École Privée d’Ingénierie du Niger — L’école du nouveau monde

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Semestre : Licence 3

  • Principes des services web

    Les services Web permettent à des applications écrites dans des langages différents, hébergées sur des plateformes différentes, d’échanger des données et d’invoquer des traitements à travers le réseau. Ils sont au cœur des systèmes d’information modernes : interconnexion d’une banque de Niamey avec le GIM-UEMOA ou un opérateur de monnaie mobile, échanges entre l’administration fiscale et les entreprises, applications mobiles appelant un serveur. Ce cours (UE4 — Services Web, semestre 5) présente les principes et l’architecture des deux grandes familles, les services SOAP/WSDL et leurs extensions WS-*, et les services REST, avec une attention particulière à leur sécurisation, compétence clé pour un spécialiste de la cybersécurité. Il est complété par le cours « Implémentation des services web » du même semestre.

    Objectifs d’apprentissage

    • Situer les services Web dans l’évolution des architectures distribuées (client/serveur, objets distribués, SOA).
    • Lire et expliquer un message SOAP et un contrat WSDL ; décrire les modes d’invocation et le proxy client.
    • Expliquer le référencement des services (UDDI, annuaires LDAP) et la découverte dynamique.
    • Choisir les mécanismes de sécurité adaptés : TLS, WS-Security (jetons, signature, chiffrement), WS-Policy.
    • Décrire le rôle des principales extensions WS-* (transactions, orchestration, adressage, fiabilité).
    • Concevoir une API REST simple et comparer argumentativement REST et SOAP.

    Prérequis

    Programmation (Java ou C#), notions de réseaux TCP/IP et du protocole HTTP, bases de XML.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Des applications distribuées aux services Web : XML, SOAP et WSDL
    2. Leçon 2 — Architecture d’applications à base de services et référencement (UDDI, LDAP)
    3. Leçon 3 — Sécurité des services Web : WS-Security, WS-Policy et en-têtes SOAP
    4. Leçon 4 — Extensions WS-* et architecture REST

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD, 10 h de TP, 40 h de travail personnel ; 4 crédits. Contrôle continu (40 % : TD d’analyse de WSDL et de messages, TP d’appel de services SOAP et REST avec SoapUI/Postman) et examen terminal écrit (60 %).

    Bibliographie

    • Thomas Erl, Service-Oriented Architecture: Concepts, Technology, and Design, Prentice Hall.
    • Leonard Richardson et Sam Ruby, RESTful Web Services, O’Reilly.
    • Roy T. Fielding, Architectural Styles and the Design of Network-based Software Architectures, thèse, University of California, Irvine, 2000.
    • W3C, recommandations SOAP 1.2 et WSDL 2.0 ; OASIS, Web Services Security (WS-Security) 1.1.
    • OWASP, API Security Top 10.
  • Maintenance réseaux

    Ce cours de Maintenance réseaux (UE3 — Administration serveurs et réseaux, semestre 5) prépare le futur technicien supérieur en cybersécurité à maintenir en condition opérationnelle et de sécurité le parc informatique d’une organisation : postes de travail, portables, périphériques et réseau local. À Niamey comme à Maradi, les PME, les écoles, les agences bancaires et les administrations dépendent de parcs hétérogènes soumis à la chaleur, à la poussière et aux coupures d’électricité : savoir diagnostiquer, réparer, sauvegarder et sécuriser est une compétence directement employable. Le cours part du matériel (composants, assemblage, BIOS/UEFI), passe au système (Windows, pannes, sauvegardes, antivirus), puis au réseau (câblage, adressage, Wi-Fi, DNS/DHCP, virtualisation) et se termine par la sécurité réseau et le dépannage méthodique.

    Objectifs d’apprentissage

    • Identifier les composants d’un PC, leur rôle et leurs caractéristiques, et assembler un ordinateur de toutes pièces.
    • Installer, configurer et dépanner Windows (partitionnement, pilotes, mode sans échec, performances).
    • Diagnostiquer et réparer les pannes matérielles et logicielles courantes des PC et portables.
    • Concevoir une politique de sauvegarde et de protection antivirale adaptée à une PME.
    • Installer un petit réseau filaire et sans fil (câblage, adressage IPv4, DHCP, DNS, partage de ressources).
    • Sécuriser et dépanner un réseau local avec une démarche méthodique et des outils standard.

