École Privée d’Ingénierie du Niger — L’école du nouveau monde

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Semestre : Licence 3

  • Concept et fondement de l’audit

    L’audit comptable et financier a pour but de donner aux utilisateurs des états financiers (associés, banques, administration fiscale, bailleurs de fonds, partenaires) une assurance raisonnable que ces états sont exempts d’anomalies significatives. Dans l’espace OHADA, l’audit légal est exercé par le commissaire aux comptes, obligatoire dans les sociétés anonymes et dans les SARL dépassant certains seuils ; l’audit contractuel est très répandu au Niger, notamment dans les ONG et les projets financés par les bailleurs. Ce cours présente les fondements de l’audit : concepts et objectifs, normes internationales (ISA) et cadre légal OHADA, déontologie, démarche par les risques (planification, seuil de signification), techniques de collecte des éléments probants et rapport d’audit. Il se prolonge dans le cours « Contrôle interne et contrôle des comptes » (CIC3542), qui approfondit l’évaluation du contrôle interne et les contrôles par cycle.

    Objectifs d’apprentissage

    • Définir l’audit, distinguer ses différentes formes et expliquer son rôle dans la fiabilité de l’information financière.
    • Situer l’audit dans son cadre normatif (ISA), légal (AUSCGIE) et déontologique (indépendance, secret professionnel).
    • Décrire les phases d’une mission : planification, réalisation, conclusion.
    • Calculer un seuil de signification et appliquer le modèle de risque d’audit.
    • Choisir les techniques d’audit adaptées et exploiter leurs résultats (procédures analytiques, confirmations, sondages).
    • Formuler une opinion et identifier la structure d’un rapport d’audit conforme aux normes.

    Prérequis

    Comptabilité générale SYSCOHADA révisé (états financiers, opérations courantes et d’inventaire), comptabilité des sociétés, notions de droit des sociétés OHADA.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Introduction à l’audit : concepts, objectifs et typologie des missions
    2. Leçon 2 — Normes, cadre légal OHADA et déontologie de l’auditeur
    3. Leçon 3 — Planification de l’audit : prise de connaissance, risques et seuil de signification
    4. Leçon 4 — Techniques d’audit, conclusion de la mission et rapport d’audit

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 30 h de CM, 10 h de TD, 0 h de TP et 20 h de travail personnel (TPE) ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu 40 % (cas pratiques, quiz en ligne) et examen terminal écrit de 2 heures (étude de cas d’audit) 60 %.

    Bibliographie

    • IFAC – IAASB, Manuel des normes internationales de contrôle qualité, d’audit, d’examen limité, d’autres missions d’assurance et de services connexes (normes ISA).
    • OHADA, Acte uniforme relatif au droit des sociétés commerciales et du groupement d’intérêt économique (AUSCGIE, révisé en 2014).
    • IESBA, Code international de déontologie des professionnels comptables.
    • Obert, R. & Mairesse, M.-P., Comptabilité et audit – DSCG 4, Dunod.
    • Renard, J., Théorie et pratique de l’audit interne, Eyrolles.
  • Technique fiscale

    Ce cours de technique fiscale du semestre 5 approfondit les enseignements de fiscalité des semestres précédents (Techniques fiscales S1-S2, Fiscalité S3-S4). Il se place du point de vue du comptable chargé de la gestion fiscale d’une société : de la détermination de l’IS au contrôle fiscal, en passant par la TVA, les déclarations, l’optimisation et les opérations exceptionnelles. Les cas pratiques s’appuient sur des sociétés nigériennes et sur le Code général des impôts (CGI) du Niger, dans le cadre des directives d’harmonisation fiscale de l’UEMOA.

    Avertissement : les taux et seuils cités dans ce cours (IS 30 %, minimum d’imposition 1 % du chiffre d’affaires, TVA 19 %, pénalités) sont indicatifs et servent aux calculs pédagogiques ; ils doivent toujours être vérifiés dans le Code général des impôts du Niger et la loi de finances de l’année en vigueur.

