École Privée d’Ingénierie du Niger — L’école du nouveau monde

✉ elearning@epiniger.edu.ne    🌐 epiniger.edu.ne

Semestre : Semestre 2 (S2)

  • Réglementation bancaire 2

    Ce cours de Réglementation bancaire (semestre 2) prolonge le cours du semestre 1, qui a présenté les caractéristiques de la réglementation, la spécificité de l’UMOA, les autorités et les catégories d’établissements, ainsi que les règles d’organisation et comptables. Il vise à donner une connaissance opérationnelle des textes régissant la création et le fonctionnement des établissements de crédit, et une base théorique solide pour comprendre la profession et le droit bancaires.

    Le cours reprend de façon approfondie le cadre juridique et le champ d’application de la loi portant réglementation bancaire, son objet (agrément, conditions d’exercice, protection de la clientèle), puis la surveillance exercée par la BCEAO et la Commission bancaire. Il consacre une large place aux règles prudentielles issues de Bâle II et Bâle III telles qu’appliquées dans l’UMOA depuis 2018 (solvabilité, division des risques, levier, liquidité), avec des calculs chiffrés. Il traite ensuite de la réglementation des relations financières extérieures (règlement UEMOA), du mécanisme des accords de classement et de l’appréciation de la qualité des signatures, de la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, et du régime des systèmes financiers décentralisés. Un cas pratique de synthèse clôt le cours. Les ratios, seuils et pondérations sont donnés à titre indicatif et doivent être vérifiés dans les derniers textes de la BCEAO.

    Objectifs d’apprentissage

    • Situer la loi portant réglementation bancaire dans l’ordre juridique et déterminer son champ d’application.
    • Décrire les procédures d’agrément et les modalités de la surveillance (contrôles, mesures, sanctions).
    • Calculer et interpréter les principaux ratios prudentiels (solvabilité, division des risques, levier, liquidité).
    • Appliquer les règles des relations financières extérieures et apprécier la qualité d’une signature d’entreprise.
    • Mettre en œuvre les obligations de vigilance LBC/FT et les normes prudentielles des SFD dans des cas pratiques.

    Prérequis

    Réglementation bancaire du semestre 1 ; notions de comptabilité générale (bilan, compte de résultat) et de mathématiques financières élémentaires (pourcentages, moyennes).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Cadre juridique, champ d’application et objet de la réglementation bancaire
    2. Leçon 2 — Surveillance des établissements et règles prudentielles
    3. Leçon 3 — Règlement financier avec l’extérieur et accords de classement
    4. Leçon 4 — Lutte contre le blanchiment, systèmes financiers décentralisés et cas pratique

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire (maquette) : 14 h de CM, 6 h de TD, 0 h de TP et 20 h de TPE ; 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (quiz en ligne, exercices de calcul de ratios, cas pratiques de TD) et examen terminal écrit comprenant un cas pratique de synthèse.

    Bibliographie

    • BCEAO, Loi portant réglementation bancaire et Dispositif prudentiel applicable aux établissements de crédit et aux compagnies financières de l’UMOA (www.bceao.int).
    • UEMOA, Règlement n° 09/2010/CM/UEMOA relatif aux relations financières extérieures des États membres de l’UEMOA.
    • Loi uniforme relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et de la prolifération des armes de destruction massive (UMOA, 2015) ; recommandations du GAFI (www.fatf-gafi.org).
    • Loi portant réglementation des systèmes financiers décentralisés et instructions de la BCEAO relatives aux normes prudentielles des SFD.
    • Comité de Bâle sur le contrôle bancaire, Bâle III : dispositif réglementaire mondial, Banque des règlements internationaux (www.bis.org).
  • CCNA 2 : Routage et commutation

    Ce cours de la Licence Professionnelle en Informatique, option Cybersécurité, correspond au deuxième module du parcours Cisco CCNA (Switching, Routing and Wireless Essentials). Il fait suite à « CCNA 1 : Introduction aux réseaux » et prépare aux postes de technicien et d’administrateur réseau dans les PME, banques, opérateurs et administrations du Niger. L’étudiant apprend à configurer des commutateurs et des routeurs Cisco dans son laboratoire ou sous Packet Tracer : segmentation par VLAN, routage inter-VLAN, Spanning Tree, EtherChannel, DHCP, redondance de passerelle, sécurité de la couche 2 et routage statique. Les contenus peuvent être complétés par le parcours officiel de la plate-forme Cisco Networking Academy.

