École Privée d’Ingénierie du Niger — L’école du nouveau monde

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Semestre : Licence 3

  • Vibrations

    Le cours de Vibrations (UE1 « Mécanique appliquée », semestre 6) donne au technicien supérieur en génie mécanique les outils pour comprendre, calculer et réduire les vibrations des machines et des structures. Toute machine tournante vibre : groupe électrogène, motopompe d’irrigation, ventilateur de four de cimenterie, broyeur de minerai, compresseur. Des vibrations excessives usent prématurément les roulements, desserrent les assemblages, fissurent les supports et annoncent souvent une panne (balourd, désalignement, défaut de roulement). À l’inverse, une bonne maîtrise des vibrations permet d’isoler une machine de son bâtiment, de choisir des plots antivibratoires et de mettre en place une maintenance conditionnelle par analyse vibratoire, pratique courante dans les grandes installations (centrales, cimenteries, sites miniers).

    Le cours part du modèle masse-ressort-amortisseur à un degré de liberté (vibrations libres puis forcées), l’étend aux systèmes à deux et plusieurs degrés de liberté (modes propres), puis traite les techniques de réduction (équilibrage, isolation, amortisseur dynamique) et la mesure sur site au cours de TP guidés.

    Objectifs d’apprentissage

    • Modéliser un système mécanique par un ou plusieurs degrés de liberté (masses, raideurs, amortissements).
    • Calculer pulsation propre, fréquence propre, taux d’amortissement et décrément logarithmique.
    • Analyser la réponse forcée d’un système (facteur d’amplification, résonance, balourd, vitesse critique).
    • Déterminer les fréquences et modes propres d’un système à deux degrés de liberté.
    • Dimensionner une isolation vibratoire (plots) et un amortisseur dynamique accordé ; interpréter une mesure de vibration.

    Prérequis

    Mécanique générale et dynamique du solide (principe fondamental de la dynamique, énergie), résistance des matériaux (flexion, raideur d’une poutre), mathématiques : équations différentielles linéaires du second ordre, nombres complexes, calcul matriciel 2×2.

    Plan du cours

    1. Vibrations libres des systèmes à un degré de liberté
    2. Vibrations forcées, résonance et balourd
    3. Systèmes à deux et plusieurs degrés de liberté
    4. Réduction des vibrations et surveillance vibratoire (TP guidés)

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 10 h de CM, 20 h de TD, 30 h de TP et 60 h de travail personnel (TPE), 6 crédits. Évaluation : contrôle continu (TD, comptes rendus de TP, quiz en ligne) et examen terminal écrit ; les comptes rendus de TP comptent pour une part importante du contrôle continu.

    Bibliographie

    • Singiresu S. Rao, Mechanical Vibrations, Pearson.
    • William T. Thomson, Marie Dillon Dahleh, Theory of Vibration with Applications, Prentice Hall.
    • Michel Géradin, Daniel Rixen, Théorie des vibrations — Application à la dynamique des structures, Masson.
    • Alain Boulenger, Christian Pachaud, Analyse vibratoire en maintenance, Dunod.
  • Projet technique encadré

    Le projet technique encadré (semestre 5, UE5 « Visite d’entreprise et projet ») place l’étudiant, seul ou en petit groupe, en situation de technicien chargé d’une réalisation complète : réseau d’une mairie ou d’une PME, liaison sans fil entre deux bâtiments, supervision d’un parc d’équipements, serveur VoIP, maquette FTTH, système de sauvegarde, etc. Le sujet est défini avec un encadrant, conçu, déployé sur maquette ou sur site, puis présenté devant un jury restreint. Ce support en ligne donne la méthode : définir un sujet et un cahier des charges, planifier et budgéter, concevoir et tester une solution réseau ou télécoms, documenter et soutenir. Chaque leçon propose un exemple résolu, des mises en situation corrigées et un TP guidé qui constitue une étape du projet.