    Objectifs d’apprentissage

    • Déterminer le résultat fiscal par réintégrations et déductions, et calculer l’IS, le minimum d’imposition et le solde à payer.
    • Liquider la TVA (collectée, déductible, prorata, crédit) et comptabiliser les écritures SYSCOHADA correspondantes.
    • Organiser le calendrier des obligations déclaratives et de paiement d’une société.
    • Distinguer optimisation fiscale, abus de droit et fraude ; évaluer l’impact fiscal des choix de gestion.
    • Analyser les conséquences fiscales des cessions d’immobilisations, fusions et apports.
    • Connaître les procédures de contrôle fiscal, les droits du contribuable et les voies de recours.

    Prérequis

    Connaissances de base en fiscalité (impôts directs et indirects, TVA, ITS), comptabilité générale SYSCOHADA (amortissements, provisions, régularisations), comptabilité des sociétés.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Régime fiscal des sociétés : du résultat comptable à l’impôt sur les sociétés
    2. Leçon 2 — TVA, autres impôts et taxes, et procédures déclaratives
    3. Leçon 3 — Optimisation fiscale et fiscalité des opérations exceptionnelles
    4. Leçon 4 — Contrôle fiscal, contentieux et relations avec l’administration

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 50 h de CM, 20 h de TD, 0 h de TP et 50 h de travail personnel (TPE) ; 6 crédits. Évaluation : contrôle continu 40 % (cas pratiques de TD, dossier fiscal d’une société fictive, quiz en ligne) et examen terminal écrit de 3 heures (cas pratique de synthèse) 60 %. Le CGI peut être autorisé à l’examen selon les consignes de l’enseignant.

    Bibliographie

    • République du Niger, Direction Générale des Impôts, Code général des impôts et lois de finances annuelles.
    • UEMOA, Directive n°02/2009/CM/UEMOA portant harmonisation des législations des États membres en matière de taxe sur la valeur ajoutée.
    • UEMOA, Directive n°08/2008/CM/UEMOA portant harmonisation des modalités de détermination du résultat imposable et de l’impôt sur les bénéfices.
    • OHADA, Acte uniforme relatif au droit comptable et à l’information financière (AUDCIF) et Système comptable OHADA révisé (2017).
    • Cozian, M. & Deboissy, F., Précis de fiscalité des entreprises, LexisNexis.
  • Technique des opérations bancaires

    Toute entreprise, de la boutique de Niamey à la grande société minière, entretient une relation quotidienne avec sa ou ses banques : dépôt des recettes, paiement des fournisseurs et des salaires, financement des stocks et des investissements, placement des excédents. Ce cours présente les opérations bancaires du point de vue de l’entreprise et de son service comptable et financier : organisation du système bancaire de l’UEMOA, fonctionnement et coût du compte, instruments et systèmes de paiement, crédits de court, moyen et long terme, placements, gestion de trésorerie et risques. Il prépare le futur comptable à contrôler un relevé et un arrêté de compte, à calculer le coût d’un crédit, à établir un rapprochement bancaire et à négocier avec son banquier.

    Objectifs d’apprentissage

    • Identifier les acteurs du système bancaire et financier de l’UEMOA et leurs rôles.
    • Gérer un compte bancaire : ouverture, dates de valeur, échelle d’intérêts, agios, clôture, rapprochement bancaire.
    • Choisir et utiliser les instruments de paiement adaptés (chèque, virement, effets, carte, monnaie électronique).
    • Calculer le coût d’un crédit (escompte, découvert, emprunt, TEG) et connaître les garanties OHADA.
    • Établir un plan de trésorerie, choisir un placement et évaluer les risques liés aux opérations bancaires.

