolidation et sa durée.
    • Déterminer les paramètres de cisaillement (c’, φ’) à partir d’essais de laboratoire et appliquer le critère de Mohr-Coulomb.
    • Calculer les poussées et butées des terres par la méthode de Rankine.
    • Calculer la capacité portante d’une fondation superficielle et dimensionner une semelle.
    • Estimer la charge admissible d’un pieu isolé et d’un groupe de pieux.
    • Choisir un type de fondation adapté au sol et à l’ouvrage, en exploitant un rapport géotechnique.

    Prérequis

    Mécanique des Sols 1 (paramètres d’état, classification, contraintes effectives, diffusion des charges), résistance des matériaux (contraintes, cercle de Mohr), notions de béton armé.

    Plan du cours

    1. Compressibilité, consolidation et calcul des tassements
    2. Résistance au cisaillement et poussée-butée des terres
    3. Fondations superficielles : capacité portante et dimensionnement
    4. Fondations profondes : pieux isolés et groupes de pieux

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 22 h de CM, 8 h de TD, 10 h de TP (œdomètre, boîte de cisaillement, exploitation d’essais in situ) et 40 h de travail personnel ; 4 crédits (UE1, semestre 4). Évaluation indicative : contrôle continu 40 % (TD, comptes rendus de TP, mini-projet de dimensionnement d’une fondation à partir d’un rapport de sol réel) et examen final écrit 60 %.

    Bibliographie

    • J. Costet et G. Sanglerat, Cours pratique de mécanique des sols, tomes 1 et 2, Dunod.
    • G. Philipponnat et B. Hubert, Fondations et ouvrages en terre, Eyrolles.
    • R. D. Holtz et W. D. Kovacs, Introduction à la géotechnique, Presses internationales Polytechnique.
    • J.-P. Magnan, cours de mécanique des sols et fondations, Techniques de l’Ingénieur (série Construction).
    • NF EN 1997-1 (Eurocode 7) : Calcul géotechnique — Partie 1 : règles générales.
  • Métré & Étude des Prix

    Le cours Métré & Étude des Prix (MEP4301, semestre 4, UE3, 4 crédits) forme l’étudiant à quantifier les ouvrages d’un bâtiment ou d’un petit ouvrage de génie civil à partir des plans, puis à transformer ces quantités en prix de vente justifiés et en devis. Ce sont des compétences directement mobilisées par les conducteurs de travaux, les techniciens des bureaux d’études et des entreprises, ainsi que par les agents des maîtrises d’ouvrage publiques au Niger lors de la préparation et de l’analyse des marchés. Tous les exemples sont chiffrés en FCFA sur des cas du contexte nigérien : bâtiment R+1, mur de clôture, fosse septique, salles de classe.

    Objectifs d’apprentissage

    • Lire un dossier de plans et organiser un avant-métré traçable par lots.
    • Calculer les quantités de terrassement, de béton, de coffrage, d’acier et de maçonnerie.
    • Convertir des volumes en besoins de matériaux (ciment, sable, gravier, blocs).
    • Établir le sous-détail d’un prix unitaire et le coefficient de vente K.
    • Rédiger un devis quantitatif et estimatif (DQE) complet avec TVA et contrôler une offre.

    Prérequis

    Lecture de plans et dessin technique, technologie de construction et matériaux (bétons, maçonneries), notions de béton armé (rôle des armatures), maîtrise du tableur.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Principes du métré et avant-métré des terrassements
    2. Leçon 2 — Quantitatifs du gros œuvre : béton, coffrage, acier, maçonnerie
    3. Leçon 3 — Sous-détail des prix et coefficient de vente
    4. Leçon 4 — Devis quantitatif et estimatif (DQE) et analyse des offres

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 18 h de CM, 8 h de TD, 14 h de TP (métré et DQE sur tableur à partir d’un dossier de plans réel) et 40 h de travail personnel. Évaluation : contrôle continu (TD, dossier de TP : avant-métré et DQE d’un petit bâtiment) et examen final écrit comportant des exercices chiffrés. Le quiz en ligne permet l’auto-évaluation.

