École Privée d’Ingénierie du Niger — L’école du nouveau monde

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Semestre : Licence 3

  • Matériaux et essais

    Le cours Matériaux et essais (UE1 du semestre 5) donne au futur technicien supérieur en génie mécanique les bases nécessaires pour choisir un matériau, lire une fiche technique et interpréter les résultats d’essais mécaniques. Arbres de pompes, chemises de moteurs de groupes électrogènes, tôles de trémies de cimenterie, conduites d’eau en PEHD, carters en aluminium ou pales en composite : chaque pièce est faite d’un matériau dont les propriétés (résistance, ductilité, dureté, tenue à la fatigue et à la corrosion) conditionnent la fiabilité de la machine.

    Le cours part de la classification des matériaux et de leur désignation normalisée, étudie les principaux essais de caractérisation (traction, compression, dureté, résilience, fatigue), puis analyse les modes de défaillance (corrosion, rupture ductile ou fragile, fatigue) et les moyens de prévention, en s’appuyant sur des cas rencontrés dans l’industrie nigérienne (SONICHAR, SORAZ, mines d’Arlit, stations de pompage, huileries).

    Objectifs d’apprentissage

    • Classer les matériaux (métaux ferreux et non ferreux, polymères, céramiques, composites) et décoder leurs désignations normalisées.
    • Exploiter une courbe de traction : module d’Young, limite d’élasticité, résistance, allongement et striction.
    • Mener et interpréter des essais de dureté (Brinell, Vickers, Rockwell) et de résilience Charpy.
    • Comprendre la fatigue des matériaux (courbe de Wöhler, limite d’endurance, diagramme de Goodman).
    • Identifier les mécanismes de corrosion et de rupture et proposer des mesures de prévention.

    Prérequis

    Notions de base en physique et chimie des matériaux, résistance des matériaux élémentaire (contrainte, déformation), unités SI.

    Plan du cours

    1. Classification des matériaux : métaux, polymères, céramiques et composites
    2. Essais de traction et de compression : comportement mécanique
    3. Essais de dureté, de résilience et de fatigue
    4. Défaillance des matériaux et prévention : corrosion et rupture

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 30 h de CM, 30 h de TD, 60 h de travail personnel (TPE), 6 crédits. Évaluation : contrôle continu (TD notés, exploitation de résultats d’essais, quiz) et examen terminal écrit.

    Bibliographie

    • William D. Callister, David G. Rethwisch, Materials Science and Engineering: An Introduction, Wiley.
    • Norman E. Dowling, Mechanical Behavior of Materials, Pearson.
    • Michael F. Ashby, David R. H. Jones, Matériaux, tome 1 : propriétés et applications, Dunod.
    • Jean Barralis, Gérard Maeder, Précis de métallurgie, Nathan / AFNOR.
    • Dominique François, André Pineau, André Zaoui, Comportement mécanique des matériaux, Hermès.
  • Architecture des réseaux d’opérateurs télécoms

    Le cours d’Architecture des réseaux d’opérateurs télécoms (UE3 « Réseaux d’opérateurs », semestre 5) donne une vision d’ensemble d’un réseau d’opérateur, de l’antenne ou de la prise de l’abonné jusqu’au cœur de réseau et aux interconnexions nationales et internationales. Il décrit la décomposition en réseau d’accès (radio 2G/3G/4G/5G, cuivre, fibre FTTH), réseau de collecte et de transport (faisceaux hertziens, fibre SDH/WDM, IP/MPLS, VSAT) et cœur de réseau (commutation de circuits, cœur paquet EPC et 5GC, plateformes de services), ainsi que les systèmes d’exploitation et de facturation (OSS/BSS). Il traite ensuite l’interconnexion entre opérateurs (voix, données, itinérance, accès international) et les enjeux techniques, économiques et réglementaires : investissements, ARPU, partage d’infrastructures, énergie des sites, rôle du régulateur (ARCEP). Les exemples s’appuient sur le contexte nigérien : opérateurs mobiles et opérateur historique, dorsale nationale en fibre optique, faisceaux hertziens et VSAT en zone rurale, sites BTS alimentés à l’énergie solaire.