    Prérequis

    Comptabilité générale (écritures de trésorerie, rapprochement), mathématique financière (intérêts simples et composés, annuités), notions de finance d’entreprise.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Système bancaire de l’UEMOA et gestion du compte bancaire
    2. Leçon 2 — Instruments et systèmes de paiement
    3. Leçon 3 — Crédit bancaire : types, conditions, coût et garanties
    4. Leçon 4 — Placements, gestion de trésorerie et maîtrise des risques bancaires

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 30 h de CM, 20 h de TD, 0 h de TP et 30 h de travail personnel (TPE) ; 4 crédits. Évaluation : contrôle continu 40 % (exercices de TD, étude de cas « relation bancaire d’une PME », quiz en ligne) et examen terminal écrit de 2 heures 60 %.

    Bibliographie

    • de Coussergues, S., Bourdeaux, G. & Péran, T., Gestion de la banque : du diagnostic à la stratégie, Dunod.
    • Vernimmen, P., Quiry, P. & Le Fur, Y., Finance d’entreprise, Dalloz.
    • Mishkin, F. S., Monnaie, banque et marchés financiers, Pearson.
    • UEMOA, Règlement n°15/2002/CM/UEMOA relatif aux systèmes de paiement dans les États membres de l’UEMOA.
    • BCEAO, textes réglementaires (loi portant réglementation bancaire, dispositif prudentiel applicable aux établissements de crédit de l’UMOA), site www.bceao.int.
  • Management stratégique

    Le management stratégique consiste à fixer les orientations de long terme d’une organisation, à choisir les domaines d’activité où elle veut être présente et la manière d’y obtenir un avantage concurrentiel durable, puis à piloter la mise en œuvre de ces choix. Pour un futur comptable, contrôleur de gestion ou collaborateur de cabinet, ce cours est essentiel : les chiffres qu’il produit (coûts, marges, rentabilité, budgets, tableaux de bord) n’ont de sens que rapportés à la stratégie de l’entreprise. Le cours suit la démarche classique « diagnostic – choix – mise en œuvre – contrôle » et l’illustre par des cas d’entreprises nigériennes (industrie agroalimentaire, distribution, télécommunications, services financiers, transport) opérant dans l’espace UEMOA et CEDEAO.

    Objectifs d’apprentissage

    • Définir les concepts du management stratégique (mission, vision, DAS, avantage concurrentiel) et expliquer leur rôle dans la pérennité de l’entreprise.
    • Réaliser un diagnostic externe (PESTEL, cinq forces de Porter, facteurs clés de succès) et interne (ressources, VRIO, chaîne de valeur), synthétisé dans une matrice SWOT.
    • Formuler des stratégies au niveau corporate (portefeuille BCG, Ansoff, intégration, diversification, alliances) et business (stratégies génériques).
    • Évaluer et choisir entre des options stratégiques à l’aide de critères pondérés.
    • Conduire la mise en œuvre et le changement organisationnel, et contrôler la stratégie par des KPI et un tableau de bord prospectif.

    Prérequis

    Connaissances de base en gestion d’entreprise, en organisation et en management (semestres 1 à 4) ; notions de comptabilité de gestion et d’analyse financière.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Fondements du management stratégique et analyse de l’environnement externe
    2. Leçon 2 — Analyse de l’environnement interne : ressources, compétences et capacités
    3. Leçon 3 — Formulation de la stratégie : niveaux corporate et business
    4. Leçon 4 — Mise en œuvre, conduite du changement et contrôle de la stratégie

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 25 h de CM, 15 h de TD, 0 h de TP et 40 h de travail personnel (TPE) ; 4 crédits. Évaluation : contrôle continu 40 % (études de cas en TD, exposé en groupe sur le diagnostic stratégique d’une entreprise nigérienne, quiz en ligne) et examen terminal écrit de 3 heures (étude de cas) 60 %.

