École Privée d’Ingénierie du Niger — L’école du nouveau monde

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Semestre : Semestre 2 (S2)

  • Mathématiques appliquées aux télécoms

    Ce cours de l’UE4 (Mathématiques appliquées et Statistiques) fournit à l’étudiant les outils mathématiques utilisés quotidiennement par les techniciens et ingénieurs des télécommunications. La première partie est consacrée à l’analyse fréquentielle : décomposition d’un signal périodique en série de Fourier, transformée de Fourier, notion de spectre et de bande passante. La seconde partie introduit le calcul des probabilités appliqué au trafic : loi de Poisson des appels, loi exponentielle des durées, intensité de trafic en Erlang. La dernière leçon réunit ces outils pour résoudre des problèmes concrets de transmission : dimensionnement d’une cellule avec la formule d’Erlang B, calculs en décibels et bilan de liaison d’un faisceau hertzien, capacité de Shannon et probabilité d’erreur sur un paquet.

    Les exemples sont tirés du contexte nigérien : trafic d’une cellule 2G/4G à Niamey, faisceau hertzien vers Dosso, liaison VSAT d’un centre de santé rural, abonnés Mobile Money.

    Objectifs d’apprentissage

    • Calculer les coefficients de Fourier de signaux périodiques usuels et tracer leur spectre de raies.
    • Utiliser la transformée de Fourier et ses propriétés pour déterminer le spectre et la bande occupée d’un signal.
    • Modéliser l’arrivée des appels et leur durée par les lois de Poisson et exponentielle ; calculer une intensité de trafic en Erlang.
    • Dimensionner un faisceau de circuits ou de canaux avec la formule d’Erlang B pour un taux de blocage donné.
    • Manipuler les décibels (dB, dBm, dBi) et appliquer la formule de Shannon et la loi binomiale à une liaison de transmission.

    Prérequis

    Mathématiques générales (S1) : fonctions trigonométriques, nombres complexes, dérivées et intégrales, sommes et suites, logarithmes.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Séries de Fourier des signaux périodiques
    2. Leçon 2 — Transformée de Fourier et analyse spectrale
    3. Leçon 3 — Probabilités appliquées au trafic télécoms
    4. Leçon 4 — Applications aux systèmes de transmission

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 30 h de cours magistral (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), pas de travaux pratiques, 20 h de travail personnel (TPE), 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (séries de TD, devoirs, quiz en ligne) et examen terminal écrit. La calculatrice scientifique est indispensable ; un formulaire (Fourier, Poisson, Erlang B, décibels) est fourni.

    Bibliographie

    • J.-P. Muller, Traitement du signal, Ellipses.
    • F. de Coulon, Théorie et traitement des signaux, Presses polytechniques et universitaires romandes.
    • M. Schwartz, Telecommunication Networks: Protocols, Modeling and Analysis, Addison-Wesley.
    • UIT-D, Teletraffic Engineering Handbook (V. B. Iversen), Union internationale des télécommunications.
  • Chimie appliquée

    Ce cours de chimie appliquée donne au futur technicien en génie mécanique les outils chimiques dont il a besoin dans l’industrie : comprendre et chiffrer les réactions des procédés (cuisson du clinker à la cimenterie de Malbaza, combustion du charbon à la centrale SONICHAR, combustion du gazole et du butane, production et usage de l’acide sulfurique dans le traitement du minerai d’uranium), prévoir le sens et l’énergie d’une réaction (thermodynamique), sa vitesse (cinétique), puis appliquer ces notions à la corrosion des métaux, aux traitements de surface et à la gestion des risques chimiques en atelier et en usine.

    Objectifs d’apprentissage

    • Écrire et équilibrer les réactions industrielles courantes et établir des bilans matière (stœchiométrie, réactif limitant, rendement).
    • Calculer une enthalpie de réaction par la loi de Hess, un pouvoir calorifique, et prévoir la spontanéité par ΔG = ΔH − T·ΔS.
    • Exploiter une loi de vitesse d’ordre 1, un temps de demi-réaction et la loi d’Arrhenius.
    • Expliquer les mécanismes électrochimiques de la corrosion et quantifier une perte de métal par la loi de Faraday.
    • Choisir un moyen de protection ou un traitement de surface adapté et appliquer les règles de prévention du risque chimique (SGH, FDS).