    Objectifs d’apprentissage

    • Concevoir un plan d’adressage par VLAN et configurer VLAN, ports d’accès et trunks 802.1Q sécurisés.
    • Mettre en œuvre le routage inter-VLAN et analyser une topologie Spanning Tree (pont racine, rôles des ports).
    • Agréger des liens avec EtherChannel (LACP) et assurer la redondance de la passerelle avec HSRP.
    • Configurer DHCPv4 (serveur, relais) et la configuration automatique IPv6.
    • Protéger la couche 2 : sécurité des ports, DHCP snooping, inspection ARP dynamique, BPDU Guard.
    • Configurer et dépanner des routes statiques IPv4/IPv6 (par défaut, flottante, récapitulative).

    Prérequis

    CCNA 1 (modèle OSI/TCP-IP, Ethernet, adressage IPv4 et sous-réseaux, IPv6, configuration de base de Cisco IOS). Accès à Packet Tracer ou au laboratoire réseau de l’école.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Commutation Ethernet, VLAN et liaisons trunk 802.1Q
    2. Leçon 2 — Routage inter-VLAN, Spanning Tree et EtherChannel
    3. Leçon 3 — DHCP, redondance de passerelle (HSRP) et sécurité de la couche 2
    4. Leçon 4 — Routage statique IPv4/IPv6 et TP guidé de synthèse

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de cours magistral, 10 h de travaux dirigés, 10 h de travaux pratiques et 40 h de travail personnel (4 crédits). Évaluation : contrôle continu (quiz en ligne, exercices de configuration et comptes rendus des TP Packet Tracer, évaluation pratique sur équipements) et examen terminal écrit. Les TP se déroulent exclusivement sur les équipements et machines du laboratoire de l’étudiant.

    Bibliographie

    • Cisco Networking Academy, Switching, Routing, and Wireless Essentials Companion Guide (CCNAv7), Cisco Press, 2020.
    • Wendell Odom, CCNA 200-301 Official Cert Guide, Volume 1 et Volume 2, Cisco Press.
    • Todd Lammle, CCNA Certification Study Guide, Sybex (Wiley).
    • Andrew Tanenbaum, David Wetherall, Réseaux, Pearson.
    • Normes IEEE 802.1Q (VLAN) et 802.1D/802.1w (Spanning Tree) ; RFC 2131 (DHCP) et RFC 4862 (autoconfiguration IPv6).
  • Système d’exploitation : Linux LPI 102

    Ce cours prépare aux compétences de l’examen LPI 102, seconde moitié de la certification LPIC-1, et fait suite au cours LPI 101 du semestre 1 (matériel, démarrage, paquets, commandes, systèmes de fichiers). On passe ici de l’utilisation à l’administration d’un poste ou d’un petit serveur Linux : personnalisation du shell et écriture de scripts, bases du langage SQL, environnement graphique X11, gestion des comptes, planification des tâches, localisation, services essentiels (heure, journaux, courrier, impression), configuration et dépannage réseau, et enfin sécurité du poste client. Ces compétences sont le socle quotidien d’un administrateur système et d’un analyste SOC : un script d’audit, une règle de journalisation, un compte expiré, un service réseau inutile ou un échange non chiffré sont autant de points de contrôle de la sécurité. Chaque leçon comporte un TP guidé sur la machine virtuelle de l’étudiant.

    Objectifs d’apprentissage

    • Personnaliser l’environnement Bash et écrire des scripts simples, robustes et commentés.
    • Interroger et mettre à jour une base de données avec les commandes SQL de base.
    • Installer et configurer X11, un gestionnaire d’affichage et les options d’accessibilité.
    • Gérer utilisateurs, groupes, politiques de mots de passe, tâches planifiées et localisation.
    • Configurer l’heure système, la journalisation, un MTA de base et l’impression.
    • Configurer le réseau d’un client Linux (IPv4/IPv6, routes, DNS), le dépanner et sécuriser le poste (comptes, services, SSH, GnuPG).