    Bibliographie

    • Johnson, G., Whittington, R., Scholes, K., Angwin, D. & Regnér, P., Exploring Strategy: Text and Cases, Pearson (traduction française : Stratégique, Pearson).
    • Porter, M. E., Competitive Strategy: Techniques for Analyzing Industries and Competitors, Free Press.
    • Garrette, B., Dussauge, P., Durand, R. et al., Strategor : toute la stratégie d’entreprise, Dunod.
    • Kaplan, R. S. & Norton, D. P., The Balanced Scorecard: Translating Strategy into Action, Harvard Business School Press.
    • Kotter, J. P., Leading Change, Harvard Business Review Press.
  • Stage professionnel et soutenance

    Le stage professionnel de 12 semaines est le moment où l’étudiant de Licence professionnelle en Gestion commerciale et Marketing, option Marketing digital, met en pratique l’ensemble de sa formation dans une organisation réelle : entreprise commerciale, PME, banque ou institution de microfinance, opérateur de télécoms, agence de communication, start-up de e-commerce, ONG. Il se conclut par un rapport de stage et une soutenance devant un jury. Ce module guide l’étudiant de la recherche du stage jusqu’à la soutenance ; il est complémentaire du cours de méthodologie de rédaction de rapport de stage (MRS3651), qui traite la démarche de recherche, la forme du rapport et la pré-soutenance.

    Le guide est organisé en quatre étapes : préparer le stage (recherche, candidature, convention, intégration, posture professionnelle) ; conduire le stage (missions types en marketing digital et en vente, journal de bord, rapports d’étape, collecte des informations, confidentialité) ; construire le fond du rapport (présentation et diagnostic de l’entreprise, analyse des missions, recommandations chiffrées en FCFA) ; enfin réussir la soutenance finale et comprendre l’évaluation.

    Objectifs d’apprentissage

    • S’immerger dans la pratique professionnelle en entreprise et adopter une posture professionnelle.
    • Allier la formation théorique et la pratique en réalisant des missions commerciales et digitales concrètes.
    • Collecter et organiser les informations nécessaires au rapport tout au long du stage.
    • Réaliser un diagnostic de l’entreprise d’accueil et formuler des recommandations chiffrées et réalistes.
    • Rédiger le rapport de stage et le soutenir devant un jury.

    Prérequis

    L’ensemble des enseignements de la Licence, en particulier le marketing (stratégique, opérationnel, digital), la gestion de la relation client, la veille commerciale, le contrôle budgétaire et la méthodologie de rédaction de rapport de stage.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Préparer le stage : recherche, convention et intégration dans l’entreprise
    2. Leçon 2 — Conduire le stage : missions, journal de bord et collecte d’informations
    3. Leçon 3 — Construire le rapport : diagnostic de l’entreprise et recommandations chiffrées
    4. Leçon 4 — La soutenance finale et l’évaluation du stage

    Modalités d’évaluation

    Volume : 0 h de CM, TD et TP ; 200 h de travail personnel encadré (stage de 12 semaines en entreprise et rédaction du rapport) ; 10 crédits. L’évaluation, conformément à la description de la matière, repose sur le stage et le rapport : appréciation du maître de stage (fiche d’évaluation), qualité du rapport écrit et soutenance orale devant un jury. À titre indicatif : appréciation de l’entreprise 30 %, rapport 40 %, soutenance 30 % (le règlement pédagogique de l’établissement fait foi).

    Bibliographie

    • Beaud M., L’art de la thèse, La Découverte.
    • Quivy R., Van Campenhoudt L., Manuel de recherche en sciences sociales, Dunod.
    • Kotler P., Keller K. L., Manceau D., Marketing Management, Pearson.
    • Lendrevie J., Lévy J., Mercator, Dunod.
    • République du Niger, Code du travail (loi n° 2012-45 du 25 septembre 2012).
  • Méthodologie de rédaction de rapport de stage

    Le rapport de stage est l’aboutissement de la Licence professionnelle : il montre la capacité de l’étudiant à observer une organisation, à mener une démarche d’analyse rigoureuse, à proposer des solutions et à les présenter par écrit puis à l’oral. Ce cours de méthodologie de rédaction de rapport de stage fournit la méthode et les outils pour y parvenir. Il complète le module « Stage professionnel et soutenance », qui porte sur le déroulement du stage lui-même, le contenu analytique du rapport et la soutenance finale.