    Bibliographie

    • J.-P. Gousset, Le métré — Tous corps d’état du bâtiment, Eyrolles.
    • Y. Widloecher, D. Cusant, Manuel d’étude de prix — Entreprises du BTP, Eyrolles.
    • Documents techniques unifiés (NF DTU 20.1 Maçonnerie de petits éléments ; NF DTU 21 Exécution des ouvrages en béton), AFNOR.
    • Code des marchés publics et des délégations de service public du Niger et dossiers types d’appel d’offres (ARMP).
  • Langue Vivante & Comm. Prof.

    Le cours de Langue Vivante & Communication Professionnelle du S4 (UE5, 2 crédits) prépare l’étudiant aux situations de communication qu’il vivra comme assistant conducteur de travaux, technicien de bureau d’études ou chargé d’affaires : échanger des courriers formels avec un maître d’œuvre ou un fournisseur, participer à une réunion de chantier et en rédiger le compte rendu, demander et négocier des prix, présenter oralement l’état d’avancement d’un projet.

    Il prolonge le S1 (e-mail simple, téléphone) et les cours d’anglais technique du S2-S3 (vocabulaire du chantier, rapport journalier) en travaillant sur la fonction du message : convaincre, réclamer, négocier, rendre compte, décider. Les cas s’inspirent de marchés réels au Niger (bâtiments scolaires, adduction d’eau, routes), souvent conduits en anglais avec des partenaires internationaux. Les documents contractuels spécialisés (spécifications, method statements, RFI, FIDIC) sont réservés à l’Anglais Technique Avancé du S5.

    Objectifs d’apprentissage

    • Rédiger des e-mails et lettres formels de chantier (demande, confirmation, réclamation, réponse) au ton adapté.
    • Participer activement à une réunion de chantier en anglais et en rédiger le compte rendu avec un plan d’actions.
    • Demander, comparer et négocier une offre de prix ; comprendre un devis et un bon de commande.
    • Préparer et présenter oralement un projet ou un état d’avancement, en décrivant graphiques et plannings.
    • Gérer les situations délicates (désaccord, questions difficiles, différences culturelles) avec courtoisie.

    Prérequis

    LVI1501 (S1), ANG2501 (S2), ANG3501 et Techniques d’expression (S3) : formules d’e-mail, vocabulaire du chantier, prétérit / present perfect.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — La correspondance professionnelle du BTP : demandes, confirmations et réclamations (Formal correspondence)
    2. Leçon 2 — La réunion de chantier et son compte rendu (Site meetings and minutes)
    3. Leçon 3 — Relations fournisseurs : demande de prix, devis et négociation (Quotations and negotiation)
    4. Leçon 4 — Présenter un projet à l’oral (Presenting a project)

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 14 h CM, 8 h TD, 18 h TPE. Évaluation proposée : contrôle continu 40 % (simulation de réunion de chantier avec compte rendu, jeu de rôle de négociation, e-mails corrigés, quiz) et examen final 60 % : épreuve écrite (lettre de réclamation ou réponse, compte rendu) et présentation orale de 7 minutes d’un projet suivie de questions.

    Bibliographie

    • Emmerson, P. — Email English, Macmillan.
    • Sweeney, S. — Communicating in Business, Cambridge University Press.
    • Powell, M. — Presenting in English, Heinle / Cengage.
    • Frendo, E. — English for Construction, niveau 2, Pearson Longman.
    • Fisher, R., Ury, W. & Patton, B. — Getting to Yes: Negotiating Agreement Without Giving In, Penguin.
  • Hydrologie & Hydraulique Souterraine

    Ce cours donne au technicien supérieur en génie civil les outils pour estimer les ressources et les débits d’eau dont dépendent ses ouvrages. La première partie traite de l’hydrologie de surface : cycle de l’eau, caractérisation d’un bassin versant, analyse des pluies et calcul des débits de crue servant au dimensionnement des ouvrages de franchissement (buses, dalots, radiers) et de drainage. En zone sahélienne, les pluies sont concentrées sur trois à quatre mois, très intenses et de courte durée ; elles tombent sur des sols souvent encroûtés qui ruissellent fortement, générant des crues brutales dans les koris. La seconde partie aborde l’hydraulique souterraine : aquifères, loi de Darcy, hydraulique des puits et forages, interprétation d’un essai de pompage et protection des captages. Au Niger, l’essentiel de l’eau potable provient des nappes (socle, Continental Terminal, Continental Intercalaire), ce qui rend ces notions indispensables.