    Prérequis

    Pratique courante de l’environnement Windows (messagerie, navigateur, bureautique) ; notions d’architecture des ordinateurs et de réseaux vues en CCNA 1 à 4.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Structure du micro-ordinateur, assemblage et BIOS/UEFI
    2. Leçon 2 — Système d’exploitation, pannes matérielles et logicielles, sauvegardes et antivirus
    3. Leçon 3 — Installation d’un réseau local : câblage, adressage, Wi-Fi, DNS, DHCP et virtualisation
    4. Leçon 4 — Sécurité réseau, Active Directory, dépannage à distance et TP de dépannage

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD, 10 h de TP et 40 h de travail personnel (TPE) ; 4 crédits. Évaluation : contrôle continu (40 % : comptes rendus de TP, dont montage d’un PC, réseau de 3 postes, Wi-Fi sécurisé et dépannage réseau, et un devoir surveillé) et examen terminal écrit (60 %).

    Bibliographie

    • Andrew S. Tanenbaum et David J. Wetherall, Réseaux, Pearson.
    • Scott Mueller, Upgrading and Repairing PCs, Que Publishing.
    • CompTIA, A+ Certification Exam Objectives (220-1101/220-1102).
    • ANSSI, Guide d’hygiène informatique (42 mesures).
    • Cisco Networking Academy, CCNA : Introduction to Networks.
  • Cisco CCNP 1

    Ce cours correspond au programme Cisco ENARSI (Implementing Cisco Enterprise Advanced Routing and Services), l’un des examens de la certification CCNP Enterprise. Il s’adresse aux étudiants ayant le niveau CCNA et les prépare à administrer le cœur de réseau d’une entreprise multi-sites, d’un opérateur ou d’une banque : protocoles de routage avancés (EIGRP, OSPF, BGP), redistribution et contrôle des chemins, virtualisation du routage (VRF-Lite, MPLS L3VPN), réseaux privés dynamiques (DMVPN), services DHCP et, point central pour l’option cybersécurité, sécurisation du plan de contrôle et de l’infrastructure (authentification des protocoles, ACL, CoPP, uRPF, sécurité IPv6 du premier saut). Tous les travaux pratiques se déroulent sur la maquette de l’étudiant (Cisco Packet Tracer, CML, GNS3 ou EVE-NG avec des images sous licence) et ne visent jamais un réseau de production sans autorisation.

    Objectifs d’apprentissage

    • Configurer, optimiser (stub, résumés, partage de charge) et dépanner EIGRP pour IPv4 et IPv6, en mode classique et nommé ;
    • Mettre en œuvre OSPFv2 et OSPFv3 multi-aires, les aires spéciales, les résumés et l’authentification ;
    • Configurer iBGP, eBGP, MP-BGP et les réflecteurs de routes, et appliquer les règles de sélection de chemin BGP ;
    • Mettre en œuvre la redistribution avec route-maps et le routage par politique (PBR) sans créer de boucles ;
    • Décrire MPLS L3VPN et configurer VRF-Lite, DMVPN et DHCPv4/DHCPv6 ;
    • Sécuriser routeurs et plan de contrôle : authentification, ACL IPv4/IPv6, CoPP, uRPF, SSH, SNMPv3, sécurité IPv6 du premier saut.

    Prérequis

    CCNA (adressage IPv4/IPv6, VLAN, routage statique, OSPF monozone, ACL de base), pratique de l’interface en ligne de commande Cisco IOS.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — EIGRP avancé : implémentation, optimisation et dépannage
    2. Leçon 2 — OSPF avancé : OSPFv2/OSPFv3, aires, résumés, authentification et dépannage
    3. Leçon 3 — BGP, redistribution et contrôle de chemin
    4. Leçon 4 — MPLS, VRF-Lite, DMVPN, DHCP et sécurisation de l’infrastructure

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD (calculs de métriques, résumés, analyse de tables), 10 h de TP sur maquette et 40 h de TPE ; 4 crédits. Évaluation : contrôle continu (40 % : comptes rendus de TP, quiz) et examen terminal (60 % : questions théoriques, calculs et étude de configuration/dépannage).

