École Privée d’Ingénierie du Niger — L’école du nouveau monde

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Semestre : Semestre 4 (S4)

  • Électricité automobile avancée

    Le cours d’Électricité automobile avancée (UE3 « Mécanique avancée et électricité auto », semestre 4) fait suite au cours d’Électricité automobile du S3. Il étudie les systèmes électriques et électroniques des véhicules modernes : capteurs et actionneurs pilotés par calculateur, gestion de l’énergie du réseau de bord, réseaux multiplexés CAN et LIN, et électricité des véhicules hybrides et électriques (batteries de traction, gestion BMS, systèmes de charge).

    Au Niger, les ateliers reçoivent de plus en plus de véhicules multiplexés et d’hybrides d’occasion ; la chaleur, les vibrations des pistes et la poussière provoquent des pannes électriques (connecteurs oxydés, faisceaux frottés, batteries dégradées). Le technicien doit savoir mesurer, lire un schéma, interpréter un signal et diagnostiquer avec méthode. Les 20 h de travaux pratiques guidés sont réalisées au multimètre, à l’oscilloscope et à la valise de diagnostic.

    Objectifs d’apprentissage

    • Expliquer le principe et contrôler les principaux capteurs et actionneurs d’un véhicule moderne.
    • Établir un bilan électrique et diagnostiquer la charge, le démarrage et les consommations parasites.
    • Décrire le fonctionnement des réseaux CAN et LIN et diagnostiquer un défaut de bus.
    • Calculer les caractéristiques d’une batterie de traction et d’une recharge ; expliquer le rôle du BMS.
    • Intervenir en sécurité sur les circuits haute tension des véhicules électrifiés.

    Prérequis

    Électricité automobile (S3) : lois d’Ohm et de Kirchhoff, batterie, démarreur, alternateur, lecture de schémas ; notions d’électronique (S3).

    Plan du cours

    1. Capteurs et actionneurs des systèmes électroniques embarqués
    2. Gestion de l’énergie électrique du réseau de bord
    3. Réseaux de communication multiplexés CAN et LIN
    4. Électricité des véhicules hybrides et électriques : batteries, BMS et recharge

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 5 h de cours magistral (CM), 5 h de travaux dirigés (TD), 20 h de travaux pratiques (TP), 30 h de travail personnel (TPE) ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (comptes rendus de TP, interrogations, évaluation pratique) et examen terminal écrit.

    Bibliographie

    • Robert Bosch GmbH, Automotive Electrics and Automotive Electronics, Springer Vieweg, 2014.
    • G. Pistoia (dir.), Electric and Hybrid Vehicles: Power Sources, Models, Sustainability, Infrastructure and the Market, Elsevier, 2010.
    • T. Denton, Automobile Electrical and Electronic Systems, Routledge (5e éd.), 2017.
    • W. Voss, A Comprehensible Guide to Controller Area Network, Copperhill Media.
    • Robert Bosch GmbH, Automotive Handbook, Bosch / Wiley.
  • Mécanique automobile avancée

    Le cours de Mécanique automobile avancée (UE3 « Mécanique avancée et électricité auto », semestre 4) prolonge le cours de Mécanique automobile du S3. Il porte sur les technologies mécaniques des véhicules modernes : groupes motopropulseurs hybrides et électriques, transmissions automatiques et à variation continue, suspensions et freinages assistés par l’électronique, et méthodes de diagnostic des défauts complexes.

    Le parc nigérien associe des véhicules anciens et des modèles récents importés (Toyota hybrides d’occasion, pick-up 4×4, véhicules à boîte automatique). Le technicien supérieur doit comprendre ces technologies, les diagnostiquer avec méthode et tenir compte des conditions locales : chaleur, poussière, pistes latéritiques et carburant de qualité variable. Les travaux pratiques guidés (20 h) sont réalisés en atelier sur véhicules et bancs.