    Prérequis

    Bases de chimie générale : atome, mole, masse molaire, équation-bilan, notions d’oxydoréduction et d’acides-bases.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Réactions chimiques industrielles et bilans matière
    2. Leçon 2 — Thermodynamique chimique appliquée aux procédés
    3. Leçon 3 — Cinétique chimique et catalyse
    4. Leçon 4 — Corrosion, traitement des matériaux et risques chimiques

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD, 0 h de TP, 20 h de travail personnel (TPE) ; 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (TD, quiz, 40 %) et examen terminal écrit (60 %).

    Bibliographie

    • Sharma B. K., Industrial Chemistry, Goel Publishing House.
    • Shreve R. N. (Austin G. T.), Shreve’s Chemical Process Industries, McGraw-Hill.
    • Atkins P., de Paula J., Chimie physique, De Boeck.
    • Landolt D., Corrosion et chimie de surfaces des métaux, Presses polytechniques et universitaires romandes.
    • Béranger G., Mazille H. (dir.), Corrosion des métaux et alliages, Hermès-Lavoisier.
  • Adressage IP et sous-réseaux

    Ce cours de deuxième semestre (UE3 — Réseaux fondamentaux 2) donne à l’étudiant la maîtrise complète de l’adressage IP, compétence de base de tout technicien réseau. Que ce soit pour câbler et configurer le réseau d’une mairie à Niamey, attribuer des adresses aux équipements d’un site BTS relié par faisceau hertzien, ou concevoir le plan d’adressage d’une PME de Maradi, il faut savoir lire une adresse, calculer un masque, découper un bloc en sous-réseaux et documenter proprement le résultat. Le cours part de la structure binaire d’une adresse IPv4, progresse vers le découpage en sous-réseaux à masque fixe puis à masque variable (VLSM), aborde l’agrégation de routes et la traduction d’adresses (NAT), et se termine par l’adressage IPv6, désormais incontournable chez les opérateurs et fournisseurs d’accès.

    Chaque leçon associe un exposé détaillé, des exemples résolus, des exercices corrigés et des TP guidés réalisables sur Cisco Packet Tracer ou sur des routeurs et commutateurs réels, ainsi que sur des postes Linux et Windows.

    Objectifs d’apprentissage

    • Convertir rapidement une adresse IPv4 entre notation décimale pointée et binaire, et identifier son type (public, privé, spécial).
    • Calculer l’adresse de réseau, l’adresse de diffusion, la plage d’hôtes et le nombre d’hôtes d’un sous-réseau à partir d’une adresse et d’un masque (notation CIDR).
    • Découper un bloc d’adresses en sous-réseaux à masque fixe et à masque variable (VLSM) selon des besoins exprimés.
    • Concevoir, documenter et mettre en œuvre le plan d’adressage d’un réseau d’entreprise multisite, y compris l’agrégation de routes et le NAT.
    • Lire, abréger et attribuer des adresses IPv6 (préfixes /48 et /64, EUI-64, SLAAC) et configurer une double pile IPv4/IPv6.

    Prérequis

    Modèle OSI et TCP/IP (rôle de la couche réseau, notion de paquet et de routage), numération binaire et hexadécimale, utilisation de base de l’invite de commandes.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Structure et types d’adresses IPv4
    2. Leçon 2 — Calcul de sous-réseaux à masque fixe (subnetting)
    3. Leçon 3 — VLSM, agrégation et plan d’adressage d’entreprise
    4. Leçon 4 — Adressage IPv6

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de cours magistral (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), 20 h de travaux pratiques (TP) et 10 h de travail personnel de l’étudiant (TPE), pour 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (exercices de calcul chronométrés, comptes rendus de TP sur Packet Tracer ou matériel réel, quiz en ligne) et examen terminal écrit comportant des calculs de sous-réseaux et la conception d’un plan d’adressage.