    Bibliographie

    • R. Lacoste, B. Edgeworth, CCNP Enterprise Advanced Routing ENARSI 300-410 Official Cert Guide, Cisco Press.
    • B. Edgeworth, R. Garza Rios, J. Gooley, D. Hucaby, CCNP and CCIE Enterprise Core ENCOR 350-401 Official Cert Guide, Cisco Press.
    • IETF, RFC 2328 (OSPFv2), RFC 5340 (OSPFv3), RFC 4271 (BGP-4), RFC 4456 (réflexion de routes BGP), RFC 7868 (EIGRP), RFC 4364 (BGP/MPLS IP VPN).
    • Cisco Systems, guides de configuration Cisco IOS XE (IP Routing, Security) sur cisco.com.
    • ANSSI, Le guide des bonnes pratiques de configuration de BGP et Recommandations pour la sécurisation d’un commutateur de desserte (cyber.gouv.fr).
  • Programmation Java

    Java est l’un des langages les plus utilisés dans les entreprises, les banques et les administrations : applications de gestion, serveurs web, applications Android. Ce cours pose les bases solides de la programmation en Java : de l’algorithme au programme compilé et exécuté, des variables aux structures de contrôle, des fonctions aux objets, jusqu’à l’accès à une base de données et aux tests. Pour un futur professionnel de la cybersécurité, bien programmer est une compétence de défense : la plupart des vulnérabilités proviennent d’erreurs de programmation (entrées non validées, requêtes SQL construites par concaténation, erreurs non gérées). Chaque notion est donc accompagnée des bonnes pratiques de programmation sûre.

    Objectifs d’apprentissage

    • Structurer un programme à partir d’un algorithme écrit en pseudo-langage ;
    • Maîtriser le lexique et la syntaxe de Java : types, variables, opérateurs, structures de contrôle, tableaux ;
    • Compiler et exécuter un programme avec le JDK et un environnement de développement ;
    • Écrire des fonctions réutilisables et comprendre les principes de la programmation orientée objet ;
    • Accéder à une base de données avec JDBC et des requêtes paramétrées ;
    • Déboguer et tester un programme (débogueur, JUnit).

    Prérequis

    Algorithmique de base (S1-S2), notions de bases de données relationnelles et de SQL. Un ordinateur avec le JDK (version 17 ou 21) et un IDE (IntelliJ IDEA Community, Eclipse ou VS Code).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Fondements de la programmation et premier programme Java
    2. Leçon 2 — Variables, opérateurs et structures de contrôle
    3. Leçon 3 — Procédures, fonctions et introduction à la programmation objet
    4. Leçon 4 — Accès aux bases de données, débogage et tests

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 10 h de CM, 10 h de TD (algorithmes, traces d’exécution), 10 h de TP sur machine et 30 h de TPE ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (40 % : TP rendus et quiz) et examen terminal (60 % : exercices de programmation sur papier et sur machine).

    Bibliographie

    • C. Delannoy, Programmer en Java, Eyrolles.
    • J. Bloch, Effective Java, 3e édition, Addison-Wesley, 2018.
    • K. Sierra et B. Bates, Head First Java, O’Reilly Media.
    • Oracle, The Java Tutorials et documentation de l’API Java SE (docs.oracle.com).
    • OWASP, Secure Coding Practices — Quick Reference Guide et SQL Injection Prevention Cheat Sheet.
  • Programmation Android

    Au Niger comme dans toute l’Afrique de l’Ouest, le téléphone mobile est le premier terminal d’accès au numérique : paiement mobile, services bancaires, scolarité, administration. Ce cours forme les étudiants à concevoir et réaliser des applications mobiles, principalement Android en Java, en les situant dans l’ensemble des solutions possibles : applications natives (Android, iOS), multiplateformes (Xamarin/.NET MAUI, Cordova/PhoneGap), applications web progressives (PWA) et web mobile. Dans l’esprit de l’option cybersécurité, chaque étape intègre les bonnes pratiques de sécurité mobile (permissions minimales, stockage chiffré, HTTPS, requêtes paramétrées, référentiel OWASP MASVS). Le cours couvre aussi les tests, la documentation et la migration d’applications existantes vers le mobile.