    Objectifs d’apprentissage

    • Décrire les architectures hybrides (série, parallèle, série-parallèle) et électriques et calculer couples, puissances, vitesses et autonomies.
    • Analyser le fonctionnement des boîtes automatiques à trains épicycloïdaux, des CVT, des boîtes à double embrayage et des différentiels.
    • Calculer les grandeurs caractéristiques d’une suspension et d’un système de freinage (fréquence propre, amortissement, distance d’arrêt, glissement).
    • Conduire un diagnostic méthodique d’un défaut mécanique complexe à l’aide des mesures et de la valise OBD.
    • Appliquer les règles de sécurité propres aux véhicules à haute tension et aux interventions sur liaisons au sol.

    Prérequis

    Mécanique automobile (S3) : moteur thermique, embrayage, boîte manuelle, trains roulants ; notions de mécanique appliquée (couple, puissance, énergie cinétique) et d’électricité automobile.

    Plan du cours

    1. Groupes motopropulseurs hybrides et électriques
    2. Systèmes avancés de transmission
    3. Suspensions et freinages avancés
    4. Diagnostic des systèmes mécaniques avancés

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 5 h de cours magistral (CM), 5 h de travaux dirigés (TD), 20 h de travaux pratiques (TP) et 30 h de travail personnel de l’étudiant (TPE), soit 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (comptes rendus de TP, interrogations de TD, évaluation pratique en atelier) et examen terminal écrit.

    Bibliographie

    • D. A. Crolla (dir.), Automotive Engineering: Powertrain, Chassis System and Vehicle Body, Butterworth-Heinemann, 2009.
    • T. Denton, Advanced Automotive Fault Diagnosis, Routledge (4e éd.), 2016.
    • Robert Bosch GmbH, Automotive Handbook, Bosch / Wiley (éditions successives).
    • M. Ehsani, Y. Gao, A. Emadi, Modern Electric, Hybrid Electric, and Fuel Cell Vehicles, CRC Press.
    • T. D. Gillespie, Fundamentals of Vehicle Dynamics, SAE International, 1992.
  • Stage Pratique en Entreprise

    Le Stage Pratique en Entreprise est la première immersion professionnelle longue de la Licence Professionnelle en Télécommunications et Réseaux. D’une durée d’au moins 120 heures encadrées, il se déroule chez un opérateur (Airtel, Moov Africa, Zamani Telecom, Niger Telecoms), un fournisseur d’accès, un intégrateur, un installateur de fibre ou de sites radio, ou dans le service informatique d’une administration, d’une banque ou d’une ONG. L’étudiant participe à des missions réelles d’installation, de configuration ou de maintenance réseau, sous la responsabilité d’un tuteur en entreprise et le suivi d’un encadrant académique d’EPI-NIGER. Il en rend compte dans un rapport de stage et le présente lors d’une soutenance orale. Ce module en ligne accompagne toutes les étapes : préparation et recherche du stage, conduite du stage et sécurité sur le terrain, rédaction du rapport, préparation de la soutenance. Il fournit des méthodes, des modèles de documents, des fiches d’intervention guidées et des mises en situation corrigées.

    Objectifs d’apprentissage

    • Rechercher un stage de façon méthodique et constituer un dossier de candidature (CV, lettre, convention).
    • S’intégrer dans une équipe technique et appliquer les règles de sécurité (électricité, travail en hauteur, fibre optique, salles serveurs).
    • Réaliser et documenter des interventions techniques (installation, configuration, maintenance) à l’aide de fiches et d’un journal de bord.
    • Rédiger un rapport de stage structuré, fidèle et conforme aux normes de présentation.
    • Présenter et défendre son travail lors d’une soutenance orale.

    Prérequis

    Avoir validé les semestres S1 à S3 : câblage, réseaux locaux, adressage IP, routage et commutation, systèmes d’exploitation, transmission, bases de la radio mobile.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Préparer et obtenir son stage
    2. Leçon 2 — Conduire son stage : intégration, sécurité et missions techniques
    3. Leçon 3 — Rédiger le rapport de stage
    4. Leçon 4 — Préparer et réussir la soutenance

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 120 h de travaux pratiques en entreprise (TP), sans CM, TD ni TPE ; 6 crédits. Évaluation : appréciation du tuteur en entreprise (fiche d’évaluation), rapport de stage et soutenance orale devant un jury ; les pondérations et éventuelles notes éliminatoires sont fixées par le règlement des études et le Guide de Stage et Mémoire d’EPI-NIGER. Le quiz en ligne sert d’auto-évaluation méthodologique.