    Bibliographie

    • A. Tanenbaum, D. Wetherall, Réseaux, Pearson.
    • W. Odom, CCNA 200-301 Official Cert Guide, Volume 1, Cisco Press.
    • J. F. Kurose, K. W. Ross, Computer Networking: A Top-Down Approach, Pearson.
    • IETF, RFC 791 (IPv4), RFC 1918 (adresses privées), RFC 4632 (CIDR), RFC 8200 (IPv6), RFC 4291 (architecture d’adressage IPv6).
  • Hydraulique générale

    L’hydraulique générale étudie ici la transmission de puissance par fluide sous pression (oléohydraulique) : presses d’atelier, crics et vérins de levage, bennes basculantes de camions, engins de travaux publics et de mines (chargeuses et pelles des sites d’Arlit, engins des carrières de la cimenterie de Malbaza), tracteurs agricoles, directions assistées. Le cours part des principes de base (pression, débit, puissance, théorème de Pascal), décrit les composants — pompes, vérins, moteurs, accumulateurs, distributeurs, limiteurs et régulateurs — puis apprend à lire, analyser et dimensionner un circuit hydraulique simple à partir des symboles normalisés ISO 1219.

    Objectifs d’apprentissage

    • Expliquer les principes physiques de l’hydraulique (Pascal, relation pression-force-surface, puissance hydraulique P = p·Q).
    • Identifier les composants d’un système hydraulique et leurs fonctions (génération, commande, actionneurs, accessoires).
    • Calculer le débit, la pression et la puissance d’une pompe à cylindrée fixe, avec ses rendements.
    • Dimensionner un vérin (effort, vitesse, section annulaire) et un accumulateur hydropneumatique.
    • Lire et analyser un schéma de circuit hydraulique normalisé et proposer un dimensionnement simple.

    Prérequis

    Mécanique des fluides (pression, débit, continuité, pertes de charge), bases d’électromécanique (moteurs électriques, puissance, rendement).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Principes de base de l’hydraulique : pression, débit, puissance et fluides
    2. Leçon 2 — Les pompes hydrauliques : technologies, cylindrée et rendements
    3. Leçon 3 — Actionneurs et accumulateurs : vérins, moteurs hydrauliques, accumulateurs
    4. Leçon 4 — Conception et analyse de circuits hydrauliques

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD, 0 h de TP, 20 h de travail personnel (TPE) ; 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (TD notés, lecture de schémas, quiz, 40 %) et examen terminal écrit (60 %).

    Bibliographie

    • Parr A., Hydraulics and Pneumatics: A Technician’s and Engineer’s Guide, Butterworth-Heinemann.
    • Eaton (Vickers), Industrial Hydraulics Manual, Eaton Corporation.
    • Faisandier J., Mécanismes hydrauliques et pneumatiques, Dunod.
    • Guillon M., Commande et asservissement hydrauliques et électrohydrauliques, Lavoisier (Tec & Doc).
    • ISO 1219-1, Transmissions hydrauliques et pneumatiques — Symboles graphiques et schémas de circuit.
  • Câblage et infrastructures réseaux

    Le câblage est la fondation physique de tout réseau : une grande partie des pannes naît à la couche physique. Ce cours, à forte dominante pratique, forme le technicien à choisir, poser, raccorder, étiqueter et tester les supports de transmission cuivre et fibre optique dans le respect des normes de câblage structuré (TIA/EIA-568, ISO/IEC 11801, EN 50173/50174). Il couvre aussi la conception d’une infrastructure : locaux techniques, baies, chemins de câbles, mise à la terre, dimensionnement des quantités, et la recette de l’installation par des mesures de certification.

    Les cas pratiques portent sur des projets typiques au Niger : câblage d’une mairie ou d’un lycée, réseau d’une PME à Niamey, raccordement FTTH d’un quartier, liaison fibre entre deux bâtiments d’un campus, en tenant compte des contraintes locales (chaleur, poussière, termites et rongeurs, qualité de l’alimentation électrique).