    Objectifs d’apprentissage

    • Décrire le cycle hydrologique et établir un bilan hydrologique simple.
    • Déterminer les caractéristiques physiques d’un bassin versant (forme, pente, temps de concentration).
    • Traiter des données pluviométriques : pluie moyenne, analyse fréquentielle (loi de Gumbel), courbes IDF.
    • Calculer un débit de projet et choisir une période de retour en fonction du risque accepté.
    • Appliquer la loi de Darcy et les formules de Thiem, Dupuit et Jacob aux forages.

    Prérequis

    Mécanique des fluides et hydraulique (S2), Hydraulique appliquée (S3), statistiques élémentaires (moyenne, écart-type), logarithmes, lecture de cartes topographiques.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Cycle hydrologique et caractéristiques du bassin versant
    2. Leçon 2 — Pluviométrie : mesure, pluie moyenne, analyse fréquentielle et courbes IDF
    3. Leçon 3 — Crues et débits de projet des ouvrages
    4. Leçon 4 — Hydraulique souterraine : aquifères, loi de Darcy et hydraulique des forages

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 16 h de cours magistral, 8 h de travaux dirigés, 6 h de travaux pratiques (délimitation d’un bassin versant sur carte ou SIG, ajustement de Gumbel sur tableur, interprétation d’un essai de pompage réel) et 30 h de travail personnel ; 3 crédits (UE1, semestre 4). Évaluation indicative : contrôle continu 40 % (quiz, TD, rapport de TP) et examen final écrit 60 %.

    Bibliographie

    • Réméniéras G., L’hydrologie de l’ingénieur, Eyrolles.
    • Musy A., Higy C., Hydrologie : une science de la nature, Presses Polytechniques et Universitaires Romandes.
    • Rodier J. A., Auvray C., Estimation des débits de crues décennales pour les bassins versants de superficie inférieure à 200 km² en Afrique occidentale, ORSTOM-CIEH, 1965.
    • Puech C., Chabi-Gonni D., Méthode de calcul des débits de crue décennale pour les petits et moyens bassins versants en Afrique de l’Ouest et Centrale, CIEH, 1984.
    • Castany G., Principes et méthodes de l’hydrogéologie, Dunod.
  • Gestion de Projets BTP

    Le cours Gestion de Projets BTP (GPR4501, semestre 4, UE5, 3 crédits) donne à l’étudiant les méthodes et les outils pour préparer, planifier, suivre et clôturer un projet de construction : décomposition du projet, estimation des durées, planning et chemin critique, ressources et budget, suivi par la valeur acquise, management des risques, pilotage du chantier et réception des ouvrages. Les cas traités sont ceux du quotidien d’un conducteur de travaux ou d’un contrôleur au Niger : bloc de salles de classe, dalot sur kori, piste rurale, système d’adduction d’eau villageoise, avec leurs contraintes (saison des pluies, chaleur, approvisionnements).

    Objectifs d’apprentissage

    • Structurer un projet par un organigramme des tâches et une matrice RACI.
    • Estimer les durées et construire un réseau MPM/PERT ; calculer marges et chemin critique.
    • Établir un histogramme de charge, une courbe en S et suivre un projet par la valeur acquise.
    • Tenir un registre des risques et choisir des réponses adaptées.
    • Organiser le pilotage du chantier (réunions, comptes rendus, ordres de service) et conduire la réception.

    Prérequis

    Technologie de construction et procédés généraux de chantier, Métré & Étude des prix (en parallèle), utilisation d’un tableur ; notions de statistiques (moyenne, écart-type, loi normale).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Fondamentaux du management de projet BTP et organigramme des tâches
    2. Leçon 2 — Planification : Gantt, réseau MPM/PERT et chemin critique
    3. Leçon 3 — Ressources, budget et suivi par la valeur acquise
    4. Leçon 4 — Risques, pilotage du chantier et clôture du projet

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 14 h de CM, 8 h de TD, 8 h de TP (planification sur logiciel de gestion de projet — MS Project, GanttProject ou ProjectLibre — et suivi sur tableur) et 30 h de travail personnel. Évaluation : contrôle continu (TD et dossier de TP : planning et budget d’un petit projet) et examen final écrit (exercices de planification et cas pratiques). Le quiz en ligne sert d’auto-évaluation.