    Objectifs d’apprentissage

    • Formuler un sujet de projet réaliste et rédiger un cahier des charges avec des objectifs mesurables.
    • Découper le projet en tâches, établir un planning (Gantt, chemin critique) et un budget en FCFA.
    • Concevoir une solution réseau ou télécoms : architecture, dimensionnement, plan d’adressage, choix d’équipements.
    • Déployer et tester la solution selon un cahier de recette.
    • Rédiger le rapport de projet et présenter les résultats devant un jury.

    Prérequis

    Ensemble des UE de spécialité des semestres S1 à S4 : réseaux locaux et routage, adressage IP, transmission, radio, fibre optique, systèmes d’exploitation.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Définir le projet et rédiger le cahier des charges
    2. Leçon 2 — Planifier, budgéter et piloter le projet
    3. Leçon 3 — Concevoir et déployer une solution réseau ou télécoms
    4. Leçon 4 — Documenter le projet et le soutenir devant un jury

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 0 h de CM, 20 h de TD, 30 h de TP et 10 h de TPE, pour 3 crédits. Évaluation : suivi continu par l’encadrant (jalons, fiches d’avancement, réalisation) et évaluation finale devant un jury restreint portant sur le rapport, la démonstration et la soutenance orale.

    Bibliographie

    • J.-C. Corbel, Management de projet, Eyrolles.
    • PMI, Guide du corpus des connaissances en management de projet (PMBOK).
    • J. F. Kurose et K. W. Ross, Computer Networking: A Top-Down Approach, Pearson.
    • P. Oppenheimer, Top-Down Network Design, Cisco Press.
    • EPI-Niger, Guide de Stage et Mémoire (document interne).
  • Pompes et compresseurs

    Le cours Pompes et compresseurs (UE5 « Énergie », semestre 5) traite des machines qui transfèrent de l’énergie à un fluide : les pompes pour les liquides, les compresseurs pour les gaz. Au Niger, elles sont partout : motopompes et électropompes d’irrigation le long du fleuve Niger, pompes immergées des forages d’hydraulique villageoise, stations de pompage de la société de distribution d’eau, pompes de process et de transfert d’hydrocarbures à la SORAZ, pompes d’alimentation des chaudières à SONICHAR, compresseurs d’air des ateliers, des mines et des cimenteries. Elles représentent une part importante de la consommation électrique industrielle : bien les choisir et bien les entretenir est un enjeu à la fois technique et économique.

    Le cours décrit les principes et les types de pompes, leur sélection dans un réseau (hauteur manométrique totale, point de fonctionnement, NPSH), les compresseurs (piston, vis, centrifuges) et leur dimensionnement, puis la maintenance, le diagnostic des défaillances et l’efficacité énergétique. Il comporte des TP guidés sur banc de pompe et sur compresseur.

    Objectifs d’apprentissage

    • Expliquer le fonctionnement des pompes centrifuges et volumétriques et des compresseurs à piston, à vis et centrifuges.
    • Calculer la hauteur manométrique totale d’un réseau, la puissance et le point de fonctionnement d’une pompe ; vérifier le NPSH.
    • Dimensionner un compresseur et une installation d’air comprimé (puissance, réservoir, fuites).
    • Organiser la maintenance préventive et diagnostiquer les principales défaillances (cavitation, fuites, vibrations, échauffements).
    • Proposer des mesures d’efficacité énergétique (variation de vitesse, réduction des fuites, choix du point de fonctionnement).

    Prérequis

    Notions de base en mécanique des fluides (pression, débit, Bernoulli, pertes de charge) et en thermodynamique (gaz parfaits, transformations).

    Plan du cours

    1. Principes de fonctionnement et types de pompes
    2. Sélection et dimensionnement des pompes dans un réseau
    3. Les compresseurs : types, thermodynamique et dimensionnement
    4. Maintenance, diagnostic des défaillances et efficacité énergétique

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 20 h de TD, 20 h de TP, 60 h de travail personnel (TPE), 6 crédits. Évaluation : contrôle continu (comptes rendus de TP, TD, quiz) et examen terminal écrit.