    Le cours suit les cinq chapitres du programme : les généralités sur le travail de recherche (démarche, problématique, hypothèses) ; le projet de rapport (choix du thème, note de cadrage, calendrier) ; l’organisation des données (collecte, traitement, classement, citations et références, lutte contre le plagiat) ; la rédaction (plan type, techniques rédactionnelles, maîtrise de la langue, présentation matérielle) ; enfin la pré-soutenance (support de présentation, exposé, réponses aux questions, maîtrise du stress). Les exemples sont tirés de stages en gestion commerciale et marketing digital dans des entreprises nigériennes.

    Objectifs d’apprentissage

    • Comprendre les principes du travail de recherche appliqué au rapport de stage.
    • Formuler un thème, une problématique, des objectifs et des hypothèses, et élaborer un projet de rapport avec calendrier.
    • Collecter, traiter, classer les données et citer correctement ses sources.
    • Connaître les étapes de rédaction du rapport et le contenu de chaque partie ; maîtriser la langue et les techniques rédactionnelles.
    • Préparer une pré-soutenance efficace et gérer son stress.

    Prérequis

    Techniques d’expression écrite et orale, études de marché (questionnaire, entretien), bureautique (traitement de texte, tableur, présentation).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Le travail de recherche et le projet de rapport de stage
    2. Leçon 2 — L’organisation des données : collecte, traitement, classement et références
    3. Leçon 3 — La rédaction du rapport de stage : plan, techniques rédactionnelles et maîtrise de la langue
    4. Leçon 4 — La pré-soutenance : préparer l’exposé oral et maîtriser son stress

    Modalités d’évaluation

    14 h de CM, 6 h de TD, 0 h de TP et 20 h de TPE ; 2 crédits. Contrôle continu (40 % : quiz, note de cadrage du rapport, fiche de lecture, rédaction d’un chapitre corrigé) et examen terminal (60 %), qui peut prendre la forme d’une pré-soutenance notée devant un jury d’enseignants.

    Bibliographie

    • Beaud M., L’art de la thèse, La Découverte.
    • Quivy R., Van Campenhoudt L., Manuel de recherche en sciences sociales, Dunod.
    • Angers M., Initiation pratique à la méthodologie des sciences humaines, Éditions CEC.
    • American Psychological Association, Publication Manual of the American Psychological Association, 7e édition, 2020.
  • Veille commerciale

    La veille commerciale est l’activité organisée qui consiste à rechercher, collecter, analyser et diffuser les informations sur l’offre (concurrents, produits, prix, fournisseurs, distributeurs) et sur la demande (clients, tendances de consommation, avis) afin d’éclairer les décisions commerciales et marketing. Avec Internet et les réseaux sociaux, une grande partie de ces informations est accessible immédiatement et à faible coût : sites des concurrents, pages Facebook et TikTok, bibliothèques publicitaires, avis clients, appels d’offres, statistiques publiques. Encore faut-il savoir où chercher, trier l’information fiable du bruit et la transformer en recommandations.

    Ce cours présente d’abord la veille marketing web, ses finalités et les avantages et limites de l’information en ligne ; puis la méthode de recherche et de valorisation de l’information ; ensuite les dispositifs et outils de veille (moteurs et métamoteurs, web invisible, alertes et push, agrégateurs RSS, outils de monitoring, aspirateurs de sites, cartographie de l’information) et leurs coûts ; enfin le ciblage de la veille, le benchmarking Internet et la formulation de solutions, avec des exemples concrets du marché nigérien.

