École Privée d’Ingénierie du Niger — L’école du nouveau monde

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Semestre : Semestre 2 (S2)

  • Réglementations industrielles

    Le cours Réglementations industrielles (UE5 « Droit et réglementation », semestre 2) familiarise les étudiants avec les règles qui encadrent les activités industrielles en matière de santé et sécurité au travail, d’environnement et de qualité. Un technicien supérieur en génie mécanique qui dirige une équipe de maintenance à la SONICHAR, installe une ligne dans une huilerie, gère un atelier de chaudronnerie ou intervient sur un site minier doit connaître ses obligations et celles de son employeur, savoir distinguer une exigence légale d’une norme volontaire, et contribuer à la conformité de son installation.

    Le cours présente le cadre nigérien (Code du travail, loi-cadre sur l’environnement, évaluation environnementale), les conventions internationales et les normes ISO de système de management (ISO 45001, ISO 14001, ISO 9001), puis la démarche de conformité et d’audit réglementaire. Il s’appuie sur des cas pratiques tirés des industries du Niger.

    Objectifs d’apprentissage

    • Distinguer loi, règlement, norme volontaire et norme rendue obligatoire, et identifier les acteurs de la réglementation industrielle.
    • Connaître les principales obligations de santé et sécurité au travail et évaluer les risques d’un poste.
    • Calculer et interpréter les taux de fréquence et de gravité des accidents du travail.
    • Connaître les exigences environnementales applicables (évaluation environnementale, déchets, rejets) et la structure d’ISO 14001.
    • Établir un registre de conformité réglementaire et conduire un audit de conformité.

    Prérequis

    Aucun prérequis particulier. Le cours de Droit civil du même semestre (sources du droit, responsabilités) et celui de Qualité et contrôle (ISO 9001, audits) sont complémentaires.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Cadre réglementaire, normes et acteurs de l’industrie
    2. Leçon 2 — Réglementation de la santé et de la sécurité au travail
    3. Leçon 3 — Réglementation environnementale et norme ISO 14001
    4. Leçon 4 — Conformité industrielle et audits réglementaires

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 14 h de CM, 6 h de TD, 0 h de TP et 20 h de travail personnel (TPE) ; 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (cas pratiques en TD, quiz en ligne) et examen terminal écrit.

    Bibliographie

    • Jean-Paul Markus et al., ouvrages de droit de l’environnement industriel et des installations classées (LGDJ / Le Moniteur).
    • Ouvrages de sécurité et réglementation industrielles (ex. Jean-Louis Martin, Sécurité et réglementation industrielle).
    • République du Niger, Code du travail (loi n° 2012-45 du 25 septembre 2012) et loi n° 98-56 du 29 décembre 1998 portant loi-cadre relative à la gestion de l’environnement.
    • Normes ISO 45001:2018, ISO 14001:2015 et ISO 19011:2018.
    • INRS (France), brochures et fiches pratiques de prévention (inrs.fr) ; BIT/OIT, recueils de directives pratiques sur la sécurité et la santé.
  • Droit civil

    Le cours de Droit civil (UE5 « Droit et réglementation », semestre 2) donne au futur technicien supérieur en génie mécanique les bases juridiques indispensables à sa vie professionnelle. Au quotidien, un technicien signe ou exécute des contrats (achat de pièces, prestation de maintenance, sous-traitance d’usinage, location d’engins), réceptionne des travaux, rédige des bons d’intervention qui peuvent servir de preuve, et engage sa responsabilité ou celle de son employeur lorsqu’un accident survient ou qu’une machine réparée tombe en panne.

    Le cours présente le droit applicable au Niger : le Code civil hérité de la période coloniale et maintenu en vigueur après l’indépendance (on en cite ici les articles selon leur numérotation d’origine), les Actes uniformes de l’OHADA pour les relations commerciales, le Code du travail et le Code pénal. Il est illustré par des cas pratiques tirés du milieu industriel nigérien.