    Bibliographie

    • Igor J. Karassik, Joseph P. Messina, Paul Cooper, Charles C. Heald, Pump Handbook, McGraw-Hill.
    • Royce N. Brown, Compressors: Selection and Sizing, Gulf Professional Publishing.
    • KSB, Détermination des pompes centrifuges (guide technique).
    • Atlas Copco, Compressed Air Manual.
    • Michel Sédille, Turbomachines hydrauliques et thermiques, Masson.
  • Visite de sites techniques (opérateurs, data centers)

    Cette matière de la Licence Professionnelle en Télécommunications et Réseaux (semestre 5, UE5 « Visite d’entreprise et projet ») confronte l’étudiant aux infrastructures réelles : centres de commutation et salles de transmission des opérateurs (Niger Telecoms, Airtel, Moov Africa, Zamani Telecom), sites radio BTS/NodeB/eNodeB, stations d’atterrissement et nœuds de la dorsale à fibre optique, centres de supervision (NOC) et centres de données (data centers) publics ou privés. Elle ne comporte pas de cours magistral : elle s’organise en séances de TD de préparation et d’exploitation (30 h) et en visites et relevés sur site assimilés à des TP (30 h). Ce support en ligne fournit la méthode et les connaissances nécessaires pour tirer profit de chaque visite : savoir quoi observer, quelles questions poser, quels ordres de grandeur vérifier et comment rédiger un rapport de visite professionnel.

    Objectifs d’apprentissage

    • Préparer une visite technique : objectifs, questionnaire, règles de sécurité et de confidentialité.
    • Identifier les sous-systèmes d’un site d’opérateur : cœur de réseau, transmission, radio, énergie, climatisation, supervision.
    • Décrire l’architecture d’un data center : salles, énergie secourue, refroidissement, sécurité, niveaux de redondance.
    • Vérifier des ordres de grandeur : autonomie de batteries, bilan énergétique d’un site, PUE, disponibilité.
    • Rédiger un rapport de visite structuré, illustré et critique.

    Prérequis

    Avoir validé les semestres S1 à S4 (réseaux, transmission, radio mobile, fibre optique, électricité).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Préparer et conduire une visite de site technique
    2. Leçon 2 — Les sites techniques d’un opérateur de télécommunications
    3. Leçon 3 — Les centres de données (data centers)
    4. Leçon 4 — Rédiger et présenter le rapport de visite

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 0 h de CM, 30 h de TD et 30 h de TP (visites et relevés sur site), sans TPE, pour 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (préparation des visites, assiduité et comportement sur site, fiches d’observation) et évaluation finale fondée sur le rapport de visite et sa présentation orale.

    Bibliographie

    • EPI-Niger, Guide de Stage et Mémoire (document interne).
    • ANSI/TIA-942, Telecommunications Infrastructure Standard for Data Centers.
    • Uptime Institute, Tier Standard: Topology.
    • The Green Grid, PUE: A Comprehensive Examination of the Metric.
    • M. Fayet, Réussir ses comptes rendus, Eyrolles.
  • Gestion de maintenance assistée par ordinateur (GMAO)

    Le cours Gestion de maintenance assistée par ordinateur (GMAO) (UE4, semestre 5) apprend à utiliser un logiciel de GMAO pour organiser, planifier, suivre et améliorer les activités de maintenance. Dans une centrale thermique, une cimenterie, une raffinerie comme la SORAZ, une société d’eau ou un parc de groupes électrogènes, des centaines d’équipements, des milliers de pièces de rechange et des dizaines d’interventions par semaine doivent être gérés : sans outil informatique, l’historique se perd, le préventif est oublié et les pièces critiques manquent au moment de la panne.

    Le cours présente les fonctions d’une GMAO et la structuration du parc (arborescence, codification), la gestion des demandes et ordres de travail, la planification du préventif, la gestion des stocks et des achats, puis l’exploitation des données par des indicateurs (MTBF, MTTR, disponibilité, TRS, coûts, Pareto) selon la terminologie de la norme NF EN 13306 et les indicateurs de la NF EN 15341. Les TP guidés se déroulent sur un logiciel de GMAO libre ou de démonstration (par exemple le module Maintenance d’Odoo ou openMAINT) ou, à défaut, sur un tableur structuré.