    Prérequis

    Cours LPI 101 (ligne de commande, filtres, permissions, paquets) et une machine virtuelle Linux fonctionnelle.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Shell, scripts et gestion de données avec SQL
    2. Leçon 2 — Environnement graphique et tâches d’administration
    3. Leçon 3 — Services système de base : heure, journaux, courrier et impression
    4. Leçon 4 — Réseau TCP/IP et sécurité du poste Linux

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD, 10 h de TP et 40 h de TPE (4 crédits). Évaluation : contrôle continu 40 % (comptes rendus de TP, scripts rendus, quiz et simulation d’examen LPI 102) et examen terminal 60 % (épreuve écrite et pratique).

    Bibliographie

    • Sébastien Rohaut, LINUX — Préparation à la certification LPIC-1 (examens LPI 101 et LPI 102), Éditions ENI.
    • Linux Professional Institute, Objectifs de l’examen 102 et LPIC-1 Learning Materials (learning.lpi.org).
    • Cameron Newham, Bill Rosenblatt, Learning the bash Shell, O’Reilly.
    • Evi Nemeth, Garth Snyder, Trent R. Hein, Ben Whaley, Dan Mackin, UNIX and Linux System Administration Handbook, Addison-Wesley.
    • ANSSI, Recommandations de configuration d’un système GNU/Linux et Guide d’hygiène informatique.
  • Droit civil 2

    Ce cours de Droit civil (semestre 2) fait suite à l’introduction au droit objectif du semestre 1. Il est consacré aux droits subjectifs, c’est-à-dire aux prérogatives dont les personnes sont titulaires, et à leur principale source dans la vie des affaires : le contrat. Pour un futur professionnel de la banque et de la finance, ces notions sont quotidiennes : identifier le client et vérifier sa capacité, distinguer une créance d’un droit réel pour apprécier une garantie, rédiger ou contrôler un contrat de prêt, réagir à une inexécution.

    Le cours étudie d’abord la notion de droit subjectif et la personnalité juridique (personnes physiques et morales), puis la classification des droits subjectifs (droits patrimoniaux et extrapatrimoniaux, droits réels et personnels, droits intellectuels). Il traite ensuite du contrat : définition, typologie et conditions de formation, puis la validité et les effets du contrat (nullités, force obligatoire, effet relatif, sanctions de l’inexécution). Le droit de référence est le Code civil applicable au Niger, complété par le droit OHADA pour les contrats commerciaux et les sûretés. Chaque leçon comporte un exemple résolu et des cas pratiques corrigés.

    Objectifs d’apprentissage

    • Définir le droit subjectif et expliquer l’acquisition et la fin de la personnalité juridique des personnes physiques et morales.
    • Classer les droits subjectifs et en tirer les conséquences (cessibilité, saisissabilité, droit de suite et de préférence).
    • Définir le contrat et le qualifier selon les principales classifications.
    • Vérifier les conditions de formation d’un contrat (consentement et vices, capacité, objet, cause).
    • Déterminer les sanctions d’un contrat irrégulier (nullités) et les effets d’un contrat valable, y compris en cas d’inexécution.

    Prérequis

    Droit civil du semestre 1 : notion de droit, sources, application de la loi dans le temps et dans l’espace, organisation judiciaire.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Les droits subjectifs et la personnalité juridique
    2. Leçon 2 — La classification des droits subjectifs
    3. Leçon 3 — Le contrat : notion, typologie et conditions de formation
    4. Leçon 4 — La validité et les effets du contrat

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire (maquette) : 14 h de CM, 6 h de TD, 0 h de TP et 20 h de TPE ; 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (quiz en ligne, cas pratiques de TD) et examen terminal écrit (questions de cours et cas pratique portant sur la formation ou l’exécution d’un contrat).