    Objectifs d’apprentissage

    • Situer le droit civil parmi les branches du droit et identifier les sources du droit applicables au Niger.
    • Distinguer personnes physiques et morales, capacité juridique et modes de preuve.
    • Analyser la formation et la validité d’un contrat et repérer les clauses essentielles d’un contrat industriel.
    • Déterminer les conséquences de l’inexécution d’un contrat (exécution forcée, résolution, dommages-intérêts, pénalités, force majeure).
    • Distinguer responsabilité contractuelle, responsabilité délictuelle et responsabilité pénale, et les appliquer à des situations d’atelier ou de chantier.

    Prérequis

    Aucun prérequis en droit. Une bonne maîtrise de l’expression écrite (Techniques d’expression française, S1) est utile pour la rédaction des cas pratiques.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Introduction au droit civil et au système juridique
    2. Leçon 2 — Le contrat : formation, validité et contrats industriels
    3. Leçon 3 — Les effets du contrat et l’inexécution des obligations
    4. Leçon 4 — Responsabilité civile et pénale dans le cadre professionnel

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 14 h de CM, 6 h de TD, 0 h de TP et 20 h de travail personnel (TPE) ; 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (cas pratiques en TD, quiz en ligne) et examen terminal écrit (questions de cours et cas pratique). La méthode du cas pratique (faits, problème de droit, règle, application, solution) est exigée.

    Bibliographie

    • François Terré, Introduction générale au droit, Dalloz (Précis).
    • Philippe Malaurie, Laurent Aynès, Philippe Stoffel-Munck, Droit des obligations, LGDJ.
    • Jean Carbonnier, Droit civil, PUF (Quadrige).
    • OHADA, Acte uniforme relatif au droit commercial général (texte disponible sur ohada.org).
    • République du Niger, Code du travail (loi n° 2012-45 du 25 septembre 2012) et Code pénal.
  • Projets de conception et simulation

    La matière Projets de conception et simulation (UE4 « Conception des processus », semestre 2) met en pratique les méthodes vues en « Conception des processus ». Les étudiants, en équipes de 4 à 5, conduisent un projet complet : analyse d’un processus industriel réel ou réaliste (atelier de révision de motopompes, ligne d’assemblage, atelier de maintenance d’engins, poste de chargement dans une cimenterie), construction d’un modèle de simulation à événements discrets avec un logiciel (Arena, Simul8 ou équivalent libre), expérimentation de scénarios, puis recommandation argumentée et soutenance.

    L’accent est mis sur la rigueur (données, validation du modèle, analyse statistique des résultats) et sur le travail collaboratif (répartition des rôles, planning, livrables, communication).

    Objectifs d’apprentissage

    • Organiser et planifier un projet de conception en groupe (cahier des charges, rôles, Gantt, chemin critique).
    • Expliquer les concepts de la simulation à événements discrets et réaliser une simulation à la main.
    • Construire, vérifier et valider un modèle de processus sous Arena ou Simul8.
    • Analyser statistiquement les résultats (réplications, intervalles de confiance, comparaison de scénarios).
    • Optimiser un processus sur des critères techniques et économiques et présenter les résultats.

    Prérequis

    Conception des processus (modélisation, analyse des flux), statistique et probabilités (lois usuelles, intervalle de confiance), usage d’un tableur ; une première prise en main d’un logiciel de conception ou de simulation est souhaitable.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Conduite d’un projet de conception en équipe
    2. Leçon 2 — Fondements de la simulation à événements discrets
    3. Leçon 3 — Modéliser et simuler un processus avec Arena et Simul8
    4. Leçon 4 — Analyse, optimisation et restitution des résultats de simulation

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 10 h de CM, 10 h de TD, 20 h de TP et 40 h de travail personnel (TPE) ; 4 crédits. Évaluation : contrôle continu (TD, comptes rendus de TP, jalons du projet, quiz en ligne) et évaluation terminale du projet (rapport écrit, fichier de modèle, soutenance orale en groupe avec note individuelle).