    Objectifs d’apprentissage

    • Décrire l’architecture en couches d’un réseau d’opérateur (accès, collecte, transport, cœur, services, OSS/BSS).
    • Dimensionner simplement un réseau d’accès : trafic en Erlang, nombre de circuits, budget optique GPON, capacité de collecte.
    • Expliquer les technologies de transport et les fonctions du cœur de réseau mobile (CS, EPC, 5GC).
    • Établir un bilan de liaison de faisceau hertzien.
    • Expliquer les mécanismes d’interconnexion (voix, IP, itinérance) et calculer un solde d’interconnexion.
    • Analyser les enjeux économiques d’un réseau : CAPEX, OPEX, ARPU, retour sur investissement, énergie.

    Prérequis

    Réseaux cellulaires (2G/3G/4G/5G), transmissions numériques, routage IP, bases des décibels.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Vue d’ensemble de l’architecture d’un réseau d’opérateur
    2. Leçon 2 — Le réseau d’accès : radio mobile et accès fixe
    3. Leçon 3 — Réseaux de collecte, de transport et cœur de réseau
    4. Leçon 4 — Interconnexion et enjeux économiques et techniques

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD, 10 h de TP (maquette de réseau d’opérateur sous simulateur, dimensionnement et bilans de liaison) et 20 h de TPE ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (TD, comptes rendus de TP, quiz) et examen terminal écrit.

    Bibliographie

    • X. Lagrange, P. Godlewski, S. Tabbane, Réseaux GSM, Hermès Lavoisier.
    • C. Servin, Télécoms — De la transmission à l’architecture de réseaux, Dunod.
    • Y. Bouguen, É. Hardouin, F.-X. Wolff, LTE et les réseaux 4G, Eyrolles.
    • G. Pujolle, Les Réseaux, Eyrolles.
    • UIT-T, Recommandations G.984 (GPON) et E.800 (qualité de service) ; spécifications 3GPP TS 23.401 (EPC) et TS 23.501 (5GC).
  • Audit et tests d’intrusion

    Le cours Audit et tests d’intrusion (UE2 « Sécurité des réseaux 2 », semestre 5) forme le technicien supérieur au métier d’auditeur de sécurité : vérifier, de façon méthodique, documentée et autorisée, que les dispositifs de sécurité d’un système d’information sont conformes aux règles et efficaces. Le point de vue adopté est celui de l’auditeur et du défenseur : on étudie le cadre légal et contractuel d’une mission, les référentiels (ISO 27001/27002, ISO 19011, PTES, OSSTMM, NIST SP 800-115), l’audit organisationnel et l’audit de configuration, le rôle des outils d’inventaire et de scan de vulnérabilités, puis la cotation des vulnérabilités avec CVSS v3.1, la rédaction du rapport et le plan de remédiation. Les cas sont tirés du contexte nigérien : mairie, banque de Mobile Money, opérateur, datacenter. Aucune technique d’attaque n’est enseignée : les tests d’intrusion sont présentés au niveau méthodologique, et toutes les manipulations se font sur un laboratoire isolé appartenant à l’école.

    Objectifs d’apprentissage

    • Expliquer le cadre légal et contractuel d’un audit : autorisation écrite, périmètre, règles d’engagement, confidentialité.
    • Décrire les phases et livrables d’un audit selon ISO 19011 et d’un test d’intrusion selon PTES, OSSTMM et NIST SP 800-115.
    • Situer le rôle des outils d’inventaire, de scan de vulnérabilités et d’analyse de configuration, et en interpréter les résultats (faux positifs, couverture).
    • Conduire un audit organisationnel et un audit de configuration d’un serveur et d’un routeur à l’aide d’une check-list de durcissement.
    • Analyser des journaux, calculer un score CVSS v3.1, rédiger un rapport d’audit et un plan de remédiation priorisé.