    Bibliographie

    • Jean CARBONNIER, Droit civil, PUF, coll. « Quadrige » (volumes Introduction, Les personnes, Les biens, Les obligations).
    • François TERRÉ, Introduction générale au droit, Dalloz, coll. « Précis ».
    • François TERRÉ, Philippe SIMLER, Yves LEQUETTE, Droit civil. Les obligations, Dalloz, coll. « Précis ».
    • Philippe MALAURIE, Laurent AYNÈS, Philippe STOFFEL-MUNCK, Droit des obligations, LGDJ.
    • Code civil applicable au Niger ; Actes uniformes OHADA (droit commercial général, sûretés, sociétés commerciales) sur ohada.org.
  • Architecture des ordinateurs 2

    Ce cours d’Architecture des ordinateurs (partie 2) fait suite à la partie 1 du semestre 1, consacrée au codage de l’information et à la classification des machines. Il ouvre maintenant le « capot » de l’ordinateur pour étudier ses composants internes — processeur, mémoires, bus, interfaces et périphériques — et leur fonctionnement : exécution des instructions, hiérarchie mémoire, RAM et ROM, BIOS/UEFI, interruptions, accès direct à la mémoire (DMA) et unité de gestion mémoire (MMU). Chaque notion est reliée aux enjeux de sécurité qu’un technicien en cybersécurité rencontre : démarrage sécurisé, protection mémoire, isolement des processus, attaques par accès direct à la mémoire et contre-mesures matérielles.

    Objectifs d’apprentissage

    • Décrire l’architecture de von Neumann et le rôle de chaque composant interne.
    • Expliquer le cycle d’exécution d’une instruction et calculer le temps d’exécution d’un programme (fréquence, CPI, pipeline).
    • Décrire la hiérarchie mémoire (registres, caches, RAM, stockage), distinguer RAM et ROM et expliquer le rôle du BIOS/UEFI.
    • Calculer une capacité d’adressage et un débit de bus ; comparer les interfaces (PCIe, SATA, USB).
    • Expliquer les mécanismes d’entrée-sortie : scrutation, interruptions, DMA.
    • Expliquer la mémoire virtuelle et la MMU, et leur rôle dans la protection des processus.

    Prérequis

    Partie 1 du cours (numération binaire et hexadécimale, unités, codage des données).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Le processeur et l’exécution des instructions
    2. Leçon 2 — La mémoire : hiérarchie, RAM, ROM et BIOS/UEFI
    3. Leçon 3 — Bus, interfaces et périphériques
    4. Leçon 4 — Interruptions, DMA et MMU : le fonctionnement interne avancé

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 27 h de CM, 13 h de TD, 0 h de TP et 40 h de TPE (4 crédits). Évaluation : contrôle continu (TD, interrogations, quiz) 40 % et examen terminal écrit 60 %.

    Bibliographie

    • Andrew S. Tanenbaum, Todd Austin, Structured Computer Organization, Pearson.
    • David A. Patterson, John L. Hennessy, Computer Organization and Design: The Hardware/Software Interface, Morgan Kaufmann.
    • John L. Hennessy, David A. Patterson, Computer Architecture: A Quantitative Approach, Morgan Kaufmann.
    • William Stallings, Computer Organization and Architecture, Pearson.
    • Andrew S. Tanenbaum, Herbert Bos, Modern Operating Systems, Pearson (chapitre sur la gestion de la mémoire).
  • Algorithmique et programmation 2

    Ce cours d’Algorithmique et programmation (semestre 2) prolonge le cours du semestre 1 (types, structures de contrôle, tableaux, sous-programmes, récursivité, tris, pointeurs). Il introduit les structures de données fondamentales, qui organisent l’information en mémoire pour la traiter efficacement : listes séquentielles et chaînées, piles, files, arbres n-aires et arbres binaires. Chaque structure est présentée comme un type abstrait (opérations et propriétés), puis par ses représentations (contiguë dans un tableau, ou chaînée par pointeurs), avec le coût de ses opérations. Ces structures sont omniprésentes en cybersécurité : liste noire d’adresses IP, pile d’appels d’un programme, file d’attente des alertes d’un SOC ou des paquets d’un routeur, arborescence de fichiers d’un serveur Linux, index de recherche dans des journaux. Les implémentations avancées en C (listes doubles, files de priorité, arbres équilibrés) seront approfondies en L2 (semestre 4).

    Objectifs d’apprentissage

    • Définir une structure de données comme type abstrait et choisir entre représentation contiguë et chaînée.
    • Écrire les algorithmes d’insertion, de suppression, de recherche et de parcours sur une liste chaînée.
    • Implanter piles et files (tableau, tableau circulaire, chaînage) et les appliquer (parenthésage, expressions postfixées, files d’attente).
    • Maîtriser le vocabulaire des arbres et les parcours préfixe, infixe, postfixe et en largeur.
    • Construire et interroger un arbre binaire de recherche, et estimer le coût des opérations.