    Objectifs d’apprentissage

    • Identifier les supports cuivre (paires torsadées, coaxial) et fibre optique, leurs catégories, performances et connecteurs.
    • Appliquer les règles du câblage structuré : sous-systèmes, longueurs maximales, locaux techniques, étiquetage, mise à la terre.
    • Dimensionner une installation : nombre de prises, quantités de câble, baies, budget optique, budget PoE.
    • Réaliser des raccordements (sertissage RJ45, prises et panneaux, préparation et connectorisation de fibres) dans le respect de la sécurité.
    • Tester et recetter une installation (testeur de câblage, certificateur, photomètre, réflectomètre OTDR) et rédiger le dossier de recette.

    Prérequis

    Introduction aux réseaux informatiques : modèle OSI, rôle de la couche physique, Ethernet, commutateurs. Notions de décibels utiles pour le budget optique.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Les supports cuivre : paires torsadées, coaxial et connectique
    2. Leçon 2 — La fibre optique : principes, types, connectique et budget optique
    3. Leçon 3 — Le câblage structuré : normes, architecture et dimensionnement
    4. Leçon 4 — Réalisation pratique, tests et recette d’une installation

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : CM 10 h, TD 10 h, TP 30 h, TPE 10 h, 3 crédits. Évaluation : contrôle continu à dominante pratique (réalisations de TP notées sur grille, dossier de dimensionnement, quiz) et examen terminal (épreuve écrite et/ou pratique).

    Bibliographie

    • Guide du câblage réseau, Éditions du Moniteur (référence de la description officielle).
    • ANSI/TIA-568.0-E, 568.1-E, 568.2-E, 568.3-E ; ANSI/TIA-569, TIA-606, TIA-607 (normes de câblage, chemins, étiquetage, mise à la terre).
    • ISO/IEC 11801 et EN 50173 / EN 50174 (câblage générique et installation).
    • BICSI, Telecommunications Distribution Methods Manual (TDMM).
    • Recommandations UIT-T G.652 (fibre monomode) et G.984 (GPON).
  • Mécanique des fluides

    Ce cours introduit les principes fondamentaux de la mécanique des fluides et leur application aux installations industrielles et agricoles rencontrées au Niger : réseaux d’eau potable, stations de pompage, motopompes d’irrigation des cultures maraîchères de la vallée du fleuve, circuits de refroidissement des groupes électrogènes, canalisations de gazole ou de brut (SORAZ). L’étudiant apprend à décrire un fluide, à calculer les pressions et les forces qu’il exerce au repos, puis à analyser un écoulement en conduite grâce aux équations de continuité, de Bernoulli et, qualitativement, de Navier-Stokes. Le cours se termine par le calcul des pertes de charge et de la hauteur manométrique totale nécessaire au choix d’une pompe.

    Objectifs d’apprentissage

    • Définir les propriétés d’un fluide (masse volumique, densité, viscosité dynamique et cinématique) et manipuler leurs unités.
    • Appliquer la loi fondamentale de l’hydrostatique au calcul de pressions, de manomètres et de forces sur des parois.
    • Écrire et utiliser l’équation de continuité et identifier le régime d’écoulement par le nombre de Reynolds.
    • Appliquer l’équation de Bernoulli (Venturi, Torricelli, puissance d’une pompe).
    • Situer l’équation de Navier-Stokes et calculer les pertes de charge régulières et singulières d’une installation.
    • Déterminer la hauteur manométrique totale et la puissance d’une pompe d’irrigation ou de distribution.