    Prérequis

    Pare-feux et VPN, bases de l’administration Linux et Cisco, modèle TCP/IP ; cryptographie appliquée (recommandée en parallèle).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Cadre légal, contractuel et normatif de l’audit de sécurité
    2. Leçon 2 — Méthodologies des tests d’intrusion et rôle des outils de scan
    3. Leçon 3 — Audit organisationnel et audit de configuration (TP guidés)
    4. Leçon 4 — Journaux, scoring CVSS v3.1, rapport d’audit et remédiation

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 10 h de CM, 10 h de TD, 30 h de TP (audit de configuration d’un serveur et d’un routeur de labo, analyse de journaux, rédaction d’un rapport avec calcul de scores CVSS) et 10 h de TPE ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (comptes rendus de TP, rapport d’audit, quiz en ligne) et examen terminal écrit.

    Bibliographie

    • S. Ghernaouti, Sécurité informatique et réseaux, Dunod.
    • ISO/IEC 27001:2022 et ISO/IEC 27002:2022 ; ISO 19011:2018, Lignes directrices pour l’audit des systèmes de management.
    • NIST SP 800-115, Technical Guide to Information Security Testing and Assessment, 2008.
    • FIRST, Common Vulnerability Scoring System v3.1 : Specification Document.
    • Center for Internet Security, CIS Benchmarks (Ubuntu Linux, Cisco IOS).
  • Cryptographie appliquée

    Le cours de Cryptographie appliquée (UE2 « Sécurité des réseaux 2 », semestre 5) donne au technicien réseau les bases nécessaires pour comprendre, configurer et dépanner les mécanismes cryptographiques qui protègent les communications : chiffrement symétrique et asymétrique, fonctions de hachage, signatures, certificats numériques, infrastructures à clés publiques (PKI) et protocoles sécurisés comme TLS/HTTPS et SSH. L’approche est appliquée : on manipule des exemples numériques simples (chiffre de César, RSA et Diffie-Hellman « jouets ») pour comprendre les principes, puis on utilise des outils professionnels (OpenSSL, OpenSSH, serveur web) en TP. Les situations sont tirées du contexte nigérien : portail d’une administration en HTTPS, applications de Mobile Money, administration à distance de routeurs d’un opérateur, échanges entre agences bancaires. L’orientation est strictement défensive : il s’agit de bien configurer et de bien vérifier.

    Objectifs d’apprentissage

    • Expliquer les services de sécurité (confidentialité, intégrité, authentification, non-répudiation) et le principe de Kerckhoffs.
    • Distinguer cryptographie symétrique et asymétrique, et en connaître les algorithmes usuels (AES, RSA, ECC, Diffie-Hellman, SHA-2).
    • Effectuer des calculs élémentaires : espace de clés, temps d’attaque exhaustive, nombre de clés, RSA et Diffie-Hellman sur de petits nombres.
    • Décrire le contenu d’un certificat X.509 et le fonctionnement d’une PKI (AC, chaîne de confiance, révocation).
    • Expliquer le fonctionnement de TLS/HTTPS et de SSH et les configurer de manière sûre.

    Prérequis

    Sécurité informatique fondamentale, modèle TCP/IP, bases d’arithmétique (division euclidienne, puissances) et de la ligne de commande Linux.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Principes de la cryptographie et chiffrement symétrique
    2. Leçon 2 — Cryptographie asymétrique, hachage et signature numérique
    3. Leçon 3 — Certificats numériques et infrastructure à clés publiques (PKI)
    4. Leçon 4 — Protocoles sécurisés : TLS/HTTPS et SSH

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD, 10 h de TP (OpenSSL, création d’une PKI de test, HTTPS et SSH par clés) et 20 h de TPE ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (TD, comptes rendus de TP, quiz en ligne) et examen terminal écrit.

    Bibliographie

    • S. Ghernaouti, Sécurité informatique et réseaux, Dunod.
    • W. Stallings, Cryptography and Network Security — Principles and Practice, Pearson.
    • B. Schneier, Cryptographie appliquée, Vuibert.
    • A. Menezes, P. van Oorschot, S. Vanstone, Handbook of Applied Cryptography, CRC Press.
    • IETF, RFC 8446 (TLS 1.3) et RFC 4251-4254 (architecture et protocoles SSH).
  • Cloud computing