    Prérequis

    Algorithmique et programmation S1 : tableaux, enregistrements, fonctions et procédures, récursivité, pointeurs et allocation dynamique en C.

    Plan du cours

    1. Listes séquentielles et listes linéaires chaînées
    2. Les piles : principe LIFO, représentations et applications
    3. Les files : principe FIFO, file circulaire et applications
    4. Arbres généraux n-aires et arbres binaires

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD, 10 h de TP et 40 h de TPE ; 4 crédits. Évaluation : contrôle continu (TD, comptes rendus des TP guidés en C, quiz en ligne) pour 40 % et examen terminal écrit (algorithmes sur listes, piles, files et arbres, traces d’exécution) pour 60 %.

    Bibliographie

    • T. H. Cormen, C. E. Leiserson, R. L. Rivest, C. Stein, Algorithmique, Dunod.
    • R. Sedgewick, Algorithms in C, parts 1-4, Addison-Wesley.
    • D. E. Knuth, The Art of Computer Programming, vol. 1 : Fundamental Algorithms, Addison-Wesley.
    • B. W. Kernighan, D. M. Ritchie, Le langage C : norme ANSI, Dunod.
  • Analyse informatique 2

    Ce cours d’Analyse informatique (2e partie, semestre 2) fait suite au cours du semestre 1 consacré au système d’information, au dictionnaire des données, au MCD et au MCT. Il conduit l’étudiant du niveau conceptuel aux niveaux organisationnel, logique et opérationnel de MERISE : répartition des traitements entre postes de travail et entre l’homme et la machine (MOT), traduction du MCD en schéma relationnel (MLD), organisation des fichiers, théorie relationnelle (clés, contraintes d’intégrité, formes normales) et découpage des traitements en modules programmables (MOPT). Pour un futur spécialiste de la cybersécurité, ces modèles sont essentiels : ils fixent qui fait quoi (séparation des tâches, droits d’accès), garantissent l’intégrité des données (clés, contraintes référentielles, normalisation) et placent les contrôles de saisie et la journalisation au bon endroit des chaînes de traitement.

    Objectifs d’apprentissage

    • Construire un MOT sous forme de tableau des procédures (postes, phases, tâches, nature manuelle ou automatisée).
    • Appliquer les règles de passage du MCD au MLD relationnel et choisir une organisation de fichiers adaptée.
    • Définir relation, attribut, domaine, n-uplet, clés candidates, primaires et étrangères, et les contraintes d’intégrité.
    • Normaliser un schéma jusqu’à la 3e forme normale (et la forme de Boyce-Codd) à partir des dépendances fonctionnelles.
    • Découper une procédure en modules (MOPT), décrire leur enchaînement et les documenter (pseudo-code, table de décision, maquette d’écran).

    Prérequis

    Analyse informatique S1 (dictionnaire des données, GDF, MCD, MCT) ; notions de base sur les bases de données.

    Plan du cours

    1. Le modèle organisationnel des traitements (MOT)
    2. Le modèle logique des données (MLD) : règles de passage et fichiers
    3. Le formalisme relationnel : concepts, clés et formes normales
    4. Le modèle opérationnel des traitements (MOPT) et les outils de description

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 27 h de CM, 13 h de TD, 0 h de TP et 40 h de TPE ; 4 crédits. Évaluation : contrôle continu (TD notés, mini-projet de passage MCD → MLD normalisé, quiz en ligne) pour 40 % et examen terminal écrit (étude de cas : MOT, MLD, normalisation, MOPT) pour 60 %.