    Prérequis

    Physique générale (force, pression, énergie, puissance), notions de débit et de viscosité, calcul algébrique et manipulation des unités SI.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Propriétés des fluides et statique des fluides
    2. Leçon 2 — Cinématique des fluides : débit, continuité et régimes d’écoulement
    3. Leçon 3 — Dynamique des fluides parfaits : équation de Bernoulli et applications
    4. Leçon 4 — Fluides réels : Navier-Stokes, pertes de charge et installations de pompage

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de cours magistral (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), 0 h de travaux pratiques, 30 h de travail personnel de l’étudiant (TPE) ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (devoirs de TD, quiz en ligne, 40 %) et examen terminal écrit (60 %) portant sur des exercices de calcul.

    Bibliographie

    • Fox R. W., McDonald A. T., Pritchard P. J., Introduction to Fluid Mechanics, Wiley.
    • White F. M., Fluid Mechanics, McGraw-Hill.
    • Comolet R., Mécanique expérimentale des fluides, tomes 1 et 2, Masson/Dunod.
    • Idel’cik I. E., Memento des pertes de charge, Eyrolles.
    • Candel S., Mécanique des fluides, Dunod.
  • Principes des télécommunications

    Ce cours présente les principes fondamentaux communs à tous les systèmes de télécommunications : téléphonie fixe et mobile, radiodiffusion, faisceaux hertziens, liaisons satellite VSAT, fibre optique. On y étudie la chaîne de transmission (source, émetteur, canal, récepteur) et les grandeurs qui la caractérisent (décibels, puissance, bruit, bande passante, capacité de Shannon), puis les techniques qui adaptent le signal au canal : modulations analogiques (AM, FM) et numériques (ASK, FSK, PSK, QAM), et enfin les techniques de multiplexage qui permettent de partager un même support entre de nombreux utilisateurs (FDM, TDM, WDM, CDMA, OFDM).

    Les exemples sont tirés du contexte nigérien : radiodiffusion FM à Niamey, faisceau hertzien sur l’axe Niamey–Dosso, trames E1 des centraux, réseaux 2G/4G d’Airtel, Moov Africa ou Zamani Telecom, dorsale optique nationale.

    Objectifs d’apprentissage

    • Décrire les blocs d’une chaîne de transmission et les dégradations apportées par le canal.
    • Manipuler les décibels (dB, dBm, dBi), calculer un bilan de puissance simple, le bruit thermique et la capacité de Shannon.
    • Expliquer et dimensionner les modulations AM et FM (indice, puissance, bande occupée).
    • Relier débit binaire, rapidité de modulation, nombre d’états et bande passante pour les modulations numériques.
    • Comparer les techniques de multiplexage et calculer les débits des hiérarchies numériques (E1, SDH).

    Prérequis

    Physique des ondes et propagation (fréquence, longueur d’onde, puissance) ; logarithmes et fonctions trigonométriques ; électronique générale.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — La chaîne de transmission : grandeurs, bruit et capacité
    2. Leçon 2 — Modulations analogiques : amplitude et fréquence
    3. Leçon 3 — Modulations numériques : ASK, FSK, PSK et QAM
    4. Leçon 4 — Multiplexage des signaux : FDM, TDM, WDM, CDMA et OFDM

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : CM 20 h, TD 10 h, TP 10 h, TPE 20 h, 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (TD, comptes rendus de TP, quiz, travail personnel) et examen terminal écrit.

    Bibliographie

    • C. Servin, Télécoms — De la transmission à l’architecture de réseaux (Réseaux et télécoms), Dunod.
    • P. Lecoy, Technologie des télécoms, Hermès-Lavoisier.
    • S. Haykin, Communication Systems, Wiley.
    • B. Sklar, Digital Communications: Fundamentals and Applications, Prentice Hall.
    • Recommandations UIT-T G.703, G.704, G.711, G.694.1/G.694.2 et UIT-R P.525 (itu.int).
  • Analyse des matériaux et résistance

    Le cours Analyse des matériaux et résistance (UE1 « Analyse des matériaux et mécanique des fluides », semestre 2) relie deux questions que le technicien supérieur en génie mécanique se pose en permanence : de quoi est faite la pièce et va-t-elle tenir ? Il présente les grandes familles de matériaux (métaux et alliages, polymères, composites), leurs propriétés mécaniques et physiques, puis les bases de la résistance des matériaux (RDM) : contraintes, déformations, loi de Hooke, sollicitations simples (traction, compression, cisaillement, torsion, flexion). Il se termine par les essais normalisés (traction, dureté, résilience) et par une méthode rationnelle de choix des matériaux.