    Bibliographie

    • Project Management Institute, Guide du corpus des connaissances en management de projet (Guide PMBOK), PMI.
    • V. Giard, Gestion de projets, Economica.
    • ISO 21500, Management de projet, de programme et de portefeuille — Contexte et concepts.
    • FIDIC, Conditions of Contract for Construction (« Red Book »), 2e éd. 2017 — programme, réception.
    • Code des marchés publics et des délégations de service public du Niger ; cahiers des clauses administratives générales applicables aux marchés de travaux.
  • Planification & Gestion de Chantiers

    Le cours Planification & Gestion de Chantiers (GCH4302, semestre 4, UE3, 3 crédits) apprend à l’étudiant à construire, analyser et suivre le planning d’un chantier de bâtiment ou de travaux publics. Dans les marchés publics nigériens comme dans les projets financés par les bailleurs, l’entreprise doit remettre un planning d’exécution pendant la période de préparation, puis le mettre à jour et justifier tout retard. Savoir calculer une durée à partir d’un rendement, bâtir un diagramme de Gantt, identifier le chemin critique par la méthode PERT ou des potentiels, et organiser les cadences d’un chantier linéaire (route en latérite, réseau d’adduction d’eau) sont des compétences directement utilisées par le conducteur de travaux, le technicien de bureau des méthodes et le contrôleur de la mission de surveillance.

    Le cours insiste sur les calculs (dates au plus tôt et au plus tard, marges, lissage des effectifs, cadences) à partir d’exemples tirés de chantiers à Niamey, Dosso et Tahoua, et tient compte des contraintes locales : saison des pluies, chaleur, délais d’approvisionnement en ciment et en acier.

    Objectifs d’apprentissage

    • Décomposer un projet en tâches (WBS) et estimer leur durée à partir des quantités et des rendements.
    • Établir un diagramme de Gantt et l’histogramme des effectifs associé ; lisser les ressources.
    • Construire un réseau PERT ou MPM, calculer les dates au plus tôt/au plus tard, les marges totales et libres et le chemin critique.
    • Évaluer une durée probabiliste par la méthode PERT à trois estimations.
    • Calculer des cadences et organiser un planning chemin de fer pour les travaux linéaires.
    • Suivre l’avancement, recaler le planning et proposer des mesures de rattrapage.

    Prérequis

    Organisation & Gestion des Chantiers (S3), métré, technologie du bâtiment et des routes, calcul élémentaire.

    Plan du cours

    1. Décomposition du projet, quantités, rendements et estimation des durées
    2. Le planning à barres (Gantt) et la gestion des ressources
    3. Réseaux PERT et méthode des potentiels : dates, marges et chemin critique
    4. Cadences, planning chemin de fer et suivi du planning

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 16 h de CM, 8 h de TD, 8 h de TP (réalisation d’un planning sur tableur ou logiciel de planification type MS Project / GanttProject) et 28 h de travail personnel. Évaluation : contrôle continu (quiz, TD, mini-projet de planning d’un bâtiment R+1) pour 40 % et examen écrit (calcul d’un réseau et d’un planning) pour 60 %.

    Bibliographie

    • J. Armand, Organisation de chantier, Eyrolles.
    • R. Lambert, Planification et ordonnancement des projets (méthodes PERT et potentiels), ouvrages d’enseignement technique.
    • H. Kerzner, Project Management: A Systems Approach to Planning, Scheduling and Controlling, Wiley.
    • Project Management Institute, Guide du corpus des connaissances en management de projet (PMBOK).
    • J.-P. Gousset, Le métré, le devis et l’étude de prix, Eyrolles.
  • Béton Précontraint