    Bibliographie

    • H. Tardieu, A. Rochfeld, R. Colletti, La méthode Merise, tome 1 : Principes et outils, Éditions d’Organisation.
    • D. Nanci, B. Espinasse, Ingénierie des systèmes d’information : Merise deuxième génération, Vuibert.
    • G. Gardarin, Bases de données, Eyrolles.
    • C. J. Date, An Introduction to Database Systems, Addison-Wesley (trad. fr. Introduction aux bases de données, Vuibert).
    • C. Soutou, Modélisation de bases de données : UML et les modèles entité-association, Eyrolles.
  • Mathématiques générales / Statistique 2

    Ce cours de mathématiques générales / statistique (partie 2) fait suite à la partie 1 (analyse : fonctions réciproques, développements limités, équations différentielles, méthodes numériques). Il est consacré à la statistique descriptive : collecter, organiser, résumer et représenter des données pour en tirer une information fiable. Ces compétences sont quotidiennes pour un technicien en cybersécurité : un analyste SOC résume des milliers de lignes de journaux, repère les valeurs aberrantes (pics d’échecs de connexion, volumes de données sortantes inhabituels), compare des services entre eux et construit des indicateurs pour la direction (tableaux de bord, taux de clic lors d’une campagne de sensibilisation à l’hameçonnage). Le cours présente le vocabulaire et l’organisation des données, les paramètres de position, de dispersion et de forme d’une série à une variable, puis l’étude de deux variables (tableaux croisés, covariance, corrélation, droite de régression).

    Objectifs d’apprentissage

    • Identifier population, individus, variables et leur nature ; organiser des données en tableaux d’effectifs et de fréquences et choisir une représentation graphique adaptée.
    • Calculer et interpréter moyenne, médiane, mode et quartiles, pour des données brutes, discrètes ou groupées en classes.
    • Calculer variance, écart-type, coefficient de variation et écart interquartile ; construire une boîte à moustaches et détecter des valeurs aberrantes.
    • Analyser un tableau de contingence (distributions marginales et conditionnelles).
    • Calculer covariance, coefficient de corrélation et droite de régression, et les utiliser pour une prévision raisonnée.

    Prérequis

    Mathématiques de terminale ; Mathématiques générales / Statistique partie 1 (MGS1121). Usage d’une calculatrice ou d’un tableur.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Introduction à la statistique : vocabulaire, tableaux et graphiques
    2. Leçon 2 — Statistique descriptive unidimensionnelle : paramètres de position
    3. Leçon 3 — Statistique descriptive unidimensionnelle : dispersion, forme et valeurs aberrantes
    4. Leçon 4 — Statistique descriptive bidimensionnelle

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD, 0 h de TP, 30 h de travail personnel (TPE) ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (TD notés sur tableur, quiz en ligne, devoir surveillé) pour 40 % et examen terminal écrit de 2 h pour 60 %. Calculatrice autorisée.

    Bibliographie

    • Gilbert Saporta, Probabilités, analyse des données et statistique, Éditions Technip.
    • Thomas H. Wonnacott, Ronald J. Wonnacott, Statistique : économie, gestion, sciences, médecine, Economica.
    • Arnaud Planche, Mathématiques pour économistes, Dunod.
    • Institut National de la Statistique du Niger (INS), publications et annuaires statistiques (site officiel de l’INS).
  • Traitement du signal 2

    Ce cours de traitement du signal (partie 2) prolonge la partie 1 (signaux à temps continu, séries et transformée de Fourier, systèmes linéaires, signaux aléatoires) vers le traitement numérique du signal. Aujourd’hui, presque tous les signaux sont numérisés puis traités par des processeurs : téléphones, modems, routeurs, caméras de surveillance, sondes de supervision réseau. Le cours étudie les signaux et systèmes à temps discret (échantillonnage, convolution, équations aux différences), la transformée de Fourier discrète et son algorithme rapide (FFT), l’analyse spectrale pratique (résolution, fenêtrage), la conception des filtres numériques à réponse impulsionnelle finie (RIF) et infinie (RII), les filtres multicadences (changement de fréquence d’échantillonnage) et les effets de la longueur finie des mots (quantification, virgule fixe, débordements). Les applications incluent l’analyse de séries temporelles de sécurité, par exemple la détection de communications périodiques suspectes (« balises ») dans le trafic d’un réseau.

    Objectifs d’apprentissage

    • Échantillonner correctement un signal (théorème de Shannon-Nyquist) et décrire un système discret par sa réponse impulsionnelle, son équation aux différences et sa transformée en Z.
    • Calculer une TFD, expliquer le gain de la FFT et réaliser une analyse spectrale en choisissant la durée d’observation et la fenêtre.
    • Concevoir un filtre RIF (moyenne mobile, méthode de la fenêtre) et un filtre RII (transformation bilinéaire, Butterworth) à partir d’un gabarit.
    • Dimensionner une chaîne de décimation ou d’interpolation.
    • Évaluer l’effet de la quantification et de l’arithmétique en virgule fixe sur la précision (RSB de quantification, débordement).