    Les exemples sont tirés des installations nigériennes : arbre de motopompe d’irrigation, tirants de charpente, poutres de pont roulant d’atelier, clavettes de réducteur de broyeur de cimenterie, pièces d’usure des engins miniers d’Arlit, conduites exposées aux fortes amplitudes thermiques du Sahel.

    Objectifs d’apprentissage

    • Décrire les familles de matériaux et comparer leurs propriétés (masse volumique, module d’Young, limite élastique, dilatation).
    • Calculer contraintes, déformations et allongements en traction-compression et vérifier une condition de résistance avec un coefficient de sécurité.
    • Dimensionner un élément sollicité en cisaillement (clavette, goupille), en torsion (arbre) et en flexion simple (poutre).
    • Exploiter les résultats d’un essai de traction, de dureté Brinell et de résilience Charpy.
    • Choisir un matériau à l’aide d’un indice de performance et de critères de coût, de disponibilité et d’environnement.

    Prérequis

    Notions de base en physique (forces, unités SI, moments) et en chimie des matériaux (atomes, liaisons) ; calcul algébrique et trigonométrie du S1.

    Plan du cours

    1. Propriétés des matériaux : métalliques, polymères et composites
    2. Élasticité : contraintes et déformations en traction-compression
    3. Cisaillement, torsion et flexion simple
    4. Essais mécaniques et choix des matériaux

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de cours magistral (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), 0 h de TP et 30 h de travail personnel de l’étudiant (TPE) ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (exercices de TD, quiz en ligne, devoir surveillé) et examen terminal écrit portant sur des calculs de dimensionnement et des questions de cours.

    Bibliographie

    • W. D. Callister, D. G. Rethwisch, Materials Science and Engineering: An Introduction, Wiley.
    • S. P. Timoshenko, Strength of Materials (Parts I et II), Van Nostrand.
    • M. F. Ashby, Materials Selection in Mechanical Design, Butterworth-Heinemann.
    • J.-L. Fanchon, Guide de mécanique : sciences et technologies industrielles, Nathan.
    • J.-P. Baïlon, J.-M. Dorlot, Des matériaux, Presses internationales Polytechnique.
  • Électronique numérique

    Les équipements de télécommunications modernes — téléphones mobiles, BTS, routeurs, multiplexeurs SDH, modems VSAT, ONT de fibre optique — sont avant tout des systèmes numériques : le signal (voix, image, données) y est converti en bits, traité par des circuits logiques, des processeurs et des FPGA, puis reconverti. Ce cours donne les bases de l’électronique numérique indispensables au technicien : représentation des nombres, algèbre de Boole, logique combinatoire et séquentielle, conversion analogique-numérique et numérique-analogique, et architecture des circuits numériques rencontrés dans les équipements télécoms (horloges, registres série/parallèle, UART, mémoires, DSP, FPGA).

    Les travaux pratiques sont réalisés sur plaques d’essai avec des circuits intégrés de la famille 74HC, un générateur de fonctions, un oscilloscope et une carte à microcontrôleur de type Arduino.

    Objectifs d’apprentissage

    • Convertir des nombres entre les bases 2, 10 et 16 et utiliser les codes usuels (BCD, Gray, complément à 2, ASCII, parité).
    • Simplifier une fonction logique (algèbre de Boole, tableau de Karnaugh) et la réaliser avec des portes.
    • Analyser et câbler des circuits combinatoires (additionneur, multiplexeur, décodeur) et séquentiels (bascules, compteurs, registres).
    • Dimensionner une conversion analogique-numérique : fréquence d’échantillonnage, résolution, quantum, rapport signal/bruit, débit.
    • Identifier les blocs numériques d’un équipement télécom et leur rôle.