    Objectifs d’apprentissage

    • Expliquer le rôle, les modules et les étapes de mise en place d’une GMAO.
    • Structurer un parc d’équipements (arborescence, codification, fiches techniques).
    • Gérer le cycle demande d’intervention → ordre de travail → clôture et planifier la maintenance préventive.
    • Gérer les pièces de rechange : classement ABC, stock de sécurité, point de commande, quantité économique.
    • Calculer et interpréter les indicateurs de maintenance et construire un tableau de bord.

    Prérequis

    Connaissances de base en maintenance (types de maintenance, NF EN 13306) et en informatique (bureautique, tableur).

    Plan du cours

    1. Introduction à la GMAO : fonctions, logiciels et structuration du parc
    2. Gestion des interventions et planification de la maintenance préventive
    3. Gestion des stocks de pièces de rechange et des achats
    4. Indicateurs de performance et tableaux de bord de maintenance

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 20 h de TD, 20 h de TP sur logiciel, 60 h de travail personnel (TPE), 6 crédits. Évaluation : contrôle continu (TP notés sur livrables, TD, quiz) et examen terminal écrit comprenant une étude de cas.

    Bibliographie

    • Kishan Bagadia, Computerized Maintenance Management Systems Made Easy, McGraw-Hill.
    • Terry Wireman, Maintenance Management and Computerized Maintenance Management Systems, Industrial Press.
    • François Monchy, Jean-Pierre Vernier, Maintenance : méthodes et organisations, Dunod.
    • Jean-Claude Francastel, La fonction maintenance : de l’expression à la satisfaction du besoin, AFNOR.
    • Normes NF EN 13306 (terminologie de la maintenance) et NF EN 15341 (indicateurs de performance).
  • Déploiement et maintenance de réseaux fibre optique

    Ce cours de la Licence Professionnelle en Télécommunications et Réseaux (semestre 5, UE4 « Fibre optique avancée et déploiement ») forme le technicien aux gestes du terrain : poser un câble optique en souterrain ou en aérien, préparer et souder des fibres, raccorder des boîtiers et des tiroirs, mesurer une liaison au photomètre et au réflectomètre (OTDR), puis assurer la maintenance préventive et corrective d’un réseau. Les exemples sont tirés du contexte nigérien : dorsale nationale, boucles métropolitaines de Niamey, réseaux FTTH des opérateurs, liaisons vers les sites 4G, coupures dues aux travaux de voirie, aux engins ou aux crues. Le volume de TP (30 h) est important : chaque leçon comporte un TP guidé avec procédure, règles de sécurité, mesures attendues et grille de contrôle.

    Objectifs d’apprentissage

    • Choisir et mettre en œuvre une technique de pose en respectant les contraintes mécaniques des câbles.
    • Réaliser des épissures par fusion et des raccordements conformes (pertes, lovage, repérage).
    • Mesurer une liaison au photomètre et interpréter une courbe OTDR (distances, pertes, réflectances, zones mortes).
    • Établir un procès-verbal de recette selon des seuils d’acceptation.
    • Appliquer une méthode de dépannage et localiser une coupure sur le terrain.

    Prérequis

    Fibre optique (S3), notions de décibels ; le cours « Technologies FTTH / FTTx » est recommandé en parallèle.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Techniques de pose des câbles à fibres optiques
    2. Leçon 2 — Préparation, soudure et raccordement des fibres
    3. Leçon 3 — Mesures optiques : photométrie et réflectométrie OTDR
    4. Leçon 4 — Maintenance et dépannage des réseaux fibre optique

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 10 h de CM, 10 h de TD, 30 h de TP et 10 h de TPE, pour 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (évaluation pratique des soudures et des mesures, comptes rendus de TP, quiz) et examen terminal comprenant une épreuve écrite (interprétation de courbes OTDR, calculs de recette).