    Bibliographie

    • Averill M. Law, Simulation Modeling and Analysis, McGraw-Hill.
    • Jerry Banks, John S. Carson, Barry L. Nelson, David M. Nicol, Discrete-Event System Simulation, Pearson.
    • W. David Kelton, Randall P. Sadowski, Nancy B. Zupick, Simulation with Arena, McGraw-Hill.
    • Stewart Robinson, Simulation: The Practice of Model Development and Use, Palgrave Macmillan.
    • Project Management Institute, Guide du corpus des connaissances en management de projet (PMBOK).
  • Conception des processus

    Le cours Conception des processus (UE4 « Conception des processus », semestre 2) initie aux méthodes qui permettent de concevoir, représenter, analyser et améliorer un processus de production industrielle : de la définition du besoin jusqu’à l’organisation des postes, des flux et des ressources. Qu’il s’agisse d’un atelier de fabrication de pièces de rechange, d’une ligne d’assemblage de motopompes, d’une unité de décorticage ou d’un atelier de révision de groupes électrogènes, le technicien doit savoir découper un processus en opérations, le modéliser, dimensionner les moyens, identifier le goulot et tester des améliorations avant de les mettre en œuvre.

    Le cours prépare directement la matière « Projets de conception et simulation », où ces méthodes seront appliquées sur des projets complets avec des logiciels de simulation.

    Objectifs d’apprentissage

    • Décrire les étapes de la conception d’un processus industriel, du cahier des charges à la mise en service.
    • Représenter un processus par une cartographie, un logigramme, un synoptique d’opérations, un modèle SADT/IDEF0 ou une VSM.
    • Analyser les flux : takt time, temps de cycle, goulot, équilibrage de ligne, loi de Little, TRS.
    • Dimensionner les moyens (nombre de machines, de postes) et comparer des implantations.
    • Utiliser des outils de CAO et de simulation de flux (tableur, logiciels dédiés) pour évaluer et optimiser un processus.

    Prérequis

    Connaissances de base en mécanique et procédés de fabrication (gammes d’usinage, postes de travail) et notions de gestion des opérations ; utilisation courante d’un tableur.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Démarche de conception d’un processus industriel
    2. Leçon 2 — Modélisation et représentation des processus
    3. Leçon 3 — Analyse des flux de production
    4. Leçon 4 — Outils de simulation et optimisation des processus

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 10 h de CM, 10 h de TD, 10 h de TP et 30 h de travail personnel (TPE) ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (TD, comptes rendus de TP de modélisation et de simulation, quiz en ligne) et examen terminal écrit.

    Bibliographie

    • Warren D. Seider, J. D. Seader, Daniel R. Lewin et al., Product and Process Design Principles, Wiley.
    • Thorsten Blecker et al. (dir.), Process Simulation and Optimization in Sustainable Logistics and Manufacturing, Springer.
    • Mike Rother et John Shook, Learning to See (Bien voir pour mieux produire), Lean Enterprise Institute.
    • Vincent Giard, Gestion de la production et des flux, Economica.
    • Christian Hohmann, Guide pratique des 5S et du management visuel / Lean management, Eyrolles.
  • Normes et certifications

    Un réseau de télécommunications n’existe que parce que des équipements de constructeurs différents parlent le même langage : un téléphone fabriqué en Asie se connecte à une BTS européenne raccordée à un cœur de réseau américain, grâce aux normes. Ce cours de l’UE5 présente le monde de la normalisation et de la certification dans le secteur des télécommunications et des réseaux. Il décrit les organismes de normalisation (UIT, ISO/CEI, ETSI, IEEE, IETF, 3GPP, organismes nationaux dont l’ANMC au Niger), l’organisation de l’UIT et la lecture de ses Recommandations, les certifications professionnelles qui valident les compétences des techniciens (Cisco, Huawei, CompTIA, Linux, fibre optique, sécurité), et enfin le processus d’évaluation de la conformité et d’homologation des équipements, y compris la procédure nationale auprès de l’ARCEP.