    Objectifs d’apprentissage

    • Définir la veille commerciale, concurrentielle et marketing web et en expliquer l’intérêt pour l’entreprise.
    • Identifier, en fonction d’une problématique, les informations utiles sur l’offre et la demande, ainsi que les concurrents et sites leaders.
    • Utiliser efficacement les moteurs de recherche, le web invisible et les sources spécialisées ; évaluer la fiabilité des informations.
    • Choisir et paramétrer des outils de veille (alertes, RSS, monitoring des réseaux sociaux) adaptés à un budget.
    • Réaliser un benchmarking Internet, valoriser l’information collectée et proposer des solutions argumentées.

    Prérequis

    Marketing stratégique et études de marché ; pratique courante d’Internet et des réseaux sociaux ; bases de bureautique (tableur, traitement de texte).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — La veille commerciale et marketing sur le web : définitions, intérêts et limites
    2. Leçon 2 — Rechercher, évaluer et valoriser l’information sur Internet
    3. Leçon 3 — Les outils et dispositifs de veille : panorama, typologie et coûts
    4. Leçon 4 — Cibler la veille, pratiquer le benchmarking Internet et proposer des solutions

    Modalités d’évaluation

    14 h de CM, 6 h de TD, 0 h de TP et 20 h de TPE ; 2 crédits. Contrôle continu (40 % : quiz, exercices de recherche en ligne, dossier de veille de groupe sur un secteur nigérien avec benchmarking et recommandations) et examen terminal écrit (60 %).

    Bibliographie

    • Lesca H., Veille stratégique : la méthode L.E.SCAnning, Éditions EMS, 2003.
    • Deschamps C., Moinet N., La boîte à outils de l’intelligence économique, Dunod.
    • Jakobiak F., L’intelligence économique : la comprendre, l’implanter, l’utiliser, Éditions d’Organisation.
    • AFNOR, norme XP X 50-053, Prestations de veille et prestations de mise en place d’un système de veille, 1998.
    • Porter M. E., L’avantage concurrentiel, Dunod.
  • Contrôle budgétaire

    Le contrôle budgétaire est l’un des outils centraux du contrôle de gestion. Il consiste à traduire les objectifs de l’entreprise en budgets chiffrés (ventes, production, approvisionnements, investissements, trésorerie), puis à comparer régulièrement les réalisations aux prévisions afin d’analyser les écarts et de décider des actions correctives. Pour un futur commercial ou chargé de marketing, c’est une compétence essentielle : le budget des ventes est le point de départ de tous les autres budgets, et chaque campagne (y compris digitale) doit s’inscrire dans une enveloppe et prouver sa rentabilité.

    Le cours suit la logique de la construction budgétaire : prévision et budgétisation des ventes et contrôle des écarts sur chiffre d’affaires ; programme et budget de production ; budget des approvisionnements (modèle de Wilson, calendrier des commandes) ; budget des investissements (VAN, TRI, délai de récupération, plan de financement) ; enfin budget de trésorerie (encaissements, décaissements, TVA) et états financiers prévisionnels (compte de résultat et bilan prévisionnels). Les exemples portent sur des entreprises nigériennes, avec la TVA au taux de 19 % et l’impôt sur les sociétés au taux indicatif de 30 %.

    Objectifs d’apprentissage

    • Expliquer les principes, la procédure et l’articulation des budgets dans l’entreprise.
    • Prévoir les ventes (moindres carrés, coefficients saisonniers), établir le budget des ventes et analyser les écarts sur chiffre d’affaires.
    • Établir le programme de production, le budget des frais de production et le budget des approvisionnements.
    • Évaluer un investissement (VAN, TRI, délai de récupération) et établir un plan de financement.
    • Construire le budget de TVA, le budget de trésorerie et les états financiers prévisionnels.