    Bibliographie

    • EPI-NIGER, Guide de Stage et Mémoire (document interne).
    • M. Beaud, L’art de la thèse, La Découverte.
    • M. Greuter, Bien rédiger son mémoire ou son rapport de stage, L’Étudiant.
    • Norme ISO 690 — Information et documentation : principes directeurs pour la rédaction des références bibliographiques.
  • Gestion de projet automobile

    Le cours de Gestion de projet automobile (UE2 « Systèmes de production et maintenance », semestre 4) forme les étudiants à conduire un projet dans le secteur automobile et des engins, de la conception à la production. L’industrie automobile est la référence mondiale en management de projet : cycles de développement structurés en phases et jalons, exigences qualité très fortes (APQP, PPAP, IATF 16949), coordination de centaines de fournisseurs. Ces méthodes s’appliquent à toute échelle, y compris au Niger et en Afrique de l’Ouest : assemblage local de tricycles, de motos ou de véhicules à partir de kits, carrosserie et transformation de véhicules (bennes, citernes, ambulances), rénovation de flottes de camions ou de bus, création d’un atelier de maintenance automobile.

    Le cours suit un fil rouge : le projet de lancement de l’assemblage d’un tricycle utilitaire à Niamey. Il traite les phases d’un projet automobile, la planification (WBS, PERT, Gantt), la gestion des ressources, des coûts et des risques, puis le suivi de la performance (valeur acquise, tableaux de bord). Les heures de TP sont consacrées à des TP guidés sur logiciel de gestion de projet (ProjectLibre, GanttProject ou MS Project).

    Objectifs d’apprentissage

    • Décrire les phases, les jalons et l’organisation d’un projet automobile (conception, validation, industrialisation, production).
    • Construire une WBS, un réseau PERT (dates, marges, chemin critique, probabilité de délai) et un diagramme de Gantt.
    • Affecter et niveler les ressources humaines et matérielles, établir un budget en FCFA.
    • Identifier, évaluer et traiter les risques d’un projet.
    • Suivre l’avancement et la performance par la méthode de la valeur acquise et des tableaux de bord, à l’aide d’un logiciel.

    Prérequis

    Bases en gestion de projet (projet personnel de S3) et connaissances générales sur l’automobile (organes, fabrication, maintenance).

    Plan du cours

    1. Le projet automobile : phases, jalons et organisation
    2. Planifier le projet : WBS, PERT et diagramme de Gantt
    3. Gérer les ressources humaines et matérielles, les coûts et les risques
    4. Suivre et évaluer la performance avec les outils de gestion de projet

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 10 h de CM, 10 h de TD, 10 h de TP et 30 h de travail personnel (TPE), 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (TD, comptes rendus des trois TP guidés sur logiciel, quiz) et examen terminal écrit comprenant un calcul PERT et une analyse de valeur acquise.

    Bibliographie

    • Mike Whittles, Automotive Project Management.
    • Scott Berkun, The Art of Project Management (réédité sous le titre Making Things Happen), O’Reilly.
    • Project Management Institute, Guide du corpus des connaissances en management de projet (Guide PMBOK).
    • AIAG, Advanced Product Quality Planning (APQP) and Control Plan, Reference Manual.
    • Christophe Midler, L’auto qui n’existait pas : management des projets et transformation de l’entreprise, Dunod.
  • Probabilités appliquées aux réseaux

    Le cours de Probabilités appliquées aux réseaux donne au futur technicien supérieur les outils probabilistes qui servent à prévoir le comportement d’un réseau : combien d’appels arriveront dans une cellule à l’heure chargée, combien de temps un paquet attendra dans la file d’un routeur, combien de minutes par an une liaison faisceau hertzien sera indisponible, combien de canaux ou d’agents prévoir pour un taux de blocage donné. Le cours part des lois de probabilité usuelles (binomiale, Poisson, exponentielle), présente la théorie des files d’attente (notation de Kendall, loi de Little, file M/M/1), les calculs de fiabilité et de disponibilité des systèmes en série et en parallèle, puis les formules d’Erlang utilisées pour le dimensionnement. Les applications sont tirées du contexte des opérateurs et entreprises du Niger : trafic d’une cellule 2G/4G, centre d’appels Mobile Money, liaison Niamey–Dosso, sites BTS alimentés à l’énergie solaire.