    Le cours Béton Précontraint (BPC4201, semestre 4, UE2, 3 crédits) présente le principe, les technologies et le calcul des éléments en béton précontraint. La précontrainte consiste à comprimer le béton, au moyen d’armatures actives tendues, avant l’application des charges, afin qu’il ne soit pas (ou peu) tendu en service. Elle permet de franchir de plus grandes portées avec des sections plus minces : poutres de ponts (ouvrages sur le fleuve Niger, sur les koris et les routes nationales), dalles de grandes portées, poutrelles et prédalles préfabriquées, réservoirs. Le cours suit les Règles BPEL 91 modifiées 99, cohérentes avec le BAEL 91 et encore utilisées dans de nombreux dossiers d’ouvrages d’art en Afrique de l’Ouest, et signale systématiquement les équivalences de l’Eurocode 2 (section 5.10 et chapitres 6 et 7).

    Objectifs d’apprentissage

    • Expliquer le principe de la précontrainte et distinguer pré-tension et post-tension.
    • Connaître les matériaux (béton, torons T15S, ancrages, gaines) et les tensions initiales réglementaires.
    • Calculer les pertes de précontrainte instantanées et différées.
    • Calculer les contraintes normales dans une section précontrainte et dimensionner la force et l’excentricité de précontrainte (sections sous-critique et surcritique).
    • Vérifier une poutre précontrainte à l’ELU de flexion et à l’effort tranchant.
    • Faire le lien entre BPEL 91 et Eurocode 2.

    Prérequis

    Résistance des matériaux (contraintes de flexion composée, caractéristiques géométriques des sections), Béton Armé 1 et 2 (matériaux, ELU/ELS, flexion simple, effort tranchant).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Principe de la précontrainte, procédés et matériaux
    2. Leçon 2 — Pertes de précontrainte instantanées et différées
    3. Leçon 3 — Contraintes normales et dimensionnement de la précontrainte en flexion
    4. Leçon 4 — Vérifications à l’ELU de flexion et à l’effort tranchant

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 18 h de CM, 8 h de TD, 6 h de TP (visite d’une aire de préfabrication ou d’un chantier d’ouvrage d’art, étude d’un dossier d’exécution, calcul sur tableur) et 28 h de travail personnel. Évaluation : contrôle continu (quiz, devoirs de TD, rapport de TP) et examen final écrit ; pondération selon le règlement des études d’EPI-NIGER.

    Bibliographie

    • Règles BPEL 91 révisées 99 — Règles techniques de conception et de calcul des ouvrages et constructions en béton précontraint suivant la méthode des états limites, CSTB / Eyrolles.
    • Y. Guyon — Béton précontraint : étude théorique et expérimentale, Eyrolles.
    • R. Chaussin et al. — La précontrainte, Presses de l’École nationale des Ponts et Chaussées.
    • NF EN 1992-1-1 (Eurocode 2) et NF EN 1992-2 (ponts en béton), AFNOR.
    • J. Fauchart — Initiation au calcul des ponts en maçonnerie, en béton armé et en béton précontraint, Eyrolles.
  • BIM & Logiciels de Modélisation

    Le cours BIM & Logiciels de Modélisation fait passer l’étudiant du dessin 2D (AutoCAD) à la modélisation des informations du bâtiment (Building Information Modeling). Dans une maquette numérique, chaque mur, poteau ou porte est un objet porteur de géométrie et d’informations (matériau, résistance, coût, phase), d’où l’on tire automatiquement plans, coupes, quantitatifs et échanges avec les logiciels de calcul. Le BIM se diffuse en Afrique de l’Ouest à travers les grands projets publics et ceux financés par les bailleurs ; au Niger, il reste émergent, ce qui en fait une compétence différenciante pour un technicien supérieur. Le cours s’appuie principalement sur Autodesk Revit (licence éducation gratuite), complété par une visionneuse IFC et Navisworks pour la coordination, avec des ouvertures vers les solutions openBIM.

    Objectifs d’apprentissage

    • Expliquer les concepts du BIM : maquette numérique, maturité, LOD/LOIN, IFC, BCF, ISO 19650, environnement commun de données, convention BIM.
    • Modéliser sous Revit l’architecture d’une villa R+1 : niveaux, quadrillages, murs composés, sols, baies, toiture-terrasse, escaliers, pièces.
    • Modéliser l’ossature en béton armé (poteaux, poutres, dalles, fondations), maîtriser les jointures et préparer le modèle analytique.
    • Produire la documentation (vues, feuilles), des nomenclatures et quantitatifs fiables, et exporter en IFC.
    • Organiser la coordination multi-métiers : fédération de maquettes, détection de conflits, notions de 4D et 5D.