    Prérequis

    Comptabilité générale (SYSCOHADA) et comptabilité analytique ; élaboration des états financiers ; mathématiques financières de base (actualisation).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — La gestion budgétaire et le budget des ventes
    2. Leçon 2 — Le budget de production et le budget des approvisionnements
    3. Leçon 3 — Le budget des investissements et le plan de financement
    4. Leçon 4 — Le budget de trésorerie et les états financiers prévisionnels

    Modalités d’évaluation

    14 h de CM, 6 h de TD, 0 h de TP et 20 h de TPE ; 2 crédits. Contrôle continu (40 % : quiz, exercices de TD, cas de synthèse sur tableur) et examen terminal écrit (60 %) composé d’exercices chiffrés.

    Bibliographie

    • Alazard C., Sépari S., Contrôle de gestion — Manuel et applications (DCG 11), Dunod.
    • Forget J., Gestion budgétaire : prévoir et contrôler les activités de l’entreprise, Éditions d’Organisation, 2005.
    • Doriath B., Contrôle de gestion en 20 fiches, Dunod.
    • Hutin H., Toute la finance d’entreprise, Éditions d’Organisation.
    • OHADA, Acte uniforme relatif au droit comptable et à l’information financière et Système comptable OHADA (SYSCOHADA révisé), 2017.
  • Gestion de la relation client

    La gestion de la relation client (GRC, ou CRM pour Customer Relationship Management) regroupe la stratégie, l’organisation, les processus et les outils qui permettent à une entreprise de connaître chacun de ses clients, de lui proposer une relation personnalisée et de le fidéliser durablement. Sur des marchés concurrentiels comme la téléphonie, la banque, la microfinance, la distribution ou l’enseignement privé au Niger, conquérir un client coûte cher : le garder et développer sa valeur devient un enjeu majeur de rentabilité.

    Le cours présente d’abord l’histoire, les concepts et les enjeux de la GRC (fidélisation, valeur client, satisfaction), puis ses fonctions et ses outils (CRM opérationnel, analytique et collaboratif, centres de contact, WhatsApp Business, e-CRM), en incluant l’analyse de la relation client-fournisseur en B2B. Il traite ensuite l’articulation entre GRC et stratégie et la gestion des données relationnelles (segmentation RFM, qualité et protection des données). Il se termine par la formalisation des processus clients et la conduite d’un projet CRM, du cahier des charges au calcul du retour sur investissement.

    Objectifs d’apprentissage

    • Comprendre les enjeux de la GRC et en maîtriser les concepts de base (fidélité, satisfaction, valeur vie client, NPS).
    • Identifier les fonctions de la GRC et choisir des outils et applications adaptés à une entreprise nigérienne.
    • Analyser la relation entre clients et fournisseurs et l’intégrer à la stratégie de l’entreprise.
    • Collecter, qualifier, segmenter et protéger les données relationnelles.
    • Formaliser les modes opératoires et les processus clients, puis conduire un projet CRM.

    Prérequis

    Marketing fondamental, marketing des services et marketing opérationnel ; notions de base en bureautique (tableur) ; le cours de marketing digital (même semestre) est complémentaire.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Définition, historique et enjeux de la gestion de la relation client
    2. Leçon 2 — Fonctions, outils et applications de la GRC ; relation clients-fournisseurs
    3. Leçon 3 — GRC, stratégie d’entreprise et gestion des données relationnelles
    4. Leçon 4 — Formaliser les processus clients et mettre en œuvre un projet CRM

    Modalités d’évaluation

    14 h de CM, 6 h de TD, 0 h de TP et 20 h de TPE ; 2 crédits. Contrôle continu (40 % : quiz, études de cas, dossier de groupe « diagnostic de la relation client d’une entreprise de Niamey et proposition d’un dispositif CRM ») et examen terminal écrit (60 %).