    Objectifs d’apprentissage

    • Modéliser les arrivées de trafic par un processus de Poisson et les durées par une loi exponentielle.
    • Utiliser la notation de Kendall et la loi de Little ; calculer les indicateurs d’une file M/M/1.
    • Calculer la fiabilité R(t), le MTBF, la disponibilité et l’indisponibilité annuelle d’un système série, parallèle ou mixte.
    • Exprimer un trafic en Erlang et dimensionner un faisceau de circuits (Erlang B) ou un groupe d’agents (Erlang C).
    • Dimensionner le débit d’un lien pour respecter un délai moyen cible.

    Prérequis

    Mathématiques appliquées aux télécoms : dénombrement, fonctions exponentielle et logarithme, sommes et suites géométriques, notions de base de probabilités.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Variables aléatoires et lois du trafic réseau
    2. Leçon 2 — Files d’attente : loi de Little et file M/M/1
    3. Leçon 3 — Fiabilité et disponibilité des systèmes
    4. Leçon 4 — Dimensionnement des réseaux : formules d’Erlang

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 30 h de cours magistral (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), pas de travaux pratiques, 20 h de travail personnel de l’étudiant (TPE) ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (devoirs de TD, quiz en ligne) et examen terminal écrit ; calculatrice scientifique autorisée, les calculs d’Erlang pouvant être vérifiés avec un tableur ou Python.

    Bibliographie

    • L. Kleinrock, Queueing Systems, Vol. 1 : Theory, Wiley.
    • D. Bertsekas, R. Gallager, Data Networks, Prentice Hall.
    • UIT-D, Teletraffic Engineering Handbook (V. B. Iversen), UIT.
    • A. Villemeur, Sûreté de fonctionnement des systèmes industriels, Eyrolles.
  • Systèmes de production

    Le cours Systèmes de production (UE2 « Systèmes de production et maintenance », semestre 4) donne au futur technicien supérieur en génie mécanique une vision d’ensemble de l’organisation de la production industrielle : comment une usine transforme des matières en produits, comment on dimensionne une ligne, comment on gère les stocks et les approvisionnements, et comment on améliore en continu l’efficacité. Ces connaissances sont indispensables au technicien de méthodes, d’ordonnancement ou de maintenance, qui doit comprendre les contraintes de la production qu’il sert.

    Les exemples sont tirés du contexte nigérien et ouest-africain : unités de production continue (cimenterie, raffinerie de Zinder, huilerie, laiterie), ateliers de fabrication par lots (chaudronnerie, fabrication de matériel agricole), montage en série (assemblage de motopompes, de tricycles), et contraintes logistiques propres à un pays enclavé (approvisionnement via les ports de Cotonou, Lomé ou Abidjan, délais longs et variables). Chaque leçon comporte un exemple résolu et des exercices chiffrés corrigés.

    Objectifs d’apprentissage

    • Distinguer les types de systèmes de production (unitaire, par lots, en série, continue ; flux poussé et flux tiré) et leurs caractéristiques.
    • Calculer le takt time, le nombre de postes et l’efficacité d’équilibrage d’une ligne ; appliquer la loi de Little.
    • Gérer un stock : méthode ABC, quantité économique de Wilson, stock de sécurité et point de commande.
    • Décrire une chaîne d’approvisionnement et calculer des besoins nets par la méthode MRP.
    • Appliquer les outils du Lean : 7 gaspillages, 5S, kanban, SMED, TRS, Kaizen.

    Prérequis

    Notions de base en gestion industrielle ; procédés de fabrication ; calcul élémentaire (racine carrée, pourcentages, statistiques simples).

    Plan du cours

    1. Typologie des systèmes de production et indicateurs de flux
    2. Gestion des stocks : coûts, quantité économique et réapprovisionnement
    3. Chaîne d’approvisionnement et planification des besoins (MRP)
    4. Lean manufacturing, Juste-à-Temps et Kaizen

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD et 30 h de travail personnel (TPE), 3 crédits, sans TP. Évaluation : contrôle continu (TD chiffrés, étude d’un flux de production réel, quiz) et examen terminal écrit.