    Le cours de Cloud computing (UE1 « Cloud et virtualisation », semestre 5) présente l’informatique en nuage comme un mode de fourniture de ressources informatiques — calcul, stockage, réseau, plateformes et logiciels — à la demande, via le réseau, et facturées à l’usage. Après la définition normalisée du NIST (cinq caractéristiques essentielles, trois modèles de service, quatre modèles de déploiement), il détaille les modèles IaaS, PaaS et SaaS et le partage des responsabilités entre fournisseur et client, puis compare les principaux fournisseurs mondiaux et régionaux (AWS, Microsoft Azure, Google Cloud, OVHcloud, solutions OpenStack d’opérateurs et de datacenters africains). La dernière leçon traite de la migration de services vers le cloud : inventaire, stratégies de migration, transfert des données, bascule, sécurité et réversibilité. Les exemples partent de situations nigériennes : PME de Niamey qui externalise sa messagerie, mairie qui héberge son site, opérateur qui propose du cloud à ses clients entreprises, contraintes de latence et de liaisons VSAT en zone rurale.

    Objectifs d’apprentissage

    • Définir le cloud computing et ses caractéristiques essentielles selon le NIST.
    • Distinguer IaaS, PaaS et SaaS ainsi que les modèles de déploiement public, privé, hybride et communautaire.
    • Calculer des indicateurs de choix : disponibilité et SLA, coût mensuel, coût total de possession, latence, dimensionnement.
    • Comparer les offres des principaux fournisseurs de services cloud à l’aide d’une grille pondérée.
    • Planifier la migration d’un service vers le cloud (stratégie, transfert de données, bascule, retour arrière).
    • Déployer et administrer une machine virtuelle et une application web dans un environnement cloud.

    Prérequis

    Réseaux IP (adressage, DNS, routage), administration Linux de base ; le cours de virtualisation de serveurs est recommandé en parallèle.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Concepts fondamentaux et modèles de déploiement du cloud
    2. Leçon 2 — Modèles de service : IaaS, PaaS, SaaS
    3. Leçon 3 — Principaux fournisseurs de services cloud
    4. Leçon 4 — Migration de services vers le cloud

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD, 20 h de TP (déploiement de machines virtuelles, réseau virtuel, migration d’une application web) et 10 h de TPE ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (TD, comptes rendus de TP, quiz en ligne) et examen terminal écrit.

    Bibliographie

    • T. Erl, R. Puttini, Z. Mahmood, Cloud Computing — Concepts, Technology & Architecture, Pearson.
    • P. Mell, T. Grance, The NIST Definition of Cloud Computing, NIST SP 800-145.
    • G. Pujolle, Les Réseaux, Eyrolles (chapitres cloud et virtualisation).
    • K. Jamsa, Cloud Computing, Jones & Bartlett Learning.
    • Documentation officielle OpenStack (docs.openstack.org).
  • Virtualisation de serveurs

    Le cours de Virtualisation de serveurs forme l’étudiant à concevoir, déployer et exploiter une infrastructure de serveurs virtualisés. La virtualisation est aujourd’hui la base de tout datacenter, qu’il s’agisse de la salle serveurs d’une banque de Niamey, du datacenter d’un opérateur ou d’un cloud privé d’administration : elle permet de consolider des dizaines de serveurs physiques sous-utilisés sur quelques hôtes, de réduire la consommation électrique et les besoins en climatisation, de déployer un serveur en quelques minutes et d’assurer la continuité de service. Le cours présente les principes des hyperviseurs (type 1 et type 2, assistance matérielle, conteneurs), la création et la gestion des machines virtuelles (ressources, disques, réseaux virtuels, instantanés, modèles), puis l’infrastructure d’entreprise (commutateurs virtuels et VLAN, stockage partagé, clusters, migration à chaud, haute disponibilité, sauvegarde) et les applications aux réseaux (laboratoires virtuels, pare-feu et routeurs virtuels, NFV). La part importante de travaux pratiques s’appuie sur VirtualBox, KVM/Proxmox VE et, selon disponibilité, VMware ESXi.