    Objectifs d’apprentissage

    • Analyser un cahier des charges et choisir une solution technique mobile adaptée (native, multiplateforme, PWA) ;
    • Concevoir l’architecture technique d’une application Android (composants, cycle de vie, MVVM) ;
    • Créer des interfaces et une navigation en Java sous Android Studio ;
    • Communiquer avec une base de données locale (SQLite/Room) et un serveur distant de façon sécurisée ;
    • Mettre en œuvre des tests unitaires, d’intégration et d’interface ;
    • Produire la documentation technique et fonctionnelle et préparer la maintenance ou la migration.

    Prérequis

    Programmation Java (bases et objets), notions de bases de données relationnelles et SQL, notions de HTTP et de JSON.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Panorama du développement mobile et architecture d’une application
    2. Leçon 2 — Développer une application Android en Java : interfaces, activités et navigation
    3. Leçon 3 — Données, réseau et sécurité ; PWA, web mobile et tableaux de bord
    4. Leçon 4 — Tests, documentation, maintenance et migration vers le mobile

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 10 h de CM, 10 h de TD, 10 h de TP (Android Studio, émulateur ou téléphone de l’étudiant) et 30 h de TPE ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (40 % : TP notés et quiz) et examen terminal (60 %), dont un mini-projet d’application documentée et testée.

    Bibliographie

    • Google, documentation officielle Android Developers (developer.android.com) : guides, Jetpack, Room, tests.
    • B. Phillips, C. Stewart, K. Marsicano, Android Programming: The Big Nerd Ranch Guide, Big Nerd Ranch.
    • D. Griffiths et D. Griffiths, Head First Android Development, O’Reilly Media.
    • OWASP, Mobile Application Security Verification Standard (MASVS) et Mobile Application Security Testing Guide (MASTG).
    • Google, web.dev — Progressive Web Apps (documentation en ligne).
  • Gestion de projets

    Déployer un SOC dans une banque, mettre une école en conformité avec la norme ISO 27001, migrer la messagerie d’une administration ou développer une application sécurisée : le technicien en cybersécurité travaille presque toujours en mode projet. Ce cours donne les fondamentaux du management de projet (cadrage, cahier des charges, organigramme des tâches, budget, planning, risques, pilotage), les techniques pour constituer et animer une équipe, la démarche agile Scrum et ses déclinaisons à grande échelle, puis les compétences de leadership, d’influence et de conduite du changement attendues d’un chef de projet. Les exemples sont tirés de projets numériques menés au Niger (PME, banques, opérateurs, administrations), avec des budgets en FCFA.

    Objectifs d’apprentissage

    • Maîtriser les fondamentaux du management de projet : acteurs, cahier des charges, WBS, budget, planning (PERT, Gantt), risques ;
    • Mesurer l’avancement (valeur acquise) et informer les décideurs par des tableaux de bord ;
    • Constituer, animer et faire coopérer une équipe projet, et gérer les désaccords ;
    • Appliquer la démarche Scrum et construire une approche hybride prédictive-agile ;
    • Exercer un leadership adapté, donner du feedback et utiliser les leviers d’influence ;
    • Accompagner le changement induit par le projet et manager l’incertitude.

    Prérequis

    Culture générale de l’entreprise, notions d’informatique et de réseaux ; aisance avec un tableur. Aucun prérequis en gestion de projet.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Initialiser, organiser et planifier le projet
    2. Leçon 2 — Piloter l’avancement et manager l’équipe projet
    3. Leçon 3 — Mettre de l’agilité dans ses projets : Scrum et approches hybrides
    4. Leçon 4 — Leadership du chef de projet et conduite du changement

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 10 h de CM, 10 h de TD (études de cas, calculs de planning et de valeur acquise), 10 h de TP (logiciel de planification type ProjectLibre ou GanttProject, tableau Scrum type Trello/Jira ou Kanboard) et 30 h de TPE ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (40 % : livrables de TP — planning, tableau de bord, backlog — et quiz) et examen terminal (60 % : étude de cas complète).