    Bibliographie

    • Steven Nahmias, Tava Lennon Olsen, Production and Operations Analysis, Waveland Press.
    • Richard B. Chase, F. Robert Jacobs, Operations and Supply Chain Management (anciennement Operations Management for Competitive Advantage), McGraw-Hill.
    • James P. Womack, Daniel T. Jones, Lean Thinking, Simon & Schuster (trad. fr. Système Lean, Pearson).
    • Taiichi Ohno, L’esprit Toyota, Masson.
    • Vincent Giard, Gestion de la production et des flux, Economica.
  • Anglais technique 2

    Le cours d’Anglais technique 2 prolonge Anglais technique 1 et vise l’autonomie en lecture de documents techniques rédigés en anglais, qui constituent l’essentiel de la documentation du métier : guides de configuration Cisco ou Huawei, fiches techniques (datasheets) d’équipements radio et optiques, RFC de l’IETF, spécifications 3GPP, rapports d’incident et tickets de support des constructeurs. L’étudiant apprend à lire vite et utilement (skimming et scanning), enrichit son vocabulaire avancé des réseaux et des télécommunications, apprend à éviter les faux amis et à décoder les sigles, et s’exerce à rédiger en anglais des résumés techniques clairs : résumé de document, compte rendu d’intervention, description de panne adressée à un support international. Les textes et situations s’appuient sur le contexte professionnel du Niger : opérateurs mobiles, déploiement de la fibre, sites BTS solaires, liaisons VSAT.

    Objectifs d’apprentissage

    • Appliquer les techniques de lecture rapide (skimming, scanning) pour repérer l’idée générale et une information précise dans un document technique.
    • Maîtriser un vocabulaire avancé des réseaux IP, de la commutation, de la sécurité, de la radio mobile, de la transmission et de la fibre optique.
    • Interpréter les conventions des documents normatifs (MUST, SHOULD, MAY des RFC) et des fiches techniques (unités, valeurs typiques et maximales).
    • Traduire des phrases techniques de l’anglais vers le français et inversement sans contresens.
    • Rédiger en anglais un résumé technique, un compte rendu d’intervention ou un signalement d’incident structuré.

    Prérequis

    Anglais technique 1 (grammaire de base, vocabulaire fondamental de l’informatique et des réseaux) ; notions de réseaux et de télécommunications des semestres S1 à S3.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Techniques de lecture rapide : skimming et scanning
    2. Leçon 2 — Vocabulaire avancé des réseaux IP et de la sécurité
    3. Leçon 3 — Vocabulaire avancé des télécoms et lecture de documents normatifs
    4. Leçon 4 — Rédaction de résumés techniques en anglais

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de cours magistral (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), pas de travaux pratiques, 30 h de travail personnel de l’étudiant (TPE : lectures, glossaire personnel, rédactions) ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (exercices de lecture, glossaire, résumés rendus, quiz en ligne) et examen terminal écrit (compréhension d’un texte technique et rédaction d’un résumé).

    Bibliographie

    • M. Ibbotson, Cambridge English for Engineering, Cambridge University Press.
    • E. H. Glendinning, J. McEwan, Oxford English for Information Technology, Oxford University Press.
    • R. Murphy, English Grammar in Use, Cambridge University Press.
    • IETF, RFC 2119 et RFC 8174 — mots-clés des exigences.
  • Maintenance préventive

    Le cours de Maintenance préventive (UE1 « Conception et modélisation mécanique », semestre 4) forme le futur technicien supérieur à organiser la maintenance des équipements industriels pour en allonger la durée de vie, en augmenter la disponibilité et en réduire les coûts. Au Niger, où les pièces de rechange viennent souvent de loin (délais d’importation par Cotonou ou Lomé), où la chaleur et la poussière accélèrent l’usure et où de nombreux sites dépendent de groupes électrogènes, de motopompes et de compresseurs, une panne imprévue coûte très cher : la maintenance préventive est un levier majeur de compétitivité pour SONICHAR, SORAZ, les cimenteries, les mines, les huileries ou NIGELEC.