    Objectifs d’apprentissage

    • Définir norme, standard, recommandation et spécification, et expliquer les enjeux de la normalisation.
    • Identifier les principaux organismes de normalisation et leur domaine (UIT, ISO, CEI, ETSI, IEEE, IETF, 3GPP, TIA).
    • Décrire l’organisation de l’UIT, lire une référence de Recommandation et citer les Recommandations clés du métier.
    • Construire un parcours de certifications professionnelles cohérent avec un projet de carrière en réseaux et télécoms.
    • Expliquer le processus d’évaluation de la conformité et d’homologation d’un équipement télécom, et vérifier des critères simples (PIRE, DAS, disponibilité).

    Prérequis

    Réglementation des télécommunications (recommandé en parallèle) ; notions de base en réseaux et en transmission (S1).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — La normalisation : notions, enjeux et organismes
    2. Leçon 2 — L’UIT et ses Recommandations
    3. Leçon 3 — Les certifications professionnelles du secteur réseaux et télécoms
    4. Leçon 4 — Évaluation de la conformité et homologation des équipements

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 30 h de cours magistral (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), pas de travaux pratiques, 20 h de travail personnel (TPE), 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (fiche de lecture d’une Recommandation UIT, dossier d’homologation fictif, quiz) et examen terminal écrit.

    Bibliographie

    • UIT, Recommandations UIT-T et Recommandations UIT-R, Union internationale des télécommunications (accès gratuit en ligne).
    • ISO/CEI 17000, Évaluation de la conformité — Vocabulaire et principes généraux.
    • ISO, La normalisation, c’est quoi ? et guides ISO/CEI pour les organismes nationaux.
    • W. Odom, CCNA Official Cert Guide, Cisco Press.
  • Qualité et contrôle

    Le cours Qualité et contrôle (UE3 « Procédés de fabrication et qualité », semestre 2) apprend à organiser, mesurer et améliorer la qualité dans un processus de production industrielle. Un arbre de pompe usiné hors tolérance, un joint mal monté sur une motopompe d’irrigation ou un lot de boulons non conforme livré à une cimenterie coûtent cher : rebuts, retouches, arrêts de production, perte de clients. Le technicien supérieur en génie mécanique doit savoir appliquer les exigences d’un système de management de la qualité (ISO 9001), piloter un procédé par des méthodes statistiques (SPC), analyser un problème avec les bons outils et participer à un audit qualité.

    Le cours s’appuie sur des situations d’ateliers d’usinage, de maintenance et de fabrication au Niger (ateliers de Niamey, industries de Maradi, maintenance à la SONICHAR ou dans les mines d’Arlit) et sur des mesures réelles réalisées en TP avec les instruments de métrologie de l’atelier.

    Objectifs d’apprentissage

    • Expliquer les concepts de qualité, de coût d’obtention de la qualité et les principes du management de la qualité selon ISO 9001:2015.
    • Décrire la démarche Six Sigma (DMAIC) et calculer un DPMO, un rendement et un niveau sigma.
    • Utiliser les outils de résolution de problèmes : QQOQCP, Pareto, Ishikawa, 5 Pourquoi, PDCA.
    • Construire et interpréter une carte de contrôle X̄-R et calculer les indices de capabilité Cp et Cpk.
    • Appliquer un plan d’échantillonnage pour le contrôle de réception.
    • Préparer, conduire et rendre compte d’un audit qualité interne selon ISO 19011.

    Prérequis

    Aucun prérequis particulier. Les notions de statistique descriptive (moyenne, écart-type) et de loi normale vues au S1, ainsi que les bases de métrologie (pied à coulisse, micromètre, tolérances ISO 286) facilitent la leçon 3.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Management de la qualité : ISO 9001 et Six Sigma
    2. Leçon 2 — Outils de résolution des problèmes qualité
    3. Leçon 3 — Maîtrise statistique des procédés (SPC) et capabilité
    4. Leçon 4 — Contrôle de réception et gestion des audits qualité

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 10 h de CM, 10 h de TD, 10 h de TP et 30 h de travail personnel (TPE) ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (TD notés, comptes rendus de TP de métrologie/SPC et d’audit simulé, quiz en ligne) et examen terminal écrit. Calculatrice autorisée ; la table des coefficients des cartes de contrôle est fournie.