    Bibliographie

    • Peelen E., Jallat F., Stevens E., Volle P., Gestion de la relation client, Pearson Education.
    • Lendrevie J., Lévy J., Mercator, Dunod.
    • Kotler P., Keller K. L., Manceau D., Marketing Management, Pearson.
    • Malaval P., Bénaroya C., Marketing Business to Business, Pearson Éducation.
    • Reichheld F. F., The Loyalty Effect, Harvard Business School Press, 1996.
  • Marketing digital

    Le marketing digital est le cours phare de l’option Marketing Digital. Il montre comment les technologies numériques (mobile, médias sociaux, analytics, cloud, objets connectés) transforment la relation entre l’entreprise et ses clients, et comment une entreprise nigérienne — boutique de Niamey, PME agroalimentaire, banque, opérateur de télécoms ou start-up de e-commerce — peut en tirer parti. Au Niger, où l’accès à Internet passe très majoritairement par le smartphone et où Facebook, WhatsApp et TikTok sont devenus des canaux de vente à part entière, le marketing digital n’est plus une option : c’est une compétence de base du commercial et du chargé de marketing.

    Le cours part des enjeux de la transformation digitale (connaissance du client par l’E-CRM et le big data, convergence marketing-vente-relation client, enjeux pour la DSI), présente ensuite les leviers opérationnels (référencement naturel SEO, référencement payant SEA, réseaux sociaux, e-mailing, SMS et WhatsApp), puis la mesure de la performance (web analytics, KPI, ROI, construction d’un budget en FCFA). Il se termine par l’élaboration d’une stratégie digitale : maturité digitale, business model, nouveaux métiers, rôle des RH et des managers, gouvernance et culture digitale.

    Objectifs d’apprentissage

    • Expliquer les enjeux de la transformation digitale pour l’entreprise et le rôle des technologies digitales (mobile, social, analytics, cloud, IoT).
    • Utiliser l’E-CRM et les données clients pour construire une vision 360° et une relation multicanale.
    • Choisir et paramétrer les leviers d’acquisition et de fidélisation : SEO, SEA, publicité sur les réseaux sociaux, community management, e-mailing, SMS et WhatsApp.
    • Calculer et interpréter les indicateurs clés (CTR, CPC, CPM, CPA, taux de conversion, ROAS, ROI, CAC, valeur vie client) et construire un budget digital en FCFA.
    • Diagnostiquer la maturité digitale d’une entreprise et proposer une stratégie, une organisation et des compétences adaptées.

    Prérequis

    Fondamentaux du marketing (marketing mix, segmentation-ciblage-positionnement), marketing stratégique et opérationnel, notions de communication commerciale ; pratique courante d’un smartphone et des réseaux sociaux.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Les enjeux de la transformation digitale et la connaissance du client
    2. Leçon 2 — Les leviers du marketing digital : SEO, SEA, réseaux sociaux et e-mailing
    3. Leçon 3 — Mesurer la performance : analytics, KPI et budget digital en FCFA
    4. Leçon 4 — Élaborer une stratégie digitale, développer les compétences et digitaliser l’organisation

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 14 h de cours magistral (CM), 6 h de travaux dirigés (TD), 0 h de TP et 20 h de travail personnel de l’étudiant (TPE) ; 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (40 %) — quiz en ligne, études de cas et un mini-projet de groupe consistant à bâtir le plan d’action digital chiffré d’une entreprise de Niamey (audit, objectifs, leviers, KPI, budget en FCFA) — et examen terminal écrit (60 %).

    Bibliographie

    • Kotler P., Kartajaya H., Setiawan I., Marketing 4.0 : le passage au digital, De Boeck Supérieur.
    • Chaffey D., Ellis-Chadwick F., Digital Marketing: Strategy, Implementation and Practice, Pearson.
    • Isaac H., Volle P., E-commerce : de la stratégie à la mise en œuvre opérationnelle, Pearson.
    • Westerman G., Bonnet D., McAfee A., Leading Digital: Turning Technology into Business Transformation, Harvard Business Review Press, 2014.
    • Rogers D. L., The Digital Transformation Playbook, Columbia Business School Publishing, 2016.