    Le cours présente les méthodes de maintenance selon la norme NF EN 13306, les techniques de surveillance conditionnelle et prédictive (vibrations, thermographie, analyse d’huile), la gestion des actifs (inventaire, criticité, AMDEC, plan de maintenance, pièces de rechange) et les outils de gestion de maintenance assistée par ordinateur (GMAO). Chaque leçon comporte un exemple résolu et des exercices chiffrés corrigés.

    Objectifs d’apprentissage

    • Distinguer les formes de maintenance (corrective, préventive systématique, conditionnelle, prévisionnelle) et choisir la plus adaptée.
    • Calculer et interpréter les indicateurs de fiabilité, maintenabilité et disponibilité (MTBF, MTTR, D, R(t)).
    • Connaître les principales techniques de maintenance prédictive et exploiter des seuils d’alarme.
    • Élaborer un plan de maintenance préventive fondé sur la criticité et l’AMDEC, et dimensionner un stock de pièces.
    • Utiliser une GMAO : codification, demandes et ordres de travail, historique, tableaux de bord.

    Prérequis

    Notions de base en gestion d’équipements industriels ; technologie des organes mécaniques (roulements, transmissions, pompes) ; statistiques élémentaires (moyenne, exponentielle).

    Plan du cours

    1. Méthodes de maintenance : corrective, préventive et prédictive
    2. Maintenance préventive systématique, conditionnelle et prédictive : techniques et seuils
    3. Gestion des actifs et élaboration du plan de maintenance
    4. Gestion de maintenance assistée par ordinateur (GMAO) et indicateurs

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD et 30 h de travail personnel (TPE), 3 crédits, sans TP. Évaluation : contrôle continu (TD, élaboration d’un plan de maintenance d’un équipement réel, quiz) et examen terminal écrit.

    Bibliographie

    • R. Keith Mobley (dir.), Maintenance Engineering Handbook, McGraw-Hill.
    • Ramesh Gulati, Maintenance and Reliability Best Practices, Industrial Press.
    • François Monchy, Jean-Pierre Vernier, Maintenance : méthodes et organisations, Dunod.
    • NF EN 13306, Maintenance — Terminologie de la maintenance, AFNOR.
  • Qualité de service (QoS)

    Le cours de Qualité de service (QoS) explique comment un réseau IP, par nature « au mieux » (best effort), peut garantir à certains flux un traitement préférentiel mesurable. Dans un réseau d’entreprise nigérien, la même liaison WAN transporte à la fois la téléphonie sur IP d’une agence, la visioconférence avec le siège, les transactions Mobile Money, la messagerie et les mises à jour logicielles ; sans QoS, un simple téléchargement peut rendre les appels inaudibles. Le cours présente les paramètres de qualité (débit, délai, gigue, perte), les architectures IntServ et DiffServ, les mécanismes de classification, de marquage, de mise en file d’attente, de gestion de congestion, de lissage et de limitation de trafic, puis leur application concrète à la voix et à la vidéo sur IP. Les travaux pratiques se déroulent sur routeurs Cisco (matériel ou émulateur GNS3/EVE-NG) et sur Linux (tc, iperf3, Wireshark).

    Objectifs d’apprentissage

    • Définir et mesurer les paramètres de QoS (débit, délai, gigue, taux de perte) et les confronter aux exigences des applications.
    • Comparer les modèles best effort, IntServ (RSVP) et DiffServ, et justifier le choix de DiffServ en entreprise et chez l’opérateur.
    • Classifier et marquer le trafic (CoS 802.1p, IP Precedence, DSCP) et définir une frontière de confiance.
    • Configurer des files d’attente (PQ, WFQ, CBWFQ, LLQ), WRED, le policing et le shaping avec l’outil MQC.
    • Calculer la bande passante d’un appel VoIP selon le codec et dimensionner la file prioritaire d’une liaison WAN.
    • Vérifier expérimentalement l’effet d’une politique de QoS (mesures de délai, gigue et pertes).

    Prérequis

    Modèle TCP/IP, adressage IP, commutation et VLAN, routage de base, configuration d’un routeur Cisco en ligne de commande. Le cours de Supervision de réseaux (TR431), suivi en parallèle, est recommandé pour les outils de mesure.