    Prérequis

    Électronique générale (tension, courant, loi d’Ohm, diodes et transistors en commutation) ; notions de mathématiques (puissances, logarithmes).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Numération, codes et algèbre de Boole
    2. Leçon 2 — Logique combinatoire : simplification et circuits usuels
    3. Leçon 3 — Logique séquentielle : bascules, compteurs et registres
    4. Leçon 4 — Conversion analogique-numérique et circuits numériques des équipements télécoms

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : CM 20 h, TD 10 h, TP 20 h, TPE 10 h, 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (TD, comptes rendus et manipulations de TP, quiz) et examen terminal écrit.

    Bibliographie

    • T. Floyd, Systèmes numériques (Digital Fundamentals), Reynald Goulet / Pearson.
    • J. Letocha, Introduction aux circuits logiques, McGraw-Hill.
    • P. Horowitz, W. Hill, The Art of Electronics, Cambridge University Press.
    • T. Wildi, Électrotechnique, De Boeck (référence de la description officielle, pour les bases électriques).
    • Fiches techniques des circuits 74HC00, 74HC74, 74HC393, 74HC595 (Texas Instruments, Nexperia).
  • Introduction aux bases de données

    Toute infrastructure de télécommunications s’appuie sur des bases de données : inventaire des équipements et des liens, annuaire des utilisateurs, base des abonnés d’un opérateur (HLR/HSS), journaux d’événements, tickets d’incidents, facturation Mobile Money. Ce cours introduit les principes de conception et d’exploitation des bases de données relationnelles. L’étudiant apprend à modéliser un besoin (modèle entité-association), à le traduire en tables normalisées (modèle relationnel), à interroger et mettre à jour les données avec le langage SQL, puis à appliquer ces compétences à des bases de données réseau : inventaire de parc, annuaire (y compris la notion d’annuaire LDAP) et stockage de journaux syslog.

    Les travaux pratiques utilisent SQLite (léger, sans serveur) puis MariaDB/MySQL, logiciels libres disponibles sur les postes du laboratoire. Les exemples s’appuient sur le réseau d’une entreprise nigérienne ayant un siège à Niamey et des agences à Dosso, Maradi et Zinder.

    Objectifs d’apprentissage

    • Expliquer le rôle d’un SGBD et les propriétés attendues d’une base de données (intégrité, cohérence, sécurité, transactions ACID).
    • Construire un modèle conceptuel entité-association avec cardinalités à partir d’un cahier des charges.
    • Traduire un MCD en schéma relationnel et le normaliser jusqu’à la 3e forme normale.
    • Écrire des requêtes SQL de définition (CREATE, ALTER) et de manipulation (INSERT, UPDATE, DELETE, SELECT avec jointures et agrégats).
    • Concevoir et exploiter une base d’inventaire réseau, un annuaire et une base de journaux.

    Prérequis

    Aucun prérequis spécifique ; une aisance avec l’utilisation d’un ordinateur et des notions d’algorithmique facilitent l’apprentissage.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Systèmes d’information, SGBD et modèle entité-association
    2. Leçon 2 — Modèle relationnel, passage au schéma et normalisation
    3. Leçon 3 — Le langage SQL : définition et manipulation des données
    4. Leçon 4 — Bases de données appliquées aux réseaux : inventaire, annuaires et journaux

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : CM 20 h, TD 10 h, TP 20 h, TPE 10 h, 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (TD de modélisation, comptes rendus de TP avec scripts SQL, quiz en ligne) et examen terminal écrit (modélisation et requêtes SQL).

    Bibliographie

    • C. Soutou, SQL pour les bases de données (référence de la description officielle) et Programmer avec MySQL, Eyrolles.
    • C. Soutou, F. Brouard, Modélisation de bases de données : UML et les modèles entité-association, Eyrolles.
    • G. Gardarin, Bases de données, Eyrolles.
    • R. Elmasri, S. Navathe, Fundamentals of Database Systems, Pearson.
    • Documentation officielle SQLite (sqlite.org) et MariaDB (mariadb.com/kb).