    Bibliographie

    • P. Lecoy, Communications sur fibres optiques, Hermès Lavoisier.
    • UIT-T, Recommandations G.652 et L-series (construction, installation et protection des câbles).
    • IEC 61280-4-1 et 61280-4-2 (mesures d’affaiblissement de liaisons installées).
    • J. Hayes, Fiber Optics Technician’s Manual, Delmar.
    • EXFO / VIAVI, guides de référence sur la réflectométrie OTDR.
  • Technique d’usinage / atelier mécanique

    Le cours Technique d’usinage / atelier mécanique (UE3 « Atelier mécanique », semestre 5) forme le technicien supérieur à la réalisation de pièces mécaniques par enlèvement de matière et à l’organisation du travail en atelier. Dans les ateliers de maintenance nigériens (SONICHAR, SORAZ, cimenteries, ateliers de rectification de moteurs de Niamey et de Maradi), l’usinage permet de refaire une portée d’arbre, un axe, une bague, une poulie ou un pignon lorsque la pièce d’origine est introuvable ou trop longue à importer : c’est une compétence clé pour réduire les temps d’arrêt.

    Le cours associe la théorie de la coupe (vitesse de coupe, avance, profondeur de passe, puissance, durée de vie des outils) et la pratique sur machines conventionnelles : tour parallèle, fraiseuse, perceuse, rectifieuse. Chaque leçon comporte des exercices chiffrés corrigés et un TP guidé ; la dernière leçon traite de la gamme d’usinage, du coût, de la sécurité et de l’entretien des machines-outils.

    Objectifs d’apprentissage

    • Expliquer les principes des procédés de tournage, fraisage, perçage et rectification.
    • Calculer les conditions de coupe (N, Vc, f, Vf, ap), les temps de coupe et la puissance nécessaire.
    • Choisir un outil (matériau, géométrie, plaquette) et des paramètres adaptés à la pièce et à la machine.
    • Établir une gamme d’usinage et estimer le coût d’une pièce.
    • Utiliser les machines-outils en sécurité et en assurer l’entretien de premier niveau.

    Prérequis

    Connaissances de base en mécanique, en dessin technique (cotation, tolérances ISO 286, états de surface) et en matériaux ; métrologie élémentaire (pied à coulisse, micromètre).

    Plan du cours

    1. Principes de la coupe et tournage
    2. Fraisage et perçage
    3. Outils de coupe, paramètres d’usinage et rectification
    4. Gamme d’usinage, sécurité en atelier et entretien des machines-outils

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 15 h de CM, 15 h de TD, 30 h de TP en atelier, 60 h de travail personnel (TPE), 6 crédits. Évaluation : contrôle continu (comptes rendus de TP, pièces réalisées notées selon une grille de contrôle dimensionnel, TD, quiz) et examen terminal (écrit et épreuve pratique).

    Bibliographie

    • Mikell P. Groover, Fundamentals of Modern Manufacturing: Materials, Processes, and Systems, Wiley.
    • Serope Kalpakjian, Steven R. Schmid, Manufacturing Processes for Engineering Materials, Pearson.
    • André Chevalier, Jacques Bohan, Guide du technicien en productique, Hachette Technique.
    • Sandvik Coromant, Guide technique de l’usinage (Metal cutting technical guide).
  • Technologies FTTH / FTTx

    Ce cours de la Licence Professionnelle en Télécommunications et Réseaux (semestre 5, UE4 « Fibre optique avancée et déploiement ») présente les technologies qui amènent la fibre optique jusqu’à l’abonné. Après le module de fibre optique de S3, l’étudiant découvre comment les opérateurs (Niger Telecoms, Airtel, Moov Africa, Zamani Telecom) et les fournisseurs d’accès construisent des réseaux d’accès optiques : choix de l’architecture FTTH, FTTB ou FTTC, fonctionnement des réseaux optiques passifs GPON et EPON, calcul du bilan optique, dimensionnement des coupleurs et ingénierie d’un déploiement dans un quartier de Niamey, Maradi ou Zinder. Le cours est orienté métier : chaque leçon comporte un exemple résolu, des exercices corrigés et des TP guidés proches des tâches confiées à un technicien FTTH.