    Plan du cours

    1. Leçon 1 — Principes et paramètres de la qualité de service
    2. Leçon 2 — Classification et marquage du trafic
    3. Leçon 3 — Mécanismes de priorisation : files d’attente, congestion, lissage et limitation
    4. Leçon 4 — QoS appliquée à la voix et à la vidéo sur IP

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de cours magistral (CM), 10 h de travaux dirigés (TD), 20 h de travaux pratiques (TP) et 10 h de travail personnel de l’étudiant (TPE) ; 3 crédits. Évaluation : contrôle continu (exercices de TD, comptes rendus des TP guidés, quiz en ligne) et examen terminal écrit comportant des calculs de dimensionnement et l’analyse d’une configuration.

    Bibliographie

    • C. Servin, Télécoms — De la transmission à l’architecture de réseaux, Dunod.
    • T. Szigeti, C. Hattingh, R. Barton, K. Briley, End-to-End QoS Network Design, 2e éd., Cisco Press.
    • G. Pujolle, Les Réseaux, Eyrolles.
    • IETF, RFC 2474 et RFC 2475 (architecture DiffServ), RFC 3246 (EF) et RFC 2597 (AF).
    • UIT-T, Recommandation G.114 — Temps de transmission dans un sens.
  • Sécurité-environnement 2

    Le cours Sécurité-environnement 2 (UE1 « Conception et modélisation mécanique », semestre 4) approfondit les notions vues en Sécurité-environnement 1. Il donne au futur technicien supérieur en génie mécanique les méthodes pour identifier, évaluer et maîtriser les risques professionnels et environnementaux d’un atelier ou d’une usine : atelier d’usinage et de soudage, centrale thermique (SONICHAR), raffinerie (SORAZ), cimenterie, huilerie, site minier d’Arlit, centrale de groupes électrogènes de NIGELEC. Il présente les mesures de prévention et de protection et les référentiels qui structurent la démarche : réglementation nigérienne du travail et de l’environnement, normes ISO 14001 (environnement), OHSAS 18001 et ISO 45001 (santé et sécurité au travail).

    Le climat chaud et poussiéreux, l’usage massif de groupes électrogènes et de produits pétroliers, la gestion encore fragile des déchets industriels donnent à ces questions une importance particulière au Niger. Chaque leçon contient des exemples chiffrés et des cas pratiques corrigés.

    Objectifs d’apprentissage

    • Identifier les dangers et évaluer les risques professionnels d’une unité de travail (cotation, hiérarchisation, indicateurs TF et TG).
    • Réaliser une analyse environnementale : aspects, impacts, cotation, aspects significatifs.
    • Choisir des mesures de prévention et de protection selon leur hiérarchie (suppression, protection collective, organisation, EPI).
    • Évaluer une exposition au bruit et appliquer les procédures de consignation et de permis de travail.
    • Connaître les exigences de la réglementation nigérienne et des normes ISO 14001, OHSAS 18001 / ISO 45001.

    Prérequis

    Sécurité-environnement 1 (notions de danger, de risque, d’accident du travail, d’EPI et de pollution).

    Plan du cours

    1. Identification et évaluation des risques professionnels
    2. Identification et évaluation des risques et impacts environnementaux
    3. Méthodes de prévention et de protection
    4. Réglementation et systèmes de management : ISO 14001, OHSAS 18001 et ISO 45001

    Modalités d’évaluation

    Volume horaire : 20 h de CM, 10 h de TD et 30 h de travail personnel (TPE), 3 crédits, sans TP. Évaluation : contrôle continu (TD, étude de cas d’évaluation des risques d’un poste réel, quiz) et examen terminal écrit.

    Bibliographie

    • Charles D. Reese, Occupational Health and Safety Management: A Practical Approach, CRC Press.
    • Tapas K. Das, Industrial Environmental Management: Engineering, Science, and Policy, Wiley.
    • INRS, Évaluation des risques professionnels : aide au repérage des risques dans les PME-PMI (ED 840).
    • ISO 14001:2015, Systèmes de management environnemental — Exigences et lignes directrices ; ISO 45001:2018, Systèmes de management de la santé et de la sécurité au travail.