    Objectifs d’apprentissage

    • Expliquer le fonctionnement d’un hyperviseur et comparer hyperviseurs de type 1, de type 2 et conteneurs.
    • Créer, configurer, cloner et sauvegarder des machines virtuelles en interface graphique et en ligne de commande.
    • Choisir le mode de réseau virtuel adapté (NAT, pont, réseau interne, hôte seul) et configurer des VLAN sur un commutateur virtuel.
    • Dimensionner des hôtes (processeur, mémoire, stockage) et un cluster tolérant la panne d’un hôte.
    • Mettre en œuvre un laboratoire réseau virtuel (routeur/pare-feu virtuel et serveurs).

    Prérequis

    Administration Windows Server ; administration Linux / serveurs (installation, réseau, services) ; adressage IP et VLAN.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Principes de la virtualisation et hyperviseurs
    2. Leçon 2 — Création et gestion des machines virtuelles
    3. Leçon 3 — Infrastructure virtualisée : réseau, stockage, haute disponibilité
    4. Leçon 4 — Applications de la virtualisation aux infrastructures réseaux

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 10 h de cours magistral (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), 30 h de travaux pratiques (TP) et 10 h de travail personnel de l’étudiant (TPE) ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (comptes rendus des TP guidés, évaluation pratique sur poste, quiz en ligne) et examen terminal (écrit et/ou pratique).

    Bibliographie

    • Documentation officielle VMware vSphere (ESXi, vCenter) et Oracle VM VirtualBox — User Manual.
    • Documentation officielle Proxmox VE — Administration Guide.
    • M. Portnoy, Virtualization Essentials, 2e éd., Sybex/Wiley.
    • G. J. Popek, R. P. Goldberg, « Formal Requirements for Virtualizable Third Generation Architectures », Communications of the ACM, 1974.
  • Projet d’architecture (PFE)

    Le Projet de Fin d’Études (PFE) est l’aboutissement de la Licence professionnelle en Architecture. L’étudiant y conduit, en autonomie encadrée, un projet architectural complet sur un site réel du Niger : analyse du site et du programme, conception, intégration des contraintes techniques et environnementales, production d’un dossier graphique et de maquettes, puis soutenance devant un jury de professionnels. Ce cours en ligne sert de guide méthodologique : il donne les étapes, les livrables, les outils de contrôle et des mises en situation corrigées pour réussir chaque phase. Les exemples portent sur des programmes courants au Niger : école, centre de santé intégré, marché, logements, équipement culturel.

    Objectifs d’apprentissage

    • Synthétiser les savoirs du cursus (conception, construction, DAO/BIM, urbanisme) dans un projet complexe.
    • Réaliser une analyse approfondie du site, du contexte et du programme, et fixer des critères de réussite.
    • Élaborer un parti architectural et le développer en plans, coupes et élévations cohérents.
    • Intégrer structure, matériaux, systèmes et stratégie bioclimatique adaptée au climat chaud et sec.
    • Produire maquettes, rendus et documentation technique de qualité professionnelle.
    • Présenter et défendre ses choix devant un jury.

    Prérequis

    Cours de conception architecturale (S1 à S5), techniques de construction, structures (bases BAEL/Eurocodes), bioclimatisme, modélisation 2D/3D (AutoCAD/ArchiCAD), méthodologie de recherche.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Lancement du PFE : sujet, analyse du site et du contexte, programme et critères de succès
    2. Leçon 2 — Développement conceptuel : esquisse, parti architectural, plans, coupes et élévations
    3. Leçon 3 — Aspects techniques et environnementaux : structure, matériaux, systèmes et bioclimatisme
    4. Leçon 4 — Modélisation, rendu final, présentation et soutenance devant le jury

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : CM 0 h, TD 0 h, TP 0 h, TPE 80 h (4 crédits), en travail personnel encadré par un directeur de projet. Contrôle continu (40 %) : revues de projet (analyse et programme, esquisse, avant-projet) notées sur grille. Évaluation finale (60 %) : dossier final (planches, maquettes, notice) et soutenance orale devant un jury de professionnels.