    Bibliographie

    • Dale H. Besterfield, Quality Control, Pearson.
    • Dale H. Besterfield et al., Total Quality Management, Pearson.
    • Douglas C. Montgomery, Introduction to Statistical Quality Control, Wiley.
    • Maurice Pillet, Appliquer la maîtrise statistique des processus (MSP/SPC), Éditions d’Organisation / Eyrolles.
    • Normes ISO 9000:2015, ISO 9001:2015 et ISO 19011:2018 (AFNOR / ISO).
  • Réglementation des télécommunications

    Le technicien supérieur en télécommunications et réseaux travaille dans un secteur fortement encadré : l’installation d’un faisceau hertzien exige une assignation de fréquences, la mise en vente d’un routeur Wi-Fi une homologation, l’ouverture d’un service d’accès à Internet une licence ou une autorisation, et la qualité de service d’un opérateur mobile est contrôlée par le régulateur. Ce cours de l’UE5 (Droit et réglementation des télécoms) présente le cadre juridique et institutionnel des communications électroniques au Niger : les sources du droit (normes internationales de l’UIT, textes communautaires de l’UEMOA et de la CEDEAO, lois et règlements nationaux), les acteurs (ministère, ARCEP, ANSI, opérateurs), le rôle et les pouvoirs de l’Autorité de Régulation des Communications Électroniques et de la Poste, puis les régimes de licences et d’autorisations. La dernière leçon met la réglementation en pratique : interconnexion, fréquences et numérotation, qualité de service, protection des consommateurs et des données, règlement des différends.

    Les textes évoluent : l’étudiant doit toujours vérifier la version en vigueur sur les sites officiels (ARCEP, ministère, Journal officiel).

    Objectifs d’apprentissage

    • Identifier les sources du droit des télécommunications applicables au Niger et leur hiérarchie.
    • Décrire le statut, l’organisation, les missions et les pouvoirs de l’ARCEP.
    • Distinguer les régimes de licence individuelle, d’autorisation générale et d’entrée libre, et en décrire les procédures et obligations.
    • Expliquer les mécanismes de régulation : interconnexion, gestion des fréquences et de la numérotation, qualité de service, accès universel.
    • Analyser un cas pratique (sanction, litige d’interconnexion, plainte de consommateur) et argumenter une solution conforme aux textes.

    Prérequis

    Aucun prérequis spécifique ; une connaissance générale des réseaux et services télécoms (téléphonie mobile, Internet) facilite la compréhension.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Cadre institutionnel et sources du droit des télécommunications au Niger
    2. Leçon 2 — L’ARCEP : statut, organisation, missions et pouvoirs
    3. Leçon 3 — Licences et autorisations d’exploitation
    4. Leçon 4 — La régulation en pratique : interconnexion, ressources rares, qualité et consommateurs

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 30 h de cours magistral (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), pas de travaux pratiques, 20 h de travail personnel (TPE), 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (études de cas, exposé sur un texte réglementaire, quiz en ligne) et examen terminal écrit (questions de cours et cas pratique).

    Bibliographie

    • ARCEP Niger, Cadre réglementaire des télécommunications (textes en ligne sur le site de l’ARCEP).
    • Loi n° 2018-45 du 12 juillet 2018 portant réglementation des communications électroniques au Niger ; loi n° 2018-47 du 12 juillet 2018 portant création, missions, attributions, organisation et fonctionnement de l’ARCEP.
    • UIT et infoDev, ICT Regulation Toolkit, Union internationale des télécommunications.
    • UIT, Règlement des radiocommunications et Tendances des réformes dans les télécommunications.
  • Procédés de fabrication 1