    Bibliographie

    • Project Management Institute, Guide du corpus des connaissances en management de projet (Guide PMBOK), 7e édition, PMI, 2021.
    • ISO 21502:2020, Management de projets, programmes et portefeuilles — Recommandations sur le management de projet.
    • K. Schwaber et J. Sutherland, The Scrum Guide, 2020 (disponible en français sur scrumguides.org).
    • J. P. Kotter, Leading Change, Harvard Business School Press, 1996.
    • R. Cialdini, Influence et manipulation, Éditions First (traduction de Influence: The Psychology of Persuasion).
  • Droit de la cybersécurité

    Sécuriser l’information n’est pas seulement une bonne pratique technique : c’est aussi une obligation juridique. Les entreprises, les banques, les opérateurs télécoms et les administrations du Niger doivent protéger les données qu’ils traitent, pouvoir prouver les mesures prises et, en cas d’incident, prendre rapidement des décisions juridiques (notifier, porter plainte, conserver les preuves, informer les personnes concernées). Ce cours donne au futur professionnel de la cybersécurité les repères juridiques indispensables pour dialoguer avec les juristes, la direction et les autorités (HAPDP, ANSI, ARCEP, services de police et de justice). Les références aux textes nigériens sont présentées à titre indicatif : le professionnel doit toujours vérifier la version en vigueur du texte avant de l’appliquer.

    Objectifs d’apprentissage

    • Comprendre les enjeux juridiques de la cybersécurité et le rôle du droit dans la gestion du risque numérique ;
    • Identifier les sources légales et réglementaires (internationales, régionales, nationales, normatives) des obligations de sécurité ;
    • Qualifier juridiquement les principales atteintes aux systèmes d’information et aux données ;
    • Mesurer les effets juridiques des mesures techniques et organisationnelles de protection (charte, journalisation, contrats, audits) ;
    • Identifier, en cas d’incident, les questions juridiques majeures : notification, preuve, plainte, communication, assurance.

    Prérequis

    Notions de base en sécurité des systèmes d’information (triade disponibilité-intégrité-confidentialité, journaux, sauvegardes) et culture générale juridique (lois, décrets, contrats). Aucun prérequis en droit n’est exigé.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Enjeux juridiques et sources du droit de la cybersécurité
    2. Leçon 2 — Les obligations de sécurisation
    3. Leçon 3 — Dimension juridique des mesures de prévention
    4. Leçon 4 — Aspects juridiques de la gestion de crise

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de cours magistraux (CM), 10 h de travaux dirigés (TD, études de cas), 0 h de TP et 30 h de travail personnel de l’étudiant (TPE) ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (40 % : quiz en ligne, cas pratiques rédigés en TD) et examen terminal écrit (60 % : questions de cours et cas pratique de gestion d’incident).

    Bibliographie

    • Union africaine, Convention sur la cybersécurité et la protection des données à caractère personnel (Convention de Malabo), 27 juin 2014.
    • Conseil de l’Europe, Convention sur la cybercriminalité (Convention de Budapest), STE n° 185, 2001.
    • Règlement (UE) 2016/679 du 27 avril 2016 relatif à la protection des données (RGPD) — référence comparée.
    • ISO/IEC 27001:2022 et ISO/IEC 27002:2022, Sécurité de l’information, cybersécurité et protection de la vie privée.
    • ANSSI, Guide d’hygiène informatique et ANSSI/Ministère de la Justice, Attaques par rançongiciels, tous concernés.
  • Projet / Mémoire de fin d’études