    Bibliographie

    • Francis D.K. Ching, Architecture: Form, Space, and Order, Wiley, 2020.
    • Peter Zumthor, Thinking Architecture, Birkhäuser, 2019.
    • Rem Koolhaas, Elements of Architecture, Taschen, 2021.
    • Ernst Neufert, Les éléments des projets de construction, Dunod.
    • Hassan Fathy, Construire avec le peuple, Sindbad/Actes Sud.
  • Méthodologie de recherche

    Ce cours donne aux étudiants de Licence professionnelle en Architecture les outils pour conduire une recherche rigoureuse, qu’il s’agisse d’un mémoire de fin d’études, d’un rapport de diagnostic urbain ou d’une étude préalable à un projet. Il couvre toute la chaîne : choisir un type de recherche et une méthode, formuler une problématique et des hypothèses, collecter des données fiables (enquêtes, entretiens, observations, relevés), les analyser avec des techniques qualitatives et quantitatives et des logiciels adaptés, puis rédiger et présenter les résultats. Les exemples portent sur des sujets nigériens : confort thermique des maisons en banco à Niamey, usage des places publiques, réhabilitation du bâti ancien d’Agadez ou de Zinder.

    Objectifs d’apprentissage

    • Distinguer recherche exploratoire, descriptive et explicative, et choisir entre approche qualitative, quantitative ou mixte.
    • Formuler une problématique, une question de recherche et des hypothèses opérationnelles appuyées sur un cadre théorique.
    • Concevoir des outils de collecte (questionnaire, guide d’entretien, grille d’observation) et un plan d’échantillonnage.
    • Analyser des données qualitatives (codage thématique) et quantitatives (statistiques descriptives, tests simples).
    • Rédiger un rapport ou mémoire structuré, correctement référencé, et présenter ses résultats.

    Prérequis

    Notions de base en rédaction académique ; statistiques élémentaires (moyenne, pourcentage) ; usage d’un tableur.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Introduction à la recherche : types de recherche et choix de la méthode
    2. Leçon 2 — Problématique, question de recherche, hypothèses et cadre théorique
    3. Leçon 3 — Collecte des données : techniques, échantillonnage et représentativité
    4. Leçon 4 — Analyse des données, rédaction et présentation des résultats

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : CM 20 h, TD 0 h, TP 0 h, TPE 20 h (2 crédits). Contrôle continu (40 %) : rédaction progressive d’un protocole de recherche (problématique, hypothèses, outils de collecte, échantillon) sur un sujet lié au futur PFE. Examen terminal écrit (60 %) : questions de cours et cas pratique méthodologique.

    Bibliographie

    • John W. Creswell, Research Design: Qualitative, Quantitative, and Mixed Methods Approaches, SAGE, 2021.
    • Martyn Denscombe, The Good Research Guide, McGraw-Hill Education, 2020.
    • David Silverman, Doing Qualitative Research, SAGE, 2019.
    • Raymond Quivy, Luc Van Campenhoudt, Manuel de recherche en sciences sociales, Dunod.
    • Linda Groat, David Wang, Architectural Research Methods, Wiley, 2013.
  • Modélisation 2D/3D des structures (AutoCAD/ArchiCAD)

    Ce cours de semestre 6 est entièrement organisé en travaux pratiques sur poste (60 h de TP encadrés et 60 h de travail personnel). Il a pour but de rendre l’étudiant autonome dans la production numérique d’un projet d’architecture : dessin 2D précis et normalisé sous AutoCAD, modélisation volumique 3D, puis maquette numérique BIM sous ArchiCAD, jusqu’aux rendus et à la présentation. Les exercices s’appuient sur des cas nigériens : villa R+1 à Niamey, école de trois classes en BTC, auvent de marché, avec prise en compte du soleil sahélien dans les rendus.

    Objectifs d’apprentissage

    • Maîtriser l’interface, les systèmes de coordonnées et les commandes de base d’AutoCAD pour le dessin 2D.
    • Paramétrer un projet (unités, échelles, gabarits, calques, arborescence de fichiers, références externes).
    • Produire des plans, coupes et élévations normalisés avec calques, blocs, cotations et annotations.
    • Créer des modèles 3D dans AutoCAD (extrusion, balayage, révolution, opérations booléennes) et en tirer des rendus.
    • Construire une maquette BIM sous ArchiCAD (étages, éléments constructifs, nomenclatures, IFC) et produire les documents graphiques.
    • Présenter un bâtiment complet modélisé en 2D/3D avec rendus et animation.