    Ce cours présente les principaux procédés de fabrication utilisés dans l’industrie mécanique et dans les ateliers nigériens : usinage (tournage, fraisage, perçage) dans les ateliers de maintenance de la SONICHAR, de la SORAZ ou des sociétés minières ; fonderie et formage (fonderie artisanale d’aluminium recyclé, forge, tôlerie) ; soudage et assemblage (charpentes, réparations d’engins, fabrication de remorques et de matériel agricole) ; fabrication additive (impression 3D de pièces de rechange et de prototypes) et automatisation des procédés. Pour chaque famille, l’étudiant apprend les principes, les paramètres, les critères de choix selon le matériau, la forme et la série, et les méthodes simples d’amélioration de la productivité. Les 20 heures de travaux pratiques sont organisées en quatre TP guidés intégrés aux leçons.

    Objectifs d’apprentissage

    • Identifier et classer les procédés de fabrication (enlèvement de matière, formage, moulage, assemblage, fabrication additive).
    • Calculer les paramètres de coupe (N, Vf, temps, puissance) et réaliser une pièce simple au tour en sécurité.
    • Expliquer les principes du moulage, du formage et du soudage, et en calculer les grandeurs essentielles (retrait, module, effort de découpage, énergie de soudage).
    • Décrire les technologies de fabrication additive et préparer une impression 3D.
    • Choisir un procédé en fonction du matériau, de la géométrie et de la série, et évaluer la productivité (temps de cycle, TRS, seuil de rentabilité).

    Prérequis

    Connaissance des matériaux et de leurs propriétés (aciers, fontes, alliages d’aluminium, polymères ; résistance, dureté, soudabilité), lecture de dessin technique, règles de base de sécurité en atelier.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Panorama des procédés et usinage par enlèvement de matière
    2. Leçon 2 — Moulage et formage des métaux
    3. Leçon 3 — Soudage et procédés d’assemblage
    4. Leçon 4 — Fabrication additive, automatisation et optimisation des procédés

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 10 h de CM, 10 h de TD, 20 h de TP, 40 h de travail personnel (TPE) ; 4 crédits. Évaluation : contrôle continu comprenant les comptes rendus et la pièce réalisée à chaque TP (grille de contrôle), les exercices de TD et le quiz (50 %), et examen terminal écrit (50 %). La présence aux TP et le port des EPI sont obligatoires.

    Bibliographie

    • Kalpakjian S., Schmid S. R., Manufacturing Engineering and Technology, Pearson.
    • Lindberg R. A., Processes and Materials of Manufacture, Allyn and Bacon.
    • Chevalier A., Bohan J., Guide du technicien en productique, Hachette Technique.
    • Groover M. P., Fundamentals of Modern Manufacturing, Wiley.
    • Gibson I., Rosen D., Stucker B., Additive Manufacturing Technologies, Springer.
  • Théorie du signal

    La théorie du signal est le socle de toutes les techniques de télécommunications : téléphonie, radio mobile, transmission par faisceaux hertziens, fibre optique ou VSAT manipulent des signaux qu’il faut décrire, numériser, transmettre et protéger du bruit. Ce cours de l’UE4 présente d’abord la classification des signaux et leurs grandeurs caractéristiques (valeur moyenne, valeur efficace, puissance, énergie, décibels), puis les deux opérations de la conversion analogique-numérique : l’échantillonnage (théorème de Shannon-Nyquist, repliement de spectre) et la quantification (pas, erreur, rapport signal sur bruit de quantification, codage MIC de la téléphonie). La dernière leçon traite du bruit : bruit thermique, facteur de bruit, formule de Friis et rapport signal sur bruit, critère central de la qualité d’une liaison.

    Les travaux pratiques guidés utilisent un générateur basse fréquence (GBF), un oscilloscope numérique, un analyseur de spectre lorsque disponible, et des scripts Python (numpy, matplotlib) ou Scilab.