    Prérequis

    Traitement du signal partie 1 (TSI1112) ; nombres complexes, suites et séries géométriques ; notions de probabilités.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Signaux et systèmes à temps discret
    2. Leçon 2 — Transformée de Fourier discrète, FFT et analyse spectrale
    3. Leçon 3 — Conception des filtres à réponse impulsionnelle finie et infinie
    4. Leçon 4 — Filtres multicadences et problèmes liés aux longueurs de mots finies

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD, 0 h de TP, 30 h de travail personnel (TPE) ; 3 crédits. Les TD utilisent un tableur ou Python (NumPy/SciPy) sur le poste de l’étudiant. Évaluation : contrôle continu (TD notés, quiz, devoir surveillé) pour 40 % et examen terminal écrit de 2 h pour 60 %.

    Bibliographie

    • Alan V. Oppenheim, Ronald W. Schafer, Discrete-Time Signal Processing, Pearson.
    • John G. Proakis, Dimitris G. Manolakis, Digital Signal Processing: Principles, Algorithms and Applications, Pearson.
    • Maurice Bellanger, Traitement numérique du signal : théorie et pratique, Dunod.
    • Paolo Prandoni, Martin Vetterli, Signal Processing for Communications, EPFL Press / CRC Press.
  • Algèbre booléenne 2

    Ce cours d’algèbre booléenne (partie 2) fait suite à la partie 1 du semestre 1 (numération, signaux booléens, opérateurs, De Morgan, écriture algébrique). Il formalise l’algèbre de Boole comme structure mathématique, définit rigoureusement la notion de fonction logique, établit les écritures canoniques (sommes de mintermes et produits de maxtermes) et enseigne les méthodes de simplification algébrique et par tableaux de Karnaugh. Ces outils sont indispensables pour comprendre l’architecture des processeurs et des équipements réseau, pour écrire des conditions logiques correctes et minimales dans les scripts et règles de filtrage, et pour aborder la cryptographie symétrique, qui manipule massivement des fonctions booléennes (boîtes de substitution, registres à décalage). Les exemples sont tirés de la sécurité des systèmes : détection d’événements, contrôles d’accès, codes de parité et comparateurs.

    Objectifs d’apprentissage

    • Énoncer les composantes et les axiomes de l’algèbre de Boole et en déduire les règles de calcul (absorption, consensus, dualité).
    • Définir une fonction logique, dénombrer les fonctions de n variables et traiter les fonctions incomplètement spécifiées.
    • Utiliser le théorème d’expansion de Shannon et concevoir des fonctions à plusieurs sorties (additionneur, comparateur, parité).
    • Écrire une fonction sous ses deux formes canoniques et passer de l’une à l’autre.
    • Simplifier une fonction de 3 ou 4 variables par la méthode algébrique et par tableau de Karnaugh, y compris avec des états indifférents.

    Prérequis

    Algèbre booléenne partie 1 (ABO1111) : numération binaire, opérateurs logiques, tables de vérité, théorèmes de De Morgan.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Composantes de l’algèbre de Boole et règles de base
    2. Leçon 2 — Notion de fonction logique booléenne
    3. Leçon 3 — Écritures canoniques d’une fonction logique
    4. Leçon 4 — Simplification de l’écriture des fonctions

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 13 h de CM, 7 h de TD, 0 h de TP, 20 h de travail personnel (TPE) ; 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (TD notés, quiz en ligne, devoir surveillé) pour 40 % et examen terminal écrit de 2 h pour 60 %.

    Bibliographie

    • Daniel Mange, Analyse et synthèse des systèmes logiques, Presses polytechniques et universitaires romandes (Traité d’électricité, vol. V).
    • M. Morris Mano, Michael D. Ciletti, Digital Design, Pearson.
    • John F. Wakerly, Digital Design: Principles and Practices, Pearson.
    • Thomas L. Floyd, Digital Fundamentals, Pearson.