    Le Projet / Mémoire de fin d’études (UE4, semestre 6, 8 crédits) est l’aboutissement de la Licence Professionnelle en Télécommunications et Réseaux. L’étudiant y mobilise l’ensemble des connaissances acquises (réseaux locaux et IP, transmission, fibre optique, radio mobile, VoIP, sécurité, gestion de projet) pour traiter un problème réel, le plus souvent au sein d’une entreprise d’accueil : opérateur (Airtel, Moov Africa, Zamani Telecom, Niger Telecoms), fournisseur d’accès, banque, administration, intégrateur, ONG. Ce module de 140 heures de travaux pratiques encadrés accompagne chaque étape : définition du sujet avec l’encadreur académique et/ou professionnel, recherche et conception, mise en œuvre, analyse des résultats, rédaction et soutenance devant un jury. Le cours ci-dessous sert de guide méthodologique ; il complète le Guide de Stage et Mémoire d’EPI-Niger, qui fait foi pour les règles de forme et le calendrier.

    Objectifs d’apprentissage

    • Définir et cadrer un sujet réaliste avec ses encadreurs (problématique, objectifs SMART, périmètre, livrables).
    • Mener l’analyse de l’existant, l’état de l’art et le choix argumenté d’une solution technique.
    • Concevoir, maquetter et mettre en œuvre la solution en respectant sécurité, budget et délais.
    • Mesurer, présenter et interpréter des résultats de façon rigoureuse.
    • Rédiger un mémoire conforme aux normes et le soutenir avec clarté devant un jury.

    Prérequis

    Avoir validé l’ensemble des UE des semestres S1 à S5 ; le cours de Méthodologie de recherche (TR641) est suivi en parallèle.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Définition et cadrage du sujet avec l’encadrement
    2. Leçon 2 — Recherche, conception et mise en œuvre de la solution
    3. Leçon 3 — Analyse des résultats et rédaction du mémoire
    4. Leçon 4 — Préparation et déroulement de la soutenance

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 0 h de CM, 0 h de TD, 140 h de TP (travail de projet encadré, ateliers méthodologiques, points d’avancement), 0 h de TPE ; 8 crédits. L’évaluation porte sur le mémoire écrit, la soutenance orale devant un jury et l’appréciation de l’encadreur (travail, assiduité, autonomie), selon la pondération fixée par le Guide de Stage et Mémoire d’EPI-Niger. Les jalons intermédiaires (fiche de cadrage, plan détaillé, chapitre d’état de l’art, version provisoire) sont contrôlés en TP.

    Bibliographie

    • Guide de Stage et Mémoire, EPI-Niger (document interne).
    • U. Eco, Comment écrire sa thèse, Flammarion.
    • M. Beaud, L’art de la thèse, La Découverte.
    • A. S. Tanenbaum, N. Feamster, D. J. Wetherall, Computer Networks, Pearson.
    • Project Management Institute, A Guide to the Project Management Body of Knowledge (PMBOK Guide), PMI.
  • Méthodologie de recherche

    Le cours Méthodologie de recherche (UE4 « Méthodologie de recherche et soutenance », semestre 6) prépare directement le projet / mémoire de fin d’études. Il donne au futur technicien supérieur en télécommunications et réseaux les outils pour chercher une information technique fiable (normes UIT-T, RFC de l’IETF, spécifications 3GPP, articles IEEE, rapports de l’ARCEP), l’exploiter honnêtement, rédiger un document scientifique ou technique clair et planifier un projet dans le temps imparti. Les exemples sont tirés du contexte nigérien : opérateurs Airtel, Moov Africa, Zamani Telecom et Niger Telecoms, sites BTS alimentés en solaire, liaisons faisceaux hertziens et VSAT, FTTH à Niamey.

    Objectifs d’apprentissage

    • Transformer un thème en problématique, question de recherche, objectifs et hypothèses vérifiables.
    • Mener une recherche documentaire efficace (équations booléennes, bases spécialisées) et évaluer la fiabilité des sources.
    • Gérer ses références, citer selon une norme (IEEE, APA) et éviter le plagiat.
    • Rédiger un rapport ou un article technique structuré (IMRaD), avec figures, tableaux et unités correctes.
    • Planifier un projet : découpage (WBS), diagramme de Gantt, réseau PERT, chemin critique, gestion du temps et des risques.