    Objectifs d’apprentissage

    • Distinguer les architectures FTTH, FTTB, FTTC, FTTN et FTTO ainsi que les topologies point à point et point-multipoint.
    • Expliquer le fonctionnement d’un PON : OLT, coupleurs, ONT/ONU, multiplexage en longueur d’onde, TDM descendant et TDMA montant.
    • Comparer GPON (UIT-T G.984), EPON (IEEE 802.3ah) et leurs évolutions 10 Gbit/s (XGS-PON, 10G-EPON).
    • Établir un bilan optique et vérifier sa conformité à une classe de budget (B+, C+).
    • Dimensionner un réseau PON : taux de couplage, nombre de ports OLT, débit par abonné.
    • Décrire les étapes d’ingénierie d’un déploiement FTTH et produire un synoptique simple.

    Prérequis

    Fibre optique de niveau S3 (propagation, atténuation, connecteurs), notions de réseaux locaux et de calcul en décibels.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Architectures FTTx et topologies des réseaux d’accès optiques
    2. Leçon 2 — Les réseaux optiques passifs : GPON, EPON et leurs évolutions
    3. Leçon 3 — Bilan optique et dimensionnement d’un réseau PON
    4. Leçon 4 — Ingénierie de déploiement d’un réseau FTTH

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 15 h de cours magistral (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), 25 h de travaux pratiques (TP) et 10 h de travail personnel de l’étudiant (TPE), pour 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (quiz en ligne, comptes rendus de TP, exercices de TD) et examen terminal écrit portant sur les architectures, les calculs de bilan et le dimensionnement.

    Bibliographie

    • UIT-T, Recommandations G.984.x (GPON) et G.9807.1 (XGS-PON).
    • IEEE 802.3ah et 802.3av (EPON et 10G-EPON).
    • P. Lecoy, Communications sur fibres optiques, Hermès Lavoisier.
    • FTTH Council Europe, FTTH Handbook.
  • Lubrification

    Le cours Lubrification (UE2 « Stratégie de maintenance », semestre 5) montre comment une lubrification bien conçue et bien exécutée réduit le frottement et l’usure, diminue la consommation d’énergie et prolonge la durée de vie des machines. Dans l’industrie, une part importante des défaillances de roulements et d’engrenages est liée à une lubrification insuffisante, excessive, inadaptée ou contaminée. Au Niger, la chaleur et la poussière (harmattan, sites miniers d’Arlit, cimenteries, carrières) rendent ces questions encore plus critiques : oxydation accélérée des huiles, pollution par la silice abrasive, graisses qui coulent.

    Le cours aborde successivement les bases de la tribologie, les différents lubrifiants et leurs caractéristiques (viscosité, grades ISO VG et NLGI, additifs), la lubrification des organes de machines (paliers lisses, roulements, engrenages) puis les techniques de lubrification et la mise en place d’un programme de lubrification dans une usine (SONICHAR, SORAZ, huileries, stations de pompage, parc de groupes électrogènes).

    Objectifs d’apprentissage

    • Expliquer les mécanismes de frottement et d’usure et identifier les régimes de lubrification (courbe de Stribeck).
    • Connaître les types de lubrifiants, leurs caractéristiques et leurs désignations normalisées (ISO VG, SAE, NLGI).
    • Choisir un lubrifiant et calculer les quantités et intervalles de lubrification des paliers et roulements.
    • Décrire les techniques de lubrification manuelles et centralisées.
    • Élaborer un programme de lubrification (cartes, routes, stockage, contrôle de contamination, analyse d’huile).

    Prérequis

    Connaissances de base en mécanique (organes de transmission, roulements), en mécanique des fluides (viscosité) et en systèmes de production.