    Prérequis

    DTQ1302, DTQ2401 et DAO3402 (dessin de bâtiment, AutoCAD, plans de structure) ; BEA2302/BEA3201 (béton armé) ; un poste de 16 Go de RAM au moins, avec carte graphique dédiée conseillée.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Fondamentaux du BIM : maquette numérique, niveaux de maturité, LOD, IFC, ISO 19650 et convention BIM
    2. Leçon 2 — Modélisation architecturale sous Revit : niveaux, quadrillages, murs, sols, baies, toiture et escaliers
    3. Leçon 3 — Modélisation structurelle sous Revit : ossature béton armé, fondations, modèle analytique et lien avec le calcul
    4. Leçon 4 — Documentation, quantitatifs et coordination : feuilles, nomenclatures, export IFC, détection de conflits, 4D/5D

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 30 h de CM, 10 h de TD, 10 h de TP et 50 h de TPE, pour 5 crédits (UE4). Évaluation proposée : contrôle continu 40 % (convention BIM rédigée en TD, maquettes intermédiaires architecture et structure, notées sur grille) et projet final 60 % : maquette BIM complète d’une villa R+1 (architecture + structure), jeu de feuilles PDF, nomenclatures de quantités, export IFC vérifié et rapport de détection de conflits, présentés en soutenance.

    Bibliographie

    • R. Sacks, C. Eastman, G. Lee, P. Teicholz, BIM Handbook, Wiley (3e éd.).
    • O. Celnik et E. Lebègue (dir.), BIM et maquette numérique pour l’architecture, le bâtiment et la construction, Eyrolles / CSTB.
    • NF EN ISO 19650-1 et -2 (organisation et numérisation des informations) ; ISO 16739-1 (IFC) ; NF EN 17412-1 (niveau d’information requis).
    • E. Wing, Autodesk Revit for Architecture — No Experience Required, Sybex ; aide en ligne Autodesk Revit et Navisworks.
  • Voiries & Réseaux Divers (VRD)

    Le cours Voiries et Réseaux Divers (VRD) présente l’ensemble des ouvrages qui rendent un terrain constructible et habitable : voies de desserte, trottoirs et parkings, assainissement des eaux pluviales et des eaux usées, adduction d’eau potable, réseaux secs (électricité, éclairage public, télécommunications). Au Niger, ces ouvrages conditionnent la réussite des lotissements périurbains de Niamey, Maradi ou Zinder, des cités administratives et des équipements scolaires ou sanitaires : l’inondation des quartiers lors des fortes pluies d’hivernage, l’ensablement des caniveaux ou l’insuffisance de pression dans les réseaux d’eau sont des problèmes directement liés à la conception VRD.

    Le cours donne les principes de conception et les méthodes de pré-dimensionnement utilisées en bureau d’études, en s’appuyant sur des exemples chiffrés de lotissement.

    Objectifs d’apprentissage

    • Définir la géométrie d’une voie : profil en travers type, tracé en plan, profil en long, dévers.
    • Estimer un débit d’eaux pluviales par la méthode rationnelle et dimensionner un caniveau ou un fossé par la formule de Manning-Strickler.
    • Évaluer les besoins en eau d’un quartier, dimensionner une conduite de distribution et vérifier la pression.
    • Dimensionner un collecteur d’eaux usées (débit de pointe, pente, autocurage).
    • Connaître les règles de pose et de coordination des réseaux secs et pré-dimensionner un éclairage public.
    • Établir un avant-métré simple de travaux VRD.