    Objectifs d’apprentissage

    • Classer un signal (analogique/numérique, déterministe/aléatoire, périodique, à énergie finie ou à puissance finie) et mesurer ses grandeurs caractéristiques.
    • Exprimer puissances et rapports en dB et dBm et convertir entre tension, puissance et niveau.
    • Choisir une fréquence d’échantillonnage respectant le théorème de Shannon-Nyquist et prévoir la fréquence d’un repliement.
    • Calculer le pas de quantification, le rapport signal sur bruit de quantification et le débit d’un signal MIC.
    • Calculer une puissance de bruit thermique, un facteur de bruit de chaîne (Friis) et un rapport signal sur bruit.

    Prérequis

    Mathématiques appliquées aux télécoms (recommandé en parallèle) : sinusoïdes, logarithmes, notion de spectre ; électronique générale (S1).

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Signaux analogiques et numériques : classification et grandeurs
    2. Leçon 2 — Échantillonnage et théorème de Shannon-Nyquist
    3. Leçon 3 — Quantification et codage MIC
    4. Leçon 4 — Bruit et rapport signal/bruit

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de cours magistral (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), 20 h de travaux pratiques (TP), 10 h de travail personnel (TPE), 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (comptes rendus de TP, interrogations écrites, quiz en ligne) et examen terminal écrit.

    Bibliographie

    • J.-P. Muller, Traitement du signal, Ellipses.
    • F. de Coulon, Théorie et traitement des signaux, PPUR.
    • J. G. Proakis, M. Salehi, Communication Systems Engineering, Prentice Hall.
    • UIT-T, Recommandation G.711, Modulation par impulsions et codage (MIC) des fréquences vocales.
  • Automatisme

    Ce cours d’introduction à l’automatisme présente les systèmes automatisés de production (SAP) tels qu’on les rencontre dans l’industrie nigérienne : ensacheuses de cimenterie, stations de pompage et châteaux d’eau télégérés, lignes de conditionnement d’huileries et de laiteries, démarrage et protection des groupes électrogènes, convoyeurs miniers. L’étudiant apprend à décrire la structure d’un système automatisé, à manipuler la logique combinatoire (algèbre de Boole, tableaux de Karnaugh), à choisir capteurs et actionneurs, à modéliser un fonctionnement séquentiel par un GRAFCET (norme NF EN 60848) et à le traduire pour un automate programmable industriel (API) selon la norme CEI 61131-3. La description officielle de cette matière n’étant pas fournie, le programme proposé est un programme standard d’introduction, qui prépare la matière « Régulation numérique » de S6.

    Objectifs d’apprentissage

    • Décrire la structure d’un système automatisé (partie commande, partie opérative, interface homme-machine) et la chaîne capteur – traitement – pré-actionneur – actionneur.
    • Utiliser les systèmes de numération et l’algèbre de Boole ; simplifier une équation logique par Karnaugh.
    • Choisir un capteur et un actionneur adaptés à une application et exploiter un signal analogique 4-20 mA.
    • Établir une équation de mémoire et construire un GRAFCET respectant les règles d’évolution.
    • Expliquer le fonctionnement d’un API et traduire un GRAFCET simple en langage à contacts (Ladder).

    Prérequis

    Notions d’électricité (tension, courant, circuits simples), bases de mécanique et d’hydraulique ; aucune connaissance préalable en programmation n’est exigée.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Systèmes automatisés et logique combinatoire
    2. Leçon 2 — Capteurs, pré-actionneurs et actionneurs
    3. Leçon 3 — Logique séquentielle et GRAFCET
    4. Leçon 4 — Automates programmables industriels et programmation

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD, 0 h de TP, 20 h de travail personnel (TPE) ; 2 crédits. Évaluation : contrôle continu (TD : équations, GRAFCET, Ladder ; quiz ; 40 %) et examen terminal écrit (60 %).

    Bibliographie

    • Bossy J.-C., Brard P., Faugère P., Merlaud C., Le GRAFCET : sa pratique et ses applications, Casteilla/Educalivre.
    • Bolton W., Programmable Logic Controllers, Newnes/Elsevier.
    • NF EN 60848, Langage de spécification GRAFCET pour diagrammes fonctionnels en séquence.
    • CEI 61131-3, Automates programmables — Partie 3 : langages de programmation.