    Plan du cours

    1. Tribologie : frottement, usure et régimes de lubrification
    2. Les lubrifiants : huiles, graisses et lubrifiants solides
    3. Lubrification des paliers, roulements et engrenages
    4. Techniques de lubrification et programme de lubrification industrielle

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 30 h de CM, 30 h de TD, 60 h de travail personnel (TPE), 6 crédits. Évaluation : contrôle continu (TD notés, étude de cas « plan de lubrification », quiz) et examen terminal écrit.

    Bibliographie

    • Michael M. Khonsari, E. Richard Booser, Applied Tribology: Bearing Design and Lubrication, Wiley.
    • D. M. Pirro, M. Webster, E. Daschner, Lubrication Fundamentals (ExxonMobil), CRC Press.
    • Jean Frêne, Daniel Nicolas, Bernard Degueurce, Daniel Berthe, Maurice Godet, Lubrification hydrodynamique : paliers et butées, Eyrolles.
    • Ian M. Hutchings, Tribology: Friction and Wear of Engineering Materials, Butterworth-Heinemann.
    • SKF, Manuel de maintenance des roulements et catalogue général.
  • Cœur de réseau et NGN

    Le cours Cœur de réseau et NGN (UE3 « Réseaux d’opérateurs », semestre 5) étudie la transformation des réseaux de télécommunications : du réseau téléphonique commuté (RTC), fondé sur la commutation de circuits et des équipements dédiés à chaque service, vers les réseaux de nouvelle génération (NGN), fondés sur un transport en paquets IP unique et sur la séparation des fonctions de transport, de contrôle et de services. Il présente l’architecture NGN (passerelles, softswitch), les protocoles de signalisation et de transport des médias (SIP, SDP, H.248, SIGTRAN, RTP), la convergence voix-données-vidéo et la qualité de service qu’elle exige, puis l’évolution vers les réseaux tout-IP : IMS, VoLTE, cœur 5G, virtualisation (NFV) et réseaux programmables (SDN). Les exemples sont tirés du contexte nigérien : migration du réseau fixe de l’opérateur historique, interconnexion SIP entre opérateurs, offres triple play en fibre à Niamey, téléphonie IP d’entreprise, liaisons VSAT.

    Objectifs d’apprentissage

    • Expliquer les limites du RTC et les principes des NGN selon l’UIT-T.
    • Décrire l’architecture en couches d’un NGN et le rôle des softswitch et des passerelles.
    • Analyser un établissement d’appel SIP et calculer la bande passante d’un flux de voix sur IP.
    • Définir les besoins de qualité de service de la voix, des données et de la vidéo et les mécanismes DiffServ associés.
    • Décrire l’IMS, la VoLTE et les principes du cœur 5G, de la NFV et du SDN.
    • Mettre en œuvre un IPBX SIP et analyser les échanges avec Wireshark.

    Prérequis

    Architecture des réseaux d’opérateurs télécoms (recommandé en parallèle), TCP/IP, bases de la téléphonie et de la numérisation de la voix.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Du réseau téléphonique commuté aux principes des NGN
    2. Leçon 2 — Protocoles de signalisation et de transport des médias
    3. Leçon 3 — Convergence voix-données-vidéo et qualité de service
    4. Leçon 4 — Évolution vers les réseaux tout IP : IMS, VoLTE, 5G, NFV et SDN

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD, 10 h de TP (IPBX SIP, analyse de trames, mesures de qualité de service) et 20 h de TPE ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (TD, comptes rendus de TP, quiz) et examen terminal écrit.

    Bibliographie

    • C. Servin, Télécoms — De la transmission à l’architecture de réseaux, Dunod.
    • G. Camarillo, M.-A. García-Martín, The 3G IP Multimedia Subsystem (IMS), Wiley.
    • G. Pujolle, Les Réseaux, Eyrolles.
    • UIT-T, Recommandations Y.2001 et Y.2011 (NGN), G.114 (temps de transmission), G.711 et G.729 (codecs).
    • IETF, RFC 3261 (SIP), RFC 3550 (RTP), RFC 4566 (SDP), RFC 2474 (DiffServ).