    Prérequis

    Techniques de communication (expression écrite et orale), bureautique (traitement de texte, tableur) et connaissances générales en réseaux et télécommunications acquises de S1 à S5.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Démarche de recherche et recherche documentaire
    2. Leçon 2 — Exploitation des sources : lecture, citation, références et intégrité
    3. Leçon 3 — Techniques de rédaction scientifique et technique
    4. Leçon 4 — Planification et gestion du temps dans un projet

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de cours magistral (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), 10 h de travaux pratiques (TP) et 20 h de travail personnel de l’étudiant (TPE) ; 4 crédits. Évaluation : contrôle continu (dossier documentaire, fiche de lecture, planning de projet réalisés en TD/TP) et examen terminal écrit. Les TP guidés de chaque leçon donnent lieu à un livrable noté.

    Bibliographie

    • U. Eco, Comment écrire sa thèse, Flammarion.
    • M. Beaud, L’art de la thèse, La Découverte.
    • M. Grawitz, Méthodes des sciences sociales, Dalloz.
    • R. A. Day, B. Gastel, How to Write and Publish a Scientific Paper, Cambridge University Press.
    • Project Management Institute, A Guide to the Project Management Body of Knowledge (PMBOK Guide), PMI.
  • Déontologie et éthique professionnelle

    Le technicien supérieur en télécommunications et réseaux a accès à des informations et à des installations sensibles : il configure les équipements qui transportent les communications de millions de personnes, administre les serveurs qui contiennent les données des clients et des transactions Mobile Money, intervient sur des pylônes, des salles techniques et des centres de données dont dépendent les services de santé, les banques et l’administration. Ces responsabilités exigent, au-delà de la compétence technique, un comportement professionnel irréprochable. Ce cours présente les principes déontologiques du secteur des télécommunications (secret des correspondances, confidentialité, intégrité, loyauté, gestion des conflits d’intérêts), le cadre de la protection des données personnelles et de la vie privée au Niger et dans l’espace CEDEAO, l’éthique de l’administration et de la sécurité des systèmes, et les exigences éthiques propres à la gestion des infrastructures critiques (continuité de service, sécurité des personnes, environnement, lutte contre la corruption). L’approche est fondée sur des cas pratiques nigériens analysés avec une méthode de décision éthique.

    Objectifs d’apprentissage

    • Distinguer morale, éthique, déontologie et droit, et identifier les sources des règles professionnelles du secteur.
    • Appliquer les principes déontologiques (secret des correspondances, confidentialité, intégrité, loyauté) à des situations de travail réelles.
    • Connaître les principes et obligations de la protection des données personnelles et les appliquer aux données télécoms.
    • Adopter une conduite éthique dans l’usage des accès privilégiés et dans la sécurité strictement défensive des systèmes.
    • Analyser les dilemmes éthiques liés aux infrastructures critiques et proposer une décision argumentée.

    Prérequis

    Réglementation des télécommunications (rôle du régulateur, régimes de licences, obligations des opérateurs) ; notions de sécurité des réseaux.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Fondements de l’éthique et principes déontologiques du secteur des télécommunications
    2. Leçon 2 — Protection des données personnelles et vie privée
    3. Leçon 3 — Éthique de l’administration des systèmes et de la sécurité de l’information
    4. Leçon 4 — Éthique professionnelle dans la gestion des infrastructures critiques

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 30 h de cours magistral (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), pas de travaux pratiques, 20 h de travail personnel de l’étudiant (TPE) ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (quiz en ligne, analyses de cas en TD, rédaction d’une charte d’usage des accès privilégiés durant le TPE) et examen terminal écrit (étude de cas argumentée).

    Bibliographie

    • ARCEP Niger, textes réglementaires publiés par l’ARCEP (cahiers des charges des opérateurs, décisions).
    • Loi n° 2017-28 du 3 mai 2017 relative à la protection des données à caractère personnel (et ses modifications), République du Niger.
    • CEDEAO, Acte additionnel A/SA.1/01/10 relatif à la protection des données à caractère personnel, 2010.
    • IEEE, IEEE Code of Ethics ; ACM, Code of Ethics and Professional Conduct.
    • M. J. Quinn, Ethics for the Information Age, Pearson.