    Prérequis

    Dessin technique (projections, échelles, cartouche, ISO 128), notions de construction (murs, dalles, poteaux, toitures) et utilisation courante d’un ordinateur (fichiers, dossiers).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Environnement AutoCAD et ArchiCAD : interface, commandes de base et paramétrage des projets
    2. Leçon 2 — Modélisation 2D avec AutoCAD : plans, coupes, élévations, calques, blocs et annotations
    3. Leçon 3 — Modélisation 3D avec AutoCAD : extrusion, balayage, révolution, rendus et visualisations
    4. Leçon 4 — Modélisation BIM avec ArchiCAD et projet pratique de bâtiment complet

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : CM 0 h, TD 0 h, TP 60 h, TPE 60 h (6 crédits). Contrôle continu (40 %) : rendus des TP guidés (fichiers DWG/PLN et PDF) notés selon les grilles de contrôle. Examen terminal (60 %) : projet de modélisation complète d’un petit bâtiment (dossier 2D, maquette 3D/BIM, rendus) présenté oralement.

    Bibliographie

    • George Omura, Mastering AutoCAD 2021 and AutoCAD LT 2021, Wiley, 2020.
    • David Byrnes, AutoCAD For Dummies, Wiley, 2021.
    • Chuck Eastman et al., BIM Handbook, 3e éd., Wiley, 2018.
    • Francis D.K. Ching, Architectural Graphics, Wiley, 6e éd., 2015.
  • Projet de conception intégrée

    La conception intégrée consiste à réunir, dès les premières esquisses, l’ensemble des compétences qui influencent un bâtiment : architecte, ingénieurs structure et fluides, économiste, urbaniste, paysagiste, maître d’ouvrage, futurs usagers et parfois l’entreprise. Au lieu d’une chaîne où chacun reçoit le travail du précédent et le corrige, l’équipe travaille en boucle et décide ensemble, au moment où les choix coûtent le moins cher à modifier. Dans le contexte sahélien, cette approche est particulièrement utile : l’orientation, la ventilation naturelle, l’inertie des murs en terre ou en BTC, la structure en voûte et le coût du chantier sont étroitement liés. Ce cours, entièrement organisé en travaux pratiques d’atelier, conduit l’étudiant à réaliser en équipe un projet intégré (par exemple une école, un centre de santé ou un marché de quartier à Niamey) et à le défendre devant un jury.

    Objectifs d’apprentissage

    • Expliquer les principes et les enjeux de la conception intégrée et les comparer à la démarche séquentielle.
    • Identifier les acteurs du projet, leurs responsabilités et leurs moments d’intervention.
    • Organiser les phases du projet et utiliser les outils de coordination (réunions, charrettes, maquette numérique, comptes rendus).
    • Gérer les interfaces entre architecture, structure, fluides, environnement et économie.
    • Concevoir, présenter et défendre en équipe un projet intégré, puis en faire une critique argumentée.

    Prérequis

    Conception architecturale (projets des semestres précédents), techniques de construction, notions de bioclimatique et de DAO.

    Plan du cours

    1. Principes de la conception intégrée et rôle des acteurs
    2. Méthodologie : phases du projet et outils de coordination
    3. Collaboration interdisciplinaire et gestion des interfaces
    4. Études de cas, projet intégré et évaluation critique devant jury

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 0 h de CM, 0 h de TD, 60 h de TP d’atelier et 60 h de travail personnel (TPE) ; 6 crédits. Évaluation : contrôle continu sur les rendus intermédiaires des TP guidés (40 %) et soutenance finale du projet intégré devant un jury (60 %), avec une note individuelle tenant compte de la contribution de chacun.

    Bibliographie

    • 7group, Reed B., The Integrative Design Guide to Green Building, Wiley, 2009.
    • Ching F. D. K., Architecture : Form, Space, and Order, Wiley (éditions récentes).
    • Kéré F., Lepik A. (dir.), Francis Kéré : Radically Simple, Hatje Cantz, 2016.
    • Liébard A., De Herde A., Traité d’architecture et d’urbanisme bioclimatiques, Observ’ER / Le Moniteur, 2005.
    • Eastman C. et al., BIM Handbook, Wiley (3e éd., 2018).