    Prérequis

    Topographie 1 et 2 (profils, cubatures), mécanique des fluides élémentaire (débit, vitesse, charge), notions de matériaux (latérite, béton).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Conception géométrique des voiries
    2. Leçon 2 — Assainissement pluvial : débits et dimensionnement des caniveaux
    3. Leçon 3 — Adduction d’eau potable et assainissement des eaux usées
    4. Leçon 4 — Réseaux secs, éclairage public, coordination et métré VRD

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 16 h de CM, 8 h de TD, 8 h de TP et 28 h de TPE (3 crédits, UE3, semestre 3). Contrôle continu (TD notés, mini-projet de VRD d’un îlot de lotissement : plan, profils, notes de calcul) et examen écrit final. Le quiz en ligne sert d’auto-évaluation.

    Bibliographie

    • SETRA / CERTU, Aménagement des routes principales (ARP) et Guide des voies urbaines.
    • Instruction technique relative aux réseaux d’assainissement des agglomérations (circulaire 77-284) et Guide « La ville et son assainissement », CERTU.
    • Régis Bourrier, Les réseaux d’assainissement : calculs, applications, perspectives, Lavoisier Tec & Doc.
    • André Dupont, Hydraulique urbaine, tomes 1 à 3, Eyrolles.
    • Jean-Paul Gourdon, VRD : voirie et réseaux divers, Le Moniteur.
  • Tech. Expression Écrite et Orale

    Le cours Techniques d’Expression Écrite et Orale — niveau 2 (TEO3502) prolonge le cours TEO2502 du semestre 2, dont il suppose acquises les bases (qualités de l’écrit technique, écriture des unités, résumé, lettre administrative, courriel, CV, exposé simple). Il est centré sur les écrits et les prises de parole qui jalonnent la vie d’un technicien supérieur en génie civil : argumenter pour défendre une solution technique devant un maître d’ouvrage, rédiger le compte rendu d’une réunion de chantier, produire un rapport de stage de qualité professionnelle, puis le soutenir oralement devant un jury. Ces compétences sont directement évaluées lors du stage de fin d’études et de la soutenance de Licence, et elles seront quotidiennes en entreprise : une réunion de chantier mal consignée peut faire naître un litige, une proposition mal argumentée peut être rejetée même si elle est techniquement meilleure. Les exemples sont tirés de chantiers et de marchés publics au Niger (routes en latérite, bâtiments scolaires, ouvrages hydrauliques).

    Objectifs d’apprentissage

    • Construire une argumentation structurée (thèse, arguments, preuves, concession, réfutation) à l’écrit et à l’oral.
    • Rédiger une note technique argumentée recommandant une solution.
    • Rédiger le compte rendu d’une réunion de chantier fidèle, neutre et exploitable (tableau des actions).
    • Planifier, structurer et rédiger un rapport de stage conforme aux exigences académiques (citations, bibliographie, annexes).
    • Préparer et conduire une soutenance orale et répondre avec pertinence aux questions d’un jury.

    Prérequis

    TEO2502 (Techniques d’expression écrite et orale, niveau 1) ; LBU1502 (traitement de texte et présentation). Avoir effectué ou préparer un stage en entreprise facilite l’appropriation du cours.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Argumenter à l’écrit et à l’oral : la note technique argumentée
    2. Leçon 2 — Le compte rendu de réunion de chantier
    3. Leçon 3 — Le rapport de stage : structure, rédaction et normes
    4. Leçon 4 — La soutenance orale devant un jury

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 10 h de CM, 4 h de TD et 6 h de travail personnel (TPE) ; 1 crédit ECTS (UE5). Évaluation indicative : contrôle continu (40 %) sur une note argumentée et un compte rendu de réunion rédigé à partir d’un enregistrement ou d’une simulation ; examen final (60 %) sous forme de mini-soutenance de 10 minutes d’un travail (rapport de stage ou projet) suivie de 5 minutes de questions, évaluée selon une grille commune.

    Bibliographie

    • M. Beaud, L’art de la thèse, La Découverte (méthodologie de rédaction des travaux universitaires).
    • C. Perelman et L. Olbrechts-Tyteca, Traité de l’argumentation, Éditions de l’Université de Bruxelles.
    • D. Baril, Techniques de l’expression écrite et orale, Sirey (Dalloz).
    • Norme ISO 690, Information et documentation — Principes directeurs pour la rédaction des références bibliographiques.
    • FIDIC, Conditions de contrat pour la construction (« Livre rouge ») : rôle des réunions et de la correspondance dans l’administration du contrat.